Politiques

Retraites : qu’en est-il de la situation des non-fonctionnaires ?

— Par Yves-Léopold Monthieux —

J’ai écrit à plusieurs reprises qu’il n’est pas juste qu’en Martinique, aux caisses des supermarchés, se retrouvent deux catégories de citoyens : ceux qui bénéficient de la majoration de salaires de 40%, et les autres. Les fonctionnaires ayant la garantie de l’emploi, cet avantage peut être considéré comme une prime supplémentaire à cette garantie. S’il était justice et conforme à leur dignité d’aligner le traitement des fonctionnaires autochtones sur celui des métropolitains, il est moralement insatisfaisant qu’à l’injustice passée ait succédé celle qui, sur un même territoire, fait la différence entre les fonctionnaires et ceux qui ne le sont pas, c’est-à-dire tous les autres.

Les ouvriers ont toujours été solidaires des fonctionnaires

Certes, les bénéfices de l’ascension sociale assez largement répartie ; elle a conduit à ce que de nombreuses familles martiniquaises possèdent un ou plusieurs fonctionnaires en leur sein. Ce facteur de solidarité est la face heureuse d’un phénomène qui n’en est pas moins une injustice sociale décidée par décret et qui place les familles dans des positions inégales.

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Affaire Griveaux : »Quand la vie privée devient transparente, c’est la vie publique qui devient opaque »

— Par Philippe Val —

L’ancien directeur de Charlie Hebdo et de France Inter Philippe Val soutient dans une tribune au JDD que « l’opacité de la vie privée est le corollaire de la transparence exigée dans la gestion politique des intérêts collectifs ». 

Ainsi Benjamin Griveaux ne sera pas candidat à la mairie de Paris. Après le viol de sa vie privée, il n’était plus en état de faire campagne. Comme citoyen, je me sens lésé dans ce que j’ai de plus précieux : ma liberté démocratique. Elle seule garantit que nos enfants et peut-être nous-mêmes ne connaîtrons pas un jour l’arbitraire, la persécution, la torture, la déportation… Qu’importe mon choix le jour du scrutin ; l’alliance d’un activiste russe proche des Gilets jaunes, des réseaux sociaux et d’une désinvolture médiatique coupable, en privant les Parisiens du libre choix de leur maire, a fait exploser une bombe antidémocratique dont les retombées seront incalculables si la majorité silencieuse ne se décide pas à devenir une majorité vigilante.

L’opacité de la vie privée est le socle, la motivation primordiale de toute construction démocratique.

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Africains, Afro-descendants et émancipation humaine

— Par Robert Albert Saé —
I/ L’Afrique rompt ses chaînes : c’est l’humanité qui se libère !

S’il est vrai que, jusqu’alors, la résistance héroïque des Peuples Africains contre le colonialisme n’avait pu empêcher que le continent subisse les affres de la domination et du pillage, incontestablement, une nouvelle page de l’histoire s’est ouverte : L’Afrique est entrain de rompre ses chaînes et la fin du règne des prédateurs colonialistes est désormais irréversible.

Aujourd’hui, les « lions » sont en capacité d’écrire leur histoire et les « chasseurs » ne parviennent plus à cacher les cortèges de massacres qui ont accompagné leurs entreprises coloniales. Traite des noirs, mise en esclavage de millions d’êtres humains, Code Noir, indigénat, travail forcé, destruction de joyaux culturels et scientifiques africains, spoliation des biens, tous leurs démons surgissent des cachots de l’histoire. Les incantations des castes adeptes du « white power », des géreurs de la « Françafrique », et autres « civilisateurs » qui, jadis, avaient pu aliéner des consciences, provoquent aujourd’hui des levées de bouclier.

Partout grondent les légitimes exigences : Condamnation des coupables des crimes contre l’humanité  et obligation de réparation!

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Presse guadeloupéenne? … Pas sans la Guadeloupe!

