Sciences Sociales

Autonomie politique pour la Guadeloupe et la Martinique : Gare aux désillusions à venir ! –

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Le 20 décembre 2019 se tiendra le congrès des élus en Guadeloupe afin de se prononcer sur l’évolution statutaire de la Guadeloupe. A lire certains partisans de l’autonomie, les guadeloupéens et Martiniquais peuvent croire que le changement de statut pourrait solutionner tous les problèmes de la Guadeloupe et tout autant que de la Martinique. Certes prenons en l’augure, car à mon sens, le changement statutaire est déjà acquis pour la Guadeloupe et le congrès des élus n’aura d’autre choix que d’entériner l’autonomie ou quelque chose qui lui ressemble. Le statu-quo n’étant pas possible et encore moins envisageable tant la quête identitaire est forte de nos jours aux Antilles. C’est là une réalité incontournable, la Guadeloupe disposera bientôt d’un statut de collectivité territoriale autonome et la Martinique devrait suivre le courant à brève échéance. Ce constat est incontournable et point besoin d’en rajouter ! Et pourtant ce changement statutaire pourrait se révéler être à l’avenir une grande supercherie. C’est dans le contexte difficile de la France, que les hommes politiques de la Guadeloupe et la Martinique demandent à l’Etat plus de pouvoir de gestion et des compétences plus larges pour gérer au mieux les pays Guadeloupe et Martinique.

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Pisa 2018 : les résultats des élèves français évoluent peu

Publiés le 3 décembre 2019, les premiers résultats de l’enquête Pisa 2018 placent la France entre la 15e et la 21e place des 79 pays participants aux enquêtes de l’OCDE. Légèrement au-dessus de la moyenne des 36 pays membres de l’OCDE, ses résultats sont stables par rapport à 2015.

Mathématiques et français à l’école
Si l’écart de performance selon l’origine sociale des élèves est en baisse par rapport aux enquêtes précédentes, il reste néanmoins conséquent.

Depuis 2000, tous les trois ans, l’évaluation PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) apprécie les compétences des élèves de 15 ans dans trois domaines : la compréhension de l’écrit, les mathématiques et la culture scientifique. En 2018, 600 000 élèves représentatifs des quelques 32 millions d’élèves âgés de 15 ans scolarisés dans les 79 pays participants, ont passé les épreuves dont les premiers résultats viennent d’être publiés(nouvelle fenêtre).

Deux notes d’information(nouvelle fenêtre) du ministère de l’Éducation nationale reviennent sur les résultats spécifiques pour la France.

Des résultats stables depuis 2012 mais loin derrière les pays les plus performants

En France, 6 300 élèves issus de 252 collèges et lycées ont été testés.

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Faut-il rééquilibrer le jeu démocratique en France ?

Référendum d’initiative citoyenne, revalorisation du rôle du Parlement, participation de citoyens non élus aux processus décisionnels, nouvelle vague de décentralisation… Quelles réponses apporter aux revendications pour plus de proximité et de participation ? Débat entre Bastien François et Philippe Raynaud.

Par Bastien François – professeur des universités, Paris 1, Panthéon-Sorbonne et Philippe Raynaud – professeur de science politique, université paris 2, Panthéon-Assas

La démocratie représentative est mise en cause : les représentants du peuple, au niveau national, seraient trop éloignés des préoccupations quotidiennes des citoyens.
Devrait-on donner plus de pouvoir aux collectivités locales au détriment des instances nationales et, éventuellement, réduire le nombre de parlementaires, voire supprimer le Sénat ?
Réponse de Bastien François :

C’est une curieuse idée de vouloir réduire le nombre des représentants, voire de supprimer une chambre parlementaire, au moment où certains jugent les représentants trop éloignés des citoyens ! Il faudrait plutôt réfléchir aux causes de cet éloignement. De ce point de vue, on ne s’intéresse pas assez à la composition sociale des instances représentatives. Le renouvellement de l’Assemblée nationale en 2017 s’est accompagné d’une forte augmentation de la proportion de femmes (38,8% contre 26,9% en 2012), mais aussi d’une quasi-disparition des représentants issus des milieux populaires.

