Arts de la scène

« La Comédie Continue !

Les spectacles de la Comédie Française en ligne et sur France 5, pendant le confinement.

La Comédie Française publiera plusieurs spectacles sur son site internet, du lundi 30 mars au dimanche 5 avril 2020, et diffusera une pièce tous les dimanches soir sur France 5.
La Comédie Française donne rendez-vous à ses spectateurs, sur son site internet, tous les jours à partir de 16 heures pour retrouver un programme diffusé gratuitement. Représentations récentes et mises en scène historiques se mêlent dans leur sélection d’œuvres.

Pour accompagner cette période de confinement due à l’épidémie de coronavirus Covid-19, l’institution culturelle Française, localisée à Paris, a mis en place la chaîne « La Comédie Continue ! » et dévoile son programme, du lundi 30 mars au dimanche 5 avril 2020.

Des œuvres sur le petit écran

La Comédie Française sera présente en ligne, mais aussi sur le petit écran, en partenariat avec France Télévisions. Tous les dimanches soir à 20h50 pendant le confinement, une pièce de théâtre sera diffusée sur France 5. Toutes les œuvres pourront ensuite être retrouvées en ligne, sur le site france.tv.

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Rhoda Scott, éloge de la lenteur et du questionnement

— Par Fara C. —
La pasionaria de l’orgue Hammond, 81 ans, dispense sa grâce gorgée de groove, dans son CD « Movin’ Blues ». Et, en ce temps de confinement, nous conseille des disques et livres.

Débarquée en France en mai 1968, en vue de compléter ses études musicales auprès de la fameuse pédagogue Nadia Boulanger, Rhoda Scott a choisi rapidement de s’établir à Paris. Comptant aujourd’hui une cinquantaine d’albums à son actif, la légendaire organiste et compositrice américaine présente le galvanisant cocktail jazz-blues de son nouveau CD « Movin’ Blues », paru sur le label indépendant Sunset Records (https://www.sunset-sunside.com/boutique/cd/), fondé par Stéphane Portet.

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Odéon-Théâtre de l’Europe : Théâtre et canapé

Pour spectatrices et spectateurs en manque en période de confinement

Pour se divertir ou se cultiver, laissez le théâtre entrer chez vous pendant la période de confinement. Nous vous proposons une série de contenus accessibles sur la page Théâtre et canapé, qui sera régulièrement enrichie.

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SPECTACLES – CYCLE MOLIÈRE

Avant d’incarner Arnolphe dans L’École des femmes, Claude Duparfait fut Alceste dans Le Misanthropeet Orgon dans Tartuffe. Trois mises en scène de Stéphane Braunschweig à découvrir sur Théâtre et canapé.

Le Misanthrope, de Molière, mise en scène Stéphane Braunschweig

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Le saxophoniste Manu Dibango est mort des suites du Covid-19

Les hommages se multiplient en Martinique et dans le monde.

Le 18 mars, un communiqué publié sur sa page Facebook annonçait son hospitalisation, à la suite d’une infection par le coronavirus.

Âgé de 86 ans, ce musicien de légende, auteur de « Soul Makossa », avait été testé positif au Covid-19 et était hospitalisé près de Paris. Manu Dibango « est décédé au petit matin, dans un hôpital de la région parisienne », a annoncé Thierry Durepaire, gérant des éditions musicales du ponte de la musique world, à l’AFP. 

Ses fans l’appelaient « Papa Manu », « Le Doyen » ou simplement « Manu ». Le 18 mars, un communiqué publié sur sa page Facebook annonçait son hospitalisation, à la suite d’une infection par le coronavirus. Les mots se voulaient rassurants (« Il se repose et récupère dans la sérénité »). Manu Dibango, saxophoniste et vétéran des musiciens africains en France est mort mardi 24 mars, a annoncé sa famille. Il avait 86 ans.

« Chers parents, chers amis, chers fans,

Une voix s’élève au lointain…

C’est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Manu Dibango, notre Papy Groove, survenue le 24 mars 2020 à l’âge de 86 ans, des suites du Covid-19.

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Disparition de la réalisatrice Tonie Marshall

La réalisatrice franco-américaine Tonie Marshall, est morte jeudi 12 mars à l’âge de 68 ans, « des suites d’une longue maladie », a annoncé son agente Elisabeth Tanner.

