Catégorie : Cinéma

« Adan nanm ek kò » de Ella Moun & « La Nuit des rois » de Philippe Lacôte

Mardi 31 mars – 19h | Tropiques-Atrium

« Adan nanm ek kò » de Ella Moun
Ce film est lauréat 2024 de la Commission Ateliers du GREC et a reçu le soutien de l’Agence Régionale de Santé.
Synopsis :
Condamnée pour le meurtre de son mari, Chérinise purge une peine de dix ans de prison. Enfermée dans un pénible univers carcéral, elle se lie d’amitié avec deux codétenues, Josèphe et Léonora. Ses traumatismes du passé se révélant à travers des cauchemars récurrents, Chérinise écrit alors sur les murs de sa cellule pour exorciser ses souffrances. Obsédée par l’écriture, elle noircit les murs puis l’intégralité de son corps.

La Nuit des rois est un film franco-ivoiro-canado-sénégalais coécrit et réalisé par Philippe Lacôte,
8 septembre 2021 en salle | 1h 33min | Drame, Fantastique
De Philippe Lacôte | Par Philippe Lacôte
Avec Bakary Koné, Steve Tientcheu, Digbeu Jean Cyrille

Synopsis
L’action se déroule à l’époque contemporaine, dans la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), en Côte-d’Ivoire. Un jeune délinquant y arrive pour purger une peine et se retrouve confronté aux rituels et coutumes de la prison qu’il ne connaît pas.

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Le ciné-club Ciné’Autream relance sa saison 2026

 Mardi 31 mars à 19h | Tropiques-Atrium

L’association Autream, qui rassemble les auteurs et réalisateurs de Martinique, relance son ciné-club Ciné’Autream avec une première séance programmée le mardi 31 mars 2026 à 19h, à la salle Frantz Fanon de Tropiques Atrium. Au programme : projections, découverte des métiers du cinéma et échange direct avec des professionnels du secteur.

Pensé comme un espace de transmission et de dialogue, Ciné’Autream repose sur un principe simple : « un film, un métier, un échange ». À travers des œuvres d’auteur – fictions ou documentaires rarement diffusés en Martinique – le public est invité à explorer les coulisses de la création cinématographique et à échanger avec celles et ceux qui la font vivre.

Pour ouvrir la saison 2026, la soirée sera consacrée au métier de producteur et à la coproduction internationale. En avant-programme sera projeté le court-métrage martiniquais Adan nanm ek kò (29 min) de la réalisatrice Ella Moun, récompensé dans plusieurs festivals caribéens. Situé dans l’univers carcéral, ce film apporte un regard ancré dans le territoire martiniquais sur la thématique de la soirée.

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« Dossier 137 », un film de Dominik Moll

📅Mardi 31 mars 🕘18h45 📍 T.O.M. Croix Mission FdF | ⭐⭐⭐⭐ |

Par Dominik Moll, Gilles Marchand
Avec Léa Drucker, Guslagie Malanda, Mathilde Roehrich | 19 novembre 2025 en salle | 1h 55min | Policier
Synopsis :
Le 8 décembre 2018, lors d’une manifestation de gilets jaunes à Paris, Guillaume Girard, 20 ans, est grièvement blessé à la tête par un tir de flash-ball. Sa mère, Joëlle, porte plainte à l’IGPN où la déposition est prise par Stéphanie Bertrand. Les Girard vivent à Saint-Dizier, ville d’origine de Stéphanie, sans qu’ils se connaissent. Joëlle raconte avoir été séparée de son fils et de Rémi, le petit ami de sa fille, ensuite arrêté et détenu à Fleury-Mérogis.
Stéphanie examine vidéos et témoignages. Elle repère cinq hommes en civil, identifiés comme policiers de la BRI, et reçoit des confidences sur le chaos opérationnel du jour. Son enquête est critiquée, notamment par son ex-mari policier. Lors d’un passage à Saint-Dizier, elle croise par hasard Joëlle, qui connaît sa mère.
Une vidéo filmée depuis l’hôtel Prince de Galles par une femme de chambre, Alicia Mady, révèle que Guillaume n’était pas agressif et qu’il a été visé par deux policiers alors qu’il fuyait, l’un lui donnant même un coup de pied au sol.

