Echos d’éco

La traite négrière, passé occulté par les entreprises françaises

— Par Julien Bouissou —

Axa, Banque de France, Marie Brizard… A un degré moindre que leurs homologues britanniques, des entreprises françaises ont elles aussi bénéficié plus ou moins directement du commerce des esclaves.

 Illustration : Récolte de la canne à sucre dans une plantation de la Compagnie des Antilles au XIXe siècle. Collection KHARBINE-TAPABOR

Bien avant son apparition dans les rayons de supermarchés, la célèbre anisette Marie Brizard, née à Bordeaux au milieu du XVIIIe siècle, remplissait les cales des navires négriers. Elle s’échangeait sur les côtes africaines contre des esclaves, transportés ensuite de l’autre coté de l’Atlantique pour travailler de force dans des plantations de canne à sucre. La liqueur figurait sur la liste des « marchandises de traite » chargées dans les ports français. La traite négrière n’a pas laissé en héritage que des statues ou des plaques de rue. Elle a donné naissance à des fortunes discrètes, dont la trace a été perdue au gré des fusions, acquisitions et changements de nom.

Pour la première fois, la Royal Bank of Scotland, la Lloyds Bank, la Bank of England (BoE) ou encore le brasseur Greene King ont reconnu en juin, dans le sillage du mouvement Black Lives Matter, qu’une partie de leurs fondateurs ou ex-administrateurs avaient bénéficié de la traite des Noirs.

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Mini Marché Mensuel de l’Écolieu de Tivoli

Samedi 8 août 2020 de 8h à 13 h

—Communiqué de presse du Centre de Culture Populaire Ypyranga de Pastinha Martinique (CCPYPM)—

L’Ecolieu de Tivoli est le second et nouveau site de l’association, après celui de Trénelle Citron.

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Mini Marché Mensuel de l’Ecolieu de Tivoli

Samedi 8 août 2020

– Visite du site – Vnte – Atelier conseil jardin et focus : green peyi – Oyas

Ce samedi 8 Août, lors du Mini marché mensuel, visitez  l’ Ecolieu de Tivoli -dont la Plantothèque Ecole Médicinale d’Urgence-, et découvrez le mini marché de plants, légumes, plantes médicinales et aromatiques, bijoux et savons. De plus participez à l’Atelier jardinage et conseils ! Ouvert à tous.

Ce mois ci accueil de deux invités et leur produits :

-Grenn peyi, maison de plantes et semences paysannes pour préserver le patrimoine agricole

– Oyas, réserves d’eau à enterrer fabriquées en Martinique.

Venez échanger sur le patrimoine botanique, pharmaceutique, culturel et technique et sur les savoirs populaires.

Venez pratiquer la transmission du patrimoine, réfléchir à l’économie, aux notions d’autosuffisance et d’abondance !

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La Martinique dans les pièges de la mémoire ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Alors que la question de la mémoire est sur toutes les lèvres en Martinique et que la crise identitaire s’accentue, il nous a semblé important de nous interroger dans cet article sur ce que pourrait être la réponse politique ou policière de l’État français face aux tensions identitaires et raciales qui se font jour aux Antilles /Guyane.
Même si les activistes n’ont pas causé de troubles majeurs jusqu’ici, cette situation ne peut perdurer indéfiniment car les conséquences pourraient en être redoutables.

Cette poussée de fièvre mémorielle peut être lourde de conséquences à brève échéance dans un contexte mondial où la demande sécuritaire et la tentation de plus de répression envers certains groupes de citoyens, prennent corps au sein du monde occidental, notamment aux États-Unis et en France . Pour le moment, le président Macron et le gouvernement français font profil bas, mais se pose désormais la question de la nature de la riposte et jusqu’à quand on laissera faire, d’autant qu’il est important de subodorer les différents scénarios de réponse aux attaques des activistes rouge vert noir par les autorités françaises, d’autant que la lutte des classes est entrain de disparaître au profit de la guerre entre races, aux Antilles.

