Santé

Guyane: difficile combat contre le variant brésilien, devenu majoritaire

Cayenne – Le variant brésilien ? « Aucune idée de ce que c’est, il n’y a que les scientifiques qui le savent », sourit Gui, Guyanais de 84 ans. Contrairement à la population, les autorités locales s’inquiètent, ont renforcé les restrictions et étendu la vaccination aux plus de 30 ans.

En Guyane, département qui partage une frontière fluviale et terrestre de 730 kilomètres avec le Brésil, « Le variant P1, dit brésilien, représente aujourd’hui plus de 84% des prélèvements positifs« , a indiqué cette semaine le préfet Thierry Queffelec. 

Selon les autorités sanitaires, « la couverture vaccinale de 5,32% en Guyane reste trop limitée pour protéger le territoire« , elles ont donc annoncé élargir la cible vaccinale aux personnes de plus de 30 ans, dans cette région où une personne sur deux a moins de 25 ans. 

Pourtant, au centre de vaccination de l’Encre, le seul de Guyane, les patients venus recevoir leur injection ne semblent pas tous s’en inquiéter.  

Outre Gui, l’octogénaire, qui se dit, en souriant, pas du tout effrayé par le variant brésilien, Thomas, 32 ans, se montre tout aussi décontracté.

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Coronavirus. Mick Jagger, le rock contre l’obscurantisme

— Par Marie-José Sirach —

Avec la complicité de Dave Grohl, membre des Foo Fighters et ancien batteur de Nirvana, le chanteur des Rolling Stones se révèle en militant du vaccin. Même en distanciel, le rock reste un virus puissant !

Mick Jagger, 77 printemps, n’aura décidément jamais sa langue dans sa poche. Il vient d’enregistrer à la maison Eazy Sleazy , une chanson qui claque, une chanson rock and rollienne à souhait, drôle, piquante, irrévérencieuse.

Avec la complicité de Dave Grohl, des Foo Fighters, le duo chic et choc livre un morceau d’une rare vitalité. Le pape du rock and roll, dans un entretien accordé au magazine Rolling Stone, raconte avoir écrit « les paroles très rapidement » et éprouvé le besoin de revenir sur cette pandémie pour chanter « l’espoir de sortir de ce calvaire. Le refrain de la chanson, c’est comme la lumière au bout du tunnel », dit-il encore.

Au passage, le chanteur des Rolling Stones ne se gêne pas pour moquer les complotistes et conspirationnistes de tout poil, alerter sur les infos toxiques qui circulent sur les réseaux sociaux.

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Covid: dans le plus grand cimetière du Brésil, on enterre de nuit

Sao Paulo – Une odeur de diesel se répand dans le plus grand cimetière d’Amérique latine: elle provient des groupes électrogènes qui permettent d’allumer les projecteurs pour les enterrements nocturnes, face à l’afflux incessant de corps de victimes du Covid-19.

Des fossoyeurs qui travaillent depuis 30 ans dans ce cimetière de Sao Paulo nommé Vila Formosa ne se souviennent pas avoir vu au fil des décennies plus d’une dizaine d’enterrements la nuit.  

Mais ce qui était très exceptionnel avant la pandémie est en train de devenir la règle, avec l’explosion du nombre de victimes du coronavirus, qui a fait plus de 360.000 morts au Brésil. 

Dans les 22 cimetières municipaux de Sao Paulo, la ville la plus peuplée du pays, pas moins de 600 tombes sont creusées chaque jour, dont 200 à Vila Formosa, où il a fallu doubler le nombre de pelleteuses. 

Six engins sont utilisés à présent, contre trois en mai 2020, au plus fort de la première vague, quand la moyenne s’élevait à une soixantaine de tombes quotidiennes.  

La mairie a embauché plus de personnel et mobilisé davantage de véhicules pour transporter les cercueils. 