— Par Frantz Succab —

La disparition de France-Antilles interroge les guadeloupéens au-delà du fait lui-même. C’est un business qui périclite, comme d’autres, mais un business singulier qui prétendait engendrer une activité nécessaire à la société dans son ensemble : le journalisme.

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D’aucuns autopsient le défunt business, d’autres interrogent l’activité. L’un a disparu faute de superprofits, l’autre vit encore et a beaucoup à répondre, puisque toujours nécessaire à la société. En tant qu’être social, le guadeloupéen a des besoins que le business ne perçoit pas toujours à leur mesure. C’est toute l’histoire de France-Antilles. Mais le reste, la nécessité pour l’être humain vivant en société de se connaître et se reconnaitre, de s’évader du cachot de l’ignorance du monde où il vit et de celui qui l’entoure, c’est l’histoire du journalisme. En Guadeloupe et ailleurs.

Tout est affaire de démarche : quel pas précède l’autre, du business ou du journalisme ? Ne faut-il pas dans le raisonnement commencer par le début ? On ne peut pas dire d’emblée sous quelle forme précise peut apparaître l’offre demandée par le guadeloupéen.

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A Mayotte, un problème majeur d’accès aux droits (Défenseur des droits)

Mayotte souffre d’un «problème majeur d’accès aux services publics et aux droits», qui ne doit pas être occulté par l’accent mis par l’État sur la lutte contre l’immigration irrégulière, pointe le Défenseur des droits. Jacques Toubon dénonce aussi une certaine «légitimation de dénis de droits pourtant flagrants», dans un rapport rendu public mardi et réalisé après une mission menée début octobre 2019.

«A Mayotte, plus qu’ailleurs, il existe un écart immense entre les droits consacrés et ceux effectivement exercés. Les droits fondamentaux -droits à l’éducation, à la sûreté, à la santé, à vivre dans des conditions décentes – n’y sont pas effectifs», souligne Jacques Toubon en introduction. Il constate que «si le sous dimensionnement des services publics mahorais est tel qu’il ne permet pas d’en assurer la jouissance à l’ensemble des personnes (…), la responsabilité doit être cherchée du côté de ceux qui en ont la charge et non de ceux qui en ont l’usage».

Accès aux soins, enfants et étrangers

Le Défenseur des droits a surtout axé sa mission sur les entraves à l’accès aux soins et les atteintes aux droits de l’enfant et aux droits des étrangers.

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« Pensée politique » par Roland Tell

Pensée Politique n°19
La mère des Continents, l’Afrique, a joui d’un grand prestige à la Martinique dans les années 1960-1970-1980, au point d’y susciter une espérance ultime, et un grand désir de foi, quand furent mises en exergue les notions d’africanité. Que de sources jaillissantes dans la littérature pour faire boire, alors, le lait de la négritude ! Que d’oeuvres poétiques, littéraires, dramatiques, pour créer, en chacun, désir d’amour et sentiments éthérés !
Qu’en est-il aujourd’hui en 2020 ?
De plus en plus, les pays africains ont maintenant leurs réfugiés intérieurs, et leurs migrants extérieurs. Donc, ceux qui cherchent refuge en Afrique même, passant d’un Etat à l’autre, et ceux qui participent aux mouvements migratoires, hommes et femmes en fuite, vers l’Europe notamment. Certes, la migration des Africains d’aujourd’hui n’a rien à voir avec le commerce des esclaves du passé. Aujourd’hui, les migrants, demandeurs d’asile, sont volontaires. N’est-ce pas là un retournement d’histoire, prenant en compte la mutation culturelle de la société mondiale ? A travers l’immigration, désormais, les migrants africains réclament le droit à être citoyens du monde, donc au seul titre de la race humaine, hors toutes distinctions.

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Violences en Martinique: le gouvernement annonce des renforts de police

Les ministres de l’Intérieur Christophe Castaner et des Outre-mer Annick Girardin ont annoncé jeudi 13 février l’envoi de quelques renforts de police en Martinique, face à l’augmentation des actes de violences et des homicides.

