Catégorie : Echos d’éco

Fonction publique territoriale : les règles de formation et de titularisation sont adaptées

En raison de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, les règles de formation et de titularisation de certains fonctionnaires territoriaux stagiaires qui n’avaient pas pu être titularisés au cours de leur année de stage ont été adaptées. Un décret paru au Journal officiel le 2 juin 2021 prolonge ces règles jusqu’au 30 juin 2022. Ces mesures prises en août 2020 devaient initialement prendre fin le 30 juin 2021. Le point avec Service-Public.fr.

Lorsque la titularisation d’un fonctionnaire stagiaire intervient au plus tard le 31 octobre 2021, il n’y a pas nécessairement lieu de respecter l’obligation de formation d’intégration, si cette dernière n’a pu se dérouler, en tout ou partie, avant le 31 octobre 2021. Dans ce cas, la formation d’intégration est réalisée avant le 30 juin 2022.

Quels sont les agents concernés ?

Cette mesure dérogatoire concerne les agents de différentes catégories.

Dans la catégorie A :

  • cadre d’emplois des attachés territoriaux ;
  • cadre d’emplois des attachés territoriaux de conservation du patrimoine ;
  • cadre d’emplois des bibliothécaires territoriaux ;
  • cadre d’emplois des directeurs d’établissements territoriaux d’enseignement artistique ;

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Le travail des enfants augmente pour la première fois en deux décennies

Genève – Des millions d’enfants risquent d’être poussés à travailler à cause de la pandémie de Covid-19, au moment où le monde a enregistré la première hausse du nombre d’enfants au travail en deux décennies, a mis en garde l’ONU jeudi.

Un rapport conjoint de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de l’Unicef, l’agence onusienne en charge du bien-être des enfants, estime qu’au début 2020, 160 millions d’enfants étaient forcés de travailler, soit 8,4 millions de plus en quatre ans. 

Si les projections actuelles sur la hausse de la pauvreté dans le monde devaient se matérialiser, ce sont neuf millions d’enfants de plus qui vont être forcés de trouver du travail d’ici la fin de l’année prochaine, selon le rapport. 

Mais les modèles statistiques montrent que ce nombre pourrait être plus de cinq fois plus élevé, a mis en garde, Claudia Cappa, statisticienne de l’Unicef et co-auteure du rapport. 

« Si les protections sociales baissent par rapport à leur niveau actuel, à cause de mesures d’austérité et d’autres facteurs, le nombre d’enfant forcés de travailler pourrait bondir de 46 millions » d’ici la fin 2022, a-t-elle expliqué à l’AFP. 

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« Dieselgate » : Peugeot mis en examen en France après Renault et Volkswagen

Les trois constructeurs sont mis en examen dans l’enquête sur la fraude aux contrôles antipollution des anciennes générations de moteurs diesel.

Après Renault et Volkswagen, au tour de Peugeot. Le constructeur automobile français a également été mis en examen en France dans l’enquête sur la fraude aux contrôles antipollution des anciennes générations de moteurs diesel, a annoncé mercredi 9 juin dans la soirée Stellantis, la maison mère du constructeur.

« Deux autres filiales de Stellantis, Automobiles Citroën SA et FCA Italy SpA., seront auditionnées par les magistrats instructeurs, respectivement le 10 juin et en juillet, dans le cadre de la même information judiciaire », a précisé le groupe franco-italien.

Volkswagen a déjà payé 30 milliards d’euros

Renault et Volkswagen ont précédemment été mis en examen pour « tromperie » dans la même affaire que Peugeot. Le « Dieselgate », qui a donné lieu à des actions en justice dans de nombreux pays, a déjà coûté 30 milliards d’euros à Volkswagen, en grande partie aux Etats-Unis où le groupe allemand a plaidé coupable de fraude en 2017.

Le constructeur avait reconnu à l’automne 2015 avoir équipé 11 millions de ses véhicules diesel d’un logiciel capable de dissimuler des émissions dépassant parfois jusqu’à 40 fois les normes autorisées.

