Sciences Sociales

Les bonnes idées pour un confinement culturel et solidaire

— Par Corine Goldberger —

Face à l’incertitude et à l’isolement imposé par la propagation du Covid-19 en France, les bonnes idées et initiatives pour continuer par d’autres moyens nos activités favorites, nourrir notre vie intellectuelle et sociale, se multiplient. En voici quelques-unes qui ont retenu notre attention.

On ne va quand même pas se contenter de tourner en rond entre nos quatre murs, non ? Face au confinement drastique imposé depuis ce mardi 17 mars afin de ralentir la propagation du Covid-19 en France, les initiatives pour continuer par d’autres moyens nos activités favorites, nourrir notre vie intellectuelle et sociale, fleurissent sur les réseaux sociaux. En voici quelques-unes qui ont retenu notre attention.

Chanter contre le coronavirus comme les Italiens 

Le groupe Facebook Les dix minutes du peuple, vous propose de voter pour une chanson à chanter tous ensemble, pendant 10 minutes, de la fenêtre ou du balcon. I will survive ? Résiste (France Gall) ? The show must go on (Queen) ?   

#ensembleàlamaison 

Facebook et Instagram ont lancé le hashtag  #ensembleàlamaison (suivez aussi le hashtag #TogetherAtHome) pour écouter des concerts live donnés de chez eux par des artistes privés de public.

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« Il faut multiplier les chiffres officiels au moins par 7, 8 ou 10 pour avoir une idée du nombre de gens positifs » prévient l’immunologue Jean-Daniel Lelièvre

— Par Alexandre Fache —
Entretien. Chef du service d’immunologie et des maladies infectieuses de l’hôpital Henri-Mondor (Créteil), le Pr Lelièvre évoque la nature du Covid-19, la mobilisation des personnels et la nécessité de changer notre vision du monde.

Comment expliquer l’ampleur de cette épidémie ?

Jean-Daniel Lelièvre D’abord par le fait qu’il s’agit d’un virus nouveau. La population n’a donc pas d’immunité préexistante, comme avec la grippe saisonnière. Pas d’anticorps, donc pas de protection.

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Télétravail, classe à la maison… les parents parfois soumis à rude épreuve

Paris – Avec l’enseignement à distance, les parents d’élèves font « ce qu’ils peuvent », entre télétravail et tâches ménagères, pour maintenir une continuité scolaire à la maison, décrivant parfois une mission « quasi ingérable » à assumer.

« Dès les premiers jours, on a reçu plein de directives pour les devoirs, une charge de travail importante, des choses à rendre dans des délais courts, ça met la pression à tout le monde« , regrette Marie, maman d’Elodie, élève de 4ème dans un collège de Paris. 

Pour cette mère de famille qui continue son travail de conseillère en communication depuis la maison, « la clé du succès repose sur l’organisation mais avec des petits de 5 et 3 ans par ailleurs à gérer, tout part vite à vau-l’eau« , ajoute-t-elle. Et parfois, « c’est quasi ingérable, on pète un plomb« , lâche-t-elle.

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Collectif français « Libérons Mumia! »

Communiqué: Le rassemblement mensuel place de la Concorde à Paris pour la libération de Mumia est annulé.
Monde

Diffusion aux soutiens à Mumia Abu-Jamal

En raison de l’interdiction de se déplacer et de se réunir sur la voie publique (mesures de confinement obligatoires suite à la pandémie CORONAVIRUS) le rassemblement mensuel place de la Concorde à Paris pour la libération de Mumia est annulé.

Ce rassemblement initialement prévu le mercredi 1er avril à proximité de l’ambassade des Etats-Unis n’aura donc pas lieu. Sachez qu’aux Etats-Unis la situation sanitaire se dégrade au fil des jours sans que l’autorité fédérale en prenne toute la mesure, laissant les Etats se débrouiller pour faire face à la pandémie. Ainsi, après la Californie et New York, la Pennsylvanie a décidé le confinement général, ce que Trump refuse en minimisant la gravité de la crise. Par contre tous les Etats s’accordent pour suspendre le droit de visite des familles des prisonniers ! En France aussi mais à la différence que – face à plusieurs mutineries et par crainte du pire en raison de la surpopulation carcérale (70.000

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Sciences sociales : nouveautés du 29 mars 2020

L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.

