Santé

Inégalités et injustices amplifiées par la crise du Covid-19

— Par Amnesty International —
La pandémie de Covid-19 a mis à jour le terrible bilan de politiques destructrices, délibérément créatrices de divisions et qui perpétuent les inégalités, la discrimination et l’oppression. Des mesures qui ont représenté un terreau fertile favorisant les ravages causés par le Covid-19.

Notre nouveau rapport sur la situation des droits humains dans le monde, couvre 149 pays et présente une analyse détaillée des grandes tendances en matière de droits humains observées à travers le monde en 2020.

Dans notre Rapport annuel, nous démontrons que les populations qui étaient déjà les plus marginalisées, notamment les femmes et les personnes réfugiées et migrantes, sont celles qui ont été le plus durement frappées par la pandémie. Cela s’explique par des décennies de politiques discriminatoires décidées par celles et ceux qui dirigent le monde.

Le personnel soignant, les travailleuses et travailleurs migrants et les personnes travaillant dans le secteur informel – qui pour beaucoup se sont trouvés en première ligne face à la pandémie – ont également été trahis par des années de politiques d’austérité. Les systèmes de santé ont été négligés et les aides économiques et sociales lacunaires.

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« Nous, chirurgiennes et chirurgiens, sommes également confrontés à un tri : quels patients déprogrammer? »

—- Collectif —

La fermeture de blocs opératoires pour ouvrir des lits de réanimation à destination des patients Covid-19 conduit à déprogrammer des interventions chirurgicales. Dans une tribune au « Monde », un collectif de quatre-vingt-neuf chirurgiens demande de fixer des limites à cette stratégie, avant d’être réduits à ne plus traiter que les urgences vitales.

A l’heure où nous vivons une nouvelle vague de l’épidémie de Covid-19, les alertes se multiplient sur la pérennité d’un accès des patients aux soins critiques (services de réanimation). Nos collègues réanimatrices et réanimateurs ainsi que quarante et un directrices et directeurs de crise d’hôpitaux, ont récemment sonné l’alarme sur l’épreuve du choix de patients à laquelle ils risquent d’être de plus en plus confrontés à l’entrée des réanimations.

Nous, chirurgiennes et chirurgiens, sommes également confrontés à un tri : quels patients déprogrammer ?

Suivant les paliers de l’évolution de l’épidémie, nous recevons l’injonction de déprogrammer des interventions déjà planifiées, ce qui nous contraint à sélectionner les patients à opérer en priorité.

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Le FMI pointe les inégalités dans la reprise

— Par Gita Gopinath,  conseillère économique et directrice du département des études du Fonds monétaire international (FMI).

Un an après le début de la pandémie de COVID-19, le monde connaît toujours des tensions sociales et économiques extrêmes, alors que le bilan humain s’alourdit et que des millions de personnes restent sans emploi. Pourtant, malgré la grande incertitude qui entoure l’évolution de la pandémie, une issue à cette crise sanitaire et économique est de plus en plus visible. Grâce à l’ingéniosité des chercheurs, des centaines de millions de personnes sont actuellement vaccinées, ce qui devrait favoriser la reprise dans de nombreux pays au cours de cette année. Les pays continuent par ailleurs de s’adapter à de nouvelles méthodes de travail en dépit de la diminution des déplacements, ce qui se traduit par un redressement plus fort que prévu dans toutes les régions. De nouvelles mesures de soutien budgétaire dans des pays de premier plan, notamment aux États-Unis, ont amélioré encore davantage les perspectives. 

Nous prévoyons à présent une reprise plus vigoureuse de l’économie mondiale par rapport à nos prévisions de janvier : la croissance devrait être de 6 % en 2021 (hausse de 0,5 point de pourcentage) et de 4,4 % en 2022 (hausse de 0,2 point de pourcentage), après une contraction historique estimée à -3,3 % en 2020.