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Covid-19: surmortalité deux fois plus élevée chez les étrangers en France durant la première vague en 2020, pointe l’INSEE

Les personnes nées à l’étranger ont connu en 2020 une surmortalité deux fois plus élevée que celles nées en France, accentuée par une très forte hausse des décès chez les ressortissants africains, pendant la première vague de la pandémie de Covid-19, selon des statistiques de l’Insee publiées vendredi 16 avril.

Si les décès ont augmenté en général de 9 % en 2020 par rapport à l’année précédente en France, avec 669 000 décès, ceux concernant les personnes étrangères ont bondi de 17 %, révèle l’Institut national de la statistique. « Pendant la première vague de la pandémie, la hausse des décès des personnes nées à l’étranger a ainsi été 2,1 fois plus forte en moyenne que celle des personnes nées en France », écrit l’Insee.

Les ressortissants africains particulièrement touchés

Dans le détail, la surmortalité frappe surtout les ressortissants africains, avec une hausse de 21 % chez les personnes nées au Maghreb (40 100 décès) et 36 % chez celles nées dans un autre pays d’Afrique (7 400). Les ressortissants asiatiques aussi ont connu une forte surmortalité, avec un bond de 29 % des décès (6 300), alors que les étrangers originaires d’Europe, d’Amérique ou d’Océanie enregistrent une hausse de leur mortalité « proche de celle observée pour les personnes nées en France ».

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Covid-19: l’Afrique est « dans une impasse » pour son approvisionnement en vaccins

Addis Abeba – L’Afrique est « dans une impasse » pour son approvisionnement en vaccins contre le Covid-19, qui pourrait affecter les campagnes de vaccination dans certains pays, a déclaré jeudi le directeur pour l’Afrique des Centres de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).

De nombreux pays africains dépendent des livraisons de vaccins AstraZeneca produits en Inde, notamment par le Serum Institute of India, et distribués dans le cadre du programme Covax qui vise à fournir un accès équitable en particulier aux pays les plus pauvres. Mais l’Inde a annoncé fin mars qu’elle allait retarder ses exportations pour lutter contre une nouvelle vague de contaminations. 

« Nous sommes dans une impasse en tant que continent« , a déclaré jeudi le Dr John Nkengasong lors d’une conférence de presse. 

« L’accès aux vaccins a été limité pour nous en tant que continent et cela affecte la manière dont nous déployons notre programme de vaccination« , a-t-il ajouté. 

Lundi, les 55 États membres de l’Union africaine (UA), dont dépend l’Africa CDC, avaient acquis 34,6 millions de doses de vaccin et en avaient administré 13,9 millions, a détaillé M.

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Autotests : comment utiliser ces nouveaux outils de dépistage en vente en pharmacie ?

Depuis le 12 avril 2021, il est possible d’acheter en pharmacie des autotests antigéniques par prélèvement nasal pour dépister le Covid-19 selon l’avis favorable de la Haute Autorité de santé (HAS) du 16 mars 2021. Ces tests sont destinés aux personnes asymptomatiques de plus de 15 ans et qui ne sont pas cas contact. Ils peuvent être réalisés en totale autonomie du prélèvement à la lecture du résultat (à la manière d’un test de grossesse). Comment s’en servir ? Sont-ils remboursés ? Quel est leur prix de vente maximum ? Le point avec Service-Public.fr.

Le test RT-PCR nasopharyngé possède aujourd’hui les meilleures performances cliniques. Toutefois, le prélèvement étant invasif, il n’est pas adapté à toutes les situations, particulièrement lorsque le test doit être répété. Le test antigénique rapide est moins invasif et permet d’obtenir un résultat facile à lire en moins de 30 mn.

Ce test étant moins sensible que le test RT-PCR, il est utile de répéter l’autotest 1 à 2 fois par semaine pour augmenter les chances de détecter le virus au début de la maladie, c’est-à-dire au moment où le virus est le plus présent et le plus facilement détectable, et surtout au moment où on est le plus contagieux.