Le terme de science sociale apparaît pour la première fois en 1824 dans l’ouvrage de William Thompson (1775-1833), An Inquiry into the Principles of the Distribution of Wealth Most Conducive to Human Happiness; applied to the Newly Proposed System of Voluntary Equality of Wealth.

Les débuts des sciences sociales au 18e siècle se reflètent dans la grande encyclopédie de Diderot, avec des articles de Jean-Jacques Rousseau et d’autres pionniers. L’émergence des sciences sociales se reflète également dans d’autres encyclopédies spécialisées.

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Parcoursup : confirmation des vœux avant le 2 avril 2020

Lycéens de Terminale, étudiants en réorientation, vous avez jusqu’au 2 avril pour finaliser votre dossier sur la plateforme Parcoursup avec les éléments demandés par les formations et confirmer chaque vœu pour les formations de votre choix dans l’enseignement supérieur. Le contexte sanitaire n’a en effet pas modifié le calendrier à ce stade. Mais il est déjà prévu que les concours postbac d’accès aux écoles seront remplacés par des examens des dossiers. Découvrez la suite du calendrier 2020.

Deux éléments sont nécessaires pour s’inscrire :

  • une adresse électronique valide et consultée régulièrement pour recevoir des informations sur son dossier ;

  • l’INE (identifiant national élève) du candidat ou l’INAA (en lycée agricole). L’INE est présent sur le relevé de notes des épreuves anticipées du baccalauréat et sur les bulletins scolaires. Si un élève ne retrouve pas son INE, il peut solliciter son établissement pour l’obtenir.

  À savoir : 

  • les lycéens redoublants déjà inscrits sur Parcoursup doivent créer un nouveau dossier en utilisant la même adresse mail que l’année dernière. Cela leur permettra de récupérer directement des éléments de leur dossier ;

  • les élèves de terminale dans un lycée français à l’étranger (AEFE) doivent se renseigner auprès de leur établissement qui doit leur fournir l’identifiant à utiliser pour accéder à leur dossier.

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Coronavirus : en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique et à Mayotte, la crainte d’une possible catastrophe sanitaire

Les professionnels de santé d’outre-mer alertent sur le fait qu’en cas d’aggravation, ils ne pourront pas transférer les malades vers d’autres départements.

L’épidémie de Covid-19 n’en est qu’à ses débuts en outre-mer, mais déjà les professionnels de santé et les politiques alertent sur une possible catastrophe sanitaire dans ces territoires qui ne pourront pas transférer leurs malades vers d’autres départements.

Lire aussi  Comment les outre-mer tentent d’endiguer l’épidémie due au coronavirus

L’inquiétude est forte à La Réunion et à Mayotte, passées au stade 2 de l’épidémie mardi ; les autres territoires ultramarins en sont encore au stade 1 et la métropole déjà au stade 3.La Réunion comptait 111 cas mercredi 25 mars, le plus souvent « importés » de métropole. Le territoire le plus peuplé d’outre-mer, avec près de 860 000 habitants, compte 112 lits de réanimation.

Lire aussi : Coronavirus : les médecins cubains seront autorisés à venir en Martinique

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Covid-19 : attention aux arnaques !

Faux sites de vente de masques chirurgicaux, de gels hydroalcooliques ou de médicaments, cagnottes frauduleuses, messages bancaires trompeurs… Face à la prolifération des escroqueries profitant de la peur des Français pendant la crise du Coronavirus, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) appelle à la vigilance.

La situation de crise sanitaire suscite des inquiétudes légitimes. Vous voulez rester informé malgré le confinement et cherchez les moyens de vous protéger. Cependant, les arnaques de la part de sociétés et d’individus malveillants se multipliant, la DGCCRF rappelle que :

  • il n’existe pas à ce jour de vaccin, d’aliments, de purificateurs d’air, de lampes, de compléments alimentaires ou encore d’huiles essentielles qui protègent ou permettent de guérir du Covid-19. Toute proposition affirmant le contraire relève de la pratique commerciale trompeuse ;
  • l’État ne propose pas de kit de dépistage directement aux citoyens. Toute offre de dépistage semblant émaner des services de l’État est une arnaque pour obtenir vos données personnelles, en particulier vos coordonnées bancaires ;
  • des sites internet frauduleux cherchent à vendre certains médicaments, notamment destinés au traitement d’autres maladies.