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Les « Vaxxeuses » luttent contre les infox des groupes anti-vaccins

— Par Maïwenn Bordron —

Alors que la campagne de vaccination contre le Covid-19 a commencé en France, les infox véhiculées par les anti-vaccins se multiplient sur les réseaux sociaux. Plusieurs collectifs de citoyens, comme les Vaxxeuses, tentent d’organiser une riposte et luttent contre cette désinformation.

De fausses informations autour de la vaccination sont relayées régulièrement depuis des années dans le monde, mais particulièrement en France. Cette tendance s’est accélérée depuis le début de la crise sanitaire et ne va pas s’arrêter, alors que les premières doses du vaccin Pfizer-BioNTech contre le Covid-19 ont été administrées en France le dimanche 27 décembre. Depuis plusieurs années, des groupes de citoyens tentent de déconstruire ces « fake news » sur les vaccins qui circulent sur les réseaux sociaux, mais avec le coronavirus, leur travail est plus important. Parmi eux, les Vaxxeuses, un groupe composé d’une quinzaine de bénévoles actifs sur Facebook qui cherche à contredire les théories des anti-vaccins. D’autres groupes existent comme « Vaccins France – Information et Discussions« , Stop à la propagande anti-vaccins ou Covid19 Fédération. Comment fonctionnent-ils ?

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Covid-19 : un tiers des patients souffrent de troubles mentaux

Selon une étude, parue mercredi dans le journal spécialisé The Lancet Psychiatry, une personne sur trois a eu un diagnostic de troubles neurologiques ou psychiatriques dans les six mois suivant l’infection. Parmi les plus fréquents, l’anxiété (17%) et les troubles de l’humeur (14%). 

Lire aussi : 972 : L’hôpital ne pourra pas soigner tous les malades Covid dans les jours qui viennent… 

L’incidence des atteintes neurologiques telles que les hémorragies cérébrales (0,6%), les accidents vasculaires cérébraux (2,1%) et la démence (0,7%) était globalement plus faible, mais le risque était généralement plus élevé parmi les patients qui avaient été gravement malades.

Si le risque au niveau individuel de la plupart de ces troubles neurologiques et psychiatriques est faible, l’effet peut être «considérable» pour les systèmes de santé en raison de l’ampleur de la pandémie, relève le professeur Paul Harrison (Université d’Oxford, Royaume-Uni), auteur principal de l’étude. D’autant que beaucoup de ces troubles sont «chroniques», argue-t-il, plaidant pour doter les systèmes de santé de ressources «pour faire face aux besoins».

En analysant les dossiers de santé électroniques de 236.379 patients atteints du covid, les auteurs relèvent que 34% ont eu un diagnostic de maladie neurologique ou psychiatrique dans les six mois suivant l’infection. Pour

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Outre-mer: la campagne de vaccination ne décolle pas

DÉCRYPTAGE – Alors que les territoires d’Outre-mer peuvent vacciner depuis début janvier, le taux de vaccination demeure extrêmement faible par rapport à la France métropolitaine.

— Par Laura Andrieu —

À peine 4% de la population vaccinée à La Réunion, 3% à Mayotte ou, pire, 2,54% en Guadeloupe. La campagne vaccinale n’a toujours pas trouvé son rythme de croisière dans les territoires d’Outre-mer. À titre de comparaison, près de 11% de la population d’Île-de-France est désormais vaccinée alors même que la région affiche le taux de vaccination le plus faible de métropole. Le taux de la population vaccinée s’élève ainsi à 14,40% en Nouvelle-Aquitaine et à plus de 17% en Corse.

En Outre-mer, la première injection a lieu le 7 janvier quand Jérôme Viguier, le directeur de l’ARS Martinique, se fait vacciner. Pour Mayotte, il faut attendre le 28 janvier, soit pratiquement un mois après le démarrage de la campagne de vaccination en métropole, le 26 décembre. Ce démarrage plus lent ne suffit toutefois pas à expliquer pourquoi, encore aujourd’hui, les territoires ultramarins demeurent loin derrière. En plus d’une logistique encore plus difficile à mettre en place que dans l’Hexagone, certaines régions indiquent avoir reçu peu de doses au démarrage de leur campagne.

