Catégorie : Féminismes

Célébration de la Journée Internationale des Droits Humains

Karayib, an sel rasin !”

— Par Culture Égalité —

Les Droits Humains sont plus que jamais bafoués en ces temps de repli sur soi, de nationalisme exacerbé, de rejet de l’autre. Haïti, nos sœurs et frères de la Caraïbe, étaient au cœur de cette soirée.

Cette journée internationale des droits humains a rassemblé, le 11 décembre 2021, au dernier étage de l’Hôtel Impératrice, à Fort de France : le Mouvement du Nid, l’ASSOKA, les Amazones, Kap Caraïbe, ESA, Cellule Action et l’association Culture Egalité, organisatrice de cet événement.

Comme chaque année depuis trois ans, celle-ci a remis son prix des droits humains. Ce prix avait été décerné en 2018, à Danièle Magloire, féministe haïtienne, en reconnaissance de son engagement indéfectible pour le respect des droits des femmes – droits humains ; en 2019, à Huguette Bellemare, membre de Culture Egalité, pour son travail de vulgarisation sur le matrimoine américain et caribéen ; et en 2020, à l’ASSOKA, pour l’aide militante et juridique apportée aux migrant.es caribéen.nes… Cette année c’est le « Mouvement du Nid » représentée par Lavinia Ruscigni et son équipe qui est mis à l’honneur pour l’accompagnement sans relâche de femmes migrantes privées de droits et contraintes à la prostitution pour survivre.

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Motion adressée au Préfet de Martinique

Monsieur Stanislas Cazelles, Préfet de la Martinique

Les associations signataires, réunies ce 11 décembre 2011 à Fort-de France, à l’occasion de la journée internationale des Droits Humains, dénoncent les conditions d’accueil et de séjour réservées aux personnes migrantes qui arrivent en Martinique.

Elles rappellent que ce sont les guerres, les crises politiques, économiques, ou encore sanitaires, les discriminations diverses qui contraignent des hommes et des femmes de tous âges à quitter leurs pays dans l’espoir d’un avenir meilleur et souvent même pour sauver leur vie.

Aussi, les différentes associations qui accompagnent les personnes migrantes – quels que soient l’origine, le statut, le sexe, l’âge, l’orientation sexuelle de celles-ci – dénoncent les entraves de plus en plus nombreuses qui se dressent face à ces personnes dans l’exercice effectif de leurs droits et appellent l’État Français et plus particulièrement le Préfet de la Martinique à montrer plus de considération humaine dans le traitement des dossiers car il n’est pas conforme aux droits humains de ne plus recevoir ces personnes et de les faire attendre durant des délais inacceptables les réponses à leurs demandes ; de multiplier des récépissés sans autorisation de travailler – ce qui les condamne à la précarité et les jette à la merci de violences économiques et sociales.

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Exposition de Yolanda Naranjo ” Let’s talk about it”

Les menstruations source d’inspiration

L’Union des Femmes de Martinique et L’Atelier Le Point Rouge vous proposent de couvrir l’exposition « Let’s talk about it » de Yolanda Naranjo ce samedi 18 décembre 2021, au parc de Tivoli (Fort-de-France) à 10h. Ses créations artistiques portent sur le thème des règles.
Programme :
• 10h00 : inauguration
• 10h15 : visite guidée avec Yolanda Naranjo

L’artiste plasticienne,Yolanda Naranjo, originaire de La République dominicaine installée en Grèce, est actuellement en résidence d’artiste en Martinique dans le cadre de la 3e biennale rencontre-échange de l’UFM en partenariat avec L’Atelier Le Point Rouge.
Ses créations artistiques traitent de la thématique des règles. Selon elle, la stigmatisation des menstruations est une situation permanente qui touche des centaines de milliers de femmes sur toute la planète. Encore aujourd’hui, ce processus naturel du corps féminin fait l’objet de discrimination, il est considéré comme impur, sale, pour n’en citer que quelques-uns ; il est entouré de honte, ce qui peut avoir un grand impact psychologique.

