Catégorie : Echos d’éco

Crise économique en Guadeloupe : vers un nouveau modèle de développement ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

La crise économique actuelle en Guadeloupe révèle les limites de notre modèle économique et social. Ancré dans un passé dépassé, ce modèle peine à s’adapter aux défis contemporains tels que le protectionnisme croissant, la crise financière française, et l’inflation.
L’inflation entraîne une augmentation généralisée des prix, ce qui diminue le pouvoir d’achat des ménages et affecte leur capacité à consommer. Cela peut entraîner une baisse de la demande globale dans l’économie. Les entreprises sont aussi confrontées à des coûts de production plus élevés en raison de l’augmentation des prix des matières premières, des salaires, etc. Cela peut réduire leur compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux. Face à ces enjeux, il est impératif d’élaborer des politiques novatrices favorisant l’innovation tout en assurant la protection sociale et la stabilité économique. Le modèle économique actuel, fondé sur l’agriculture, le commerce traditionnel et le tourisme, est devenu obsolète et inégalitaire. Il ne parvient plus à répondre aux exigences de protection sociale et de redistribution des richesses. De plus, la crise actuelle met en lumière la nécessité d’une vision prospective de notre développement, orientée vers les nouvelles technologies et les énergies renouvelables.

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La responsabilité locale est certes nécessaire , mais n’est pas la panacée dans un contexte difficile.

—Par Jean-Marie Nol, économiste —

Le modèle économique de la Guadeloupe et de la Martinique repose principalement sur la consommation et les services, ce qui le rend vulnérable à divers risques. Tout d’abord, une dépendance excessive à la consommation peut rendre l’économie sensible aux fluctuations des dépenses des ménages, notamment du fait de la crise inflationniste actuelle ,ce qui peut être influencé par des facteurs externes tels que les crises  économiques nationales et mondiales (COVID et Guerre) . De plus, une économie axée sur les services peut être affectée par des perturbations telles que les crises sanitaires, les catastrophes naturelles , le changement climatique , ou les fluctuations du tourisme, ce qui peut avoir un impact significatif sur les revenus et l’emploi dans le secteur des services. Les économies qui dépendent uniquement de la production ou de la consommation sont plus sensibles aux fluctuations économiques mondiales et au changement de paradigme dans la politique en matière de dépense publique. Par exemple, une baisse de la demande pour les produits manufacturés ou une réduction des dépenses de consommation peuvent avoir un impact significatif sur ces économies.

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L’heure est plus que jamais à la mobilisation pour un nouveau modèle économique et social.

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Le débat entamé sur l’évolution institutionnelle met en lumière les défis économiques et sociaux auxquels fait face la Guadeloupe et plus généralement les territoires d’outre-mer. Dans ce cas de figure, et pour répondre à ces enjeux, faudrait-il au préalable cheminer «vers un consensus» sur un projet de réforme constitutionnelle permettant une autonomie et la reconnaissance qu’une nouvelle collectivité de Guadeloupe aurait une place singulière dans la Constitution, avec ses “spécificités linguistiques, culturelles et insulaires” et “son attachement à la terre”, et donc pour ce faire serait dotée de la compétence législative et réglementaire, c’est-à-dire d’une autonomie normative, dans des domaines qu’une loi organique fixerait. Tout celà est très tentant, mais à notre avis pour le moment, c’est trois fois NON NON et NON. Car tout cela s’avère prématuré en raison de la crise inflationniste actuelle et aussi in fine celle des finances publiques de la France hexagonale. Alors que le Pic de la crise n’est pas encore d’actualité, vouloir réformer les institutions c’est assumer le terrible risque que les élus déjà en piètre estime auprès de la population soient désignés comme les boucs émissaires, l’État se défaussant de toutes responsabilités sur la foi de compétences n’étant nullement de son ressort.