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« Un jour avec mon père », un film de Akinola Davies

Lundi 30 mars | 19h | Madiana

Par Akinola Davies, Wale Davies
Avec Sope Dirisu, Chibuike Marvellous Egbo, Godwin Egbo
25 mars 2026 en salle | 1h 33min | Drame | Titre original My Father’s Shadow
Synopsis
Un Jour avec mon père est un récit semi-autobiographique se déroulant sur une seule journée dans la capitale nigériane, Lagos, pendant la crise électorale de 1993. Un père tente de guider ses deux jeunes fils à travers l’immense ville alors que des troubles politiques menacent.

La presse en parle :
CinemaTeaser par Emmanuelle Spadacenta
Comme la lettre de deux enfants à leur père, comme un souvenir qu’ils tentent de graver dans leur esprit avant qu’il ne s’évanouisse, MY FATHER’S SHADOW dévaste par le contraste entre la grande maturité de sa forme, forgée par deux adultes, et la grande souffrance des deux enfants qui s’expriment à cœur ouvert.

Les Inrockuptibles par Maud Tenda
Porté par une photographie sublime, Un jour avec mon père se distingue aussi par l’écriture poétique de son montage, qui relie sans cesse les actions concrètes des personnages à une sorte d’état intérieur ou à quelque chose de plus grand qui les dépasse, sûrement l’univers riche et intime d’un très bon cinéaste.

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« Les Fractures invisibles », un film de Jean-Michel Loutoby

— Par Hélène Lemoine —

Les Fractures invisibles, réalisé par Jean-Michel Loutoby, sorti en salles le 25 mars et visible à Madiana depuis le 27 mars, est un drame social martiniquais d’une durée de 1h15. Le film met en scène Leny Michanol, Axelle Rene et Frédéric Fostan, dont une grande partie sont des comédiens amateurs.

L’histoire suit Dylan, un jeune homme de 19 ans pris au piège entre ses aspirations personnelles et les attentes de son père, chirurgien autoritaire, qui lui impose des études de médecine. Étouffé par cette pression, Dylan sombre peu à peu dans le mal-être et les mauvaises influences. Une nuit, sous l’effet de la drogue, il commet un acte de violence irréparable. Parallèlement, sa jeune sœur Léa est victime de harcèlement scolaire. Le film explore alors la chute d’une famille et la tentative de reconstruction de Dylan, qui cherche à protéger sa sœur et à réparer ses erreurs.

Les Fractures invisibles est un film animé par une intention profondément sincère : celle de donner la parole à une jeunesse en difficulté et de mettre en lumière des réalités sociales souvent peu représentées à l’écran, en particulier en Martinique.

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« Le dernier repas », un film de Maryse Legagneur

📅 Jeudi 26 mars ⏰ 19h30 📍 Paillote du Bourg, Les Anses-d-Arlet
— Par Sarha Fauré —

Drame familial écrit et réalisé par Maryse Legagneur. Avec Gilbert Laumord, Marie-Evelyne Lessard et Mireille Metellus. Québec, 2024, 111 minutes. Présenté en primeur au Festival international du film black de Montréal le 26 septembre..

Le dernier repas, premier long métrage de la documentariste Maryse Legagneur, se distingue par sa capacité à fusionner mémoire collective et réconciliation intime. S’inspirant de témoignages poignants recueillis au fil des années auprès de survivants de la dictature des Duvalier, ce drame intergénérationnel plonge le spectateur dans les profondeurs du traumatisme laissé par un passé sanglant, tout en explorant le pouvoir guérisseur des liens familiaux.

Le film suit Reynold Célestin, un ancien prisonnier politique haïtien, qui, alors qu’il est en phase terminale d’un cancer de l’estomac à Montréal, demande à revoir sa fille, Vanessa. Loin de la réconciliation facile, cette rencontre est marquée par des non-dits et une violence intergénérationnelle qui trouve son origine dans les épreuves vécues par Reynold durant ses années de détention à la sinistre prison de Fort Dimanche.

