Arts Plastiques

Du Greco à Léonard de Vinci : les 16 expositions à ne pas rater à Paris

1 Première grande exposition du Greco en France, au Grand Palais

Greco (Domínikos Theotokópoulos) Portrait de Fray Hortensio Felix Paravicino, Museum of Fine Arts, Boston Le Greco, Léonard de Vinci, Francis Bacon, Mondrian… Notre sélection d’expositions à voir  à Paris

Du Greco à Léonard de Vinci et Francis Bacon en passant par Toulouse-Lautrec, Degas et Mondrian, ce sont de grands et très grands noms de l’art qui sont montrés à Paris cet automne. Notre sélection d’expositions à ne pas rater.

Greco (Domínikos Theotokópoulos) Portrait de Fray Hortensio Felix Paravicino, Museum of Fine Arts, Boston  (Photograph © 2018 Museum of Fine Arts, Boston. All rights reserved.)

Cette rétrospective est la première grande exposition jamais consacrée en France à ce génie artistique. 
 
Né en 1541 en Crète, Domenico Theotokopoulos, dit El Greco, fait son premier apprentissage dans la tradition byzantine avant de parfaire sa formation à Venise puis à Rome.

C’est cependant en Espagne que son art s’épanouit et s’implante durablement à partir de la décennie 1570. Attiré par les mirifiques promesses du chantier de l’Escorial, l’artiste importe dans la péninsule la couleur du Titien, les audaces du Tintoret et la force plastique de Michel-Ange.

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Corps : une exposition de Odyssée Sport & Santé

Du 13 au 30 septembre 2019 au Musée d’Archéologie Précolombienne et de Préhistoire.

Du 13 au 30 Septembre, la Collectivité Territoriale de Martinique et l’association Odyssée Sport Santé présentent l’exposition intitulée « Corps » au Musée d’Archéologie Précolombienne et de Préhistoire. L’association Odyssée Sport Santé est très impliquée dans la prévention santé auprès des sportifs et s’attelle à établir des liens entre les talents et les sportifs. Après avoir présenté le sport, puis les portraits du sport, Loïc-Omar Eugénie intervient ici pour sublimer la représentation du corps.

Tout est dans la lumière, le contraste, la texture et un certain mystère. Les corps sont ici magnifiés, comme en suspension dans leur environnement. L’association Odyssée Sport Santé a choisi le noir et blanc pour rendre l’œuvre de l’artiste plus profonde et dramatique. Le vernissage aura lieu ce vendredi 13 septembre à 18h30.

Une visite guidée du musée est prévue les 21 et 22 septembre à 10h à 15h dans le cadre des Journées du Patrimoine.Du 13 au 30 septembre, au Musée d’Archéologie Précolombienne et de Préhistoire, 9 Rue de la liberté, Fort-de-France 97200, Martinique

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De la diversité à l’unicité chez Michèle Arretche.

— par Janine Bailly —

Continuum : « Un continuum est un ensemble d’éléments tels que l’on peut passer de l’un à l’autre de façon continue » (source Wikipédia).

Continuum, écrit Michèle Arretche. Parce que dans ses toiles, il n’y a pas d’un côté le réalisme, de l’autre l’imaginaire, mais comme une fusion des deux. Réalisme des petits maisons d’aujourd’hui / des petits vélos d’autrefois / des figures rarement / des silhouettes souvent — le mien d’ailleurs de petit vélo, immobile et pourtant mouvant au mur de mon bureau, chargé sur son porte-bagages d’une tour arachnéenne de casiers de pêche n’a de réaliste que le préjugé. Il n’y aurait donc pas le réalisme d’un côté — et parce qu’il permet de reconnaître tel ou tel élément de notre vie quotidienne, il pourrait rassurer celui qui regarde — et de l’autre côté les constructions architecturales basées sur l’abstraction, plus difficiles à saisir, et qui ne se donneraient pas instantanément à l’œil inquiet. À l’inverse, je pourrais déceler là une interpénétration, une osmose savamment dosée de deux façons de vivre le monde, de deux désirs complémentaires d’être éveillée et de nous éveiller au monde, d’une conjugaison heureuse du cœur et de l’esprit.