Les euphémismes utilisés à propos des menstruations sont un voile qui prolonge le malaise à ce sujet.

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L’avocat Alex Ursulet mis en examen pour viol

Accusé de viol par une ancienne stagiaire, l’avocat Alex Ursulet a été mis en examen, jeudi, pour « viol par personne ayant autorité » et placé sous contrôle judiciaire, a annoncé une source judiciaire, ce vendredi, confirmant une information de Mediapart.

Une plainte pour « viol » et « harcèlement sexuel » a été déposée le 25 septembre 2019 par une femme qui avait effectué un stage dans le cabinet parisien de ce pénaliste réputé, ancien défenseur du meurtrier en série Guy Georges ou de l’ancien maire de Grenoble Alain Carignon, en janvier 2018.

Une confrontation avec la plaignante

Dans sa plainte, elle raconte y avoir été violée par Alex Ursulet, après un déjeuner où ce dernier se serait montré pressant. Elle produit des attestations de témoins et des copies de SMS. Me Ursulet avait de son côté porté plainte pour « dénonciation calomnieuse », mais aussi pour « faux » et « tentative d’escroquerie au jugement ».

Après deux jours de garde à vue en juin 2020 et une confrontation avec la plaignante où « chacun (était) resté sur ses positions », selon le commentaire à l’époque d’une source proche du dossier, le parquet avait ouvert une information judiciaire pour « viol par personne ayant autorité » et demandé sa mise en examen.

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10 décembre 2021 : Journée Internationale des Droits Humains. Solidarité avec nos sœurs d’Haïti!

Fin des viols, des violences et libération de Novia Augustin!

En Haïti, la violence contre les femmes prend des dimensions extrêmement alarmantes. Quasi quotidiennement, les femmes sont victimes de kidnapping, d’extorsion, d’assassinat politique, de viols et de massacres.
L’Union des Femmes de Martinique été alertée par les féministes haïtiennes de son réseau, de la recrudescence des viols perpétrés par les gangs en Haïti, aggravés par des actes de barbarie atroces (viols en réunion, tortures, mutilations, mariages forcés…).
Les femmes agressées sont réduites au silence : « dans les quartiers, une personne qui a subi un viol est affligée d’une étiquette, et donc les femmes intègrent l’idée de ne pas en parler. »
Ces actes viennent s’ajouter à l’insécurité et à la violence extrêmes déjà existantes au quotidien.
Les organisations en charge de ces femmes victimes sont dépassées par l’horreur de certains cas.
La liste des femmes kidnappées, massacrées, assassinées est longue. On se souvient de l’assassinat d’Evelyne Sincère par les gangs armés et celui d’Antoinette Duclaire par des mains politiques. Jusqu’à présent la lumière n’est pas faite sur aucun de ces deux crimes crapuleux.

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En Haïti, l’horreur des viols commis par les gangs

Port-au-Prince – “Certaines femmes kidnappées n’arrivent même pas à savoir combien d’hommes les violaient”: Judith Fadois a beau travailler depuis plus de six ans en Haïti à la clinique de Médecins sans frontières dédiée à la prise en charge des crimes sexuels, la médecin s’avoue dépassée par l’horreur de certains cas.

Déjà minées par le tabou qui entoure ces crimes dans une société considérée comme machiste, la cruauté accrue des gangs haïtiens lors de certains enlèvements sidère les équipes médicales qui prennent en charge les victimes de violences sexuelles. 

Pour certains cas, je parlerais de mutilation, tellement elles ont été traitées en objet“, témoigne sobrement le Dr Fadois, responsable des activités médicales du centre MSF. 

Les bandes armées ont virtuellement pris le contrôle de Haïti depuis plusieurs mois, alors même que ce petit pays des Caraïbes faisait déjà face à une pauvreté endémique. 

