Catégorie : Féminismes

Les femmes des Galapagos, force invisible des champs et de l’océan

Santa Cruz (Equateur) – Les Galapagos sont célèbres pour leur faune et flore uniques au monde, moins pour leur agriculture sur un sol hostile de roches volcaniques ou leur pêche artisanale, secteurs où les femmes jouent un rôle aussi essentiel que méconnu.

« Dans les champs, il y a beaucoup de femmes. Mais c’est l’homme que l’on voit« , regrette Maria Elena Guerra, caféicultrice sur les hauteurs de Santa Cruz, une des quatre îles habitées de cet archipel de l’océan Pacifique, à 1.000 km des côtes de l’Equateur. 

Cette femme menue de 54 ans dirige Lava Java, l’une des 50 plantations des Galapagos qui, sur 15 hectares, produit environ 75 quintaux à l’année du seul café des Galapagos certifié à la fois biologique et d’origine contrôlée. 

« Lorsque je cherche du personnel, il arrive encore qu’on se présente en demandant à parler à mon époux!« , raconte-t-elle à l’AFP, rieuse et droite dans ses bottes en caoutchouc. 

Mais « ça change » et « être femme est un enjeu dans n’importe quel milieu« , souligne cette militante de l’égalité des droits pour laquelle, au quotidien, « le principal défi de l’agriculture ici aux Galapagos, c’est l’eau » tributaire des pluies, faute de sources ou de rivières. 

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Les mères de famille ont payé l’un des plus lourds tributs économiques de la pandémie, selon le FMI

De nombreuses femmes, qui endossaient déjà largement le poids de la garde des enfants et des tâches ménagères avant la pandémie, ont dû quitter leur emploi.

Une nouvelle étude du Fonds monétaire international (FMI) a confirmé ce vendredi 30 avril ce que de nombreuses femmes savaient déjà : les mères de famille ont souffert d’un fardeau économique disproportionné durant la pandémie. « Dans le monde du travail, les femmes avec de jeunes enfants ont payé l’un des plus lourds tributs des différents confinements », a annoncé la cheffe du FMI Kristalina Georgieva dans un billet de blog signé ce vendredi.

Avec la fermeture des écoles et la mise en place de l’éducation à distance, « de nombreuses femmes -qui endossaient déjà largement le poids de la garde des enfants et des tâches ménagères avant la pandémie- ont quitté leurs emplois ou réduit leur nombre d’heures travaillées », détaille-t-elle.

L’étude, menée par des économistes de l’institution de Bretton Woods aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Espagne a mis en lumière le besoin « crucial » d’apporter un soutien supplémentaire aux mères de famille, estime Kristalina Georgieva.

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Le 1er Mai, journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs

— Par Evelyne G. et Huguette B. Emmanuel, pour Culture Égalité —

  1. L’origine du 1er mai

Le 1er mai 1886, à Chicago (USA), des ouvriers se mettent massivement en grève pour obtenir la journée de 8 heures. Alors qu’ils manifestent pacifiquement, la police, au service du grand patronat, « tire pour tuer » (massacre de Haymarket Square). Malgré l’émotion et la mobilisation internationales, 8 syndicalistes anarchistes sont emprisonnés, 5 condamnés à mort, 4 exécutés par pendaison, le 5e s’étant suicidé dans sa cellule. Peu après, ils sont réhabilités, car reconnus innocents et victimes d’un complot politico-policier.)

En 1889, l’Internationale ouvrière, réunie à Paris pour le 100e anniversaire de la Révolution française, décide de faire du Premier mai une journée de revendication internationale pour réclamer la journée de huit heures.

2) « Les premiers 1er Mai »

En France, le premier 1er mai se déroule en 1890. Ce jour-là, les ouvriers défilent avec un triangle rouge à la boutonnière symbolisant leur triple revendication : 8h de travail, 8h de sommeil, 8h de loisir.

En 1891, à Fourmies, dans le Nord de la France, dans les industries textiles, le travail dure 12 h/jour, parfois 15, six jours sur sept.