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Attestation de déplacement pendant le confinement : ce qu’il faut savoir

Pendant le dispositif de confinement mis en place depuis le mardi 17 mars, à chaque sortie hors de son domicile, il faut se munir d’une attestation dérogatoire de déplacement ou d’un justificatif professionnel. Mais une attestation numérique est-elle valable ? Puis-je remplir l’attestation au crayon afin de la réutiliser ? Faut-il inscrire l’heure de sortie ? Quelles sont les amendes en cas de non-respect des règles ? Service-public.fr vous informe.

Déplacements personnels

Pour toute sortie hors du domicile et pour tous les cas de déplacement non professionnel autorisés, vous devez avoir avec vous une attestation de déplacement dérogatoire en format papier qui précise le motif du déplacement. Cette attestation de déplacement dérogatoire est téléchargeable sur Service-public.fr.

La version au format .pdf est remplissable en ligne, puis vous devez l’imprimer et la signer. Vous pouvez aussi l’imprimer, puis la remplir à la main.

Une version au format .txt est disponible sur le site du gouvernement .

Une attestation au format papier

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Symptômes du Covid-19 : un test en ligne

Rester vigilant ? Programmer une téléconsultation ? Appeler le 15 ? L’autodiagnostic en ligne maladiecoronavirus.fr validé par le ministère des Solidarités et de la Santé vous aide gratuitement à prendre la bonne décision selon vos symptômes.

Développé par l’Institut Pasteur et les Hôpitaux de Paris (APHP), le site maladiecoronavirus.fr permet d’orienter les personnes pensant avoir été exposées au virus.

Ce test est uniquement destiné à informer et à contribuer ainsi à fluidifier les services d’urgence pendant l’épidémie de Coronavirus Covid-19.

Il vous suffit de répondre à 23 questions-réponses sur votre état de santé : votre température corporelle, la présence de fièvre ou de toux, une éventuelle perte du goût ou de l’odorat, une fatigue inhabituelle, un manque de souffle, une difficulté à s’alimenter, une maladie grave, etc.

Vous pouvez refaire le test si les symptômes évoluent puis rechercher un avis médical.

  Attention : La recommandation qui s’affiche à la fin du test peut évoluer suivant les informations en provenance des autorités de santé et des chercheurs. Elle ne constitue pas un avis médical.

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Écrire, pour résister !

— Janine Bailly : Textes de Mustapha Dahleb, Ariane Ascaride, Michel Onfray —

En ces temps si tragiques, où chacun enfermé dans sa cellule s’efforce de raison garder, les écrits fleurissent, tant il s’avère qu’ écrire peut être un remède à l’angoisse, à la solitude, à la peur qui, sournoise, s’insinue et ronge… On entend, on lit, on reçoit — et plus encore si l’on fréquente les réseaux sociaux —, tout et n’importe quoi. Du « journal de confinement » assez indécent rédigé par l’écrivaine Leïla Slimani depuis sa chaumière normande et que publie le journal Le Monde, à la lettre si belle de l’actrice engagée Ariane Ascaride lue ce matin sur France Inter chez et par Augustin Trapenard, en passant par ces épanchements anonymes qui courent… sur Facebook par exemple. Voici deux de ces textes, que j’ai d’abord envie de mettre en regard l’un de l’autre, tels qu’ils me sont parvenus, tandis qu’une citation de Michel Onfray viendra clore provisoirement le débat…

À LIRE : Mustapha Dahleb, la plus belle plume tchadienne, a écrit (Mustapha Dahleb est le nom d’auteur du Docteur Hassan Mahamat Idriss): 

https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/220320/lhumanite-ebranlee-et-la-societe-effrondree-par-un-petit-machin

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Raphaël Kempf : « Il faut dénoncer l’état d’urgence sanitaire pour ce qu’il est, une loi scélérate »

Les mesures extraordinaires décidées par le gouvernement pour faire face à l’épidémie risquent de s’inscrire dans le droit commun, analyse l’avocat pénaliste Raphaël Kempf.