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Début de la vaccination des enseignants « mi-avril » probablement, selon Blanquer

Paris – La vaccination des enseignants et personnels éducatifs contre le Covid-19 débutera « probablement vers la mi-avril », d’abord par ceux qui travaillent avec les enfants « en situation de handicap », a déclaré dimanche le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer.

« S’agissant des professeurs, notre objectif c’est que ce soit dans le courant du mois d’avril selon des règles de priorité que nous travaillons actuellement« , a déclaré le ministre dans l’émission « Questions politiques » de France Inter, France Télévisions, franceinfo et Le Monde.

« Notamment, ça commencera par ceux qui s’occupent des enfants en situation de handicap« , a-t-il poursuivi. « On continuera normalement avec ceux qui s’occupent des enfants de maternelle » et « puis ensuite, ce sera un raisonnement par âge, tout ce travail se fait actuellement avec les autorités de santé« . 

Interrogé sur la date de début de vaccination des enseignants, il a déclaré plus tard: « probablement vers la mi-avril« . 

« Ce qui est souhaitable, c’est qu’on réussisse à faire ça au cours des deux prochains mois« , a ajouté M.

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Chlordécone: des avocats contestent la prescription et portent plainte à la CJR

Paris – Des avocats ont contesté jeudi auprès des juges d’instruction chargés d’une enquête sur l’empoisonnement des Antilles au chlordécone la possible prescription des faits et entendent déposer une plainte à la Cour de la justice de la République (CJR), a appris l’AFP vendredi auprès d’eux.

Me Rachid Madid et Olivier Tabone, avocats de l’Association médicale de sauvegarde de l’environnement et de la santé (Amses), ont confirmé à l’AFP l’information de Libération selon laquelle ils ont déposé un mémoire auprès des juges afin de contester l’analyse juridique de ces derniers sur la question de la prescription, en se basant sur des « points de procédure, de jurisprudence et d’évolution du droit » en la matière. 

Ils ont également demandé que soit retenue l’infraction d' »homicide involontaire« . 

« Nous avons reçu un accueil très favorable » de la part des juges, ont estimé les avocats. 

Dans ce dossier instruit depuis maintenant 14 ans par le pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris, les juges d’instruction ont signifié mi-janvier à plusieurs parties civiles leur analyse selon laquelle les faits seraient dans leur grande majorité prescrits. 

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Un salarié a-t-il le droit de s’absenter pour aller se faire vacciner?

La campagne de vaccination contre le Covid-19 s’adresse désormais à de nouveaux publics. Les médecins du travail peuvent vacciner les salariés de 55 à 64 ans inclus, présentant des comorbidités au moyen du vaccin AstraZeneca. Vous devez vous rendre au centre de santé au travail ou bien dans un centre de vaccination ? Quelles sont les autorisations d’absence prévues ? Faut-il informer son employeur ? La dernière version du questions-réponses du ministère du Travail précise les modalités.

Vaccination au service de santé au travail

Si le salarié choisit de passer par son service de santé au travail, il est autorisé à s’absenter sur ses heures de travail. Aucun arrêt de travail n’est nécessaire et l’employeur ne peut en aucun cas s’opposer à son absence. Le salarié informe cependant son employeur de son absence pour visite médicale sans avoir à en préciser le motif.

En situation d’affection de longue durée exonérante

Les salariés en situation d’affection de longue durée exonérante (cancer, insuffisance cardiaque grave, polyarthrite, sclérose en plaques, diabète de type 1 et 2…) bénéficient d’une autorisation d’absence de droit pour cette vaccination rendue nécessaire par leur état de santé.

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La faim gagne du terrain dans un Brésil en pleine pandémie

Sao Paulo – Les files d’attente des points de distribution de nourriture ne cessent de s’allonger dans les grandes villes du Brésil, où la faim gagne du terrain en pleine crise du coronavirus.

Dans le centre de Sao Paulo, Miguel da Silva a fait la queue avec environ 300 personnes avant d’obtenir enfin une assiette avec du riz, un peu de viande et quelques légumes. 

