Catégorie : Danses

En Guyane, l’Opéra de Paris sort de ses murs

Au Conservatoire de Cayenne, sept garçons exécutent des « dégagés » en tendant la jambe sous la houlette d’un danseur étoile, une initiative inédite de l’Opéra de Paris en Guyane, département français d’Amérique du Sud à plus de 7.000 km de la métropole.

Moins nombreux que les élèves filles dans la salle d’à côté, ils sont ravis et surpris par le rythme du cours par rapport à leur classe habituelle de danse. « C’est plus physique et plus rapide », assure Claude Tibere, 16 ans, qui sort essoufflé de la classe.

Depuis le 23 novembre, des danseurs de l’Opéra et des chanteurs lyriques de son Académie participent à « L’Opéra en Guyane », un projet d’ateliers lancé un mois plus tôt.

Une initiative censée favoriser les talents sur ce territoire et, à long terme, la diversité au sein de la vénérable institution.

Pour le moment, l’heure est à la joie de danser.

« On cherche déjà à leur transmettre le plaisir d’essayer des choses, à leur montrer des choses un peu grisantes qu’ils peuvent atteindre », assure le danseur étoile Stéphane Bullion qui vient de faire ses adieux à la scène de l’Opéra.

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Au TNB, « Lavagem », d’Alice Ripoll : comment dire avec le corps

Comment se tenir dans son corps pour dire, se dire, et dire son pays

-— Par Janine Bailly —-

Danse ? Performance ? Pamphlet politique ? Histoire d’un pays, et de soi-même, narrée par le corps ? Toutes les hypothèses sont permises, puisque, dit Alice Ripoll, « les œuvres de danse contemporaine sont abstraites et ouvertes à de multiples interprétations ». Puisqu’elle aime « entendre les spectateurs partager leurs expériences, raconter comment ils ont perçu différemment la pièce, d’une façon qui leur est propre ». Sans nul doute, chacun reconnaîtra que, par elle, un chemin neuf, semé et de fleurs et d’épines, s’ouvre dans le territoire de la danse contemporaine. 

Alice Ripoll ne nous est pas inconnue, nous l’avons découverte au Festival TNB 2021 où elle donnait, avec dix interprètes venus des favelas, la pièce Cria, un «  récit des origines » restitué en « gestes, rebonds, sauts ». Les danseurs, dans la légèreté aussi bien que dans la gravité, nous parlaient d’un pays où tout n’est pas que paillettes et strass de carnaval. Où la dureté de la vie perdure pour une frange trop importante de la population.

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Manolo et ses quatre chevaux

— Par Selim Lander —

De part et d’autre de l’immense plateau du Grand Théâtre de Provence, quatre beaux chevaux d’un noir de jais, chacun à côté de son sac de foin où il puise de bon appétit. Sur l’un des quatre monte bientôt une écuyère, Johanna Houe, avec son accordéon, commandant sa monture des jambes et de sa musique, musique complétée par un guitariste et par un Indien au tabla, lequel chante aussi. Le cheval navigue sur une piste rectangulaire qui occupe la plus grande partie du plateau. Arrive un homme, Manolo Bez, dit Manolo, qui prend le relais sur le cheval ; désormais, il sera le seul cavalier, montant successivement les quatre chevaux pour des exercices différents. Un très bon cavalier et les chevaux sont bien dressés : on admire en particulier comment ils peuvent partir au galop sur la piste en diagonale et stopper brusquement, in extremis. On ne verra pas cependant d’exercice de haute école, à part quelques déplacements latéraux.

Le but n’est pas, en effet, la performance ; il s’agit, nous prévient l’artiste, de montrer que l’homme peut exister en symbiose avec l’animal, non pas le faire danser mais danser avec lui.