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Précarisation croissante à La Réunion, selon la Fondation Abbé Pierre

Saint-Denis de la Réunion – La Fondation Abbé Pierre tire la sonnette d’alarme, dans un rapport publié mercredi, sur la « précarisation croissante de la population réunionnaise », aggravée par la crise sanitaire.

« Les effets de la crise sanitaire (…) ont accentué les inégalités sociales et la précarisation de nombreux Réunionnais, à partir du confinement » sur cette île de l’océan Indien qui compte 860.000 habitants, selon l’Insee.  

Ainsi, le nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi, et le nombre d’allocataires des minima sociaux ont augmenté (plus 3.500 nouveaux allocataires de mai à septembre 2020), souligne la Fondation.  

Le nombre de demandes d’aide alimentaire a augmenté de 13% en 2020 pour la Banque alimentaire par rapport à 2019 et de 37% pour la Croix-Rouge, entre le 1er semestre 2019 et le 1er semestre 2020. 

Les personnes sans abri ont, elles, « rencontré d’importantes difficultés pour se nourrir, en raison de la fermeture de certains lieux et de la perte de leurs revenus issus (le plus souvent) de l’économie informelle (mendicité, travail non déclaré)« , souligne ce rapport. 

La problématique du mal-logement est « cruciale pour une grande partie de la population, surtout dans le contexte de crise sanitaire, économique et sociale actuelle« , commente l’association. 

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Pathé’O, le tailleur de quartier devenu couturier des chefs d’État africains

Abidjan – Nelson Mandela a porté ses chemises: petit tailleur de quartier autodidacte à ses débuts, l’Ivoiro-Burkinabè Pathé’O est devenu le couturier des chefs d’Etat africains et fête le cinquantenaire de sa marque, menant le « combat » pour faire reconnaître la mode sur le continent.

« Il y a 50 ans, je n’imaginais pas en arriver là. C’est extraordinaire !« , déclarait il y a quelques jours Pathé Ouedraogo (son nom à l’état-civil) lors d’une conférence de presse dans un grand hôtel d’Abidjan.

Haute silhouette longiligne, visage de vieux sage, toujours vêtu des fameuses chemises aux riches teintes colorées qui ont fait sa réputation, l’homme de 70 ans est resté humble malgré une reconnaissance internationale qui l’a amené à collaborer avec la renommée maison de couture française Dior en 2019.

Né en 1950, à l’époque de la colonisation française, en Haute-Volta, qui deviendra le Burkina Faso, Pathé’O émigre à 19 ans en Côte d’Ivoire, alors en plein « miracle » économique, avec pour tout bagage « la bénédiction de ses parents« , comme le raconte sa biographie « De fil en aiguille« , à paraître en juin.

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La Guadeloupe au défi de la responsabilité !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Le mot « responsabilité » est actuellement à la mode en Guadeloupe avec les prochaines élections régionales et départementales. L’élection régionale n’est-t-ellle pas placée sous le signe du « gouverner autrement »? Le mot renvoie au sentiment que chacun éprouve plus ou moins clairement qu’il faut repenser, dans le fond et non seulement dans la forme, nos valeurs et nos modes de vie, si on ne veut pas aller, comme on dit, dans le mur. Depuis le début de la crise sanitaire liée au COVID-19, jamais un changement aussi profond ne s’était opéré sur nos modes de vie avec une mutation du travail qui intervient en accéléré sous pression de la crise sanitaire. Le télétravail ou plutôt le travail à distance est devenu la norme pour un grand nombre d’entre-nous sans que nous y soyons réellement préparés. En effet, l’on assiste en Guadeloupe à une accélération de la transformation numérique de la société et des entreprises. Avec à la clé, un prochain bouleversement des modes de consommation, de production, d’approvisionnement, d’interaction ou encore de travail.

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Avoir une voiture coûte cher, très cher!

