Catégorie : Féminismes

Antoinette Duclaire, journaliste, militante, féministe, assassinée!

RADI (Rasanbleman pou Diyite Ayiti) crie sa douleur et son indignation devant l’assassinat d’un membre de la Coordination de RADI, la journaliste, militante, féministe, Antoinette Duclaire. Dans la nuit du mardi 29 juin au mercredi 30 juin, des motocyclistes armés ont abattu Antoinette Duclaire ainsi que le journaliste Diego Charles à Christ-Roi.

RADI crie sa colère devant cet acte ignoble, devant la violence et les crimes qui se répandent dans le pays. RADI dénonce ceux et celles qui se rendent complices de tels actes en acceptant la situation insoutenable qui règne dans le pays.

RADI salue le courage, le dynamisme et la détermination d’Antoinette Duclaire qui n’a jamais baissé la tête devant qui que ce soit, qui n’avait pas peur de se battre pour défendre ses idées et opinions. Il est temps que les citoyens et citoyennes cessent de mourir ici. Il est temps que le sang de jeunes hommes et jeunes femmes comme Antoinette Duclaire cesse de couler pour satisfaire les sanguinaires avides de pouvoir ainsi que tous les autres vauriens qui défendent leurs privilèges économiques et sociaux.

La Communauté internationale, tous les acteurs nationaux et internationaux qui continuent de soutenir ce régime pourri ont sur leurs mains le sang de ces jeunes et de tous ceux et celles qui sont tombés victimes de ce climat de violence.

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À Ndjamena, des Tchadiennes en colère manifestent contre les violences faites aux femmes

Une centaine de femmes étaient ce lundi matin 21 juin devant le Palais de justice à Ndjamena pour protester contre les violences faites aux femmes et l’impunité dont bénéficient les auteurs de ces crimes. Les manifestantes étaient furieuses après une nouvelle affaire de viol collectif.

Le message est scandé par une trentaine de manifestantes habillées de noir et pancarte à la main, décrit notre correspondante à Ndjamena, Aurélie Bazzara-Kibangula. « On est sorti pour dire que c’est non, lance l’une d’entre elle. Notre corps, c’est notre corps ! Cette jeune fille a droit de jouir de son corps et son corps ne doit pas être à la disposition de ces hommes pour le violer. »

Dans le cortège, des hommes sont là aussi comme ce militant avec un t-shirt estampillé « Femme victime, je te crois » : « Je suis là pour soutenir les jeunes filles qui ont été violés et marginalisé et pour qui la justice n’a rien fait. C’est très important, je suis né d’une femme et j’ai le droit de protéger la femme. »

Déterminées à se faire entendre

À l’origine de cette marche, une énième vidéo de viol collectif diffusé sur les réseaux sociaux, qui s’est soldé par un arrangement à l’amiable.

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Élections territoriales de 2021, où sont les femmes ?

Les femmes, éti yo ?

— Par les miltantes de Culture Égalité —

Pas besoin d’être un.e expert.e en statistiques pour constater que les femmes ne sont pas à la veille d’être têtes de liste dans nos élections.

Regardons, constatons : pour ces élections territoriales de 2021, on ne compte que 2 femmes têtes de listes sur 14 en compétition. Au niveau des têtes de section, aucune liste n’a quatre femmes sur quatre, ni même trois ; cinq listes présentent deux femmes et deux listes nous ignorent totalement ! Comment expliquer ces chiffres ?

La sous-représentation des femmes aux élections est due à de multiples facteurs. D’abord, les hommes rechignent à laisser leur place et les partis, particulièrement les grands partis, manquent de volonté politique pour les y contraindre. Ils sont en effet conduits par des hommes qui ne semblent pas avoir accepté l’idée que, dans une démocratie, les femmes ont la capacité et le droit de participer à la chose publique.