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La différenciation : chance ou obstacle de taille pour les Antilles ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Le Président Emmanuel Macron s’est entretenu récemment avec les élus ultramarins au Palais de l’Elysee pour leur parler de la différenciation et de l’autonomie comme Nicolas Sarkozy avait fait de même en son temps à Petit Bourg pendant sa mandature , et pour concrétiser la réflexion a dépêché deux émissaires en Guadeloupe.

Le Président de la République et le gouvernement sont aujourd’hui décidés à employer une nouvelle méthode sur mesure en fonction des spécificités des territoires. Ils veulent ainsi donner aux élus ultramarins des collectivités de l’océan Atlantique et de l’océan Indien à travers une certaine forme d’autonomie sous l’appellation de responsabilité locale « les marges d’action nécessaires à l’invention de solutions sur mesure » aux problèmes de mal développement économique, de sécurité alimentaire, et de vie chère, qui touchent ces territoires. Mais que cache cette nouvelle stratégie de l’État qui rompt totalement avec la politique d’assimilation institutionnelle du passé ?

Par ailleurs dans quel objectif et pour quelle perspective vouloir instaurer une TVA régionale en lieu et place du dispositif fiscal de l’octroi de mer ?

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La « destruction créatrice » n’est -t- elle pas déjà une réalité irrépressible aux Antilles ?

La théorie de la destruction créatrice de l’économiste Joseph Schumpeter est le processus par lequel de nouvelles mutations de la société et innovations viennent constamment rendre les technologies et activités économiques existantes obsolètes c’est à dire dépassées ou périmées. C’est le processus par lequel les entreprises innovantes et les emplois nouvellement créés viennent sans cesse remplacer les entreprises traditionnelles et emplois existants. Au cœur du système capitaliste se trouve, pour Schumpeter, l’entrepreneur qui réalise des innovations (de produits, de procédés, de marchés). En conséquence, la croissance est un processus permanent de création, de destruction et de restructuration des activités économiques. Pour éviter d’être dépassée par l’obsolescence et de disparaître du marché, une entreprise doit adopter une approche proactive et stratégique pour rester compétitive. Pour ce faire, l’entreprise doit rester à l’affût des nouvelles technologies pertinentes pour son secteur et investir dans la recherche et le développement pour innover constamment. Elle doit investir dans la formation de ses employés pour qu’ils puissent acquérir les compétences nécessaires pour travailler avec les nouvelles technologies et s’adapter aux changements du marché. L’entreprise doit être flexible et capable de s’adapter rapidement aux changements du marché en ajustant ses stratégies, ses processus et ses produits en conséquence.

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La rose rouge, reflet de ce qu’il y a de pire dans la mondialisation

— Ppar Bernard Calas(*) —

Une rose rouge peut symboliser bien des choses. Le jour de la Saint-Valentin, elle devient, pour beaucoup, une marque d’amour, une preuve de tendresse. C’est la fleur des amoureux par excellence. En Russie, elle est aussi offerte le 8 mars, aux mères de famille comme un gage de reconnaissance de leur travail domestique. Mais pour le géographe, la rose rouge est aussi un marqueur de la mondialisation. Car la rose que vous offrirez ou recevrez le 14 février a toutes les chances de ne pas être française mais de provenir de serres situées sous les tropiques voire sur l’équateur. Plus précisément au Kenya, en Éthiopie, ou peut-être en Équateur si sa tige est très longue et qu’elle coûte plus cher.

Dans les serres, les chefs de culture ont travaillé d’arrache-pied depuis 6 mois pour que leurs rosiers (6 par m2 soit 60 000 environ par hectare) fleurissent précisément la semaine qui précède le 14 février, ni trop tôt, ni surtout trop tard, jouant pour cela avec les capacités techniques des serres pour moduler la lumière, l’irrigation, les apports en CO2 ou en oxygène, le taux d’humidité de façon à accélérer ou ralentir la floraison des rosiers.

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Réinventer la Guadeloupe, c’est mettre l’économie, au centre de la vie du territoire !