Selon une étude de l’Insee, les ménages consacrent 11% de leur revenu disponible à la voiture. La part totale allouée aux transports est de 13,6% en 2017, en baisse constante depuis 2005. 81% de ces dépenses de transports passent donc dans la voiture (et les deux-roues motorisés).

Une voiture représente un budget annuel moyen de 4732 € par an selon l’Adetec (en 2018) soit 36,1 centimes par kilomètre parcouru. Les deux plus gros postes de dépense sont l’achat du véhicule et le carburant, mais il faut aussi compter l’entretien, l’assurance, le stationnement, etc.

Ce sont les ménages les plus pauvres pour qui les dépenses liées à l’automobile sont les plus lourdes dans le budget : 20% pour les 10% les plus modestes contre 11% pour les 10% les plus aisés. Les dépenses en carburant en valeur absolue sont également corrélées au niveau de vie : en clair, plus un ménage est aisé, plus il se déplace en voiture.

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Plaidoyer pour une place prééminente des femmes Antillaises dans l’économie !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

L’inexorable montée en puissance des femmes en politique ne s’est pas démentie depuis notre premier article sur le sujet et dont nous reprenons pour partie une analyse actualisée. Le prise de pouvoir par les femmes est une réalité qui s’impose depuis tantôt à l’ensemble de la société guadeloupéenne et depuis peu en Martinique où les choses ont positivement évoluée sur le plan politique. Les femmes mènent de plus en plus la danse aux Antilles. Et pourtant en économie, elle piétine aux portes du pouvoir au sein de l’entreprise. Dans les deux cas, elles concilient pourtant savoir et pouvoir. Partout, elles sont désormais plus influentes et plus diplômées que les hommes. De plus, elles occupent actuellement des positions fortes au sein des organismes ou se situent les lieux de pouvoir (politique, et culturel ). On peut citer pour la Guadeloupe en politique l’exemple de marie luce Penchard (deuxième vice présidente du conseil régional et ancienne maire de B/T et ministre), Josette Borel Lincertain (présidente du conseil Général et prétendante à la présidence de la région ), Marcelle Pierrot ( ancienne préfète et troisième de liste aux élections régionales), Gabrielle Louis Carabin (présidente de communauté et maire du moule) Justine Bénin et Hélène Christophe( députés) victoire Jasmin( sénatrice) et de plus plusieurs femmes maires .

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Paiement en ligne: entrée en vigueur de nouvelles normes de sécurité

Paris – Faire du shopping sur internet devrait devenir plus sûr:?de nouvelles normes de sécurité pour les paiements en ligne entrent en vigueur à partir de samedi et vont progressivement être adoptées par les commerçants.

. Les émetteurs de cartes bancaires, banques, opérateurs de paiement, commerçants en ligne, etc. sont désormais tenus de déployer un dispositif dit « . d’authentification forte.  » du client lors de paiements électroniques ou d’opérations bancaires sensibles.

. Cela consiste à demander lors d’un paiement en ligne la validation par le client de deux critères de sécurité: l’usage d’un seul code reçu par SMS ne sera plus jugé suffisant et devra être progressivement renforcé au moyen de nouvelles solutions.

. À compter de samedi, « . l’authentification forte est demandée par les banques françaises, en concertation avec l’écosystème des paiements, pour les achats en ligne. « , a indiqué la Fédération bancaire française dans un communiqué.

. – Vingt fois plus de fraudes –

. Concrètement, au moment de payer sur internet, le client recevra sur un téléphone préalablement identifié une notification l’invitant à s’authentifier, soit au moyen de la saisie d’un code personnel, soit par prise d’empreinte biométrique pour les mobiles équipés (empreinte digitale, reconnaissance faciale ou reconnaissance d’iris).

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La France comptait 16,7 millions de retraités fin 2019, pension moyenne à 1.393 euros

Paris – La France comptait fin 2019 16,7 millions de retraités, qui percevaient une pension moyenne de 1.393 euros net par mois, selon une étude publiée jeudi par le service statistique des ministères sociaux (Drees).

