Catégorie : Contes

Conte Dogon : L’ingratitude

CONTE 15

Un jour, un homme était parti à la chasse, mais sans rien trouver. A son retour, il rencontra un serpent et il voulut le tuer.

Mais le serpent s’enfuit et alla se réfugier chez un griot. Quand le chasseur à la poursuite du serpent, arriva chez ce griot, celui-ci lui dit qu’il n’a rien vu. Après le départ du chasseur, le serpent voulut mordre le griot qui se mit à hurler de terreur.

C’est alors qu’un oiseau tout blanc vint se poser dans la cour du griot et l’oiseau lui demanda : «  Que se passe-t-il? Pourquoi pleures-tu ? », et le griot lui expliqua que le serpent lui faisait très peur. L’oiseau lui dit : «  Je peux t’aider, mais tu sais, les hommes d’aujourd’hui sont très ingrats, j’ai peur que tu ne le sois comme les autres». Et le griot de répondre : «  Non, moi, je ne suis pas comme les autres ». Alors, l’oiseau a pris le serpent dans son bec et l’a jeté très loin puis il s’apprêta à partir en ouvrant largement ses ailes. C’est alors que le griot le saisit par ses deux pattes en disant : «  Je dois faire aujourd’hui un sacrifice avec un coq blanc, mais comme je n’en ai pas trouvé, tu feras bien l’affaire ! »

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Conte Dogon : Une mère qui a promis sa fille à quatre hommes à la fois

CONTE 14

Il était une fois une mère qui avait promis sa fille en mariage à quatre hommes différents.

A l’approche du mariage, elle ne sut plus que faire. Son cœur se déchira, elle se mit à pleurer et à se lamenter quand un vieux marabout vint lui rendre visite.

Ce dernier lui demanda la cause de son chagrin et elle lui expliqua la situation.

Le marabout lui demanda si elle a un chat, si elle a un chien, si elle a un âne et à chaque fois elle répondit « Oui ». Puis il lui demanda de conduire chacun de ces animaux dans une pièce différente et il transforma chacun d’eux en une copie de la fille, mais dans une quatrième pièce, il installa la fille elle-même.

Dans la première nuit l’un des prétendants entre dans la première pièce, dans la seconde nuit, le second prétendant entre dans la seconde chambre.

Dans la troisième nuit, le troisième entre dans la troisième chambre. Dans la dernière nuit le quatrième entre dans la dernière chambre.

Durant les quatre nuits, la mère ne sait même plus , parmi les quatre, qui est sa vraie fille tellement le marabout les a faites semblables.

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Caroline Castelli : une conteuse en Martinique du 19 au 31 mars 2021

Il était une fois Caroline…

Initiée dès le berceau à la transmission orale, au mystère de la Parole et du Verbe, Caroline n’a eu qu’une quête depuis ce temps : continuer de récolter les paroles anciennes des vieux sages et des vieilles femmes mystiques aux yeux qui brillent comme des étoiles.

Sa curiosité des autres cultures la fait voyager autour de la Terre, elle se balade sur les continents avec une oreille attentive à l’origine du monde.

Son attirance pour l’Afrique et la Caraibe l’entraînent dans une quête du savoir des Anciens.iennes Rastas au Ghana ( Peuple Asante-Ashanti) et en Jamaique, elle récolte leurs témoignages pour nourrir son répertoire de leur sagesse et connaissance animiste.

Conteuse sans frontières, sa vie dans la banlieue pluriculturelle de Seine St Denis la conforte vers l’universalité des contes.

Hyperactive de la création, elle a créé plus d’une centaine de spectacles.

Sa voix puissante ou caressante aux accents changeants et surprenants, transporte et éveille ceux qui l’écoutent. Allant de la tonitruance à la délicatesse, son arc-en-ciel de voix illustre à merveille les légendes et mythes.

Comme le lui avait dit cet enfant à la fin d’un spectacle : « T’as toutes les voix de la Vie.