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Quand, sur la Côte d’Azur, des glaces d’été font polémique

Le célèbre glacier « Le Poussin Bleu », établissement inauguré en 1947 sur le front de mer du Veillat à Saint-Raphaël, est la cible d’une polémique en raison de coupes de glace dont les noms, selon certains, véhiculeraient des préjugés racistes. Ainsi, « L’Africaine » et « Le Chinois » ont suscité sur les réseaux sociaux l’indignation d’internautes, qui ont appelé au boycott, photos à l’appui. Pour mettre fin aux protestations, les gérants de l’établissement — ironie du sort, sis Boulevard de La Libération — se sont empressés de supprimer les produits mis en cause de leur carte.

Une carte qui depuis plus de soixante-dix ans regorge de couleurs et de parfums. Et les fameuses glaces se sont dégustées au fil des générations, sans aucune modération : le “Clown”, le “Volcan”, la “Tulipe” etc. Parmi toutes ces appellations, un consommateur avait déjà relevé, l’été dernier, le nom d’une coupe originellement baptisée “L’Africaine”. Il s’agissait d’une glace au chocolat garnie de crème chantilly, « agrémentée » d’une tête en meringue chocolatée portant un filet de pâte d’amande rouge en guise de bouche, il est vrai pulpeuse… pour ne pas dire gourmande … mais qui hélas évoquait le bonhomme caricatural du « Y’a bon, Banania » de notre enfance… Voilà un certain temps déjà que le petit gâteau nommé « Tête de nègre », un simple demi-globe enrobé de chocolat, sans aucun autre signe qui eût pu le faire soupçonner d’intention raciste, et qui était le délice de mes jeudis buissonniers, a dû changer de nom, devenant « meringue au chocolat » avant de pratiquement disparaître des productions pâtissières… Quant au dessert nommé « Le Chinois », un sorbet au citron — si, si, vous avez bien lu ! 

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Crise du Covid-19 : Quid des véritables enjeux d’avenir aux Antilles ?

—Par Jean-Marie Nol, économiste —
Depuis quelques temps, les tensions identitaires, sociales, raciales, sont palpables aux Antilles et en Guyane, et ce alors même que la situation économique dégradée dans nos régions , et catastrophique dans l’ensemble de la Caraïbe, risque de provoquer une grande pauvreté.
Pourtant, nonobstant ce terrible constat, les Antillo/guyanais n’arrêtent pas de se manifester par des critiques acerbes envers l’immobilisme supposé de la France, mais sont-t- ils seulement conscients des dégâts causés par l’épidémie de Covid-19 sur l’économie mondiale et plus spécifiquement de la Caraïbe alors que la nôtre est « sous cloche » grâce aux aides publiques massives de l’Etat français .

Ces jours-ci une polémique « politicienne » sur le rôle de l’Etat, à travers l’emploi qualifié d’abusif des forces de l’ordre, agite le microcosme politique Martiniquais comme si le pays n’avait pas d’autres problèmes plus importants et plus urgents à régler. Le temps est davantage à se serrer les coudes qu’à jouer des coudes. C’est indispensable qu’on puisse montrer que la classe politique n’est pas dans la polémique stérile, la politique politicienne.

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De l’activisme mémoriel à la violence symbolique : où va la Martinique ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Depuis quelques mois , l’histoire est devenue en Martinique un formidable espace de jeux politiques.
Et si les « guerres de mémoires » étaient, en Martinique , un moyen de faire entrer le passé dans le présent sur les questions politiques, sociales, culturelles, essentielles ?

À partir des années 2000 , le gouvernement français a mis en place une série de politiques économiques néolibérales. Ces mesures se sont imposées dans tous les secteurs de la vie sociale en Martinique. La régulation par le marché a ainsi envahi les systèmes de santé et de logement, le code du travail, le système de retraite et surtout le système éducatif. Vingt ans après, cet ordre social a commencé à être contesté. La société Antillaise a entrepris alors un long processus de mobilisation mémorielle conduit principalement par des historiens de la mouvance patriotique.