Premiers pas de comédienne avec Jacques Demy

Fille de l’actrice française Micheline Presle et de l’acteur, réalisateur et producteur américain William Marshall, Tonie Marshall a débuté au cinéma comme actrice en 1972 dans L’Evénement le plus important depuis que l’homme a marché sur la lune de Jacques Demy. Puis a enchaîné une myriade de petits rôles dans les années 1970 et 1980, sans évoquer le théâtre. « J’étais actrice car c’était ce qui me paraissait le plus naturel, mais je m’intéressais beaucoup à l’écriture, à la production », contait-elle.

Le virus du cinéma lui a été transmis par sa mère, qui trouve souvent un petit rôle dans ses films. « Elle m’a communiqué le goût de voir des films, même toute seule, à 2h de l’après-midi », exposait-elle lors d’une rencontre à l’Ecole de cinéma Esra.

Enfant, Tonie Marshall a grandi à côté du cinéma d’art et d’essai le studio des Ursulines à Paris.

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Didier Bezace, comédien et metteur en scène, est mort

Le comédien et metteur en scène Didier Bezace, cofondateur du Théâtre de l’Aquarium et ex-directeur du théâtre de La Commune d’Aubervilliers, est mort à 74 ans des suites d’une longue maladie « qu’il a combattue avec vigueur et courage », a annoncé jeudi 12 mars son attachée de presse.

Le Syndicat national des metteurs en scène a salué « son engagement et l’intégrité de ses spectacles » qui « resteront comme des marqueurs d’une partie de l’histoire de la décentralisation théâtrale dans notre pays ».

Au cinéma, il a joué dans une trentaine de films dont L.627, Ça commence aujourd’hui, de Bertrand Tavernier et La Petite Voleuse, de Claude Miller, ainsi que dans plusieurs dizaines de téléfilms. Comme metteur en scène, il monte des textes d’auteurs classiques et contemporains comme Luigi Pirandello, Molière ou Bertolt Brecht et en 2001, présente sa version de L’Ecole des femmes, de Molière, à la cour d’honneur au Festival d’Avignon, avec Pierre Arditi.

Molière de la meilleure adaptation

Didier Bezace a créé en 2004 Avis aux intéressés, de Daniel Keene, qui a reçu le Prix de la critique pour la scénographie et une nomination aux Molières pour le second rôle.

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« Un amour exemplaire », d’après la B.D. de Florence Cestac & Daniel Pennac, m.e.s. de Clara Bauer

Vendredi 13 mars 2020 à 20h – Tropiques-Atrium

Années 1960, sud de la France. Le petit Daniel en vacances s’éprend d’un couple d’amoureux. Il s’incruste et de ses 8 ans à ses 23 ans fréquentera Jean et Germaine jusqu’au jour de leur mort. Il y a des lustres, la petite cousette Germaine giflait sa patronne, la mère du jeune marquis Jean, lequel tombait illico amoureux d’elle. Coup de foudre. S’ensuit une vie entière d’un amour fou, improductif, sans enfant ni fortune. Tous deux reniés par leur milieu respectif vivent dans les livres et la rigolade, un amour de résistance totale à toutes les sollicitations consuméristes et mondaines. L’enfant Pennac est fasciné.

Un demi-siècle après, Pennac raconte cette histoire à Florence Cestac, dessinatrice et auteure de BD. Ils en font un livre à images et bulles, une bible exemplaire pour un amour sans faille. Clara Bauer, qui a accompagné Ariane Mnouchkine et Peter Brook, se passionne pour l’oeuvre de Pennac.

Dans la pièce, la musique accompagne les dessins exécutés en direct qui restituent l’histoire de Jean et Germaine, de façon tendre et poignante.

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« De Gaulle », film de Gabriel Le Bomin

Le 9 mars 2020 à 19h 30 à Madiana. (Seule séance programmée)

Avec Lambert Wilson, Isabelle Carré, Olivier Gourmet
Nationalité Français
4 mars 2020 / 1h 49min / Historique, Biopic, Guerre

Synopsis :
Mai 1940. La guerre s’intensifie, l’armée française s’effondre, les Allemands seront bientôt à Paris. La panique gagne le gouvernement qui envisage d’accepter la défaite. Un homme, Charles de Gaulle, fraîchement promu général, veut infléchir le cours de l’Histoire. Sa femme, Yvonne de Gaulle, est son premier soutien, mais très vite les évènements les séparent. Yvonne et ses enfants se lancent sur les routes de l’exode. Charles rejoint Londres. Il veut faire entendre une autre voix : celle de la Résistance.