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Journée Mondiale du Conte en Martinique

Samedi 20 mars 2021 à la Bibliothèque Schœlcher

Cette année, comme toujours et malgré les circonstances actuelles, l’Association Martinique Images célèbre ce samedi 20 mars
la Journée Mondiale du Conte avec un programme riche en événements

Toute l’année, AMI agit inlassablement pour transmettre un Patrimoine Immatériel de la Martinique : l’Oralité sous toutes ses formes.
C’est tout naturellement donc que la Présidente, le Bureau et les membres de l’Association Martinique Images (AMI) avec le soutien du Ministère de la Culture – DAC Martinique, la CTM, Caresse Antillaise et ses autres partenaires vous invitent à vivre ensemble la Journée Mondiale du Conte samedi 20 mars 2021 en Martinique.
Pour l’occasion, AMI a concocté un programme riche, pour toute la famille.
Nous invitons également tous les établissements scolaires et autres lieux de diffusion de la Culture à nous contacter afin de recevoir une animation-spectacle durant cette semaine consacrée au conte.
Communiqué de Presse Association Martinique Images
Le coeur de cet événement battra à la Bibliothèque Schoelcher, Fort-de-France, avec une artiste invitée : Caroline CASTELLI
Initiée dès le berceau à la transmission orale, au mystère de la Parole et du Verbe, Caroline n’a eu qu’une quête depuis ce temps : continuer de récolter les paroles anciennes des vieux sages et des vieilles femmes mystiques aux yeux qui brillent comme des étoiles.

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Conte Dogon : Le Coq et le Chat

CONTE 13

Il était une fois un coq et un chat qui étaient des amis intimes. Ils causaient ensemble, l’un accompagnait l’autre et ils se disaient leurs secrets.

Chaque soir, le chat avait faim et il avait bien envie de manger le coq, mais il se retenait car il croyait que la crête du coq était une corne.

Mais un jour, comme ils causaient et rigolaient, le chat a profité d’un moment d’inattention de son ami pour toucher sa crête et il put constater qu’elle était en chair.

Un autre jour alors qu’ils se promenaient ensemble, le chat se jeta sur le coq et le dévora.

C’est pour cela qu’il ne faut jamais montrer son point faible à ses amis.

Le conte prend fin et se tait.

Commentaire : Au Pays Dogon, la solitude est inconnue. C’est une société « chaude » où chacun(e) est en permanence en relation avec les autres par de multiples attaches familiales, économiques et d’entraide ou d’expériences ( celle de la migration par exemple) Il se constitue bien sûr divers groupes par âge, par activité, par intérêts, par affinité, par le vécu commun.

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Conte Dogon : Une fille nommée Yasama

CONTE 12

Dans le temps immémorial quand tu t’appelais Yassama, tu n’avais pas de mari, parce que si un homme épousait une fille du nom de “Yassama”, il devait mourir le jour même du décès du père de Yassama.
Alors, un jour un homme arrive dans un village où il fait la connaissance d’une belle fille qui n’est pas encore mariée et qui s’appelle Yassama.
Il demande aux villageois pourquoi cette belle fille n’est pas encore mariée.
Les gens lui disent: »Si tu l’épouses, tu seras enterré le jour où son père mourra»
Cet homme voit son âge avancer, tandis qu’il n’a pas encore eu d’épouse et donc il décide d’épouser malgré tout Yassama. Il se dit que tout ce que Dieu fait est bon pour lui.

Ainsi la cérémonie de mariage a eu lieu. L’homme conduit sa nouvelle épouse chez lui, mais il passe encore un moment dans la maison de sa belle-famille puis décide de rentrer chez lui. C’est à ce moment que le père de Yasama meurt et les voisins envoient quelqu’un pour venir prévenir le mari de Yassama qu’il va être enterré avec son beau-père qui vient de mourir.

