Catégorie : Opéra

« Yitzhak Rabin, chronique d’un assassinat », d’Amos Gitai

Il y a 25 ans disparaissait Yitzhak Rabin…


— Par Valérie Guédot —
Yitzhak Rabin : chronique d’un assassinat tient les annales de ce jour – 4 novembre 1995 – où un jeune juif religieux d’extrême droite tua le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin.

Au centre, Amos Gitai fait entendre le témoignage, instant après instant, de sa veuve, Leah Rabin, une femme sans haine.

Autour d’elle, avec elle, une mosaïque d’images-documents, de langues, de musiques retissent ensemble la trame de cette journée fatale pour la paix en Israël et dans le monde. Dans ce grand théâtre d’ombres, si les morts ne se relèvent pas, les vivants le font pour eux.

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Avant-première : « Indes Galantes », m.e.s. Clément Cogitore, chorégraphie Bintou Dembélé.

Samedi 19 juin à 19h à Tropiques-Atrium

La danse s’invite sur l’écran Cinéma de Tropiques Atrium, à l’occasion de l’avant-première du film « Indes Galantes » !

France –2021- 1h48 – Documentaire, danse, opéra

Réalisation : Philippe Béziat

Synopsis :
C’est une première pour 30 danseurs de hip-hop, krump, break, voguing… Une première pour le metteur en scène Clément Cogitore et pour la chorégraphe Bintou Dembélé. Et une première pour l’Opéra de Paris. En faisant dialoguer danse urbaine et chant lyrique, ils réinventent ensemble le chef-d’œuvre baroque de Jean-Philippe Rameau, Les Indes Galantes. Des répétitions aux représentations publiques, c’est une aventure humaine et une rencontre aux enjeux politiques que nous suivons : une nouvelle génération d’artistes peut-elle aujourd’hui prendre la Bastille ?

La presse en parle :

The Financial Times – Shirley Apthorp : Ravishing: ‘Les Indes galantes’

El Mundo – Ignacio Gil Vasquez : Un espectáculo de cuatro horas, brillante, moderno. Divertido y que hace pensar. Bello. Espectacular.

Connaissance des arts – Guy Boyer : une nouvelle vision plastique contemporaine. Chef-d’œuvre ! 

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« Les Amis de Christiane Eda-Pierre »

Deux artistes lyriques lancent la 1ère association en souvenir de Christiane Eda Pierre, ce 24 mars, jour de sa naissance :

Ce 24 Mars 2021, Christiane Eda-Pierre, première artiste lyrique martiniquaise à la car-rière internationale, aurait fêté ses 89 ans. Son décès est survenu le 6 septembre 2020.

En lui rendant hommage le 7 Septembre 2020, le Festival d’Aix-en-Provence notait que Christiane Eda-Pierre était « l’une des plus belles voix de la seconde moitié du XXe siècle, et la première diva noire française de notoriété internationale… ». « Son répertoire n’aura cessé de s’élargir, allant du baroque (Monteverdi, Rameau) à la création contemporaine (Chaynes, Messiaen) en passant par le bel canto (Bellini, Donizetti) et l’opéra français du XIXe siècle (notamment Berlioz), suivant l’épanouissement naturel d’une voix radieuse mais étoffée, de plus en plus lyrique sans jamais perdre sa colorature, sa ligne de chant et sa musicalité hors pair. Parmi les jalons importants de cette carrière prestigieuse et éclec-tique, on peut notamment citer sa participation aux Contes d’Hoffmann mis en scène par Patrice Chéreau à l’Opéra Garnier en 1974 (Antonia), au Rigoletto avec Luciano Pavarotti donné à Central Park devant 250 000 personnes en 1976 (Gilda), ou à la création du Saint François d’Assise de Messiaen en 1983 (l’Ange)… »

Source : le 7 septembre 2020, HOMMAGE À LA SOPRANO FRANÇAISE CHRISTIANE EDA-PIERRE (1932-2020), Festival d’Aix-en-Provence

Afin d’entretenir son souvenir et valoriser son parcours exceptionnel de femme engagée, d’artiste et de pédagogue, deux artistes lyriques, Cécile Achille, sa petite-cousine et Marie Claude Bottius, son ancienne élève et amie, ont eu l’idée de créer l’association « Les Amis de Christiane Eda-Pierre ».