«Malgré un niveau de délinquance comparable à celui de la métropole, la Martinique est touchée par un niveau d’homicides plus importants et des violences plus fortes», expliquent les deux ministres dans un communiqué. «Dès le mois de mars 2020, quatre officiers de police judiciaire et quatre personnels déjà habilités au sein de la BAC viendront développer les capacités spécifiques de la police nationale permettant de faire face à cette utilisation croissante des armes sur ce territoire», précisent-ils. «Ces renforts supplémentaires viendront appuyer les 686 policiers et 688 gendarmes sur place».

En 2019, 25 homicides ont été commis sur l’île de la Martinique, dont 19 par arme à feu. Depuis janvier, deux homicides ont eu lieu.

L’ancien conseiller Outre-mer d’Emmanuel Macron, Stanislas Cazelles, vient d’être nommé préfet de Martinique.

Les deux ministres rappellent par ailleurs que la construction d’un nouvel hôtel de police à Fort-de-France, d’un coût total de 35,5 millions d’euros, «devrait être livré 

dans les prochains mois», et que le «plan armes», qui a permis d’augmenter de 20% le nombre d’armes saisies en 2019, «restera une priorité pour les services de l’État en 2020».

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Suspendre les expulsions vers Haïti

— Communiqué de presse —

Haïti traverse depuis plusieurs mois une crise politique profonde marquée par des soulèvements de sa population, un climat de violence généralisées et la désorganisation de ses forces de l’ordre. Le gouvernement français recommande à ses ressortissants de ne pas se rendre sur place sauf raison impérative.

Afin d’assurer également la protection des ressortissant.e.s haïtien.ne.s présent.e.s sur son territoire et en cohérence avec les recommandations visant ses propres ressortissant.e.s, les 14 organisations du collectif Migrants outre-mer se sont donc adressées le 24 janvier aux ministres de l’Intérieur ainsi que de l’Europe et des affaires étrangères, pour leur demander de suspendre les expulsions organisées depuis la France vers Haïti et assouplir les exigences administratives liées à la preuve de l’état civil des ressortissant.e.s de ce pays.

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Lettre à l’attention de : Monsieur le ministre de l’Intérieur, Monsieur le ministre des Affaires étrangères et européennes

Copie à : Monsieur le préfet de Guadeloupe Monsieur le préfet de Guyane Monsieur le préfet de la Martinique Madame la préfète déléguée de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin

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Retraites : Monsieur le Président, soumettez votre réforme au référendum

Après plus de deux mois de mobilisations sociales d’une ampleur historique, une majorité de Français demandent toujours le retrait de la réforme du système de retraites voulu par le gouvernement. Alors que les projets de loi commencent à être examinés à l’Assemblée nationale, tout est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances. Même le Conseil d’État a rendu un avis très sévère, relevant « la fausse promesse d’un régime universel », des projections financières « lacunaires », mais aussi des dispositions « contraires à la Constitution ».

Ce niveau de défiance à l’égard d’une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l’une des composantes majeures du contrat social », comme le souligne à juste titre le Conseil d’État, pose un problème démocratique majeur. A ce stade, seule une consultation populaire permettrait de le résoudre. Un référendum sur le retrait du projet gouvernemental doit être organisé, pour que le peuple ait le dernier mot.

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Un rapport parlementaire fait des propositions pour les futures retraites en outre-mer

Un rapport parlementaire portant sur l’application en outre-mer de la future réforme des retraites préconise de mettre en place «un comité de négociation et de suivi» pour l’élaboration des ordonnances qui devront adapter la réforme aux territoires ultramarins.

» LIRE AUSSI – Antilles: forte mobilisation dans l’éducation contre la réforme du bac et des retraites

Le rapport, issu d’une mission d’information flash menée par Mansour Kamardine (LR, Mayotte), Serge Letchimy (app. PS, Martinique) et Sophie Panonacle (LREM, Gironde), soulignent que les systèmes de retraites actuels des outre-mer «ont des particularités qui seront adaptées» par ordonnances et qui doivent l’être «avec vigilance».