— Par Jean-Marie Nol —

L’avenir de la Guadeloupe dépend de plusieurs facteurs, notamment économiques, sociaux, politiques et environnementaux. Le présent de la Guadeloupe pourrait également être façonné par des efforts visant à renforcer le lien social et à promouvoir l’inclusion sociale, en abordant les inégalités économiques, l’accès à l’éducation et aux soins de santé, ainsi que la préservation de la culture créole et des traditions. Nous n’avons jamais autant parlé de politique qu’en 2023 et en ce début de l’année 2024. Ainsi deux experts nommés par Emmanuel Macron le président de la République sont actuellement en Guadeloupe pour travailler sur les questions de l’évolution statutaire ou institutionnelle et dans le même temps une commission ad hoc du Congrès des élus composée d’élus du département, de la Région, des maires, des parlementaires, des partis politiques, mais aussi des experts de la société civile planchent depuis le 29 janvier sur la question institutionnelle . Parmi les réflexions en cours, on retrouve la question de la fusion des deux collectivités, l’autonomie avec la fiscalité, ou encore la refonte de l’intercommunalité. Et pourtant, les problèmes d’ordre économiques s’avèrent aujourd’hui cruciaux.

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Le RSA lié à la réalisation de 15 heures d’activité dans 47 départements d’ici mars 2024

Le nombre de départements où l’obtention du revenu de solidarité active (RSA) sera associée à la réalisation d’au moins 15 heures d’activité hebdomadaires va passer d’ici fin février de 18 à 47, a indiqué le 7 février 2024 la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités ; elle a précisé que ce dispositif devrait être généralisé en 2025.

Au sein des territoires qui expérimentent « l’accompagnement rénové » des allocataires du RSA, les acteurs de l’insertion et de l’emploi doivent proposer à ces derniers :

  • un diagnostic de leurs besoins sociaux et professionnels en vue de favoriser leur retour à l’emploi ;
  • un accompagnement social et professionnel afin qu’ils puissent établir un projet professionnel et déterminer les moyens d’y parvenir. Dans ce cadre, il est prévu que les allocataires du RSA réalisent 15 à 20 heures d’activité par semaine et que l’ensemble des acteurs locaux de l’insertion (associations, chantiers d’insertion…) soient impliqués.

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Leasing électrique : fin du dispositif pour l’année 2024

L’offre de leasing destinée aux ménages les plus modestes et permettant d’acquérir un véhicule électrique pour 100 € par mois a pris fin le 15 février. Mis en place depuis le 1er janvier, le dispositif est suspendu pour l’année 2024, comme l’indique le décret paru le 12 février.

50 000 ménages ont pu bénéficier de l’offre de leasing électrique mise en place par le Gouvernement à compter du 1er janvier 2024. L’objectif du nombre de véhicules prévu dans ce dispositif ayant doublé, l’État a décidé de suspendre l’opération pour l’année 2024, mais annonce une reconduction en 2025. Un quota de 20 à 25 000 voitures était initialement prévu en 2024, avec la règle du « premier arrivé, premier servi ».

Annoncé par le président de la République en décembre 2023, le dispositif du leasing électrique (appelé aussi leasing social), subventionné par l’État, avait démarré le 1er janvier 2024. Il a pris fin le 15 février 2024 du fait que le quota prévu de véhicules était atteint. Un décret du 12 février 2024 confirme cette suspension.

Le leasing électrique est une location avec option d’achat (LOA), sans apport initial, au coût de 100 ou 150 € par mois selon les modèles (citadine/familiale, hors assurance et entretien).

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Taxis : les tarifs applicables à partir du 1er février 2024

Quel supplément si vous réservez un taxi ? Quel tarif minimum peut-on vous demander ? Quel est le forfait pour vous rendre dans un aéroport ? Les tarifs des courses de taxi qui entrent en vigueur au plus tard le 1er février 2024 sont fixés par un arrêté publié au Journal officiel du 27 janvier 2024.