Tribune. L’idée de République évoque les libertés, la démocratie et l’Etat de droit. Mais elle a aussi une face plus sombre : celle d’une République aux abois qui fait passer des mesures d’exception liberticides, motivées par l’urgence d’une situation extraordinaire. Dénonçant, en 1898, les lois scélérates visant les anarchistes, Léon Blum craignait qu’elles ne violent les libertés élémentaires de tous. L’histoire lui a donné raison : elles ont été normalisées et ont concerné bien d’autres personnes que les seuls anarchistes, qui devaient initialement en faire les frais.

La loi sur l’état d’urgence sanitaire, adoptée à marche forcée par une majorité aux ordres, nourrit les mêmes inquiétudes : présentée comme étant d’exception, elle a vocation à être durable. Faite uniquement contre la crise sanitaire, elle pourrait se normaliser. En donnant des pouvoirs démesurés à la police et à l’administration, en institutionnalisant une justice secrète et écrite, elle signe l’abandon de l’Etat de droit.

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Coronavirus : le couvre-feu est instauré dans plusieurs villes de Guadeloupe et de Guyane, pas en Martinique pour l’instant

— Par Brigitte Brault —
Devant le non-respect des consignes de confinement contre la propagation du Coronavirus, les autorités durcissent le ton en Guyane et en Guadeloupe. Plusieurs communes ont instauré un couvre-feu. Pour l’heure, une telle mesure ne semble pas envisagée en Martinique.

Couvre-feu, en Guadeloupe, à Sainte-Anne, aux Abymes et à Pointe-à-Pitre, de 20 heures à 5 heures, dès le 25 mars 2020 et jusqu’au 15 avril inclus, il est interdit de circuler sur le territoire de ces trois villes.
Le préfet de Région a pris un arrêté en ce sens à la demande des équipes municipales.

À l’instar de Sainte-Anne et de Pointe-à-Pitre, la ville des Abymes avait annoncé dans un communiqué, qu’en prévention de la propagation du coronavirus, il était désormais interdit de circuler et de se déplacer, entre 21 heures et 5 heures du matin, jusqu’au 15 avril inclus.

Seuls sont autorisés, les déplacements pour raisons de santé, professionnelles, ou pour des raisons impérieuses d’assistance à une personne vulnérable.

Les contrevenants à l’arrêté municipal se verront poursuivis pour infraction et réprimés selon la législation en vigueur.

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Confinement et tâches domestiques : « Une augmentation des inégalités dans le couple est à craindre »

A la maison, où les femmes en font toujours plus, la situation pourrait s’aggraver. Et si cette période de confinement était l’occasion de tout remettre à plat ?

« Ça va être très, très long. » Lorsqu’Adélie* nous écrit, au troisième jour du confinement imposé par la crise sanitaire du Covid-19, elle est déjà excédée. Dans son appartement de la région lyonnaise, cette professeure des écoles se sent crouler peu à peu sous les tâches domestiques : faire les repas, le nettoyage, les lessives, occuper ses deux enfants de 12 et 9 ans, surveiller leurs devoirs…, sans beaucoup d’aide de la part de son conjoint. Et la trentenaire, dépitée, de raconter :

« Il y a quelques mois, après moult engueulades, j’avais réussi à imposer un partage des tâches plus équitable, nécessaire car avec mon travail et les trajets cela devenait ingérable. Mais depuis le confinement, le partage a volé en éclats et je me retrouve, comme avant, à devoir faire presque tout. »

>Ses obligations professionnelles passent au second plan. « J’ai moins de travail que mon conjoint, car j’ai une classe de maternelle et donc pas de cours vidéo à réaliser à distance.

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Roland Gori, psychanalyste : « Face à la maladie et la mort, le ridicule des emblèmes de la richesse et du pouvoir »

— ¨Par Maud Vergnol —

« Distanciations sociale », inégalités de traitement, mondialisation en accusation… Le philosophe et psychanalyste, professeur honoraire de psychopathologie clinique, éclaire les débats que suscite la crise liée au coronavirus et analyse les effets du confinement sur les individus et sur nos sociétés. Un entretien décapant de la directrice de rédaction avec le président de l’appel des appels.

Le pays vit sous confinement depuis plus d’une semaine. Quelle analyse le psychanalyste que vous êtes fait-il de cette « distanciation sociale » imposée pour juguler le coronavirus ? Quels peuvent en être les effets à moyen terme, tant au niveau individuel que collectif ?