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L’éphéméride du 14 mars

Première de Macbeth, drame lyrique en quatre actes de Giuseppe Verdi au Théâtre de la Pergola de Florence, le 14 mars 1847.

Macbeth est un opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi, sur un livret de Francesco Maria Piave et Andrea Maffei, d’après la tragédie de William Shakespeare, représenté pour la première fois au Teatro della Pergola à Florence, le 14 mars 1847.
Macbeth avait été commandé pour le carnaval. Le théâtre dut ouvrir ses portes bien plus tôt que prévu et le public nombreux réserva un triomphe à cette œuvre.
Deux autres versions suivirent, une en français à Paris le 19 avril 18651 et la version finale en italien à Milan le 28 janvier 1874.

L’opéra fut repris au Théâtre Lyrique de Paris en 1865 avec quelques modifications. Mais la majorité de la partition se trouvait déjà dans la version italienne. Les deux adjonctions les plus importantes sont celles de l’air La luce langue au IIe acte et du ballet au IIIe. Il n’était pas possible en effet de faire représenter un opéra à Paris sans un ballet. Cette version était naturellement en français, mais le public fut à cette occasion nettement moins séduit que le public florentin de la première création.

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Sur France Musique, « L’invité du jour : Olivier Py »

« Il n’y a pas de logique sanitaire à la fermeture des salles, c’est donc une injustice »

Au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris, Olivier Py met en scène La Voix humaine de Poulenc, sur un livret de Jean Cocteau, et une création mondiale, sur un livret qu’il a lui-même écrit, Point d’Orgue du compositeur Thierry Escaich. L’occasion pour lui d’évoquer aussi l’avenir du Festival d’Avignon, qu’il dirige.

À voir en ligne fin mars, les opéras

La création de Point d’orgue met en miroir La Voix Humaine de Francis Poulenc, offrant une résonance actuelle à cette œuvre phare du XXe siècle. Le spectacle, par lequel Poulenc “dialogue” avec le compositeur Thierry Escaich, sera disponible sur France Musique le 27 mars, et disponible en VOD sur le site du Théâtre des Champs-Élysées.

Olivier Py retrouve pour cette nouvelle production la soprano Patricia Petibon¹, avec qui il aime collaborer : « Elle est comme ma petite soeur…. Elle est éblouissante et a une beauté surnaturelle. Elle donne à cette partition de “La Voix humaine” quelque chose de nouveau, débarrassé du mélodramatique, quelque chose de plus cru, violent et parfois drôle ».

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Marie-Laure Garnier sacrée Révélation artiste lyrique de l’année aux Victoires de la musique classique

C’est une consécration pour la soprano Marie-Laure Garnier ! La jeune chanteuse a reçu la prestigieuse Victoire de la Révélation artiste lyrique de l’année. Une victoire qu’elle dédie à tous les chanteurs en herbe des Outre-mer.

Marie-Laure Garnier a reçu la Victoire de la musique classique dans la catégorie Révélation artiste lyrique de l’année le 24 février 2021

« Venant de Guyane à 14 ans, je n’imaginais pas être là ici ce soir« . C’est avec ces mots que la soprano a commencé son discours lorsqu’elle a été couronnée Révélation lyrique de l’année lors de la 28e édition des Victoires de la musique classique, qui s’est déroulée le 24 février dernier à l’Auditorium de Lyon.
Quelques heures à peine, après avoir reçu son prix, Marie-Laure Garnier revenait sur cette grande soirée au micro de Jean-Baptiste Urbain : « J’étais très émue ! Cette victoire est un réel encouragement. J’ai la sensation que mon travail que j’ai accompli est reconnu. Ça m’encourage à continuer à travailler« .
Lors de la cérémonie, la chanteuse a tenu à dédier ce prix aux chanteurs en herbe des Outre-mer.