Comparons les listes d’aujourd’hui avec celles des dernières élections. En 2015, il y avait 2 femmes pour 9 listes, soit à peu près ¼ (au lieu de 1/7 aujourd’hui).

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Le rappeur Moha La Squale mis en examen pour agression sexuelle et violences

— Par Jeanne Bulant avec AFP —

Le rappeur Moha La Squale a été mis en examen mercredi pour « agression sexuelle » et « violences » par conjoint ainsi que pour « séquestration » après les accusations de plusieurs femmes, a indiqué à l’AFP une source judiciaire, confirmant une information du Monde.

Objet d’une enquête préliminaire depuis septembre, Moha La Squale, 26 ans, de son vrai nom Mohamed Bellahmed, a été placé en garde à vue lundi, selon Le Monde. Au cours de sa garde à vue, selon une source proche du dossier, au moins une confrontation a été organisée avec l’une des plaignantes.

Six plaintes déposées

Mercredi, le rappeur a été présenté à un magistrat dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris.

« Il a été mis en examen notamment des chefs de violences par conjoint, agression sexuelle par conjoint, menaces de mort par conjoint et séquestrations sur différences victimes », et placé sous contrôle judiciaire, a indiqué la source judiciaire.

Moha La Squale a fait l’objet de six plaintes, selon une source proche du dossier, pour la plupart révélées en septembre 2020.

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Est-ce qu’on peut être une femme noire et ne pas aimer Beyoncé ?

Tous les épisodes sur France Culture

Épisode 1 : « Une si longue lettre », livre pionnier du féminisme africain

Le féminisme africain raconté par celles qui l’ont vécu.

Épisode 2 : Tu seras féministe, ma fille

Elles s’inscrivent dans l’histoire et l’héritage des femmes ayant œuvré pour leur émancipation, leur libération et poursuivent la construction de la pensée…

Épisode 3 : Une noire peut en cacher une autre

Pourquoi avons-nous plus de facilité à citer des féministes noires américaines et pas des féministes noires francophones ?

Épisode 4 : Je suis noire et je n’aime pas Beyoncé

Est-ce qu’on peut être une femme noire et ne pas aimer Beyoncé ?

En 2017, à l’occasion du festival européen NYANSAPO, le terme afroféministe fait une apparition remarquée dans l’espace médiatique français. Et comme souvent, lorsqu’il s’agit d’un terme en rapport avec des personnes noires, et particulièrement des femmes noires, une généralité n’a pas tardé à être de mise. Partageant la même complexion, toutes les femmes noires se retrouvaient d’office étiquetées afroféministes. Mais à bien y réfléchir, toutes les femmes noires sont-elles féministes et toutes les féministes noires sont-elles afro féministes ? 

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Covid-19 : le lourd tribut payé par les femmes

Surreprésentées dans les emplois précaires et les secteurs en difficulté, dont le tourisme, les femmes sont les plus affectées par la crise économique.
Le télétravail a bouleversé les équilibres entre vie familiale et vie professionnelle et a accentué l’inégale répartition des tâches domestiques et parentales.
Infirmières, aides- soignantes, enseignantes ou caissières témoignent avoir vécu la crise sanitaire dans une angoisse qui laisse des traces.
Dans les pays en développement, 47 millions de femmes ont basculé sous le seuil de pauvreté en raison de la pandémie, selon les Nations unies.
Des difficultés d’accès à la PMA en France à l’isolement des mères célibataires au Maroc, l’impact est mondial et profond.
Sur le plan sanitaire, les femmes plus résistantes, moins touchées que les hommes. Les deux tiers des patients hospitalisés en réanimation sont des hommes.
( Voir le dossier dans Le Monde des 6 & 7 juin 2021)

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La crise sanitaire a eu un effet démultiplicateur des inégalités existantes, et en particulier des inégalités de genre. Les femmes sont les premières touchées par les impacts économiques de la crise engendrée par la pandémie de COVID-19, du fait de leur surreprésentation dans les métiers les plus précaires.