Les régimes de retraites varient selon les territoires: le régime national de l’assurance-vieillesse s’applique, avec quelques nuances, dans les départements et régions d’outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Guyane, La Réunion), et dans les collectivités de Saint-Martin et Saint-Barthélémy. Pour Mayotte, département depuis 2011, le régime de retraite a été créé seulement en 1987. Ses règles convergent progressivement vers le régime commun, mais pour l’instant, la retraite mensuelle moyenne ne s’élève qu’à 282,35 euros, et elle est en moyenne de 617 euros pour un assuré ayant une durée d’assurance complète.

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 En Guyane, LREM rêve d’un exploit

 — Par Philippine Orefice (Guyaweb) —

En investissant le député guyanais Lénaïck Adam, candidat à Saint-Laurent-du-Maroni, le parti présidentiel espère s’implanter dans un territoire où il est largement absent. À un mois et demi des élections municipales, le parti a aussi annoncé son soutien à quatre maires sortants.

Il incarne à lui seul les espoirs de LREM en Guyane. Sur ce territoire où le parti présidentiel peine à s’implanter, le jeune député Lénaïck Adam se lance dans la bataille des municipales.

Le 25 janvier dernier, il a officialisé sa candidature à la mairie de Saint-Laurent-du-Maroni et s’est dit « totalement prêt à renoncer à [son] poste de député » en cas de victoire.

L’élection législative remportée en 2017 à l’âge de 25 ans en avait fait le premier député bushinengue – descendant d’esclaves ayant fui le Suriname – de Guyane, le plus jeune député du territoire et l’un des six plus jeunes députés de la législature. En juillet 2017, dans son discours de politique générale, le premier ministre Édouard Philippe saluait celui « qui sera peut-être une de ces grandes figures que la Guyane offre parfois à notre pays ».

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Résolutions de l’Assemblée générale de la CGTM des 30 et 31 janvier 2020

1 – Chlordécone

La CGTM réunie en assemblée générale les 30 et 31 janvier 2020 au Lamentin, face à l’empoisonnement au Chlordécone reconnu par les services de l’état, exige des autorités compétentes des mesures urgentes et immédiates.

La CGTM Santé exige une prise en compte des conséquences sur la population, un dépistage gratuit pour tous et un suivi pour les personnes contaminées, avec une reconnaissance en maladie professionnelle.

2 -Soutien aux militants anti-chlordécone

La CGTM santé réunie en assemblée générale au Lamentin les 30 et 31 janvier 2020 apporte son soutien indéfectible aux militants anti-chlordécone qui, pour avoir effectué un travail de conscientisation se sont vus bafouer et réprimander par les services de l’Etat le 13 janvier dernier.

D’ores et déjà, nous CGTM Santé appelons nos membres et les travailleurs à se rendre le 3 juin prochain à 8h au tribunal pour soutenir et exiger la relaxe des 7 militants attaqués.

3 – Retraite par point

La CGTM santé réunie en assemblée générale au Lamentin les 30 et 31 janvier 2020 dénonce le système par point des retraites qui entrainerait une régression sociale et qui nous priverait de nos acquis sociaux.

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Les Contes extraordinaires de Madinina

— Par Pierre Alex Marie-Anne —

Avertissement aux lecteurs: ce conte n’est qu’une fiction, toute ressemblance avec des situations ou des personnages existants ne saurait être que pure coïncidence, totalement fortuite.

Il était une fois un peuple d’eunuques si tellement lâche qu’il devait faire appel à des activistes venant de lointaines contrées pour soulager ce qu’il considérait comme “son oppression”.
Ceux qui criaient le plus fort étaient les plus lâches , ils n’arrêtaient pas d’évoquer la période de l’esclavage dont ils semblaient en vérité inconsolables ; leur désir le plus grand ,bien que secret, était de trouver un nouveau maître.
Il advint qu’un vieillard qui passait par là d’un pas chancelant , les entendit; il avait cependant la vue très basse ,d’où sa difficulté à concevoir des actions et projets ambitieux.
Son caractère ,fort ombrageux d’autre-part, faisait qu’il ne s’exprimait que par foucades et oukases, sur un ton des plus comminatoires
Sa principale qualité – car il en avait!-, était de savoir compter et il ne se privait pas de contempler la hauteur de son épargne, grossissant jours après jours à proportion de son inaction ; il se délectait à l’avance à imaginer la mine déconfite de ses détracteurs découvrant l’ampleur du magot qu’il pourrait présenter fièrement aux générations futures ,comme témoignage irréfutable de sa bonne gestion.