La presse en parle :

Les Fiches du Cinéma par Christian Berger
Un mois en 1940, où le destin de la France et celui de de Gaulle basculent. G. Le Bomin est aux antipodes du biopic attendu et formaté. Un beau film, intelligent, historiquement rigoureux, à la réalisation subtile et sensible, et remarquablement interprété.

CNews par La rédaction
L’entreprise était audacieuse, mais le pari est réussi.

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« Woman, Women », être femme aujourd’hui

— par Janine Bailly —

Mardi 17et jeudi 19 mars, à 19h30, en VO à Madiana

«Comment être femme dans un monde d’hommes, se vivre femme pleine et entière, habiter son visage, son âme et son corps ? Comment changer sur nous, femmes du monde entier, le regard porté par les hommes ? Et comment faire que, solidaires des filles, les mères ne leur imposent plus ce qui leur fut d’abord à elles imposé ? Toutes ces questions sont au cœur du documentaire qu’ont réalisé Anastasia Mikova et Yann Arthus-Bertrand, approches féminine et masculine conjointes dans le même désir de donner la parole à toutes celles qui trop longtemps se sont tues, muselées, infériorisées, violentées par la tradition, les guerres, les contraintes sociales. Victimes innocentes de préjugés tenaces, sorcières on les a brûlées, vierges on les viole, libres on les soumet.

Mais voici qu’elles disent face à la caméra, qu’elles se disent à visage découvert, et si certaines se sont exprimées dans la souffrance, le fait qu’elles ne se cachent plus tendrait à prouver que déjà quelque chose pour elles a changé.

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L’influent pianiste de jazz McCoy Tyner est décédé

L’influent pianiste de jazz américain McCoy Tyner, connu pour son travail au sein du quartet de John Coltrane, est décédé à l’âge de 81 ans, a annoncé sa famille vendredi. Comptant parmi les pianistes de jazz les plus respectés de l’histoire, dans la lignée de Herbie Hancock, Bill Evans ou Chick Corea, McCoy Tyner est considéré comme ayant façonné la trajectoire du piano jazz moderne.

«McCoy était un musicien inspiré qui a consacré sa vie à son art, sa famille et sa spiritualité» a indiqué sa famille sur Instagram sans préciser les causes de sa mort. «La musique de McCoy Tyner et son héritage vont continuer à inspirer les fans et les futurs talents pour des générations.» Né Alfred McCoy Tyner à Philadelphie en 1938, l’artiste avait commencé à prendre des leçons de piano à l’âge de 13 ans. Sa carrière a débuté avec le groupe Jazztet, mené par Benny Golson et Art Farmer.

En 1960, l’ingénieux compositeur et pianiste a rejoint le célèbre quartet du saxophoniste John Coltrane, jouant sur des disques désormais légendaires comme A Love Supreme et My Favorite Things.

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« Woman », un film d’Anastasia Mikova, Yann Arthus-Bertrand

Dimanche 8 mars 2020 à 19h en VO à Madiana

Nationalité Français
Sortie : 4 mars 2020 / 1h 48min / Documentaire

Synopsis :
Woman est un projet mondial qui donne la parole à 2.000 femmes à travers 50 pays différents. Cette très large échelle, n’empêche pas le film d’offrir un portrait véritablement intimiste de celles qui représentent la moitié de l’humanité.
Ce documentaire est l’occasion de révéler au grand jour les injustices que subissent les femmes partout dans le monde. Mais avant tout, il souligne la force intérieure des femmes et leur capacité à changer le monde, en dépit des multiples difficultés auxquelles elles sont confrontées. WOMAN, qui repose sur des entretiens à la première personne, aborde des thèmes aussi variés que la maternité, l’éducation, le mariage et l’indépendance financière, mais aussi les règles et la sexualité.
À travers ce film, vous découvrirez la parole des femmes comme vous ne l’aviez jamais entendue auparavant.

La presse en parle :
Ouest France par Gilles Kerdreux
Au-delà de ses qualités esthétiques, ce film est un plaidoyer pour les femmes.