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Les femmes victimes du syndrome de «la princesse» qui ne va pas aux toilettes

Connaissez-vous le « poop-shaming » ? C’est-à-dire la honte d’aller à la selle au travail, chez des amis… bref, en dehors de chez soi. Un trouble qui touche davantage les femmes et qui n’est pas sans conséquence sur leur santé. C’est l’objet d’une étude de l’Ifop que nous révélons ce soir

— Par Christine Mateus —

Vous l’avez souvent croisé dans les couloirs, ce collègue qui part ostensiblement aux toilettes avec un magazine sous le bras… Mais avez-vous déjà vu UNE collègue le faire ? Il y a fort à parier que la réponse varie de « jamais de la vie » à « bien sûr que non ». Lorsque la charge mentale s’invite jusque dans les WC… Le sujet peut prêter à sourire, il est pourtant représentatif d’un poids culturel et psychologique pesant sur les femmes qui ne sont pas sans répercussion sur leur santé.

Pour ces dames, le lieu d’aisances porte en effet très mal son nom à l’heure de la « grosse commission », lorsqu’elles ne sont pas dans des endroits leur offrant une totale intimité. C’est le cas au travail ou chez des amis, voire chez elles lorsque le conjoint est dans les parages.

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Le prix Vaclav-Havel décerné à la militante féministe saoudienne Loujain al-Hathloul

Strasbourg – Le Prix des droits de l’Homme Vaclav-Havel 2020 du Conseil de l’Europe a été décerné à la militante féministe saoudienne Loujain al-Hathloul, longtemps emprisonnée dans son pays, a annoncé lundi l’institution paneuropéenne.

Loujain al-Hathloul, 31 ans, est présentée par le Conseil de l’Europe comme « l’une des cheffes de file du mouvement féministe saoudien« . 

« Elle a milité pour mettre fin au système de tutelle masculine, ainsi qu’à l’interdiction faite aux femmes de conduire, et pour une meilleure protection des femmes victimes d’abus dans le Royaume« , souligne l’organisation paneuropéenne. 

Loujain al-Hathloul « a passé 1.001 jours en prison en raison de ses prises de position et n’a été libérée qu’en février 2020, bien qu’elle soit toujours soumise à une assignation à résidence et à d’autres restrictions dans son pays« , ajoute le Conseil de l’Europe. 

Sa soeur Lina al-Hathloul, qui a reçu lundi le prix au nom de sa soeur, a souligné par visioconférence que le soutien international était « la seule manière pour nous d’exposer les injustices dans mon pays et de protéger les victimes.

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Féminicides: les débuts poussifs des bracelets anti-rapprochement

Six mois après leur lancement, les bracelets anti-rapprochement peinent à trouver leur place dans l’arsenal judiciaire déployé contre les hommes violents.

Depuis quelques semaines, Jeanne (prénom modifié) ne sort plus de chez elle sans cette sorte de gros téléphone qui permet aux autorités de s’assurer que son ex-conjoint ne s’approche pas d’elle.

Pour cette jeune mère, le confinement de mars 2020 a marqué « l’apothéose » de plusieurs années de coups et d’humiliations. Poussée par des amis et une gendarme qui ne la « lâche pas » et lui demande de prendre en photo les bleus sur son corps, elle finit par demander de l’aide le jour où elle lit la peur dans les yeux de ses enfants. « Ce n’était plus possible », dit-elle.

Son conjoint est interpellé, jugé et condamné au port du bracelet anti-rapprochement (BAR).

Comme lui, 37 autres hommes le portent aujourd’hui à la cheville. Ce dispositif, qui a fait ses preuves en Espagne, a été déployé dans quelques juridictions « pilote » en octobre, avant d’être étendu à toute la France deux mois plus tard pour tenter d’enrayer la progression des féminicides (90 en 2020, après 146 en 2019).

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Pakistan: les arts martiaux au secours des femmes hazaras

Quetta (Pakistan) – Elles enchaînent coups de pied et coups de coude. Des centaines de femmes d’ethnie hazara apprennent à maîtriser ces techniques caractéristiques du karaté, un sport devenu très populaire au sein de cette communauté marginalisée au Pakistan.

