Santé

La place des plats préparés sur la table

— Par Gérard Le Puill —
La consommation à domicile de plats préparés et donc prêts à servir ne représenterait que 3% des dépenses alimentaires des ménages français pour la consommation au foyer. Mais la consommation de sandwichs et de plats préparés se fait surtout hors domicile, y compris sur le lieu de travail faute de restauration collective en bon nombre d’endroits.

Une étude actualisée et publiée par FranceAgriMer sur les achats de plats préparés par les ménages français entre 2008 et 2017 nous indique que ces achats «ne représentent que 3% des dépenses alimentaires des ménages pour leur consommation à domicile (116€ sur 3.585€ dépensés annuellement par ménage français pour l’alimentaire consommé ou au moins transitant par le domicile principal). Cette proportion est stable dans le temps», nous dit FranceAgriMer. Dans ce panel de 20.000 ménages suivi par la société Kantar, on «ne prend pas en compte les achats effectués dans le circuit «café, hôtel, restaurant», ni les achats de ménages réalisés en vacances ou pour leur résidence secondaire. Il exclut également les « produits achetés pour être directement consommés hors domicile, sans transit à domicile».

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Collectif des Ouvriers Agricoles empoisonnés par les pesticides : réunion d’information

Dimanche 16 février 2020 à partir de 9 heures Bourg du Robert

Le Collectif des Ouvriers Agricoles empoisonnés par les pesticides « Doubout pou Réparasyon » s’est constitué pour rassembler les premières victimes directes de l’empoisonnement par le chlordécone et autres produits toxiques, travailleurs qui ont été contraints de les semer dans les bananeraies. Son objectif est de présenter leurs témoignages et leurs revendications afin d’obtenir des réparations. A cette fin, ce Collectif organise une réunion d’information pour exposer sa démarche :
Dimanche 16 février 2020 à partir de 9 heures
à l’école Lucien Laroche (Bourg du Robert).

Nous vous serions reconnaissants d’en informer votre public et de couvrir l’événement.
Vous en remerciant d’avance, nous vous adressons nos salutations distinguées.
Pour le Collectif : Yvon SERENUS

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« Empoisonné aux pesticides, j’ai été rejeté par la profession »

Par Arnaud Gonzague

Il fait partie de ces milliers – peut-être dizaines de milliers, le chiffre est inconnu – d’agriculteurs français qui se sont gâté la santé en utilisant des pesticides, mais qui ne bénéficient d’aucune reconnaissance officielle.

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Martinique : un premier décès lié à l’épidémie de dengue

Un premier décès lié à l’épidémie de dengue qui frappe la Martinique depuis juillet 2019, a été annoncé ce mardi par l’Agence régionale de santé (ARS) de Martinique. « Le 10 février, l’ARS Martinique a été informée par le Centre hospitalier universitaire de Martinique (CHUM) de la présence de trois patients hospitalisés pour dengue, présentant des signes de gravité de la maladie. Malheureusement un décès est à déplorer parmi ces trois patients », explique l’agence dans un communiqué. Les investigations réalisées « confirment que ce décès est directement lié au virus de la dengue ». Depuis juillet 2019, « on estime à plus de 2100, le nombre de cas cliniquement évocateurs de dengue » en Martinique, précise l’ARS. Infection virale transmise par les moustiques dans les zones tropicales et subtropicales du monde entier, la dengue a connu un développement accéléré ces dernières années. Elle provoque un syndrome de type grippal, avec des complications parfois mortelles. 

Entre 150 et 200 cas chaque semaine

« Au cours de la circulation du virus de la dengue on peut toujours avoir des formes sévères voire des décès, donc bien évidemment, il faut continuer les actions de prévention individuelles (…) et surtout l’élimination des gîtes à moustiques », a expliqué sur la radio RCI Jacques Rosine, de Santé Publique France Antilles. 