– “Pure torture” –

Au coeur de la capitale Port-au-Prince, l’équipe du Dr Fadois offre l’assistance médicale d’urgence et le soutien psychologique vital aux victimes mais la gravité des récentes violences a personnellement affecté le personnel de MSF.  

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Les cas de violences faites aux femmes supérieurs aux cas de covid dans le monde

En cette Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, l’ONG Oxfam publie un rapport mesurant l’impact de la crise sur ce problème de société à l’échelle mondiale. Avec des violences qui ont augmenté de 25 % à 111 % en fonction des pays.

La pandémie de Covid-19 a exacerbé les violences faites aux femmes. C’est ce qu’indique un nouveau rapport Oxfam, publié ce 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes. Son titre : L’autre pandémie : Les crises interconnectées des violences basées sur le genre et de la COVID-19. Pour cette étude, l’organisation se base sur le nombre d’appels de personnes ayant été confrontées à des violences sur des lignes d’écoute spécialisées dans dix pays au cours des premiers mois de confinement.

Ce rapport indique que les violences basées sur le genre (VGB) ont augmenté de 25 % à 111 % en fonction des pays. 25 % en Argentine; 79 % en Colombie; 43 % en Turquie; 50 % en Chine; 69 % en Afrique du Sud; ou encore 73 % en Italie.

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Des milliers de manifestants à travers le monde contre les violences faites aux femmes

Mexico – Des milliers de manifestants sont descendus jeudi dans les rues d’Europe et d’Amérique latine pour exiger la fin des violences faites aux femmes, la police dispersant certains rassemblements notamment à Istanbul et Mexico.

De Madrid à Barcelone, de Paris à Londres, du Guatemala au Honduras, les défilés marquaient la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes

A Mexico, ce sont des milliers de femmes qui sont descendues dans la rue. “Elles ne sont pas mortes, ils les ont tuées“, disaient les pancartes brandies par les manifestantes de ce pays où chaque jour 10 femmes sont tuées, selon l’ONU.

Des heurts ont opposé de petits groupes de manifestantes, munies de marteaux, aux forces de l’ordre, qui ont utilisé des gaz irritants et des extincteurs pour les repousser. Dix policières, trois manifestantes et une fonctionnaire ont été légèrement blessées dans les incidents, selon un bilan des services de sécurité de la capitale.

Au Chili, la manifestation qui a réuni des milliers de femmes à Santiago a pris des accents politiques, contre le candidat d’extrême droite José Antonio Kast, nostalgique de la dictature d’Augusto Pinochet, en tête à l’issue du premier tour de la présidentielle.

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Violences conjugales : le 3919 plus que jamais mobilisé

En 2020, plus d’une femme sur dix a déclaré lors de l’écoute avoir été menacée de mort.

Aider la femme à «dénouer les fils de la violence» dont elle est victime et «la mettre en sécurité»: la ligne d’écoute du 3919 est plus que jamais mobilisée alors que le nombre d’appels s’envole, selon sa responsable, Françoise Brié. Les chiffres communiqués à l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes (25 novembre) sont vertigineux. Le nombre d’appels traités par le 3919 ont augmenté de 114% entre 2017 et 2020, selon la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), qui gère la ligne depuis sa création en 1992. Joignables depuis août 24 heures sur 24 et sept jours sur sept, les écoutants ont pris en charge 99.538 appels en 2020, en hausse de 22% par rapport à 2019. Le nombre total d’appels reçus sur la plateforme (164.957) a, lui, bondi de 70%.

«La période de la pandémie a vu une explosion des appels avec des situations très lourdes, des femmes qui se sont retrouvées bloquées avec leur agresseur, dans l’impossibilité de quitter le domicile», explique Françoise Brié, directrice générale de la FNSF, qui rappelle que «le foyer reste le lieu où les tensions sont exacerbées».