Mais l’action en termes de politique contestataire est essentiellement aujourd’hui le fait du mouvement activiste pan africaniste qui met en place des répertoires d’action collective représentatifs de ces mécanismes : la désobéissance civile, la démocratie directe, les défilés et manifestations pour la réparation , les occupations de lieux symboliques comme les supermarchés de la caste « békés » et les actions de violence politique avec les destructions de statues de Schœlcher, de Joséphine de Beauharnais, et de Pierre Belain d’Esnambuc.

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Dlo dépassé farin’

Le transport doit rester un service public répondant aux besoins des usagers.

C’est le sens de lutte à l’AUTM.

Combat difficile et qui semble incompris de certains.

Dans le cadre de la mission de AUTM,

Samedi 11 Juillet 2020, sur la ligne n°3 de Zac-Est, Bus n° 351-Immatriculation BB 330QH en direction de Dillon, à 9h, la présidente de l’association des usagers de Transport de Martinique a été insultée et agressée verbalement par un conducteur. Malaise dans le bus,

Motif : Une demande d’information concernant un itinéraire de bus. Un comportement incompréhensible et contraire au respect dû à chacun.

AUTM ne cautionne nullement ce comportement de la part de ce salarié de la CFTU.

Nous rappelons la mission de la CFTU, est de prendre en considération les doléances et le bien être des usagers. Chacun des partenaires doit-être conscient de sa mission. C’est la condition de la réussite de ce service public.

L’AUTM est un partenaire incontournable et nous sommes prêts à dialoguer.

Tout dialogue suppose deux règles :

La première :

Dire ce que l’on pense, dire le fond de sa pensée, c’est pourquoi nous appliquons le franc parler 

La seconde :

Le respect de son interlocuteur.

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Croissance, chômage, dettes … Que nous réserve la crise économique aux Antilles ?

« Tété doubout sé pou on tan »

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

La mutation de la société Antillaise va forcément s’accélèrer avec l’émergence d’une nouvelle économie reposant sur la théorie de la destruction créatrice et la restructuration de pans entiers du secteur des services. Le choix important auquel nous sommes confrontés est entre l’isolement nationaliste et la garantie du maintien de la solidarité nationale . L’épidémie elle-même et la crise économique et sociale qui en résulte sont des problèmes mondiaux. Ils ne peuvent être résolus efficacement que par un soutien massif de l’Etat français aux entreprises et ménages de la Martinique et de la Guadeloupe . Sans les mesures de l’Etat, le constat serait bien sans conteste la ruine de l’économie de la Martinique et de la Guadeloupe.

Plus généralement, cette crise nous oblige à nous poser des questions sur notre manière de vivre et de consommer. Ainsi, les mutations en cours pourraient voir leur adoption accélérée par la population. Personne n’est aujourd’hui capable de savoir ce qu’il en ressortira, mais il semble acquis que l’après coronavirus ne sera pas totalement comme l’avant.

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Coronavirus : La crise économique liée au Covid-19 s’annonce « dévastatrice » pour les Outre-mer

Un rapport sénatorial préconise une soixantaine de mesures d’aide pour soutenir les territoires ultramarins face aux conséquences économiques du Covid-19

Le constat est alarmiste. Selon un rapport de la délégation aux Outre-mer du Sénat, la crise économique liée à l’épidémie de Covid-19 s’annonce « dévastatrice pour l’ensemble des territoires ultramarins ». « Les pertes instantanées d’activité pendant le confinement sont estimées à 30 % pour l’ensemble des Outre-mer, ce qui est sans précédent », et les économies ultramarines se trouvent « confrontées à une menace d’effondrement si des mesures appropriées et d’envergure ne sont pas rapidement adoptées », insistent les auteurs du texte.

Les mesures nationales d’urgence économique s’appliquent en principe aux Outre-mer. Mais Stéphane Artano (RDSE, Saint-Pierre-et-Miquelon), Viviane Artigalas (Socialiste et républicain, Hautes-Pyrénées) et Nassimah Dindar (Union centriste, La Réunion) soulignent que « la forte proportion de très petites entreprises et entreprises unipersonnelles en outre-mer, la frilosité traditionnelle du système bancaire, le pourcentage d’entreprises déjà en grande difficulté et des différences statutaires tendent à exclure en pratique des pans entiers d’activités du bénéfice des mesures de solidarité nationale ».