Un arrêté du 22 janvier 2024 publié au Journal officiel le 27 janvier 2024 porte revalorisation des tarifs des courses de taxi en 2024. Une variation du tarif de la course type des taxis d’au plus 5,40 % entrera en vigueur à la date fixée par les arrêtés préfectoraux et au plus tard le 1er février 2024. Ces arrêtés sont publiés au plus tard le 31 janvier 2024. Le prix maximum du kilomètre parcouru est porté à 1,27 €.

En 2024, le tarif minimum d’une course est fixé à 8 € au lieu de 7,30 € précédemment pour tous les taxis (parisiens et non parisiens).

Par ailleurs, les tarifs des taxis sont plafonnés à :

  • 4,40 € pour la prise en charge ;
  • 1,27 € pour celui du kilomètre parcouru ;
  • 41,06 € pour le prix maximum horaire.

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La Guadeloupe possède plusieurs cartes maîtresses à faire valoir !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Si la Guadeloupe est historiquement reconnue comme le pays de l’histoire de la résistance à l’oppression avec l’épopée de Delgres et ses compagnons, des lettres, de la musique, et du sport, de la beauté de ses sites naturels, elle est également réputée pour ses compétences universitaires d’ordre scientifiques, l’esprit entrepreneurial de sa population et ses grandes capacités d’innovation. Bref, son modèle économique et social de demain peut devenir une source d’inspiration pour l’ensemble de l’outre-mer La Guadeloupe peut ainsi s’appuyer sur ses nombreuses cartes maîtresses afin de devenir un pays à forte attractivité pour les investisseurs internationaux en raison de la présence de nodules polymetalliques dans la zone économique exclusive de ses fonds marins Oui, il existe des nodules polymétalliques dans la mer des Antilles. Les nodules polymétalliques sont des formations rocheuses riches en minéraux tels que le nickel, le cuivre, le cobalt et le manganèse, entre autres. Ils se forment sur le fond marin au fil du temps par des processus géologiques complexes.

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En Guadeloupe, le changement de modèle économique doit précéder le changement des institutions.

—Par Jean-Marie Nol, économiste —

A l’heure où l’enjeu de la transformation des institutions figure désormais dans chacune des prises de parole des élus et du gouvernement, la question centrale est très clairement de savoir s’il ne faut pas au préalable de mettre en œuvre un nouveau modèle économique en Guadeloupe avant toute modification institutionnelle pour mettre un terme au mal développement. Un changement de modèle économique et social implique une transition significative dans la manière dont une société fonctionne sur les plans économique et social. Cela doit nécessairement inclure des ajustements majeurs dans les structures économiques actuellement en cours, les politiques gouvernementales, les normes sociales, les valeurs culturelles locales et les comportements individuels, notamment le refus de la politique d’assistanat.

Ce changement peut être motivé par divers facteurs tels que des crises économiques, des évolutions technologiques, des changements démographiques, des mouvements sociaux ou des pressions environnementales. Et pour cause, aujourd’hui, nous y sommes et l’objectif doit être à présent de promouvoir la durabilité à l’aide de l’économie circulaire, l’inclusion sociale, l’équité sociétale, la relance de la croissance économique par la production locale, ou de répondre à d’autres défis et opportunités spécifiques à une époque donnée.

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Défis démographiques et enjeux territoriaux dans les Antilles françaises : Regards croisés sur la Martinique et la Guadeloupe

Depuis quelques années, les Antilles françaises, constituées principalement de la Guadeloupe et de la Martinique, font face à des défis démographiques majeurs, marqués par une dépopulation croissante et un vieillissement rapide de la population. L’évolution démographique de ces territoires insulaires soulève des préoccupations quant à leur avenir socio-économique et appelle à des mesures urgentes.