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Culture Égalité, campagne 2021 de prévention contre les violences à l’encontre des femmes

« Je suis la femme de ma vie »,

Le 25 novembre, date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’encontre des femmes, est le début de la campagne officielle qui se poursuivra jusqu’au 10 décembre – Journée des Droits humains. Ce n’est pas un simple rituel. En effet, les chiffres des violences donnés par le Parquet et les Services de Sécurité montrent que la situation est loin de s’améliorer pour les femmes en Martinique. Pas moins de 500 dossiers traités par le Parquet entre le 1er janvier et le 16 novembre 2021 ! C’est énorme ! Il faut agir. Il faut une politique volontariste de prévention des pouvoirs publics. Notre association Culture Egalité a choisi, quant à elle, d’éduquer les filles, dès le berceau, à se préserver de ces violences en se mettant au centre de leur vie.

En effet, nous avons élu, pour la campagne de cette année, le thème : « Je suis la femme de ma vie ». Certain.es s’en inquiètent et nous demandent si nous voulons faire vivre les femmes et les hommes séparément !

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La Jepévkf

Pou matjé 25 Novanm : Jounen enternasionnal pou éliminasion violans kont fanm

Jounen enternasionnal pou éliminasion violans kont fanm

— Par Daniel M. Berté —

Jòdiya espwa pou étenn vakabonajri kont fanm

Jòdi endé pou éradiké viòl kolektif fanm

Jou esprésion pou esplitjé vayans kay fanm

Jou éti pou estentjé vis kouyonnè fanm

Janmen ézité pou évolision vwa kolè fanm

 

Jòdla étap pou espozé valè konba fanm

Jou égalité pou étalé vkalité fanm

Jòdiya édiké pou é viktim ki fanm

Jou épanwisman pou étann vkouraj fanm

Janmen ézité pou évolision vwa kakolans fanm

Jounen enternasionnal pou éliminasion violans kont fanm

 

Daniel M.

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L’éphéméride du 21 novembre

Publication du premier numéro du magazine Elle fondé par Hélène Lazareff et Marcelle Auclair le 21 novembre 1945

Elle (souvent typographié ELLE en capitales) est un magazine hebdomadaire français féminin et de société fondé en 1945 par Hélène Lazareff et Marcelle Auclair. Le titre est racheté en avril 2018 par le milliardaire tchèque Daniel Křetínský.
Historique
Le premier numéro de Elle est publié le 21 novembre 1945, quelques mois après l’adoption du droit de vote des femmes en France et du retour d’Hélène Lazareff , exilée russe alors réfugiée à New York pendant l’Occupation, où elle travaillait à écrire au supplément féminin du New York Times ainsi que comme rédactrice de la rubrique mode au Harper’s Bazaar, un Magazine de mode luxueux dont elle s’inspire tout en conservant un « positionnement francophile » marqué. La ligne éditoriale du journal est posée dès l’origine dans sa ligne de pied : « du sérieux dans la frivolité, de l’ironie dans le grave. » Hélène Lazareff précise qu’elle souhaite alors « faire un journal de mode, mais pas seulement. Un journal moderne. Pratique. Avec des photos.

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Journée Internationale pour l’Élimination des Violences faites aux Femmes

Campagne 2021 Prévention des violences à l’égard des femmes

Dans le monde, 35% des femmes sont victimes de violences.

En Martinique, on recense 500 affaires de violences dans le couple traitées par le parquet de Fort-de-France entre le 1er janvier et 16 novembre 2021.
En Martinique, 13% des femmes de moins de 18 ans sont agressées sexuellement par des proches.

Combien de filles, d’épouses, de sœurs, battues, violées, tuées, pour que l’on agisse enfin ?

À Culture Égalité, depuis toujours, nous dénonçons tout cela. Nous appelons les autorités à une politique plus audacieuse et plus ferme pour contrer cette violence des hommes. Nous affirmons aux femmes qu’elles ne sont pas seules. Nous demandons aux témoins de croire les femmes, de les accompagner…

Alors aujourd’hui, Culture Égalité choisit de s’adresser en priorité aux filles et aux femmes et les incite, les prépare à se préserver des violences en se mettant elles-mêmes au centre de leur vie.