Les auteurs préconisent par exemple de « renforcer l’autonomie sanitaire » de chaque territoire, d’adopter des protocoles sanitaires différenciés selon les situations locales, et de permettre, pour les Outre-mer qui le souhaitent, de « tester les populations à leur arrivée à l’aéroport ».

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L’économie de la Martinique est anesthésiée, mais loin d’être moribonde !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Déjà en préambule, on peut dire que l’économie française affiche les premiers stigmates de la grave crise économique du coronavirus, et que la Martinique ne sera pas épargnée !

Face à la crise du Covid-19, le gouvernement a ouvert les vannes de l’argent public pour éviter notamment la faillite de nombreuses entreprises. La facture des aides s’élève à 134 milliards d’euros, selon les prévisions du gouvernement. Mais néanmoins les entreprises les plus touchées par la crise ne résisteront pas au choc, et cela engendrera des faillites et par voie de conséquence un chômage de masse . Les entreprises perdent maintenant plus d’argent que jamais, licencient à tour de bras, et voient leurs espoirs de profits à la baisse en raison de l’incertitude économique.

Des milliers de plans sociaux, avec des cortèges de suppressions d’emplois à la clé, sont annoncés ces derniers jours. Ainsi, Airbus a annoncé hier mardi la suppression d’environ 15.000 postes, soit 11% de ses effectifs, et n’exclut pas des licenciements secs pour faire face à la «crise sans précédent» subie par le secteur du transport aérien terrassé par le Covid-19, un plan aussitôt jugé «excessif» par le gouvernement français.

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Ce qui change le 1er juillet

Parmi les mesures les plus marquantes : l’instauration d’un chômage partiel de longue durée pour aider les secteurs en difficulté à la suite de l’épidémie de coronavirus.

Des bonnes et des moins bonnes surprises. Prix du gaz, allocations chômage, encadrement des prix du loyer, ouverture plus large des frontières… Après un premier semestre secoué par l’épidémie de coronavirus et le confinement, de nouvelles mesures entrent en vigueur le 1er juillet. Certaines sont destinées à lutter contre la crise, d’autres traduisent surtout un retour à la normale. 

Le chômage partiel de longue durée instauré

Un nouveau dispositif entre en vigueur mercredi 1er juillet, avec l’instauration de « l’activité réduite de maintien dans l’emploi ». Grâce à ce dispositif, le salarié touchera 84% de son salaire et l’entreprise sera compensée à 85% de l’indemnité versée au salarié (soit 15% de reste à charge) pour un accord conclu avant le 1er octobre, et 80% pour un accord conclu après. Les frais de formation pourront être pris en charge à hauteur de 80%.

Ce chômage partiel de longue durée vise à aider les entreprises « confrontées à une réduction d’activité durable qui n’est pas de nature à compromettre leur pérennité », comme l‘aéronautique.

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Les Antillais sont-t-ils atteints de schizophrénie ? 

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

L’article de Guy Lordinot,  l’ancien député maire de Sainte Marie en Martinique, qui craint la « disparition programmée de l’identité martiniquaise », dans une tribune intitulée, « Notre Martinique aujourd’hui. Sera-t-on Martiniquais demain ?,(*)  fait l’objet de nombreuses publications dans les médias en France hexagonale accompagné de multiples réactions d’indignations voire d’accusations de racisme anti blanc .

Le buzz souhaité par Guy lordinot est patent dans la mesure où il dénonce dans sa tribune, que  » L’arrivée régulière d’une population de race blanche montre qu’un génocide par substitution est en marche en Martinique « 

Notons que rien que sur le site de Martinique première qui a comme France Antilles Martinique, publié la tribune on note 864 commentaires et 827 partages.

Qui a raison si l’on considère que  tous ces textes sont l’écume des choses et du verbiage de racialistes. Le débat public en Martinique ressemble de plus en plus à un asile de fous où la raison aurait définitivement perdu sa place. 

