Danses

Mort de Juan Carlos Copes, légende du tango dansé en Argentine

Juan Carlos Lopes est mort à 89 ans des suites de complications liées au Covid-19, a annoncé sa famille.

Le danseur et chorégraphe argentin, Juan Carlos Copes, légende du tango, est décédé ce samedi 16 janvier à 89 ans des suites de complications liées au Covid-19, a annoncé sa famille.

“Tout est allé très vite, mon père est mort…. Il brillera toujours au milieu des étoiles et pour toujours dans l’histoire du tango dansé”, a annoncé sur Facebook sa fille Johana Copes. L’octogénaire avait été contaminé en décembre par le nouveau coronavirus. 

“Nous disons au revoir au grand Juan Carlos Copes, légende du tango dansé (…) chorégraphe, formateur de générations d’artistes et qui a apporté des spectacles de tango innovants au monde entier”, a déclaré, également sur Twitter, ProTango Argentina, une des plus grandes associations de promotion du tango.

Le monde du tango en deuil

Juan Carlos Copes, né le 31 mai 1931 à Buenos Aires, s’était rendu célèbre pour avoir fait connaître le tango comme un style chorégraphique à part entière et amené cette danse populaire jusque sur les grandes scènes internationales.

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« Échos des Divinités » : Dieu est-il misogyne?

Vendredi 08 Janvier 19h30 – Tropiques-Atrium

Écho des divinités est un spectacle musical novateur qui confronte trois univers, trois arts : visuels, récit et musique. Il entend faire résonner l’écho des voix des divinités afro-descentes et retracer leurs parcours à travers d’un récit, d’un univers sonore et lumineux. Dans une démarche de création éminemment artistique engagée sur la place du féminin sacré dans les sociétés modernes, le projet pose une interrogation sur le contexte de naissance du syncrétisme dans les religions afro-caribéenne. Il propose de montrer comment l’effigie de la vierge Marie est utilisée comme subterfuge pour prier et interpeller les divinités.

Le projet souhaite mettre en lumière les Dieux-femmes, interroger l’association de divinités non chrétiennes aux saints catholiques – certaines divinités de ce projet étant assimilées à la sainte vierge Marie. Il se propose également d’interroger la place accordée aux femmes dans les religions monothéistes et polythéistes. Il envisage aussi de créer une passerelle entre les arts vivants et les arts numériques. Il projette  d’utiliser les outils contemporains pour interroger les pratiques cultuelles et ce pan du patrimoine immatériel du monde.

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Ousmane Sy, « figure de la scène hip hop internationale », est mort

Le chorégraphe âgé d’une quarantaine d’années est décédé dans la nuit du samedi au dimanche 27 décembre.

Le chorégraphe Ousmane Sy, co-directeur du Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne (CCNRB) et «figure de la scène hip-hop internationale», est mort à l’âge de 40 ans, a annoncé le CCNRB dimanche. Ousmane Sy, qui codirigeait le CCNRB depuis janvier 2019 au sein du collectif FAIR-E, est mort dans la nuit de samedi à dimanche, selon un communiqué de presse. Selon franceinfo, il aurait été victime d’une crise cardiaque.

«Il était une figure renommée et incontournable de la scène hip-hop internationale. Sous le pseudonyme de Babson, il avait intégré le collectif Wanted Posse dans les années 90 et remporté la »battle of the year« en 2001», a souligné la maire (PS) de Rennes Nathalie Appéré, en saluant «un précurseur» qui «a réussi à imposer et faire reconnaître la richesse de la culture hip-hop dans la danse contemporaine».

«Recherche esthétique»

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À Saint Pierre, du 17 au 20 décembre 2020, deuxième édition du Festival Filao

Fabrice di Falco, chanteur lyrique martiniquais, est amoureux de la ville de Saint-Pierre depuis sa tendre enfance. Il organise depuis 2017 des évènements culturels dans l’Hexagone pour faire connaître cette ville d’art et d’histoire à son public, comme  à ses amis musiciens, comédiens ou journalistes. Il a créé le spectacle « Begin the Beguine » qui retrace l’histoire de Saint-Pierre, entre  musique classique et  musique traditionnelle. Grâce à des films comme Une voix lyrique au delà des mers (Production AxeSud), le chanteur d’opéra met l’accent sur Saint-Pierre car il souhaite rendre hommage à cette ville de culture, anciennement appelée « la Venise tropicale ». C’est pourquoi il a eu la volonté que le concours « Voix des Outre-mer » s’y installe, dès sa création. Depuis deux ans, le chanteur s’implique aussi dans le festival « le Mai de Saint Pierre ». Pour rappel, la ville a obtenu le label « Ville d’art et d’histoire » en 1990.