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Bruno Sentier : « Ça donne à réfléchir »

Du 14 septembre au 20 octobre 2019 au 14°N 61°W, place de l’Enregistrement à F-de-F

caryl* ivrisse-crochemar & [creative renegades society.] ont le plaisir de vous présenter la deuxième exposition individuelle de l’artiste SENTIER, à l’espace d’art contemporain.
SENTIER a quitté la Martinique il y a deux ans après y avoir vécu pendant trente ans. Il habite à présent dans le Finistère Nord, en Bretagne. Il travaille à construire un modèle économique autour de ses pratiques et à établir d’autres relations sur un territoire qu’il ne connaissait pas avant de s’y installer. C’est très stimulant de repartir à zéro, il aime bien me sentir étranger, ne pas avoir de repères et avancer à tâtons, en aveugle. L’enracinement pose de multiples problèmes à son sens. C’est la même chose dans la pratique artistique, il lui paraît nécessaire de dépasser les acquis techniques et théoriques. La vie et l’art sont indissociables. Il ne s’agit pas d’oublier, c’est bien sûr impossible, mais plutôt de se libérer des entraves socioculturelles malheureusement inhérentes aux apprentissages, et de rester au plus proche de l’origine du désir de production et de communication.

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« Continuum », de Michèle Arretche : l’art du double ou le double de l’art?

Du 5 au 28 septembre 2019,  à la Galerie  Le Vin l’Art et Vous.

— Par Roland Sabra —

« Le travail de Michèle Arretche montre souvent des paysages, réels ou oniriques, déserts ou habités, lyriques ou poétiques, figuratifs ou totalement abstraits. Comment expliquer ce double langage? » ainsi commence la présentation de l’exposition «  Continuum » de Michèle Arretche que l’on peut voir jusqu’au 28 septembre 2019 à la Galerie « L’art le Vin et Vous ». On pourrait s’étonner de l’évocation d’un double langage qui dans son acception ordinaire est teinté d’une dimension péjorative quand bien même se rapporte-t-il, dans ce cas précis, au domaine artistique. Les connotations sont de l’ordre de la dissimulation, du moyen détourné pour se tirer d’embarras, de la tromperie, du faux-fuyant. La présentation tente d’échapper à cette assignation en glissant du coté de la linguistique en évoquant dans un premier temps, comme un clin d’œil à la situation des Antilles françaises, la diglossie, cette « situation linguistique d’un groupe humain qui pratique deux langues en leur accordant des statuts hiérarchiquement différents.

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Continuum : l’Arretche Attitude

Du 5 au 28 septembre 2019,  au Vin l’Art et Vous.

— Par Christian Antourel —

Un parcours visiblement atypique a mené Michèle Arretche de la médecine pédiatrique à la peinture et à l’expression plastique. L’artiste avait besoin d’une autre motivation pour continuer sa passion. C’est donc l’Association Pabe, mouvement expérimental et amical d’art plastique dont elle est la présidente qui l’emporta pour la diffusion et la promotion d’œuvres pluriculturelles. Ses gammes picturales tournent autour de la naissance de l’œuvre, de la création du bébé, jusqu’à son accomplissement.

A voir et à entendre se mouvoir la nouvelle collection de peinture de Michèle Arretche, on peut avoir l’impression réflexe de déjà-vu . C’est là l’ambiguïté peinte d’un langage figuratif ou d’un travail tout autant pictural, franchement abstrait. Ou plus surement le cheminement d’un art pur créant une magie suggestive contenant à la fois l’objet et le sujet et permettant l’émergence de l’émotion.
La lumière qui donne le jour à l’œuvre est différente en étant la même. Le trait du pinceau bien sûr, impose sa vision nouvelle d’un tracé connu, son abstraction lyrique , et définit ce que l’on peut appeler ‘l’Arretche Attitude ‘ : où se conserve l’héritage d’un endroit tout en y en apportant une touche de modernité.