Les effectifs de retraités « de droit direct » (hors pensions de réversion) des régimes français ont augmenté de 1,8% par rapport à fin 2018, soit 301.000 personnes de plus, une hausse « dans la tendance des dernières années« , indique la Drees dans ce panorama annuel de la retraite en France. 

En 2019, les nouveaux retraités, qui ont liquidé pour la première fois un « droit direct » en mettant fin à leur carrière, étaient un peu moins nombreux qu’en 2018 (720.000 contre 749.000). 

En incluant les retraités dits « de droits dérivés« , qui touchent des pensions de réversion, le nombre total de retraités tous régimes confondus est de 17,8 millions de personnes. 

La pension moyenne tous régimes confondus s’établit à 1.503 euros brut mensuels en décembre 2019 pour les retraités de droit direct résidant en France (1.924 euros pour les hommes et 1.145 pour les femmes).

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À Schœlcher : Pénurie d’eau, la crise continue !

– par Daniel CHOMET –

Publication initialement faite le 21 mai 2021 sur la page Facebook de Daniel CHOMET. Conseiller municipal de la ville de Schœlcher. Conseiller communautaire à la CACEM. 

Les récentes coupures d’eau sur Schœlcher et les difficultés qui se profilent pour les usagers d’ODISSY me donnent malheureusement l’occasion de m’interroger sur la performance du service d’eau que chaque usager est en droit d’attendre.

Je rappelle que nous payons sur le territoire de la CACEM une eau à un prix record !

Je regrette la lenteur de mise en œuvre de décisions prises depuis le précédent épisode de sécheresse… l’an dernier. Des décisions qui auraient dû avoir été prises depuis longtemps !!!!

Pourquoi les forages de Fond-Lahaye et de Case-Navire ne sont-ils toujours pas en service ? Ces ressources sont identifiées et exploitables depuis plus d’une décennie et pourraient livrer 20 % du besoin des Schœlcherois.

Est-il excusable que le réservoir situé à l’Évêché perde à lui seul 5000m3 d’eau potable par jour ? C’est le volume équivalent à la consommation journalière de la ville de Schœlcher… un vrai scandale !

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La libre circulation, un droit au XXIe siècle ?

— Par Huguette Emmanuel Bellemare, membre de Culture Egalité

Une copine de l’Association m’a déposée au terminus de Mahaut après notre réunion. Tout en attendant le bus qui doit me ramener à Trinité, j’admire cette belle réalisation qui change quand même la vie de pas mal de personnes modestes, et tout particulièrement de femmes.

Le bus tarde… je me prends à rêver de ce qui pourrait être encore amélioré ici : pas de panneau indiquant les destinations. Des numéros inscrits seulement au front des bus… Serait-ce gravement pécher contre leur esthétique que d’afficher le numéro de la ligne sur chaque côté des bus ? Ça éviterait à chaque passager.e d’avoir à en faire le tour chaque fois !.. Des bancs nullement abrités du soleil… ni de la pluie !…

Soudain, une voix désincarnée fend le silence et ma rêverie : « Suite à un mouvement social d’une entreprise extérieure, le TCSP ne fonctionne pas jusqu’à nouvel ordre ! »… Drôle de notion de l’ordre ! Les gens rouspètent. Des élèves avec leur cartable. De jeunes travailleurs (un d’entre eux va jusqu’à Case Pilote !)

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À Paris, trouver 100 milliards pour éviter le décrochage économique de l’Afrique

Paris – Le président français Emmanuel Macron a ouvert mardi un sommet international consacré à la relance économique de l’Afrique, avec l’ambition de mobiliser au moins 100 milliards de dollars pour que le continent puisse se relever de la pandémie, mais aussi lutter contre le terrorisme.

Ce « sommet de l’urgence et de l’ambition » vise à combler au moins en partie le « besoin de financement de l’Afrique d’ici 2025, estimé à 285 milliards de dollars« , a déclaré le chef de l’Etat à son arrivée au Grand palais éphémère, édifié sur le Champ-de-Mars au pied de la Tour Eiffel.