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Les femmes à l’écran, la face cachée du cinéma

— Par David Larousserie —

Seulement 34 % des rôles sont tenus par des actrices révèle une étude portant sur 3 770 films sortis entre 1985 et 2019.

L’intelligence artificielle peut-elle réduire les inégalités femmes-hommes au cinéma ? Sans doute pas, mais elle peut au moins contribuer à objectiver cette question, comme le montre une équipe du Centre Marc-Bloch, à Berlin, dans un article à paraître dans le journal en ligne Humanities and Social Sciences Communications.

Un trio d’informaticiens a évalué la part du nombre de visages féminins dans l’ensemble des visages présents dans plus de 3 770 films entre 1985 et 2019, ce qui en fait la plus grosse étude de ce type. Une telle masse de données aurait été impossible à traiter sans le recours à des algorithmes d’identification automatique du genre, qui est l’une des spécialités des techniques d’intelligence artificielle par apprentissage machine, très performantes depuis les années 2010.

Le verdict, sans surprise, est tombé. En moyenne, seulement 34 % des visages dans ce corpus sont féminins. Mais, plus original, l’étude montre que ce ratio augmente au cours du temps : il est d’environ 45 % pour la période 2014-2019, contre environ 25 % pour la tranche 1995-1998.

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Hommage à Madame George Tarer

L’Union des Femmes de Martinique souhaite en ce 5 juin 2021 adresser un salut cordial et chaleureux à Madame George Tacite épouse Tarer pour sa longévité et son militantisme.

Son engagement sur le plan syndical et politique l’ont conduite à militer activement à L’Union des Femmes Guadeloupéennes aux côtés de Gerty Archimède, Huguette Daninthe, Antonine Ezelin, Denise Marbot, Marcelle Bangou, Raphaëla Gène, Marcelle Lencrerot entre autres.

Militante passionnée et déterminée, elle devient présidente de L’Union des Femmes Guadeloupéennes de 1976 à 1985. Elle a toujours porté les problèmes des femmes avec passion et détermination, tant dans sa vie professionnelle en tant que sage-femme quet dans sa vie militante.

Notre camarade Yvette Ebion nous rappelait il y a peu les combats menés conjointement par L’Union des Femmes de Martinique et L’Union des femmes Guadeloupéennes avec Solange Fitte- Duval et bien d’autres, notamment sur les questions internationales aux côtés de la FDIF : Fédération Démocratique Internationale des Femmes.

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Pour les présumées victimes…

— Par Nathalie Delbois, de Culture Égalité —

Un proviseur est accusé d’agression sexuelle par une élève et aussitôt un comité de soutien constitué d’enseignant·es se crée pour le défendre.

A l’heure où nous écrivons ces lignes ne savons pas si ce proviseur est coupable ou innocent. Notre objet ici n’est pas de condamner l’agresseur présumé, mais de penser à la présumée victime. Aux présumées victimes ! Les histoires récentes nous démontrent, en effet, que, si les accusations portées sont vraies, il n’y a jamais une seule victime.

Dans le cas qui nous occupe, il y a d’un côté une adolescente et de l’autre, un homme puissant. Un proviseur est le « patron » d’un lycée, il peut faire et défaire des carrières, faire avancer ou stagner des projets, faciliter la vie d’un·e élève ou la rendre plus compliquée.

Les membres du comité de soutien ont donc balayé, d’un revers de main, la possibilité même que cette adolescente dise vrai. Ils n’ont pas pensé à elle, ni à ses parents. Juste à leur collègue, à leur ami, à leur patron.

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À propos du réseau de prostitution récemment démasqué

Communiqué UFM

L’Union des femmes de Martinique exprime :

– sa solidarité aux nombreuses victimes des proxénètes qui ont été révélées ces derniers jours.