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Ne pas céder à la politique de l’offre pour manger autrement

— Par Gérard Le Puill —

La lecture  de « l’état des lieux »  fait par la FFAS  (voir nos deux articles précédents) nous indique que « 60 à 70% des protéines  alimentaires consommées en France proviennent  des produits animaux contre 30% à l‘ échelle mondiale». Pour réduire la part des protéines animales dans notre bol alimentaire, l’évolution des comportements individuels ne suffira pas. Car la politique de l’offre,  telle qu’elle fonctionne en France, pousse dans la mauvaise direction depuis des décennies.

Sachant  qu’un adulte de 70 kilos a besoin d’environ 70 grammes de protéines par jour, il peut les trouver en mangeant environ 100 grammes de poisson, 240 grammes de pain, 200 grammes de lentilles cuites, un yaourt et quelques fruits à coque.  Mais, à supposer qu’il ne mange que des bananes, il lui faudrait en ingurgiter une vingtaine de kilos pour avoir son compte quotidien de protéines. Pour la pomme de terre comme unique aliment, il faudrait une dizaine de kilos par jour. D’où l’intérêt  d’avoir des repas équilibrés  et diversifiés  dans lesquels la viande n’est pas indispensable tous les jours, si on  augmente notre consommation de légumes secs comme la lentille, le haricot, le pois chiche et la galette de soja.

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La Banque mondiale recommande de taxer certains aliments pour lutter contre l’obésité

Le surpoids compte parmi les trois principales causes de décès dans le monde, avec 4 millions de morts chaque année.

La Banque mondiale appelle les pays pauvres et en développement, les plus concernés par le surpoids et l’obésité, à taxer les aliments mauvais pour la santé, car trop gras, trop sucrés ou trop salés, selon un rapport publié jeudi 6 février. Ce rapport « met en lumière l’importance d’une politique fiscale forte, par exemple une taxation des produits alimentaires mauvais pour la santé », souligne l’institution de Washington dans un communiqué.

La Banque mondiale enjoint également les gouvernements à développer des mesures de prévention et d’éducation (obligation d’étiqueter les aliments transformés, de réduire sel et boissons sucrées, d’investir dans des programmes de nutrition pour la petite enfance), ainsi qu’à déployer des aires de jeux dans les écoles et des voies piétonnes et cyclables.

L’obésité, qui n’est plus seulement un problème des pays riches, a triplé depuis 1975 à l’échelle de la planète, et les coûts qui y sont liés explosent pour les pays concernés.

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Faut-il passer du régime omnivore au flexitarien, voire plus ?

— Par Gérard Le Puill —

Pour être en bonne santé, nous avons besoin de consommer des protéines en quantités raisonnables. On les trouve dans une grande quantité de productions végétales mais aussi dans toutes les productions animales. Toutefois, continuer de consommer des productions animales en grandes quantités accentue le réchauffement climatique. Ne plus en consommer pose aussi d’autres questions concernant le devenir des animaux d’élevage dont on ne consommerait que les produits laitiers et les œufs si on suivait les préconisations des végétariens

Lire aussi : Ne creusons pas la tombe de nos enfants avec nos dents 

Dans son « État des lieux », la Fondation Française pour l’Alimentation et la Santé (FFAS) se livre à une explication du rôle essentiel des protéines dans notre alimentation en ces termes : « Les protéines sont un constituant majeur du corps humain, dont la composition moyenne pour un adulte est de 62% d’eau, 17% de protéines, 14% de lipides, 6% de sels minéraux et 1% de glucides…». Concernant les protéines le texte ajoute : « D’une durée de vie limitée, elles doivent être renouvelées en permanence pour maintenir leur intégrité structurelle et fonctionnelle.

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Le cancer est en forte progression dans le monde

Au rythme actuel, prévient l’OMS, le nombre de cas pourrait augmenter de 60 % dans les deux prochaines décennies, avec les pays en développement comme principales sources de nouveaux cas.