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Nouveaux Regards Festival 2026

Le Festival Nouveaux Regards, organisé en Guadeloupe du 25 au 29 mars 2026, s’affirme, année après année, comme l’un des événements majeurs dédiés au cinéma caribéen contemporain. Il se veut un véritable projet culturel et politique au sens noble du terme : un espace de visibilité, de structuration et de reconnaissance pour les créateurs de la région.

Un projet ambitieux au service des imaginaires caribéens

Depuis neuf ans, Nouveaux Regards œuvre à faire émerger des récits issus de la Caraïbe, encore trop peu représentés dans les circuits dominants du cinéma mondial. L’ambition du festival est claire : décloisonner les regards, faire circuler les œuvres et inscrire durablement la Guadeloupe, et plus largement la Caraïbe, dans la cartographie internationale du cinéma contemporain.

Le festival se positionne ainsi comme un laboratoire de pensée et de création, mais aussi comme un catalyseur d’industries culturelles. Il ne se limite pas à la diffusion de films : il participe activement à la structuration d’un écosystème régional solide, capable de soutenir la production, la formation et la professionnalisation des talents locaux.

Cette vision se traduit par plusieurs engagements forts :

  • défendre un cinéma audacieux, ancré dans les réalités locales mais ouvert à l’universel ;
  • accompagner l’émergence de nouvelles voix ;
  • favoriser la transmission intergénérationnelle ;
  • promouvoir un modèle durable et inclusif du secteur culturel.

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« À pied d’œuvre », un film de Valérie Donzelli

Vendredi 27 – Lundi 30 mars – 14h – Madiana

Par Valérie Donzelli, Gilles Marchand
Avec Bastien Bouillon, André Marcon, Virginie Ledoyen
4 février 2026 en salle | 1h 32min | Comédie dramatique
Synopsis :
Tout public
À pied d’œuvre raconte l’histoire vraie d’un homme qui renonce à son métier dont il ne comprend plus le sens pour se consacrer à sa véritable passion, l’écriture. Mais être publié ne veut pas dire gagner sa vie…

La presse en parle :

Elle par Ophélie Daguin
Un film d’une rare justesse.

Le Figaro par Eric Neuhoff
Valérie Donzelli, inspirée comme jamais, et qui apparaît dans le rôle de l’épouse, adapte avec brio et sans fioritures le récit de Franck Courtès. À pied d’œuvre est sobre, juste, modeste, entre Reggiani et Souchon, le 70 mm et le super 8. Quant à Bastien Bouillon, quel comédien rare !

Libération par Laura Tuillier
La cinéaste, que l’on n’attendait pas forcément sur un tel sujet, elle qui cultive plutôt une fantaisie décalée, un art du conte et de la légèreté, trouve justement dans ce pas de côté une manière de renouveler son cinéma tout en restant fidèle à ses fondamentaux.

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« Rue Malaga », un film de Maryam Touzani

Mardi 24 mars | 19h 📍 Madiana
Avec Carmen Maura, Marta Etura, Ahmed Boulane
Comédie dramatique | 2026 en salle | 1h 57min
Synopsis :
Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l’a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d’une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir.

La presse en parle :

Abus de Ciné par Olivier Bachelard
Entre moments intimes et moments d’écoute, les silences et les sons auront alors particulièrement leur importance dans ces moments empreints d’une immense douceur, que la photographie, qui met merveilleusement en valeur la nature qui les entoure, sera aussi amenée à renforcer.

Elle par La Rédaction
Un film charmant et drôle.

Le Figaro par O. D.
Rue Malaga baigne dans des jolies teintes orangées et dorées qui ravissent l’œil.