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« Rad Kabann » d’Alain Aumis : on a pris la lumière !

Tropiques Atrium du 3 au 14 septembre 2019

— Par Michèle Arretche —
Il est temps de reparler de l’exposition d’Alain AUMIS « RAD KABANN » puisque nous aurons le plaisir de la voir ou de la revoir du 3 au 14 septembre à Tropiques Atrium.
Lors du premier vernissage au mois de juillet 2019, un événement imprévu a transformé celui-ci en une performance inattendue !
Une subite panne d’électricité a privé de lumière tout l’Atrium et la salle André ARSENEC, et donc, l’exposition d’Alain Aumis, de tout éclairage pourtant sûrement savamment calculé. Le noir total !
Les amis, les invités, s ‘interrogent sur le parvis : attendre, partir, revenir ?
Puis discrètement, timidement d’abord, certains pénètrent dans l’obscurité à l’aide de leur téléphone portable et là émotion, éblouissement ! Par contagion admirative tous les invités se pressent, chacun sa loupiote, à cette « nuit des musées » improvisée.
Et là serendipity : c’est exactement ce qu’il fallait à cette installation, la lumière hésitante des portables se mue en lampes à pétroles et en bougies des anciennes cases, nous plonge dans l’atmosphère surannée où dorment nos souvenirs, enfouis sous le matelas.

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Le tout du monde de Banksy en cent œuvres

— Par Christophe Deroubaix —

L’espace Drouot-Lafayette, à Paris, consacre une « exposition immersive » au pape du street art, toujours anonyme et toujours subversif.

Vous cherchez Banksy ? À vrai dire, tout le monde cherche Banksy. Retrouvez-le à l’espace Drouot-Lafayette, à Paris. Enfin, pas l’artiste directement, mais ses œuvres. Ce qui est l’essentiel. De Banksy, on sait qu’il est né à Bristol au milieu des années 1970, qu’il déploie des trésors d’inventivité pour préserver son anonymat, qu’il compte cinq millions d’abonnés sur sa page Instagram et qu’à l’instar d’Ernest Pignon-Ernest, il a choisi la rue – l’espace public par excellence – pour partager ses œuvres, empreintes d’une philosophie antisystème et d’une poésie libertaire. Bref, Banksy, ce sont ses œuvres qui en parlent le mieux. Une centaine d’entre elles sont présentées dans ce nouveau lieu dédié à l’art contemporain. Une bonne moitié, originales, provient de collections privées, tandis qu’on doit les autres fresques à des reconstitutions sur place par une dizaine de street artistes du monde entier. Titre de l’exposition : « Le monde de Banksy : une expérience immersive ».

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« Continuum » : Michèle Arretche expose

Du 5 au 28 septembre 2019,  au Vin l’Art et Vous.

– Lieu : Le Vin l’Art et Vous, ZI Cocotte Canal 97224 DUCOS
« Le travail de Michèle Arretche montre souvent des paysages, réels ou oniriques, déserts ou habités, lyriques ou poétiques, figuratifs ou totalement abstraits. Comment expliquer ce double langage?
La notion de diglossie ou plutôt de CONTINUUM linguistique, c’est à dire un ensemble d’éléments entre lesquels le passage est continu, paraît la plus apte à expliquer cette démarche.

Chaque écriture emprunte à l’autre des composants, des techniques, puis des interférences se produisent au contact, rendant difficile l’attribution d’une frontière entre les deux langages plastiques mais permettant au mieux, dans l’instant, l’émergence de l’émotion.

Cette nouvelle collection accentue le propos, toujours suggérant la vie dans ses pulsions, ses drames, ses forces telluriques. »

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Habdaphaï : des corps, du corps

Jusqu’au 16 octobre 2019. Fondation Clément, Cuverie et Salle Carrée.