En ce mois de décembre 2020, Fabrice di Falco présente donc un festival d’art et d’histoire : le festival Filao, organisé par l’Association « Les Contre Courants », que préside Julien Leleu et dont Fabrice est le directeur artistique.

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Mois kreyol : un festival résistant malgré les restrictions

— Par Dominique Daeschler —
Cette quatrième édition (29 oct-28 nov) axée sur l’écologie et les luttes sociales s’est vue tronquée, covid oblige, de représentations, gardant avec l’évolution des mesures, tables rondes et ateliers.
C’était aussi les 25 ans de la compagnie Difé Kako, conceptrice et organisatrice de ce festival : l’occasion de rencontrer sa directrice, danseuse et chorégraphe, Chantal Loial.

D Daeschler : Comment avez-vous vécu ce réajustement permanent avec notamment des spectacles en ligne ?
Chantal Loial : Avec l’envie encore plus forte du partage. De fait, sur la région parisienne, nous avons pu, grosso modo, respecter notre programme les trois premières semaines d’octobre : l’exposition photographique des 25 ans de Difé Kako, les contes pour enfants (Ymelda Marie-Louise, Valère Egouy, Eric Lauret), le concert de l’orchestre Dokonon de Guyane mais malheureusement pas celui de notre parrain Tony Chasseur… La compagnie n’a pû jouer qu’une seule fois son dernier spectacle « Cercle égal demi-cercle au carré) Une partie du travail commencé sur le patrimoine immatériel des Antilles(films) a été repoussé même si le spectacle sur le quadrille a vu le jour. De même la programmation pour Strasbourg et Bordeaux a été repoussée.

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Akzak, l’impatience d’une jeunesse reliée

Samedi 17 Octobre – 20h Salle Aimé Césaire

Ce ballet choral ouvre une saison résolument tournée vers l’Afrique. Akzak réunit douze jeunes danseurs formés dans leurs pays respectifs – Tunisie, Burkina Faso, France, Maroc – par les pionniers de la danse contemporaine africaine. Après de nombreuses années de relations artistiques dans ces pays, Héla Fattoumi et Eric Lamoureux décident de créer un ballet avec cette jeunesse passionnée de danse. Le groove traduit parfaitement la vitalité de la jeunesse et son impatience à ouvrir un nouvel horizon de fraternité et d’universalité. Une grande fête joyeuse présentée pour la première fois en Île-de-France et qui depuis voyage.

Cette création s’intéresse aux énergies qui se lient, s’amplifient et convergent vers une puissance collective. Inspiré du terme turc aksak, qui signifie « boiteux» et désigne les principaux rythmes irréguliers rencontrés dans les Balkans, ce spectacle est pensé comme un retour à l’essentiel. C’est une danse des contrastes, entre ondulation et rupture. Un pont subtil entre plusieurs cultures où la musique impulse bel et bien le mouvement.

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Mitsangana : conférence dansée de Gwen Rakotovao

Le 29 septembre à 19h à la Maison Rouge, Maison des arts

Mitsangana (« lève-toi! » ou « se tenir debout en Malgache »), est une création de danse qui explore le processus de se tenir debout ainsi que les connotations que ce geste porte. Cette création fait partie d’un projet de recherche mené au printemps 2019 à l’église St Mark’s à New York City en collaboration avec TISCH NYU et Danspace Project. Elle adresse les questions de comment continuer à rester debout lorsque les structures de pouvoir sont faites pour annihiler, immobiliser les corps, et réduire les gestes de certaines minorités en particulier.

Avec Mitsangana, Gwen Rakotovao tente de mettre en lumière l’importance de ce geste quotidien de se lever. Un mouvement, qui dans une société où les populations sont constamment réprimées, représente un geste politique de résistance.