La dépopulation, phénomène observé au cours des trois et dix dernières années, se manifeste par un solde migratoire négatif, principalement en raison du départ massif des jeunes adultes vers la métropole. Les flux migratoires contribuent ainsi à la diminution du nombre de jeunes en âge de procréer, accentuant la baisse de la fécondité. Cette dynamique démographique se traduit par un rétrécissement significatif de la base de la pyramide des âges, mettant en lumière le défi que représente le maintien d’une population jeune et active.

Le vieillissement de la population, résultant à la fois de l’allongement de la durée de vie et du départ des générations du baby-boom à la retraite, constitue un enjeu majeur. L’espérance de vie continue de progresser, rapprochant les indicateurs de la Martinique et de la Guadeloupe de ceux de la métropole.

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Enquête approfondie de l’UE sur le plan de restructuration de Corsair

Des incertitudes planent sur l’avenir de la compagnie aérienne

La Commission européenne a récemment annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie sur les modifications apportées au plan de restructuration de la compagnie aérienne Corsair, initialement approuvé en décembre 2020. Ces ajustements, soumis par la France en septembre 2023, visent à permettre à Corsair de s’adapter au nouvel environnement commercial et de recentrer ses opérations. La compagnie aérienne, basée à l’aéroport de Paris-Orly et immatriculée en Guadeloupe, dessert principalement les régions ultrapériphériques françaises des Caraïbes (Martinique, Guadeloupe) et de l’Afrique (La Réunion, Mayotte). À fin décembre 2023, Corsair dispose d’une flotte de neuf avions.

Le plan initial, approuvé en décembre 2020 par la Commission européenne, comportait deux mesures principales : une aide à la restructuration de 106,7 millions d’euros et une indemnisation de 30,2 millions d’euros. La première était destinée à soutenir les efforts de restructuration de Corsair, conformément aux règles de l’Union européenne en matière d’aides d’État au sauvetage et à la restructuration. La seconde visait à compenser les dommages subis par la compagnie en raison des mesures d’urgence mises en place pendant la pandémie de Covid-19 entre mars et fin juin 2020.

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L’appauvrissement actuel de notre tissu économique productif n’est plus une fatalité avec les clubs Cigales !

— Jean-Marie Nol, économiste —

L’économie de la Guadeloupe est à la croisée des chemins ,et ce vu les multiples facettes de la crise qui risque de secouer le tissu économique dans les prochaines années. Nous nous devons donc  normalement de  promouvoir un autre modèle de développement basé sur une production durable avec un accompagnement financier digne de ce nom.  Lors d’une précédente tribune de presse datant d’environ 3 ans,   nous avions présenté le projet de la création de clubs Cigales aux Antilles/Guyane . Donc,  il est à noter que c’est dans le cadre de ce nouveau paradigme de développement économique  que les clubs Cigales ont désormais vu le jour en Guadeloupe et Martinique. Ces clubs Cigales à l’avenir devraient pouvoir jouer un rôle important dans le financement de la diversification de l’économie en capitalisant sur notre épargne.  Cela permettra de réduire la dépendance de notre économie à d’autres secteurs axés aujourd’hui sur la consommation et de créer de nouvelles opportunités économiques, notamment dans le domaine de la petite industrie agroalimentaire, des arts, de l’artisanat et du tourisme culturel.

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Ce qui change en février 2024

Baisse du taux du livret d’épargne populaire à 5 % ; maintien du taux de rémunération du livret A à 3 % ; hausse des tarifs de l’électricité ; premier versement d’allocation de stage pour les lycéens de la voie professionnelle ; prolongation de la campagne de vaccination contre la grippe ; dates des vacances d’hiver, soldes… On fait le point sur ce qui change en février 2024.