— Par Roland Sabra —

A propos de l’installation  « Canal Trénelle/ Grosse Roche» Barbara Prézeau-Stephenson, la commissaire de l’exposition «  Mondes/Territoires » d’Habdaphaï visible jusqu’au 16 octobre 2019 à la fondation Clément, écrit dans le dossier de présentation « L’enfance constitue la clé de compréhension de cette installation. » Cette remarque pertinente peut s’étendre à l’ensemble de l’œuvre d’Habdaphaï. Déjà en 2006 dans une brochure consacrée à Rhinoloup, un personnage mi-homme mi animal, que l’artiste à peint et dépeint à l’infini on trouvait cette description «  Une corne : phallique, du désir de la vie, d’amour conquérante… Une bosse : celle de la curiosité, de l’enfance candide : on ne crée bien qu’avec l’enfance. » A l’approche de la soixantaine Habdaphaï préserve au plus précieux de son âme cet enfant que l’adulte assassine au matin des jours sombres de la bienséance éclairés de la pale lueur des nécessités et des convenances. Il est cet enfant qui regarde, qui aborde le monde dans une interrogation infinie, éternelle et qui offerte dans la gratuité  de l’acte qui la constitue invite le regardant au balancier de ses renoncements.

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Mondes/Territoires d’ Habdaphaï

30 août – 16 octobre 2019. Fondation Clément, Cuverie et Salle Carrée.

— Par Barbara Prézeau-Stephenson, commissaire de l’exposition —

Tel un poème sonore extrait d’un chant entier de Nicolas Guillén , l’oeuvre plastique d’Habdaphaï convoque les sensations. Pas n’importe lesquelles. La multitude d’expériences picturales, graphiques, les artefacts, les ready-made, installations, vidéos, performances, chorégraphies, qu’elles soient permanentes, vouées au marché de l’art ou éphémères, invoque une Caraïbe, univers de bruits, de sons, d’odeurs, imprégnée du « regard en arrière, un songe de l’enfance » que l’artiste pudique, souhaiterait « petit » et seulement « parfois ». Comme si toute la geste créatrice d’Habdaphaï pouvait être contenue, retenue, freinée, contrôlée par l’ordre social, la pensée cartésienne, la modernité fabriquée, imposée. Comme si l’horizon dans son immensité circulaire, déterminait l’échelle des rêves, de l’expérience, du vécu.
Parce que, l’oeuvre protéiforme d’Habdaphaï, échappe à toute doctrine, à toute velléité de fixation et par conséquent, à toute classification, ce caractère réfractaire à catégorisation, dérange les doctrinaires de l’art contemporain caribéen. De fait, il ne s’agit pas seulement d’un corpus inclassable fabriqué par un artiste libre et autodidacte, inscrit en faux vis-à-vis des institutions académiques.

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Marché de l’art: contraction des ventes malgré une demande solide

Paris – Les prix des œuvres d’art aux enchères ont continué de croître au premier semestre 2019 dans le monde, même si le volume des ventes s’est contracté fortement de 17,4%, les places principales étant fragilisées à l’exception de Hong Kong, « Mecque » de l’art asiatique.

Selon le rapport semestriel communiqué à l’AFP par Artprice, spécialiste des cotations sur le marché de l’art, les collectionneurs d’oeuvres remarquables, alors même que la demande reste solide, semblent attendre des moments plus favorables pour vendre. 

Cette étude prend en compte les enchères publiques (frais acheteurs inclus) de « Fine Art » (peintures, sculptures, dessins, photographies, estampes, vidéos, installations et tapisseries), recensant 262.300 lots (+0.1%) vendus aux enchères dans le monde, pour un chiffre d’affaires cumulé de 6,98 milliards de dollars, soit 17,4% de moins qu’au premier semestre 2018. 

Si 262.300 lots sont été vendus – une légère hausse de 0,1% -, la contraction du chiffre d’affaires est remarquable et affecte tous les plus grands marchés: USA (3,3 milliards USD, -20%), Chine (1,7 milliard USD, -12%), Royaume-Uni (1,4 milliard USD, -25%) mais aussi les marchés plus secondaires comme la France (329 millions USD, -12%).