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Covid-19 : pourquoi la vigilance est de mise en Guyane, touchée par le variant identifié au Brésil

Ce variant représente désormais plus de 80% des contaminations dans cette région française d’outre-mer, qui partage 730 km de frontière avec le Brésil.

Des regards inquiets se tournent désormais vers la Guyane. Dans cette région française d’Amérique du Sud, plus de 80% des contaminations sont désormais dues au variant P.1 du Covid-19, identifié au Brésil et jugé particulièrement contagieux. Un constat qui a poussé le gouvernement français à annoncer, jeudi 15 avril, des tests antigéniques systématiques pour tous les voyageurs en provenance de Guyane. Faut-il s’alarmer ? Franceinfo fait le point.

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La circulation du virus y est en hausse

Le constat est acté depuis début avril. « La circulation du virus responsable de la Covid-19 est en augmentation depuis quatre semaines » en Guyane, écrivait le 8 avril l’agence Santé publique France dans son bulletin épidémiologique. hebdomadaire. « Cette hausse concerne majoritairement l’Ile de Cayenne et le secteur des Savanes. La situation est calme dans les autres secteurs. Cette nouvelle hausse est à relier avec la hausse de la circulation des variants, qui se poursuit également.

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Coronavirus : la Martinique est de nouveau confinée

Pas de déplacement en journée au-delà de 10 kilomètres sauf motif impérieux (attestation de déplacement). Sorties autorisées dans un rayon de 10 km autour du domicile (justificatif de domicile).

Motifs impérieux : 

    • déplacement professionnel et formation
    • vaccination
    • consultation et soin ou achat de produit de santé
    • motif familial, aide aux personnes vulnérable, garde d’enfant 
    • convocation judiciaire ou administrative
    • achat ou retrait de commande dans les magasins autorisés
    • déplacements dans les lieux de culte

Le couvre-feu est maintenu entre 19h et 5h. 

Les crèches et écoles de Martinique restent ouvertes. Les collèges et lycées seront en demi-jauge. Les salles de restauration scolaire collective seront fermées. 

Le télétravail doit être généralisé dès que possible avec pour objectif 4 jours par semaine. 

Fermeture des commerces sauf pour achat de première nécessité. Fermeture des galeries commerciales. 
Types de commerces autorisés : 

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Ces maladies qui ont emporté bien plus de 100.000 personnes en France

Peste, choléra, variole ou grippe espagnole… Alors que la France s’apprête à passer la barre officielle des 100.000 morts du Covid-19, l’Histoire nous apprend que ce n’est pas la première fois qu’une maladie est à l’origine d’autant de décès sur notre territoire.

— Par Jeanne Sénéchal —

La barre fatidique des 100.000 morts du Covid-19, tant redoutée, va bientôt être franchie. Ce mercredi, les chiffres officiels donnent 99.508 victimes au compteur en France, tandis que le monde dénombre presque trois millions de morts. Pourtant, ce n’est pas la première fois qu’une maladie est à l’origine d’un tel désastre, et certaines ont été bien plus meurtrières : on pense à la peste de Justinien, la première documentée, qui a causé 30 à 50 millions de morts en deux siècles, ou encore à la peste noire, qui a emporté un tiers de la population européenne au Moyen-Âge, sans oublier le choléra, la variole et la grippe espagnole.

La peste et la peste noire
La peste a frappé l’Europe à de nombreuses reprises. La première pandémie documentée remonte en 541, sous le règne de l’Empereur Justinien.

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Le cri du 24 avril

— Lettre au Président de la République par le collectif du 27 février —

En dépassant très largement le cercle habituel des militantes et militants associatifs, syndicaux, politiques, la manifestation du 27 février a montré, sous le regard de l’opinion publique internationale, que les peuples de Martinique et de Guadeloupe n’entendent pas assister passivement à la mort lente qui leur a été inoculée à base de chlordécone et autres pesticides.