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Guadeloupe : Une grève dans l’éducation paralyse les établissements scolaires depuis plus d’un mois

Les organisations syndicales ont appelé jeudi soir à la suspension du mouvement de grève

Portes cadenassées, colle dans les serrures : nombreux sont les parents qui trouvent porte close à leur arrivée le matin devant l’école. Depuis le 5 décembre, « 90 % et 70 % des établissements du second et du premier degrés » sont bloqués en Guadeloupe en raison d’une grève des enseignants, indique le syndicat SNES-FSU Guadeloupe. Une situation qui devrait enfin toucher à sa fin, après l’annonce ce jeudi soir, de la suspension du mouvement.

En plus de la mobilisation contre la réforme des retraites et de la réforme du bac, les professeurs protestent contre la réduction des moyens alloués à l’éducation et la suppression de 72 postes (53 dans le secondaire et 16 dans le primaire) à la rentrée prochaine, annoncée en décembre dernier. Ils demandent, en outre, la classification de la Guadeloupe en Zone d’éducation prioritaire.

La situation est aussi tendue en Martinique, où la suppression de 73 postes (25 dans les écoles et 48 dans le secondaire) a été annoncée et une motion de défiance a été déposée par cinq syndicats contre le recteur de l’académie du département, Pascal Jan.

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Retraites, bâtiments vétustes, manque d’eau : en Guadeloupe, profs et élèves bloquent les écoles pour dire leur ras-le-bol

Depuis le mois de décembre, plusieurs établissements scolaires de Guadeloupe n’accueillent plus d’élèves : leurs portes sont fermées, parfois cadenassées. Les enseignants, nombreux à participer à ce mouvement de contestation, diversifient leurs actions pour faire entendre des revendications, qui vont de la réforme des retraites aux difficultés de l’école propres à ce département français d’Outre-mer.

De nombreux établissements scolaires tournent au ralenti. Chaque matin depuis le début du mois de décembre, les entrées des écoles, collèges et lycées se retrouvent obstruées par des poses de cadenas ou des chaînes sur les grilles, comme en témoignent plusieurs images publiées en ligne.

Le 29 janvier, le syndicat FSU, fédération majoritaire dans l’Éducation nationale, comptabilisait ainsi plus « 90 % d’établissements bloqués dans le premier et le second degré tout au long du mois de janvier”. En Martinique, l’île voisine, les tensions sont également fortes et de nombreux blocages sont organisés. Jeudi 23 janvier, 100 % des collèges et lycées étaient fermés, selon le Syndicat national des enseignements de second degré (Snes). 

En Guadeloupe, ces blocages, souvent organisés par le personnel éducatif, ont pour certains commencé dès le 5 décembre, date du début du mouvement de contestation sociale en France contre la réforme des retraites.

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Affaire Chalvet : la guerre des syndicats (II)

— Par Yves-Léopold Monthieux —

Le père Le QUERE a été sans le moindre doute le témoin le plus objectif et le plus au fait des événements qui se sont déroulés à Chalvet en février 1974. Grâce à ses fidèles, il était directement informé de ce qui se passait dans sa commune, en particulier sur le terrain de la grève. Il était un curé concerné.