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« Le Gâteau du Président », un film de Hasan Hadi

Jeudi 2 avril à 14h | Madiana

Avec Baneen Ahmad Nayyef, Sajad Mohamad Qasem, Waheed Thabet Khreibat
4 février 2026 en salle | 1h 42min | Drame
Titre original Mamlaket Al-Qasab
Synopsis :
Dans l’Irak des années 1990, soumis à de fortes restrictions en raison des sanctions internationales, Lamia, neuf ans, est tirée au sort dans sa classe de CE2 pour la mission exigeante de préparer un gâteau d’anniversaire pour le président Saddam Hussein. Pour se procurer les ingrédients nécessaires (farine, sucre, œufs, levure), elle doit faire appel à son intelligence et à son imagination, faute d’argent en suffisance.
Elle et sa grand-mère, qui vivent dans un village des marais des bords de l’Euphrate (Lamia va à l’école en pirogue), vont à la ville la plus proche, où Lamia retrouve son meilleur ami, Saïd, mais se retrouve séparée de sa grand-mère. Tandis que celle-ci cherche sa petite-fille, se heurtant à la police et finissant à l’hôpital où elle va mourir, Lamia et Saïd cherchent les ingrédients du gâteau, subissent une série d’épreuves, mais parviennent à leurs fins.
Après l’inhumation de la grand-mère, le gâteau est prêt au jour prévu, mais au moment où la classe et le maître applaudissent Lamia, commence un bombardement qui frappe près de l’école.

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Aimer à se perdre : errance et vertige dans « Happy Together » de Wong Kar-Wai

Mardi 31 mars | 17h| Madiana | |

— Par Hélène Lemoine —

Avec Happy Together, Wong Kar-Wai poursuit son exploration des amours impossibles en la déplaçant loin de son territoire habituel. En choisissant de tourner à Buenos Aires, il ne se contente pas de changer de décor : il inscrit son récit dans une logique d’exil, de déracinement, où les personnages, coupés de tout, se retrouvent face à eux-mêmes et à l’échec de leur relation. Ce déplacement géographique devient ainsi le prolongement d’un déplacement intérieur, celui d’un amour qui ne trouve plus sa place nulle part.

Le film raconte l’histoire de Lai Yiu-fai et Ho Po-wing, incarnés par Tony Leung Chiu-Wai et Leslie Cheung. Leur relation est marquée par une dynamique de répétition presque tragique : ruptures brutales, réconciliations fragiles, promesses illusoires de recommencer « à zéro ». Mais ce recommencement est un leurre, une illusion qui masque mal l’impossibilité de transformer réellement leur lien. Wong Kar-Wai filme ainsi un amour qui se consume dans son propre mouvement, incapable de se stabiliser, condamné à osciller entre dépendance et rejet.

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🎥 « Un divan à Tunis », un film de Manele Labidi

📅 Jeudi 19 mars à 19h 📍  Médiathèque des Pitons du Carbet

Avec Golshifteh Farahani, Majd Mastoura, Aïcha Ben Miled | 12 février 2020 en salle | 1h 29min | Comédie, Drame
Synopsis :
Après avoir exercé en France, Selma, 35 ans, ouvre son cabinet de psychanalyse dans une banlieue populaire de Tunis. Au lendemain de la Révolution, la demande s’avère importante dans ce pays « schizophrène ». Mais entre ceux qui prennent Freud et sa barbe pour un frère musulman et ceux qui confondent séances tarifées avec « prestations tarifées », les débuts du cabinet sont mouvementés… Alors que Selma commence enfin à trouver ses marques, elle découvre qu’il lui manque une autorisation indispensable pour continuer d’exercer…

La presse en parle :

Charlie Hebdo par Yann Diener
Manele Labidi signe son premier long-métrage avec cette comédie réussie : intéressante, drôle et intelligente.

20 Minutes par Caroline Vié
Golshifteh Farahani éblouit par son énergie en psychanalyste qui revient dans son pays natal après avoir fait ses études en France.

Bande à part par Benoit Basirico
Golshifteh Farahani irradie dans ce petit théâtre tragi-comique à Tunis.