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Danse : « Demain c’est loin » par le groupe Grenade

— Par Selim Lander —

Que peut-on bien faire avec des apprentis danseurs dont les âges s’échelonnent entre 12 et 18 ans ? Un spectacle de fin d’année qui récoltera les applaudissements plus ou moins enthousiastes des parents et des quelques amis rameutés pour la circonstance, voilà sans doute, en effet, à quoi il est prudent de s’attendre. Alors comment se fait-il que dans la bonne ville d’Aix, le « Grand théâtre de Provence » qui ne vole pas son nom avec ses 1400 places puisse faire le plein deux soirs de suite jusqu’aux balcons avec un spectacle proposé par les élèves d’une école de danse ? En l’occurrence le Groupe Grenade créé à Aix par Josette Baïz en 1992. Il rassemble actuellement une cinquantaine d’enfants et d’adolescents issus en majorité des « cités » et présente des spectacles qui circulent bien au-delà du berceau natal.

Ils sont quarante-deux à se produire dans Demain c’est loin, quarante-deux qui ont dû travailler très dur pour atteindre un niveau que des professionnels autoproclamés pourraient leur envier. Ils se partagent entre les trois pièces du programme, certains appelés à se produire dans deux d’entre elles, chacune faisant intervenir une vingtaine de danseurs.

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« Chroniques agricoles » : Jardin créole & Terres au féminin, de la Cie Kaméléonite

Samedi 12 novembre à Saint-Joseph
La Compagnie Kaméléonite est heureuse de vous convier à la représentation des Chroniques agricoles, danse et art de la parole :
samedi 12 novembre à 19h30
Centre culturel Marcé à Saint-Joseph
Accès : N4 – Quartier Belle Etoile 97212 Saint-Joseph
Accès libre sur réservation au 0596 57 60 06.
Deux petites formes seront présentées : Jardin créole (création 2020) 23’ et Terres au féminin (création 2022) 30’.

Dans le cadre de sa résidence d’implantation à Saint-Pierre, la compagnie Kaméléonite a créé en 2021, deux petites formes hybrides – danse et art de la parole – sous l’intitulé Chroniques agricoles. Ce travail a été élaboré à partir de rencontres et de collectages de paroles des agriculteurs, jardiniers, retraités, amoureux de la terre sur le territoire.
Le succès des deux premières Chroniques agricoles, initiative d’écriture artistique à partir de notre actualité agricole, nous inspire à nouveau cette année pour parler de la place frontale des femmes dans le champ agricole, qu’il soit traditionnel ou innovant.
Après trois résidences de création (Saint-Pierre, Le Lorrain, Saint-Joseph) Terres au féminin sera présentée pour la première fois au public dans sa forme de 30 ‘.

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Slowly… Ça finira bien (Acte 2)

Les 13, 14 & 17 octobre 2022 à 9 h au T.A.C.

Spectacle total alliant projection vidéo, danse et création musicale. Dès 6 ans du CP au CM2

Conte philosophique
Écrit, conté, mis en images, en musique et en scène par Serge Marie Aubry
Chorégraphie et interprétation Livity Lionny
Création lumière Valéry Pétris
Notes du metteur en scène
Merveilleusement pédagogique, Slowly… Ça finira bien est un spectacle utile, qui éveille ou réveille les consciences, un voyage qui adresse une pensée et une attention à tous les enfants du monde et à leurs enfants d’ailleurs…

La pièce
Poétique, scientifique, pacifique.
Slowly… Ça finira bien est un conte philosophique, un voyage merveilleusement pédagogique en 25 étapes qui s’enchevêtrent et se métamorphosent.
Écologie, humanisme et respect dialoguent aisément.
Slowly… évoque des sujets universels, sensibles et très actuels. Il déroule le fil invisible du temps, ses faiblesses et ses bienfaits, l’ardente patience et les fulgurances dont l’humanité a besoin pour être (plus) juste et en paix.
Le spectacle invite à s’interroger sur le temps ?
Le Temps est-il notre ami ou notre ennemi ?
Martin Luther King dit que « le temps n’est ni l’un ni l’autre et qu’il est neutre ».