Roland Gori. Le terme de « distanciation sociale » est inapproprié et maladroit. Bien au contraire, il convient d’inviter à la proximité et à la solidarité sociales, tout en exigeant une « distanciation physique ». Il ne s’agit pas de se replier individuellement mais au contraire de mettre à profit ce temps suspendu pour être affectivement et socialement ensemble. De ce point de vue, les nouvelles technologies sont un moyen formidable pour « être seuls, ensemble ».

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Coronavirus : « La pénurie de masques, incompétence logistique de l’Etat français »

— Par Aurélien Rouquet, Professeur de logistique à la Neoma Business School —

Le manque actuel de masques révèle une véritable faillite et une faute de la part de l’Etat, déplore, dans une tribune au « Monde », Aurélien Rouquet, professeur de logistique à la Neoma Business School.

Tribune. Pour lutter contre le coronavirus, il faut des masques. Mais la France est en pénurie. Leur distribution est rationnée, et leur usage limité aux acteurs exposés. Du fait de cette pénurie, nous sommes moins efficaces dans notre lutte face au virus. Le confinement sera plus long. L’économie française sera plus durement touchée. Mais, plus grave, la pénurie conduira à ce que plus de Français soient contaminés, donc au fait, statistique, qu’il y aura plus de morts.

Les graves insuffisances françaises

La pénurie de masques va donc tuer. Qui est le responsable de ces morts ? Le gestionnaire du stock, l’Etat français. Quelle est sa faute ? L’incroyable incompétence logistique qui a entouré la décision prise au sujet des stocks stratégiques de masques.

Petit rappel des faits.

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Le coronavirus précipite la crise, il ne la cause pas !

— Par Frédéric Boccara et Alain Tournebise —

Le Covid-19 (ex-coronavirus) va-t-il engendrer une crise économique mondiale ? C’est ce que prétendent certains commentateurs économiques. Il est fort possible qu’il accélère l’arrivée d’une récession et même qu’éclate une crise financière. Mais il faut distinguer facteur accélérant ou précipitant (le virus) et cause (la suraccumulation financière). Car le ralentissement dans l’OCDE était déjà engagé depuis au moins début 2019. Et pourtant nos dominants, les représentants de l’oligarchie financière, se pressent déjà pour dire : « la cause de nos difficultés est exogène, c’est un virus imprévu. La finance, et ce que nous faisons avec, n’est pas en cause ». C’est à voir… La poudre financière est là, n’importe quelle étincelle peut la fAperçu (ouvre un nouvel onglet)aire sauter. Ainsi la capitalisation boursière des entreprises avait-elle plus que doublé depuis la crise financière, alors que le PIB mondial n’avait augmenté que trois fois moins vite sur la même période (+35% contre +113%, en dollars courants1).

C’est la conjonction de suraccumulation de poudre financière et d’hyper connexion entre les économies mondiales, dont des flux surtendus et des stocks qui tendent vers zéro, qui est responsable de l’épisode de crise violente qui peut à présent se déclencher.

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Réflexions de Georges Dorion sur la situation de la Martinique

Ce qui suit est un extrait de la lettre datée du mois de janvier 2019 de Georges Dorion, haut-fonctionnaire de l’Etat à un homme politique martiniquais qui lui est proche. Ce Martiniquais, ancien élève de l’ENA et Inspecteur général des affaires sociales honoraire (IGAS), jette un regard éclairé sur l’évolution de la Martinique à partir des années 1950.
Hormis quelques années de coopération passées au Sénégal, Georges Dorion a passé l’essentiel de sa carrière dans les services centraux de l’Etat. Certaines des fonctions qu’il a exercées se situaient dans l’international, et concernaient les pays du Maghreb, certains pays d’Afrique noire, certains pays de l’Est de l’Europe, le Québec… En outre, en tant qu’inspecteur général (IGAS), il a eu pendant plus de dix ans entre autres fonctions la charge de parcourir très régulièrement l’ensemble de l’Outre-mer français. S’agissant des DOM, il y a effectué essentiellement des missions de conseil et de contrôle d’administrations publiques, parapubliques, voire privées. Ces missions s’étendaient à deux collectivités sui generis, Saint Pierre et Miquelon, et Mayotte (qui n’était pas encore un DOM). Les missions dans les TOM, dont le système statutaire repose sur le principe d’autonomie, étaient des missions d’audit et surtout de propositions, notamment en Nouvelle Calédonie, en Polynésie française, à Wallis et Futuna… Le regard porté sur ces territoires a porté, par nécessité, sur tous les aspects de leur fonctionnement.