Le cancer poursuit sa progression dans le monde, mais de meilleures mesures de prévention pourraient ralentir sa course et sauver plusieurs centaines de milliers de vies chaque année, en particulier dans les pays en développement et les pays émergents. Voilà, en substance, les messages clés de deux volumineux rapports rendus publics, mardi 4 février, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).
Le premier constat est celui d’une forte augmentation de l’incidence du cancer au niveau mondial. Selon le rapport du CIRC, 18,1 millions de nouveaux cas ont été diagnostiqués en 2018 dans le monde. L’agence ne produit pas de comparaison avec les données de son précédent rapport, rendu en 2014 et qui s’appuyait sur les chiffres estimés pour l’année 2012. Ceux-ci indiquaient un nombre total de nouveaux cas de cancers de 14 millions mais, au contraire des estimations annoncées pour 2018, excluaient certains cancers de la peau.

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Hygiène alimentaire : encore des progrès à faire dans les DOM-TOM

Alim’confiance est un dispositif qui permet aux consommateurs d’accéder aux résultats des contrôles sanitaires réalisés depuis le 1er mars 2017 et ce, dans tous les types d’établissements impliqués dans la chaîne alimentaire. Ces contrôles concernent aussi bien les restaurants que les rayons des supermarchés ou encore les établissements agroalimentaires de transformation et de stockage. On note également la présence des différents commerces de proximité tels que les boucheries, poissonneries, traiteurs et boulangeries.

Télécharger l’enquête

Pour le consommateur…

Le consommateur peut consulter les résultats de ces contrôles et vérifier le niveau d’hygiène des établissements de la chaîne alimentaire avant de s’y rendre pour manger ou faire ses courses. C’est un gain de transparence notable que la CLCV souhaitait depuis longtemps. L’espoir nourri par la CLCV a toujours été d’inciter les professionnels à faire des efforts sur le plan sanitaire et donc de rétablir la confiance des consommateurs envers le secteur alimentaire.

Les établissements les mieux notés

Parmi les établissements les mieux notés, il y a les établissements de « pêche et vivier », de transport et d’entreposage des denrées alimentaires, de gestion des œufs et les entreprises de transformation de produits alimentaires (produits de la pêche, viande, fromage, lait et produits laitiers).

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Ne creusons pas la tombe de nos enfants avec nos dents

— Gérard Le Puill —

Les incendies qui ont brûlé les forêts et les récoltes agricoles ces derniers mois dans plusieurs régions du monde sont des signes précurseurs de ce qui nous attend au cours des prochaines décennies. Ils doivent aussi nous interroger sur notre manière de manger. Avec une population mondiale qui aura quadruplé entre 1950 et 2050, consommer moins de protéines d’origine animale devient impératif. C’est ce que suggère un « Etat des lieux » effectué récemment par le « Fonds Français pour l’Alimentation et la Santé » dont nous rendons compte dans quatre articles successifs cette semaine .

Lire aussi : Faut-il passer du régime omnivore au flexitarien, voire plus ?

Le début de l’année est souvent utilisé pour prendre de bonnes résolutions diététiques, lesquelles sont parfois abandonnées en cours de route. En cette année 2020 une décision portant sur la modification de son régime alimentaire ne doit pas seulement viser une perte de poids, comme c’est souvent le cas. Nous vivons sur une planète qui compte 7,5 milliards d’habitants aujourd’hui contre 2,5 milliards en 1950.

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Alerte rouge aux particules fines en Guadeloupe et en Martinique

Les deux îles ont été placées en alerte rouge aux particules fines. La faute notamment aux sables venus des déserts africains.
La Martinique et la Guadeloupe ont été placées lundi en alerte rouge pour la qualité de l’air, en raison d’une concentration de particules fines liée notamment à un passage de brumes de sables sur les Antilles, ont indiqué les deux préfectures.