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Portes ouvertes à La Maison Rouge le 24/09/2022

La Maison Rouge – Maison des Arts, vous invite à ses portes ouvertes le 24 septembre de 9h à 13h
Présentation
La Maison Rouge : Maison des Arts est une association loi 1901 fondée en juillet 2011 par la chorégraphe Christiane Emmanuel. La maison familiale où elle a grandi et esquissé ses premiers pas de danse a été transformée en un espace de rencontres et d’échanges ouvert à tous, amateurs et professionnels. Depuis sa création, la Maison Rouge : Maison des Arts s’est développée pour devenir un véritable tiers-lieu social et culturel au cœur du quartier des Terres Sainville. Lieu d’inclusion, de cohésion sociale et de ressource pour la pratique artistique. L’association propose des cours de danse, chant, musique et arts plastiques aux jeunes de 2 à 18 ans dispensés par des professeurs diplômés d’Etat et des artistes professionnels pédagogues. Depuis 2011, la Maison Rouge : Maison des Arts, accueille de jeunes compagnies en résidences de création, des chorégraphes et danseurs interprètes venus des quatre coins du monde. Elle propose également des stages, des masterclasses, des ateliers, des rencontres artistiques et soutient également la formation et la professionnalisation des artistes.

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Stage Intensif de DanseS + Atelier Bèlè

Du 8 au 20 août 2022 Salle de danse de Tanbou Bô kanal

 😛 + ̀̀ ouvre ses portes pour sa 10e édition du 8 au 20 août 2022✨ RDV à la salle de danse de ̂ pour du plaisir san manman san papa!

, Immersion complète dans le patrimoine culturel immatériel de la Caraïbe francophone, une résidence d’artiste, des restitutions et des conférences « % , % , % !!!  »

́- ‼️ Respé lonè ba Jules RÉGINA ek Bertin RÉGINA . Pour la première fois, vont dispenser des cours de tanbou bèlè Baspwent… pa mantjé sa !!!

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Virsky

Du 14 juillet 2022 au 16 juillet 2022 à 19h30 / Tropiques Atrium À partir de 30 €

Créé en 1937 par Pavlo Virsky et Mykola Bolotov, ce spectacle d’exception rythmé et cadencé reflète bien la volonté de ses créateurs qui souhaitaient partager avec le public toute la richesse et l’héritage culturel de l’Ukraine.
Cette compagnie a su au fil du temps s’imposer et trouver son public grâce à la rigueur de son directeur, Myroslav Vantukh, qui a fait preuve d’une fermeté imparable depuis 1980. Tous ces efforts ont permis de garder un niveau d’exigence fidèle aux traditions établies par Pavlo Virsky.
L’Ukraine sera à l’honneur le temps de huit spectacles saisissants grâce aux 45 danseurs déployant une énergie incroyable, associée à une force et une vitesse de haute voltige. L’Ensemble National d’Ukraine qui inspire au romantisme, surprend par la beautéì de ses chorégraphies impeccables, par sa virtuosité, ses acrobaties aériennes et magistrales exécutées dans un rythme effréné d’une technicité sans faille.
La compagnie Virsky, où se mêlent poésie et chorégraphies étourdissantes, puise son inspiration dans l’histoire et les racines de son pays : des marins de Crimée jusqu’aux combats des Cosaques, elle rend hommage à ses traditions en mettant à l’honneur le peuple ukrainien.

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De Vénus à Miriam au pas de mon chant

5 & 6 juillet 19h30 Théâtre Municipal de Fort-de-France

Sur une idée originale de Chantal Loïal – Chantal Loïal, Marie-Claude Bottius et Kidi Bébey
Bande sonore : Marie-Claude Bottius & Arthur Lavandier
Textes : Marc Verhaverbeke et Kidi Bebey
Vidéo : Seno Sancarini et Yutaka Takei
Création lumière et technique : Leslie Sozansky
Collaboration artistique : Sabine Novel et Delphine Caron
Costume : Camille Loreille
Production : Opéra Paris Outremer
Coproduction : Centre National de la la danse et Mac Créteil
Sur une idée originale de Chantal Loïal – Chantal Loïal, Marie-Claude Bottius et Kidi Bébey
Bande sonore Marie-Claude Bottius & Arthur LAvandier
Textes Marc verhaverbeke et Kidi Bebey
Vidéo Seno Sancarini et yutaka Takei
Création lumière et technique Leslie Sozansky
Collaboration artistique Sabine Novel et Demphine Caron
Costuùe Camille Loreille
Production Opéra Paris Outremer
Coproduction Centre National de la la danse et Mac Créteil