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Conte Dogon : Le vieil homme et le Renard pâle

CONTE 11

Il était une fois un vieil homme et Yogourou, le Renard pâle. Ils étaient de bons amis. Chaque fois qu’ils se rencontraient, Yogourou prédisait l’avenir de quelques personnes du village.

Souvent dans le village, le vieux disait  : «  Eh, toi ! Tu vas mourir demain, et toi aussi dans trois jours ». Et pour finir, toutes les personnes qu’il avait désignées mouraient à l’heure indiquée .

Depuis lors, le vieux est devenu très respecté et craint dans le village.

Mais un jour Yogourou lui a prédit que ce sont eux deux qui vont mourir très bientôt. Le vieux a eu si peur qu’il a demandé à Yogourou s’il n’y aurait pas une solution pour éviter la mort. Et Yogourou lui a répondu : «  Oui, viens avec moi ». Et il expliqua : «  Demain, il commencera à pleuvoir, puis il y aura une grosse tempête. A ce moment là, tu dois quitter ta maison et venir garder mon trou, ici-même, sous la pluie. D’accord ? »

Quand il a commencé à pleuvoir, le vieux est sorti de chez lui et il est venu faire le gardien en brousse devant le trou de son ami Yogourou.

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Conte Dogon : La mère qui voulait un garçon

CONTE 10
Il était une fois une femme qui n’avait pas eu de garçon. Dieu ne lui a pas donné de garçon et elle est en quête d’un garçon.
Un jour, quand elle partit chercher du bois en brousse, elle vit un petit garçon, elle a alors décidé de prendre l’enfant et de l’adopter .

Chaque fois qu’elle partait en brousse pour chercher du bois, elle laissait sa petite fille et le petit garçon à la maison.
Le petit garçon qu’elle avait amené à sa maison n’était pas un humain comme nous, mais l’enfant des djinns .
Quand la femme partait au champ, le petit garçon se levait et disait à la fille de vite préparer à manger et la fille obéissait.

Un jour une vieille femme observe la scène, puis elle fait une proposition à la mère : quand cette dernière ira aux champs, la vieille femme se cachera pour observer ce que font les enfants..
Alors un jour la mère a dit aux enfants qu’elle allait en brousse mais la vieille dame se cache à proximité et elle voit et entend ce que fait le petit garçon .

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Conte Dogon : Le Lapin, l’Hippopotame et l’Éléphant

CONTE 9

Un jour le lapin se lève pour aller voir l’hippopotame et il lui dit que l’éléphant lui a dit: » Si l’éléphant t’attrape en brousse, il va te tuer».
Ensuite le lapin va chez l’éléphant et lui dit:» L’ hippopotame m’a dit que si tu vas au marigot pour boire, il va te tuer»
.
Alors quand un jour l’éléphant est allé boire au marigot, il a rencontré l’ hippopotame et celui-ci lui demande :« Qu’est-ce que tu as dit au lapin?» et l’éléphant aussi lui demande «Et toi, qu’est-ce que tu as dit au lapin », et ainsi ils se sont battus jusqu’à ce que les autres animaux viennent les séparer et leur demande ce qui s’est passé, et chacun donne sa vision des choses et il se rendent compte alors que c’est le lapin qui a menti à chacun pour que les deux se battent.
Chacun dit à l’autre : » Si tu vois le lapin, il faut le tuer ».
Maintenant le lapin voit que sa vie est en danger et qu’il ne peut ni aller en brousse,ni aller au marigot.