Dans la ville de Quetta (ouest), les Hazaras, de confession majoritairement chiite, sont contraints de se terrer dans deux enclaves placées sous haute sécurité. 

Aisément repérables à leurs traits asiatiques marqués, qui font d’eux des cibles faciles pour des extrémistes sunnites les considérant comme des hérétiques, ils ont subi des dizaines d’attaques depuis 2001 au Pakistan comme en Afghanistan voisin. 

Les femmes sont aussi souvent l’objet de harcèlement sexuel, un phénomène banal dans les marchés et les transports publics. 

« Nous ne pouvons pas empêcher les explosions de bombes avec le karaté, mais avec les techniques d’autodéfense j’ai appris à me sentir en confiance« , avoue à l’AFP Nargis Batool, 20 ans. 

« Tout le monde ici sait que je vais au club. Personne n’ose me dire quoi que ce soit, pendant que je suis dehors« , ajoute-t-elle. 

– Compétitions –

Quelque 4.000 personnes pratiquent le karaté au sein de 25 clubs dans la province du Baloutchistan, dont Quetta est la capitale, selon Ishaq Ali, le chef de la fédération provinciale de Wushu Kung Fu, qui chapeaute ce sport. 

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Avortement : 50 ans après la lutte continue

— Par Muriel Ameller, Culture Égalité —

Tout le mois de mars, Culture Égalité a mis en place diverses actions sous le slogan

« Je suis la femme de ma vie, je suis libre »

Aujourd’hui 5 avril, nous rejoignons la mobilisation du mouvement du planning familial et bon nombre d’associations féministes françaises qui soutiennent fermement l’allongement des délais du droit à l’avortement de 12 à 14 semaines de grossesse.

Soutenir et revendiquer cet allongement renforcent le principe de liberté pour les femmes : liberté de la réflexion, liberté de l’égalité quant à un accès aux recours de l’IVG de plus en plus difficile, liberté d’exprimer son choix, d’être reconnue et entendue, liberté de défendre ce droit fondamental.

Il y a 50 ans, le 5 avril 1971- l’IVG étant interdite- le Mouvement de Libération des Femmes, par la publication du manifeste des 343, exprimait un appel fort pour les femmes « mon corps c’est mon corps ».

Aujourd’hui encore, au quotidien, en France, l’IVG est autorisée mais les conditions de délais contraignent encore trop de femmes et jeunes filles, de toutes catégories socio-professionnelles à avorter au-delà du délai légal français.

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L’éphéméride du 5 avril

Il y a cinquante ans, le 5 avril 1971, le manifeste des 343 : un acte de désobéissance civile

— Par l’Union des Femmes de Martinique —

Le 5 avril 1971, le Nouvel Observateur crée le scandale en France avec un numéro qui révèle les noms de 343 femmes révélant avoir avorté illégalement. La contraception, légalisée depuis 1967, est quasi inexistante et l’Église comme l’Ordre des médecins refusent toute idée d’une modification de la loi de 1920 qui interdit l’avortement.

Or les femmes avortent quand même. Les plus aisées partaient à l’étranger, celles qui n’ont pas les moyens ont recours à toutes sortes de pratiques dans des conditions humaines déplorables et au péril de leur vies.

Ce 5 avril 1971, Le Mouvement de Libération des Femmes (MLF), pose un acte de désobéissance civile et pour la première fois la question d’un « droit à l’avortement » est posé sur le devant de la scène. Cet acte de bravoure sera suivi des procès de Bobigny d’octobre – novembre 1972, Michele Chevalier mère de Marie Claire (16 ans) dénoncée par son violeur pour avoir pratiqué un avortement clandestin et 4 autres adultes sont défendues par Gisèle Halimi.

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Une soirée rencontre de l’UFM autour du livre « Moi, ma vie, ma chatte » d’Isabelle Dailly riche en émotion

— Compte-rendu de l’UFM —

Le théâtre Aimé Césaire était trop petit ce mercredi 31 mars pour accueillir toutes et ceux venu.es partager, avec l’UFM et Isabelle Dailly, ce moment de parole vraie.

