Ecologie

L’Amazonie, «poumon de la planète» en détresse

Le Brésil «prie» pour sa forêt amazonienne en proie aux incendies

— Par Yohan Blavignat —
FOCUS – Des images impressionnantes de feux de forêt en Amazonie ont suscité une vive émotion à travers le monde. La principale forêt tropicale du monde est un rouage essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique et l’équilibre naturel, mais elle est plus menacée que jamais par une déforestation intensive.

Les gigantesques incendies qui frappent la forêt amazonienne depuis près de 15 jours ont provoqué une onde de choc à travers le monde. Souvent surnommé le «poumon de la planète», l’Amazonie s’étend sur une superficie de 5,5 millions de km² – soit près de huit fois la France – répartis entre neuf pays, même si 63% de sa surface se trouve au Brésil. Il s’agit de la plus vaste forêt tropicale du monde et constitue un sanctuaire de biodiversité. Essentielle à la régulation du climat, notamment par sa capacité d’absorption du dioxyde de carbone, cette forêt primaire est pourtant menacée par la déforestation, l’essor de l’agriculture et de l’élevage, les activités minières et, actuellement, des incendies hors de contrôle.

Lire Plus =>

Eau du robinet : levée des restrictions d’usage

En raison de concentrations de bromates supérieures au seuil autorisé, l’ARS (Agence régionale de santé) avait pris, le 26 juillet dernier des mesures de restriction d’usage concernant l’eau sortant de l’usine de Vivé. De l’eau en bouteille avait, dès lors, été distribuée à l’attention de personnes souffrant de fragilité, de dysfonctionnements ou de pathologies du système rénal.

Hier, la direction de la SMDS, exploitant de l’usine de Vivé, annonçait la levée de restriction de l’usage de l’eau après 15 jours d’analyses conformes. « Depuis le 30 juillet, l’usine produit de l’eau contenant zéro bromate mais dans ce type de situation, il y a un processus à respecter. Ce n’est qu’au bout de plusieurs jours de conformité que les restrictions d’usage sont levées », explique José Miré, chef d’agence SMDS Martinique. L’usine passe désormais dans une phase de suivi renforcé. L’ensemble des usagers peut à nouveau boire, sans inquiétude, l’eau du robinet.

Lire Plus =>

Où est passée la Conscience ?

Bromates et pesticides dans l’eau du robinet!

— Association écologique P.UM.A. —

Lorsque dans les années 80, nous avons, avec Pierre DAVIDAS, dénoncé publiquement les méfaits des organochlorés dont la chlordécone, dans l’association écologique APPELS, nous avons eu droit à tous les noms d’oiseaux et lors de nos visites sur le terrain, il y avait toujours un comité d’accueil qu’il fallait calmer avant de convaincre sur le danger de l’utilisation de ces produits chimiques.

Dans le même temps, au sein des différents services de l’État, des spécialistes de la manipulation se sont servis des très nombreux bavards ignares locaux, pour diffuser des contre-vérités scientifiques afin de nous discréditer.

En termes de pollution de l’Eau de boisson et de baignade, il y a eu plusieurs séquences :

– Le non-respect de la loi no 92-3 du 3 janvier 1992 dite loi sur l’Eau, nous a obligé à dénoncer la qualité de l’eau au robinet.

– La DDASS produit le bilan 1994 de la qualité des eaux de distribution en Martinique à la suite de notre dénonciation de la surchloration liée à la présence de bactéries et des matières fécales dans l’eau.

Lire Plus =>

Les nuisances sonores : une fatalité culturelle ?