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Conte Dogon : L’orpheline

CONTE 8

Il y avait une fille qui avait perdu sa mère en bas-âge. Elle a été confiée à une marâtre après la mort de sa mère.
Quand elle a eu un certain âge,elle a accompagné sa marâtre aux champs.
Chaque fois qu’ elle  accompagne sa marâtre au champ, quand elles arrivent à un endroit de la brousse où il n’y a personne, la marâtre demande à l’enfant de l’attendre , parce qu’elle va faire un besoin. C’est alors qu’elle se transforme en arbre pour venir effrayer la fillette. Celle-ci appelle au secours en chantant: « Sina! Où est parti Sina? L’arbre veut me manger!» Elle chante et chante, l’arbre se rapproche et se rapproche, elle ferme les yeux et l’arbre recule jusqu’à disparaître de sa vision .
Peu après, la marâtre revient et lui demande:» Qu’est-ce qui s’est passé pour que tu cries mon nom?». La fillette lui raconte sa vision et la marâtre répond :
«  Tu t’es seulement un peu perdue, sinon comment l’arbre a-t-il pu se déplacer ? »
Chaque jour,la même scène se répète jusqu’à ce qu’un chasseur observe la scène par hasard.

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Conte Dogon : Les animaux font un champ collectif

CONTE 7
Tous les animaux ont décidé de faire un champs collectif de mil.
Après la récolte, ils se sont réunis pour désigner celui à qui on allait confier les clefs de leur grenier. Après la concertation, la clé a été confié au lapin. Puis chacun part à ses occupations. Chaque nuit le lapin ouvre la porte, il vole le mil et met à la place du caca de hyène jusqu’à l’approche de la nouvelle récolte.
Quand les animaux se sont réunis de nouveau pour voir leur mil, il n’ont plus trouvé que la moitié de leur bien et le reste était du caca de hyène. Ils ont demandé à l’hyène pourquoi elle a volé le mil. Cette dernière a répondu qu’elle était parfaitement innocente. Ils ont alors demandé à l’hyène pourquoi son caca se trouve dans le grenier. Elle n’a rien répondu. Ils ont alors décidé de faire bouillir le reste de mil pour que chacun boive la bouillie et on saura alors qui est le coupable : en effet, si quelqu’un se brûle la bouche avec la bouillie, alors ce sera lui le coupable.

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Conte Dogon : Andjogue

CONTE 6

Andjogué est né malade. Il souffre depuis des années. Selon la coutume , une fête a lieu chaque année au village. Cette s’appelle « igina », ce qui veut dire «  veiller étant debout » Mais le pauvre Andjogue ne peut pas veiller debout et, de tristesse et de désespoir, il décide de se suicider. Il alla au marigot pour se jeter dans l’eau. Mais les djinn de l’eau lui ont adressé la parole: – Que fais-tu donc de si bon matin au marigot? Andjogue répond plaintivement: – Ma vie n’a été que maladie. Pas un jour sans souffrance. Je ne peux même pas participer à la « igina » puisqu’il faut rester debout toute la nuit. Je viens me suicider. Esprits de l’eau, aidez-moi à mourir ! Les djinn se consultent entre eux. Cela fait de gros «glouglou» à la surface de l’eau. Finalement l’un d’eux déclare: « Tu n’es pas le plus mauvais des hommes, nous te prenons en pitié. Viens vivre quelque temps parmi nous et sans doute guériras-tu  grâce à nos soins». Et les djinn l’entraînent au fond du marigot. Andjogue a passé à peu près neuf ans dans l’eau avec les djinn .

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Conte Dogon : Yasama et sa grande sœur

Conte 5

La grande sœur de Yasama était mariée depuis plus de huit ans dans un autre village.

Alors un jour, Yasama dit à ses parents qu’elle va rendre visite à sa grande soeur, car depuis qu’elle s’est mariée elle n’est plus revenue au village de ses parents pour leur rendre visite.

Alors Yasama a préparé le nécessaire comme le couscous de mil, le bouillon de pâte d’arachide etc.. pour elle et pour sa fille qui a l’âge de trois ans.

Tôt le matin Yasama et sa fille prennent la route pour se rendre chez la grande sœur.

Elles ont marché deux jours sur les chemins de brousse avant d’arriver chez la grande soeur, mais à l’entrée du village, Yasama vit qu’elle était très sale après deux jours de voyage .