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Un million de signatures : les opposants à la privatisation d’ADP demandent à Macron de déclencher le RIP

Ce 4 décembre, le Conseil constitutionnel annonce que la barre du million de signatures a été franchie dans le projet de référendum sur la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris). Le RIP, référendum d’initiative partagée, tant réclamé par les « gilets jaunes » notamment, va-t-il avoir lieu ?

des partisans du référendum contre la privatisation d’ADP sur la place de la République a Paris (30 novembre 2019) © Maxppp / Sadak Souici / Le Pictorium

C’est un chiffre historique. Le projet de référendum d’initiative partagée, ou RIP, sur la privatisation d’Aéroports de Paris, a franchi ce mercredi le cap du million de soutiens. 1 000 500 signatures exactement, ce 4 décembre, selon le Conseil constitutionnel.

De quoi parle-t-on ? 

Lancé à la mi-juin, le projet de RIP entend empêcher la privatisation d’Aéroport de Paris, actuellement détenu à 50,6 % par l’État. Sa privatisation figure au rang des cessions d’actifs prévus dans le projet de loi Pacte, et doit prendre la forme d’une concession limitée à 70 ans. Le RIP est soutenu par des députés et sénateurs de l’opposition (socialistes, Insoumis, Les Républicains…), des ONG et des citoyens qui craignent que la privatisation ne prive l’État d’une manne financière et d’un contrôle sur les orientations stratégiques d’ADP. 

 

Dans un communiqué publié sur son site, le Conseil constitutionnel détaille les 1 000 500 signatures comptabilisées.

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Littératures : nouveautés du 9 décembre 2019

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux XVIIe – XVIIIe siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu’il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l’emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d’informations même complexes.

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Sciences sociales : nouveautés du 8 décembre 2019

L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.

Le terme de science sociale apparaît pour la première fois en 1824 dans l’ouvrage de William Thompson (1775-1833), An Inquiry into the Principles of the Distribution of Wealth Most Conducive to Human Happiness; applied to the Newly Proposed System of Voluntary Equality of Wealth.

Les débuts des sciences sociales au 18e siècle se reflètent dans la grande encyclopédie de Diderot, avec des articles de Jean-Jacques Rousseau et d’autres pionniers. L’émergence des sciences sociales se reflète également dans d’autres encyclopédies spécialisées.

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Fêtes de fin d’année : comment éviter les mauvaises surprises ?

Étiquetage des produits, conformité des jouets, sécurisation des objets connectés… La DGCCRF fait le tour de toute la réglementation en vigueur concernant les fêtes de fin d’année.

Comment lire une étiquette ? Qu’est-ce qu’un label de qualité ? Comment installer une guirlande en toute sécurité ? Quelle est la réglementation pour les coffrets cadeaux de séjours ? Comment choisir une trottinette ? Quelles sont les consignes de sécurité pour les jouets électriques ? Que faut-il vérifier avant d’acheter un jeu vidéo, un objet connecté ? Que faire des appareils en fin de vie ? Comment saisir la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en cas de problème ?

Le guide Fêtes de fin d’année 2019 vous conseille sur les pièges à éviter, la réglementation en vigueur et les recours en cas de déconvenue concernant les produits alimentaires festifs du réveillon (saumon, huîtres, foie gras, dinde, truffes, champagne…), les sapins et décorations ainsi que les cadeaux (jeux, produits multimédia).

Les principaux conseils de la DGCCRF

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Qu’est-ce que parler veut dire ?

— Par Victor Martine Lina(*) —

Ki sa ou fini di la-a ?

Il assez commun que nombre de personnes vivent l’expérience suivante : Par exemple s’adressant à quelqu’un d’autre, ils se rendent compte, avec surprise, dans la seconde qui suit la fin de leur phrase, de l’équivoque de leur propos.

Ainsi, il arrive qu’ils tentent de mieux se faire comprendre en disant : ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Cependant ce qui a été dit en premier n’est pas passé inaperçu chacun l’a bien entendu.

Pour nombre d’entre-nous ce phénomène n’a pas lieu de retenir notre attention. Il s’agirait d’une simple erreur provenant de notre manque d’attention ou de concentration. Circulez, il n’y a rien à entendre.