Il a été l’interlocuteur direct de toutes les parties prenantes à l’affaire : les 2 syndicats, les maires de Macouba et du Lorrain. Il s’est retrouvé l’arbitre de la première manifestation du conflit syndical qui s’est déroulée au presbytère. Il est allé voir le cadavre d’HILMANY à la morgue du Lamentin l’après-midi du jour prévu pour l’enterrement. Il a servi de relai pour la transmission d’un message de l’UPLG de Guadeloupe au nouveau syndicat : message lu en public avec le porte-voix du syndicat. Il a été arbitre et acteur au cours des démêlés relatifs à l’enterrement d’HILMANY. Il s’est opposé au maire du Lorrain et, dans un premier temps, au maire du Macouba avec lequel il a fini par accepter un compromis.

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Martinique : une conférence de Stéphane Bern sur le patrimoine annulée à la suite de menaces

Les organisateurs ont expliqué avoir reçu des « menaces d’activistes connus pour leurs actions violentes ».

La conférence sur le patrimoine, qui devait être pilotée vendredi soir par l’animateur Stéphane Bern au François (Martinique), ne s’est finalement pas tenue à la suite de « menaces d’activistes connus pour leurs actions violentes », ont annoncé les organisateurs de l’événement.

La Fondation Clément, qui soutient des activités artistiques, a affirmé dans un communiqué qu’elle ne pouvait « garantir la sécurité » de ses invités. Elle regrette de devoir annuler la conférence « qui avait pour objet de valoriser l’importance du patrimoine martiniquais, sujet fédérateur autour duquel tous les Martiniquais devraient pouvoir se rassembler pour le rayonnement et le développement de la Martinique ».

Cette fondation, qui a monté le plus grand espace d’art contemporain de l’île, avait organisé en partie le séjour de Stéphane Bern, chargé de la mission Patrimoine en péril par le président Emmanuel Macron depuis septembre 2017. En Martinique, son loto du patrimoine a permis de financer les travaux nécessaires dans la maison d’Aimé Césaire et plusieurs autres, notamment à Saint-Pierre.

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Aux Antilles, forte mobilisation dans l’éducation contre la réforme du bac et des retraites

La situation est particulièrement tendue aux Antilles, où presque tous les lycées et collèges de Guadeloupe et de Martinique étaient bloqués ce jeudi pour protester contre les réformes du baccalauréat et des retraites.

La quasi-totalité des lycées et collèges de Guadeloupe et de Martinique étaient bloqués jeudi, dans le cadre de la mobilisation contre les réformes du bac et des retraites, a-t-on appris de sources syndicales et auprès des rectorats.

Alors que le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, interpellé mardi à l’Assemblée sur la mobilisation contre la réforme du bac, a assuré que « dans tout l’outre-mer, tout se passe bien », la situation est très tendue aux Antilles.
Le rectorat bloqué jeudi matin

En Martinique, 100% des collèges et lycées étaient bloqués jeudi, a indiqué Valérie Vertale-Loriot, cosecrétaire académique du SNES Martinique, précisant qu’une majorité était déjà bloquée « depuis 10 jours ».

Plus d’une centaine de manifestants ont bloqué le rectorat jeudi matin, empêchant les services de fournir des chiffres sur le mouvement. Le rectorat a cependant confirmé que la plupart des établissements étaient bloqués la veille.

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Affaire Chalvet : la guerre des syndicats (I)

— Par Yves-Léopold Monthieux —

Ce titre est celui de la longue interview du père LE QUERE, curé de la paroisse du Lorrain au moment des incidents qui se sont déroulés en février 1974 sur l’habitation CHALVET, à Basse-Pointe. Réalisé par l’hebdomadaire ANTILLA et parue le 11 février 2004 (N° 1077), cet entretien est signé ADV, sous le titre « Affaire Chalvet, un autre regard »).

Ce fut donc la guerre entre l’UGTM et la CGTM1. : « Ce qui m’a le plus frappé dans cette histoire, c’est qu’il n’y aurait pas eu dégât si les syndicalistes (ou les partis politiques qui étaient derrière) n’avaient pas attisé. Parce qu’ils n’étaient pas d’accord entre eux, là, c’était clair, c’était net. Or, je n’ai vu nulle part dans aucun journal, aucune revue, aucune émission, qu’en dessous de cela il y avait une guerre des syndicats ». C’est la conclusion de l’interview, riche en informations, du père LE QUERE, qui sera entièrement reproduit dans une prochaine contrechronique (Affaire Chalvet : la guerre des syndicats (II).