Argent et consommation

Baisse du taux du livret d’épargne populaire à 5 % ; maintien du taux de rémunération du livret A à 3 % ; hausse des tarifs de l’électricité au 1er février 2024. Fin des soldes d’hiver le 6 février.
Baisse du taux du livret d’épargne populaire à 5 %
Livret A : maintien du taux à 3 % jusqu’en janvier 2025
Électricité : les tarifs augmentent en février !
Soldes d’hiver 2024 : les dates

Famille

Les vacances scolaires d’hiver 2024 débutent le samedi 10 février pour la zone C, le 17 février pour la zone A et le 24 février pour la zone B.

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Révolution technologique et mutation sociétale : des enjeux importants pour les entreprises !

— Jean-Marie Nol, économiste —

L’intelligence artificielle commence à intéresser les chefs d’entreprises de Guadeloupe. Les entreprises ont maintenant compris que l’IA allait changer leur modèle économique, et que si elles ne s’y mettaient pas elles seraient dépassées par la concurrence, et que c’est leur existence même qui est en cause dans la décennie actuelle. restera à en apprécier l’ampleur de la mutation sociologique en Guadeloupe et ses conséquences dans ce contexte de totale incertitude que la 15e édition des journées du monde économique débute le 1er février. Les enjeux et les opportunités du numérique et de l’intelligence artificielle seront au cœur de cet évènement. Ce rendez-vous organisé par l’ordre des experts-comptables, de la compagnie régionale des commissaires aux comptes et en partenariat avec la Région est ouvert à tous les acteurs du tissu économique. Destinées aux entreprises comme aux associations, ces journées du monde économiques ont pour objectif de donner des clés à tous pour mieux anticiper les changements actuels. Les chefs d’entreprises et les experts comptables sont intéressés, voire préoccupés par l’IA. Malgré les vents contraires du contexte économique actuel, les dirigeants d’entreprises Guadeloupéenne commence à ressentir le danger et font aujourd’hui preuve d’un pragmatisme et d’une agilité qui leur permettront de préserver et renforcer la rentabilité de leur entreprise à moyen terme.

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« Carnaval fait main »

Samedi 3 février à partir de 8h à l’Ecolieu de Tivoli
Le mini-marché mensuel de l’association Ypirangai est de retour une semaine avant les jours gras
Pour se mettre d’ores et déjà dans l’ambiance du carnaval 2024, l’association Ypiranga propose, lors d’une journée festive, de venir concevoir soi-même ses accessoires de carnaval à partir de matériaux naturels ou de récupération, parce que oui, on peut être extravagants et éco-responsables !
Le groupe Soopah Mario Brass sera également présent à partir de 11h pour vous emporter dans sa fanfare effrénée lors du mini marché mensuel à l’Ecolieu de Tivoli.
RDV à l’Ecolieu de Tivoli de 8h à 12h
Entrée libre & atelier de création gratuit – renseignements sur WhatsApp au +596 696 19 78 9
Au proramme :
8h – 12h : Vente de Fruits & Légumes, Plantes médicinales, Produits locaux et artisanaux
Vous trouverez : savons & cosmétiques, bijoux, sacs & accessoires, kombuchas de nos exposants partenaires
Comme toujours, vous pourrez vous régaler de la délicieuse restauration Ital préparée par Abyssinia

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Cartel du pneu: Michelin « conteste l’existence de pratiques anticoncurrentielles »

La Commission européenne a déclenché une tempête dans le secteur des pneumatiques en menant des inspections inopinées chez plusieurs fabricants majeurs, dont Michelin, Bridgestone, Continental, Nokian et Goodyear. Les autorités craignent une possible entente sur les prix au sein de l’industrie, jetant ainsi une ombre sur la concurrence dans l’Union européenne.

Dans un communiqué publié à Bruxelles, la Commission européenne a exprimé ses inquiétudes quant à une éventuelle coordination des prix entre les entreprises du secteur. Bien que les noms des entreprises concernées n’aient pas été divulgués officiellement, Michelin, leader mondial, a confirmé son implication tout en rejetant catégoriquement toute pratique anticoncurrentielle.