Lire aussi :Violence et lien social – Étude en milieu carcéral en Martinique de Victor Lina

Je sais très bien ce que je dis !

Le sujet et la plupart d’entre nous, tendent à croire qu’ils savent exactement et complètement ce qu’ils disent.

Certes, en faisant attention à ce que chacun de nous dit ou entend quotidiennement, nous sommes, ou nous devrions être, amenés à conclure qu’il n’en est rien puisque les méprises et malentendus ne manquent pas.

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Violence et lien social – Étude en milieu carcéral en Martinique

Une étude de Victor Lina

Auteur : Victor M. LINA, préface de Mareike WOLF-FÉDIDA
Année : 2019
Collection : Criminologie et Anthropologie

Description :

La violence est une expérience qui nous trouble dans le quotidien. Impossible de s’en défaire. Réprouvée, dénoncée, rejetée, à l’aune des sentiments et des réactions qu’elle tend à provoquer, la violence demeure attachée à notre état social et à son progrès. La punition la plus forte est la prison. Donc, il est courant de considérer que le milieu pénitentiaire se prête tout naturellement à son étude. Théoriquement, pense-t-on, la violence doit y trouver son remède, sa solution.

Mais sur le terrain, le milieu pénitencier n’est pas singulièrement pensé pour être le lieu privilégié du traitement de la violence. Car il se passe beaucoup de choses en prison dont on en soupçonne difficilement l’ampleur. L’étendue de l’expérience carcérale ne se laisse pas réduire à la violence et il serait tendancieux voire vraisemblablement une erreur, d’en conclure qu’il s’agit du lieu principal de sa production.

Cette étude propose au lecteur une introduction à la question de la violence et à son articulation au lien social, issu d’une recherche menée au fil du temps dans le cadre d’un service médico-psychologique régional, le S.M.P.R.

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Le climat : une profonde rupture

— Par Emmanuel Le Roy Ladurie – normalien, agrégé d’histoire et docteur ès lettres, spécialiste de l’histoire du climat —
Le réchauffement climatique constitue une préoccupation croissante dans le monde. De la première description de l’effet de serre en 1824 jusqu’aux derniers rapports alarmants du GIEC, les alertes se multiplient. Le phénomène actuel s’inscrit dans le temps beaucoup plus long de l’histoire générale du climat.

À quand remonte, selon vous, une approche rationnelle et scientifique des phénomènes climatiques ?

Le climat a longtemps fait l’objet d’une approche religieuse ou mystique. Il était fréquent de prier pour obtenir du beau temps ou de la pluie, voire même d’organiser des processions tout spécialement consacrées, comme en Espagne. À la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe siècle, des centaines de sorcières ont été brûlées en Allemagne, notamment à la suite de gelées ayant détruit les raisins et dont elles étaient tenues pour responsables.
Les débuts de l’approche rationnelle sont intimement liés à des considérations agricoles et en particulier viticoles. Dès l’an mil, les agriculteurs récoltant le blé observaient avec sérieux la pluie et l’ensoleillement.

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I Poko Two Ta Matnik : un jour sans moteur!

Dimanche 8 décembre 2019 à 9h 30 RV Savane de FdF

Le collectif I Poko Two Ta Matnik appelle à une mobilisation placée sous le thème du « sans moteur », le dimanche 8 décembre dans les rues de Fort de France. Pour cette édition spéciale « Journée mondiale du climat », rejoignez-les munis de vos vélos, skateboards, rollers, patins à roulettes, trottinettes sans moteur, de vos baskets, chevaux… pour un cortège très fun et sans pollution !

L’occasion de découvrir le centre-ville sans circulation, klaxons ni gaz d’échappement ; une utopie de ville mobilisée autour d’une autre façon de circuler.

I Poko Two Ta Matnik réaffirme à cette occasion l’importance que devrait avoir le vélo et les moyens doux dans les politiques publiques (voies cyclables, piétonisation, garages à vélos, parcs, etc.).