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Message d’Alexander Neef aux spectateurs de l’Opéra national de Paris

En date du 23 février 2021

L’évolution du contexte sanitaire ne nous laissant pas entrevoir de perspective d’accueil à court terme du public dans les théâtres, nous nous voyons malheureusement dans l’obligation d’annuler les spectacles jusqu’au lundi 5 avril inclus.

Toutes les représentations publiques de la nouvelle production d’Aida, qui devaient être données à l’Opéra Bastille, sont ainsi annulées, de même que le concert de musique russe du 4 mars à l’Amphithéâtre, les récitals dédiés au Jeune Public des 4, 5, 23 et 25 mars au Studio Bastille, le spectacle Pingouin programmé à l’Amphithéâtre Bastille du 17 au 22 mars, et le récital de Julie Fuchs prévu le 30 mars au Palais Garnier. Sont également annulées les représentations publiques de Faust, mis en scène par Tobias Kratzer, programmées du 12 mars au 3 avril, ainsi que celles du ballet Notre-Dame de Paris de Roland Petit, prévues entre le 26 mars et le 6 avril. Les spectateurs concernés par les annulations seront informés des modalités de remboursement de leurs billets dans les jours à venir.

Les spectacles programmés au mois d’avril, à l’exception de la soirée Jeunes Danseurs de l’Opéra, sont à ce stade maintenus avec quelques changements de dates.

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À Saint Pierre, du 17 au 20 décembre 2020, deuxième édition du Festival Filao

Fabrice di Falco, chanteur lyrique martiniquais, est amoureux de la ville de Saint-Pierre depuis sa tendre enfance. Il organise depuis 2017 des évènements culturels dans l’Hexagone pour faire connaître cette ville d’art et d’histoire à son public, comme  à ses amis musiciens, comédiens ou journalistes. Il a créé le spectacle « Begin the Beguine » qui retrace l’histoire de Saint-Pierre, entre  musique classique et  musique traditionnelle. Grâce à des films comme Une voix lyrique au delà des mers (Production AxeSud), le chanteur d’opéra met l’accent sur Saint-Pierre car il souhaite rendre hommage à cette ville de culture, anciennement appelée « la Venise tropicale ». C’est pourquoi il a eu la volonté que le concours « Voix des Outre-mer » s’y installe, dès sa création. Depuis deux ans, le chanteur s’implique aussi dans le festival « le Mai de Saint Pierre ». Pour rappel, la ville a obtenu le label « Ville d’art et d’histoire » en 1990.

En ce mois de décembre 2020, Fabrice di Falco présente donc un festival d’art et d’histoire : le festival Filao, organisé par l’Association « Les Contre Courants », que préside Julien Leleu et dont Fabrice est le directeur artistique.

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L’éphéméride du 10 novembre

Première création de l’opéra La forza del destino, de Giuseppe Verdi le 10 novembre 1862

La forza del destino est une œuvre ou un mélodrame en quatre actes, de Giuseppe Verdi, avec un livret de Francesco Maria Piave, tiré de Alvaro o la forza del destino de Ángel de Saavedra.

Genèse
En janvier 1861, Verdi répond à une demande du tsar Alexandre II de Russie, adressée par l’intermédiaire du ténor Enrico Tamberlick. Après avoir initialement envisagé un projet d’opéra sur Ruy Blas, il accepte, le 3 juin 1861, le drame de Rivas, Don Alvaro o la fuerza del sino, que lui soumet le théâtre impérial.

Le livret est confié à Francesco Maria Piave, et la partition composée entre juin et novembre 1861.

Création
En décembre 1861, Verdi se rend à Saint-Pétersbourg pour les premières répétitions. La maladie de la soprano Emma La Grua prévue pour la création du rôle de Leonora et l’impossibilité de trouver une cantatrice à la hauteur pour reprendre le rôle amènent Verdi à envisager de rompre le contrat qui exige que ses œuvres soient chantées par les artistes de son choix.

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L’opéra La Traviata s’invite chez vous !