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« Chroniques d’Haïfa – Histoires palestiniennes », un film de Scandar Copti

Lundi 16 mars à 20h50 sur Ciné+ Festival
Avec Manar Shehab, Toufic Danial, Wafaa Aoun
Titre original Yin’ād ‘Alīku |3 septembre 2025 en salle | 2h 04min | Drame |
Synopsis
Tout public
Dans une famille palestinienne de Haïfa, Fifi 25 ans, est hospitalisée après un accident de voiture qui risque de révéler son secret. Son frère, Rami, apprend que sa petite amie juive est enceinte. Leur mère, Hanan, tente de préserver les apparences tandis que le père affronte des difficultés financières. Quatre voix, une maison, entre conflits générationnels et tabous, dans une société où tout peut basculer à tout moment.

La presse en parle :

L’Humanité par Michaël Mélinard
Mais, au-delà d’un scénario habile récompensé à Venise, le cinéaste palestinien de Jaffa, désormais basé à Abu Dhabi, interroge avec perspicacité les problématiques de domination.

L’Obs par Xavier Leherpeur
L’auteur d’« Ajami », unanimement salué en 2009 par la critique française, reprend le canevas du récit choral comme révélateur de la complexité sociale et humaine d’une cohabitation sans avenir. Les quatre voix qu’il fait entendre, les deux générations qu’il confronte ainsi que le contexte social et politique au cœur duquel il articule son récit disent sans raccourcis ni schématisation sommaire les fractures incoercibles et les écueils ravivés du vivre-ensemble.

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« Un pays qui se tient sage », un documentaire de David Dufresne

📅 Mardi 17 mars  🕙 18h45 📍 T.O.M. La Croix Mission Fdf
30 septembre 2020 en salle | 1h 26min |
Synopsis
Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes sont l’objet d’une répression de plus en plus violente. « Un pays qui se tient sage » invite des citoyens à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’Etat.
La presse en parle :
Ouest France par Thierry Chèze
Le résultat est aussi passionnant sur le fond que sur la forme.

Bande à part par Pierre Charpilloz
« Un pays qui se tient sage » est un outil précieux pour comprendre la violence – physique mais aussi symbolique – du monde contemporain.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Christine Zimmer
« Il faut réfléchir, les analyser, il y a des images que les gens ont déjà vues, mais la manière de les montrer ici fait qu’on les voit d’un autre œil », conclut David Dufresne, qui affiche une préférence pour les plans séquences sans remontage.

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Construire la mémoire : fiction, histoire et identité dans « The Watermelon Woman »

La projection de The Watermelon Woman de Cheryl Dunye s’est tenue mardi 10 mars à Tropiques-Atrium à Fort-de-France, devant un public nombreux : près des trois quarts de la salle Frantz Fanon étaient occupés, avec une assistance très majoritairement féminine. La séance s’est prolongée par un débat d’une grande qualité, révélant combien ce film, réalisé en 1996, continue de susciter réflexion et discussion.

Premier long métrage de la réalisatrice, The Watermelon Woman s’inscrit dans une perspective profondément constructionniste. Le film ne se contente pas de transmettre un savoir ou de restituer passivement une histoire déjà donnée ; il met en scène le processus même par lequel une connaissance se construit. Cette approche rejoint les principes du constructivisme théorisés par Jean Piaget, qui concevait la connaissance comme le résultat d’une élaboration progressive par le sujet, intégrant les informations nouvelles à des structures préexistantes. Le terme même de « constructivisme » ou  » constructionisme » renvoie d’ailleurs au néologisme introduit par le mathématicien Luitzen Egbertus Jan Brouwer, soulignant que la vérité n’est pas simplement découverte, comme l’enseigne le platonisme, mais produite par l’activité intellectuelle.

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🎥 « La Maison des femmes », un film de Mélisa Godet

Mercredi 11 mars à 18h15 | Madiana

D’autres horaires ci-dessous.

Avec Karin Viard, Laetitia Dosch, Eye Haïdara | 1h 50min | Genre :Drame
Synopsis :
Tout public
À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable.

La presse en parle :
Le Parisien par Catherine Balle
C’est un film magnifique, vibrant, inspirant.

aVoir-aLire.com par Claudine Levanneur
Un film utile et enthousiasmant qui a la bonne idée de sortir les femmes meurtries du statut de victimes pour ne célébrer que leur résilience et leur force.