Mais pour éviter d’alourdir le fardeau de la dette, Emmanuel Macron a proposé « une nouvelle donne« , passant à la fois par la mobilisation de l’investissement privé et le recours à un instrument financier peu utilisé, les droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international. 

Equivalent à une planche à billets du FMI, ces actifs monétaires peuvent être convertis en devises par les pays et dépensés, sans créer de dette. 

Jusqu’à présent, la communauté internationale s’est accordée sur le principe d’une émission globale de DTS de 650 milliards de dollars, dont 33 milliards devaient revenir mécaniquement à l’Afrique, par le jeu des quotes-parts au sein de l’institution de Washington.  

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Pourquoi l’échec électoral des nationalistes sera cuisant, durable et sans appel pour l’avenir ? 

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

En Guadeloupe,  depuis les années 60/70 les idéologies politiques  marxistes qui sous-tendaient la décolonisation et la lutte de libération nationale ont été au cœur des passions politiques et syndicales des décennies d’après départementalisation  . Les différents mouvements indépendantistes qui portaient ces revendications ont beaucoup déçu et sont entrées en crise au cours des trois dernières décennies. Le communisme, les espoirs révolutionnaires, le socialisme se présentant comme une alternative au capitalisme, la croyance dans un sens de l’histoire et celle dans la nécessité de ruptures radicales avec la France, porteuses d’un avenir meilleur se sont défaits. Ce délitement a déstabilisé la mouvance nationaliste en Guadeloupe et au contraire renforcé les tenants de l’assimilation. Tout cela a débouché,  sur la concomitance de la victoire de la démocratie occidentale  et du libéralisme, , et a finalement engendré la revendication d’un conservatisme se méfiant de tout changement radical des institutions .
A mes  yeux,  le déclin des mouvements indépendantistes en dépit de certains succès relatifs dans le champ syndical,  trouve son origine dans trois éléments de notre modernité. D’abord, l’intensification de la globalisation (au plan de l’économie, de l’accumulation du capital aux mains d’une bourgeoisie compradore, de la communication, des transports, des NTIC,  etc.)

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Non à l’entrave aux déplacements! Oui à la liberté de circuler!

— Par Rose Bonheur, de Culture Égalité —

« La régie des Transports de Martinique informe les usagers du réseau Centre que 26 lignes sont actuellement non desservies » …Et voilà, le travail d’information est fait… Débrouillez -vous !

Depuis le 27 avril ce sont les usager·es de ces 26 lignes qui doivent en effet se débrouiller pour se rendre à leur travail, pour emmener les enfants à l’école, pour faire leurs courses, se soigner …

Devons-nous rappeler -une fois de plus- que ce sont les travailleurs et travailleuses pauvres, les jeunes, les personnes âgées qui composent la grande majorité de usager·es des transports ?

Devons-nous rappeler que les femmes sont les grandes victimes de cette situation, elles qui doivent galérer pour s’assurer du transport de leurs enfants, des déplacements de leurs parents, qui doivent honorer des rendez-médicaux et autres ..

Devons-nous encore répéter qu’il est inconcevable qu’il n’existe toujours pas en Martinique une véritable politique de transport qui réponde aux besoins des usager·es ?

Messieurs et Mesdames les élu.es, les responsables …ça a trop duré !

 

Au moment où beaucoup se projettent à la tête de la CTM … il est indispensable, pour une Martinique moderne et qui pense à sa population, d’assurer à tous et à toutes, grâce à un vrai service public de transport, ce droit indispensable à leur liberté : celle de circuler ..C’est

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Non assistance à personnes en danger

18 jours sans transport sur 25 lignes du réseau de la CACEM. Arrêt depuis le 26 avril.

— Communiqué de l’AUTM —

Pourquoi n’y a-t-il pas un service minimum si le droit de retrait n’est pas justifié pour ce mouvement de grève ?

Ne peut-on pas mettre des bus extérieurs en place pour une alternative au manquement ?