— Par René Bernard de l’Association Anti-Bruit de Voisinage ( A.A.B.V ) à Saint-Joseph —

Qui n’a pas été un jour gêné par le bruit ?
Aujourd’hui, c’est la nuisance environnementale la plus redoutée par les populations.
Il est interdit de jour comme de nuit, contrairement aux idées reçues.
Le bruit de voisinage est une problématique de nuisance qui bénéficie d’une réglementation très complète, et dont les voies de règlement sont bien codifiées. Il porte non seulement atteinte à la tranquillité et [a qualité de la vie, mais aussi à la santé. La notion de bruit de voisinage dépasse la signification courante se limitant aux bruits produits par les voisins, et englobe les bruits de comportement, les bruits provenant des activités professionnelles non classées, les activités de loisir etc…

Lire Plus =>

P.U.M.A. interpelle Francis Carole sur son silence!

— Par Florent Grabin, Pésident de l’Assopuma —

Bonjour Monsieur Francis CAROLE,

Nous sommes surpris par votre silence assourdissant sur ce scandale des différentes pathologies lourdes générées à terme par l’Eau du robinet, d’autant qu’il y a une aggravation de la situation du fait de la casse de Séguineau au Lorrain.

Il vous faut savoir que cette réparation est faisable dans le cadre d’un marché existant, donc démarrable sans délai et avec des fournitures, déjà sur place depuis 10 ans, donc sans délai de commande et livraison, sur moins de 100 m, soit 3 mois au plus au total ; contre 20 fois plus de travaux à commander après délais d’étude détaillée :

Dossier autorisation loi sur l’eau et d’utilisation d’emprises publiques, enquêtes publiques, appel d’offres européen, commande et livraison de pièces spéciales de tuyauterie normalisées en Europe de l’Est ou Turquie ou ailleurs, puis pose par une entreprise non martiniquaise, désinfection et essais, soit un délai minimal de 3 ans si tout se déroule sans surprise.

Nous vous rappelons que près d’une fois par semaine, on coupe 2 jours l’alimentation actuelle en Eau qui délivre la moitié du débit normalement nécessaire, pour réparer une des 3 canalisations souples provisoires (durée de vie calée à 6 mois) qui perdurent au-delà de leur durée d’exploitation depuis plus de 10 ans ; donc en moyenne 14 000 m3/j au lieu de 34 000 m3/j, donc sans possibilité de remplir les réservoirs, ceci en période de sécheresse.

Lire Plus =>

Pollution de l’eau dans le nord de la Martinique

— Communiqué de la CGTM —

La qualité de l’eau dans le nord de la Martinique est polluée, selon un communiqué produit par l’Agence régionale de santé (l’ARS). Le communiqué précise, que l’eau qui coule dans les robinets, est chargée de bromates, ce qui rend cette eau, impropre à la consommation.
C’est donc avec raison, que l’ARS a tiré la sonnette d’alarme en recommandant de ne plus consommer cette l’eau dans les villes de : Basse-Pointe ; Lorrain ; Marigot et Sainte-Marie.

Lire aussi : Pollution aux bromates de l’eau du robinet dans certains quartiers

Pourtant, malgré cette pollution annoncée, aucune disposition n’a été prise dans les entreprises d’exploitation bananière. Aucune mesure de prévention, pour mettre à l’abri la santé des ouvriers ! Aucun employeur, malgré notre demande, ne s’est procuré de l’eau potable en bouteille, pour le substituer à l’eau impropre à la consommation !
C’est le pire des constats que l’on peut faire ! C’est aussi la preuve, qu’une fois de plus, sur les exploitations agricoles, les ouvriers sont des laissés-pour-compte. Pourtant l’article R 4225 -2 du Code du travail prévoit une obligation de mise à disposition d’eau potable par l’employeur dans les conditions de travail, sous des températures excessives.

Lire Plus =>

Pollution aux bromates de l’eau du robinet dans certains quartiers

Une lettre de Florent Grabin (P.U.M.A.) à Alfred Marie-Jeanne

Le bromate est un cancérigène qui est extrêmement toxique et peut entraîner l’insuffisance rénale, la surdité et même la mort. Sa présence dans une eau minérale de la marque « Dasani » (filiale de Coca-Cola) en Grande-Bretagne a contraint Coca Cola à rappeler ce produit.( Source Wikipedia)

Définition :
BrO3-. Le bromate est un anion inorganique. Il est incolore, sans goût et peu volatile. En tant qu’oxydant assez puissant, le bromate est réactif.