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Révélations scandaleuses sur les pratiques de Nestlé dans le traitement de ses eaux minérales

Le 29 janvier dernier, Nestlé Waters, leader mondial du marché de l’eau minérale, a admis avoir enfreint la réglementation française en utilisant des traitements interdits sur certaines de ses marques emblématiques, dont Perrier, Vittel, Hépar et Contrex. L’entreprise a informé les autorités françaises en 2021 de l’utilisation de techniques interdites telles que les ultraviolets et les filtres au charbon actif, justifiant ces pratiques par la nécessité de garantir la sécurité alimentaire de ses eaux.

Bien que ces traitements aient toujours été destinés à assurer la sécurité alimentaire, Nestlé Waters a reconnu avoir perdu de vue l’enjeu de la conformité réglementaire. Les marques concernées sont désormais déclarées « pleinement conformes » au cadre réglementaire français, selon les affirmations de l’entreprise.

La réglementation européenne interdit toute désinfection des eaux minérales, soulignant qu’elles doivent présenter une haute qualité microbiologique naturelle. Les traitements utilisés par Nestlé Waters, tels que les ultraviolets et les filtres au charbon actif, sont exclus de cette interprétation, bien que la date exacte de leur arrêt demeure inconnue.

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Malus automobile 2024 : durcissement du barème

À compter du 1er janvier 2024, un nouveau barème du malus automobile s’applique aux véhicules neufs immatriculés à partir de cette date. Ce malus écologique est une taxe à payer lors de l’immatriculation de certains véhicules particulièrement polluants.

La taxe malus est une taxe perçue sur le certificat d’immatriculation des véhicules. Elle est composée de la taxe sur les émissions de dioxyde de carbone (malus CO2) et de la taxe sur la masse en ordre de marche (taxe au poids).

En 2024, le malus CO2 et le malus au poids connaissent tous deux un durcissement, prévu par la loi de finances pour 2024.

Le malus CO2 sur les véhicules les plus polluants

À partir du 1er janvier 2024 :

  • Le malus s’applique à partir de 118 grammes de CO2/km (au lieu de 123 grammes de CO2/km en 2023) avec pour ce niveau de pollution une taxation de 50 €.
  • Le seuil de 1 000 € est atteint dès 141 grammes de CO2/km (1074 €) au lieu de 146 grammes de CO2/km en 2023.

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Saisies sur rémunérations : le barème 2024

La saisie des rémunérations ou saisie sur salaire permet à un créancier de récupérer les sommes dues grâce à l’intermédiaire de l’employeur qui procède à une retenue sur la fraction saisissable du salaire de son employé. En conséquence, le salarié ne reçoit qu’une partie de son salaire. Cette somme ne peut pas être inférieure au montant du solde bancaire insaisissable. Le décret révisant le barème des saisies et cessions des rémunérations est paru au Journal officiel du 22 décembre 2023.

Seule une fraction du revenu saisissable peut être retenue par l’employeur. La fraction saisissable est calculée sur le montant des rémunérations nettes annuelles (hors remboursements de frais et allocations pour charge de famille) des 12 mois qui précèdent la notification de la saisie. Le salaire net comprend les éléments suivants :

  • Salaire (déduction faite de la CSG, de la CRDS et du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu).
  • Majorations de salaire pour heures supplémentaires.
  • Avantages en nature.

Ce montant saisissable est calculé par tranches sur la base du barème suivant à compter du 1er janvier 2024 :

  • 1/20e sur la tranche inférieure ou égale à 4 370  € ;
  • 1/10e sur la tranche supérieure à 4 370 € et inférieure ou égale à 8 520 € ;
  • 1/5e sur la tranche supérieure à 8 520 € et inférieure ou égale à 12 690 € ;
  • 1/4 sur la tranche supérieure à 12 690 € et inférieure ou égale à 16 820 € ;
  • 1/3 sur la tranche supérieure à 16 820 € et inférieure ou égale à 20 970 € ;
  • 2/3 sur la tranche supérieure à 20 070 € et inférieure ou égale à 25 200 € ;
  • la totalité sur la tranche supérieure à 25 200 €.