– Sa révolte et sa colère devant l’énormité et la gravité du réseau qui a été mis à jour, avec des personnes qui ont profité de la crédulité de toutes ces jeunes femmes, attirées encore une fois par l’illusion d’une réussite sociale liée au paraître

Cette mise en prostitution par chantage est une violence qui s’exerce sur les femmes. C’est une atteinte à l’intégrité du corps pour les femmes qui la subissent. Elle est profondément déshumanisante. Encore un fois, il s’agit du contrôle, de la chosification et de la dévalorisation du corps des femmes, pour gagner de l’argent, avec les conséquences physiques et psycho traumatiques à court et long terme graves, et qui sont démultipliées pour les plus jeunes :

– problèmes psychologiques : faible estime de soi, insomnie, anxiété, phobies, dépression, dissociation ; troubles de la sensibilité du corps, addictions, suicide, comportements à risques, le fait d’être valorisée ou de se valoriser seulement pour le sexe

– problèmes gynécologiques : IST, cancers…

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Violences conjugales : 40 % des appels au 3919 non-traités en 2020

Faute de moyens, le numéro de référence pour les victimes de violences conjugales n’a pas pu faire face à l’augmentation des appels, selon BFM TV.

« Le sexisme prend des vies ». Le 25 mai dernier, la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes rappelait ce lourd constat en annonçant l’extension, « dès la fin du mois de juin 2021 » de l’accessibilité du 3919, le numéro d’urgence. Il sera ainsi disponible « 24h/24 du lundi au vendredi et de 9 heures à 18 heures le week-end » avant d’être prolongé d’ici la fin de l’été à 24h/24 et 7j/7. La nouvelle tombe alors que l’année 2020 a été particulièrement lourde en matière de violences conjugales, phénomène aggravé par la pandémie, provoquant une augmentation spectaculaire des appels au 3919.

Comme le rapporte BFM TV, les appels ont bondi de 70 % sur un an, avec 164 957 appels. Mais faute de personnel et de moyens, seuls 99 538 d’entre eux ont pu être pris en charge, soit 40 %. La Fédération nationale Solidarité femmes, qui gère le 3919, déplore notamment que le numéro ait été la seule option pour les victimes pendant le confinement.

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Fête des mères ? Un jour pour honorer les mères, 364 jours pour la charge des femmes !

— Par l’Union des Femmes de Martinique

Un peu d’histoire …

La femme n’est pas un utérus !!

Même si plusieurs origines sont revendiquées, c’est le maréchal Pétain qui institue la fête des Mères en 1941, avec l’objectif avoué de célébrer ­ et d’encourager ­ la fonction procréatrice des femmes.

C’est l’époque où Vichy met en congé sans solde les femmes qui ont moins de trois enfants et punit de mort l’avortement.

. De façon plus cruciale encore, le confinement a exacerbé les inégalités femmes-hommes et la facture est encore très lourde !

. A l’occasion de « la fête des mères » nous voulons dire haut et fort :

  • . que la majorité des tâches ménagères et familiales sont encore réalisées par les femmes, ou sous leur charge mentale
  • . que les politiques publiques se sont délestées des dépenses sociales, comme la prise en charge des personnes dépendantes et des ainé·es, sur les femmes ,

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Fête des Mères : carte blanche à Culture Égalité (4)

Liberté…

— Par Mapie, membre de Culture Égalité —

Lave-vaisselle, aspirateur, moule à gâteau, mixeur
Elle a le choix… c’est cadeau !
Elle n’en veut pas
Pas ce jour-là
Au lieu d’un cadeau qui lui rappelle le poids du quotidien
Elle voudrait des mots et des actes qui allègent ses lendemains
Le lave-vaisselle, inutile de le lui offrir
Si c’est elle qui doit le remplir, le vider, ranger
Après que tout.es aient mangé le repas qu’elle a préparé
Avec les aliments qu’elle a achetés, portés, rangés…
Boucle d’oreilles, maquillage, robe de soirée, tenue de plage
Elle a le choix, c’est cadeau !
Elle n’en veut pas
Pas ce jour là