 
La Traviata

L’opéra La Traviata s’invite chez vous ! Ce spectacle sera disponible dans son intégralité* dès lundi matin et jusqu’au 9 novembre 2020 sur operadeparis.fr et france.tvculturebox, grâce à France Télévisions et à son offre Culturebox.

Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ainsi que des personnes non averties.
* Diffusion géobloquée en France.

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« Les Indes galantes » de Jean-François Rameau, m.e.s. par Clément Cogitore

Jeudi 21 novembre 2019 à 19h. Madiana

de Jean-François Rameau
m.e.s. par Clément Cogitore
Avec Sabine Devieilhe, Florian Sempey, Jodie Devos plus
Genre Opera
Nationalité Français
Date de sortie 10 octobre 2019 (3h 40min)

Synopsis :
Œuvre‑phare du siècle des Lumières, Les Indes galantes s’apparente à un éblouissant divertissement. Mais le premier opéra-ballet de Rameau témoigne également du regard ambigu que l’Européen pose sur l’Autre – Turc, Inca, Persan, Sauvage… En 2017, le réalisateur Clément Cogitore signe un film explosif et très remarqué, adaptant un extrait des Indes galantes avec le concours de danseurs de Krump. Avec la chorégraphe Bintou Dembélé, il s’empare cette fois de cette machine à enchanter dans son intégralité pour le réinscrire dans un espace urbain et politique dont il interroge les frontières.

Voir la vidéo ci-après.

Clément Cogitore adapte une courte partie de ballet des « Indes galantes » de Jean-Philippe Rameau, avec le concours d’un groupe de danseurs de Krump, et de trois chorégraphes : Bintou Dembele, Grichka et Brahim Rachiki.

Faire évoluer des danseurs hip-hop sur de la musique baroque. L’idée peut surprendre mais c’est pourtant le défi que se sont lancés le metteur en scène Clément Cogitore et la chorégraphe Bintou Dembélé.

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« Le Code Noir ». Opéra-Comique de Louis Clapisson, en tournée.

Direction Musicale : Jérôme Correas. Mise en Scène : Jean-Pierre Baro

En tournée 2019-2020

les 7-8-9 novembre 2019 : Théâtre de Corbeil-Essonnes

en partenariat avec le Théâtre-Sénart, Scène Nationale de Lieusaint

le 13 novembre 2019 : Théâtre de Cornouaille, Scène Nationale de Quimper

le 29 novembre 2019 : Centre d’Art et de Culture de Meudon

le 16 janvier 2020 : Centre des Bords de Marne, Le Perreux sur Marne

le 31 janvier 2020 : Opéra de Massy

 

 Production : Les Paladins

Coproduction : Théâtre des Quartiers d’Ivry, CDN du Val de Marne – Théâtre de Corbeil-Essonnes – CDBM Le Perreux – Opéra de Massy – Théâtre de Cornouaille, Scène Nationale de Quimper, Centre de création musicale

Avec le soutien financier de : Conseil Régional d’Ile-de-France – Conseil Départemental de l’Essonne – DRAC Ile-de-France au titre de l’aide à la résidence artistique – l’ADAMI

Avec le soutien de : la Fondation Singer-Polignac

 

Paris, 12 juin 1842. L’Opéra-Comique présente Le Code Noir, fruit de la collaboration entre Louis Clapisson et Eugène Scribe. Sujet brûlant en ces années de combat pour les libertés individuelles, le thème de l’Esclavage est à la mode.

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« La Traviata » opéra en trois actes de Giuseppe Verdi

Jeudi 24 octobre 2019 à 19h Madiana

De Simon Stone
Avec Pretty Yende, Benjamin Bernheim, Jean-François Lapointe
Genre Opera
Nationalité Italien
Date de sortie 24 septembre 2019 (3h 05min)

« C’est Verdi et La Traviata qui ont donné un style à La Dame aux camélias ». Marcel Proust

Synopsis :
En ouvrant son opéra par un prélude pour cordes d’une économie de moyens inédite, Verdi affirmait en 1853 sa volonté de bousculer les conventions et les normes. Là n’est pas la moindre des radicalités de son œuvre : sa « Traviata » met implacablement à nu la violence d’une société qui prône la jouissance matérielle et finit par sacrifier une innocente victime sur l’autel de la morale bourgeoise. Simon Stone aime travailler au corps à corps les pièces du répertoire pour les entraîner vers des territoires plus intimes. Ce metteur en scène, qui compte parmi les plus remarqués au théâtre aujourd’hui, fait ses débuts très attendus à l’Opéra national de Paris.