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Les fils rouges de l’archipélie dans l’installation de Gwladys Gambie

— Par Anna Garzetta —
Lors de la 34ème édition du Festival culturel de Fort-de-France, La Manufacture nous proposait du 18 au 21 juillet au Parc culturel Aimé Césaire sa 3ème édition sur le thème de la cinesthésie. Selon Mylène Emika, responsable de cette édition, la cinesthésie est la « sensibilité organique, émanant de l’ensemble de sensations internes imprécises, qui suscite chez l’être humain le sentiment d’existence, indépendamment du rôle spécifique des sens ».
La Manufacture est le déploiement éphémère d’une culture alternative des arts visuels et des arts vivants. Les palettes qui délimitaient son entrée sont remballées, les food trucks sont partis régaler d’autres publics, l’arène de pierre est vide. Les œuvres présentées, installations, ateliers, danses, concerts, restent pourtant dans notre mémoire. Ces traces dans la mémoire sont le signe que la Manufacture suscite une réflexion non éphémère sur les manières d’écrire, de voir et d’entendre le monde.
Dans cette partie en friche du Parc culturel Aimé Césaire, l’événement se déroulait en nocturne. Le lieu était chichement éclairé. La promenade en prenait des allures fantasmatiques, et l’illusion de l’intimité se mêlait à l’attente d’un rite initiatique.

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« La peinture en éclats » de Julie Bessard

Du 2 août au 23 septembre 2019 à la Fondation Clément

— Par Roland Sabra —

Haute en couleurs est la remarque la plus sûre, la plus évidente qui vient à l’esprit du haut du balcon de verre qui domine la grande nef de la salle d’exposition de la Fondation Clément quand on découvre la scénographie ( muséographie?) construite pour « La peinture en éclats » de Julie Bessard. L’artiste propose une explosion d’émotions visuelles venues comme des cris tendus par des espérances de lumières. De l’éternelle et précieuse enfance qu’elle garde en elle comme source d’un devenir inépuisable elle célèbre le noir du tableau d’école sur lequel le geste de peindre emprunte au souvenir de la craie de couleur. Le trait est vif, nerveux, il s’enroule du ventre de la toile et surgit comme des éclaboussures de vagues. Aux arrondis maternels se mêlent les élans brisés de laves incandescentes qu’ils dessinent et contournent tout autant. Flammes, amandes éclatées, brisures de rêve, feuilles d’arbres infiniment étirées par des soleils de feu brûlent le trou noir de la toile qui toujours par sa constance, son intensité, son impassibilité les ré-hausse et les flatte.

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Julie Bessard : la peinture en éclats

Du 2 août au 23 septembre 2019 à la Fondation Clément

Le travail de Julie Bessard montre une puissante gestuelle, une sorte de rythme organique intérieurement éprouvé qui n’est pas de l’ordre de la figuration, mais est un pur produit d’un effet visuel et émotionnel.
Julie Bessard donne aux pastels à l’huile – en bricolant, en grattant, en repoussant, en effaçant, en usant du support comme d’un palimpseste où la mémoire d’une couleur va en enrichir une autre – une matérialité qui transporte le regardeur dans une abstraction propre à ce médium et à la peinture. Ce travail est un dialogue avec le vécu, une manière de fixer sur le papier les fugitives sensations visuelles, tactiles, émotionnelles ressenties.
Chaque oeuvre présentée, peinte, sculptée ou dessinée a quelque chose à raconter, à dire pour devenir unique dans le regard de celui qui va permettre à ces couleurs, à ces formes de venir jusqu’à lui.