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Le bonheur de ceux que vous gouvernez.

— Par André-Laurent Labonne —

Ce que je dirais à Monsieur le Président de la République Française, s’il m’était donné de le rencontrer.

« Monsieur le président,

« We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal, that they are endowed by their Creator with certain unalienable Rights, that among these are Life, Liberty and the pursuit of Happiness. »

Je ne vais ni vous traduire cette phrase, vous entendez et parlez l’anglais mieux que moi, ni vous en donnez l’origine que vous ne pouvez méconnaître.
Quoique le texte initial ait été expurgé de la partie qui dénonçait les propriétaires « déterminés à garder ouvert un marché où les hommes peuvent être achetés ou vendus ».

Les droits inaliénables des humains existent, au-dessus d’eux, la vie, la liberté, la recherche du bonheur, assurer ces droit à tous, tel est l’objectif des gouvernants.

Monsieur le Président lors de votre quinquennat en cours avez vous cet objectif en-tête : la recherche du bonheur de vos concitoyens ?

Après avoir aidé à déconstruire le droit du travail, vous êtes en train de défaire une des originalités de la France, son droit social.

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Venezuela: « cinq heures » de queue pour payer avec la cryptomonnaie nationale

Caracas – « C’est une mascarade! », s’étrangle Leonor. Depuis cinq heures, cette retraitée fait le pied de grue devant un magasin de Caracas dans l’espoir de payer avec le demi-Petro, une cryptomonnaie vénézuélienne, que Nicolas Maduro a octroyée aux retraités pour Noël.

Au Venezuela, faire la queue n’est pas inhabituel. Entre 2014 et 2018, la grave pénurie de nourriture qui touchait le pays aux réserves de pétrole gargantuesques forçait les Vénézuéliens à s’armer de patience pour s’approvisionner.  

Depuis le début de l’année, oeufs, fruits et viande sont de nouveau disponibles dans les magasins. Mais c’est désormais aux stations-service que les files d’attente se forment à cause d’une pénurie d’essence et… devant les commerces qui acceptent les paiements en Petro, une cryptomonnaie lancée en février 2018 par le gouvernement socialiste. 

Nicolas Maduro a promis un demi-Petro à tous les retraités et fonctionnaires pour Noël. Ce « bonus » équivaut à 30 dollars, un petit mieux dans ce pays où l’inflation des prix en bolivars (200.000% cette année, selon le FMI) se double d’une hausse des prix en dollars.

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Pour une Sécu rénovée et progressiste !

— Par Max Dorléans (G.R.S.) —-
Nous avons écrit, comme d’autres, mais à l’inverse de nos adversaires de classes (patronat et bourgeoisie plus généralement), que la Sécu a fait l’objet, depuis sa création en 1945, d’attaques incessantes de ces derniers, parce qu’ils ne l’ont jamais acceptée comme institution de solidarité collective contraire à leurs intérêts.
Nous avons également indiqué, comme d’autres, que ces attaques n’ont jamais, jusqu’à récemment, été frontales, qu’elles ont été réalisés, branche par branche, pan après pan, ce qui permettait à leurs instigateurs, de les mener en sourdine, loin des yeux et oreilles de l’immense majorité.
A titre d’exemple majeur, la mise en place en 1990, de la CSG (contribution sociale généralisée) qui n’est rien d’autre que la fiscalisation de la Sécu, même s’il s’agit d’une fiscalisation pré-affectée, puisqu’allant dans le budget de la Sécu, et non dans celui de l’Etat.
Autres exemples plus récents et plus parlants, l’instauration du forfait hospitalier et des franchises médicales, celle du dépassement d’honoraires ou encore le déremboursement de médicaments… Sans même évoquer les attaques majeures plus anciennes comme la tenue à l’écart de la branche « famille et allocations familiales » de la Sécu, l’exclusion de la « branche chômage » de cette dernière, la suppression des élections aux CA de caisses, la création d’une Caisse nationale contrôlée par l’Etat, l’introduction du plafond de Sécurité sociale pour le calcul des cotisations, les ordonnances gaullistes de 1967 qui créent 4 Caisses nationales du (Cnam, Cnaf, Cnav, l’Acoss) et introduisent le paritarisme…Toutes attaques contraires à l’esprit et aux principes portés par l’ordonnance du 4 octobre 1945, qui torpillent l’idée centrale que la Sécu est avant tout, l’affaire des salarié/es, car la Sécu, c’est leur argent.