Plus :
Normalement, le bromate n’est pas présent dans la nature, mais c’est un sous-produit de désinfection de l’eau par l’ozone. Le bromate est formé pendant l’ozonation, quand l’ozone utilisé pour désinfecter l’eau potable réagit avec (oxyde) les ions de bromure naturellement présents dans l’eau. Le bromate est la préoccupation principale par rapport à l’ozonation en tant que technique de traitement de l’eau. La quantité de bromate produite dépend de la quantité de bromure (présent naturellement) dans l’eau.

Source : GreenFacts

Lire aussi : Le bromate dans l’eau potable

******

Lettre à Monsieur Alfred Marie-Jeanne

Télécharger en pdf
Objet : Les Bromates dans l’Eau du robinet
Courrier transmis par mail avec Avis de Réception n°1A 069 649 8523 0

Fort de France le : 30 juillet 2019.

Lire Plus =>

Jour du dépassement : l’humanité a déjà épuisé les ressources annuelles de la Terre

« Il nous faudrait aujourd’hui l’équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins », souligne WWF dans un communiqué. Cette année, le jour du dépassement mondial intervient encore plus tôt. Le 29 juillet 2019, l’humanité a dépensé l’ensemble des ressources que la Terre peut régénérer en un an.Cette date est la plus précoce jamais enregistrée depuis le lancement du « Jour du dépassement » au début des années 1970, où la date retenue était celle du 29 décembre.

Le jour du dépassement, kézako ?

Tous les ans, l’ONG Global Footprint Network calcule en partenariat avec le WWF « le Jour du dépassement » (Overshoot Day, en anglais) sur la base de trois millions de données statistiques de 200 pays.

C’est la date à partir de laquelle l’empreinte écologique dépasse la biocapacité de la planète.

L’empreinte écologique caractérise la surface de la Terre utilisée par l’Homme pour pêcher, élever, cultiver, déboiser, construire et brûler des énergies fossiles. La biocapacité, quant à elle, représente la surface de la planète nécessaire pour faire face à ces pressions.

Lire Plus =>

Les réparations au quartier Séguineau en questions

— Par Florent Grabin, Président de P.U.M.A. —

Les travaux de réparation de la principale canalisation de transport d’eau de boisson de la Martinique, se trouvant au quartier Séguineau au Lorrain posent de nombreuses questions :

– Quand l’intérêt du consommateur sera-t-il pris en compte ?
– Quand va-t-on arrêter cette méthode de déconstruction des décisions politiques des prédécesseurs lors des alternances ?
– Quand va-t-on prendre en compte les règles de l’art qui s’imposent pour la réparation de cette canalisation ?
– Quand le pouvoir décisionnel va-t-il prendre en compte l’existence d’une possibilité technique pour réparer cette tuyauterie sur les 83 mètres pour un coût nettement moindre que ce qui est actuellement projeté ?
– Quel est l’intérêt financier, technique, qui pousse à détourner cette réparation sur deux kilomètres de trajet ?
– Pourquoi ne pas respecter les deniers publics ?
– Quand va-t-on vouloir respecter le débat contradictoire, technique et environnemental sur la modernisation du réseau d’eau ?
– Quand la CTM va-t-elle sortir de ce conciliabule engagé entre ses représentants et sa direction politique ?