Se tenir debout, c’est aussi grandir. C’est une première étape pour avancer.

Une véritable exploration des enjeux physiques et culturels que ce mouvement vertical implique : se lever pour marcher, se lever pour improviser, se lever pour résister, se lever seul ou ensemble, etc…

MITSANGANA – solo est une invitation à repenser, redécouvrir un simple geste qui nous semble bien acquis.

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Stage Intensif de DanseS+Atelier Bèlè » (SID+AB) 8ème édition

Robert Régina présente « Le Stage Intensif de DanseS+Atelier Bèlè » (SID+AB) 8ème édition qui se déroulera cette année
du 3 au 15 août 2020 inclus !!! Soit deux semaines de cours à des prix toujours aussi imbattables !!!!!! Le SID+AB vous propose plus de 80 cours, pas moins de 115 heures de cours en deux semaines !!! De plus, les cours du SID+AB sont ouverts à tous les niveaux !! Alors venez vous amuser, vous détendre, transpirer, découvrir ou poursuivre une pratique et surtout DANSER.
Le Stage Intensif de DanseS+Atelier Bèlè se décline en plus d’une quinzaine de disciplines:
• Gwo Ka/Swé o ka : Mario COCO
• Samba : Patricia FRANÇOIS-EUDOXIE-SANON
• Danse Indienne : Jayanti aka Noémie CARUGE
• Danse contemporaine : Anissa ZAPATA
• Dance Hall Girl/Afrobashment : Stéphanie DELYON
• Danse classique : Valérie VROUST
• Bèlè/Gym bèlè/Jazz : Robert RÉGINA
• Dance Hall/Afrobea : Ruddy SCARON
• Bimavhat fit (biguine, mazurka, valse, haute taille dans une dynamique sportive) : Robert REGINA
Et bien d’autres encore…
Pour les inscriptions et renseignements, contacter :
Robert Régina : 0696 94 05 05
Daniella Marie-Rose : 0696 27 31 58
ou par mail à stageintensifdedanses972@gmail.com

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La Martinique, culture et patrimoine en ligne

Culture et Patrimoine, avec La Fondation Clément, le Mémorial de la catastrophe de 1902 / Musée Frank A. Perret, l’Habitation Clément

Nous vous proposons de (re)découvrir nos collections et de vous faire voyager depuis chez vous ! Retrouvez-nous tous les jours sur notre page Facebook  

La Fondation Clément

« La Fondation soutient l’art contemporain dans la Caraïbe. Depuis 2005, elle a organisé 111 expositions réunissant 300 artistes. Elle gère des collections documentaires sur l’histoire de la Caraïbe et mène des actions de valorisation du patrimoine architectural ».

9h | Un jour, un catalogue : Feuilletez en ligne les catalogues des expositions de la Fondation Clément.

10h | Un jour, une histoire : Ecrivez une histoire sur une semaine à partir des cartes postales mises en ligne du lundi au vendredi.

11h | Un jour, une vidéo d’artiste : Ecoutez l’interview d’un artiste ou un commissaire à propos d’une exposition de la Fondation Clément.

12h | Un jour, une carte postale  : Voyagez dans la Martinique du début du XXème siècle à travers la collection de carte postale de la Fondation Clément.

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Pour que la vie continue…

Pour que la vie continue, la culture de chez nous entre chez nous, généreusement offerte par ses divers acteurs, par ses diverses structures…

Le Sermac :

Livia Gercé est professeure de jazz dancehall au Sermac. Comme ses collègues, elle assure ses cours en ligne.

« Nous avons essayé différentes méthodes, au début j’avais opté pour un cours collectif aux heures et jours habituels, mais je me suis vite rendu compte que ce n’était pas la solution idéale car, même si tous sont confinés à domicile, il était difficile de récupérer tous les élèves en même temps. J’ai donc opté pour des cours enregistrés que je diffuse selon les niveaux.»