Moi, Toi, Nous… Soyons les femmes de nos vies pour vivre des amours sans violence. Pour que ni menaces, ni pressions, ni dominations ne pèsent sur nos choix de vie.

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La rappeuse Héro Echo, menacée de mort pour ces textes anti-machos, sur la scène du festival Égale à Égal de Poitiers

Artiste engagée, Héro Echo était à l’affiche ce week-end du festival Égale à Égal, une manifestation qui met en avant les projets artistiques portés par les femmes.

Par Véronique Dalmaz —

Après deux ans sans édition pour cause de pandémie, le festival Égale à Égal retrouvait son public. Au programme, un mois de découverte autour de créations culturelles 100% féminines. L’artiste poitevine Héro Echo, qui défend bec et ongles le rap féminin face aux machos du hip-hop, s’est produite le 13 novembre.

Harcelée sur les réseaux sociaux 

Il y a presque un an Héro Echo, de son vrai nom Lucie, a vécu un véritable cauchemar. En décembre 2020, la jeune femme met en ligne son clip Amazones. Un titre féministe qu’elle avait écrit quelques années auparavant après une dispute avec des rappeurs particulièrement misogynes. Harcelée et menacée de mort sur les réseaux sociaux par des néonazis, l’artiste a dû retirer pendant quelques jours la vidéo de YouTube pour notamment protéger son entourage et les figurantes qui ont participé au clip.

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Il faut « écarter les auteurs de violences sexuelles et sexistes » de la vie politique

Collectif

Il faut « écarter les auteurs de violences sexuelles et sexistes » de la vie politique, réclament 285 femmes travaillant dans le milieu politique et universitaire, dont les députées Karima Delli (EELV) et Danièle Obono (LFI) et la vice-présidente du Sénat (PS) Laurence Rossignol, dans une tribune au « Monde ».

Tribune. Nous, femmes travaillant dans le milieu politique, élues, collaboratrices, fonctionnaires, responsables associatives, militantes qui côtoyons régulièrement les hommes politiques, mais avant tout citoyennes, appelons le monde politique à une réponse d’ampleur aux violences sexuelles et sexistes commises par nos représentants.

Au sein du Parlement, des mairies, des conseils départementaux et régionaux, des hommes mis en cause, parfois condamnés pour viol, pour agression sexuelle, pour atteinte sexuelle sur mineur, pour violences conjugales, sont élus, malgré les discours affichés sur la lutte contre les violences faites aux femmes, malgré nos alertes répétées. Qu’est devenue la grande cause du quinquennat ?

En avril 2022, nous choisirons le ou la présidente de la République. Trois candidats ou potentiellement candidats à l’Elysée sont déjà cités dans de nombreux témoignages d’agressions sexuelles. Cela ne les empêche pas, loin de là, de considérer qu’ils sont dignes d’occuper la magistrature suprême.

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Abécédaire des féminismes présents.

Coordonné par Elsa Dorlin
736 pages – 20 €
Parution : 14 octobre 2021
ISBN physique : 9782377292226
ISBN numérique : 9782377292233

« Plutôt que de réduire le féminisme à des revendications faites à l’État, au patron, au chef ou à papa, pour plus de lois, plus de “sécurité”, à n’être que le porte-drapeau ou le cache-misère du capitalisme, de tel ou tel gouvernement nationaliste, ces histoires des féminismes présents rappellent et font résonner ensemble nos vies féministes. Ce livre fonctionne comme un abécédaire, un manuel, une boîte à outils, un dictionnaire amoureux, dans lequel échanger des idées, affûter des armes, écouter des voix, partager des expériences et des pratiques, vibrer pour des luttes présentes. Il s’adresse à tous·tes : il contient à la fois des ressources et foisonne de références utiles, de notions, mais il est fabriqué par des plumes et des voix, des points de vue situés sur des retours d’expériences collectives, des itinéraires politiques et intimes, des réflexions et des rétrospections sur des parcours, des engagements, des révoltes et des espoirs. En pluralisant les styles, en se situant à la fois du côté de la théorie et de la pratique, de la création, des écritures au “nous” et au “je”, il témoigne de la force d’une approche féministe de l’histoire intellectuelle et politique.