WOMEN RESIST
A l’heure où les violences faites aux femmes explosent en France et partout dans le monde, où leurs droits et leur dignité ne cessent d’être bafoués, être une femme est un combat de tous les instants.

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« Fais danser la poussière » de Marie Dô

Le roman qui a inspiré le célèbre film du même nom !

– Synopsis : « – Marron, c’est pas la couleur des vraies princesses ! Dans mes livres, les princesses sont blanches avec de longs cheveux blonds. Camille, mon grand-oncle, lève les yeux au ciel : – Boudiou, et la reine de Saba, alors ? Elle était marron comme toi ! Reine, c’est autre chose que princesse, non ? « 
Maya, née à Paris, élevée dans les années soixante dix, est une petite fille différente. Sa mère est blanche et son père est noir. Un père qu’elle n’a jamais vu et qu’elle cherchera toute sa vie. Plus tard, sa mère se marie et Maya vit mal son métissage dans une famille où tout le monde est blanc. Sa passion pour la danse la sauve. Maya réalise son rêve, se faire engager par un chorégraphe, mondialement connu, un noir américain.
Fais danser la poussière est une histoire poignante sur les secrets de famille et la difficulté d’être « à part » .
Son adaptation télévisuelle pour France 2 a touché six millions de téléspectateurs lors de sa première diffusion.

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Il était une fois …

Le 28 juin 2022 à 19h à Tropiques Atrium – Salle Aimé Césaire

Après 2 ans d’absence, nos élèves reviennent sur scène. La danse a été pour eux, un moyen de s’exprimer, de rester connectés à leur corps et à l’autre, à contre-courant des événements des deux dernières années dans le monde.
La Maison Rouge : Maison des Arts continue à développer son offre auprès d’un public élargi d’enfants et de jeunes. Elle les accompagne dans leur pratique artistique.
Elle présentera le Samedi 28 Juin 2022 à Tropiques Atrium, salle Aimé Césaire, la restitution du travail de ses élèves dans le spectacle : « Il était une fois … »

À propos du spectacle
Dans ce spectacle, les élèves prennent la parole et racontent ce qu’ils ressentent après 2 ans de crise sanitaire. Entre maladies, tests et confinements, les élèves mettent en scène leurs vécus au travers de mondes imaginés. De la dystopie à l’utopie, « Il était une fois… », nous raconte leur volonté de créer un monde où tout va bien. Entre poésie et humour, ils nous partagent leurs revendications.

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«Village », conférence dansée d’Isiaka Mbarushimana

Le 24 juin 2022 de 18h00 à 19h30 La Maison Rouge – Maison des Arts

Synopsis:
Cette pièce nous interroge sur le concept d’être fidèle à soi-même, comme supposé à notre comportement, comment nous parlons, agissons, pensons. C’est en recherchant la vérité, à travers des rituels et des mouvements, jusqu’au plus profond de notre âme, que nous trouvons cette lumière intérieure. Celle-ci nous guide et éclaire constamment le chemin vers notre vérité. C’est alors que nous sommes capables de bouger harmonieusement et que nos actions sont guidées par une intention pure.
Autre date : le 26 juin – Masterclass animée par Isiaka Mbarushimana

Biographie :
Isiaka Mbarushimana est un danseur, chorégraphe, poète, instructeur de danse et interprète de théâtre professionnel expérimenté. Il dispose de 5 ans de formation (auprès de Kettly Noël, Wesley Ruzibiza, Wanjiru Kamuyu et Merlin Niykam) en danse contemporaine, chorégraphie et théâtre. Il a notamment travaillé avec MASHIRIKA et AMIZERO au Rwanda, BATALO EAST en Ouganda ou encore KITF au Kenya. Il est depuis 2018, le directeur artistique de NEXT MOVE DANCE AND THEATHER COMPANY. En 2019, il crée le camp Next Move pour former 20 danseurs semi-professionnels sur une période d’une semaine et offre ainsi une vitrine à l’enseignement de la danse.