Mais attention, la professeure est très attentive : « Je donne des exercices à faire et je demande que l’on me renvoie une vidéo afin que je puisse corriger les mouvements de la semaine. Je suis très exigeante car je prépare mes élèves au spectacle de fin d’année. Pas question donc de manquer un cours sans une bonne excuse. On me paye pour faire progresser les enfants et les adultes, je vais m’appliquer et faire tout ce que je peux pour que nous ayons tous progressé à la sortie du confinement. 

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Quatuor Caliente : Liber Tango – Voyage au cœur du Tango Nuevo

Jeudi 20 février 2020 à 20h Tropiques-Atrium

En l’an 2000, quatre jeunes musiciens passionnés par le Tango Nuevo d’Astor Piazzolla forment le Quatuor Caliente. Très vite, le groupe donne ses premiers concerts en France et à l’étranger (Brésil Italie, Belgique, Suisse…). Il élargit alors son répertoire avec des pièces d’Horacio Salgan, Juan José Mosalini, Pablo Ziegler et Gustavo Beytelmann, qui compose à son intention Otras Voces, créée à l’Abbaye de l’Epau avec le vibraphoniste Vincent Maillard.

Lauréat du Piazzolla Music Award, cet ensemble a déjà 4 disques à son actif. Désireux de faire vivre le tango instrumental, le Quatuor Caliente présente en compagnie du vibraphoniste Vincent Maillard Liber’ Tango, véritable hommage à la rencontre du Quintette d’Astor Piazzolla avec le légendaire Gary Burton !

Ce programme témoigne de leur désir de faire vivre le tango de notre temps aux multiples couleurs et influences, nous offrant avec une force rare la musique de Buenos-Aires… Force et fragilité, colère et amour s’expriment dans ce voyage argentin. Un couple de danseurs renforce l’émotion du spectacle.
Laissez-vous porter !

Tous ensemble ils sonnent merveilleusement – Le Monde
de la Musique

Ce très remarquable ensemble, à la frontière de la musique classique et des musiques du monde, signe ses débuts discographiques avec un album entièrement dédié à la musique d’Astor Piazzolla (“ Libertango ” chez Aeon).

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« Réminiscences » : danser la vie, l’amour, la mort

— par Janine Bailly —

Bruit de couloir

Lui, c’est Clément Dazin. Tellement humain. Tellement proche. Il entre seul en scène, dans le sombre du plateau nu. Seule la lumière viendra dans cette obscurité initiale, que scande l’orage éclaté sur la bande-son, viendra définir des espaces où mouvoir le corps vêtu de noir et ses “partenaires”, trois balles claires de jonglage, que les mains animent mais qui de temps à autre semblent s’échapper pour vivre de leur vie propre. Le danseur-jongleur sera donc comme enserré dans les filets de clarté, faisceau horizontal à suivre, en une marche articulée, décomposée et cassée par des ruptures brusques de rythme, qui évoque — dans sa lenteur et concentration — autant certaines figures du kabuki  ou du bûto, que d’autres issues du hip-hop. Carré à arpenter ainsi sur son périmètre. Cercle où se coucher et continuer au sol la danse jonglée, de souffrance et de solitude.

Car seul, le comédien le restera, interprétant « Bruit de couloir », étrange spectacle à la tonalité tragique, né d’une harmonie entre un homme qui marche lançant les balles au-devant et au-dessus de lui et danse — de ses bras et de ses jambes mais aussi de son dos tout à coup dénudé et curieusement mobile —, une musique inquiétante faite autant de bruits et sons issus d’un quotidien que de notes, des silences soudains, des alternances de ce noir qui sans cesse le disputent à la lumière des projecteurs.

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Danses : 2 soirées inoubliables à Tropiques Atrium

— Jean-José Alpha —

Mercredi 5 et vendredi 7 Fev, furent 2 soirées inoubliables à Tropiques Atrium. J’ai pu vivre la Danse dans ses meilleurs états, avec de très nombreux spectateurs, respectivement CASSE-NOISETTE – Le RÊVE DE MARIE, et des créations modernes et contemporaines de la CARTE BLANCHE donnée au BALLET DES AMERIQUES.
Les créations chorégraphiques et la Direction générale sont de Carole Alexis, cette jeune martiniquaise basée à New York, issue du Sermac il y a plus de 40 ans.
Un enthousiasmant RETOUR au pays natal avec Rigueur, Fraîcheur et Elégance qui a reçu des ovations des publics avec autant de bonheurs en pénétrant les suites poétiques des combinaisons dansées proposées par la chorégraphe internationale. Militante humaniste contre les inégalités sociales et de race, Carole Alexis nous décroche un « Boléro de Ravel » rageur dans la poitrine à couper le souffle avec ses lumineux athlètes poètes qui se découpent militairement sur les incandescences belliqueuses.