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Covid-19 : « Un confinement de plus de dix jours peut causer des syndromes de stress post-traumatique »

— Par Diane Berger —

A quoi s’attendre quand on demande à la population d’un pays entier de rester chez elle pendant dix jours, deux semaines, un mois, voire plus ? Quels vont être les effets sur son mental, sur ses comportements sociaux ? Et quelles pathologies pourraient apparaître ?  

Alors qu’un milliard de personnes sont désormais confinées dans le monde, depuis ce mardi 17 mars en France, pour limiter la propagation du Covid-19, la psychologue Catherine Tourette-Turgis a décortiqué les études scientifiques sur les effets psychiques de la quarantaine. Et la fondatrice de l’Université des patients, directrice du master en éducation thérapeutique à Sorbonne-Université, veut rappeler l’importance du soutien face à un phénomène qui peut être aussi difficile à vivre qu’une catastrophe naturelle.

Que sait-on de l’effet du confinement sur notre psychologie aujourd’hui ?

 

D’abord, on peut se fonder sur une enquête nationale qui a été réalisée en Chine, pendant le confinement, sur la population générale, dans les 36 provinces : elle vient de paraître, à partir de 52 730 réponses, sur un auto-questionnaire en ligne.

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Lettre aux parlementaires suite au livre blanc sur les violences faites aux femmes

Mesdames, messieurs les Parlementaires

Objet : suite livre blanc violences faites aux femmes 

Mesdames, Messieurs  
Le 31 août le collectif 8 Mars Martinique, créé le 8 mars 2018, a l’initiative de Culture Égalité, se réunissait sur la place de l’enregistrement, pour solliciter le témoignage des femmes concernant les violences dans le couple particulièrement.  Nous avons voulu votre présence afin de vous remettre ce livre blanc à l’instant T. Vous étiez toutes et tous là, réuni.es  . Vous avez, dans vos discours, apprécié l’initiative et vous vous êtes engagés.es à suivre les travaux de l’État sur nos revendications qui sont celles des femmes de notre pays, la Martinique. 
Vous vous êtes aussi engagé.es à vous impliquer personnellement pour que les choses avancent. Aujourd’hui, dans la situation de crise actuelle, deux des dispositifs essentiels sont au point mort : un numéro vert pour la Martinique et l’augmentation des logements d’urgence. Le confinement de la population met les femmes vivant avec un mari violent en grand danger. Les associations se sont organisées pour des écoutes mais cela est largement insuffisant.

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« La limitation de la casse économique ne doit pas prévaloir sur la limitation de la casse sanitaire »

— Tribune par Collectif —

Pour que le confinement soit efficace, un collectif de fonctionnaires de la santé, des affaires sociales et de l’économie appelle le gouvernement, dans une tribune au « Monde », à imposer aux entreprises non essentielles l’arrêt de leur activité.

Tribune. Depuis désormais quelques semaines, nous savons que la progression de la pandémie du Covid-19 (coronavirus) est inéluctable et qu’elle aura des conséquences gravissimes. Pourtant, malgré un discours martial, notre gouvernement temporise. L’urgence est cependant bien là : tant qu’il est encore temps, arrêtons l’économie ordinaire.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe affichent une prise de conscience de la gravité de la crise mais, « en même temps », ils ne se donnent pas les moyens de tout faire pour l’arrêter

Dans une économie de « guerre » contre le virus, comme le répètent les pouvoirs publics, ne devraient plus exister que trois objectifs : équiper les personnes qui sont devant, approvisionner celles qui sont derrières, et protéger tout le monde. C’est tout le paradoxe de l’utilisation de cette image par Emmanuel Macron et Edouard Philippe : ils affichent une prise de conscience de la gravité de la crise mais, « en même temps », ils ne se donnent pas les moyens de tout faire pour l’arrêter.