Évènements associés
Samedi 3 août – 15h
Atelier créatif adulte
(Inscription obligatoire sur fondation.clement@gbh.fr)
Dimanche 4 août – 10h
Visite commentée en présence de la commissaire
Dimanche 11 août – 15h
Atelier créatif famille
(Inscription obligatoire sur fondation.clement@gbh.fr)
Samedi 31 août – 19h
Ciné-expo : carte blanche à l’artiste
Dimanche 8 septembre – 10h
Conférence de Lise Brossard
Dimanche 15 septembre – 15h
Atelier créatif famille
(Inscription obligatoire sur fondation.clement@gbh.fr)

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8ème édition de l’ IPAF (International public art festival ) au coeur de Fort-de-France

Pour la 8e édition de l’International public art festival, dédiée à la valorisation du patrimoine naturel et culturel de la Martinique, une dizaine d’artistes locaux et internationaux sont invités à créer, sur les murs de la capitale, des fresques murales sur le thème de la faune et de la flore. Le projet est d’enrichir la vie artistique locale dans le cadre d’un festival éco-responsable.

Jusqu’au Lundi 01 Juillet 2019, au coeur de Fort-de-France, une quinzaine d’artistes internationaux tels que Pokras Lampas, Waone Interesni Kazki, John Wentz, Brothers of Light, Delphyne V, Stew, Ana Marietta, Danaé Brissonnet, Ruben Carrasco mais ausi des artistes locaux comme Hélène Raffestin, Gwladys Gambie, Fort Paul, Amylee vont réaliser leurs oeuvres en utilisant exclusivement des pinceaux et de la peinture acrylique.

Programme

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Yan Pei-Ming face à Courbet

 Du 11juin au 30 septembre 2019 au Musée Courbet

— Par Dominique Daeschler —

À Ornans le département du Doubs n’a pas lésiné sur les manifestations (expositions, théâtre, concerts…) réparties sur toute l’année pour célébrer en fanfare le bicentenaire d’un de ses « alternatifs » sans doute le plus célèbre (Fourier, Proudhon Considérant, ne soyez pas jaloux). J’ai nommé Gustave Courbet qui accueille en son musée Yan Pei-Ming : pari malicieux et tonique conduit par la pétillante conservatrice en chef Frédérique Thomas-Maurin. Banco ! L’exposition fait partie des 15 (au sein des Musées de France) ayant reçu le label « d’intérêt national » donné par le Ministère de la Culture.

Au Musée

Se toisent, conspirent, des œuvres du « maître » venues du monde entier (musées et collections privées : Orsay et petit Palais Paris, Japon, St Louis Art Museum, National Gallery of Art Washington …) des œuvres de Ming dont beaucoup ont été réalisées sur place au cours d’une résidence dans l’atelier même de Courbet. Deux hommes « à stature », ayant fait bagage d’évènements politiques forts (la Commune, la Révolution culturelle), connaissant la violence des choix, la conquête de sa propre liberté s’observent dans un face à face conduit tout le long de l’exposition.

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Exposition philatélique : Paul Gauguin, de la Martinique à la Polynésie

Du 12 au 27 juin 2019 au Centre P.Gauguin au Carbet

Le Centre d’Interprétation Paul GAUGUIN, au Carbet, accueillera l’exposition des collections philatéliques de l’association PHILAPOSTEL MARTINIQUE sur le thème « Paul GAUGUIN, de la Martinique à la Polynésie ».
Vous y retrouverez les différentes périodes du peintre inspirées par la Martinique, la Bretagne et la Polynésie.
Ces collections ont été réalisées par des membres de cette association, seule association philatélique des Antilles-Guyane.
Vous pourrez y découvrir et admirer ces petits chefs-d’œuvres que sont les tableaux de Gauguin reproduits en timbres dans le monde entier et qui constituent un véritable patrimoine miniature d’une partie de la peinture française.

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Exposition « Ensemble », Catherine Bland et Sandrine Zedame

Du 8 au 22 juin 2019 à Le Vin L’Art et Vous. Ducos.

— Par Michèle Arretche, amateur d’art —

Quel beau titre pour cette exposition « duo », entre deux membres de l’Association PABE, dont le projet est justement le créer ensemble, le vivre ensemble !