Place à l’émotion désormais !

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Grande distribution: la concurrence ne concerne pas l’Outre-mer

— Par Julien Sartre —

Alors que les Ultramarins ne cessent de protester contre la vie chère, l’Autorité de la concurrence, avec l’aval du Conseil d’État, vient de donner son feu vert à une nouvelle opération de concentration dans la grande distribution, renforçant encore l’économie de rente qui domine dans ces collectivités.

Dans les collectivités d’Outre-mer, la concurrence semble appelée à rester à l’état de principe ou de vœu pieux. Alors que les pouvoirs publics – en réponse aux dizaines de manifestations contre la vie chère qui ont eu lieu ces dernières années en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, à Mayotte ou encore à La Réunion – n’ont cessé de promettre de veiller à un meilleur équilibre économique, l’Autorité de la concurrence adresse un signal inverse. 

L’instance vient de donner à nouveau son feu vert à une opération de concentration dans la grande distribution qui ne peut que renforcer l’économie de rente qui y prévaut. Et le Conseil d’État vient de lui donner raison. Dans une ordonnance rendue publique le 17 juin 2020, la juridiction administrative suprême a indiqué que rien ne s’opposait au rachat de Vindémia par GBH.

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L’honneur perdu de Maxette Pirbakas et la tentation du racialisme aux Antilles !

—  ¨Par Jean-Marie Nol, économiste —

Le vote de l’eurodéputée guadeloupéenne maxette Pirbakas s’est portée « contre » la résolution reconnaissant la traite transatlantique comme un crime contre l’humanité. C’était le vendredi 19 juin à Bruxelles. Plusieurs personnes en Guadeloupe et Martinique se sont émus qu’une guadeloupéenne ait pu porter sa voix contre un vote du parlement européen reconnaissant l’esclavage comme étant un crime contre l’humanité. L’expression de cette colère contre madame Pirbakas qualifiée par certains à dessein d’origine indienne, souligne la présence dans la société d’un système de différenciation et de hiérarchisation racialisé. C’est un système invisible pour les personnes qui correspondent à ce que l’on définit comme la norme, en l’occurrence celles dont les ascendants sont d’origine africaine et qui sont largement majoritaire en Guadeloupe et Martinique .

Préjugés et frustrations nourrissent déjà le racisme aux Antilles.

Un événement tragique, la mort de George Floyd aux Etats-Unis, a ouvert de nouveau un espace public pour ces discussions. L’attention médiatique de la résurgence de la problématique raciale est inédite dans la période contemporaine en France, voire à un moindre degré en Guadeloupe et Martinique .

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Coronavirus : le FMI prévoit une crise plus sévère que prévu, la France parmi les plus touchés

Le FMI table désormais sur une contraction du PIB mondial de 4,9 % contre 3 % en avril. Toutes les régions du monde sont concernées par ces projections pessimistes.

Une « crise pas comme les autres », bien pire que prévu, et une reprise plus lente qu’espéré : les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) sont alarmistes. L’économie mondiale va cumuler plus de 12 000 milliards de dollars de perte en 2020 et 2021 à cause de la pandémie due au coronavirus, estime l’institution de Washington, ce mercredi.

Gita Gopinath, son économiste en chef, a dévoilé une prévision de récession de 4,9 % cette année. C’est bien pire que les 3 % anticipés en avril en plein cœur de la pandémie, quand le FMI soulignait déjà qu’il s’agissait de la pire crise depuis la Grande Dépression des années 1930.

Crise très sévère en France et en Europe

L’Europe, qui a instauré des confinements sévères, est de loin la région la plus touchée. Pour les pays de la zone euro et le Royaume-Uni, la contraction du Produit intérieur brut (PIB) est vertigineuse : -10,2 %.

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Macron vs Le Pen : Alors quid de l’évolution à risque de la situation politique en France ?