Les décennies de lutte pour faire éclater au grand jour le scandale du chlordécone ce crime impuni, et pour porter avec la force nécessaire l’exigence des réparations à la hauteur des dégâts commis, aboutissent au moment crucial d’aujourd’hui : ou bien l’Etat français s’obstine dans le refus de tirer toutes les conséquences de l’aveu prononcé par son plus haut responsable et confirme que le mépris dominant l’emporte sur notre droit à la vie, ou bien il tourne le dos au déni et écoute réellement la voix de la population qui exige justice et réparations.

L’heure des demi-mesures, des miettes, des belles paroles et des mots de consolation est dépassée.

Nous, soussignés-ées, ne quémandons rien.  

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Inégalités et injustices amplifiées par la crise du Covid-19

— Par Amnesty International —
La pandémie de Covid-19 a mis à jour le terrible bilan de politiques destructrices, délibérément créatrices de divisions et qui perpétuent les inégalités, la discrimination et l’oppression. Des mesures qui ont représenté un terreau fertile favorisant les ravages causés par le Covid-19.

Notre nouveau rapport sur la situation des droits humains dans le monde, couvre 149 pays et présente une analyse détaillée des grandes tendances en matière de droits humains observées à travers le monde en 2020.

Dans notre Rapport annuel, nous démontrons que les populations qui étaient déjà les plus marginalisées, notamment les femmes et les personnes réfugiées et migrantes, sont celles qui ont été le plus durement frappées par la pandémie. Cela s’explique par des décennies de politiques discriminatoires décidées par celles et ceux qui dirigent le monde.

Le personnel soignant, les travailleuses et travailleurs migrants et les personnes travaillant dans le secteur informel – qui pour beaucoup se sont trouvés en première ligne face à la pandémie – ont également été trahis par des années de politiques d’austérité. Les systèmes de santé ont été négligés et les aides économiques et sociales lacunaires.

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« Nous, chirurgiennes et chirurgiens, sommes également confrontés à un tri : quels patients déprogrammer? »

—- Collectif —

La fermeture de blocs opératoires pour ouvrir des lits de réanimation à destination des patients Covid-19 conduit à déprogrammer des interventions chirurgicales. Dans une tribune au « Monde », un collectif de quatre-vingt-neuf chirurgiens demande de fixer des limites à cette stratégie, avant d’être réduits à ne plus traiter que les urgences vitales.

A l’heure où nous vivons une nouvelle vague de l’épidémie de Covid-19, les alertes se multiplient sur la pérennité d’un accès des patients aux soins critiques (services de réanimation). Nos collègues réanimatrices et réanimateurs ainsi que quarante et un directrices et directeurs de crise d’hôpitaux, ont récemment sonné l’alarme sur l’épreuve du choix de patients à laquelle ils risquent d’être de plus en plus confrontés à l’entrée des réanimations.

Nous, chirurgiennes et chirurgiens, sommes également confrontés à un tri : quels patients déprogrammer ?

Suivant les paliers de l’évolution de l’épidémie, nous recevons l’injonction de déprogrammer des interventions déjà planifiées, ce qui nous contraint à sélectionner les patients à opérer en priorité.

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Le FMI pointe les inégalités dans la reprise

— Par Gita Gopinath,  conseillère économique et directrice du département des études du Fonds monétaire international (FMI).

Un an après le début de la pandémie de COVID-19, le monde connaît toujours des tensions sociales et économiques extrêmes, alors que le bilan humain s’alourdit et que des millions de personnes restent sans emploi. Pourtant, malgré la grande incertitude qui entoure l’évolution de la pandémie, une issue à cette crise sanitaire et économique est de plus en plus visible. Grâce à l’ingéniosité des chercheurs, des centaines de millions de personnes sont actuellement vaccinées, ce qui devrait favoriser la reprise dans de nombreux pays au cours de cette année. Les pays continuent par ailleurs de s’adapter à de nouvelles méthodes de travail en dépit de la diminution des déplacements, ce qui se traduit par un redressement plus fort que prévu dans toutes les régions. De nouvelles mesures de soutien budgétaire dans des pays de premier plan, notamment aux États-Unis, ont amélioré encore davantage les perspectives. 