Donc elle a décidé de se laver dans un marigot qui se trouvait à l’entrée du village de sa grande soeur. Yasama se déshabille, entre dans l’eau, commence à se laver et à laver sa fille qui est restée à ses côtés. Mais, contre toute attente l’eau engloutit Yasama et sa fille regarde impuissante sa maman disparaître .

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Conte Dogon : Yatanou et l’oiseau diabolique

CONTE 4

Yatanou est une jeune fille qui a un désir ardent de se marier avec un homme sans cicatrice. Ainsi elle refusa tous les prétendants. Un jour, elle rencontra Kouwan, un oiseau diabolique qui s’était transformé en un très beau jeune homme, très attirant avec un corps sans cicatrices.

Yatanou s’est accrochée à ce dernier pour se marier avec lui. Pourtant tout le monde l’a avertie qu’il n’existe aucun homme sans cicatrice. Mais elle s’est entêtée pour se marier avec ce beau jeune homme.

Kouwan, l’oiseau diabolique, l’a emmenée dans sa demeure. Ils marchent jusqu’à un paysage inquiétant sous un baobab et ils habitent là pendant des années. Ils ont eu un premier enfant, Enty c’est un, un second Enloyi, c’est deux , un troisième Entandou, c’est trois, un quatrième Anihi, c’est quatre, un cinquième, Assana, c’est cinq. Quand ils ont grandi, Kouwan ne parvient plus à subvenir aux besoins de la famille. Ainsi il décida de se métamorphoser de nouveau en oiseau avec ses enfants. Ils quittèrent tous Yatanou pour rejoindre le paradis des oiseaux.

Elle reste sous l’arbre pendant des jours, assoiffée, affamée.

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Conte Dogon : Les filles du village

CONTE 3

Il était une fois un village où les filles rivalisaient beaucoup entre elles, surtout au sujet de la beauté.

Parmi toutes les filles, il y en avait une du nom de Yahedjou (ce qui signifie très belle fille), elle était la plus belle parmi toutes les filles du village.

Et donc, elle était détestée par toutes les autres filles pour sa beauté légendaire que tous les hommes appréciaient.

Une grande fête devait avoir lieu dans le village. Mais les autres filles ont monté un coup dans le dos de Yahedjou, en allant consulter les djinns du marigot.

Elles ont proposé aux djinns de s’en prendre à Yahedjou, la plus belle fille du village, quand elles iront se faire tresser les cheveux au village voisin.

A l’approche de la fête, les filles se sont rassemblées et sont allées voir Yahedjou pour qu’elles partent ensemble chez la coiffeuse .

Quand les filles sont allées chez Yahedjou, elles lui ont dit d’abord que sa maman lui a demandé de piler le mil, et ensuite elles disent encore que sa maman lui a demandé de puiser de l’eau.

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Conte Dogon : La Tortue et le Dindon

Conte 2

Un jour la tortue et le dindon se sont retrouvés chez une coiffeuse du nom de Sama-Sa, le même jour, à la même heure, à la même minute. La coiffeuse demande par qui on doit commencer la coiffure. Les deux répondent et se présentent comme le premier arrivé, aucun ne veut céder devant l’autre. Alors, la coiffeuse Sama-Sa leur demande de retourner chez eux et demain le premier venu sera le premier coiffé. Ainsi ils retournèrent dans leur village. La tortue a joué au malin en pondant un oeuf sous la chaise de la coiffeuse, un autre à la sortie du village, un autre sur la route loin du village et enfin un encore à l’entrée de son village. Tôt le matin, le Dindon se leva et prit le chemin du village de la coiffeuse espérant arriver le premier. Il vole, il vole et il vole jusque sur l’arbre de la cour de la coiffeuse, pendant que la tortue dormait. Ainsi le Dindon se croyait être le premier. Après des heures, la tortue arrive. Quand la coiffeuse Sama-Sa se réveilla et demanda aux deux qui est le premier arrivé, les deux répondirent «  Moi!Moi! »

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Conte Dogon : La fille maligne

Conte1

Autrefois, il y avait une fille maligne qui criait partout vouloir voir Dieu pour lui demander de grosses fesses. A ce propos, Dieu lui a demandé d’aller tuer ses parents, afin de trouver ces belles proportions.