Et quel bel ensemble produit cette rencontre entre deux plasticiennes : Sandrine Zedame peintre, et Catherine Bland céramiste. A partir d’une œuvre à quatre mains réalisée l’an dernier, une sphère en céramique qui accueille le visiteur, elles ont construit cette très originale exposition que nous pouvons voir à la Cave Galerie le Vin , l’Art et Vous à Ducos.

Sandrine Zedame propose une peinture en all over, un art brut qui serait cultivé, une figuration libre qui nous rappelle Robert Combas ou Hervé di Rosa. Un travail qui regorge de détails, de couleurs, d’histoires de vie, de regards. Un corps-paysage qui nous interroge, nous déroute, nous inquiète ou nous ravit. Allez voir de plus près en particulier une toile intitulée « Précipices », technique mixte sur toile 120/60 cm, où tous les thèmes chers à l’auteure sont réunis : les arbres, le destin, la chute, le monde à l’envers, le cycle de la vie, le rétablissement, la résilience.

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Exposition “Parades” de Nicolas Derné

Du 28 mai au 29 juin 2019. Tropiques-Atrium Galerie André Arsenec

« PARADES » de Nicolas Derné est un projet de recherche et de création photographique qui s’approprie ce phénomène [le carnaval] éphémère sociopolitico-culturel.
L’artiste rompt avec la vision stéréotypée du carnaval et de la Caraïbe, symbole de couleurs et de brouhahas, vu depuis les trottoirs ou les balcons.

Nicolas Derné explore d’autres esthétiques, d’autres façons de raconter qui nous saisissent et invitent à participer.
Le premier geste consiste à supprimer la couleur, nous obligeant, en tant que spectateurs, à penser ces couleurs vibrantes et vitaminées déguisées d’une nostalgie sincère avec beaucoup de vérité : nous n’avons pas besoin de la couleur pour percevoir la puissance de l’impact.

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Le monde, par-delà les couleurs (2) : « Invisible(s) »

Exposition Philippe Alexandre jusqu’au 13 juillet 2019

 — par Janine Bailly —

Espace d’Art contemporain 14°N 61°W

À Fort-de-France, dire, se dire. Ou dire le monde en soi. Ou dire les autres dans le monde et le monde en eux. Se tenir face aux autres, au milieu d’eux, et les regarder. Puis les décrire depuis ce centre, les écrire, en mots, en images qu’elles soient peintures ou dessins. Convier presque exclusivement le noir et le blanc. Appréhender le monde par-delà les couleurs, et par le prisme privilégié de l’être humain.

« Invisible(s) », le titre par sa parenthèse ouvre au double sens. Le singulier dirait qu’autour de nous, au-delà du visible le monde est mystère, qu’il est des choses que nous ne saurions voir. Le pluriel nommerait des femmes et des hommes, de ces êtres qu’on ne voit pas, que l’on côtoie sans les regarder, sans deviner leur présence silencieuse. De ces êtres de l’ombre, sur qui la société ne porte ni ses yeux ni ses bienfaits ni sa lumière, auxquels elle ne tend ni l’oreille ni la main, et qui auraient cependant beaucoup à nous dire, beaucoup à nous apprendre.

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Le monde, par-delà les couleurs (1): Nicolas Derné

Galerie André Arsenic, à Tropiques-Atrium, jusqu’au 29 juin 

— par Janine Bailly —

Se tenir tantôt au centre de la Fête, tantôt à sa périphérie : « Oui, c’est ça, accoudé à la fenêtre… ». Pour dire les autres, les regarder et les prendre dans les rets de l’objectif. Les emprisonner ou les libérer ? Leur donner en noir et blanc un nouveau lieu d’existence, les immortaliser peut-être. Ainsi fait le photographe. Et le visiteur à son tour reçoit, comprend ou s’interroge. Enchanté ou perplexe, il prolonge encore par sa lecture, personnelle et secrète, cette vie supplémentaire qui leur a été accordée.