Le départ est prévu le dimanche 8 décembre à 9h30 place de la Savane et suivra un parcours délimité et sécurisé. Email : ipokotwotamatnik@gmail.com

⚠️Dimanche 08 décembre 2019 🕤 à 09h30 🕤 📍sur la Savane à Fort de France, AGAPE SE BOUGE POUR LE CLIMAT #nature #écologie #juslocaux #marchepourleclimat

🚨🌳🦋Pour cette édition spéciale «Journée mondiale du climat »🌳, rejoins- la avec ton vélo 🚴🏿‍♀, ton 🛹 skateboard, tes roller, ta trottinette🛴, tes basket👟 , ton cheval🐎, ..

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Annulation du séjour par le voyagiste : séjour de substitution ou indemnité ? Il faut choisir

Lorsqu’un voyagiste annule un séjour touristique la veille du départ, l’acheteur ne peut pas à la fois accepter un voyage de substitution et réclamer une indemnité de résiliation.

C’est ce qu’a confirmé la Cour de cassation dans son arrêt du 14 novembre 2019. Dans cette affaire, l’acheteur avait réservé et intégralement payé un séjour au Maroc pour 4 personnes. La veille du départ, le vendeur annule le séjour et propose un séjour de substitution en Égypte dans un club offrant des prestations supérieures que le client accepte. À l’issue du voyage, l’acheteur assigne le vendeur en indemnisation.

Le code du tourisme prévoit en effet que lorsque, avant le départ, le vendeur d’un séjour ou d’un voyage touristique annule le voyage, il doit rembourser l’intégralité des sommes versées et payer une indemnité au moins égale à la pénalité que le voyageur aurait dû payer si lui-même avait annulé à cette date.

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L’éphéméride du 6 décembre

Acte de naissance du futur Lycée Victor-Schœlcher le 6 décembre 1880.

Un arrêté crée à Saint-Pierre un établissement d’enseignement secondaire. Il porte dans un premier temps le nom de Collège national. Premier lycée de Martinique il portera à partir de 1902 le nom de l’abolitionniste français.

En septembre 1902, après la destruction du lycée Victor-Schœlcher de Saint-Pierre par l’éruption de la montagne Pelée du 8 mai 1902, l’enseignement secondaire est transféré dans les locaux de l’externat colonial, à la caserne Bouillé à Fort-de-France. En 1919, une commission choisit d’établir le nouveau lycée Victor-Schœlcher sur une partie de l’ancien domaine de Bellevue à Fort-de-France, à l’emplacement de l’ancienne maison du Gouverneur. Initialement prévue pour le tricentenaire de la colonie en 1935, l’ouverture du nouveau lycée a lieu à l’issue des travaux en 1937.

Le bâtiment a été construit par les architectes Jean et Joseph Soupre et l’ingénieur Honoré Donat.

En 1938 l’établissement offre un internat aux élèves et devient mixte en 1973.

Alors que le bâtiment est menacé de destruction compte tenu de son état, le député maire honoraire de Fort-de-France, Aimé Césaire, demande en octobre 2007, à la ministre de la Culture, le classement du lycée comme monument historique5.

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Scandale sanitaire du chlordécone : 500 Antillais demandent à l’État la reconnaissance du préjudice d’anxiété

L’avocat des 500 personnes estime sur franceinfo qu’il s’agit d’une première étape avant une possible poursuite de l’État devant la justice.

Plusieurs associations ont envoyé mardi 3 décembre un courrier au Premier ministre Edouard Philippe pour demander à l’Etat de reconnaître un préjudice moral d’anxiété pour 500 habitants des Antilles exposés au chlordécone, a appris franceinfo auprès de leur avocat Christophe Lèguevaques. Il s’agit d’une première étape avant une éventuelle poursuite de l’État devant le tribunal administratif de Paris.
Un pesticide utilisé pendant près de 20 ans

Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN), l’association guadeloupéenne « Vivre » et le collectif « Lyannaj pou depolye matinik » ont initié en septembre dernier une action collective, afin de faire reconnaître la responsabilité de l’État dans le scandale sanitaire du chlordécone aux Antilles. Ce pesticide toxique pour l’homme a été utilisé entre 1972 et 1993 pour combattre un insecte dévastant les bananeraies antillaises. Or, sa dangerosité avait été dénoncée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dès la fin des années 70.