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« Murs-murs », de la crédibilité au théâtre

— Par Roland Sabra —

C’est du Nigéria que nous vient ce texte de l’autrice Zainabu Jallo mis en scène et joué par la comédienne, danseuse et saxophoniste belge d’origine rwandaise Carole Karemera, accompagnée de Cécilai Kankonda. Des trois personnages présents dans le texte initial il n’en demeure que deux. Lola, la psychologue clinicienne et Malinda la « criminelle », celle qui par un acte, au dehors d’elle- même, a tué son Daniel de mari, cet homme violent qui la tabassait. Elle attend son procès dans sa chambre du bloc L, celui des individus dangereux de quelque manière que ce soit, et reçoit la visite de Lola qui vient l’«expertiser »(!) L’une sujet connaissant , l’autre objet de connaissance, le cadre ainsi posé ne tiendra pas. Cette opposition va très vitre est subsumée par les conditions vie des femmes au Rwanda. Les violences conjugales dont était victime Malinda ne sont pas étrangères à la situation que vit Lola. Elle aussi est confrontée aux coups d’un mari, Ali. Cette communauté de situation l’emportera sur les oppositions de statuts qui les définissaient.

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« Lura, lumière du Cap-Vert », en concert

Samedi 07 mars 2020 à 20h – Tropiques-Atrium

Lura débute sa carrière à 17 ans ! Suivront rapidement des collaborations avec des pointures comme Bonga, Tito Paris et Cesaria Evora. Elle est repérée en 2004 par le label Lusafrica qui avait révélé cette dernière.

« Lura, lumière du Cap-Vert », avec plus de 25 ans de carrière est solaire sur scène et plonge dans son identité profonde, dans les airs sublimes et sacrés du batuque et du funaná, ces rythmes traditionnels qu’elle porte vers l’universel.
Le funaná, musique de revendication, était interdit pendant l’esclavage et la colonisation. « Je chante l’Afrique dans son entièreté ».

Ses thèmes s’inscrivent dans la musique populaire du Cap-Vert. Avec sa voix mélodieuse, grave et chaude, Lura plusieurs fois primée, sort en 2019 son 10e opus Alguem di Alguem, pour faire danser un funaná endiablé, mais aussi ode au respect, celui de la famille, des femmes, des hommes, mais surtout le respect de soi ! En 2007, la Martinique la découvrait avec bonheur en cette salle !

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Le groupe Genesis de Phil Collins se reforme pour une série de concerts cet automne

— Par Laure Narlian —
Genesis, groupe phare de la pop-rock des années 80, annonce un dernier tour de piste pour cet automne, avec une tournée des grandes arènes au Royaume-Uni et en Irlande.

Les fans britanniques de Genesis ont eu une suprise mercredi 4 mars à l’heure du petit déjeûner : le groupe de Phil Collins a annoncé sa reformation scénique pour une tournée prévue en fin d’année dans l’émission « The Breakfast Show » de Zoe Ball sur BBC 2. Il s’agit du Genesis sans Peter Gabriel, parti en 1975, mais avec ses membres permanents Phil Collins (désormais uniquement au chant), Mike Rutherford (guitare) et Tony Banks (claviers).

« C’est super, c’est le bon moment, on a hâte d’y être », s’est félicité le guitariste Mike Rutherford, soulignant qu’ils sont « toujours bons amis ». Le Last Domino Tour, une tournée de dix concerts dans de grandes arènes au Royaume-Uni et en Irlande, est prévue pour les mois de novembre et décembre 2020. Il s’agira de la première tournée depuis 13 ans du groupe, vu pour la dernière fois sur scène en 2007 à l’occasion des célébrations de leurs 40 ans de carrière.

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« Murs murs », d’après Onions make us cry de Zainabu Jallo

Jeudi 05 et vendredi 06 mars 2020 à 20h – La Terrasse — Tropiques-Atrium

Dans Murs murs il est question de transmission, de ce que silencieusement et implicitement, les grand-mères ont transmis aux mères qui l’ont donné à leur tour aux filles. Comme des tissus qui déteindraient les uns sur les autres, les femmes reçoivent et donnent en héritage une constellation de règles tacites et de systèmes de pensée qui leur interdisent ou déconseillent certains comportements.