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Fragments – Être composite — La drive sensorielle

26 & 27 mai 2022 17 sur les berges de la Lézarde au Gros Morne

Restitution de résidence artistique

Le spectacle vivant au service de notre mémoire

Les 26 & 27 mai 2022 à 17h

Ouvert au public

Sur les berges de la rivière Lézarde au Gros-Morne

Maison pour tous de Rivière Lézarde

Une femme et un homme, deux danseurs/performeurs Rita Ravier et Dominique Linise, à un endroit où le langage des corps est essentiel. Les itinéraires sont parallèles, elle et lui et se croisent sans se voir pour au final se retrouver dans une histoire commune, celle d’un peuple, celle de chacun d’entre nous, une histoire derrière l’Histoire.

L’esthétique du morcellement et de la reconstitution sera prédominante, avec la volonté de de mettre en valeur les lieux. La nature est omniprésente.

Cette expérience artistique se déroulera à l’issue de la résidence de création porté par SeizeMètresCarrés depuis Janvier 2022 au Gros-Morne.

Une expérience sensorielle sera proposée au public durant deux représentations.

En plein air, ils seront invités à suivre et découvrir ce travail de création pensé par l’artiste Laura De Souza porté par la danse, les arts visuels et la musique.

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Serge Barbuscia : « Tango Neruda »

Vendredi 13 mai 19h30 – Salle Frantz Fanon

Tango Neruda de Serge BARBUSCIA, est une danse aux deux visages, mi macabre, mi amoureuse, un spectacle qui tangue comme un bateau, et rythme les textes du poète et les lavis du peintre.

L’œuvre de Pablo Picasso a souvent rencontré celle  des poètes. Les deux Pablo, Neruda et Picasso, ont collaboré pour “Toros” publié en 1961.  C’est la rencontre de cette œuvre commune qui fut le point de départ de Tango Neruda. Au long des poèmes de Neruda, dans une grande sobriété visuelle, nous avons inscrit, par petites touches, la projection de dessins de Picasso. Et c’est à travers la danse, le théâtre et la musique d’Astor Piazzolla que les artistes abordent cet univers double. Piazzolla, Picasso et Neruda réunis dans un même spectacle mêlent danse, poésie, musique et projection pictural.

 Neruda : Le pitch

Tango Neruda, c’est une danse aux deux visages : mi macabre, mi amoureuse, comme un tango aux sons discordants et langoureux d’Astor Piazzola. Facture foncièrement contemporaine, qui rythme les textes du poète et les lavis du peintre… pour un spectacle qui tangue comme un bateau… et même si la houle du tango exhale des parfums marins, elle touche par sa sensualité.

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« PaSSaGe(s) », une chorégraphie de Marlène Myrtil

Samedi 7 mai – 19h30 — Domaine de Fonds Saint-Jacques

Chorégraphie : Marlène Myrtil  
Danse-interprétation : Deborah Lary et Jean-Félix Zaïre
Lumières : Torriep
Multimédia : David Gumbs 
Photos : JB Barret 
Affiche : Fred Lagnau

PaSSaGe(s) est une forme chorégraphique poétique qui propose, par un dialogue incessant entre le corps et les matières, une architecture impermanente.

L’évolution, la rencontre de deux danseurs-performeurs sur un espace vibrant d’histoire, dialogue avec l’environnement extérieur pour chuchoter la vie, la flexibilité et les émotions extrêmes des peuples qui ont habité ici et là…

Manifestations, courses effrénées, aires de jeu pour le pouvoir, chutes et suspensions libres, refuges, espaces négatifs, effets miroirs et jardins intérieurs sont autant d’interactions dans l’incrustation d’un parcours visuel et chorégraphique.