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Casse-Noisette – le rêve de Marie

Mercredi 5 février 2020 à 19h Tropiques-Atrium

Casse-Noisette Ballet des Amériques Carole Alexis Martinique/États-Unis
D’après le cahier d’Alexandre Dumas
Musique : Pyotr Ilitch Tchaïkovski
Chorégraphie : Carole Alexis et des chorégraphies historiques adaptées de Marius Petipa, Lev Ivanov & Rudolf Noureev © crédit photo : Amy Kerwin
Casse-Noisette a été créé en 1892 sous la forme d’un ballet sur la musique de Pyotr Ilitch Tchaïkovski, chorégraphié par Marius Petipa et Lev Ivanov selon l’adaptation d’Alexandre Dumas du conte de Hoffmann Casse-Noisette et le roi des souris. Carole Alexis nous emmène dans ce qu’elle pense être l’essence de la version de Dumas. Nous sommes accueillis avec une réception dans la maison de la famille Silberhaus, décorée de manière festive pour les vacances. Nous vivons les joies de la famille, de l’amitié et du rassemblement pour la célébration. Marie, la fille de la maison, s’endort agitée d’abord par un cauchemar, qui devient vite un rêve féerique par l’apparition d’anges qui la présentent au Prince Casse-Noisette et à d’autres personnages magnifiques dont la Fée Dragée et son Cavalier. Ces personnages sont en fait les gens dans sa vie… À son réveil, la finale du ballet, Marie est entourée de sa famille et de ceux qu’elle aime.Cette

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« Vivre », dans le sillage de la Compagnie Car’Avan

— par Janine Bailly —

Vu ce mardi 21 janvier, la deuxième création offerte sous le chapiteau, dans ce Festival 2020 des Petites Formes : le « Vivre » sous la direction artistique de Thierry Sirou, chorégraphe et metteur en scène, une production de la Compagnie Car’Avan. De celle-ci, nous avions déjà découvert, sur la scène du Théâtre Aimé Césaire en 2018, « Amniosphère », un spectacle singulier et qui « de la conception à la délivrance, restitue[ait] la prodigieuse amplitude des échanges émotionnels et physiques qui relient la mère, confrontée aux aléas de la vie, et le bébé à naître ».

Quand le spectacle « Vivre » commence, on devine sur la scène baignée dans une semi-obscurité des origines, deux présences, Elle et Lui. Homme, Femme. Rien d’autre. Les corps seuls, dans leur éphémère densité, pour occuper l’espace. Dans un premier temps, émouvant et beau, ces corps se cherchent, se trouvent et se perdent, se prennent et se déprennent. Ils s’imbriquent, puis se détachent, ils s’accordent puis se rejettent, et sous le pont des jambes écartées de l’autre, l’un parfois se glisse.

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« Cri des Nago », une île en danse et en transe

— par Janine Bailly —

Dix ans après le séisme qui ébranla Haïti, Tropiques-Atrium nous propose de porter notre attention sur l’île voisine. De l’appréhender non seulement par le cinéma, mais aussi par la danse et la musique.

Cri des Nago, présenté par le chorégraphe Jeanguy Saintus, nous invite à suivre une heure durant dix-neuf danseurs et musiciens présents sur scène, à décentrer notre regard, à oublier un instant notre culture et nos préjugés, bref à ouvrir notre esprit sur une conception autre du monde. Entre danse et cérémonie, entre profane et sacré, entre ombre et lumière, ce qui nous est donné à voir et à entendre — à comprendre peut-être —, parce qu’il est fait appel à l’irrationnel, que « les chorégraphies explorent aussi le vaudou », garde une aura de mystère qui déstabilise et remet en cause les certitudes. Les Nago, ethnie africaine installée au Bénin, proche des Yoruba, sont à l’origine de religions pratiquées en Haïti et au Brésil, où vit une diaspora importante. Ainsi les orishas peuvent se comparer aux loas haïtiens, esprits priés, honorés et servis au moyen de chansons, de danses et d’offrandes diverses, chacun ayant droit à ses rythmes particuliers.