« C’est mieux de venir ici que de mendier« , confie à l’AFP cet homme de 70 ans. 

Même détresse à Rio de Janeiro, avec des centaines de personnes dans une autre file interminable, sous un soleil écrasant, y compris des femmes enceintes. Pour la plupart, ce sera le seul repas de la journée. 

« Tout est cher. Si je devais acheter la nourriture qu’on nous donne ici, ça me coûterait plus de 1.000 réais (près de 150 euros) par mois« , déplore Mario Lima, 72 ans, qui touche seulement 1.045 reáis de retraite, l’équivalent du salaire minimum. 

Le coronavirus a fait en un an plus de 317.000 morts au Brésil, mais la crise sanitaire a aussi fait monter en flèche le chômage, avec son lot de nouveaux pauvres, de nouveaux affamés. 

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Covid-19: accalmie ou nouvelles restrictions, la France dans l’attente

Des services de réa qui ont dépassé le pic de la 2e vague de l’épidémie de Covid-19, un virus qui ne freine pas encore sa course, une vaccination trop lente pour modifier la donne: tel est le sombre tableau qui se dresse devant l’exécutif, à la veille d’un énième conseil de défense annoncé comme décisif.

« Les mesures prises il y a dix jours pourraient commencer à montrer des effets dans les tout prochains jours, ou pas, nous le verrons dans les 24, 48 heures vraisemblablement », a assuré le ministre de la Santé, Olivier Véran, mardi à l’Assemblée nationale.
« Si besoin était, nous prendrions d’autres mesures pour toujours protéger les Français », a-t-il ajouté.
L’opposition et une partie des médecins appellent à ne plus attendre pour prendre de nouvelles mesures, dix jours après l’entrée en vigueur, dans 16 puis 3 autres départements, d’un tour de vis qualifié de « faux confinement ».
Ils justifient ces appels par la dégradation des chiffres de l’épidémie, qui ont un impact sur l’hôpital.
Avec 4.974 malades en réanimation lundi, le plus haut de la 2e vague de l’automne a été franchi.

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Dans la « complosphère », le mythe porteur des vaccins créateurs de variants

La théorie d’une « bombe à retardement bactériologique » enclenchée par les vaccins se propage sur les réseaux sociaux, au risque d’alimenter la défiance

Paris – La vaccination contre le Covid-19 à l’origine de variants plus dangereux? Réfutée par les immunologues, cette théorie d’une « bombe à retardement bactériologique » enclenchée par les vaccins se propage sur les réseaux sociaux, au risque d’alimenter la défiance.

Ce nouvel angle d’attaque anti-vaccins, déployé sur des sites et comptes conspirationnistes, joue sur plusieurs tableaux: il se pare d’un léger vernis scientifique et aiguise les peurs au moment où la vague épidémique repart en Europe sous l’effet du variant britannique. 

Comme souvent dans la « complosphère« , cette désinformation prend des formes très diverses. Partagées plus de 1.000 fois en quelques jours, certaines publications Facebook optent pour un style très direct: « Les personnes vaccinées sont des bombes bactériologiques à retardement ambulantes et une MENACE pour la société« , clament-elles, le tout illustré par des bâtons de dynamite reliés à un système de détonation. 

« Ce sont les personnes vaccinées qui sont (…) les plus susceptibles d’infecter d’autres personnes avec des super-souches« , soutient l’article auquel renvoient ces posts Facebook. 

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« Quand Martinique fait face »

Message de la communauté médicale du CHU de Martinique aux Martiniquaises et aux Martiniquais:

« Le variant Anglais du Covid frappe de plein fouet la Martinique.

Tous ensemble nous avons très bien réagi aux 2 crises du mois de mars et du mois d’octobre 2020. De nombreux décès ont été évités parce que la Martinique, mieux que beaucoup, a su faire face avec sérieux et détermination.