20 Minutes par Caroline Vié
Mélisa Godet a réuni des interprètes merveilleux pour rendre un hommage puissant à ces établissements qui accueillent des femmes en détresse.

Bande à part par Mary Noelle Dana
La Maison des Femmes est avant tout un lieu de travail, de solutions, d’enjeux, d’action. À l’écran, la circulation prime sur l’effet.

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Le Monde en face : Le Pays taliban », par par Solène Chalvon-Fioriti et Marianne Getti,

Dimanche 8 mars à 21h05 | France 5

Le documentaire « Le Monde en face : Le Pays taliban », réalisé par Solène Chalvon-Fioriti et Marianne Getti, propose une immersion dans l’Afghanistan près de cinq ans après le retour au pouvoir des talibans. À travers un voyage à travers le pays, les journalistes montrent le fonctionnement d’un régime fondamentaliste extrêmement strict, largement isolé du reste du monde et particulièrement répressif envers les femmes.

Le film s’ouvre sur le témoignage d’Abu, un jeune garçon dont la famille est liée aux talibans. Avec l’innocence de son âge, il explique que ses proches servent le pays en arrêtant les voleurs ou les personnes qui boivent de l’alcool. Ce regard d’enfant révèle l’idéologie inculquée dès le plus jeune âge. Dans cette société profondément conservatrice, les relations entre filles et garçons sont fortement limitées, même si Abu avoue jouer au ballon avec sa sœur malgré l’interdit.

Depuis la prise de pouvoir des talibans en 2021, l’Afghanistan est devenu l’« Émirat islamique d’Afghanistan », un régime très rigide et largement non reconnu par la communauté internationale.

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🎬 « The Mastermind », un film de Kelly Reichardt

Mardi 3 mars – 14h |📍 Madiana

Par Kelly Reichardt | Avec Josh O’Connor, Alana Haim, John Magaro | 4 février 2026 en salle | 1h 50min | Drame, Policier |
Synopsis
Tout public
Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.

La presse en parle :

Libération par Camille Nevers
Rien ne sert de courir, on n’arrivera à rien : c’est l’idée générale des films. De quoi pour la cinéaste aller à l’essentiel, suivre la « dérive pure », le but jamais atteint des errances sans destin.

Cahiers du Cinéma par Raphaël Nieuwjaer
Mieux installé, James Blaine Mooney n’est pas le personnage typique des fictions de Kelly Reichardt. Quelque chose en lui résiste pourtant à ce confort. Il a beau avoir la haute silhouette et le visage d’aimable petite souris de Josh O’Connor, il paraît toujours en retrait, dans une légère absence à lui-même et aux autres.

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🎬 « Muganga, celui qui soigne »🎥 Film de Marie-Hélène Roux

📅 Mardi 3 mars ⏰ 18h45 📍 Teyjat Otonom Mawon (T.O.M.) – La Croix Mission – FdF
Avec : Isaach De Bankolé | Vincent Macaigne | Manon Bresch | Babetida Sadjo | Déborah Lukumuena | France, Belgique – 2023 – 1h45 | Drame
📖 Synopsis :
Denis Mukwege, médecin congolais et futur Prix Nobel de la Paix, soigne — au péril de sa vie — des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo. Sa rencontre avec le chirurgien belge Guy Cadière redonnera un souffle nouveau à son engagement.

La presse en parle : 🙂 👿 
Le Figaro par Olivier Delcroix
Un film coup de poing.

Positif par Jean-Jacques Manzanera
Une aventure humaine bouleversante.

20 Minutes par Caroline Vié
Isaach de Bankolé est éblouissant dans la peau du Prix Nobel de la Paix Denis Mukwege dans ce film passionnant récompensé à Angoulême.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Thibault Liessi
Éprouvant mais nécessaire.

Femme Actuelle par La Rédaction
Dès la première scène, le film prend à la gorge pour ne plus nous lâcher.