AUTM pense que l’autorité organisatrice pourrait mettre en place un service de bus privés, comme cela a déjà été expérimenté par le maire de Schoëlcher lors des mouvements sociaux.
Que fait l’autorité organisatrice, les gérants de sociétés de bus, la direction du travail, les élus

Que dit l’autorité organisatrice, les gérants de sociétés de bus, la direction du travail, les élus

Après 14 jours de grève un conducteur sur le réseau de Schœlcher a été victime mardi 11 mai d’une agression et certains conducteurs de lignes font l’objet d’un droit de retrait.

Qu’attendez-vous pour installer les caméras dans les bus.

Si le bien être des salarié.e.s c’est de travailler dans de bonnes conditions,
Qu’en est-il du bien être des usagers du transport ?

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Le Cesece Guyane, préconise une économie guyanaise tournée vers l’« Innovation Frugale » et du « Plug & Play » 

Pour faire face à la crise, gagner en résilience et en agilité, la Guyane doit se tourner vers de nouveaux modèles de développements économiques, inspirés par l’« innovation frugale ».

Qu’est-ce que l’innovation frugale ?

Une telle crise sanitaire, qui n’arrive heureusement que très rarement, a mis en évidence la capacité de résilience d’un territoire. L’« innovation frugale », consiste à répondre à un besoin de la manière la plus simple et efficace possible en utilisant un minimum de moyens.

« Faire mieux avec moins » — une sorte de « Système D » pour résoudre de manière ingénieuse les problèmes avec peu de moyens.

Les entreprises ont besoin de cet état d’esprit frugal et agile pour faire face et innover face à la crise sanitaire actuelle. 

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La crise économique du Covid-19 sera -elle le marqueur d’un futur effondrement de la démocratie française et de l’économie locale aux Antilles  ? 

— Par Jean-Marie Nol, economiste —
 
Précédemment,  nous disions dans notre dernière tribune que les dès sont désormais jetés pour le prochain match de la présidentielle en France. Dans presque tous les cas de figure,  l’avenir semble s’assombrir et la tentation d’instaurer un régime autoritaire en France après l’élection présidentielle de 2022 n’a jamais été aussi prégnante. Dans un scénario possible en 2021, on imagine l’épidémie difficilement contrôlée et les perspectives de résolution de la crise sanitaire régulièrement repoussées à des horizons de plus en plus lointains. Dans ce scénario, l’impact de la crise sur l’économie est plus fort qu’anticipé notamment du fait d’une baisse durable de la consommation des ménages. Le rebond espéré n’intervient pas. Le nombre de chômeurs et de travailleurs précaires explose, mais aussi les pénuries de main-d’œuvre dans les secteurs les plus sollicités. Le climat social et politique particulièrement dégradé contribue à accroître le sentiment d’inquiétude et d’imprévisibilité. L’on se dirige tout droit vers une nouvelle vision historique au temps long de la théorie des cycles politiques et économiques pour la France, alors quid des conséquences sur le plan des institutions  ?

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L’évolution à risque pour les Antilles de la situation politique et économique en France hexagonale ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Les dès sont désormais presque jetés pour le prochain match de la présidentielle en France. Marine Le Pen fait feu de tout bois et lance la campagne pour tenter de capter l’héritage gaullien et ainsi séduire l’électorat de la droite républicaine. Quand à Emmanuel Macron, il tente de diviser la droite républicaine et peaufine un nouveau programme politique destiné à se relancer avec à la clé des mesures innovantes qui devraient être annoncées mi septembre 2021.

Alors, du désenchantement de Macron confronté au procès de l’impuissance sur les problématiques de l’immigration voire ces temps-ci de l’insécurité et à contrario l’espoir à très haut risque de marine Le Pen du fait de troubles éventuels en cas d’élection: quel sera demain le choix politique des Français et quels sont les conséquences imaginables pour les Antillais?

L’élection de Emmanuel Macron comme président de la République nous a scotchés, sidérée , etc. Mais elle ne nous a pas changé au niveau de nos modes de pensée. Très vite après 4 années de pouvoir, chacun a constaté, un peu hébété, que rien n’avait vraiment bougé au niveau des divisions politiques en France et aux Antilles.