En Guadeloupe, « la concentration en particules fines PM10 (catégorie de particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres, ndlr) dans l’air a dépassé les 80 ?g/m3 en moyenne sur 24h, valeur correspondant au seuil réglementaire d’alerte », explique la préfecture.

Des brumes de sables provenant d’Afrique

La pollution est liée au passage des brumes de sables sur l’archipel guadeloupéen, mais également à l’activité humaine (combustion d’énergie fossile, moyens de transport, activités industrielles,…), précise le réseau de surveillance Gwadair.

La procédure d’alerte a également été enclenchée en Martinique, a indiqué la préfecture. Ce sable provient des déserts africains et plus particulièrement du désert du Sahara. Ce phénomène est visible surtout en mai et juin et a tendance à se renforcer d’année en année, avec une récurrence de plus en plus importante, selon les spécialistes.

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Nous sommes en responsabilité ou en irresponsabilité de notre devenir 

 —-Par Marie-Laurence Delor —
 Nous sommes en risque sanitaire systémique. Il serait temps que les politiques et les collectivités martiniquaises le comprennent. Il serait temps que la société civile (associations, syndicats et autres groupes d’influence) s’en préoccupent. Il serait temps que les médias et les intellectuels s’y intéressent. Le risque sanitaire systémique peut s’entendre, dans le cas martiniquais, comme un effet cumulé de pollutions délétères (chlordécone, sargasse, brume de sable…) dans un contexte de faillite des structures de traitement des déchets de toutes sortes et de crise des politiques publiques de santé. La question de la chlordécone s’inscrit dans cette configuration globale d’urgence sanitaire.  
 
Une urgence pour laquelle il faut d’abord compter sur l’intelligence collective des martiniquais et pour laquelle le message à délivrer à l’État doit être simple et clair: nous exigeons d’être les principaux acteurs et d’être financièrement accompagnés pour la recherche et la mise en place des solutions que nous estimons possibles à court, moyen et long terme. C’est dire que nous sommes, société civile et société politique, en responsabilité ou en irresponsabilité de notre devenir.

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Conseil constitutionnel :« la protection de l’environnement » peut justifier des « atteintes à la liberté d’entreprendre »

Il admet sa « valeur constitutionnelle » et acte la fin de l’exportation de pesticides interdits mais produits en France.

— Par Stéphane Mandard —

Dans le combat acharné qu’ils mènent pour continuer à produire en France des pesticides pourtant interdits en Europe en raison de leur toxicité, les géants de l’agro-chimie viennent de perdre une manche sans doute définitive. Dans une décision rendue vendredi 31 janvier, le Conseil Constitutionnel vient de rejeter la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée par l’Union de l’industrie de la protection des plantes (UIPP), qui regroupe Bayer, Syngenta, BASF et tous les fabricants de produits phytosanitaires implantés en France.

Par cette décision inédite, le Conseil constitutionnel reconnaît pour la première fois que « la protection de l’environnement, patrimoine commun des êtres humains, constitue un objectif de valeur constitutionnelle » qui peut justifier des « atteintes à la liberté d’entreprendre ».

La QPC visait l’article 83 de la loi sur l’alimentation (Egalim) d’octobre 2018 interdisant, à partir de 2022, la production, le stockage et de la circulation de produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives non autorisées en Europe pour des raisons liées à la protection de la santé humaine ou animale ou à la préservation de l’environnement.

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La dengue : risque épidémique en Martinique

La dengue progresse en Martinique

Dans son tout dernier point épidémiologique datant de vendredi, la cellule régionale Antilles signale que la circulation du virus de la dengue poursuit son intensification et sa diffusion au sein du territoire. Elle constate un dépassement du seuil des cas cliniquement évocateurs depuis quatre semaines consécutives ; la poursuite de l’augmentation du nombre de cas biologiquement confirmés depuis la recrudescence amorcée en septembre ; une dynamique spatiale qui témoigne d’une poursuite de la diffusion du virus au sein du Centre-Nord et Sud de la Martinique avec un total de 18 communes sur 34 où des cas de dengue sont biologiquement confirmés ces quatre dernières semaines ; et une prédominance du sérotype DENV-3 (71%) ;

La Martinique est actuellement placée en Phase 3 du PSAGE (Programme de Surveillance, d’Alerte et de Gestion des Epidémies) : Risque épidémique.