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Fête des Mères : carte blanche à Culture Égalité (3)

La femme de sa vie

—Par Huguette Emmanuel Bellemare, membre de Culture Égalité —

Ce qui te caractérisait, c’était ta gaieté indéfectible et ton énorme amour de la vie. Ton existence n’a pas toujours été facile, loin s’en faut, tu as élevé dix enfants avec le seul salaire d’instituteur de notre père. Elle n’a pas non plus été exempte de douleurs et de chagrins. Mais jamais tu ne t’en es plainte, jamais tu n’en as parlé de façon négative.

Tu n’avais pas fait de grandes études car ton père était mort alors que tu étais jeune. Et puis, dans la Martinique rurale des années 30, tu avais certainement d’autres intérêts et d’autres écoles ! Mais tu voulais pour tes filles l’indépendance économique que tu n’as pas eue, afin que : « chékié-w an poch-ou ka kriyé-w mèt ! »

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Fête des Mères : carte blanche à Culture Égalité (2)

Fermez les yeux…

— Par Isabelle Damico, membre de Culture Égalité —

Fermez les yeux et dites : « cadeaux de fêtes des mères »

Que voyez-vous ??
Des fleurs ? des aspirateurs dernier cri ? des porte-bébé ?
De merveilleux ustensiles de cuisine pour les plus périmées d’entre nous ?
Allez, faites un effort ; fermez les yeux et dites : « cadeaux de fêtes des mères » …
Que voyez-vous ??
De séduisants sous-vêtements sexy pour les mères en devenir ou celles qui viennent de récupérer leur taille d’avant grossesse ?? Quelle délicatesse ! …
Du maquillage ? des chaussures à talons très hauts ??
Allez, fermez les yeux encore un peu et dites une dernière fois : « fêtes des mères » …
Rien ? vraiment ? Rien d’autre que la réduction de nous-mêmes à ce qu’on attend de nous, donc…
Laissez tomber ; laissons tomber ces fêtes inutiles,
Transformons la fête en défaite de vos injonctions : nous emprisonner dans ce rôle de mère, quand nous nous imaginons plus grandes que vos affiches publicitaires, plus entières, moins enfermées, moins petites… quand nous imaginons des libertés possibles…

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Fête des Mères : carte blanche à Culture Égalité (1 )

Et le voici, le joli mois de mai

. Et le voici, le voilà, le joli mois de Mai, celui des bourgeons, du renouveau, de la promesse, de l’espoir… !

. Et puis la voilà, elle aussi, la jolie, la célèbre, de renommée mondiale, Fête des Mères / Faites des Mères !

. Une institution, que dis-je, un sacrement voué au culte de ladite Maternité …

. Maman je t’aime, Maman tu es mon tout, Maman tu es la plus belle des Mamans !

. En ce Seul et Unique Jour, je veux te célébrer.

. Que de bienveillance en ce jour où tous les efforts sont de sortie,

. on met même, paraît-il, les petits plats dans les grands.

. En ce jour exceptionnel, les exceptions le seront tout autant !

. Maman ne cuisinera pas, ne repassera pas, bref, ne s’adonnera à aucune tâche ménagère ! Croix de bois !

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Violences conjugales: le 3919 joignable 7j/7 et 24H/24 à partir du 28 juin

Cette extension des horaires d’ouverture doit bénéficier à toutes les femmes françaises, y compris en outre-mer où le décalage horaire limitait jusqu’à présent l’accessibilité pratique de la ligne d’écoute.

Selon des responsables de la Fédération nationale solidarité femmes (FNSF), ces horaires doivent être effectifs dès le 28 juin.

« Le sexisme prend des vies » et, « tous les deux ou trois jours, (…) des femmes meurent sous les coups de leur conjoint ou de leur ex-conjoint« , a regretté la ministre Élisabeth Moreno, en marge de la signature de la nouvelle convention.