Nous prévoyons à présent une reprise plus vigoureuse de l’économie mondiale par rapport à nos prévisions de janvier : la croissance devrait être de 6 % en 2021 (hausse de 0,5 point de pourcentage) et de 4,4 % en 2022 (hausse de 0,2 point de pourcentage), après une contraction historique estimée à -3,3 % en 2020.

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Les « Vaxxeuses » luttent contre les infox des groupes anti-vaccins

— Par Maïwenn Bordron —

Alors que la campagne de vaccination contre le Covid-19 a commencé en France, les infox véhiculées par les anti-vaccins se multiplient sur les réseaux sociaux. Plusieurs collectifs de citoyens, comme les Vaxxeuses, tentent d’organiser une riposte et luttent contre cette désinformation.

De fausses informations autour de la vaccination sont relayées régulièrement depuis des années dans le monde, mais particulièrement en France. Cette tendance s’est accélérée depuis le début de la crise sanitaire et ne va pas s’arrêter, alors que les premières doses du vaccin Pfizer-BioNTech contre le Covid-19 ont été administrées en France le dimanche 27 décembre. Depuis plusieurs années, des groupes de citoyens tentent de déconstruire ces « fake news » sur les vaccins qui circulent sur les réseaux sociaux, mais avec le coronavirus, leur travail est plus important. Parmi eux, les Vaxxeuses, un groupe composé d’une quinzaine de bénévoles actifs sur Facebook qui cherche à contredire les théories des anti-vaccins. D’autres groupes existent comme « Vaccins France – Information et Discussions« , Stop à la propagande anti-vaccins ou Covid19 Fédération. Comment fonctionnent-ils ?

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Covid-19 : un tiers des patients souffrent de troubles mentaux

Selon une étude, parue mercredi dans le journal spécialisé The Lancet Psychiatry, une personne sur trois a eu un diagnostic de troubles neurologiques ou psychiatriques dans les six mois suivant l’infection. Parmi les plus fréquents, l’anxiété (17%) et les troubles de l’humeur (14%). 

Lire aussi : 972 : L’hôpital ne pourra pas soigner tous les malades Covid dans les jours qui viennent… 

L’incidence des atteintes neurologiques telles que les hémorragies cérébrales (0,6%), les accidents vasculaires cérébraux (2,1%) et la démence (0,7%) était globalement plus faible, mais le risque était généralement plus élevé parmi les patients qui avaient été gravement malades.

Si le risque au niveau individuel de la plupart de ces troubles neurologiques et psychiatriques est faible, l’effet peut être «considérable» pour les systèmes de santé en raison de l’ampleur de la pandémie, relève le professeur Paul Harrison (Université d’Oxford, Royaume-Uni), auteur principal de l’étude. D’autant que beaucoup de ces troubles sont «chroniques», argue-t-il, plaidant pour doter les systèmes de santé de ressources «pour faire face aux besoins».

En analysant les dossiers de santé électroniques de 236.379 patients atteints du covid, les auteurs relèvent que 34% ont eu un diagnostic de maladie neurologique ou psychiatrique dans les six mois suivant l’infection. Pour

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Le combat contre le Covid de plus en plus chaotique au Brésil

Brasilia – Le Brésil livre son combat contre le coronavirus dans la plus grande confusion, avec un éventail de mesures pour les écoles, les églises ou les restaurants contradictoires, mal expliquées et soumises aux aléas des décisions judiciaires.

La confusion règne alors que le géant sud-américain est frappé de plein fouet par l’épidémie: le bilan quotidien des décès a franchi pour la première fois la barre des 4.000 unités mardi, avec 4.195 morts. Au Brésil, deuxième pays le plus endeuillé au monde derrière les Etats-Unis en valeur absolue, 336.947 personnes au total ont officiellement succombé au Covid-19. 

Lundi matin, Marcia Matos, une habitante de Rio de Janeiro, était en train de préparer son enfant de deux ans pour la crèche quand une amie l’a prévenue que la reprise des activités y avait été suspendue. 