Elle a tenu sa parole, elle est allée tuer ses parents et Dieu a exaucé son vœu.

Au retour, elle a voulu se soulager à côté d’une plante qui lui a déchiré une partie de sa fesse, cette plante lui donne en compensation  un criquet, et elle continue son chemin jusqu’à ce qu’elle rencontre un forgeron qui était en train de travailler et la fille lui a demandé de griller son criquet qui finalement fut grillé et vendu.

Elle se met à pleurer, le forgeron lui donne une daba (pioche) en compensation , elle continue son chemin et arrive à un endroit où elle rencontre des petits bergers qui creusaient un trou avec leurs mains.

Elle dit : « Vous, les bergers, ça vous plaît de creuser avec vos mains? Ou bien vous manque-t-il quelque chose ?» et les bergers lui répondent :« oui. il nous manque quelque chose », alors elle leur prête sa daba , mais au cours du travail la daba a disparu.

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“Contes Dogon”, recueillis par Malick Guindo à Endé (Pays Dogon) Mali

Version française et commentaires: Michel Pennetier

INTRODUCTION
Le Pays Dogon, cette falaise de 200 à 300 m de hauteur, arc de cercle de 200 km de longueur , les Dogon, ce petit peuple estimé à 500 000 âmes me tiennent au cœur depuis 20 ans. Suivant l’appel de Marcel Griaule qui décrit dans « Dieu d’eau » les trente jours de conversation avec le vieux sage Ogotomêli, dévoilant l’essentiel de la cosmogonie dogon, je fis un premier séjour en 1999. Le Dieu de l’eau, le Nommo me captiva d’une manière surprenante mais très concrète quand la population du village de Endé où je séjournais, me proposa de les aider à construire un barrage qui leur permettrait de pratiquer les cultures maraîchères nécessaires à leur survie. Il fallut 10 ans de négociations, de problèmes financiers et techniques, pour moi de découverte de la société et de la culture dogon, d’apprentissage de la « Parole dogon » pour que se réalise ce projet : la création d’un périmètre maraîcher de plus de vingt hectares. Aujourd’hui «  Un jardin au Mali » association créée en France pour la gestion de ce projet et « Dikanmonou »( Solidarité pour l’eau) qui réunit la population de Endé continuent à collaborer fraternellement pour l’amélioration de la vie des habitants…

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Contes et Musique dans la Cité

Ouverture du festival à la Bibliothèque Schoelcher, Fort-de-France à 18h30 mardi 13 octobre 2020.

Du 13 au 25 octobre 2020 – Bienvenue au Festival International ! prudence…

Cette édition spéciale mettra à l’honneur le martiniquais Michel PLATON. Avec l’équipe des conteurs de l’atelier Pratique du Conte de l’AMI, il accueillera les Artistes invités suivants : Mercedes ALFONSO (Cuba), Paola BALBI et Davide BARDI (Italie), Mireya BAYANCELA (Equateur), Olivier DE ROBERT (Ariège/France), Saulo GIRI (Panama), Khalid K (Maroc), Virginie KOMANIECKI (Drôme/France), Ulrich N’TOYO (Congo), Boni OFOGO (Cameroun), Caroline RIVAS (Colombie/France).

Noëlla TANASI comptera au nombre des conteurs du festival en tant que jeune conteuse professionnelle accompagnée par l’AMI.

Ouverture du festival à la Bibliothèque Schoelcher, Fort-de-France à 18h30 mardi 13 octobre 2020.