— Par Jean-Marie Nol économiste—

Les dès sont désormais jetés pour le prochain match de la présidentielle en France. Marine Le Pen fait feu de tout bois et lance la campagne en se rendant à l’île de sein pour tenter de capter l’héritage gaullien et ainsi séduire l’électorat de la droite républicaine. Quand à Emmanuel Macron, il peaufine un nouveau programme politique destiné à se relancer avec à la clé des mesures innovantes qui devraient être annoncées mi juillet 2020.

Alors, du désenchantement de Macron à l’espoir de Le Pen : quel sera demain le choix politique à haut risque des Français ?

L’élection de Emmanuel Macron comme président de la République nous a scotchés, sidérés, bouleversés, fascinés, etc. Mais elle ne nous a pas changés. Très vite après 3 années de pouvoir , chacun a constaté, un peu hébété, que rien n’avait vraiment bougé au niveau des divisions politiques en France. Et le grand chambardement, redouté ou souhaité, n’a pas eu lieu.On se disait que rien, plus jamais, ne serait pareil après l’élection d’un jeune président de 39 ans en France .

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Que sera la France d’après crise ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Le buzz médiatique actuel va rendre les rapports de forces économiques et sociaux de plus en plus brutaux en France. La France  » d’après  » la crise du coronavirus est riche d’idées, mais elles ne sont pas partagées par tous.
Qui pouvait penser que le coronavirus ferait basculer le pays entier dans le télétravail, mettrait l’ économie en péril et bousculerait complètement nos certitudes ?
Parmi ces certitudes, il en va désormais du questionnement de la survie même du modèle social français. Il en est également de la question de la France comme parangon de vertu avec la paternité de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. Loin d’être dédouanée , la France renoue ainsi avec une polémique sur la véritable interprétation de son histoire esclavagiste et coloniale. Ainsi de même lorsque les acteurs politiques tentent de retrouver un positionnement par rapport à l’histoire qui leur permette de donner du sens à leurs souvenirs, les efforts déployés à cet effet restent souvent embryonnaires en raison d’un certain flou autour de la question « qui a fait quoi dans le passé ».

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La société Antillaise se racialise et devient dystopique.

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Même sans en connaitre la définition, il y a fort à parier que peu d’entre nous connaissent ou apprécient la dystopie. Connue aussi sous le nom de contre-utopie, il s’agit d’un courant littéraire rencontrant aujourd’hui un succès fracassant. Elle vise à dépeindre, pour ce qui concerne notre sujet, une fiction d’une identité noire, où le bonheur semble impossible. Contraire d’une utopie, le récit de fiction dystopique vire systématiquement au cauchemar en annonçant un avenir sombre avec la montée du populisme et du racisme, ainsi que l’ombre menaçante de la révolution numérique et l’intelligence artificielle ou un monde futuriste sans espoir avec le changement climatique .

La Martinique et la Guadeloupe jouissent actuellement d’une société où l’immédiateté est la seule dynamique, il devient alors impossible de réfléchir sur les conséquences à moyen et long terme de nos actes ainsi que sur notre nouveau rapport au futur, qui ne fait que se rappeler à nous sous la forme d’innombrables menaces et non plus comme la promesse d’un avenir meilleur.

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Liaisons aériennes interdites entre la métropole et la Corse ou les DOM-TOM

Les déplacements aériens entre la France métropolitaine et la Corse ou les territoires d’Outre-Mer seront interdits «sauf motif impérieux», précise un décret paru lundi au Journal officiel qui fixe le cadre juridique de la phase 2 du déconfinement. Ces motifs impérieux pourront être «d’ordre personnel ou familial», indique le décret qui évoque aussi de possibles dérogations pour «un motif de santé relevant de l’urgence ou un motif professionnel ne pouvant être différé».

Pour ce qui est des transports terrestres, le décret prévoit que «les opérateurs de transports veillent, dans la mesure du possible, à la distanciation physique entre les personnes ou les groupes de personnes voyageant ensemble, sur les quais et dans les véhicules, en tenant compte des contraintes propres à chaque moyen de transport».