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Une contre-histoire de l’art est possible

— Par Joseph Confavreux —

Pouvons-nous trouver dans les œuvres d’art et dans certaines productions esthétiques un relais à nos désirs politiques ? C’est à cette question à la fois ancienne et actuelle que tente de répondre la galeriste Isabelle Alfonsi, dans son ouvrage Pour une esthétique de l’émancipation.

Dans un contexte où l’art contemporain a été largement digéré par l’industrie du luxe et où les artistes sont, pour la plupart, devenus des produits spéculatifs défiscalisés que s’arrachent les plus grandes fortunes du monde, reposer la question des liens entre art et politique est nécessaire. C’est ce à quoi s’attelle la galeriste Isabelle Alfonsi dans son livre Pour une esthétique de l’émancipation, publié par les éditions B42.

Ce livre écrit en écriture inclusive donnera de l’urticaire à la galaxie néoréactionnaire, qui n’aime rien tant que brocarder l’art contemporain, puisqu’il prétend défendre un « art queer » et « complexifier le grand récit de l’Histoire blanche, hétéronormative, validiste et bourgeoise ». Mais il devrait aussi bousculer les artistes, les collectionneurs ou les visiteurs de musée qui se contentent d’une création artistique neutralisée, décorative et homogène.

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L’Etat lance son plan pour le logement en outre-mer et promet au moins 600 millions d’euros

Ce nouveau plan, qui prévoit l’introduction d’une aide à l’achat d’un logement spécifique à l’outre-mer, ne fixe pas d’objectifs chiffrés en matière de logement social.

Le gouvernement a lancé lundi 2 décembre un plan d’aide au logement en outre-mer jusqu’en 2022, promettant de mobiliser au moins 600 millions d’euros, mais sans se fixer d’objectifs précis de construction. « On est enfin réunis » après « un processus [qui] pour certains a été défini comme lent », a ironisé Annick Girardin, ministre des Outre-Mer, avant de signer ce plan avec son homologue du Logement, Julien Denormandie.

Le plan prévoit « 200 millions d’euros par année minimum sur les crédits du ministère de l’Outre-mer » durant les trois prochaines années, a rappelé Annick Girardin. Cette « ligne budgétaire unique » est une spécificité du logement social en outre-mer. Contrairement à la métropole, où les HLM ne disposent quasiment plus de subventions de l’Etat, ces crédits permettent un financement direct par l’exécutif.
Chaque préfet doit évaluer ses besoins

Les objectifs fixés dans un précédent plan lancé en 2015 sous le quinquennat de François Hollande n’ont pas été atteints.

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Guadeloupe: quatre lycéens mis examen pour viol en réunion

Deux d’entre eux sont aussi poursuivis pour « diffusion d’image de mineure à caractère pornographique aggravée par l’utilisation d’un réseau social »

Quatre lycéens de 16 ans, scolarisés à Capesterre Belle-Eau, en Guadeloupe, ont été mis en examen samedi pour viol en réunion d’une camarade, et une information judiciaire a été ouverte, a-t-on appris lundi auprès du parquet, confirmant une information de médias locaux.

Les quatre mis en cause seront poursuivis pour «viol en réunion» et aussi pour deux d’entre eux, pour «diffusion d’image de mineure à caractère pornographique aggravée par l’utlisation d’un réseau social, en l’occurrence WhatsApp», sur lequel ont été diffusées les images d’un rapport sexuel, a précisé Michael Ohayon, procureur adjoint de la République de Pointe-à-Pitre.

Les faits se seraient déroulés en trois temps, les 10 et 17 octobre et le 5 novembre, toujours dans une école désaffectée du bourg de Capesterre-Belle-Eau.

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Ce chant chilien devient un hymne mondial contre les violences faites aux femmes

— Par Laura Daniel —
La contestation sociale qui fait rage au Chili depuis plus d’un mois a vu émerger un chant chorégraphié dénonçant les violences faites aux femmes. Devenu viral sur internet, il a été repris par les militantes féministes du monde entier.