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Inégalité salariale : depuis 9h22 ce matin, les femmes travaillent “gratuitement”

Déterminée par le collectif Les Glorieuses, cette date symbolique s’appuie sur l’écart salarial entre hommes et femmes, en hausse par rapport à 2020.

Mercredi 3 novembre, à 9 h 22 exactement, les femmes commenceront à travailler « gratuitement » du fait des inégalités salariales persistantes, selon la lettre d’information féministe Les Glorieuses, qui lance un appel aux candidats à la présidentielle pour résorber cet écart. Cette date et cette heure symboliques ont été calculées, comme chaque année depuis 2015, à partir de statistiques européennes sur l’écart de salaire entre les femmes et les hommes en France.

Cette année, la différence atteint 16,5 %, contre 15,5 % l’an dernier, avec une date déterminée alors au 4 novembre à 16 h 16. « L’inégalité salariale se creuse », déplore dans un communiqué l’économiste Rebecca Amsellem, fondatrice des Glorieuses, pour qui des mesures concrètes doivent être mises en place « dès aujourd’hui » afin d’éviter d’attendre 2234 pour voir naître l’égalité salariale.

Un congé paternité égal au congé maternité

Dans une série de propositions, soumises aux candidats à l’élection présidentielle de 2022, Les Glorieuses demande que l’accès des entreprises aux subventions et marchés publics soit conditionné à des progrès en la matière.

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L’éphéméride du 28 octobre

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est présentée à l’Assemblée législative le 28 octobre 1791 

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est un texte juridique français, exigeant la pleine assimilation légale, politique et sociale des femmes, rédigé le 5 septembre 1791, par l’écrivaine Olympe de Gouges sur le modèle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclamée le 26 août 1789, et publié dans la brochure Les Droits de la femme, adressée à la reine1,2. Premier document à évoquer l’égalité juridique et légale des femmes par rapport aux hommes, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne a été rédigée afin d’être présentée à l’Assemblée législative le 28 octobre 1791 pour y être adoptée.

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne constitue un pastiche critique de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui énumère des droits ne s’appliquant qu’aux hommes, alors que les femmes ne disposaient pas du droit de vote, de l’accès aux institutions publiques, aux libertés professionnelles, aux droits de propriété, etc.

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Afghanistan: manifestation de femmes à Kaboul pour dénoncer le “silence” du monde

Kaboul – Une dizaine de femmes ont brièvement manifesté mardi matin à Kaboul, pour dénoncer le “silence” de la communauté internationale sur la “situation politique, sociale et économique” de l’Afghanistan, les talibans empêchant de nouveau la presse de s’approcher du cortège.

Ces manifestantes, se présentant comme membres du “mouvement spontané des femmes militantes en Afghanistan“, ont brandi des pancartes sur lesquelles était écrit: “Pourquoi le monde nous regarde mourir en silence?“, “Droit à l’éducation” ou encore “Droit au travail“.

Chaque jour la pauvreté fait des ravages, nos enfants meurent, les hommes n’ont plus de travail, ils se suicident et le monde se tait“, a interpellé Husna Saddat, l’une des participantes. 

Pourquoi et jusqu’à quand devrons nous rester prisonnières chez nous? Pourquoi personne ne nous entend? Pourquoi les femmes n’ont-elles plus le droit d’être actives dans notre société?“, a-t-elle poursuivi. 