Le port du masque de protection dans les véhicules ou dans les «espaces accessibles au public et affectés au transport public de voyageurs» est obligatoire pour tous à partir de onze ans. Le décret réaffirme par ailleurs l’interdiction de «tout rassemblement, réunion ou activité sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public, mettant en présence de manière simultanée plus de dix personnes».

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Covid19 : conséquences économiques sur dix ans en Outre-mer

Les conséquences économiques du confinement en Outre-mer «se feront probablement sentir pendant les dix prochaines années», alerte lundi l’Association des CCI d’Outre-mer (ACCIOM), qui évalue à «60.000» le nombre d’emplois menacés dans ces territoires. Dans une étude sur l’impact de la crise du Covid-19 sur les économies d’Outre-mer, l’association souligne que si les entreprises ultramarines «ne retrouvent une activité normale qu’au 1er septembre», l’impact économique, déjà très lourd en Outre-mer, «doublera».

Selon cette étude, les Outre-mer ont connu en moyenne «une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 12 millions d’euros par jour de confinement». Selon les géographies, ces pertes vont de 5 (Guyane) à 24 millions d’euros (La Réunion). «Les entreprises ultramarines devraient être plus affectées par la crise que leurs homologues métropolitaines», analyse l’ACCIOM, en raison de «la contribution relativement plus importante des services de proximité (commerce, services aux entreprises et aux ménages) au PIB marchand».

Cependant, le confinement devrait globalement entraîner une baisse de 5% en moyenne du PIB des économies ultramarines pour 2020, contre 6% en France hexagonale, en raison «d’une contribution des administrations publiques au PIB plus importante qu’en métropole», et d’une durée du confinement parfois «plus courte» (Calédonie et Polynésie).

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Déconfinement : comment contacter les services publics ?

Commissariats, préfectures, mairies, bureaux de poste, tribunaux, centres des Impôts, caisses d’Assurance maladie, caisses d’allocations familiales, caisses de retraite, agences Pôle Emploi… Compte tenu de leur contribution à la vie de la Nation, les services publics ont poursuivi leur activité pendant le confinement avec une organisation et des modalités d’accueil adaptées. À l’heure du déconfinement progressif, quels services sont à nouveau assurés ? Et sinon, comment entrer en contact ?

Les commissariats

Les commissariats ont ré-ouvert leurs portes. Avant de se déplacer, il est cependant conseillé de téléphoner au commissariat afin d’être orienté pour éventuellement reporter le déplacement ou bien effectuer une démarche en ligne. Attention, le 17 est réservé aux appels d’urgence.

Certains signalements ou déclarations peuvent se faire en ligne via le site de la Police nationale  : signaler des violences sexuelles et sexistes, déposer une pré-plainte pour une atteinte aux biens ou une discrimination dont l’auteur est inconnu, signaler un contenu ou un comportement illicite sur internet, signaler une fraude à la carte bancaire, signaler une malveillance sur internet, signaler une escroquerie, signaler un changement de comportement d’une personne pouvant conduire à sa radicalisation…

Les préfectures

Les préfectures sont ouvertes au public.

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34 mesures pour un plan de sortie de crise

— Par Collectif

Depuis plusieurs mois, des organisations syndicales et associatives convergent, convaincues que les réponses aux urgences sociales et écologiques doivent être construites ensemble. La crise qui a éclaté en ce début d’année 2020 montre une fois de plus la nécessité de changer de système. C’est pourquoi nos organisations ont constitué un front élargi et inédit pour initier une tribune, puis une pétition et un appel aux mobilisations du 1er mai.

Nous pensons que le moment est venu de préciser les contours du « Plus jamais ça » dans ce Plan de sortie de crise.

Les mesures que nous versons au débat sont volontairement précises et le plus souvent chiffrées. Il ne s’agit pas, cependant, de présenter un plan figé, ficelé et définitif. Au contraire, ces propositions ont vocation à être soumises au débat public et sont amenées à être complétées.

Nous ne nous contenterons plus des grands mots, des déclarations d’intention, des formulations creuses. Nous voulons démontrer, à travers l’articulation de mesures de court et de long terme, le pragmatisme et l’ancrage dans le réel de notre démarche.