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Cri des Nago

Jeudi 9 janvier 2020 Tropiques-Atrium 20h

Un songe…!
Une invocation aux divinités du pouvoir et de la force Obatala ! Notre force, notre énergie créatrice Un appel aux divinités du feu Ogoun ! Nèg fè, qui préside au feu et au fer. Une danse pour les loas, éternels compagnons des moments difficiles.
Le chorégraphe Jeanguy Saintus contribue depuis plus d’une trentaine d’années au rayonnement d’écritures caribéennes contemporaines inventives et audacieuses. La sienne, qui mêle avec justesse danse traditionnelle, moderne et contemporaine, se nourrit avec égard des codes et de l’esthétique vaudou…
Tout comme Bal des Guédés, Hommage à Erzulie, Chants aux divinités de l’eau, Mangaje, Cri des Nago revêt une dimension sacrée et cérémoniale, de l’écriture chorégraphique jusqu’aux costumes des 17 danseurs et musiciens qui partagent la scène.
Saintus utilise son corps comme un instrument d’expression de la richesse de la culture caribéenne contemporaine – The Globe and Mail (Canada)

Cri des Nago
Jeanguy Saintus
Chorégraphe , danseur et formateur, il a étudié l’anthropologie, la sociologie, les langues, ainsi que la danse tr aditionnelle haïtienne
et les techniques classique, moderne ou contemporaine.

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« Une de perdue…Une de perdue ? », Quand la danse contemporaine questionne la notion de perte.

— Par Scarlett Jesus —

Dans le cadre d’une tournée organisée par le CEDAC (Collectif des Espaces de Diffusion Artistique et Culturelle) du 12 au 17 novembre 2019, les Guadeloupéens étaient invités à découvrir, au Mémorial Acte ce dimanche 17 novembre, ce que la Martinique propose en matière de danse contemporaine.
« Une de perdue… Une de perdue ? » est d’abord un duo qu’interprète un couple de danseurs : David Milôme et Chantal Thine. Directeur, depuis 1995, d’une compagnie de danse hip-hop reconnue, la MD Compagny, David Milôme vient tout juste d’intégrer le Conseil International de la Danse, le CID, où sont représentés 155 pays. La réputation de Chantal Thine qui, après avoir exercé au Canada, enseigne désormais les danses afro-brésiliennes en Martinique, n’est plus à faire.
Le projet de réunir ces deux danseurs est le fait d’une chorégraphe martiniquaise de renom, elle-même danseuse, Josiane Anturel. Après avoir enseigné la moderne et l’afro-jazz au Centre de danse du Quebec, Josiane Antourel exerce au sein de la compagnie T.R.A.C.K. qui fait dialoguer écriture corporelle et théâtrale. Elle se réclame d’une « esthétique ethnique contemporaine » qui revisite les gestes de la danse traditionnelle.

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De « Paternité » en « Addictions », pieds chaussés dans le punch…

Belle soirée de créations chorégraphiques lors du Caraïp’Hop 2019

— Par Roland Sabra —

Trois créations chorégraphiques annoncées sur le programme et quatre présentées au soir de cet avant dernier jour du Caraïp’Hop Festival 2019. Abondance de biens… 

« Paternité »

Tout d’abord «  Paternité » de Flexx, surnom de Fabrice Vaillant, professeur de Hip-hop dont l’une des élèves a été primée et sélectionnée pour le niveau européen lors du dernier concours National de la Confédération Nationale de Danse en juin de cette année. Qu’en est-il de la paternité pour tout homme ? De par le monde ? En Martinique ? Et les impairs du père ? Le danseur s’avance en diagonale du fond la scène coté jardin en proie à des interrogations, des étonnements, des émerveillements, des inquiétudes, devant une radiographie, sans doute l’image d’une échographie, qui mériterait un affichage en fond de scène. La gestuelle donne sur le registre de l’arrondi avec un summum autour de son ventre prenant la forme repérée dans la couvade, ce phénomène qui traverse certains pères en devenir quand ils n’y sont pas préparés. Baisse de libido, identification à une figure maternelle qu’il est inutile de vouloir préciser tant elle est évidente.