Le rassemblement, qui devait initialement se dérouler à proximité de la mission de l’ONU en Afghanistan (Unama), s’est déplacé au dernier moment à l’entrée de l’ancienne “zone verte” où se situent les bâtiments évacués par plusieurs ambassades occidentales après la prise de pouvoir des talibans en août. 

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Monsieur le Député, le viol est un CRIME !

Culture Egalité et le mouvement du Nid s’élèvent contre les propos tenus par Monsieur le Député Philippe NILOR à l’Assemblée nationale, lors de la séance du Mercredi 20 octobre 2021 :

« Le fait d’être contre l’obligation vaccinale ne fait pas de moi un antivax, comme le fait d’être contre le viol ne fait pas de moi un antisexe.»

Nos associations ne comprennent pas cette comparaison inacceptable et meurtrière pour toutes les victimes et leurs familles. Son seul rôle nous semble une volonté de faire le buzz et d’amuser la galerie.

Nous rappelons au député que le viol n’est pas une pratique sexuelle, c’est un CRIME.

Il est inadmissible qu’un député, dont la mission première est de protéger et de défendre les droits des citoyennes et des citoyens, donc les droits des femmes, tienne ces propos banalisant un acte aussi grave que le viol et en fasse un sujet de risée publique.

Nous l’informons que les viols, agressions et harcèlements sexuels sont en augmentation dans le département de la Martinique. Selon les sources de l’Observatoire National de la Délinquance et des Réponses Pénales (ONDRP), le nombre total de viols, agressions ou harcèlements sexuels était de 324 victimes en 2016, 375 en 2017, 415 en 2018, 488 en 2019 et 490 en 2020 !

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Corps pour elles

Le corps des femmes, on en parle ? Des conférencier.es exposeront leurs connaissances sur les représentations de corps de femmes à travers diverses disciplines comme la danse et le dance-hall singulièrement. 

L’UFM vous invite à partager ces moments d’échange lors de cette 3e biennale de rencontres-échanges les samedis 23 et 30 octobre 2021.

Samedi 23 octobre :

  • de 10h à 12h30 : corps de femmes, une approche multiformes
  • de 15h à 17h30 : quelle expression féministe dans le dance hall ?

Samedi 30 octobre : 

  • de 9h30 à 13h : instrumentalisation du corps des femmes
  • de 15h à 17h30 : femme mieux connaître et explorer son corps pour nous l’approprier – Oser en parler

Inscrivez-vous en cliquant sur ce lien : https://www.helloasso.com/associations/union-des-femmes-de-martinique/evenements/web-conferences-corps-pour-elles

Entrée gratuite avec possibilité de faire un don.

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Le 17 octobre est la journée mondiale du refus de la misère

— Par Culture Égalité —

Le nombre croissant des sans-abris, des mendiant.es devant les supermarchés et les boulangeries, le nombre de sollicitations pour nos paniers solidaires nous a toutes et tous interpellé.es et touché.es.

Le nombre de jeunes ayant décroché du système scolaire faute de moyens informatiques et de motivation face à ces outils impersonnels ne favorise pas l’égalité des chances mais au contraire accentue le cycle de la pauvreté.

Le nombre incommensurable de femmes en situation d’exclusion numérique, ne pouvant effectuer leurs démarches en ligne et se retrouvant devant les guichets administratifs fermés, sans pouvoir faire valoir leurs maigres droits, nous a alertées

Quand on entend « pauvreté » on pense évidemment « moyens financiers » : se nourrir, se loger, se former… C’est ce que semble faire l’État, dans ses 5 engagements. Mais la pauvreté, à notre sens, ne s’arrête pas qu’à cela.

Les 5 engagements de l’État dans sa lutte contre la pauvreté ne sont que des « blabla » qui, quand on analyse, ne sont aucunement mis en application.