« Ce n’était pas de ma faute, ce n’était pas non plus à cause de l’endroit où je me trouvais ni à cause de la façon dont j’étais habillée. Le violeur, c’était toi. » Ce chant est né à Valparaíso, au Chili, au cœur du mouvement de contestation sociale qui monte en puissance depuis plusieurs semaines dans le pays.

La hausse du prix du ticket de métro a mis le feu aux poudres, entraînant une remise en question de toute la société chilienne, où persistent et s’accroissent de profondes inégalités. Une crise sociale émaillée de violences, lors des manifestations, mais aussi de chansons.

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Petit illustré des droits de l’enfant à l’adresse de tous

— Par Camille Bauer —

Le Dictionnaire des droits de l’enfant Marie-Françoise Lücker-Babel, illustrations Pauline Kerleroux La Joie de lire, 293 pages, 19,90 euros
De « abandon » à « zoom », 580 définitions sont à la disposition du lecteur pour découvrir et comprendre les droits de l’enfant, le droit à la protection et au respect, les libertés et les devoirs. Presque tous les domaines sont abordés : l’éducation, la famille, la santé, la protection des données personnelles, la salubrité de l’environnement, les migrations, le développement durable, l’égalité, la non-discrimination, la justice et la paix.
Un livre complet mais tout à fait accessible à un enfant de 10 ans.

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Un visiteur à la Martinique

— Par Michel Pennetier —

Pour la troisième fois depuis une dizaine d’années, je suis en visite à la Martinique , invité par un ami de longue date qui vit depuis une vingtaine d’années sur ce territoire. L’envie d’écrire un compte-rendu naît de mon impression d’avoir cette fois franchi un pas de plus dans la connaissance de la vie sur cette île et de son passé. C’est un regard nécessairement extérieur, mais emprunt du désir de s’approcher de l’altérité et comme le dit E.Glissant d’entrer dans le processus de la RELATION. Je présenterai d’abord les deux protagonistes de ce séjour et l’amitié qui les lie, ce qui constitue les conditions de ma rencontre avec la Martinique puis j’évoquerai en quatre petits tableaux ce qui m’a permis d’approfondir mon regard.

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Guadeloupe : « épidémie confirmée » de dengue, 476 cas depuis juillet

Un demi-milliard de personnes, soit la moitié des habitants des Amériques et des Caraïbes, se trouvent sous la menace des virus de la dengue, du chikungunya et du Zika

Depuis plusieurs mois, les cas de dengue se multiplient en Guadeloupe et les autorités sanitaires alertent sur les mesures à prendre pour éradiquer les moustiques.

Quelque 476 cas de dengue ont été confirmés depuis juillet en Guadeloupe, a indiqué ce lundi Santé publique France, qui parle d' »épidémie confirmée » dans le département d’Outre-mer.

« Depuis juillet 2019, on observe près de 2000 cas cliniquement évocateurs de dengue, dont près de 50% des cas au cours des quatre dernières semaines », a précisé l’organisme dans son dernier bulletin reçu ce lundi. Si « 72% des communes sont touchées », les foyers sont surtout situés au Gosier, l’une des zones les plus touristiques, et à Marie-Galante, selon le bulletin.

Au total, « 476 cas ont été biologiquement confirmés », a précisé l’instance de santé, en faisant état de « plus d’une vingtaine de passages aux urgences pour suspicion de dengue, dont huit nécessitant une hospitalisation ».

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Le Racisme : « une latence conflictuelle qui pourrait s’amplifier » 

— Par Yves-Léopold Monthieux —

Ainsi donc, plus que tout autre pays au monde, la Martinique croule sous le vocable racialiste. Après « Négritude », « nègreries », « peau noire et masques blancs », « métissage » et autres sous-déclinaisons, il est désormais question de « noirisme », « békéisme », « mulâtrisme », « martinikaner », et j’en passe. En 2010, j’écrivais : « Je ne suis pas surpris par le cours que prennent aujourd’hui les choses, sauf en ce qui concerne leur rapidité et leur ampleur. Notre rapport au racial est certainement le fait sociétal le plus important apparu au cours du mouvement social de février 2009. Nous en sommes tous responsables : noirs, blancs, indiens, chabins, mulâtres, intellectuels, médias, riches, pauvres, religieux, profanes, élus… ».