Lire Plus =>

L’Eau peine à arriver au robinet…

— Par Florent Grabin, Président de P.U.M.A. —

Sous décision préfectorale du 18 mars 2019, portant la Martinique en zone d’alerte sécheresse et limitant les usages de l’eau, en vue de la préservation de la ressource, nous avons immédiatement réagi en saisissant Monsieur le Préfet sur le risque sanitaire et aussi sur l’une des raisons à l’origine de cette situation. Si cette décision présente un intérêt écologique, il n’a pas été pris en compte l’étranglement du réseau de transport de 800 cm de diamètre, au quartier Séguineau au Lorrain, qui ne laisse passer que 17 500 m3 jour, avec tous les problèmes collatéraux.
En effet, en avril 2009, ce plus important tuyau d’eau transportant 35 000 m3 d’eau /jour, produite à l’usine de Vivé au Lorrain s’est desemboîtée, afin d’éviter tout retard de réparation du fait des contraintes des procédures, constatant que l’exploitant, la SMDS ne pouvant pas faire face, la SME s’est immédiatement engagée à faire rentrer des tuyaux par avion spécialement affrété pour l’occasion, pour une valeur de 150 000 € environ ; c’est ainsi que les spécialistes de ce type d’installation sont venus sur place pour installer ce raccordement provisoire, prévu pour six mois.

Lire Plus =>

L’Atlantique tropical ceinturé par les algues sargasses

Une équipe de chercheurs a constaté que ce phénomène physique d’amas d’algues observé depuis plusieurs années mesure plus de 8 000km et se nourrit de la pollution.

Décrites pas Christophe Colomb, les sargasses, ces algues dérivantes qu’on a longtemps cru cantonnées à la mer du même nom, envahissent depuis 2011 les côtes des Caraïbes. Une étude, publiée, le 5 juillet, dans la revue Science, suggère que ce phénomène récurrent de « grande ceinture atlantique des sargasses » pourrait devenir la norme.

Joseph Montoya (Georgia Institute of Technology, Atlanta) et ses collègues se sont appuyés sur des données satellitaires pour étudier l’évolution de ce qui évoque un superorganisme d’une dimension inédite : en juin 2018, cette ceinture mesurait 8 850 kilomètres de long pour une biomasse de 20 millions de tonnes ! La croissance des algues est dopée par les effluents charriés en plus grande quantité jusqu’à l’océan par l’Amazone, en raison des épandages d’engrais agricoles et de la déforestation, et par la remontée de nutriments sur les côtes africaines…

Lire Plus =>

« On assiste à une régression continue du droit de l’environnement »

— Collectif —

Dans une tribune au « Monde », un collectif de juristes, dont Corinne Lepage, dresse un bilan des atteintes à la démocratie environnementale et dénonce une communication « perverse » des autorités françaises.

lors que le gouvernement ne cesse de proclamer sa volonté « écologique », et qu’il a ouvert un débat sur une modification constitutionnelle qui intégrerait le climat et la biodiversité, la triste réalité que nous constatons, nous, juristes, est celle d’une régression continue du droit de l’environnement. Bien que le principe de non-régression ait été reconnu par le Conseil d’Etat, c’est une régression généralisée posée en principe qui s’applique en France et, ce, dans tous les domaines.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi « L’écologie politique doit être un projet d’émancipation »

Tout d’abord dans les domaines concernant la démocratie environnementale, c’est-à-dire l’information à la participation et à la prise de décision en matière environnementale et l’accès au juge. Il s’agit d’obligations à la fois communautaires et internationales (convention d’Aarhus, 1998). La disparition programmée de la Commission nationale du débat public, qui avait su mettre en place une procédure et une méthodologie de la conférence de consensus, est incontestablement un recul.

Lire Plus =>

Chlorpyrifos : les dangers ignorés d’un pesticide toxique

Associé notamment à des déficits de QI chez l’enfant, l’insecticide est toujours autorisé malgré des études scientifiques accablantes. Son processus de renouvellement dans l’UE arrive à son terme.