PaSSaGe(s) transforme notre rapport au temps, nous ramène à ce qui nous lie terriblement à notre identité.  

Compagnie Kaméléonite
Marlène Myrtil

Partenaires : DAC Martinique, Collectivité Territoriale de Martinique, F.EA.C. Ministère des Outre-mer, Groupe Caisse des Dépôts, SPEDIDAM

Accueil en résidence : Ville de Saint-Pierre

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Làzaro Benítez Díaz en résidence à La Maison Rouge

Du 06 au 24 mai 2022

Performeur, chorégraphe, chercheur et critique de danse il est installé depuis 2019 à Paris et Marseille.

Sa recherche artistique vise à problématiser les frontières du corps et de la performance de genre, la notion de la transcorporalité et ses représentations dans les sociétés contemporaines comme manifestations de dissidence et d’a(r)tivisme, notamment à Cuba, au Mexique, au Chili, et dans les Caraïbes.

Diplômé de l’Université des Arts de La Havane en études théoriques et recherche en danse, il commence ses créa­tions personnelles en 2015 avec Racines, construction personnelle de mon passé d’héros, puis Journal de campagne inédit.

Enfin, en France, en 2020, il participe à la performance in situ Bain de minuit avec l’artiste plasticienne, musicienne, performeuse John Deneuve et le DJ Olivier le Fahler, lors de deux éditions, à l’espace Montevideo (Marseille) et à la galerie Metaxu (Toulon). En octobre 2020, il crée avec les artistes Ricardo Sarmiento et Luis Carricaburu, le Colec­tivo Malasangre avec sa première création intitulé Qué bolero o En tiempos de inseguridad nacional.

Il est membre du groupe de recherche et création Descentrados (Décentrés), composé d’artistes et de chercheurs latino-américains avec un regard décolonial sur la danse.

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« Omma », de Josf Nadj, le talent et la beauté

— Par Roland Sabra —

Omma, en grec ancien, « œil », mais aussi « ce qui est vu ou regardé » est la dernière création du chorégraphe Josef Nadj. Et elle se donne à voir ! A l’origine du projet, né au cours d’un séjour au pays Dogon, il y a ce postulat, jamais infirmé, d’une origine africaine de l’humanité, qu’elle soit le fait d’une seule population ou de centaines d’années de métissages et d’échanges culturels entre groupes hominiens plus ou moins isolés (1). Le choix des danseurs par le chorégraphe semble opter pour cette seconde hypothèse. Il a réuni huit interprètes originaires du Mali, du Sénégal, de Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Congo Brazzaville et de la République Démocratique du Congo : ce sont autant d’influences, de mouvements, de cultures et d‘histoires qui imprègnent cette pièce. Josef Nadj ajoute une hypothèse personnelle : la danse est apparue avec la naissance de l’humanité et comme démonstration il va embarquer ses interprètes dans un voyage vers cette source. Ils vont lui donner la matière et construire à partir d’éléments de leur spécificité singulière une danse commune, plurielle et universelle.

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« Omma » du chorégraphe hongrois Josef Nadj

Samedi 30 avril – 19h30 — Salle Aimé Césaire Tropiques-Atrium

Huit danseurs du continent africain réunis par un des chorégraphes les plus sensibles aux bruissements du monde, pour confronter leurs histoires, leurs imaginaires et témoigner d’une humanité qui reste éveillée face aux défis, aux interrogations et aux peurs qui la traversent.