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Selon la commission STORA, décembre 1959 n’était pas une émeute politique(1).

— Par Yves-Léopold Monthieux —

La récupération politique des incidents des 21, 22 et 23 décembre 1959 à Fort-de-France n’a pas échappé à l’historien Benjamin STORA qui présidait la commission chargée par le ministre des outremers d’enquêter sur les évènements. S’agissant des 3 victimes, la commission déclare : « On peut tout de même souligner que la mort les a inscrites dans un destin paradoxal : chaque famille voudrait, en effet, que son fils, son frère, son cousin, ne fût pas un émeutier, alors que l’action militante des années 1970 fera de « Marajo, Rosil et Betzi des révolutionnaires héroïques ». Elle poursuit : « La littérature décembriste a donc cherché (sic) à les héroïser : les inscrivant dans une dramaturgie révolutionnaire, elle en a fait des anticolonialistes prenant les armes contre le colonialisme français ». (…) « Tout porte à penser que ces 3 jours furent un gros « coup de colère » et un grand cri de détresse », ce que je ne crois pas. En effet, les preuves étant impossibles, on fait converger des probabilités et l’une de celles-ci, plus que probable, a été délibérément ignorée.

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Laurent Pietraszewski, Secrétaire d’Etat aux retraites : « Un homme hypocrite et méchant »!!

Laurent Pietraszewski déclare trois fonctions bénévoles: comme coach à l’association Force femmes, comme administrateur et formateur à l’Association pour la formation au management dans la distribution de Roubaix, et comme président de l’Association du collectif des propriétaires bailleurs de l’Ehpad des Jardins de Lievin.

Mauvais souvenirs

En outre, des internautes ont exhumé un article de L’Humanité du mois d’août 2017. Il raconte comment, en 2002, Pietraszewski, alors cadre des ressources humaines de Auchan, avait mis à pied à titre conservatoire, une employée de l’hypermarché de Béthune accusée par la direction d’une erreur de commande de 80 centimes d’euros et «un pain au chocolat cramé donné à une personne». Le député du Nord avait alors souligné qu’il avait sollicité l’inspection du travail avant de prendre cette décision, et que la salariée n’avait pas contesté aux prud’hommes.

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Lettre ouverte aux élus du congrès et à la Guadeloupe

L’UPLG, ayant été invitée à assister sans participer réellement au XVIème Congrès des Élus départementaux et Régionaux du 20 décembre 2019, a décidé de transmettre une lettre ouverte au président de région et aux élus du congrès. La forme qu’a prise cette invitation nous exclut et montre que les Élus pensent qu’ils peuvent, avec des personnalités qu’ils ont choisies, décider de l’avenir du pays.
L’UPLG, tout en restant persuadé que le règlement définitif de la situation anachronique que vit le pays Guadeloupe passe par l’accession à la pleine souveraineté, a durant toute son histoire été une force de proposition pour faire avancer le pays vers la responsabilité et la verticalité. Le congrès ne peut se soustraire de cette nécessité et nous attendons de nos élus qu’ils prennent toute leurs responsabilités face aux défis actuels. Le peuple guadeloupéen, empoisonné, méprisé, spolié racketté, écrasé doit trouver des hommes libres pour l’aider, le protéger, le défendre. Il doit trouver des leaders et des serviteurs capables de l’accompagner dans sa marche vers la sortie de l’assujettissement.

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