C’est une famille de pesticides qui vole en moyenne 2,5 points de quotient intellectuel (QI) à chaque enfant européen. Son principal représentant, comme beaucoup de produits chimiques, porte un nom compliqué qui lui garantit le confort d’un certain anonymat. Pourtant, il contamine notre vie quotidienne. D’abord pulvérisé sur les cultures pour éliminer pucerons ou chenilles, le chlorpyrifos poursuit son existence sous la forme de traces dans les oranges, les pommes, la laitue, l’urine des enfants et le cordon ombilical des femmes enceintes.

Au fil d’un demi-siècle de pulvérisation, les données scientifiques se sont accumulées sur les effets nocifs de cet insecticide. Censé remplacer le DDT et ses effets délétères en 1965, le produit de la firme américaine Dow endommage en fait le cerveau des enfants de manière irréversible.

Les éléments scientifiques sont désormais si accablants que, d’après les informations du Monde, la Commission européenne s’apprête à proposer son retrait du marché.

Lire Plus =>

Chlordécone : le gouvernement débloque une aide de 5,4 millions d’euros

La quasi-totalité des 800 000 habitants actuels de la Guadeloupe et de la Martinique est ainsi contaminée par ce pesticide soupçonné d’être responsable d’une explosion des cancers de la prostate aux Antilles.
La ministre des outre-mer, Annick Girardin, a annoncé vendredi 14 juin une aide de 5,4 millions d’euros pour favoriser la lutte contre le chlordécone aux Antilles, devant les parlementaires ultramarins et exécutifs locaux, et représentants des ministères en charge des solidarités et de l’agriculture.

Le pesticide, soupçonné d’être responsable d’une explosion des cancers de la prostate aux Antilles, a été interdit en 1993 sur l’archipel, et en 1990 en métropole, mais il pollue encore l’environnement : la molécule, très persistante, peut rester active pendant sept cents ans.

Lire aussi Qu’est-ce que le scandale du chlordécone, ce pesticide ultratoxique ?

Accompagner les populations

L’objectif du plan est de tendre vers le « zéro chlordécone dans l’alimentation » en renforçant, entre autres, les contrôles et en assurant un accompagnement des filières agricoles, a précisé le communiqué du ministère des outre-mer.

Car il existe encore des produits très contaminés, particulièrement consommés par les plus pauvres, qui s’approvisionnent notamment sur les circuits informels (autoproduction, dons, ventes en bord de route).

Lire Plus =>

Pesticides : passer du discours aux actes!

— Par Florent Grabin Président de P.U.M.A.

Lettre ouverte à Monsieur le Directeur général de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail,

La Préfecture nous a informés de votre venue en Martinique et de votre participation au COPIL du 1er juillet 2019, c’est avec le plus grand intérêt que nous souhaitons avoir votre regard sur la pollution chimique aux pesticides.

C’est avec insistance que nous persistons à ne pas être caution de la logique de l’Etat qui consiste à ne travailler que sur la molécule Chlordécone, sans tenir compte des autres pesticides organochlorés, qui sont présents dans la nourriture importée ou produite localement, sans occulter la molécule Glyphosate qui représente 41,5% de la préparation Roundup Pro 360 et en constitue la substance active, tandis que le composé d’ammonium quaternaire en représente 9,5%.

Dans le même temps, l’annexe VI du règlement n°1272/2008 classe la Glyphosate dans la catégorie H411 « toxique pour les organismes aquatiques – Entraîne des effets néfastes à long terme. » et la fiche de sécurité du Roundup Pro 360 indique que le composé d’ammonium quaternaire a une « toxicité chronique aquatique ».

Lire Plus =>

Greta Thunberg reçoit le prix le plus prestigieux d’Amnesty International

L’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International a annoncé ce vendredi décerner son prix le plus prestigieux à l’adolescente suédoise Greta Thunberg, égérie du combat pour le climat. Le prix d’«ambassadrice de conscience» récompense Greta Thunberg et le mouvement «Fridays For Future» («vendredi pour l’avenir») à l’initiative de marches organisées dans le monde entier pour alerter sur l’urgence de lutter contre les dérèglements climatiques.