Attention, événement !

L’Opéra de Paris nous invite à découvrir une nouvelle production de l’irrésistible Traviata, de Verdi. Le metteur en scène, Simon Stone, l’un des acteurs les plus passionnants du théâtre d’aujourd’hui, fait ses premiers pas dans l’art lyrique en nous proposant une version 2.0 de cette histoire d’amour tragique : textos, boîte de nuit, chimio… C’est jubilatoire au début et, malheureusement, cela s’essouffle… Mais le trio formé par Pretty Yende dans le rôle de Violetta, Benjamin Bernheim en Alfredo et Ludovic Tézier en Germont père est tellement exceptionnel qu’on est à la fête.

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«Les Indes galantes», une relecture hip hop de Bintou Dembélé

Opéra Bastille de Paris, jusqu’au 15 octobre 2019

— par Carmen Lunsmann —

Elle se définit d’origine hip hop et fait actuellement fureur à l’Opéra Bastille à Paris. Bintou Dembélé est la première femme noire à signer une chorégraphie au sein de cette institution de 350 ans, pour « Les Indes galantes » de Jean-Philippe Rameau.

Loin des pointes et des tutus, Bintou Dembélé laisse parler la rue dans sa danse. Pour Les Indes galantes, ce chef-d’œuvre du XVIIIe siècle, elle propose une relecture radicalement nouvelle à travers des danses urbaines.

Née en région parisienne de parents sénégalais, elle est l’une des pionnières du hip hop en France, une passion qu’elle découvre à 10 ans, seule fille au sein des groupes. En 2002, elle fonde sa propre compagnie, Rualité – entre Rue et Réalité, dans le but d’explorer des cultures marginales, l’histoire coloniale et ses propres racines à travers toute une palette de danses urbaines.

Se réapproprier des choses

« J’aime à les nommer les danses du cri du corps. Elles émanent assez souvent de contextes politiques, économiques et culturels assez tendus.

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« Cendrillon » de Rudolf Noureev

Jeudi 13 juin 2019 à 19h Madiana

Adulte 20€ / Enfant 12€

Rudolf Noureev – avec la complicité du décorateur Petrika Ionesco – s’est amusé à transposer l’histoire de Cendrillon dans l’univers hollywoodien des années 30 : découverte par un producteur de cinéma, la modeste jeune fille, échappant à un père alcoolique et à une marâtre odieuse, fait ses débuts à l’écran, accrochant au passage le cœur de l’acteur-vedette.
Cette « mise en abyme » du ballet, les danseurs – à commencer par Noureev lui-même – ayant peu ou prou le même parcours que cette Cendrillon moderne, est aussi une formidable déclaration d’amour au cinéma et au spectacle, seuls capables de transfigurer les êtres, la danse, en particulier, parvenant à sublimer l’ordinaire.

Dans ses propres ballets, et même lorsqu’il emprunte à Petipa sujet et chorégraphie – tels qu’il les a reçus de la tradition du Kirov – Noureev infléchit le récit en l’enrichissant de résonances freudiennes. Ainsi retrouve-t-on dans Cendrillon plusieurs de ses thèmes de prédilection : le désir de s’évader de la dure réalité, le rêve initiatique, le réel qui rejoint l’imaginaire, l’art comme accomplissement du rêve devenu réalité

Cendrillon vue par Rudolf Noureev

« Lorsque Petrika Ionesco m’a soufflé l’idée d’une Cendrillon hollywoodienne, j’ai commencé par être très réticent : je craignais une déformation abusive du conte de Perrault.