L’UFM, organisatrice de la soirée, a rappelé par sa présidente pourquoi très tôt, le corps des femmes a été placé au cœur des combats féministes.

Alors qu’il semble être le lieu de l’intime et du personnel, le corps est en fait bien un objet social, à la frontière entre l’individu et la société.et ses représentations culturelles. Celles-ci ne sont pas neutres, et dans la plupart des sociétés contemporaines, le contrôle du corps s’exerce au premier chef sur les femmes. Celles-ci sont surexposées à la contrainte sociale, en raison d’une assignation au genre plus marquée.

Le corps des femmes est donc un enjeu de pouvoir, de domination, d’aliénation et la bataille pour sa libération fait partie des luttes des femmes pour leur émancipation.

Un livre parti de son vécu

Le livre d’isabelle Dailly « Moi, ma vie, ma chatte » est parti de son propre vécu de la maltraitance de la société lors d’un évènement de sa vie.

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Covid-19: les progrès vers l’égalité homme-femme retardés d’une génération

Près de 3 millions de morts, une économie mondiale bouleversée… Ces conséquences de la crise sanitaire sont omniprésentes. Mais la pandémie de Covid-19 aura également un fort impact social, comme l’explique l’étude annuelle publiée mercredi par le Forum économique mondial (WEF, l’organisation connue comme le forum économique de Davos).

Selon cette enquête, la crise sanitaire a retardé de plus d’une génération le temps nécessaire pour atteindre l’égalité homme femme à l’échelle de la planète. Plus clairement : il faudra encore compter 135,6 années, soit 36 ans de plus qu’avant la pandémie, avant de parvenir à la parité dans le monde.

Et ce dans tous les domaines : politique, économique, santé, ou encore éducation, souligne cette étude annuelle sur les inégalités femmes-hommes dans le monde pour sa 15e édition.

Les femmes plus touchées que les hommes par le chômage

Les répercussions de la crise sanitaire ont en effet été plus sévères pour les femmes qui ont été plus nombreuses à perdre leur emploi. Cela est notamment lié à leur sur-représentation dans des secteurs les plus directement affectés par les mesures de confinement, comme la consommation.

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« Moi, ma vie, ma chatte », l’auteure Isabelle Dailly est l’invitée de l’UFM

Mercredi 31 mars au théâtre Aimé Césaire à 18h00.

L’Union des Femmes de Martinique recevra Isabelle Dailly, auteure de « Moi, ma vie, ma chatte » à l’occasion de la sortie de son nouveau livre, le mercredi 31 mars au théâtre Aimé Césaire à 18h00.
Briser les tabous et rompre les clichés
Les règles, la contraception, l’IVG, la ménopause, la dépression post-partum… l’intimité des femmes sera discutée sans tabou ! L’UFM invite toutes et tous à échanger et partager sur le sujet avec Isabelle Dailly qui présentera son nouveau livre « Moi, ma vie, ma chatte » paru aux Éditions Nouvelles Sources en janvier 2021.
La vie des femmes est jalonnée d’événements auxquels elles ne sont pas forcément préparées. Le milieu social, l’éducation, la timidité personnelle tout comme les sentiments d’incompréhension (les menstruations), de solitude (l’IVG), de culpabilité (la dépression post-partum à ne pas confondre avec le baby blues), de détresse (la ménopause) rendent la parole compliquée.
Le clef est l’information, la communication et l’échange avec ses parents, son conjoint, ses enfants, ses amis, le milieu médical… et des espaces dédiés comme à l’UFM !

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Non aux tentatives d’intimidation, non aux violences policières, non aux comportements de domination

 

La répression atteint un niveau inacceptable en Martinique. En effet, alors que deux jeunes femmes manifestaient devant le commissariat, l’une d’elle aurait été emmenée, enfermée et brutalisée dans le garage du commissariat par des policiers avant d’être dirigée dans un bureau dédié.
Notre association féministe martiniquaise Culture Egalité dénonce encore une fois les tentatives d’intimidation, les violences policières sans discernement et les comportements de domination à la fois étatique et masculine.
Elle exige que la lumière soit faite sur d’éventuels agissements contraires à la loi de la part des forces de l’ordre et que les droits des militant.es inquiété.es soient intégralement respectés.