Cette extension des horaires d’ouverture constituait une des mesures décidées dans le cadre du « Grenelle » des violences conjugales, organisé fin 2019 par le gouvernement. Elle doit bénéficier « à toutes les femmes de notre pays, où qu’elles se trouvent« , y compris en outre-mer où le décalage horaire limitait jusqu’à présent l’accessibilité pratique de la ligne d’écoute, a fait valoir Mme Moreno.

En outre, la plateforme sera désormais accessible aux personnes sourdes ou ayant des troubles du langage.

Les militantes de la FNSF se sont « saisies de cette bataille avant même que tout le monde en parle comme c’est le cas aujourd’hui, à un moment où on considérait encore que c’était un fait divers, un petit encart dans un journal local« , a relevé Mme Moreno, qui a salué à maintes reprises le travail de l’association. 

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Plaidoyer pour une place prééminente des femmes Antillaises dans l’économie !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

L’inexorable montée en puissance des femmes en politique ne s’est pas démentie depuis notre premier article sur le sujet et dont nous reprenons pour partie une analyse actualisée. Le prise de pouvoir par les femmes est une réalité qui s’impose depuis tantôt à l’ensemble de la société guadeloupéenne et depuis peu en Martinique où les choses ont positivement évoluée sur le plan politique. Les femmes mènent de plus en plus la danse aux Antilles. Et pourtant en économie, elle piétine aux portes du pouvoir au sein de l’entreprise. Dans les deux cas, elles concilient pourtant savoir et pouvoir. Partout, elles sont désormais plus influentes et plus diplômées que les hommes. De plus, elles occupent actuellement des positions fortes au sein des organismes ou se situent les lieux de pouvoir (politique, et culturel ). On peut citer pour la Guadeloupe en politique l’exemple de marie luce Penchard (deuxième vice présidente du conseil régional et ancienne maire de B/T et ministre), Josette Borel Lincertain (présidente du conseil Général et prétendante à la présidence de la région ), Marcelle Pierrot ( ancienne préfète et troisième de liste aux élections régionales), Gabrielle Louis Carabin (présidente de communauté et maire du moule) Justine Bénin et Hélène Christophe( députés) victoire Jasmin( sénatrice) et de plus plusieurs femmes maires .

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Le rappeur Doc Gyneco condamné à 5 mois de prison avec sursis pour violences conjugales

Le rappeur Doc Gyneco a été condamné mardi 18 mai à cinq mois d’emprisonnement avec sursis et à 2 000 euros d’amende pour violences conjugales.

Condamné à cinq mois d’emprisonnement avec sursis et à 2.000 euros d’amende, Doc Gynéco a reçu une peine légèrement en-deçà des réquisitions du parquet, qui avait demandé en fin de matinée six mois de prison avec sursis. Il a été jugé pour avoir donné des gifles violentes et insulté son épouse en mars, des faits qu’il a reconnus. 

Sursis probatoire de trois ans 

Le tribunal correctionnel a assorti ces cinq mois d’emprisonnement d’un sursis probatoire de trois ans, durée pendant laquelle l’artiste devra respecter plusieurs obligations : notamment celles de soins et de suivre un stage sur les violences conjugales, ainsi que les interdictions de paraître au domicile de son épouse et d’entrer en contact avec elle.

Le tribunal a prononcé l’exécution provisoire de ces mesures, c’est-à-dire leur entrée en vigueur immédiate. Doc Gyneco a en sus été condamné à une amende de 2.000 euros, une peine qui n’avait pas été requise par le parquet. 

Violences et emprises 

A l’audience, l’artiste de 47 ans, Bruno Beausire de son vrai nom, a reconnu avoir donné quatre gifles violentes et insulté son épouse et compagne depuis 25 ans, avec laquelle il a eu trois enfants, le 10 mars à leur domicile parisien.