Engagement N°1 : L’égalité des chances dès les premiers pas pour rompre la reproduction de la pauvreté

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Haïti : des robes innovantes pour protéger des femmes victimes du séisme

— Communiqué de presse de l’UFM —

L’Union des Femmes de Martinique en association avec le mouvement Rasin kanpep la et les organisations féministes GADES (Groupe d’Appui au Développement du Sud d’Haïti), a lancé un appel aux dons numéraires pour financer l’achat de tissus servant à la confection de robes « habits-abris » qui seront fabriquées directement en Haïti. Ces « habits-abris » permettent de se

changer discrètement en plein air. Ils seront offerts aux femmes et enfants sans abris depuis le séisme du 14 août dernier. La collecte de fonds (espèces et chèques à l’ordre de l’UFM) aura lieu ce dimanche 17 octobre de 8h30 à 12h30, sur la Place de la Savane à Fort-de-France, face à l’Impératrice. Cette initiative caritative imaginée par Catherine Hemart, architecte adhérente de l’UFM, s’inscrit dans le cadre du 17 octobre, journée internationale de lutte contre la pauvreté et des 6es journées nationales de l’architecture.

Des habits-abris individuels pour sécuriser en urgence les victimes du séisme

Ces habits-abris conviennent pour l’habillage en plein air. Ils permettent aux femmes de se changer à l’abri des regards indiscrets.

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Les femmes noires à la conquête du jeu vidéo : avec AfroGameuses, “une génération qui ne veut plus rester silencieuse”

Créée en septembre 2020, l’association AfroGameuses lutte contre le sexisme, le racisme, et milite pour une meilleure représentativé des femmes noires dans le jeu vidéo, chez les personnages comme dans les studios de développement.

“Un jour, j’ai découvert le personnage de Senna, dans League Of Legends, et c’est ce personnage qui m’a appris le pouvoir de la représentation.” Ce lundi 27 septembre, la salle de conférence du Game Camp, à Lille, est bondée. Jennifer Lufau, 28 ans, chargée des réseaux sociaux chez Ubisoft et fondatrice de l’association AfroGameuses, va y livrer une implacable démonstration de l’invisibilisation des femmes noires dans le jeu vidéo.

Son exposé commence par une petite revue de personnages de femmes noires déjà existantes, dont certaines déjà très appréciées par sa communauté de gameuses. C’est le cas d’Aveline de Grandpré, qui apparaît pour la première fois dans le jeu Assassin’s Creed III : Liberation, sorti en 2012 et qui prend pour toile de fond la révolution américain de 1763. “Aveline est une femme française et américaine, née d’un père esclavagiste et d’une mère esclave. Dans le jeu, c’est un personnage qui doit justement jouer de son identité pour arriver à ses fins.

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L’éphéméride du 10 octobre

Fondation de l’Union Sociale et Politique des Femmes le 10 octobre 1903

La Women’s Social and Political Union (en français, Union sociale et politique des femmes) souvent désignée par son sigle WSPU, est une organisation féministe créée en 1903 et dissoute en 1917, qui a milité en faveur du droit de vote des femmes au Royaume-Uni.

Histoire
Fondation et débuts

La Women’s Social and Political Union est fondée le 10 octobre 1903 à Manchester par Emmeline Pankhurst et ses filles Christabel Pankhurst et Sylvia Pankhurst ; elles sont les leaders de ce mouvement. Les membres de la WSPU sont les premières à être connues sous le nom de « suffragettes ». Elles s’opposent aux organisations suffragistes, qu’elles estiment trop modérées. En 1905, Christabel Pankhurst crache sur un policier, ce qui entraîne plusieurs arrestations arbitraires visant la famille Pankhurst.

En 1906, la WSPU déménage à Londres avec l’ambition de peser au niveau national. Le mouvement se développe, notamment grâce au réseau du couple fortuné formé par Emmeline et Frederick Pethick-Lawrence. Il voit dès lors affluer des dons et des adhésions dans tout le Royaume-Uni.

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