Fort-de-France, le 24 mars 2021

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L’écrivaine Nawal al-Saadawi, figure égyptienne de l’émancipation des femmes dans le monde arabe, est morte

Médecin, elle a écrit plus d’une cinquantaine d’ouvrages dans lesquels elle se prononçait contre la polygamie, le port du voile, l’inégalité des droits de succession entre hommes et femmes en islam et surtout l’excision, qui concerne plus de 90% des Égyptiennes.

L’écrivaine Nawal al-Saadawi, 89 ans, figure égyptienne de l’émancipation des femmes dans le monde arabe, est décédée dimanche 21 mars, a annoncé le journal d’Etat Al-Ahram.

Née le 27 octobre 1931, elle est notamment l’auteur de deux livres féministes de référence « Au début, il y avait la femme » et « La femme et le sexe ». Elle a longtemps lutté pour les droits des femmes et contre le patriarcat dans le monde arabe.

En résidence pendant trois ans en Caroline du Nord

Médecin, elle a écrit plus d’une cinquantaine d’ouvrages dans lesquels elle se prononçait contre la polygamie, le port du voile, l’inégalité des droits de succession entre hommes et femmes en islam et surtout l’excision, qui concerne plus de 90% des Égyptiennes.

Dans les années 1990, l’apparition de son nom sur une liste de personnalités à abattre, dressée par des milieux extrémistes islamistes, l’avait poussée à s’installer aux Etats-Unis de 1993 à 1996, où elle enseigna alors à l’université de Dukes. Elle

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Hommage à Marielle Franco et à toutes les femmes assassinées pour leur engagement politique et leur liberté

— Par Sylvie Javaloyes pour Culture Égalité —

Vendredi 12 mars 17h30 : les militantes de Culture Égalité occupent le kiosque Guédon sur le bord de mer de Fort-de-France et s’installent pour l’hommage qu’elles rendent chaque année à Marielle Franco depuis son assassinat le 14 mars 2018. Chaque année elles le souhaitent original, politique et féministe. Leur objectif : mettre en évidence les engagements des femmes pour la construction d’un autre monde incluant toutes et tous.

Nous voulons une manifestation forte, émouvante et inspirante pour toutes les femmes. Cette année nous projetons un film documentaire de Léonard Cortana, étudiant Guadeloupéen en cinématographie . Avant l’arrivée des participant.es nous installons sur chaque chaise le portrait d’une femme assassinée précisant son engagement, son pays et son âge. C’est impressionnant, car elles sont nombreuses. Elles nous regardent. Elles sont toutes celles qui motivent encore et encore notre propre engagement, nos propres revendications de liberté, de justice et de sororité. Si les femmes elles-mêmes ne reconnaissent pas le travail politique de ces femmes, n’en conservent pas la mémoire, et l’expérience c’est toute notre contribution qui sera minorée voire effacée de l’Histoire.

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Le Collectif du 8 mars : les rendez-vous de la semaine

A l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le collectif du 8 mars se mobilise une fois de plus autour du thème de la liberté !
Après une manifestation réussie ce samedi 6 mars à Fort-de-France, « Femmes, les voix de la liberté »,
retrouvez-nous au mois de mars, pour des actions et interventions sur tout le territoire.