La déferlante actuelle va malheureusement être beaucoup plus forte. Le variant est agressif avec des patients plus graves, il est beaucoup plus contagieux. Il ne s’agit plus d’arrivée d’avions ou de bateaux. Il est désormais installé chez nous.

Très brutalement, le CHU est arrivé aux limites de ses capacités.

Si la crise continue au même rythme, vos médecins devront faire des choix impossibles entre celui que l’on soigne….. et celui qu’on n’a pas d’autre option que de ne pas soigner, faute de lits de réanimation pour l’accueillir.

A Paris, nos confrères ont également alerté sur ce difficile dilemme.

Mais ici, nous pouvons encore éviter le pire.

Chaque martiniquais vacciné se protège, protège sa famille, protège la Martinique.

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Covid-19 : face à la 3ème vague, couvre-feu renforcé, restaurants et salles de spectacles fermés…

Les indicateurs de la covid-19 sont en nette augmentation en Martinique. Les seuils d’alerte ont été dépassés.

Afin de freiner la circulation du virus, le préfet de la Martinique a pris les décisions suivantes :

➜ Couvre-feu de 22h00 à 5h00. A partir du jeudi 1er avril et jusqu’au 19 avril, le couvre-feu sera établi de 19h00 à 5h00. L’objectif de ce couvre-feu est de limiter les rassemblements durant lesquels les mesures barrières sont moins bien appliquées et où le virus circule rapidement tout en limitant l’impact sur l’économie déjà mise à rude épreuve par l’épidémie.

Les sorties et déplacements sans attestations dérogatoires seront interdits de 22h00 à 5h00, sous peine d’une amende de 135 € et jusqu’à 3750 € en cas de récidive. Les établissements autorisés à ouvrir ne pourront plus accueillir de public après 22h00. 

➜ Fermeture des établissements recevant du public qui ont une activité de restauration dans les centres commerciaux. La consommation d’aliments ou de boissons dans les centres commerciaux est interdite.

➜ Ouverture des manifestations sportives en extérieur au public uniquement sous autorisation préfectorale. Les établissements sportifs couverts ne peuvent pas accueillir de public, sauf exception .

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Covid: les plus hauts responsables médicaux de l’AP-HP sonnent l’alarme avant un « débordement »

Paris – Les plus hauts responsables médicaux de l’AP-HP ont alerté dimanche sur le risque grandissant de « débordement » des hôpitaux parisiens, où les médecins se préparent avec une certaine « colère » à « faire le tri » entre les patients et à pratiquer une « médecine de catastrophe » face à la « violente » troisième vague de Covid-19.

« Il y a un sentiment de colère de se retrouver dans une situation qui va nous obliger à faire de la médecine de catastrophe« , a déclaré sur BFMTV Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris. « Nous risquons de nous retrouver dans 10 jours, 15 jours, 3 semaines dans une situation de débordement« . 

« On ne va pas avoir d’autre choix qu’un autre confinement« , a-t-il estimé. « Aujourd’hui, nous sommes arrivés à une situation où il faut appuyer sur tous les freins, y compris dans les écoles. Il faut les fermer avant les vacances de Pâques et les rouvrir très vite, le primaire en premier« . 

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“Doubout Pou Réparasyon”. Samedi 27 Mars 2021.

Rendez-vous 9h 30 Place Abbé Grégoire (Terres Sainville – Fort-de-France)

Le Collectif invite tous les Martiniquais, toutes les Martiniquaises et les résidents (es) étrangers (ères) humanistes à venir manifester leur soutien aux ouvriers (ères) agricoles empoisonnés (es) par les pesticides en participant à la journée “Doubout Pou Réparasyon” du Samedi 27 Mars 2021.

Ces travailleurs et travailleuses étaient en première ligne de l’épandage des pesticides semés sans protection et sous la contrainte: beaucoup en sont morts et, aujourd’hui, eux et leurs enfants, sont victimes de graves pathologies. Ils et elles exigent la prise en compte de leurs revendications en particulier : Le dépistage gratuit de tous les pesticides dans le sang, les soins gratuits de toutes les pathologies, une retraite minimum de 1000 euros et la suppression de la taxe foncière.