Franceinfo Culture par Laurence Houot
Le film rend hommage au courage du docteur Mukwege et des femmes qu’il soigne, qu’il répare, jour après jour, année après année, dans l’espoir qu’un jour cesse enfin dans son pays ce qu’il appelle la « guerre sur le corps des femmes ».

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🎬 « Orwell 2+2=5″, un film de Raoul Peck

📍 Madiana 📅 Jeudi 5 mars ⏰ 14h

Avec Damian Lewis | Documentaire – Brésil – 2025 – 2h
Synopsis :
1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier et plus important roman, 1984.
ORWELL : 2+2=5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother…
Autant de vérités sociopolitiques qui résonnent aujourd’hui avec une force renouvelée.
La presse en parle :
aVoir-aLire.com par Laurent Cambon
Édifiant et sidérant, ce documentaire du réalisateur I’m Not Your Negro devrait être classé d’utilité publique.

20 Minutes par Caroline Vié
Avec « Orwell : 2 + 2 = 5 », le réalisateur signe une réflexion puissante sur les similitudes entre l’œuvre de l’auteur de « 1984 » et le monde actuel.

Bande à part par Olivier Pélisson
Le cinéaste n’a pas son pareil pour faire résonner hier avec aujourd’hui, dans une démarche ample et ancrée dans l’avenir en marche.

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🎬 « Aucun autre choix », un film de Park Chan-Wook

📅 Mardi 3 mars| Jeudi 5 mars 🕗 19h00📍 Madiana

✍️ Scénario : Park Chan-Wook, Kyoung-mi Lee
🎭 Avec Lee Byung-hun, Son Ye-jin, Park Hee-soon
🎞️ 2026 – 2h19 | Comédie, Drame, Thriller | 🔞 Interdit aux -12 ans | ★★★★ |
🎬 Ceïba 2026

Madinin’Art en parle :

Avec Aucun autre choix, Park Chan-Wook signe son grand retour derrière la caméra et livre une satire sociale féroce, à la fois drôle, grinçante et profondément dérangeante.

You Man-su est un cadre modèle dans une usine de papier. Il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison : une existence confortable, parfaitement ordonnée. Mais lorsque son licenciement brutal vient fissurer cette façade idéale, son univers s’effondre. Incapable d’accepter la perte de son statut social et l’humiliation qu’elle implique, il en vient à une conclusion radicale : pour retrouver sa place, il n’a aucun autre choix que d’éliminer ses concurrents…

Entre comédie noire, thriller et satire sociale, le film explore avec une ironie mordante les ravages de la compétition ultra-libérale, le poids écrasant du travail et la fragilité des identités construites sur la réussite professionnelle.

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Césars 2026 : le prix du meilleur film est attribué à « L’Attachement »

Meilleure réalisation et meilleur montage pour « Nouvelle Vague »
Meilleur film : L’Attachement.
Meilleure actrice : Léa Drucker (Dossier 137).
Meilleur acteur : Laurent Lafitte (La Femme la plus riche du monde).
Meilleure réalisation : Richard Linklater pour Nouvelle Vague.
Meilleur montage : Catherine Schwartz pour Nouvelle Vague.
Meilleure musique originale : Arnaud Toulon pour Arco.
Meilleure actrice dans un second rôle : Vimala Pons (L’Attachement).
Meilleurs costumes : Pascaline Chavanne pour Nouvelle Vague.
Meilleur film de court métrage documentaire : Au bain des dames.
César d’honneur : Jim Carrey.
Meilleur film documentaire : Le Chant des forêts, réalisé par Vincent Munier et produit par Pierre-Emmanuel Fleurantin, Laurent Baujard et Vincent Munier
Meilleur fillm de court-métrage documentaire : Au bain des dames, réalisé par Margaux Fournier et produit par Laureen Bolton et Audrey Smadja Iritz
Meilleur scénario original : Franck Dubosc et Sarah Kaminsky pour Un ours dans le Jura.
Meilleur acteur dans un second rôle : Pierre Lottin (L’Etranger).
Meilleur son : Romain Cadilhac pour Le Chant des forêts.