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Caraïp’hop 2019: Hip-hop & Créations

Vendredi 25 octobre 2019 à 20h Tropiques-Atrium

La Hip-hop se met au service de la création chorégraphique. Le vendredi 25 octobre 2019, la salle Frantz Fanon de Tropiques Atrium accueille 3 créations hip-hop qui vont faire bouger les lignes et chambouler les corps. Rendez-vous 20h.

Paternité – Flexx (Martinique)

Je me perds à l’idée d’être père, et de faire paire contre… « mes pairs »

« Paternité », est un solo chorégraphique utilisant les diverses techniques de danse hip-hop associées à l’écriture et l’influence de la danse Contemporaine. Cette chorégraphie est née d’une réflexion autour du questionnement de la paternité lancée par les appréhensions, les commentaires et les préjugés dans la société martiniquaise, et partout ailleurs. La vision de la parentalité de l’homme, sa réputation, son rôle, son engagement, sa présence sont en permanence remis en question.

Sodabicachiripunch – Kevin Marie-Jeanne, Flaurent Malakapi et Elias Wokawui (Martinique I Guyane I Togo)

Première! Que ce soit près du fleuve, sur la terre rouge ou en plein centre-ville, le monde subit l’évolution négative de la société. Ce jour où mère Nature reprend ses droits et dévaste notre planète, des rescapés font naufrage sur une terre inconnue, une terre méconnaissable, sans nom.

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Caraïp’-Hop 8e édition

Du 23 au 26 octobre 2019 à Tropiques-Atrium

Si la 1ère édition en 1998 était centrée sur des rencontres-échanges Martinique-Guadeloupe-France, le festival s’est rapidement étendu à la Caraïbe (Saint Vincent, La Dominique, Sainte Lucie, Grenade); aux pays d’Europe, jusqu’à fleurir à l’international avec des participants venus de Corée, de Russie ou des États-Unis.

Des célébrités comme Sidney (pionnier du hip hop en France) ou Nasty (enseignant, chorégraphe Quality Street et historien) n’hésitent pas à faire le déplacement pour soutenir l’organisation et partager leur savoir.

Le festival qui se déroule sur plusieurs jours propose au public des masterclass avec des personnalités reconnues du monde de la danse hip hop, des conférences, des expositions, des démonstrations et performances (rap, graffiti, dj’ing), des battles après des sélections rigoureuses de candidats dans différents pays, des concerts et encore d’autres animations permettant un éclairage de la culture hip hop. A chaque édition son lot de surprises !

Mercredi 23
16h/19h – palais des congrès de madiana
entrée libre
Battle Junior 2 Vs 2

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 La Ribot torpille les frontières de la danse

— Par Muriel Steinmetz —

Le Festival d’automne propose un portrait de la chorégraphe madrilène, avec six productions revisitées et une création, toutes des pièces hors des sentiers battus.

Extravagante, excentrique, cérébrale et rigoureuse, la Ribot (57 ans), chorégraphe madrilène qui vit à Genève depuis 2004, croise les genres (performance, vidéo, installation en direct) avec brio. Le Festival d’automne propose un portrait d’elle. De son vrai nom Maria José Ribot, elle présente six productions, ainsi qu’une création intitulée Please Please Please, avec Mathilde Monnier et le metteur en scène portugais Tiago Rodrigues. La pièce sera montrée demain soir à l’Espace 1789, à Saint-Ouen, puis au Centre Pompidou (du 17 au 20 octobre). On se souvient qu’avec Mathilde Monnier, déjà, la Ribot créait Gustavia en 2009, où, dans le genre burlesque, juchées sur de hauts talons, les cuisses nues, elles semblaient d’antiques figures de la déploration au chevet de la danse contemporaine, faisant mine de pleurer, au point que le public, à la longue, se payait un fou rire général. Si la Ribot vient de la danse classique (pratiquée à Madrid dès l’âge de 13 ans), elle a depuis beau temps jeté par-dessus les moulins le carcan académique.