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Exil des jeunes et retraités : Awa… yo pé  ké déviwé an gwadloup ni an matinik !

— Par Jean-Marie Nol, économiste et chroniqueur —

Aujourd’hui en France, on regarde l’avenir avec une certaine inquiétude. En effet, 76% des Français se déclarent pessimistes quant à l’avenir de la France

L’état de la France vu par les Français en 2024: alors que six Français sur dix restent optimistes pour leur propre avenir, leur vision de l’avenir du pays est plutôt pessimiste, selon une enquête Ipsos pour le CESE. Les principales préoccupations personnelles des français concernent le pouvoir d’achat, la santé, l’environnement et les inégalités, mais la pression migratoire, les  incivilités et la délinquance sont leur principale source d’inquiétude pour le pays. Il semble qu’il faille nuancer le constat pour les Guadeloupéens, car la perception de l’avenir n’est pas la même que celle des hexagonaux pour cause vraisemblablement d’un temps ancestral de décalage avec le ressenti des évènements économiques et sociaux.

Depuis les années 2000, l’augmentation de la précarité, la violence de la société, la déliquescence des mœurs, l’implosion de la cellule familiale , la baisse de la démographie et l’expatriation des Guadeloupéens semblent être les sources premières d’inquiétudes des guadeloupéens .  

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Afrique électrique : dessiner un avenir éco-énergétique à petit prix

— Par Théo Chamarande —

600 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité en Afrique Sub-Saharienne, soit 43 % de la population. Les Nations unies ont placé cette problématique au cœur de l’un de leurs objectifs du développement durable : assurer un accès universel à une énergie propre, durable et abordable d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) promeut le développement de mini-réseaux isolés pour électrifier des communautés souvent éloignées des réseaux électriques nationaux. Ce serait, développe l’Agence Internationale de l’Énergie, l’option la moins coûteuse pour plus d’un tiers des futures connexions en Afrique Subsaharienne d’ici à 2030. Mais une Afrique électrique reste un vrai défi.

Ces mini-réseaux isolés sont des systèmes électriques constitués d’un ou plusieurs moyens de production (panneaux photovoltaïques, groupe électrogène utilisant du diesel) avec ou sans stockage (batteries) et d’un réseau de distribution qui fonctionne indépendamment du réseau national. Ils permettent ainsi de fournir un accès à l’électricité, sans recourir à l’extension souvent lente et coûteuse des réseaux nationaux.

Énergie solaire et batteries : le combo gagnant ?

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La mutation économique et le changement des repères sociologiques : révolution ou régression ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste et chroniqueur —

D’aucuns parmi les hommes et femmes politiques de la Guadeloupe prônent une fusion du département et de la région. L’Assemblée départementale a-t-elle l’intention de se saborder ? Certains de ses membres semblent en effet penser que leur institution n’a pas assez de levier de décision et que c’est à la région que les choses véritables se passent vu la prédominance de l’économie sur le social. A notre sens c’est une grossière erreur de jugement. Ce ne serait pas gravissime s’ils avaient l’intention d’en rétrocéder une partie au peuple dont ils tirent leur légitimité, mais ce n’est pas le cas : ils estiment nécessaire, bien au contraire, d’en donner davantage aux institutions politiques Issues d’un régime d’autonomie.

Disons le tout net, ce ne serait pas tragique, toutefois, si l’abaissement auquel ils consentent ne concernait que les institutions politiques de la Guadeloupe. Il faut cependant constater qu’il va bien au-delà, puisqu’ils concernent essentiellement des problématiques d’ordre financières et économiques.

Le nouveau Premier ministre Gabriel Attal promet « de l’action » et « des résultats ».

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