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En Martinique et en Guadeloupe : appauvrissement coupable du débat économique dans la sphère publique ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Quel est le point commun entre le déclassement accéléré des terres agricoles, l’absence de développement industriel, la déroute de l’administration locale dans la gestion de la crise de l’eau et des transports, le délitement de la situation financière des collectivités locales, et l’appauvrissement du débat économique dans la sphère publique ? A des degrés différents, tous sont les conséquences de l’affaiblissement de l’enseignement économique et de la culture scientifiques dans notre société Antillaise. Pourquoi la Martinique et la Guadeloupe voient -elles fondre leur compétitivité avec la crise du Covid 19 ? Pourquoi se montrent -t-elles toujours aussi méfiante à l’égard des entreprises et des patrons ? Pourquoi leurs édiles politiques ont-ils, depuis longtemps, rejeté la loi du marché de l’emploi avec la prééminence du rôle de l’entreprise et au contraire vu dans la dépense publique et la politique sociale, la clef de la prospérité ?

Un des effets les plus considérables de l’effondrement de la compréhension des enjeux de l’économie concerne l’élite gouvernante de nos pays, qu’il s’agisse des hauts fonctionnaires ou des hommes politiques, souvent ayant les mêmes sensibilisés politiques d’ailleurs.

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En Guadeloupe et en Martinique, se profile une élection régionale et territoriale en trompe l’œil, car sans enjeux économiques !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

En dépit des rodomontades des élus locaux sur la question de la responsabilité, et des fausses apparences d’un pouvoir territorial , l’autorité de l’Etat, même bafouée , a encore de beaux jours devant elle . Désormais cela doit être dit et compris : soyons clairs, c’est l’Etat qui commande et nul autre ! En effet, le rôle de l’Etat est devenu majeur en Guadeloupe et en Martinique avec la crise du coronavirus. La question fait de plus en plus débat : la prééminence de l’Etat dans la gestion de la crise prévue pour les prochains mois sera-t-elle temporaire, illustrant un net rebond après la récession de l’économie engendrée par la Covid-19, ou persistera-t-elle, reflétant des facteurs durables d’entraînement de la société Antillaise ? Plusieurs arguments plaident en faveur d’une augmentation séculaire persistante du rôle de l’État français. Les effets de la révolution numérique en Guadeloupe et en Martinique vont altérer la structure de l’emploi et modifier en profondeur la société . De nouveaux emplois et de nouvelles familles d’emploi vont apparaître, d’autres disparaître ou ne seront plus viables, et les entreprises devront trouver les moyens d’organiser le travail et la production locale de manière différente, et là le rôle de l’État sera prépondérant dans la nouvelle définition des politiques publiques.

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Un palace à la Pointe du Bout : le rêve devient réalité

Par Dominique Celma

Récemment les médias se sont faits l’écho : «  Bientôt un palace aux Trois-Ilets ! «. 

Autrement dit la Martinique aura enfin ‘’son Palace’’. Un rêve !

Considérant le quartier Anse-Mitan/Pointe du Bout berceau du projet, je dirais même que nous vivons un conte de fées car cette réalité en a bien l’air.

Ce site, moteur de l’industrie touristique en Martinique au début des années 70, avait été choisi en fin des années 60 par un état planificateur pour développer le tourisme. A l’instar des projets réalisés en France métropolitaine et dans l’urgence d’assurer l’emploi aux nouvelles générations qui arrivaient sur le marché du travail, le projet, sous la houlette de l’état, en raison des avantages incontestables des lieux,  avait fédéré des investisseurs privés tant extérieurs que locaux. Ainsi fut construit un ensemble intégré constitué d’hôtels de différentes catégories, de logements et bien sûr d’une marina et de commerces. Tout ceci, comme dans l’hexagone, avait vocation à se développer de façon structurée.