Chorégraphe et plasticien, Josef Nadj reste en permanence sur le qui-vive, l’œil toujours en éveil, pour porter un regard incisif et profond sur le monde qui l’entoure. Il propose une rencontre avec des artistes venus du continent africain, berceau de l’humanité, avec lesquels il échange dans une liberté réjouissante. Les huit compagnons réunis par Josef sont au croisement d’histoires et de réalités différentes mais dans l’espace vide du plateau, ils vont ensemble construire une image d’humanité en prise aux questionnements multiples qui nous assaillent. Un grand poème chorégraphique, un moment généreux de joie, de gravité et de réflexion

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« En son lieu », de Christian Rizzo

Vendredi 29 avril – 19h30 — Salle Frantz Fanon Tropiques-Atrium

Un corps a-t-il la capacité de condenser les espaces extérieurs et intérieurs ? Faisant suite à ses précédentes pièces, ce nouveau solo signé Christian Rizzo est une dérive qui prend source dans le paysage. Le chorégraphe et le danseur hip-hop Nicolas Fayol ont ainsi répondu ensemble à « l’appel du dehors ». Pour mieux revenir au théâtre.

À propos
Après avoir réuni le flux de solitude de treize danseurs dans une maison, mis un pied dans le monde du conte, ou délocalisé dans de vastes paysages les danses nées dans le confinement d’un studio, Christian Rizzo ajoute une nouvelle pièce à son puzzle chorégraphique et architectural. en son lieu, lui permet aussi de renouer avec sa pratique du portrait dansé, qu’il avait mis entre parenthèse depuis 2012 et d’agrandir son archipel de soli. Cette nouvelle création, intimiste, condense ses recherches d’espaces dans un seul corps, celui de Nicolas Fayol. C’est sa technique hip-hop, fille de la rue, et son choix, à première vue paradoxal, de vivre en dehors des villes qui ont convaincu Christian Rizzo de proposer au danseur d’être son compagnon de route.

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Biennale Internationale de danse de Martinique : enfin la danse vint!

— Par Roland Sabra —

Dès les premiers mouvements, les premiers élans, illumine le style dans la pureté et la beauté du geste. Figure majeure de la danse contemporaine la chorégraphe Carolyn Carlson construit ses créations avec une écriture stylistique particulière, celle d’une corporéité de toute évidence, d’une présence au monde à la croisée de la danse, de la musique, de la poésie, comme des modes de partage de cet état de solitude propre à la condition humaine. Les soli de Carolyn Carlson sont toujours l’expression d’un dire intime, d’une implication peine et entière dans le propos qu’elle ne déploie que pour elle, pour des intimes ou des proches. Pas plus loin. Jamais. Trois soli nous étaient proposés sous le titre générique « Islands ».

Wind woman(Création 2011)

Dans cet opus créé pour et interprété par la danseuse Céline Maufrid la chorégraphe Carolyn Carlson choisit d’interroger le sentiment de l’éphémère sous la forme du vent, qui s’écoule sans durée prévisible et qui peut faire preuve à la fois d’une grande douceur et d’une puissance terrifiante. C’est à la fois l’enveloppe externe qui nous berce, nous porte, nous bouscule, nous renverse mais aussi ce souffle qui vient de l’intérieur, le souffle de l’intime, celui de la vie, celui de son éphémère persistance..

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« Islands », chorégraphie de Carolyn Carlson

Mercredi 27 avril – 19h30 – Salle Aimé Césaire  – Tropiques Atrium

Présentation

Carolyn Carlson a toujours cultivé le don de tracer des lignes d’une troublante pureté de son pinceau de calligraphe. De la même manière, elle a balisé son parcours de soli qu’elle a elle-même dansé ou imaginé pour des interprètes qui lui sont chers. En les créant, elle a toujours entretenu un dialogue très riche avec la musique. Cette soirée trace une sorte de diagonale qui relie trois compositeurs, Edgar Varese, Meredith Monk et Michael Gordon, plusieurs époques et trois interprètes.
Il y a d’abord Density 21,5 porté par la pièce d’Edgar Varese et qui, en mai 1973, marqua l’irruption de Carolyn Carlson sur la scène de l’Opéra de Paris. Quatre décennies plus tard, elle a transmis ce solo aux airs de signature graphique à Isida Micani, qui a marqué de sa présence incisive les créations des quinze dernières années de la chorégraphe.
Puis il y a deux pièces plus récentes. Burning, sur la musique de Meredith Monk, interprétée par Won Myeong Won, danseur aussi flamboyant qu’imprévisible. Pour lui Carolyn Carlson a imaginé un rituel primitif et contemplatif.