An Nou Ba Yo Fos la!

Rendez-vous 9 Heures Place Abbé Grégoire (Terres Sainville – Fort-de-France)

Programme de la journée

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« L’empoisonnement au chlordécone n’est pas prescrit »

— Par Harry Durimel, avocat et maire de Pointe-à-Pitre —

Il est vrai que, lors de l’audition des parties civiles qui s’est déroulée les 20 et 21 janvier 2021 en Martinique et en Guadeloupe, les magistrats instructeurs ont évoqué la probabilité que la prescription serait encourue dans cette affaire, la plainte avec constitution de partie civile des concluantes ayant été déposée le 23 février 2006. Mais les parties civiles ont adressé, le 4 mars 2021, une requête démontrant qu’il n’y a point de prescription. Dans le respect du secret de l’instruction, nous nous devons de dire la vérité au peuple. Selon l’article 7 du Code de procédure pénale en vigueur au moment des faits « en matière de crime, l’action publique se prescrit par dix années révolues à compter du jour où le crime a été commis si, dans cet intervalle, il n’a été fait aucun acte d’instruction ou de poursuite. S’il en a été effectué dans cet intervalle, elle ne se prescrit qu’après dix années révolues à compter du dernier acte. Il en est ainsi même à l’égard des personnes qui ne seraient pas impliquées dans cet acte d’instruction ou de poursuite.

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Un confinement dans 16 départements pour 4 semaines à compter de vendredi 19 mars à minuit

En raison de la forte progression de l’épidémie de Covid-19 dans certains territoires, un confinement sept jours sur sept est décrété pour 4 semaines dans les départements de l’Île-de-France et des Hauts-de-France, l’Eure, la Seine-Maritime et les Alpes-Maritimes. Dans ces 16 départements, à compter de vendredi 19 mars 2021 à minuit, seuls les commerces de première nécessité pourront ouvrir, les déplacements seront autorisés dans une limite de 10 km, sans limite de durée. En revanche, les écoles resteront ouvertes. Dans le reste du pays, le couvre-feu est repoussé à 19h. C’est ce qu’a annoncé le Premier ministre dans sa conférence de presse du 18 mars 2021.

Les 16 départements placés en confinement

Les départements concernés par les mesures de confinement sont :

  • les 8 départements d’Île-de-France : Paris (75), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Essonne (91), Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93), Val-de-Marne (94), Val-d’Oise (95).
  • les 5 départements des Hauts-de-France : Aisne (02), Nord (59), Oise (60), Pas-de-Calais (62), Somme (80).
  • l’Eure (27).
  • la Seine-Maritime (76).
  • les Alpes-Maritimes (06).

Les nouvelles mesures de confinement dans ces 16 départements

À compter de vendredi 19 mars 2021 à minuit, les mesures de confinement seront les suivantes :

  • Les écoles maternelles, élémentaires et les collèges resteront ouverts.

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Le scandale du chlordécone est « un crime qui ne peut rester impuni », insiste le maire de Pointe-à-Pitre

« En droit français, lorsqu’une infraction est occultée, la prescription ne court qu’à compter de la révélation », souligne Harry Durimel, maire écologiste de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe et l’un des avocats historiques dans ce dossier du chlordécone.

Le scandale du chlordécone est « un crime qui ne peut rester impuni », a déclaré Harry Durimel, maire écologiste de Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe et l’un des avocats historiques dans ce dossier du chlordécone. Il réagit aux propos du procureur de Paris, qui a indiqué que « la grande majorité des faits dénoncés était déjà prescrite » dès le dépôt des plaintes pour empoisonnement en 2006.

>> Scandale du chlordécone : « L’empoisonnement » à ce pesticide en Guadeloupe et en Martinique « n’est pas prescrit », clament les parties civiles

franceinfo : Est-ce que vous avez toujours espoir que la date retenue pour la prescription soit 2004 et non pas 1993, comme ce que semble présager le procureur de Paris ?