Comme dans un conte, il semble qu’une mauvaise fée ait jeté un sort sur la station balnéaire, à peine avait-elle révélée ses promesses. 

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L’enfer des femmes et des enfants qui concassent des gravats au Tchad

N’Djamena – Le regard vide d’Idjélé est comme figé en direction de l’horizon. Comme un robot, elle frappe avec un lourd marteau un petit morceau de béton qu’elle tient de l’autre main. Un miracle qu’elle ne se blesse pas. Ou le résultat d’une terrible routine…

Au cœur de N’Djamena, la capitale du Tchad, des dizaines de femmes concassent 12 heures par jour, par 45 degrés de chaleur, des blocs de béton, de ciment ou de briques. Elles sont entourées d’une nuée d’enfants dépenaillés et squelettiques, le long d’une route et sur un terrain vague sans ombre, au pied des bâtiments modernes de la Cité internationale des affaires.  

Comme Idjélé, 38 ans, elles en paraissent 20 ou 30 de plus. Le visage recouvert d’une poussière blanchâtre qui leur rougit les yeux, les lèvres bouffies et craquelées par la sécheresse extrême, les doigts déformés et écorchés par le sable qu’elles raclent et tamisent pour récupérer le moindre caillou. 

Elles sont au cœur d’une sorte de cercle vertueux, s’il n’était pas tragique, de l’économie souterraine de ce Tchad classé par l’ONU troisième pays le moins développé au monde: des hommes achètent des gravats sur les chantiers de démolition et les revendent à ces femmes.

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Pour faire face à la crise, Air Caraïbes réclame des aides de l’Etat

Le secteur aérien est l’un des secteurs les plus fortement impactés par la crise du Covid-19

Air Caraïbes et French Bee, les deux compagnies aériennes du groupe Dubreuil, demandent de l’aide à l’Etat, assurant être les seules de leur secteur à ne pas avoir encore obtenu de soutien public face à la crise du coronavirus. « Nous demandons à l’Etat d’être aidés parce que nous avons subi quelque chose d’exceptionnel et parce que nous subissons les conséquences de mesures qu’il a prises », a déclaré Marc Rochet, vice-président d’Air Caraïbes et président de French Bee, dans une interview publiée ce samedi sur le site de La Tribune.

Depuis le déclenchement de la crise sanitaire, voici plus d’un an, la France a considérablement limité les voyages depuis et vers l’étranger. L’aéroport d’Orly, notamment, a été fermé pendant trois mois en 2020. Ces mesures ont plombé le secteur aérien et Marc Rochet estime que ses compagnies ont perdu « plusieurs années de bénéfice ». Il prévoit un retour dans le vert pour 2022, mais justifie sa demande d’aides publiques par le fait que tous ses concurrents en ont reçu, à commencer par le géant Air France.

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Crise économique et sociale de la covid 19 : Agir avant qu’il ne soit trop tard !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Depuis plus d’un an, la question du creusement des inégalités et donc de l’accélération de la pauvreté dans le monde est en première ligne de la pandémie de COVID-19. Ces problématiques sont en effet au cœur des débats en Europe, aux Etats-Unis et dans nombre d’économies émergentes.

Pour ce qui concerne la zone Caraïbe qui s’avère être notre environnement géographique naturel , l’on peut déjà noter des signaux alarmants en provenance de l’organisation internationale du travail (OIT) qui devraient nous inciter à la réflexion et à l’action. En effet, depuis la crise du coronavirus, la région d’Amérique latine et des Caraïbes a perdu 26 millions d’emplois à cause de la pandémie et a commencé l’année 2021 avec un paysage de l’emploi complexe, aggravé par de nouvelles vagues de contagion et des processus de vaccination lents qui rendent plus incertaines les perspectives de reprise des marchés du travail . La principale conclusion de l’OIT est que le capitalisme est une machine à produire de l’inégalité. Car, sur une longue période, le rendement du capital est durablement supérieur au taux de croissance économique , ce qui entraîne mécaniquement des inégalités croissantes.

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