Dix ans plus tard, je n’ai pas grand-chose à ajouter à la vingtaine d’articles parus sur le sujet dans Antilla, France-Antilles, Politiques publiques, Montraykréyol et Martinin’art. Certains ont été repris dans mon ouvrage « Contrechroniques de la vie politique de la Martinique – 2008.

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APL: ce qui va changer pour vous

— Par Guillaume Errard —

Une nouvelle méthode de calcul des aides personnalisées au logement entrera en vigueur au début de l’année 2020. Par ailleurs, la revalorisation des APL sera plafonnée cette année à 0,3%. Des mauvaises nouvelles pour les quelque 3 millions de bénéficiaires.

C’est la rentrée! Qui dit rentrée, dit souvent déménagement. Et donc, de nombreuses démarches comme par exemple, la demande d’aide au logement. Dans le cas où vous habitez un logement conventionné, vous pouvez obtenir l’aide personnalisée au logement, la fameuse APL. Pour savoir si vous êtes éligibles, un simulateur est disponible sur le site de la Caisse d’allocations familiales. Si vous l’êtes, devez-vous craindre une mauvaise nouvelle, à savoir une baisse des APL?

» LIRE AUSSI – La réforme des APL repoussée au début de l’année 2020

Début juillet, le Canard Enchaîné laissait entendre que le nouveau calcul de l’APL pouvait intervenir dès le 5 septembre prochain. Mais si Bercy souhaitait en effet l’accélération de cette réforme, le gouvernement a finalement annoncé qu’elle n’entrera en vigueur qu’au début de l’année 2020.

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Angela Davis à la rencontre des Martiniquais

Fêter les 75 ans de l’Union des Femmes de Martinique avec Angéla Davis est tout un symbole.

C’est la rencontre de 2 « grandes dames » de 75 ans :
• L’Union des femmes de Martinique créée en 1944, est la première association féministe de la Martinique et de la Caraïbe. Elle milite contre les violences faites aux femmes, pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans une société plus juste.
• Angéla Davis, militante internationalement connue, lutte pour la cause des Femmes, des Noir.es, des Prisonnier.es, des droits des homosexuel.les et l’écologie.
ANGELA DAVIS À LA RENCONTRE DES MARTINIQUAIS
Pour ses 75 ans, l’Union des Femmes offre à la Martinique la venue d’une « légende » : ANGELA DAVIS !
A l’occasion d’évènements publics ou privés, l’UFM invite la population martiniquaise à la rencontre de cette militante engagée depuis des décennies et toujours très active.
Mardi 3 décembre – 18h30 au Parc Floral (entrée libre sur réservation)
Conférence « Angela Davis, un engagement dans les luttes d’hier et d’aujourd’hui »
Angela Davis nous fera l’honneur de parler de son parcours et de ses luttes, de son engagement en tant que militante et de sa participation aux luttes sociales.

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En défense de notre quotidien et de notre pouvoir d’achat, retraité/e, rejoins la grève du 5 décembre !

— Communiqué de presse —

Une série d’organisations syndicales, politiques et autres de Martinique comme de France et d’autres « DOM », appellent le 5 décembre, à un puissant mouvement de grève et de contestation de Macron et des politiques ultralibérales et austéritaires menées par son gouvernement.

Parce que, nous également, retraité/es de Martinique, tout comme le reste de la population (salarié/es, jeunes, chômeur/euses, précaires…) faisons les frais de ces mêmes politiques, nous nous associons à cette démarche et appelons l’ensemble des retraité/es à participer activement à ce mouvement.

Nous devons joindre nos forces aux autres catégories de la population pour lui faire entendre également l’ensemble de nos revendications, mais aussi notre colère qui n’est pas moindre que celle du reste de l’immense majorité de la population.

Alors, le 5 décembre, soyons nombreux pour dire notamment

-Non à la casse de l’hôpital public et aux autres réformes (celle des retraites à venir et celle déjà adoptée de l’assurance chômage)

Et pour continuer d’exiger :

-La suppression de la hausse de la CSG et la fin du gel des pensions pour toutes les retraites et pensions, avec rattrapage des pertes subies au 1er janvier 2020.

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