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« Cercle égal demi Cercle au Carré », une création de Chantal Loïal

28 septembre 2019 20h00 à l’Opéra de Limoges ( Francophonies)

Comment mettre en relation ce qui nous fonde dans la différence pour créer un langage nouveau ?

Lire sur Madinin’Art : Difé Kako : danse traditionnelle, danse actuelle

Tableau impressionniste, Cercle égal demi Cercle au Carré embarque à son bord douze interprètes de tous âges venant de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane, du Cameroun, du Gabon et de l’Hexagone. Sur ce bateau pris dans la vague qui relie les territoires, le but du jeu est de partager et de mettre en friction les multiples cultures. Ainsi, boulangère, quadrille, haute taille et autres danses sociales introduites aux Antilles et en Guyane avec la colonisation, réappropriées par les esclaves, ont rencontré les danses africaines. Par un processus d’adaptation créatif ont émergé ensuite les danses créoles. Elles viennent aujourd’hui se transformer au contact du hip-hop, du voguing, du ragga, du krump, de la kizumba, du zuèt et inversement. Le dialogue ainsi établi entre tradition et modernité revisite les danses sociales et les électrise dans un univers géométrique au contact des danses urbaines, composant un hymne vivifiant à la créolisation et au métissage artistique.

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« Rituels vagabonds », chorégraphie de Josiane Antourel et Yna Boulanger

Mercredi 25 septembre 2019 à 18h Limoges

Chorégraphie : Josiane Antourel, Yna Boulanger
Avec des artistes amateurs de Limoges et des environs

Pour la 36e édition du Festival, et la première de Hassane Kassi Kouyaté en tant que directeur, nous ouvrirons en fête et ensemble avec un spectacle participatif imaginé par l’artiste chorégraphe martiniquaise Josiane Antourel.

Cette création sera participative et collective. Entre amateurs initiés et novices motivés, de 10 à 90 ans, les seuls mots d’ordre seront enthousiasme et engagement. Chacun apportera sa part à chaque endroit du processus créatif jusqu’au décor et costumes. Des tableaux divers et pluridisciplinaires (danse,chant, jeu, art plastique) se succéderont pour faire émerger la force créatrice et poétique du collectif.

Pour Josiane Antourel, l’objectif est de partager une vraie rencontre entre les communautés francophones vivant dans la région et l’imaginaire culturel de la Caraïbe en général et de la Martinique en particulier. C’est à travers les découvertes et les échanges que se construira cette oeuvre multidisciplinaire.

Josiane Antourel (par Chantal Kebai)

Elle parle et son bras esquisse un mouvement. Le geste précise sa parole, et les mots prennent véritablement leur sens : « Il ne faut pas toujours comprendre mais ressentir… Je préfère un danseur lumineux à un danseur brillant… ».

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Foyal Zouk : Initiation à la Danse Traditionnelle

Samedi 17 août 2019 de 19 heures à 01 heure du matin

L’Association Culturelle les Amis de l’Ouverture propose un espace de découverte, de démonstration, de sensibilisation, d’initiation et d’expression des danses traditionnelles autour du patrimoine musical et chorégraphique de la Martinique ( Dansé bal et kalennda bèlè)
Tous les Mercredis et Samedis du mois d’août 2019 sur le Bord de mer (Malecon) de 19h à 01h00

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Venez nombreux, entre amis ou en famille partager ce moment de convivialité dans la plus grande discothèque à ciel ouvert de Martinique
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La Biguine
La Biguine est un genre de musique traditionnelle antillaise, que l’on peut diviser en deux types:

la bidgin bélè ou biguine à tambour – remontant à la danse bélè esclave et caractérisée par l’utilisation des tambours bélè et des baguettes rythmiques tibwa, ainsi que par la musique « appel et réponse », des voix de nez et des improvisations instrumentales en solo; elle trouve ses racines dans les danses rituelles d’Afrique de l’ouest, bien que les éléments rituels n’aient pas survécu dans la biguine haïtienne ;
la biguine orchestrée – est originaire de la Guadeloupe et non de la Martinique (en revanche, la mazouk est bien martiniquaise, musique métisse qui descend de la mazurka et très peu jouée à la Guadeloupe).

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