«Chaque jeune personne participant à Fridays for future incarne ce que signifie agir sur notre conscience. Ils nous rappellent que nous sommes plus puissants que nous le pensons et que nous avons tous un rôle à jouer dans la protection des droits de l’Homme contre la catastrophe climatique», a estimé le secrétaire général de l’ONG, Kumi Naidoo, dans un communiqué. Greta Thunberg se trouvait ce vendredi matin, comme quasiment chaque vendredi depuis la rentrée 2018, aux abords du Parlement à Stockholm, tenant une pancarte «Grève de l’école pour le climat». «Nous sommes ravis d’avoir reçu ce prix, c’est incroyable d’avoir une telle reconnaissance», a-t-elle déclaré à l’AFPTV.

Lire Plus =>

Guyane: qu’est-ce que la «Montagne d’or», ce projet minier dans le viseur du gouvernement?

— Par Clémentine Maligorne —
L’avenir d’un projet de mine d’or géante en Guyane sera tranché après le mois de juin, selon le ministre de la Transition écologique, François de Rugy, après des réserves émises lundi par Emmanuel Macron.

La «Montagne d’or», c’est un peu le Notre-Dame-des-Landes guyanais du moment. Ce grand projet de mine d’or à ciel ouvert, en pleine forêt tropicale, est depuis plus d’un an au cœur d’une guerre ouverte entre partisans et opposants. Le gouvernement est sommé par ses détracteurs de le stopper net.

• Qu’est-ce que la «Montagne d’or»?

Il s’agit d’un méga projet industriel d’extraction d’or en Guyane, le plus important projet français de mine d’or à ciel ouvert. Ce site minier de 800 hectares sur 200 mètres de profondeur se situerait à quelques centaines de mètres d’une réserve biologique intégrale, où vivent plus de cent espèces protégées, au sud de Saint-Laurent-du-Maroni. Il faudra pour l’installer déboiser des hectares de la forêt amazonienne qui couvre cette partie de la Guyane. Il est prévu d’utiliser du cyanure pour extraire le métal précieux, à côté d’un fleuve qui, 100 kilomètres plus bas, alimente en eau des villages.

Lire Plus =>

Non à l’industrialisation de la Bio !

Dans une pétition relayée en avant-première par «Libération», des agriculteurs bio, soutenus par des cuisiniers, réclament l’interdiction du recours en France à des serres chauffées pour produire des fruits et légumes bio

Monsieur le Ministre de l’Agriculture, il faut interdire la production de fruits et légumes bio hors saison !

Le marché bio se développe et les appétits aussi. Avec l’arrivée de nouveaux acteurs économiques poussant des pratiques incompatibles avec le cahier des charges bio, c’est tout le système qui est menacé !

Halte aux rendements à tout prix, oui aux saisons !

Depuis quelques mois, on voit se développer des projets de conversion biologique de serres chauffées pour la production de fruits et légumes hors saison (Pays de la Loire, Bretagne…). Ces projets en gestation vont permettre de retrouver sur les étals de la tomate bio française en plein mois de mars. Une aberration gustative, agronomique et environnementale !

Le chauffage des serres est incompatible avec le label bio

Le cahier des charges bio impose le « respect des cycles naturels » et une « utilisation responsable de l’énergie ».

Lire Plus =>

Proposition zéro pesticide dans notre alimentation.

— Par PUMA, Pour Une Martinique Autrement —

Proposition PUMA plan 4: Zéro pesticide

Objectif

La co-construction du plan 4 a pour objectif de participer à un groupe de travail chargé du suivi des mesures de transition agroécologique dans une agriculture engagée en faveur de la réduction des usages de produits chimiques en agriculture sur tout le territoire de la Martinique.

Nous devrons prendre en compte les erreurs du passé pour mettre en place une production propre, dépourvue de tout résidu pesticides, afin de mieux alimenter la population pour réduire les impacts du cocktail pesticides sur la santé.