La dengue, aussi appelée « grippe tropicale », est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques du genre Aedes. L’incidence de la dengue progresse actuellement de manière très importante, et l’inscrit aujourd’hui aux rangs des maladies dites «ré-émergentes».

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« L’exploitation de données de santé sur une plate-forme de Microsoft expose à des risques multiples »

Alors que le gouvernement compte s’appuyer sur le géant américain pour stocker les données de santé, un collectif initié par des professionnels du secteur et de l’informatique médicale s’inquiète, dans une tribune au « Monde », de ce choix du privé. Si vous partagez leurs inquiétudes, il est toujours possible de signer cette pétition! Voici le lien : https://forms.interhop.org/node/3.

Le gouvernement français propose le déploiement d’une plate-forme nommée Health Data Hub (HDH) pour développer l’intelligence artificielle appliquée à la santé. Le HDH vise à devenir un guichet unique d’accès à l’ensemble des données de santé.

Les données concernées sont celles des centres hospitaliers, des pharmacies, du dossier médical partagé et les données de recherche issues de divers registres. La quantité des données hébergées est amenée à exploser, notamment avec l’émergence de la génomique, de l’imagerie et des objets connectés. Il est prévu que ces données soient stockées chez Microsoft Azure, cloud public du géant américain Microsoft. Ce choix est au centre de nos inquiétudes.

Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), les start-up et même les assureurs pourraient accéder aux données de santé et au pouvoir financier qu’elles représentent, si ces entreprises démontrent que leurs projets de recherche peuvent avoir un usage pour “l’intérêt public”, un concept relativement flou.

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Une pétition pour «en finir avec les nitrites dans le jambon»

La Ligue contre le cancer, l’ONG Foodwatch et l’application Yuka s’allient pour demander à la ministre de la Santé d’interdire ces additifs présents dans la charcuterie industrielle.

Les nitrites et nitrates ajoutés dans notre alimentation présentent un danger pour la santé. Lorsqu’on les ingère, ils peuvent contribuer à la formation de composés cancérogènes dans notre estomac : des nitrosamines. Ces substances sont classées cancérogènes probables pour l’humain (catégorie 2A) par le Centre international de la Recherche contre le Cancer (CIRC), car elles favorisent l’apparition de cancer colorectal, le deuxième cancer le plus mortel après celui des poumons, et de cancer de l’estomac. Les nitrites peuvent augmenter le risque d’apparition de maladie du sang, en particulier chez les personnes à risque.

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«Parents, la nocivité des écrans pour vos enfants est avérée!»:

TRIBUNE – Un enfant de plus de 3 ans doit regarder des écrans moins d’une heure par jour, tous écrans confondus, et bénéficier de temps et de lieux sans écran, argumentent les auteurs.

Il n’est plus possible d’affirmer qu’«il n’y a pas d’étude» sur le danger que représente l’exposition précoce des enfants aux écrans,
comme l’avait soutenu voilà près d’un an le gouvernement en réponse à une proposition de loi du Sénat. Michel Desmurget, chercheur à l’Inserm et au CNRS, a publié un livre au titre évocateur, La Fabrique du crétin digital. Et il existe
bien des études qui vont toutes dans le même sens: les écrans sont délétères pour l’enfant.