La pièce se propose de penser cet héritage du point de vue actuel, de considérer ce qu’il peut avoir d’aliénant et d’imaginer des possibles vies pour les femmes de demain. Depuis ce lieu très particulier qu’est l’hôpital psychiatrique, Murs murs pose la question de la norme entre deux femmes à qui la société rwandaise – ou les règles tacites dont elle est fabriquée – a attribué une place, plus petite que celle que l’on donne aux hommes, plus silencieuse, plus endurante aussi.

Entre elles, il n’est pas question de qui a tort ou raison mais bien d’arriver à se reconnaître parfois dans l’autre…
de trouver un miroir en l’autre pour se voir telles qu’elles sont.

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Philo, son tambour crie, chante, enchante !

— Par Fara C. —

Dans la lignée des maîtres du tambour bèlè martiniquais, le charismatique Philo (notre photo) vient de publier le superbe et palpitant disque, « Lanzdifou », enregistré avec sa formation, Les voix du tambour. Le morceau éponyme rend hommage à l’Anse Dufour, bourg où l’artiste a grandi, au sud-ouest de son île natale. Dès sa tendre enfance, le percussionniste, chanteur, conteur, compositeur et auteur antillais a été initié, par les anciens de sa famille, à l’art du bèlè, en particulier le danmyé, pan martial de ce riche legs né lors de l’esclavage. La musique de « Lanzdifou » a été signée de l’éminent Marion Canonge, invité au piano sur ce titre, les autres compositions étant toutes de Philo. Dès l’introduction, retentit le lamento étrange et pénétrant de la conque de lambi (mollusque apprécié dans les Caraïbes), dans laquelle souffle l’inspiré Franck Nicolas. Selon les plages, aux sept musiciens du groupe Les voix du tambour (dont François Remy au tambour ka et au tibwa, et Nicolas Briant à la tumba), se joignent de motivés invités, à l’instar du fameux polyinstrumentiste Dédé Saint-Prix.

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Césars : «Désormais on se lève et on se barre», par Virginie Despentes

 Que ça soit à l’Assemblée nationale ou dans la culture, vous, les puissants, vous exigez le respect entier et constant. Ça vaut pour le viol, les exactions de votre police, les césars, votre réforme des retraites. En prime, il vous faut le silence de victimes.

Je vais commencer comme ça : soyez rassurés, les puissants, les boss, les chefs, les gros bonnets : ça fait mal. On a beau le savoir, on a beau vous connaître, on a beau l’avoir pris des dizaines de fois votre gros pouvoir en travers de la gueule, ça fait toujours aussi mal. Tout ce week-end à vous écouter geindre et chialer, vous plaindre de ce qu’on vous oblige à passer vos lois à coups de 49.3 et qu’on ne vous laisse pas célébrer Polanski tranquilles et que ça vous gâche la fête mais derrière vos jérémiades, ne vous en faites pas : on vous entend jouir de ce que vous êtes les vrais patrons, les gros caïds, et le message passe cinq sur cinq : cette notion de consentement, vous ne comptez pas la laisser passer.

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Avec « Jane Tonix », sur les traces retrouvées du « Barbershop »

— par Janine Bailly —

Pour la cinquième année, de concert en concert accrochant sa partition singulière au paysage musical de l’île, le sextuor Jane Tonix trace avec bonheur son chemin de ritournelles. Un chemin qui l’a mené, ce samedi 29 février — date exceptionnelle s’il en fut — jusqu’au théâtre Aimé Césaire, devant une salle comble et bientôt conquise ! Cinq filles et un garçon, que l’on pressent liés par une belle complicité. Et les regards de connivence échangés ne nous démentiront pas ! Assorties au costume du garçon, cinq petites robes déclinant dans cinq coupes différentes la couleur noire, élégance féminine à la Coco Chanel. Sur scène, un plateau légèrement surélevé, estrade où se tenir, où monter, d’où descendre au devant du public ou vers un espace réservé côté jardin : là attendent sur un guéridon six verres et une carafe ; le groupe parfois s’y tiendra, dans un instant de repos, pour s’y rafraîchir d’eau, et comme dans un bistro s’y rencontrer. Car pour ceux qui connaissent par avance Jane Tonix, la surprise est bien dans la forme nouvelle donnée au concert par Guillaume Malasné, metteur en scène talentueux de L’autre Bord Compagnie.