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Lady Macbeth de Mzensk

Jeudi 16 mai 2019 à 19h Madiana

Opéra de Paris-FRA Cinéma)
Réalisateur : Krzysztof Warlikowski
Acteur(s): Dmitry Ulyanov, Aušrinė Stundytė
Durée 210min
Synopsis :
Du projet initial de Chostakovitch – consacrer une trilogie aux destins tragiques de femmes russes à travers les âges – ne demeura qu’un opéra coup-de-poing : Lady Macbeth de Mzensk. S’il est l’un des puissants ressorts de l’oeuvre, l’intertexte shakespearien est ici bien amer : contrairement à Lady Macbeth, Katerina Ismailova – qui, dans la Russie profonde du XIXe siècle, tombe amoureuse d’un employé de son mari et sera finalement acculée au suicide – est moins manipulatrice que victime d’une société violente et patriarcale. Krzysztof Warlikowski libère aujourd’hui la force de subversion de cette oeuvre brûlante et scandaleuse, qui a marqué les premières années de l’Opéra Bastille.

La presse en parle :
Olyrix par Charles Arden

Warlikowski balance ses porcs : Triomphale Lady Macbeth de Mzensk à BastilleLady Macbeth du district de Mzensk, opéra créé en 1934 par Dmitri Chostakovitch, triomphe à l’Opéra national de Paris dans une nouvelle production placée par Krzysztof Warlikowski dans un abattoir.

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L’ivrogne corrigé ou le mariage du diable : un agréable divertissement

— Par Roland Sabra —

Le sympathique collectif de chanteurs lyriques d’origine antillaise ( COMPA) poursuit son chemin. Il est à l’origine de l’évènement Carib’Opéra que la Martinique a accueilli avec ferveur en 2016 et 2017puisqu’en effet l’an dernier plus de 1500 spectateurs ont assisté aux concerts du Lamentin, de Fort-De-France et du Morne Rouge.

C’est en 1759 ou 1760, les avis divergent, que Christoph Willibald Gluck crée L’ivrogne corrigé ou le mariage du diable. La version présentée aujourd’hui inverse titre et sous-titre.

Gluck dont le public martiniquais a pu voir en 2014 au T.A.C ( Théâtre Aimé Césaire) « L’île de Merlin ou le monde renversé » à été l’ un des grands maîtres de l’opéra du XVIIIe siècle, connu pour sa synthèse, non dépourvue d’une certaine élégance, des traditions lyriques françaises et italiennes lors de la fameuse querelle des Gluckistes et des Piccinnistes qui opposa les défenseurs de l’opéra français aux tenants de la musique italienne. D’origine bavaroise Christoph Willibald Gluck est un des compositeurs les plus importants de la musique de la période classique dans l’aire germanophone avec Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Karl Ditters von Dittersdorf, Franz Krommer et Carl Philipp Emanuel Bach.

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Reprise : « Le mariage du Diable ou l’ivrogne corrigé » de Gluck

8 & 9 février 2018 à 20h30 Espace Beaujon. 75008

Le collectif d’artistes lyriques antillais Carib’Opera sera présent sur scène à Paris en Février 2018 pour la reprise de l’opéra comique de Gluck, le Mariage du Diable !

Cette farce incisive et délirante fait partie des douze opéras que Gluck a composés lorsqu’il était directeur du Théâtre Français de Vienne. Et s’il n’a pas connu la même notoriété qu’Orphée ou Alceste, il contient néanmoins quelques pages de grande qualité comme l’air où Mathurin rentre chez lui complètement soûl, ou encore l’air de Cléon qui évoque sans conteste l’air le plus connu du répertoire de Gluck, celui d’Orphée qui a perdu son Eurydice.
Il est amusant de constater que contrairement aux usages dans l’opéra des XVIIIèmes et XIXèmes siècles, le rôle du jeune amoureux est tenu par un baryton tandis que le ténor se voit donner le rôle de l’oncle ivrogne et tyrannique. De même cet opéra peut être donné en un ou deux actes selon que le metteur en scène choisisse de faire ou non un gros changement de décor après que Mathurin se soit évanoui.