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« Cette terre me murmure à l’oreille » & « Mamisargassa 2.0 »

Mardi 26 avril – 19h30 – Salle Frantz Fanon Tropiques-Atrium
Cette terre me murmure à l’oreille

« Écoute avec tes yeux cette partition de jazz »

« Face à nous, 3 êtres humains porteurs de leur culture, 3 sensibilités différentes qui s’expriment sur scène, 3 personnages reliés par un héritage commun.

La pièce nous montre une évolution : distants les uns des autres, les héros se rencontrent peu à peu grâce à la danse. Les moments de tension puis d’opposition finissent par laisser place à la joie pure de se savoir frères, conscients de leur origine commune.

Forger une danse contemporaine d’identité caribéenne : c’est dans cette perspective que Christiane Emmanuel, formée à l’Académie Internationale de Danse à Paris et à l’École Nationale d’Art de Cuba, a inscrit son travail de chorégraphe. Désireuse d’une danse lisible par toutes et tous, l’artiste martiniquaise porte son regard d’une descendante sur l’Afrique. La rencontre avec la Terre-Mère lui témoigne des similitudes avec la Martinique dans la corporalité à travers les mouvements, les attitudes, les mœurs. »

Martinique
Cie Artincidence Création

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« Ustium », une ouverture. « Feu sacré », en sommeil

— Par Roland Sabra —

La Biennale de danse de Martinique a ouvert avec succès ses portes sous le chapiteau mobile de Tropiques-Atrium installé au Saint-Esprit. Le bien nommé spectacle «  Tremplin » a remporté un franc succès. Le rebond attendu s’est produit à Fort-de-France avec deux pièces «  « Ustium » et « Feu sacré ». Le chorégraphe guadeloupéen, Hubert Petit-Phar, ouvre une porte, (Ustium en bas latin) sur un domaine plutôt sensible, longtemps resté dans l’ombre, celui de la masculinité aux Antilles. Dans le clair obscur qui baigne le plateau ils sont trois que l’on découvre figés dans des arabesques corporelles lors d’une succession de plans fixes. Trois semblables et différents, trois ensembles et séparés, trois pour deux plus un tiers exclu, un tiers excluant, un tiers séparateur qui vont décliner le thème du double, celui de l’impossible fusion, mais aussi celui  de l’enfermement dans la binarité. Les mouvements des danseurs insistent : quand deux d’entre eux se déplacent sur un axe, le troisième prend le sens opposé, les heurtent et les séparent. Quand deux forment un couple le troisième s’assoit, sur le plateau, sur une chaise, immobile, ailleurs.

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« Feu Sacré » & « Ustium »

Vendredi 22 avril – 19h30 — Salle Aimé Césaire
Feu Sacré
Martinique / ITalie
Concept et chorégraphie : Ludovic Party
Musiques : Benat Achiary, Serguei Rachmaninov, Kodo, Steve Reich, Orestes Stasimos
Interprète : Antonino Filardo
Vidéos Mapping et lumières : Alice Felloni
Voix Off : Mauro Toscanelli
Costumes : Ludovic Party
Photos : Andrea D’Errico
Production : Ipazia Production

Le mythe de Prométhée a toujours fasciné les femmes et les hommes, les penseurs et les artistes. Probablement parce qu’il a symbolisé la lutte des forces amies du progrès humain et de la civilisation contre toute forme de pouvoir.

Dans cette pièce dansée par un seul homme, nous voulons faire un parallèle entre l’enchaînement de Prométhée, donc de tous les hommes et enquêter sur la privation de liberté par un pouvoir divin et politique ; le désir de liberté et donc de liberté mentale malgré les chaînes, de s’en débarrasser en affrontant un voyage à travers les émotions et l’expérience d’un titan d’aujourd’hui, qui fusionnera dans une extase libératrice.

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