Une suspension décidée la veille au soir par un juge, rendant caduc le décret municipal datant du vendredi précédent qui prévoyait la réouverture des établissements scolaires. 

« C’est vraiment très confus. La crèche ne nous a prévenus qu’après l’heure où on le dépose normalement. Il était tout heureux à l’idée de retrouver ses petits camarades« , déplore Mme Matos. 

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Outre-mer: la campagne de vaccination ne décolle pas

DÉCRYPTAGE – Alors que les territoires d’Outre-mer peuvent vacciner depuis début janvier, le taux de vaccination demeure extrêmement faible par rapport à la France métropolitaine.

— Par Laura Andrieu —

À peine 4% de la population vaccinée à La Réunion, 3% à Mayotte ou, pire, 2,54% en Guadeloupe. La campagne vaccinale n’a toujours pas trouvé son rythme de croisière dans les territoires d’Outre-mer. À titre de comparaison, près de 11% de la population d’Île-de-France est désormais vaccinée alors même que la région affiche le taux de vaccination le plus faible de métropole. Le taux de la population vaccinée s’élève ainsi à 14,40% en Nouvelle-Aquitaine et à plus de 17% en Corse.

En Outre-mer, la première injection a lieu le 7 janvier quand Jérôme Viguier, le directeur de l’ARS Martinique, se fait vacciner. Pour Mayotte, il faut attendre le 28 janvier, soit pratiquement un mois après le démarrage de la campagne de vaccination en métropole, le 26 décembre. Ce démarrage plus lent ne suffit toutefois pas à expliquer pourquoi, encore aujourd’hui, les territoires ultramarins demeurent loin derrière. En plus d’une logistique encore plus difficile à mettre en place que dans l’Hexagone, certaines régions indiquent avoir reçu peu de doses au démarrage de leur campagne.

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Début de la vaccination des enseignants « mi-avril » probablement, selon Blanquer

Paris – La vaccination des enseignants et personnels éducatifs contre le Covid-19 débutera « probablement vers la mi-avril », d’abord par ceux qui travaillent avec les enfants « en situation de handicap », a déclaré dimanche le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer.

« S’agissant des professeurs, notre objectif c’est que ce soit dans le courant du mois d’avril selon des règles de priorité que nous travaillons actuellement« , a déclaré le ministre dans l’émission « Questions politiques » de France Inter, France Télévisions, franceinfo et Le Monde.

« Notamment, ça commencera par ceux qui s’occupent des enfants en situation de handicap« , a-t-il poursuivi. « On continuera normalement avec ceux qui s’occupent des enfants de maternelle » et « puis ensuite, ce sera un raisonnement par âge, tout ce travail se fait actuellement avec les autorités de santé« . 

Interrogé sur la date de début de vaccination des enseignants, il a déclaré plus tard: « probablement vers la mi-avril« . 

« Ce qui est souhaitable, c’est qu’on réussisse à faire ça au cours des deux prochains mois« , a ajouté M.

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Chlordécone: des avocats contestent la prescription et portent plainte à la CJR

Paris – Des avocats ont contesté jeudi auprès des juges d’instruction chargés d’une enquête sur l’empoisonnement des Antilles au chlordécone la possible prescription des faits et entendent déposer une plainte à la Cour de la justice de la République (CJR), a appris l’AFP vendredi auprès d’eux.

Me Rachid Madid et Olivier Tabone, avocats de l’Association médicale de sauvegarde de l’environnement et de la santé (Amses), ont confirmé à l’AFP l’information de Libération selon laquelle ils ont déposé un mémoire auprès des juges afin de contester l’analyse juridique de ces derniers sur la question de la prescription, en se basant sur des « points de procédure, de jurisprudence et d’évolution du droit » en la matière. 

Ils ont également demandé que soit retenue l’infraction d' »homicide involontaire« . 

« Nous avons reçu un accueil très favorable » de la part des juges, ont estimé les avocats. 