Le festival est organisé par l’Association Martinique Images (AMI) qui œuvre pour l’oralité et les écritures vivantes : le Conte est son principal outil d’action, soucieuse de transmettre ce Patrimoine Immatériel de la Martinique.

L’AMI accueille également toute l’année des artistes de talents en Résidence, pour faire découvrir d’autres cultures et d’autres modalités du conte, propose des pièces de Théâtre, des ateliers culturels et artistiques, de la formation, édite des ouvrages et organise des tournées.

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« Appuie-toi sur moi », une fort jolie proposition

— par Janine Bailly —

Ce pourrait être une histoire somme toute assez banale : ils se rencontrent, ils se découvrent, ils s’aiment et se haïssent tour à tour… Est-ce qu’ils vont se séparer, et qui, d’Elle ou de Lui, qui donc abandonnerait l’autre ? Mais voilà, derrière l’ordinaire des jours, et si l’on déchire le rideau des apparences, tant de choses essentielles mûrissent et se disent, ou avortent et se taisent, au sein du couple !

Virginie Le Flaouter et Vincent Maillot, dans une mise en piste de Gilles Cailleau (de la « Compagnie Attention Fragile »), échangent pour la première fois leur île de La Réunion contre la nôtre. Cette richesse, cette complexité, ces difficultés et écueils de la vie à deux, ils nous les rendent sensibles, nous permettent de les visualiser par une conjonction d’arts différents et complémentaires : paroles et musiques en live, jeux de lumières, jeux du double corps au sol, acrobaties aériennes sur et autour du mât dressé au centre de la piste. Car piste il y a bien, octogonale, aux côtés délimités par des rampes de spots répondant à ceux disposés en hauteur.

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« La forêt des illusions » : faisons un rêve !

— par Janine Bailly —

Il fallait, pour entrer dans « La forêt des illusions » laisser au seuil du chapiteau les certitudes de l’âge adulte, se défaire des règles que la raison impose et retrouver, à défaut de son âme d’enfant, sa capacité à croire et à s’émerveiller. Accepter de faire le voyage dans le monde des Esprits, descendre avec l’auteur et metteur en scène Grégory Alexander « dans le tréfonds de l’imaginaire guyanais », se laisser guider par deux acteurs merveilleux au cœur de la verte forêt hantée de mythes et de légendes : c’est à cela que nous conviait la Compagnie des Cueilleurs de Brume, venue de Cayenne, et ce nom seul déjà invite au rêve !

L’histoire, inspirée des mythes créoles et amérindiens, a tous les aspects du conte traditionnel, du conte qui fait peur, du conte qui étonne et émerveille. Elle nous dit le chemin d’apprentissage du garçon, joué avec ce qu’il faut de candeur par Devano Bathooe, quand il s’enfonce au cœur de la forêt profonde et sombre, ce domaine de Massala où a disparu sa grand-mère.

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“L’esclave vieil homme et le molosse”, adaptation et m.e.s. Hervé Deluge

Vendredi 29 novembre 2019 à 19h 30 Centre Culturel Marcé à Saint-Joseph. Entrée libre.

«Du temps de l’esclavage dans les isles-à-sucre, il y eut un vieux-nègre sans histoires ni gros-saut, ni manières à spectacle. Il était amateur de silence, goûteur de solitude. C’était un minéral de patiences immobiles. Un inépuisable bambou. On le disait rugueux telle une terre du Sud ou comme l’écorce d’un arbre qui a passé mille ans. Pourtant, la Parole laisse entendre qu’il s’enflamma soudain d’un bel boucan de vie.
Ainsi m’est parvenue l’histoire de cet esclave vieil homme, de son Maître-béké et du molosse qu’on lança à ses trousses. Une histoire à grands sillons d’histoires variantes, en chants de langue créole, en jeux de langue française et de parlures rêvées. Seules de proliférantes mémoires pourraient en suivre les emmêlements. Ici, soucieux de ma parole, je ne saurais aller qu’en un rythme léger flottant sur leurs musiques…» Patrick Chamoiseau.