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Les femmes des Galapagos, force invisible des champs et de l’océan

Santa Cruz (Equateur) – Les Galapagos sont célèbres pour leur faune et flore uniques au monde, moins pour leur agriculture sur un sol hostile de roches volcaniques ou leur pêche artisanale, secteurs où les femmes jouent un rôle aussi essentiel que méconnu.

« Dans les champs, il y a beaucoup de femmes. Mais c’est l’homme que l’on voit« , regrette Maria Elena Guerra, caféicultrice sur les hauteurs de Santa Cruz, une des quatre îles habitées de cet archipel de l’océan Pacifique, à 1.000 km des côtes de l’Equateur. 

Cette femme menue de 54 ans dirige Lava Java, l’une des 50 plantations des Galapagos qui, sur 15 hectares, produit environ 75 quintaux à l’année du seul café des Galapagos certifié à la fois biologique et d’origine contrôlée. 

« Lorsque je cherche du personnel, il arrive encore qu’on se présente en demandant à parler à mon époux!« , raconte-t-elle à l’AFP, rieuse et droite dans ses bottes en caoutchouc. 

Mais « ça change » et « être femme est un enjeu dans n’importe quel milieu« , souligne cette militante de l’égalité des droits pour laquelle, au quotidien, « le principal défi de l’agriculture ici aux Galapagos, c’est l’eau » tributaire des pluies, faute de sources ou de rivières. 

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Les mères de famille ont payé l’un des plus lourds tributs économiques de la pandémie, selon le FMI

De nombreuses femmes, qui endossaient déjà largement le poids de la garde des enfants et des tâches ménagères avant la pandémie, ont dû quitter leur emploi.

Une nouvelle étude du Fonds monétaire international (FMI) a confirmé ce vendredi 30 avril ce que de nombreuses femmes savaient déjà : les mères de famille ont souffert d’un fardeau économique disproportionné durant la pandémie. « Dans le monde du travail, les femmes avec de jeunes enfants ont payé l’un des plus lourds tributs des différents confinements », a annoncé la cheffe du FMI Kristalina Georgieva dans un billet de blog signé ce vendredi.

Avec la fermeture des écoles et la mise en place de l’éducation à distance, « de nombreuses femmes -qui endossaient déjà largement le poids de la garde des enfants et des tâches ménagères avant la pandémie- ont quitté leurs emplois ou réduit leur nombre d’heures travaillées », détaille-t-elle.

L’étude, menée par des économistes de l’institution de Bretton Woods aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Espagne a mis en lumière le besoin « crucial » d’apporter un soutien supplémentaire aux mères de famille, estime Kristalina Georgieva.

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Le 1er Mai, journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs

— Par Evelyne G. et Huguette B. Emmanuel, pour Culture Égalité —

  1. L’origine du 1er mai

Le 1er mai 1886, à Chicago (USA), des ouvriers se mettent massivement en grève pour obtenir la journée de 8 heures. Alors qu’ils manifestent pacifiquement, la police, au service du grand patronat, « tire pour tuer » (massacre de Haymarket Square). Malgré l’émotion et la mobilisation internationales, 8 syndicalistes anarchistes sont emprisonnés, 5 condamnés à mort, 4 exécutés par pendaison, le 5e s’étant suicidé dans sa cellule. Peu après, ils sont réhabilités, car reconnus innocents et victimes d’un complot politico-policier.)

En 1889, l’Internationale ouvrière, réunie à Paris pour le 100e anniversaire de la Révolution française, décide de faire du Premier mai une journée de revendication internationale pour réclamer la journée de huit heures.

2) « Les premiers 1er Mai »

En France, le premier 1er mai se déroule en 1890. Ce jour-là, les ouvriers défilent avec un triangle rouge à la boutonnière symbolisant leur triple revendication : 8h de travail, 8h de sommeil, 8h de loisir.

En 1891, à Fourmies, dans le Nord de la France, dans les industries textiles, le travail dure 12 h/jour, parfois 15, six jours sur sept.