Dans ce dossier instruit depuis maintenant 14 ans par le pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris, les juges d’instruction ont signifié mi-janvier à plusieurs parties civiles leur analyse selon laquelle les faits seraient dans leur grande majorité prescrits. 

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Un salarié a-t-il le droit de s’absenter pour aller se faire vacciner?

La campagne de vaccination contre le Covid-19 s’adresse désormais à de nouveaux publics. Les médecins du travail peuvent vacciner les salariés de 55 à 64 ans inclus, présentant des comorbidités au moyen du vaccin AstraZeneca. Vous devez vous rendre au centre de santé au travail ou bien dans un centre de vaccination ? Quelles sont les autorisations d’absence prévues ? Faut-il informer son employeur ? La dernière version du questions-réponses du ministère du Travail précise les modalités.

Vaccination au service de santé au travail

Si le salarié choisit de passer par son service de santé au travail, il est autorisé à s’absenter sur ses heures de travail. Aucun arrêt de travail n’est nécessaire et l’employeur ne peut en aucun cas s’opposer à son absence. Le salarié informe cependant son employeur de son absence pour visite médicale sans avoir à en préciser le motif.

En situation d’affection de longue durée exonérante

Les salariés en situation d’affection de longue durée exonérante (cancer, insuffisance cardiaque grave, polyarthrite, sclérose en plaques, diabète de type 1 et 2…) bénéficient d’une autorisation d’absence de droit pour cette vaccination rendue nécessaire par leur état de santé.

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La faim gagne du terrain dans un Brésil en pleine pandémie

Sao Paulo – Les files d’attente des points de distribution de nourriture ne cessent de s’allonger dans les grandes villes du Brésil, où la faim gagne du terrain en pleine crise du coronavirus.

Dans le centre de Sao Paulo, Miguel da Silva a fait la queue avec environ 300 personnes avant d’obtenir enfin une assiette avec du riz, un peu de viande et quelques légumes. 

« C’est mieux de venir ici que de mendier« , confie à l’AFP cet homme de 70 ans. 

Même détresse à Rio de Janeiro, avec des centaines de personnes dans une autre file interminable, sous un soleil écrasant, y compris des femmes enceintes. Pour la plupart, ce sera le seul repas de la journée. 

« Tout est cher. Si je devais acheter la nourriture qu’on nous donne ici, ça me coûterait plus de 1.000 réais (près de 150 euros) par mois« , déplore Mario Lima, 72 ans, qui touche seulement 1.045 reáis de retraite, l’équivalent du salaire minimum. 

Le coronavirus a fait en un an plus de 317.000 morts au Brésil, mais la crise sanitaire a aussi fait monter en flèche le chômage, avec son lot de nouveaux pauvres, de nouveaux affamés. 

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Covid-19: accalmie ou nouvelles restrictions, la France dans l’attente

Des services de réa qui ont dépassé le pic de la 2e vague de l’épidémie de Covid-19, un virus qui ne freine pas encore sa course, une vaccination trop lente pour modifier la donne: tel est le sombre tableau qui se dresse devant l’exécutif, à la veille d’un énième conseil de défense annoncé comme décisif.

« Les mesures prises il y a dix jours pourraient commencer à montrer des effets dans les tout prochains jours, ou pas, nous le verrons dans les 24, 48 heures vraisemblablement », a assuré le ministre de la Santé, Olivier Véran, mardi à l’Assemblée nationale.
« Si besoin était, nous prendrions d’autres mesures pour toujours protéger les Français », a-t-il ajouté.
L’opposition et une partie des médecins appellent à ne plus attendre pour prendre de nouvelles mesures, dix jours après l’entrée en vigueur, dans 16 puis 3 autres départements, d’un tour de vis qualifié de « faux confinement ».
Ils justifient ces appels par la dégradation des chiffres de l’épidémie, qui ont un impact sur l’hôpital.
Avec 4.974 malades en réanimation lundi, le plus haut de la 2e vague de l’automne a été franchi.