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« Le mariage du Diable », de Gluck par Carib’Opéra

Le collectif d’artistes lyriques antillais Carib’Opera sera présent sur scène à Paris et en Martinique en novembre prochain, tout en préparant activement la Première Flute Enchantée de Mozart, jamais donnée en Guadeloupe pour Avril 2018 !

D’ici-là, et concocté pour les Parisiens, c’est avec un grand plaisir que je vous annonce la création du nouvel opéra comique de Gluck, le Mariage du Diable !

Vous y découvrirez ou redécouvrirez les membres de notre collectif d’artistes lyriques antillais Carib’Opéra dans une scénographie délirante, qui intègre des musiques caribéennes à la musique classique de Gluck dans une ambiance mi-vaudou mi-carnaval …

Les 7, 9 et 10 Novembre prochains :
A 20h30 : Espace Beaujon – 208 rue du Faubourg Saint-Honoré – Paris 8.

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L’Opéra, documentaire de Jean-Stéphane Bron

« J’ai filmé une utopie. »

Le documentaire de Jean-Stéphane Bron, à l’affiche depuis une semaine, vous plonge dans les coulisses de l’Opéra de Paris. Récit d’une saison, récits de vie, genèses de spectacles s’entrecroisent dans ce film joyeux, où le collectif et la pulsion vitale de la musique tiennent une grande place.

« Une réussite totale, un documentaire qui devrait être montré à
tous ! »
Opera-Online

« Attention, documentaire exceptionnel, une merveille pas moins »
Le Parisien magazine

« À ne rater sous aucun prétexte »
Les Echos

« Une immersion toute en grâce et en musique. »
Le Figaro

« On aimerait que le film continue et dure… L’Opéra est Un chef-d’œuvre ! »
Toutelaculture.com

*****
   
« J’ai filmé une utopie. » Entretien avec Jean-Stéphane Bron

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Opéra: Pretty Yende, la génération post-apartheid à la conquête de la scène lyrique

pretty_yende« Je n’ai jamais connu l’apartheid »: Pretty Yende, 31 ans, croit en « un monde aux possibilités infinies ». La pétulante sud-africaine sera vendredi à l’Opéra de Paris la première soprano noire à tenir le rôle de « Lucia di Lammermoor ».
« Nous vivons des temps merveilleux, où la couleur de la peau importe moins que le talent », dit la jeune femme au sourire éclatant, qui assure n’avoir rencontré aucune discrimination de la part des grandes scènes lyriques.
Née en 1985 dans la petite ville de Piet Retief à 300 km de Johannesburg, elle fait connaissance avec l’opéra à 16 ans en entendant le fameux « Duo des fleurs » de Lakmé à la télévision dans une publicité.
« J’ai trouvé ça magique, surnaturel », dit-elle en riant. « Quand j’ai appris que cela s’appelait de l’opéra et que ce son surnaturel venait de la voix humaine, je me suis dit qu’il fallait que je chante comme ça. »
Elle intègre la chorale de son école, et part ensuite avec une bourse étudier au South African College of Music de l’Université de Cape Town.

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Prélude à Avignon : Warilkowski à Aix

— Par Selim Lander —

Haendel Warilkovski1En Provence, la saison des festivals vient de commencer. Aix qui a ouvert le ban programme du 30 juin au 20 juillet sept opéras ou oratorios ; Arles propose 40 expositions de photos du 4 juillet au 25 septembre ; quant à Avignon, auquel nous consacrerons les billets suivants, c’est du 6 au 24 juillet la débauche habituelle avec plus de 1400 pièces de théâtre ou « seuls en scène » dans le OFF (record battu) et quelques dizaines de spectacles dans le IN. Et c’est sans compter avec les a-côtés : projections, rencontres entre professionnels et avec le public, débats, et, spécifiquement à Aix, les concerts, récitals et autres « master classes ».