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« Barbershop Harmony », un concert très plaisant du groupe « Jane Tonix »

— Par Roland Sabra —

Une belle découverte au T.A.C. (Théâtre Aimé Césaire) ce 29 février avec «  Barbershop Harmony », prestation du groupe vocal « Jane Tonix », fondé il y a moins de cinq ans, en 2016, par Jane Harris. La cheffe de chœur d’origine anglaise, après avoir séjourné dans le Bordelais, s’est donc installée en Martinique avec dans ses bagages une passion pleine et entière pour un genre musical, ou plutôt une forme de chant a capella habituellement à quatre voix, qui connut ses heures de gloire aux États-Unis, à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, avant d’être submergée par le Jazz Age des années 1920 et la popularisation de la radiodiffusion. Jane Hjarris prend quelques libertés avec ce qu’on pourrait appeler la tradition du Barbershop, si tant est qu’une tradition fixée et définitive soit possible en la matière, en féminisant sa chorale, la tirant du côté des « sweet adelines » ( hommage à l’une des chansons les plus célèbres du style Barbershop) et en abandonnant le quatuor pour un sextuor, ou plutôt un sextet, sextuor étant réservé à la musique classique.

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Berlinale 2020 :  l’Ours d’or pour « There Is No Evil »  de Mohammad Rasoulof

L’ Ours d’argent de la 70e Berlinale pour Effacer l’historique de Gustave Kervern et Benoît Delépine

C’est le cinéaste iranien Mohammad Rasoulof, interdit de sortie de son pays, qui a été plébiscité par le jury. L’Ours d’or There Is No Evil, n’a pour l’heure pas de distributeur français. C’est le troisième film iranien a recevoir cette récompense sur la dernière décennie, avec Taxi Théréan de Jafar Panahi (2015) et Une séparation d’Asghar Farhadi (2011).

Le jury a attribué son Grand prix à Never Rarely Sometimes Always de Eliza Hittman. C’est Hong Sangsoo, habitué de la Berlinale, qui a reçu l’Ours d’argent du meilleur réalisateur pour son film The Woman Who Ran.

L’Ours d’argent de la meilleure actrice est revenu à Paula Beer pour son interprétation dans Ondine de Cristian Petzold (Les Films du Losange – 01/04). Celui du meilleur acteur a été remis à Elio Germano pour son rôle dans Volevo nascondermi (Hidden Way) de Giorgio Diritti.

L’Ours d’argent du meilleur scénario a été décerné à Damiano et Fabio D’Innocenzo, réalisateurs de Favolacce.

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« La radio des bonnes nouvelles », texte et m.e.s. Gerty Dambury

Les 5, 6 & 7 mars 2020 à 19h 30 au T.A.C.

Gerty Dambury met en scène « La radio des bonnes nouvelles », faisant revivre les voix de femmes militantes : Théroigne de Méricourt, Louise Michel, Angela Davis, Gerty Archimède.

Lire : La Radio des bonnes nouvelles » de Gerty Dambury

Il est 23h et il faut précéder les bonnes nouvelles. Les annoncer même si elles n’existent pas encore. Ou alors, rappeler celles qu’on a oubliées. Gerty Dambury met en scène La radio des bonnes nouvelles – pour faire revivre des femmes dont l’existence en soi, aura modifié le cours des choses, des femmes qui ont fait avancer leur société en ne faisant confiance qu’à leur pensée. Sur scène trois comédiennes rejouent les voix de Louise Michel, Théroigne de Méricourt ou Gerty Archimède. Une voix dit : Je propose une radio. Installons la radio. Gerty Dambury ne veut pas d’une histoire triste. Elle veut une histoire différente. Elle veut des voix qui occupent l’espace pour ne pas se le faire confisquer.

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Exposition « Lumières et Phares  » d’Hélène Jacob et théâtre avec « Femmes Combattantes, femmes influentes »

Guinguette de Saint-Pierre les 06, 07 et 08 mars 2020

Exposition « Lumières et Phares  » d’Hélène Jacob

Exposition « Lumières et Phares  » d’Hélène Jacob et représentations théâtrale de la pièce « Femmes combattantes, Femmes influentes » à la Guinguette de Saint-Pierre les 06, 07 et 08 mars 2020

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Hélène et JACOB et Marie ALBA ont mêlé leur univers, peinture et théâtre, dans un projet commun célébrant la femme.

Rencontre originale et entrelacement entre deux arts riches et complexes pour interpréter l’histoire d’une vingtaine de femmes singulières et uniques qui sont les témoins de plusieurs siècles de lutte et parfois de présence invisible.