Harry Durimel : Il ne peut en être autrement, puisque on ne peut pas dire qu’il est trop tard avant même de savoir qu’on peut poursuivre.

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Chlordécone: «La grande majorité des faits était déjà prescrite» dès le dépôt des plaintes

«La grande majorité des faits dénoncés était déjà prescrite» dès le dépôt des plaintes en 2006 pour empoisonnement au chlordécone en Guadeloupe et en Martinique, a assuré ce mardi le procureur de Paris Rémy Heitz, semblant anticiper une ordonnance de non lieu dans ce dossier sensible.

Le chlordécone, un pesticide interdit en France en 1990 mais qui a continué à être autorisé dans les champs de bananes de Martinique et de Guadeloupe par dérogation ministérielle jusqu’en 1993, a provoqué une pollution importante et durable des deux îles. «OEuvrer à ce que l’on puisse comprendre même si tout ne peut pas être sanctionné, voilà le choix qui a été fait par l’autorité judiciaire», explique Rémy Heitz dans les colonnes du quotidien France Antilles , alors qu’une nouvelle grande mobilisation est prévue le 10 avril en Martinique pour dénoncer un possible non lieu. «Compte tenu des délais de prescription alors en vigueur, à savoir 10 ans pour les crimes et 3 ans pour les délits, la grande majorité des faits dénoncés était déjà prescrite», en 2006 lorsque plusieurs associations martiniquaises et guadeloupéenne avaient déposé trois plaintes pour empoisonnement, mise en danger de la vie d’autrui et administration de substance nuisible.

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Un nouveau variant du coronavirus détecté en Bretagne

Un nouveau variant du coronavirus SARS-CoV2 a été détecté en Bretagne, a annoncé lundi la Direction générale de la santé (DGS), précisant que des investigations sont en cours pour en évaluer la transmissibilité et la sévérité.

En attendant, ce variant a été classé dans la catégorie « à suivre » par les autorités, celle qui regroupe la plupart des milliers de variants qui apparaissent naturellement dans le monde, et dont seule une petite proportion poseront finalement des problèmes particuliers de santé publique, par exemple s’ils s’avèrent plus transmissibles. 

Les autorités sanitaires ont tout d’abord détecté en Bretagne plusieurs cas de malades présentant les symptômes du Covid, « rattachés à un cluster » mais dont les tests PCR étaient négatifs. 

Il s’agit d’un cluster au centre hospitalier de Lannion (Côtes d’Armor). Le 13 mars, 79 cas y ont été identifiés, dont 8 cas porteurs du variant, confirmé par séquençage. 

Des analyses réalisées par l’Institut Pasteur ont mis « en évidence un nouveau variant (…) porteur de neuf mutations dans la région codant pour la protéine S mais également dans d’autres régions virales« , a précisé la DGS dans un message aux professionnels de santé. 

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Covid-19 : le vaccin Pfizer-BioNTech serait efficace à 97 % pour les cas symptomatiques

Les résultats de cette étude israélienne démontrent « l’efficacité d’un vaccin contre le Covid-19 », assurent les laboratoires Pfizer et BioNTech.

Quelques bonnes nouvelles viennent éclairer le marasme ambiant sur le front de l’épidémie de Covid-19. La dernière est date nous est parvenue jeudi 11 mars par le biais d’une étude réalisée en Israël. Selon elle, le vaccin Pfizer-BioNTech serait efficace à 97 % contre les cas symptomatiques et les formes graves de Covid-19, soit davantage que les données déjà connues sur les propriétés de ce vaccin.

Tirés de données concernant les personnes vaccinées en Israël, «  les résultats représentent les preuves concrètes les plus complètes à ce jour démontrant l’efficacité d’un vaccin contre le Covid-19  », selon un communiqué des laboratoires Pfizer et BioNTech et du ministère israélien de la Santé. Selon l’étude basée sur la période du 17 janvier au 6 mars, le vaccin est également efficace «  à 94 %  » contre les formes asymptomatiques du virus.