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Dans la « complosphère », le mythe porteur des vaccins créateurs de variants

La théorie d’une « bombe à retardement bactériologique » enclenchée par les vaccins se propage sur les réseaux sociaux, au risque d’alimenter la défiance

Paris – La vaccination contre le Covid-19 à l’origine de variants plus dangereux? Réfutée par les immunologues, cette théorie d’une « bombe à retardement bactériologique » enclenchée par les vaccins se propage sur les réseaux sociaux, au risque d’alimenter la défiance.

Ce nouvel angle d’attaque anti-vaccins, déployé sur des sites et comptes conspirationnistes, joue sur plusieurs tableaux: il se pare d’un léger vernis scientifique et aiguise les peurs au moment où la vague épidémique repart en Europe sous l’effet du variant britannique. 

Comme souvent dans la « complosphère« , cette désinformation prend des formes très diverses. Partagées plus de 1.000 fois en quelques jours, certaines publications Facebook optent pour un style très direct: « Les personnes vaccinées sont des bombes bactériologiques à retardement ambulantes et une MENACE pour la société« , clament-elles, le tout illustré par des bâtons de dynamite reliés à un système de détonation. 

« Ce sont les personnes vaccinées qui sont (…) les plus susceptibles d’infecter d’autres personnes avec des super-souches« , soutient l’article auquel renvoient ces posts Facebook. 

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« Quand Martinique fait face »

Message de la communauté médicale du CHU de Martinique aux Martiniquaises et aux Martiniquais:

« Le variant Anglais du Covid frappe de plein fouet la Martinique.

Tous ensemble nous avons très bien réagi aux 2 crises du mois de mars et du mois d’octobre 2020. De nombreux décès ont été évités parce que la Martinique, mieux que beaucoup, a su faire face avec sérieux et détermination.

La déferlante actuelle va malheureusement être beaucoup plus forte. Le variant est agressif avec des patients plus graves, il est beaucoup plus contagieux. Il ne s’agit plus d’arrivée d’avions ou de bateaux. Il est désormais installé chez nous.

Très brutalement, le CHU est arrivé aux limites de ses capacités.

Si la crise continue au même rythme, vos médecins devront faire des choix impossibles entre celui que l’on soigne….. et celui qu’on n’a pas d’autre option que de ne pas soigner, faute de lits de réanimation pour l’accueillir.

A Paris, nos confrères ont également alerté sur ce difficile dilemme.

Mais ici, nous pouvons encore éviter le pire.

Chaque martiniquais vacciné se protège, protège sa famille, protège la Martinique.

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Covid-19 : face à la 3ème vague, couvre-feu renforcé, restaurants et salles de spectacles fermés…

Les indicateurs de la covid-19 sont en nette augmentation en Martinique. Les seuils d’alerte ont été dépassés.

Afin de freiner la circulation du virus, le préfet de la Martinique a pris les décisions suivantes :

➜ Couvre-feu de 22h00 à 5h00. A partir du jeudi 1er avril et jusqu’au 19 avril, le couvre-feu sera établi de 19h00 à 5h00. L’objectif de ce couvre-feu est de limiter les rassemblements durant lesquels les mesures barrières sont moins bien appliquées et où le virus circule rapidement tout en limitant l’impact sur l’économie déjà mise à rude épreuve par l’épidémie.

Les sorties et déplacements sans attestations dérogatoires seront interdits de 22h00 à 5h00, sous peine d’une amende de 135 € et jusqu’à 3750 € en cas de récidive. Les établissements autorisés à ouvrir ne pourront plus accueillir de public après 22h00. 

➜ Fermeture des établissements recevant du public qui ont une activité de restauration dans les centres commerciaux. La consommation d’aliments ou de boissons dans les centres commerciaux est interdite.

➜ Ouverture des manifestations sportives en extérieur au public uniquement sous autorisation préfectorale. Les établissements sportifs couverts ne peuvent pas accueillir de public, sauf exception .

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