Avec ce plan, nous pouvons répondre aux exigences du Gouvernement qui réaffirme dans le 3e plan ‘’Ecophyto’’ sa volonté ferme d’atteindre les objectifs de réduction de l’utilisation des produits chimiques de synthèse de moitié, d’ici à 2025 et de sortir du Glyphosate pour une majorité des usages d’ici fin 2020. Les ‘’interprofessions végétales’’ qui rassemblent les producteurs et transformateurs de céréales, légumineuses, oléagineux, vigne, légumes et fruits ont été informées de cette nouvelle règlementation.

Lire Plus =>

Un site en perdition : Pointe Faula au Vauclin

— Par Christian Sainte-Rose-Rosemond —

Je suis Martiniquais et j’ai le privilège d’habiter et de vivre au Vauclin. Je vais à la Pointe Faula quotidiennement. J’observe la catastrophe naturelle sargasse, sur l’environnement, sur la santé, sur l’économie. Fin décembre – début janvier, les nappes, les vagues de sargasses sont de retour pour la énième fois… Depuis 2011. Elles s’amoncellent, s’accumulent au bourg, à Chateau-Paille, à la Pointe Faula, dans les mangroves etc. L’odeur pestilentielle est là, elle se renforce, se répand, elle envahit. A l’inquiétude du début succèdent la colère et le ras-le-bol. Les politiques se remettent en mouvements, le ramassage démarre, une association est à la manoeuvre mais les moyens mis en oeuvre sont dépassés. L’État se manifeste car « il aide » et il faut le faire savoir. La presse est convoquée et sur une vingtaine de mètres de plage parfaitement débarrassée de sargasses, une autorité du Marin s’exhibe et « vend l’État et le ramassage » ! Oui, et 10 m en arrière et sur 300 à 400 m le magma pestilentiel est installé et aucune autorité n’interpelle sur cette mascarade.

Lire Plus =>

Sauver l’Europe pour sauver le climat

La planète brûle et L’Europe se meurt. Voilà pourquoi les élections européennes à venir ne seront pas des élections comme les autres. Nous avons le choix entre le sursaut ou la catastrophe, entre la solidarité ou la montée de la haine, entre l’invention d’une nouvelle manière de vivre ensemble ou la continuation des égoïsmes qui nous conduisent vers l’abîme, entre l’écologie ou la barbarie.

L’histoire est en marche. Nous sommes convaincu-e-s qu’elle n’appartient pas à des élites dépassées, ridiculement conservatrices et dangereusement obsédées par le pouvoir de l’argent.

Le système, la politique, nos vies : tout doit changer.

Nous autres, écologistes, nous mettons au service des citoyennes et des citoyens qui n’attendent plus des discours mais des actes pour réorienter la marche du monde. Nous, écologistes, nous mettons au service des citoyennes et des citoyens qui n’espèrent plus rien d’une démocratie représentative moribonde, mais souhaitent faire irruption dans le débat public et la prise de décision dans les choix qui les concernent.

C’est un défi incroyable que nous avons à surmonter, qui demande de la lucidité, de l’imagination et du courage.

Lire Plus =>

Le Clim’Apéro du collectif « I pòkò two ta Matnik »

Vendredi 24 mai à partir de 17h00 au Wahoo Café sur la plage du Carbet.

Après le succès du SOS Climat Martinique du 16 mars 2019, et dans le cadre du mouvement national « Citoyens pour le Climat », le collectif « I pòkò two ta Matnik » vous donne rendez-vous

1. En partenariat avec le Wahoo Café, nous vous invitons à notre première édition du CLIM’ APERO : moment privilégié et convivial, auquel nous vous proposons de vous associer en présentant votre structure et vos actions au niveau local ou en y assistant en simple participant.
Le but est de valoriser, fédérer et créer des synergies entre les initiatives locales qui existent à ce jour et montrer que la Martinique est déjà en marche pour demain !
Nous vous remercions de nous contacter au plus tôt afin de nous confirmer votre participation (en nous précisant le format de votre intervention : présentation synthétique de votre organisation, sujet à thème, atelier etc … afin que tout s’inscrive dans le timing !)