Résidence d’artistes à Saint-Joseph

Avec Hervé Deluge, accompagnés des musiciens : Christian Charles Denis et Alfred Fantône

Entrée Libre

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“Adaptations du texte littéraire américano-caraïbe : formes et enjeux”

Du 20 au 22 novembre 2019 Amphithéâtre Hélène Sellaye Campus de Schœlcher

Colloque International Pluridisciplinaire

Faculté des Lettres et des Sciences Humaines

Programme

Jeudi 21 novembre

9h-10h : Atelier 4 : Littérature et cinéma

Jeudi 21 novembre

Modérateur : Patricia DONATIEN

=>Karen GENSCHOW, Université Goethe, Francfort : Amours postcoloniaux de la littérature au cinéma et d’Haïti à la France
Clarissa CHARLES-CHARLERY, Université des Antilles/Martinique : L’adaptation cinématographique de Macunaïma de Mário de Andrade : quelle perspective anthropophage ?
Line MENAGE, Université des Antilles/ Martinique : De Joseph Zobel à Euzhan Palcy : La Rue Cases-nègres quelles adaptations ?

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13ème Festival International Contes et Musique dans la Cité.

Du 8 au 20 octobre 2019

L’Association Martinique Images (AMI) est née en 2015. Elle porte depuis 2018 les grands projets initiés par l’association VIRGUL’. VIRGUL’ a posé une empreinte décisive dans l’univers artistique et culturel Martiniquais, pendant plus de vingt ans. Au moyen du Conte, son principal vecteur d’actions envers la population, du bébé à la personne âgée ; le même Conte au coeur du projet de l’AMI.
En héritière consciente du flambeau passé à l’AMI fermement engagée dans la voie du développement populaire par l’art et l’ouverture culturel à soi et au monde, l’AMI jouit d’ores et déjà, en quatre ans d’existence, de la reconnaissance de plusieurs partenaires, sous la forme de soutien financier, matériel ou collaboratif. Puisse l’AMI devenir une association socio-culturelle incontournable de la Martinique.
Elle bénéficie d’emblée d’un réseau étendu d’artistes et de professionnels du spectacle vivant. L’AMI crée des évènements ponctuels ou pérennes dans plusieurs domaines d’expression : Conte, Théâtre, Musique, Danse, Arts plastiques et utilise plusieurs supports pour développer son activité : spectacle, festival, exposition, intervention en milieu scolaire, en entreprise, ainsi que des ateliers animés par ses membres adhérents et bénévoles, ou par des artistes collaborateurs.

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L’îlet aux sorcières

Mercredi 19 décembre 2018 à 16h & 18h. Tropiques-Atrium

Ciné Goûter à 15h30 & 17h30

Cie Car’Avan
Contes de la Caraïbe
Mise en scène & Interprétation : Jean l’Océan
Technique : Laurence Couzinet
© crédit photo : Laurence Couzin
Il n’est pas bon pour les enfants de sortir la nuit car « La nuit, dit-on, de drôles de créatures rôdent sur l’île! ». Malheureusement, certains ti-manmailles n’ont guère le choix et d’autres ne sont guère obéissants…

Lire : L’Îlet aux sorcières, des contes pour petits et grands de Janine Bailly

Avec Ti’ Kolo, à la peau couleur cannelle, que son méchant oncle envoie au fond du jardin, dans la nuit noire, chercher un sac de patates. Et l’Enfant têtu qui, malgré les avertissements de sa maman-doudou, retourne à la tombée du jour dans la forêt pour y retrouver sa flûte oubliée…

Jouant de sa voix et de son corps, Jean l’Océan conte l’enfance créole, bouillonnante, palpitante, instantanée. Il fait vivre à nos oreilles ces ti’manmailles qui portent un regard immense sur la vie !

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