Des résultats « importants » pour la communauté internationale

Ces conclusions améliorent les enseignements d’une précédente étude menée en conditions réelles sur les personnes vaccinées en Israël, d’après laquelle le vaccin de Pfizer était efficace à 94 % contre les cas symptomatiques de Covid-19.

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Covid-19 : 10 millions de filles supplémentaires risque d’être mariées durant leur enfance

Alors que 25 millions de mariages d’enfants ont été évités au cours de la dernière décennie, UNICEF prévient, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, que les progrès enregistrés sont gravement menacés.

New York/Paris, le 8 mars 2021 – Dix millions de mariages d’enfants supplémentaires risquent d’être conclus d’ici à la fin de la décennie, menaçant d’anéantir des années de progrès pour réduire cette pratique, selon une nouvelle analyse publiée aujourd’hui par UNICEF.

Un rapport, intitulé COVID-19: A threat to progress against child marriage (COVID-19 : une menace pour les progrès enregistrés contre le mariage des enfants), publié à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, prévient que les fermetures d’écoles, les contraintes économiques, la perturbation des services, les décès durant la grossesse et les décès parentaux imputables à la pandémie augmentent les risques de mariage pour les filles les plus vulnérables.

Même avant l’épidémie de COVID-19, 100 millions de filles étaient déjà exposées au risque d’être mariées pendant leur enfance durant la prochaine décennie, et ce, malgré un recul considérable de cette pratique dans plusieurs pays au cours des dernières années.

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« Tous concernés »

— Communiqué de la CGTM —
• Aucune prescription des faits
• Libération immédiate de militants emprisonnés
• Poursuite, jugement et sanctions pour les responsables

 » Selon que vous serez gros béké ou petit nègre, les juges vous protégeront ou vous persécuteront ». Quelle meilleure illustration de cette situation que vivent la Guadeloupe et la Martinique depuis l’annonce du 20 janvier. Des juges parisiens chargés d’instruire les plaintes pour empoisonnement de milliers de femmes et d’hommes et la contamination de milliers d’hectares de terre ont annoncé de fortes probabilités d’aboutir à un non-lieu ou à un classement sans suite pour cause de prescription. Un vrai mépris. Un vrai scandale.
En fait, l’Etat tergiverse, louvoie, essaie de gagner du temps, cherche la bonne parade juridique pour tenter de sauver la mise aux capitalistes békés et à leurs comparses à la suite des plaintes déposées pour l’importation, la production et l’utilisation de milliers (de millions ?) de tonnes de pesticides dont la fameuse chlordécone.
Pourtant, devant la Commission parlementaire Letchimy-Benin, :
• Un fonctionnaire d’autorité en sanglots a déclaré que l’ARS savait depuis longtemps, mais que sa hiérarchie lui avait ordonné de la fermer.

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Covid-19: évacuation sanitaire hors normes jeudi entre La Réunion et l’Hexagone

Saint-Denis de la Réunion – Quatre patients hospitalisés sur l’île de La Réunion, atteints du Covid-19, ont été évacués vers l’Hexagone par vol sanitaire jeudi soir, une opération sans précédent par la durée du trajet et le nombre de malades transportés, selon les autorités sanitaires.

Venant de Mayotte dont ils avaient déjà été évacués sanitairement, les quatre patients étaient hospitalisés en réanimation à La Réunion.

Leur avion a décollé de La Réunion à 21h33 locales (18h33 heure de Paris), a constaté l’AFP, et doit atterrir vendredi matin à l’aéroport parisien Charles-de-Gaulle après onze heures de vol.

Témoin de la complexité de l’opération, le transfert des quatre malades des ambulances à l’appareil a duré environ deux heures.

« Ils sont inconscients et intubés », a précisé le professeur Bertrand Guihard, chef du SAMU Réunion, lors d’un point presse jeudi matin.

« S’il n’y a pas de risque zéro » en médecine, M. Guihard a souligné: « nous avons mis tous les moyens (en place) pour minimiser ces risques en termes de compétences médicales, de nombre de soignants, de matériel, d’organisation et de préparation ».

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