Evènement exceptionnel né de la résolution passionnelle d’Hélène Jacob au service des femmes et de sa recherche de liberté par la peinture.

Lumières

Portraits de six femmes, de la révolution française à nos jours. Six portraits de femmes qui font écho et illustrent les textes écrits et mis en scène par Marie ALBA dans la pièce « Femmes combattantes, Femmes influentes ».

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Césars 2020 : le palmarès complet de la cérémonie

  • César du meilleur film : Les Misérables de Ladj Ly.
  • César de la meilleure réalisation : J’accuse de Roman Polanski.
  • César de la meilleure actrice : Anaïs Demoustier pour son rôle dans Alice et le Maire.
  • César du meilleur acteur : Roschdy Zem pour son rôle dans Roubaix, une lumière.
  • César du meilleur acteur dans un second rôle : Swann Arlaud pour son rôle dans Grâce à Dieu.
  • César de la meilleure actrice dans un second rôle : Fanny Ardant pour le rôle de Marianne dans La Belle Epoque.
  • César du meilleur film étranger : Parasite du Sud-coréen Bong Joon-ho.
  • César du meilleur premier film : Papicha de Mounia Meddour.
  • César du meilleur scénario original : Nicolas Bedos pour La Belle Epoque.
  • César des meilleurs décors : Stéphane Rozenbaum pour La Belle Epoque.
  • César des meilleurs costumes : Pascaline Chavanne pour J’accuse.
  • César du meilleur espoir féminin : Lyna Khoudri pour son rôle dans Papicha.
  • César du meilleur espoir masculin : Alexis Manenti pour Les Misérables
  • César du meilleur court-métrage d’animation : La Nuit des sacs plastiques de Gabriel Harel.

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Cérémonie des César : dans une tribune, des acteurs et réalisateurs réclament une meilleure représentation de la diversité au cinéma

Déjà bousculée par la démission de sa direction, l’Académie des César est aussi interpellée sur la représentation de la diversité dans le 7e Art français

Dans une tribune publiée sur le site internet du jounal Le parisien, une trentaine d’acteurs et de réalisateurs dénoncent la sous-représentation des artistes issus des DROM-COM et de l’immigration africaine et asiatique dans le cinéma français. 

Olivier Assayas, Mathieu Kassovitz, Stomy Bugsy, Julien Clerc, Firmine Richard, Olivier Marchal, Aïssa Maïga, Eriq Ebouaney, Sonia Rolland, Edouard Montoute, Jimmy Jean-Louis, Gabrielle Lazure… Ils sont une trentaine, issus du 7e art à avoir signé cette tribune. 

« Notre cinéma, en ce siècle de globalisation, en ces temps de métissage des cultures et de brassage des populations, nous donne-t-il à voir la réalité et la diversité de la société française ? », interrogent les signataires. 

« Cette invisibilité des acteurs, réalisateurs et producteurs issus de cette frange de la population accentue le malaise et le sentiment d’exclusion déjà vécu dans la vie réelle. A quand l’inclusion ? La démission collective du conseil d’administration des César va-t-elle changer la donne ? 

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« Le Cas Richard Jewell », un film de Clint Eastwood

Jeudi 27 février 2020 à 21h  en V.O. à Madiana

Avec : Mike Pniewski, Wayne Duvall, Niko Nicotera, Paul Walter Hauser, David Shae
Sortie : 19 février 2020 / 2h 09min / Drame

« Le Cas Richard Jewell » revient sur l’histoire d’un agent de sécurité érigé en héros puis désigné comme l’ennemi public n°1 par les médias américains.

Synopsis
En 1996, Richard Jewell fait partie de l’équipe chargée de la sécurité des Jeux d’Atlanta. Il est l’un des premiers à alerter de la présence d’une bombe et à sauver des vies. Mais il se retrouve bientôt suspecté… de terrorisme, passant du statut de héros à celui d’homme le plus détesté des Etats-Unis. Il fut innocenté trois mois plus tard par le FBI mais sa réputation ne fut jamais complètement rétablie, sa santé étant endommagée par l’expérience.

La presse en parle :
Critikat.com par Thomas Grignon
L’un des films les plus émouvants d’Eastwood.

Filmsactu par Pierre Champleboux
Un film profondément humain, une œuvre brillante sur l’injustice à mettre sous tous les yeux.

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