Une recherche dans une base de données scientifiques (PubMed), certes en anglais, est à la portée de tous. Or une recherche associant les mots-clés «enfant» et «temps d’écran» («screen time» and «children») conduit à découvrir que 1656 études ont été publiées sur ce sujet ces cinq dernières années dans des revues scientifiques partout dans le monde.

Nous avons effectué une synthèse à partir de plus de 120 de ces études.

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Dengue : risque épidémique persistant

La circulation du virus de la dengue poursuit son intensification et sa diffusion au sein du territoire :
· Dépassement du seuil des cas cliniquement évocateurs trois semaines consécutives (18 novembre 14 décembre)
· Poursuite de l’augmentation du nombre de cas biologiquement confirmés depuis la recrudescence amorcée en septembre ; · Une dynamique spatiale qui témoigne d’une poursuite de la diffusion du virus au sein du Centre-Nord et Sud de la Martinique avec un total 19 communes sur 34 où des cas de dengue sont biologiquement confirmés · La Martinique est actuellement placée en Phase 3 du PSAGE : Risque épidémique.

Rappel :
Prévention individuelle
Au niveau individuel, la prévention passe préférentiellement par l’utilisation de moyens de protection physiques (vêtements, moustiquaires…). L’utilisation de répulsifs est recommandée avec des précautions à respecter chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 12 ans (dans ce cas, il est indispensable de prendre conseil auprès d’un médecin ou d’un pharmacien). Pour les nouveau-nés de moins de deux mois, il est recommandé de n’utiliser aucun produit répulsif et de privilégier l’emploi de moustiquaires imprégnées.

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Les soutiens-gorge sont-ils vraiment bons pour la santé ?

— Par Laura Daniel —
Alors que les témoignages remettant en cause le port du soutien-gorge se multiplient, l’impact de ce dernier sur la santé des femmes reste flou. Influence sur la fermeté de la peau, lien avec des douleurs dorsales et même avec le cancer du sein… La recherche médicale ne s’est pas emparée de ce sujet, pourtant susceptible de concerner la moitié de la population.

Les femmes vont-elles reléguer leurs soutiens-gorge au placard ? En France, elles sont en tout cas 11 % à s’en passer désormais occasionnellement, selon une étude de l’Institut français de la mode.

Ce changement de pratique a été popularisé sur les réseaux sociaux à travers le mouvement « No bra » (« Pas de soutien-gorge », en anglais). Elles sont nombreuses à y raconter comment elles ont décidé de se passer de ce sous-vêtement, conçu tant pour masquer la poitrine que pour la maintenir.

Confort, esthétique et féminisme

Parmi les motifs invoqués, reviennent généralement l’inconfort, l’esthétique améliorée de la poitrine, ou encore des convictions féministes – les seins n’ayant pas à être sexualisés, ils n’auraient donc pas à être cachés des regards.

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Guadeloupe et Martinique : les députés votent le dépistage gratuit du taux de chlordécone

Cet insecticide, utilisé aux Antilles jusqu’en 1993 et toujours présent dans les sols, est un perturbateur endocrinien, classé par l’OMS comme cancérogène possible.

Les populations de Guadeloupe et de Martinique pourront bénéficier d’un dépistage gratuit de leur taux de chlordécone dans le sang, selon un amendement adopté dans la soirée du mardi 17 décembre par les députés, lors de la nouvelle lecture du projet de loi de finances 2020.

Le chlordécone, un insecticide utilisé aux Antilles jusqu’en 1993 et toujours présent dans les sols, est un perturbateur endocrinien, classé par l’OMS comme cancérogène possible. Il a été utilisé aux Antilles dans les bananeraies de 1972 à 1993 et a durablement pollué les sols de Martinique et de Guadeloupe.

Près de quarante ans après l’utilisation de cet insecticide, 95 % des Guadeloupéens et 92 % des Martiniquais sont aujourd’hui, selon Santé publique France, contaminés par le produit, qui a aussi des incidences sur le développement des enfants exposés pendant la grossesse, avec une hausse des risques de prématurité notamment.