« Parades », tissées donc en noir et blanc. Le titre évoque le défilé, le vidé antillais, le peuple descendu dans la rue, jusqu’à la nuit tombée, et qui a osé jeter son bonnet par-dessus les moulins ! La cérémonie ostentatoire, peut-être aussi le rite renouvelé. La tradition du Carnaval caribéen sera ici revivifiée, et s’il nous incombe d’en recréer les couleurs, libre à nous de garder la bichromie, comme on préfèrerait à la photographie son négatif, ou à l’endroit, l’envers des choses.

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Ernest Pignon-Ernest : « Mes interventions visent à faire ressurgir l’histoire d’un lieu »

— Par Gérald Rossi —

Depuis les années 1970, Ernest Pignon-Ernest court les rues du monde. Le plasticien y colle ses dessins grandeur nature de personnages, toujours en s’inscrivant dans une démarche historique ou sociale. Un numéro de « Passage des arts » lui est consacré. Rencontre.

On vous présente souvent comme le « père » du street art, cette action artistique qui s’exprime dans les rues et que vous avez débutée un peu avant les années 1970. Quelle définition, aujourd’hui, en donnez-vous ?

Dans un de ses derniers ouvrages, le philosophe Régis Debray a eu cette phrase : « Les gens du “street art” font de la rue une galerie, Ernest en fait une œuvre d’art. » J’en suis touché, mais, moi qui doute toujours, je suis aussi un peu insatisfait. Il y a là pour certains un effet de mode. On entend parfois parler de « la plus grande galerie du monde ». Alors que moi, j’aborde d’abord la rue d’un point de vue plastique, avec la couleur des murs, leur texture, et ce qui ne se voit pas ou plus, c’est-à-dire la mémoire des lieux.

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Alain Joséphine, « Habiter l’Espace »

— par Janine Bailly —

Se dire, dire l’espace, se dire dans l’espace. En couleurs, dans l’ombre et la lumière. Par la photographie, la peinture, l’écriture. Avec des pinceaux, des balais. De la toile, du papier. De l’acrylique et de l’huile, du brou de noix, de l’encre de Chine, des crayons de couleur… Avec son corps, son regard, avec toutes les sensations, vécues et fantasmées.

À la Galerie La Véranda de Tropiques Atrium, Alain Joséphine donne à appréhender la nature, celle de la Martinique natale, dans sa force de vie, ses paysages, sa plénitude et ses tourments. Ses grandes œuvres restent sans titre, en diptyques parfois comme s’il fallait, pour « habiter l’espace » sur la toile, dépasser les limites d’un cadre, ou d’une surface donnée. Pas d’encadrement d’ailleurs pour celles-ci, à la différence des petits formats sur papier, qui saisissant un morceau plus fragile d’univers et de temps, ont besoin d’être  assurés dans les limites du cadre. Les grands formats sont pour moi plus chargés d’émotions, j’y ressens davantage ce que disent ces mots, presqu’en forme de haïku, écrits à l’un des murs de la salle : « Autour de moi / Profondes et pures / Mille épiphanies ».

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L’Espace Habité d’Alain Joséphine

Tropiques Atrium du 27 mai au 29 juin 2019

— Par Michèle Arretche, Amateur d’Art —

A La véranda de Tropiques Atrium, « l’Espace Habité » par Alain Joséphine, nous donne à voir une mise en scène lumineuse où se répondent petits dessins et grandes, très grandes toiles.

L’artiste nous convie à une promenade à travers les paysages de son enfance, dans la campagne martiniquaise, ou plutôt à travers les impressions qu’ils ont gravées en lui.

Pour ce résultat il en appelle au hasard et aux postures du corps.

Le hasard est revendiqué par l’artiste dans son processus de création, la place de l’aléatoire fait partie de sa réflexion.

Citons Dominique Berthet dans une conférence sur art et hasard : « Jean Dubuffet par exemple, dans L’Homme du commun à l’ouvrage, a souvent parlé de son rapport au hasard. Il y présente l’œuvre d’art comme « l’empreinte d’une aventure » dont on ignore où elle nous mène et dans laquelle « on y lit tous les combats intervenus entre l’artiste et les indocilités des matériaux qu’il a mis en œuvre ».

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