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Les femmes victimes du syndrome de «la princesse» qui ne va pas aux toilettes

Connaissez-vous le « poop-shaming » ? C’est-à-dire la honte d’aller à la selle au travail, chez des amis… bref, en dehors de chez soi. Un trouble qui touche davantage les femmes et qui n’est pas sans conséquence sur leur santé. C’est l’objet d’une étude de l’Ifop que nous révélons ce soir

— Par Christine Mateus —

Vous l’avez souvent croisé dans les couloirs, ce collègue qui part ostensiblement aux toilettes avec un magazine sous le bras… Mais avez-vous déjà vu UNE collègue le faire ? Il y a fort à parier que la réponse varie de « jamais de la vie » à « bien sûr que non ». Lorsque la charge mentale s’invite jusque dans les WC… Le sujet peut prêter à sourire, il est pourtant représentatif d’un poids culturel et psychologique pesant sur les femmes qui ne sont pas sans répercussion sur leur santé.

Pour ces dames, le lieu d’aisances porte en effet très mal son nom à l’heure de la « grosse commission », lorsqu’elles ne sont pas dans des endroits leur offrant une totale intimité. C’est le cas au travail ou chez des amis, voire chez elles lorsque le conjoint est dans les parages.

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Le prix Vaclav-Havel décerné à la militante féministe saoudienne Loujain al-Hathloul

Strasbourg – Le Prix des droits de l’Homme Vaclav-Havel 2020 du Conseil de l’Europe a été décerné à la militante féministe saoudienne Loujain al-Hathloul, longtemps emprisonnée dans son pays, a annoncé lundi l’institution paneuropéenne.

Loujain al-Hathloul, 31 ans, est présentée par le Conseil de l’Europe comme « l’une des cheffes de file du mouvement féministe saoudien« . 

« Elle a milité pour mettre fin au système de tutelle masculine, ainsi qu’à l’interdiction faite aux femmes de conduire, et pour une meilleure protection des femmes victimes d’abus dans le Royaume« , souligne l’organisation paneuropéenne. 

Loujain al-Hathloul « a passé 1.001 jours en prison en raison de ses prises de position et n’a été libérée qu’en février 2020, bien qu’elle soit toujours soumise à une assignation à résidence et à d’autres restrictions dans son pays« , ajoute le Conseil de l’Europe. 

Sa soeur Lina al-Hathloul, qui a reçu lundi le prix au nom de sa soeur, a souligné par visioconférence que le soutien international était « la seule manière pour nous d’exposer les injustices dans mon pays et de protéger les victimes.

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Féminicides: les débuts poussifs des bracelets anti-rapprochement

Six mois après leur lancement, les bracelets anti-rapprochement peinent à trouver leur place dans l’arsenal judiciaire déployé contre les hommes violents.

Depuis quelques semaines, Jeanne (prénom modifié) ne sort plus de chez elle sans cette sorte de gros téléphone qui permet aux autorités de s’assurer que son ex-conjoint ne s’approche pas d’elle.

Pour cette jeune mère, le confinement de mars 2020 a marqué « l’apothéose » de plusieurs années de coups et d’humiliations. Poussée par des amis et une gendarme qui ne la « lâche pas » et lui demande de prendre en photo les bleus sur son corps, elle finit par demander de l’aide le jour où elle lit la peur dans les yeux de ses enfants. « Ce n’était plus possible », dit-elle.

Son conjoint est interpellé, jugé et condamné au port du bracelet anti-rapprochement (BAR).

Comme lui, 37 autres hommes le portent aujourd’hui à la cheville. Ce dispositif, qui a fait ses preuves en Espagne, a été déployé dans quelques juridictions « pilote » en octobre, avant d’être étendu à toute la France deux mois plus tard pour tenter d’enrayer la progression des féminicides (90 en 2020, après 146 en 2019).

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