Il se peut que votre planning ne vous permette pas de vous rendre à l’évènement.

Lire Plus =>

Montagne d’or: l’exécutif juge le projet «incompatible» avec la transition écologique

— Par Wladimir Garcin-Berson —
A l’occasion du premier Conseil de défense écologique, le gouvernement a annoncé une réforme du code minier, qui devrait être présentée en décembre prochain. Le projet «Montagne d’or» a également été jugé «incompatible» avec les objectifs fixés en matière de transition écologique.

C’était une décision très attendue. A la sortie du premier Conseil de défense écologique, et à quelques jours des élections européennes, le ministre chargé de la Transition écologique, François de Rugy, a déclaré que le gouvernement constatait «l’incompatibilité du projet minier» guyanais Montagne d’or «avec les exigences de protection environnementale» fixées par l’exécutif. Une déclaration confirmée par la suite par le premier ministre Édouard Philippe: «Le projet actuel ne nous apparaît pas compatible avec les exigences fixées de préservation de la biodiversité», a-t-il ainsi déclaré. Si la compagnie minière Montagne d’or souhaite faire vivre son projet, elle devra, a minima, l’adapter et le modifier en profondeur, sous peine de le voir enterré.

Au-delà de ce cas particulier, l’exécutif souhaite «intégrer les exigences environnementales dans tous les processus miniers» à l’avenir: une réforme du code minier devrait donc être présentée en conseil des ministres en décembre prochain.

Lire Plus =>

« Sur l’impact des pesticides, la recherche scientifique doit éclairer la décision publique

— Par collectif —
Malgré la multiplication des plans annonçant leur réduction depuis plus d’une décennie, l’utilisation des pesticides en agriculture continue d’augmenter en France. Face à ce constat, le gouvernement lancera début juin le programme prioritaire de recherche « Cultiver et protéger autrement », doté de 30 millions d’euros. Ce dispositif est conçu pour développer des solutions de remplacement agronomiques et technologiques aux pesticides et les déployer ensuite vers les agriculteurs. Mais les travaux sur les impacts des pesticides sur la santé humaine et environnementale et les coûts que ceux-ci impliquent pour la société sont exclus des appels à projets.

Le 9 mai, le gouvernement a annoncé le lancement d’un appel à projets sur les effets des pesticides dans le cadre d’Ecophyto2 +. Doté de seulement 2 millions d’euros, il ne permettra pas de couvrir toutes les problématiques. Pourtant, la connaissance de l’étendue et de la profondeur des impacts des pesticides et la façon dont ils pèsent sur la société est un levier indispensable pour accélérer la transition vers d’autres modes de production, et complémentaire au développement d’alternatives aux pesticides.

Lire Plus =>

Comment les Norvégiens parviennent à recycler 97 % de leurs bouteilles en plastique

La Norvège a mis en place des mesures qui incitent les producteurs de bouteilles en plastique et les consommateurs à recycler. Une initiative qui leur permet de faire des économies.

Dans le domaine du développement durable et de l’écologie, les pays scandinaves sont souvent considérés comme des modèles. Ces dernières années, la Norvège a accueilli des délégations étrangères intéressées par son système de recyclage.

Ce système est très efficace : 97 % des bouteilles en plastique sont recyclées. Deux mesures incitatives qui touchent au portefeuille expliquent ce bon résultat.

Une taxe évolutive pour les industriels

D’un côté, le gouvernement a mis en place une taxe environnementale qui s’applique aux producteurs de bouteilles en plastique et de canettes. Cette taxe est évolutive. Plus les entreprises recyclent leurs contenants, plus la taxe diminue.

Lire Plus =>