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« Kouté Vwa », un film de Maxime Jean-Baptiste

Paillote du bourg aux Anses d’Arlet | Jeudi 26 février 19h30
Par Maxime Jean-Baptiste, Audrey Jean-Baptiste | Avec Melrick Diomar, Yannick Cébret, Nicole Diomar | 16 juillet 2025 en salle | 1h 17min | Drame
Synopsis
Tout public
Melrick a 13 ans. Il passe ses vacances d’été chez sa grand-mère Nicole à Cayenne, en Guyane et apprend à jouer du tambour. Mais sa présence fait soudain resurgir le spectre de son oncle, ancien tambouyé tué dans des conditions tragiques. Confronté au deuil qui hante toute la communauté, Melrick cherche sa propre voie vers le pardon.
La presse en parle :
Cahiers du Cinéma par Romain Lefebvre
L’économie modeste et la durée ramassée de Kouté vwa ne sont pas sans rapport avec l’impression de justesse qu’il dégage. Premier long métrage, il ne cherche pas pour autant à en imposer.

Culturopoing.com par Alexandre Lebrac
Hymne à la paix et au pardon, Kouté vwa s’impose comme la déclaration d’amour enflammée d’un cinéaste à sa famille mais également à la Guyane dont il donne à voir la beauté tout en distillant un message, humaniste mais sans naïveté, d’amour universel.

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L’IA, nouvelle ennemie du 7e art ?

À l’approche de la 51e cérémonie des César, le monde du cinéma français hausse le ton. Dans une tribune publiée par Le Parisien, près de 4.000 acteurs, actrices et cinéastes alertent sur les dérives de l’intelligence artificielle, accusée de reproduire leurs visages et leurs voix sans autorisation. À leurs yeux, il ne s’agit plus d’une menace lointaine, mais d’une réalité déjà bien installée.

À l’initiative de l’Adami, organisme chargé de la gestion des droits des artistes interprètes, le texte dénonce un véritable « pillage en règle ». Les signataires décrivent une transformation profonde de leur métier depuis l’essor de l’IA. Si cette technologie peut représenter un outil performant dans certains secteurs, ils estiment qu’elle devient, pour les artistes, « une hydre dévorante ».

Parmi les personnalités engagées figurent notamment Swann Arlaud, Gérard Jugnot, Franck Dubosc, José Garcia, ainsi que Léa Drucker, Élodie Bouchez et Karin Viard. Tous s’inquiètent de voir le clonage vocal se multiplier sans l’accord des principaux concernés. Selon eux, il ne se passe plus une semaine sans qu’un artiste ne signale une utilisation abusive de son image ou de sa voix, alimentant une concurrence jugée « brutale ».

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La trilogie haïtienne de Samuel Suffren : Mercredi 25 février – 19h Tropiques-Atrium

Samuel Suffren, filmer l’absence et le rêve d’ailleurs

Né en 1992, Samuel Suffren est un réalisateur et producteur haïtien dont le travail s’impose aujourd’hui comme l’une des voix les plus singulières du cinéma caribéen contemporain. Son œuvre est profondément ancrée dans l’intime : elle prend racine dans l’histoire de son père, habité toute sa vie par le rêve de partir aux États-Unis sans jamais pouvoir quitter Haïti.

De ce matériau autobiographique naît une trilogie de courts métrages qui explore l’exil, l’attente et l’amour filial à travers ceux qui restent. Un triptyque sur « l’absence et l’ailleurs », décliné selon différents points de vue au sein d’un même cercle familial.

La trilogie haïtienne : un rêve américain vu depuis le rivage

Conçue après la mort de ses parents – son père en 2019, sa mère trois mois plus tard – la trilogie marque un tournant dans le parcours du cinéaste. Alors qu’il envisageait initialement un documentaire, il choisit finalement la fiction pour retravailler cette mémoire intime.

« Quand on s’accapare d’une matière à partir de son histoire personnelle pour la retravailler, ça peut s’avérer être un exercice masochiste.

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