LES RENDEZ-VOUS DE CETTE SEMAINE :

Lundi 8 mars

8H – Intervention auprès des écoles primaires de DUCOS
+ Spectacle de théâtre Forum X=Y,en collaboration avec le Lycée Paulette Nardal de DUCOS, en direction des élèves de 1°. Konbit.
12h – Intervention dans le hall de la mairie de Fort-de-France sur la question des droits des femmes.
14h – Intervention au collège de Morne Rouge sur les femmes migrantes
17h – Vernissage de l’exposition « Expérience de femmes », Créole Art Café à St Pierre.
18 h 30 – Intervention auprès de l’association « Le Diamant rassemblé » à Poirier – Diamant

Mardi 9 mars
9h – Intervention au Lycée du François, Projection de Rebelles & Marronnes
14h – Intervention / Semaine de l’entreprenariat

Mercredi 10 mars
8h30 – Intervention au Lycée Acajou 2, Projection de Rebelles & Marronnes

Jeudi 10 mars
13h – Intervention au Lycée Acajou 2, Projection de Rebelles & Marronnes.

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Le vélo, autre miroir des inégalités femmes-hommes

Saint-Denis – La pandémie de Covid a lâché des flopées de néo-cyclistes dans les rues des villes françaises mais le vélo reste très majoritairement pratiqué par les hommes. Obstacles culturels et sociétaux, aménagements urbains inadaptés, insécurité : les freins pour atteindre la parité sont encore puissants.

En 2018, le géographe Yves Raibaud réalisait une vaste étude sur Bordeaux et sa métropole. Verdict : seuls 38% des cyclistes étaient des femmes. La nuit et par temps de pluie, leur proportion dégringolait à 22%.

Parmi les désagréments cités par ces cyclistes : le fait d’être chargée (courses, enfants), la peur de l’accident ou d’un problème technique, le sentiment d’insécurité face au harcèlement et aux agressions sexuelles (équivalent à celui ressenti à pied), la tenue parfois exigée au travail (jupes, talons, tailleurs). 

« Le +sexe+ du vélo, c’est aussi la virilité de la chute, du risque, de la performance« , les hommes représentent « 86% des morts en France, notamment chez les livreurs à vélo, nouveau dangereux métier d’+homme+« , souligne le géographe dans un article publié dans le journal du CNRS.

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« Be Natural-l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché », de Pamela B. Green

Mardi 9 mars à 16H, salle Frantz Fanon. Un documentaire instructif autant qu’émouvant, pour tous les amoureux des femmes et du cinéma ! 

– par Janine Bailly –

Be Natural, l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché (États-Unis, 2018, 1h42) ressuscite une figure de femme encore trop souvent méconnue, et dont l’œuvre, comme si on l’avait voulu maintenir prisonnière dans l’ombre des hommes, a trop longtemps été occultée.

Alice Guy, la Française qui débuta comme secrétaire chez Gaumont avant d’en devenir la directrice artistique, s’étant un jour emparée d’une caméra a écrit et réalisé le premier film narratif de l’histoire du cinéma. Pionnière audacieuse, d’abord reconnue puis longtemps ignorée, elle sort aujourd’hui de l’ombre grâce à ce documentaire de Pamela B.Green.

Alice Guy, jeune et jolie femme, qui dans un monde d’hommes avait su s’imposer, sans craindre d’innover ni de battre en brèche les tabous et injonctions de son époque, celles faites à son sexe plus particulièrement… Dans un court-métrage de sept minutes, intitulé Les Résultats du féminisme, que peut-on voir en effet ? Des hommes qui se fardent, paradent dans leurs beaux habits, s’occupent des tâches ménagères , du repassage et des enfants, pendant que les femmes, au café, boivent, fument et draguent, volant même au secours d’un pauvre garçon qui se fait importuner… Et la scène se passe en 1906 !

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Mars 2021 : Un week-end dédié aux femmes, dès avant le 8 mars

– par Janine Bailly –

Communiqué de France Antilles : Ce 8 mars, la Journée internationale des Droits des Femmes est relayée par la plupart des chaînes de télévision. Des Antilles jusqu’aux confins de la Terre, les femmes s’expriment dans le monde entier, par le biais du tube cathodique. Le programme est ici, extrait de “France-Antilles Le Mag” du week-end.

Aux origines

Selon le site internet officiel du 8 mars, l’origine de la Journée internationale des droits des femmes s’ancre dans les luttes ouvrières, et dans celles des suffragettes… dans les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail, et l’égalité entre les hommes et les femmes. Des manifestations qui agitèrent la Russie, l’Europe et le monde occidental, au début du XXe siècle.