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Pourquoi Victor Schœlcher voterait-il aujourd’hui pour l’indépendance de la Martinique ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Les vieilles lunes historique,et les références idéologiques, c’est terminé et nous nous devons de passer à de nouveaux paradigmes au lieu de nous appesantir sur notre mal être identitaire. Au-delà des péripéties et des aléas de l’histoire, il est passionnant de chercher à dégager ce qui fonde l’engagement personnel de Victor Schœlcher et de voir comment les principes d’une conscience hors du commun trouvent un écho de nos jours.

« Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir. » (Jean Jaurès).

Il est temps de cesser de décrier l’œuvre de Schœlcher et de restituer son action abolitionniste dans le contexte de l’époque. De même qu’il devient impératif de casser ce processus de schizophrénie dans les esprits de certains martiniquais de toute origine.

Indépendance ou autonomie ? Le temps viendra du choix , mais selon nous Victor Schœlcherr aurait aujourd’hui fait le choix de l’indépendance de la Martinique !

Au-delà de sa méfiance pour ce qu’il appelle les « ruades du peuple », Victor Schœlcher aurait ainsi considérer la départementalisation , qu’il soutiendrait encore, comme une étape transitoire.

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Malgré un « rebond » de la consommation, la récession va s’amplifier, selon l’Insee

L’activité reprend « prudemment mais nettement » depuis le début du déconfinement. Le produit intérieur brut devrait quand même chuter « d’environ 20% » au deuxième trimestre, selon des projections dévoilées mercredi par l’Insee, qui appelle à les prendre avec précaution.

Un « rebond » de la consommation des ménages. Pendant la première semaine du déconfinement, l’activité est repartie « prudemment mais nettement » en France, a constaté l’Institut national de la statistique (Insee). L’économie française tournerait actuellement « à environ quatre cinquièmes de son niveau d’avant crise », contre deux tiers pendant le confinement, précise l’Insee, dans ses enquêtes de conjoncture, publiées mercredi 27 mai. 

« En dépit des incertitudes inhérentes à l’exercice, des tendances assez claires se dégagent, avec notamment une reprise assez nette bien qu’encore partielle de l’activité économique française », souligne l’Insee dans sa nouvelle estimation de l’impact de la crise sanitaire en cours.

La plus importante récession depuis 1948

Malgré ce sursaut, le produit intérieur brut (PIB) devrait quand même chuter « d’environ 20% » au deuxième trimestre, après le recul de 5,8% enregistré au premier. 

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Outre-mer : un plan d’un milliard pour aider les collectivités et entreprises

Le ministère des Outre-mer et l’Agence française de développement (AFD) ont signé lundi un plan doté d’un milliard d’euros pour accompagner les collectivités locales et les entreprises ultramarines dans la crise sanitaire et économique liée au coronavirus.

Ce plan, baptisé «Outre-mer en commun», se veut «une réponse à la crise sanitaire mais aussi à son impact économique», dans le cadre de la «trajectoire outre-mer 5.0 »(déclinaison des objectifs de développement durable pour les territoires ultramarins, ndlr), lancée depuis avril 2019, explique un communiqué commun. Ce plan se décline notamment en trois points : une réponse sanitaire, une réponse économique et une réponse environnementale.

Relance des investissements

En matière sanitaire, l’AFD va renforcer «son appui aux réseaux régionaux de surveillance épidémiologique» et va «contribuer au plan de réforme et de relance des investissements» pour les hôpitaux d’Outre-mer, précise le communiqué, sans donner de chiffres.

Pour «soutenir le tissu économique», l’AFD va examiner «avec bienveillance les demandes de report d’échéances de 6 mois de ses prêts aux collectivités locales et aux entreprises», accélérer «ses décaissements» (à hauteur de 250 millions d’euros), «les instructions de prêts budgétaires annuels des grandes collectivités» (250 millions), et mettre en place des «prêts d’urgence d’aide à l’investissement sur 20 ans pour les collectivités ultramarines».

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