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Carmen la Cubana

carmen_habaneraAdapter le célèbre opéra Carmen de Bizet en le transposant dans le monde contemporain ? Déjà Oscar Hammerstein II l’avait fait en 1943 pour Broadway avec Carmen Jones, dont Preminger devait tirer un film culte en 1954. L’œuvre devient aujourd’hui un musical cubain, le premier du genre, d’après Bizet mais en espagnol et situé cette fois à La Havane, à la veille de la révolution cubaine. Carmen travaille toujours dans une fabrique de cigares, mais la habanera retrouve ici son pays d’origine !

Situant l’action à l’époque où Castro et ses militants entreprirent de renverser le dictateur Batista, le dramaturge cubain Norge Espinosa Mendoza donne une résonance contemporaine à l’histoire intemporelle de Carmen. À Guantánamo, dans la campagne cubaine, Carmen, fille d’un soldat américain et d’une prostituée cubaine métisse, rêve d’une vie meilleure. Prisonnière de la fabrique à cigares locale, elle ne dispose que de son puissant pouvoir de séduction pour tromper l’ennui. Elle remarque José, un jeune soldat aussi naïf qu’innocent engagé dans l’armée de Batista qui finit lui aussi par succomber à sa beauté sensuelle. Croyant ainsi défendre l’honneur de son nouvel amour, José finit par tuer un sergent de son régiment ; le couple n’a d’autre alternative que de s’enfuir pour La Havane.

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Quand l’opéra dénonce les crimes contre l’humanité

— Par Alain Boeuf —

Avec son festival annuel, l’Opéra national de Lyon ose la prise de risque avec des œuvres rares et une création.

Lyon, correspondance. Il y eut Claude de Thierry Escaich, sur un livret de Robert Badinter, et cette année Benjamin, dernière nuit, de Michel Tabachnik sur un livret de Régis Debray. Pour Serge Dorny, le directeur de la scène lyonnaise, si l’art divertit, également il questionne et « c’est essentiel dans notre civilisation menacée par le repli sur soi, l’intolérance et la violence ». Dans ce festival intitulé « Pour l’humanité », quatre œuvres sont en alternance à l’affiche, qui résonnent comme des voix de la liberté : violence des intégrismes et des religions sources de conflits, avec la Juive de Halévy, chants des ténèbres venus des camps de concentration d’où Viktor Ullmann (l’Empereur d’Atlantis) et Hans Kràsa (Brundibar) font entendre leurs voix et, comme pour enrichir le patrimoine de demain, la création mondiale de Benjamin, dernière nuit.

Ce drame lyrique relate la dernière nuit que passe Walter Benjamin, le grand philosophe allemand pourchassé par les nazis, dans un hôtel de Portbou, village frontalier de la Catalogne espagnole.

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Opéra. La passion du sang et de la mort

— Par Maurice Ulrich —
L’Opéra Garnier de Paris propose, en les enchaînant l’un à l’autre, « le Château de Barbe-Bleue », de Bartok, et « la Voix humaine », de Cocteau 
et Poulenc, sous la direction d’orchestre d’Esa-Pekka Salonen et dans la mise en scène de Krzysztof Warlikowski. Une réussite.

Bartok achève la composition du Château de Barbe-Bleue, son seul opéra sur le livret de son ami Béla Balazs, en 1911. Assez mal reçu, il ne sera joué pour la première fois qu’en 1918. Sans doute ce huis clos en enfer de deux personnages ne correspond pas vraiment à ce qu’on pense alors de l’opéra. Il y a ici beaucoup d’instruments de torture, beaucoup de sang sur les bijoux, sur les fleurs. Une dizaine d’années auparavant, Octave Mirbeau avait publié le Jardin des supplices, cette terrifiante promenade d’un couple amoureux dans le raffinement esthétique de l’horreur. Au moment où Bartok compose, la psychanalyse est encore balbutiante. Avec l’ouverture, l’une après l’autre, des portes du château, c’est pourtant dans l’inconscient de Barbe-Bleue que l’on semble entrer. À moins que ce ne soit dans celui de Judith, la femme amoureuse qui l’a rejoint dans sa demeure glacée où jamais le soleil ne pénètre.

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