Officialisée par les Nations-Unies en 1977, la “Journée Internationale des Femmes” est aujourd’hui une journée de manifestations à travers le monde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Une journée qui reste d’une brûlante actualité, car tant que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer !

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Covid-19 : 10 millions de filles supplémentaires risque d’être mariées durant leur enfance

Alors que 25 millions de mariages d’enfants ont été évités au cours de la dernière décennie, UNICEF prévient, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, que les progrès enregistrés sont gravement menacés.

New York/Paris, le 8 mars 2021 – Dix millions de mariages d’enfants supplémentaires risquent d’être conclus d’ici à la fin de la décennie, menaçant d’anéantir des années de progrès pour réduire cette pratique, selon une nouvelle analyse publiée aujourd’hui par UNICEF.

Un rapport, intitulé COVID-19: A threat to progress against child marriage (COVID-19 : une menace pour les progrès enregistrés contre le mariage des enfants), publié à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, prévient que les fermetures d’écoles, les contraintes économiques, la perturbation des services, les décès durant la grossesse et les décès parentaux imputables à la pandémie augmentent les risques de mariage pour les filles les plus vulnérables.

Même avant l’épidémie de COVID-19, 100 millions de filles étaient déjà exposées au risque d’être mariées pendant leur enfance durant la prochaine décennie, et ce, malgré un recul considérable de cette pratique dans plusieurs pays au cours des dernières années.

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« Il est temps pour les formations politiques de prendre leurs responsabilités » 

Plus de 250 personnalités appellent à un #MeToo des territoires

Dans cette tribune publiée mardi sur franceinfo, les signataires militent pour que les partis puissent constituer leurs listes, ville par ville, « en écartant les candidats sexistes et responsables de violences ».

« Pour un #MeToo des territoires : à quand une libération de l’écoute dans les partis politiques ? »

En novembre 2019, nous alertions les partis politiques sur le danger qui consiste à investir des agresseurs sexuels pour les élections municipales. À Draveil, à Firminy, au Gosier, à Cabourg, des hommes condamnés par la justice pour viol, pour agression sexuelle, pour atteinte sexuelle sur mineure, pour violences conjugales, ont pourtant été élus. Dans combien d’autres communes ? Certains se présentaient « sans étiquette », d’autres étaient soutenus par leur famille politique.

Les élections départementales et régionales doivent se dérouler les 13 et 20 juin prochains. À cette occasion, des centaines de femmes et d’hommes seront élu·e·s pour représenter leurs territoires pendant six ans. Parmi eux, certains ont été auteurs de violences sexistes et sexuelles lors de précédentes fonctions.

« Une fois de plus, nous exhortons les appareils politiques à écouter les victimes et à faire œuvre de prévention. 

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« Les féminismes de Sappho de Mytilène à nos jours »

Café littéraire sur le lieu de l’exposition « Palimpseste » le mercredi 10 mars de 18H30 à21hOO

L’évaporation est un phénomène qui décrit la disparition des femmes artistes dans l’art. Et pourtant de tout temps les femmes ont créée, écrit. Pas exposées, pas publiées , leurs œuvres sont tombées dans l’oubli laissant ainsi penser que les artistes étaient exclusivement des hommes. Pourtant il y a eu des femmes peintres, autrices de grande qualité que le sexisme des milieux intellectuels a relégué au rang de muses , de modèles, ou effacé de l’histoire de la littérature.

En dépit du talent évident de nombreuses femmes artistes, leur position fut longtemps jugée moins crédible que celle des hommes en raison de leur genre les contraignant à travailler dans l’anonymat et dans l’obscurité.

L’artiste peintre plasticienne Hélène Jacob dans son exposition « Palimpseste »* ne supporte pas cette injustice de l’histoire et décide d’exhumer les portraits de femmes autrices, peintres, poétesses, cinéastes, de déterrer leurs histoires et de réécrire à sa manière sur son palimpseste pictural !