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Crise sanitaire + crise économique = crise démocratique

Non, « la normalité ne reviendra pas »

Par Giulietta Gamberini—

LE MONDE D’APRES. « Nous devrons tous nous adapter à une nouvelle façon de vivre, de travailler et de forger des relations », analyse dans un article le rédacteur en chef de MIT Technology Review. Et les plus fragiles seront durement touchés.

C’est la question que tout le monde se pose, à plus ou moins haute voix : quand est-ce que tout redeviendra, enfin, « normal »? Au fur et à mesure que l’on prend conscience de la gravité de la crise sanitaire et économique, de la difficulté du « confinement », y compris les plus anticonformistes se retrouvent à désirer un retour à la « normalité » perdue. Mais elle ne reviendra plus. Nos vies ont déjà été transformées à jamais par l’épidémie. C’est du moins la prophétie de Gideon Lichfield, rédacteur en chef de la MIT Technology Review, qui y consacre un long article dans sa revue.

« Pour arrêter le coronavirus, nous devrons changer radicalement presque tout ce que nous faisons: comment nous travaillons, faisons de l’exercice, socialisons, achetons, gérons notre santé, éduquons nos enfants, prenons soin des membres de la famille », prévoit-il.

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Sciences sociales : nouveautés du 23 mars 2020

L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.

Le terme de science sociale apparaît pour la première fois en 1824 dans l’ouvrage de William Thompson (1775-1833), An Inquiry into the Principles of the Distribution of Wealth Most Conducive to Human Happiness; applied to the Newly Proposed System of Voluntary Equality of Wealth.

Les débuts des sciences sociales au 18e siècle se reflètent dans la grande encyclopédie de Diderot, avec des articles de Jean-Jacques Rousseau et d’autres pionniers. L’émergence des sciences sociales se reflète également dans d’autres encyclopédies spécialisées.

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Et si aujourd’hui, l’on s’interrogeait déjà sur la crise de l’après coronavirus ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste. —

Le Coronavirus  sème désormais le chaos partout dans le monde :  Après la pluie, l’orage. Les Bourses européennes ainsi que Wall Street plongent dans le vide ces derniers jours . La Bourse de Paris a connu ces derniers jours  la plus forte chute de son histoire à -12,28 %…

C’est vraiment abracadabrantesque, ce qui se passe avec le coronavirus et le ton de gravité de la dernière intervention du président Emmanuel Macron le démontre au delà du nécessaire . On a presque le sentiment de vivre un moment de guerre et pourtant, nombre d’entre nous en Martinique et Guadeloupe, continuons de croire qu’il ne s’agit que d’une mauvaise passe à vite oubliée .

Qui se trompe ? Vivons nous un principe de précaution exacerbé ou refusons nous de voir la réalité en face  ? Seul l’avenir nous le dira, mais pour le moment, l’incertitude gagne et détruit l’économie à petit feu . Jour après jour, la crise sanitaire du Coronavirus se transforme et devient une crise financière et économique mondiale.

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La distribution de l’Eau au robinet

 — Par Florent Grabin, Président de l’Association écologique P.U.M.A.—

Les services de l’État ont pris des mesures de restriction de la distribution de l’Eau au robinet des consommateurs, cela aurait pu être évité si les différents Services avaient pris les dispositions nécessaires pour réparer le principal tuyau de 800 mm de Séguineau au Lorrain ; à ce propos, nous avons eu différentes rencontres techniques pour tenter de faire avancer les travaux de réparation, mais les Ingénieurs du Conseil Général ont mis un terme à ce chantier à la suite d’erreurs d’appréciation.
Puis, de mensonges en dénigrements, le propriétaire du terrain servant d’assiette à cette canalisation, a été mis en accusation et la DEAL a pris le relais, en accompagnant la CTM sur l’étude d’un contournement par la route nationale. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les faux sachants de l’ingénierie politique dominent, faisant fi des avis des spécialistes et autres ingénieurs privés, nous avons en réserve de très nombreux exemples.
L’Usine de production de Vivé qui alimente cette canalisation, a une capacité de traitement de 37 000 m3/j, et actuellement il y a 14 000 m3/j qui ne passent pas par Séguineau, ce qui nous met en défaut sur le reste du réseau.

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