L’amendement, porté par les députés de Guadeloupe Olivier Serva (LRM) et Justine Bénin (MoDem), prévoit de mettre en place une prise en charge gratuite du dépistage de la population du taux de chlordécone dans le sang.

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Chlordécone : ne plus faire du dilatoire !

— Par Pierre Alex Marie-Anne —
C’est l’impression , particulièrement désagréable ,ressentie à entendre les interventions officielles (celle du représentant de l’Etat en Martinique sur ATV le 9 Décembre dernier n’a pas dérogé à la règle) ayant suivi la présentation des conclusions du rapport, par ailleurs remarquable ,de la commission d’enquête parlementaire sur le chlordécone .
L’urgence absolue est ,ne nous y trompons pas , de rétablir au plus vite un minimum de confiance de nos compatriotes à l’égard de leurs dirigeants tant nationaux que locaux.
Les soubresauts auxquels notre société est désormais confrontée ,et qui risque si on n’y prend garde de faire voler en éclats toute notion de cohésion sociale et de solidarité ethnique, imposent d’agir sans tarder en posant des actes concrets et significatifs; l’Etat doit impérativement envoyer un signal fort montrant qu’il a compris la gravité et l’urgence de la situation.
A l’évidence cela ne pourra se faire en renvoyant les solutions ,comme il résulte des déclarations précédentes , à de lointains horizons : nouvelle études sur le lien cancer-chlordécone dont les résultats ne seront pas disponibles au mieux avant cinq ans, examen de plaintes éventuelles par la justice dont le rythme est tout sauf rapide ,ou encore ,c’est le bouquet ,la co-construction entre l’Etat et les responsables locaux ,(quand on connait la propension à la division de nos élus,cela promet !),d’un

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Scandale sanitaire du chlordécone : 500 Antillais demandent à l’État la reconnaissance du préjudice d’anxiété

L’avocat des 500 personnes estime sur franceinfo qu’il s’agit d’une première étape avant une possible poursuite de l’État devant la justice.

Plusieurs associations ont envoyé mardi 3 décembre un courrier au Premier ministre Edouard Philippe pour demander à l’Etat de reconnaître un préjudice moral d’anxiété pour 500 habitants des Antilles exposés au chlordécone, a appris franceinfo auprès de leur avocat Christophe Lèguevaques. Il s’agit d’une première étape avant une éventuelle poursuite de l’État devant le tribunal administratif de Paris.
Un pesticide utilisé pendant près de 20 ans

Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN), l’association guadeloupéenne « Vivre » et le collectif « Lyannaj pou depolye matinik » ont initié en septembre dernier une action collective, afin de faire reconnaître la responsabilité de l’État dans le scandale sanitaire du chlordécone aux Antilles. Ce pesticide toxique pour l’homme a été utilisé entre 1972 et 1993 pour combattre un insecte dévastant les bananeraies antillaises. Or, sa dangerosité avait été dénoncée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dès la fin des années 70.

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Guadeloupe : « épidémie confirmée » de dengue, 476 cas depuis juillet

Un demi-milliard de personnes, soit la moitié des habitants des Amériques et des Caraïbes, se trouvent sous la menace des virus de la dengue, du chikungunya et du Zika

Depuis plusieurs mois, les cas de dengue se multiplient en Guadeloupe et les autorités sanitaires alertent sur les mesures à prendre pour éradiquer les moustiques.

Quelque 476 cas de dengue ont été confirmés depuis juillet en Guadeloupe, a indiqué ce lundi Santé publique France, qui parle d' »épidémie confirmée » dans le département d’Outre-mer.

« Depuis juillet 2019, on observe près de 2000 cas cliniquement évocateurs de dengue, dont près de 50% des cas au cours des quatre dernières semaines », a précisé l’organisme dans son dernier bulletin reçu ce lundi. Si « 72% des communes sont touchées », les foyers sont surtout situés au Gosier, l’une des zones les plus touristiques, et à Marie-Galante, selon le bulletin.