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Moins d’1% des JT consacrés aux violences envers les femmes en 20 ans

Les violences faites aux femmes ont représenté 0,89% des sujets des journaux télévisés des six chaînes historiques entre 2000 et 2020, les traitant essentiellement sous l’angle « affaires judiciaires », selon une étude de l’Institut national de l’audiovisuel (INA).

Si depuis quatre ans, les violences envers les femmes sont plus médiatisées, les chiffres montrent la « part infime » qu’elles représentent dans l’information télévisée: 5.659 sujets sur 20 ans, « soit moins de 1% des JT« , révèle l’INA dans un baromètre publié jeudi dans sa « revue des médias« . 

« Elles ne font l’actualité, la plupart du temps, que dans le cadre d’affaires judiciaires traitées comme des faits divers« , souligne l’institut. La conséquence est que les avocats concernés constituent « le top 5 des personnes qui se sont le plus exprimées dans ces sujets de JT » en assurant « 50 % des prises de parole« . 

Parmi les dossiers les plus marquants, l’INA cite en 2003-2004 le meurtre de Marie Trintignant et le procès qui l’a suivi, les affaires Emile Louis et Stéphane Krauth, ou en 2018, les affaires Harvey Weinstein, Tariq Ramadan et le meurtre d’Alexia Daval. 

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« Outrage », un film pour parler différemment des hommes et des  femmes. 

Lundi 8 mars à 20H30 et Lundi 15 mars à 16h00, à la Salle Frantz Fanon de Tropiques-Atrium

Tropiques Atrium propose, en lien avec la Journée nationale des luttes pour les droits des femmes, un film américain de fiction, Outrage , réalisé en 1950 par Ida Lupino.

Ida Lupino (1914 ou 1918- 1995) et le monde du cinéma

Grande actrice américano-britannique des années 40 et 50, Ida Lupino s’imposera à Hollywood comme l’une des rares femmes scénaristes, réalisatrices et productrices de son époque. Elle raconte comment, dans ce métier, elle a eu l’impression de s’ennuyer sur les plateaux de tournage, alors que « quelqu’un d’autre semblait faire tout le travail intéressant ». Avec son mari, l’écrivain Collier Young, elle fonde donc la compagnie The Filmakers, alternative au modèle des studios hollywoodiens, ce qui lui permet de traiter en toute indépendance des thèmes peu conventionnels, souvent absents dans ces décennies-là des écrans américains.

Outrage est une commande d’Howard Hughes pour la RKO. Voici un film dont le scénario traite d’un sujet particulièrement inhabituel et hardi pour l’époque, à savoir les traumatismes subis par une jeune femme, victime d’un viol.

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Femmes, les voies de la liberté

Dès 8h, nous serons là avec le collectif du 8 mars 

(Amazones, Culture Égalité, Konbit, Le Mouvement du Nid), 

un temps d’échanges, de solidarité, de sororité, de fraternité 

et de luttes pour l’émancipation totale des femmes.

Retrouvez-nous ensuite, tout le mois de mars, pour des actions et interventions sur tout le territoire.

LES RENDEZ-VOUS DE MARS :

SAM. 6 mars
8h à 12h – Rencontre avec le collectif du 8 mars

10h – Femmes, les voies de la liberté – Action théâtralisée mise en scène par Rita Ravier

Place de l’Enregistrement, Fort-de-France

DIM. 7 mars
7h – Partenaires de la marche « spécial 8 mars » de l’association Manikou.

LUNDI 8 mars
8H – Intervention auprès des écoles primaires de DUCOS 
+ Spectacle de théâtre Forum X=Y,en collaboration avec le Lycée Paulette Nardal de DUCOS, en direction des élèves de 1°. Konbit.
+ 9h30 – Intervention au LP de Chateauboeuf / Projection de Rebelles & Marronnes 
+ 12h – Intervention dans le hall de la mairie de Fort-de-France sur la question des droits des femmes.
+ 14h – Intervention au collège de Morne Rouge sur les femmes migrantes
+ 17h Vernissage de l’exposition « Expérience de femmes », Créole Art Café à St Pierre.

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