Au total, « 476 cas ont été biologiquement confirmés », a précisé l’instance de santé, en faisant état de « plus d’une vingtaine de passages aux urgences pour suspicion de dengue, dont huit nécessitant une hospitalisation ».

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1er décembre – Journée mondiale de lutte contre le sida : les inégalités, complices silencieuses du VIH

Trente ans de lutte contre le VIH/sida. Trente années et pourtant, l’épidémie est toujours active dans de trop nombreux pays. Malgré de grandes avancées scientifiques, les populations les plus précaires se retrouvent en 1ère ligne face au VIH. Les inégalités n’ont jamais cessé d’alimenter l’épidémie de VIH/sida et n’épargnent aucune région du globe. Pour mettre fin à l’épidémie, la lutte contre les inégalités est indispensable.

Aujourd’hui, les personnes vivant avec le VIH peuvent avoir une espérance de vie similaire à celles des personnes séronégatives si elles prennent les traitements assez tôt et y ont accès. Malgré cette avancée fondamentale, le virus continue de faire des ravages dans de nombreux pays en raison des inégalités : discriminations, précarité et politiques répressives constituent le terrain d’attaque du VIH.

Aucun pays n’échappe aux inégalités, même à quelques heures d’avion de Paris. En Russie, on constate par exemple une augmentation de 75 % des nouvelles découvertes de séropositivité en 6 ans car la population homosexuelle et les usagers de drogues sont constamment discriminés[1]. Accéder à certains soins, traitements ou informations devient compliqué, voire impossible quand les personnes doivent se cacher ou que la société les juge.

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Comment faire un dépistage du Sida ?

La question : « Je voudrais compléter l’information que je donne à mes enfants adolescents concernant les maladies sexuellement transmissibles et en particulier le sida. Pouvez-vous me dire en quoi consiste le dépistage et où s’adresser ? »

La réponse de Service-public : « Un dépistage précoce permet, en cas de contamination, de suivre un traitement d’autant plus efficace qu’il est commencé tôt. Il se fait en général par une prise de sang prescrite par un médecin. Service-public.fr vous en dit plus. »

En cas de prise de risque, d’abandon de l’utilisation de préservatif dans une relation de couple ou encore pour un projet de grossesse, le dépistage permet de savoir si on est infecté par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et éventuellement de commencer un traitement rapidement.

Le test peut se faire au moyen :

  • d’une prise de sang
     
    • en s’adressant à son médecin traitant ou un médecin exerçant en cabinet libéral qui prescrit une prise de sang à réaliser dans un laboratoire (elle est remboursable à 100 % par l’Assurance maladie) ;
    • en se rendant dans un centre de dépistage anonyme et gratuit ;
    • en s’adressant à un laboratoire sans prescription médicale et donc sans remboursement de l’Assurance maladie.

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Les organisations communautaires font la différence

Le thème de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2019 est « Les organisations communautaires font la différence. »

La Journée mondiale de lutte contre le sida est organisée le 1er décembre 2019. Cette date importante permet de rendre hommage au rôle essentiel joué par les organisations communautaires aujourd’hui et par le passé dans la riposte au sida au niveau international, national et local.

Leur action pour riposter au sida prend des formes différentes. Leur leadership et leur engagement garantissent la continuité et l’adéquation de la riposte en maintenant l’accent sur les individus et en s’assurant de n’oublier personne. Les organisations communautaires regroupent des pairs-éducateurs, des réseaux de personnes vivant avec le VIH ou concernées par la maladie, comme les gays et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, des personnes consommant des drogues injectables et des travailleur(se)s du sexe, des femmes et des jeunes, des conseillers, des professionnels de la santé au sein des communautés, des prestataires de service à domicile, des organisations de la société civile et des militants de terrain.

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