Cinéma

Celui qui se réfugia dans la montagne. Monchoachi.

— Par Widad Amra

S’il est des personnages qui avancent dans la vie, entourés d’un halo de mystère, par leur rapport à l’existence, par ce qu’ils donnent peu à voir, peu à entendre, mais tellement à comprendre, il en est un qui incarne cette alchimie mystérieuse, le poète Monchoachi.

Dans le film d’Arlette Pacquit : « La Parole Sovaj », présenté en avant-première à Tropiques – Atrium le 30 mars dernier et en première diffusion sur Martinique la 1ère, le 6 avril, André-Pierre Louis, alias Monchoachi, nous est présenté dans toute sa complexité et toute sa clarté. Chose étonnante, l’homme solitaire est descendu de la montagne du Vauclin, lui qui refuse tout projecteur, cultive l’absence plus que la présence. Il nous est apparu dans sa simplicité, son apparente fragilité, son sourire malicieux, sa modestie, son élégance.

Ce documentaire d’une belle poésie, est un voyage qui brise les codes habituels pour offrir ce que la poésie a de plus éclaté et de plus rassemblé, de plus libre, de plus primitif, voire subversif, dans ce qu’elle offre à voir de ce qu’est la beauté.

Lire Plus =>

« Nomadland » de Chloe Zhao remporte le Bafta du meilleur film et du meilleur réalisateur

Le road-movie « Nomadland » a remporté quatre prix, dont celui du meilleur film « meilleur film », dimanche, au cours de la cérémonie des Bafta, les récompenses britanniques du cinéma. Sa réalisatrice, la Chinoise Chloé Zhao, déjà sacrée aux Golden Globes fin février, a quant à elle remporté le Bafta du « meilleur réalisateur ».

La Chinoise Chloé Zhao l’a emporté dans la catégorie « meilleur réalisateur » et son road-movie « Nomadland », hymne à la gloire de hippies modernes sillonnant les États-Unis dans leurs camionnettes, a été sacré « meilleur film », dimanche 11 avril, au cours de la cérémonie des British Academy Film Awards (Bafta), les récompenses britanniques du cinéma.

Déjà sacrée aux Golden Globes fin février et première femme à avoir obtenu quatre nominations aux Oscars la même année, la cinéaste indépendante de 39 ans a rendu hommage à « la communauté nomade qui nous a si généreusement accueillis dans sa vie, elle a partagé avec nous ses rêves, ses luttes ».

Au total, « Nomadland » a récolté quatre prix : meilleur réalisateur, meilleur film, meilleure actrice et meilleure photographie.

Lire Plus =>

« Vues d’Afrique »: cinq films à voir en ligne

Vues d’Afrique, basé à Montréal, contribue à faire connaître les cultures africaines et créoles à travers des activités grand public. Il souhaite ainsi favoriser la compréhension mutuelle et le dialogue avec des artistes afrodescendants, tout en luttant contre toute forme de discrimination. Il produit le festival Vues d’Afrique chaque année au mois d’avril.  

Sur le plan professionnel Vues d’Afrique organise des activités destinées à favoriser des liens entre créateurs de cultures diverses au Canada, et entre créateurs d’ici, africains, européens et ceux du monde créole. Il agit aussi pour la promotion d’artistes canadiens d’origine africaine et créole dans différentes disciplines et travail à l’éveil artistique des jeunes Canadiens à travers des ateliers d’arts visuels et de musique animés par des artistes d’origine africaine et créole.

TV5 vous invite à la 37e édition du Festival Vues d’Afrique! Du 9 au 18 avril, voyez le meilleur du cinéma africain et créole à travers une centaine de films offerts en ligne. Veuillez noter que la sélection est renouvelée toutes les 48 heures. Profitez-en, l’entrée est gratuite!

Cinq films à voir en ligne

Pandémie ou pas, le Festival international de cinéma Vues d’Afrique continue de faire rayonner le septième art africain et créole.

Lire Plus =>

Sous l’œil de Klapisch, la seconde vie d’une ballerine de l’Opéra

Paris – On se croirait en pleine séance de travail d’un ballet, si ce n’est l’homme aux côtés de la danseuse de l’Opéra de Paris n’est pas un répétiteur, mais Cédric Klapisch qui boucle son dernier film, petit « miracle » tourné en pleine pandémie.

Sur la scène du Théâtre du Châtelet, qui a accueilli cette semaine les derniers jours du tournage entamé en décembre et réalisé également à La Villette et en Bretagne, Marion Barbeau signe ses débuts au cinéma et un retour sur le plateau, alors que les salles de spectacle sont fermées depuis plus de cinq mois. 

La ballerine de 30 ans a renoué ainsi avec des « émotions fortes qu’on ne retrouve qu’au théâtre« , même si l’expérience varie sensiblement une fois devant la caméra.  

« Un ballet présenté devant un public, c’est très frontal. Ici c’est plus subjectif, on guide le spectateur là on veut que l’œil se pose« , affirme à l’AFP la première danseuse, grade précédant le titre suprême d’étoile. 

– « Le sens du détail » – 

Elle répète inlassablement un mouvement de bras dans une scène de « La Bayadère« , ballet du 19e siècle durant lequel l’héroïne danse avant de se blesser, ce qui brise son rêve d’étoile. 

Lire Plus =>

Incendie de Notre-Dame : Jean-Jacques Annaud cherche des vidéos amateurs

Paris – Cinéaste accompli cherche vidéastes amateurs : le réalisateur Jean-Jacques Annaud, en plein tournage d’un film sur l’incendie de Notre-Dame de Paris, a lancé lundi un appel aux témoins du monde entier, pour qu’ils lui envoient leurs vidéos du soir du sinistre.

Les séquences, qui doivent représenter « de préférence les embouteillages provoqués par l’évènement, les chants dans la nuit pour encourager les pompiers ou les réactions à l’étranger à la vision de Notre-Dame en feu« , peuvent être envoyées sur le site internet dédié « notredamebrule.com« . 

Les images sélectionnées pourront être intégrées, moyennant rétribution, au film « Notre-Dame brûle » qui doit sortir en 2022. 

Réalisateur de très gros succès comme « L’ours » (1988), « Le nom de la Rose » (1986) ou « Deux frères » (2004), Jean-Jacques Annaud s’est lancé à 77 ans dans le tournage de ce film sur l’incendie qui a partiellement détruit la cathédrale parisienne le 15 avril 2019. 

Conçu comme un film à grand spectacle, pour le cinéma, il mêlera environ 5% d’images d’archives du drame, avec des reconstitutions, en studio et dans des lieux comme la cathédrale de Bourges. 

Lire Plus =>

Mort du cinéaste Bertrand Tavernier à 79 ans

Le réalisateur Bertrand Tavernier, auteur de films comme « Coup de Torchon » et « L.627 », est décédé jeudi à l’âge de 79 ans, a annoncé l’Institut Lumière à Lyon, qu’il présidait.

« Avec son épouse Sarah, ses enfants Nils et Tiffany et ses petits-enfants, l’Institut Lumière et Thierry Frémaux ont la tristesse et la douleur de vous faire part de la disparition, ce jour, de Bertrand Tavernier« , a tweeté l’institution dédiée au 7e art. 

Éminente personnalité du cinéma français, artiste engagé à l’oeuvre éclectique et reconnue à l’étranger, Bertrand Tavernier a réalisé des films d’époque et contemporains, avec une prédilection pour les sujets sociétaux. 

Il fut aussi un grand cinéphile investi dans la préservation et la transmission des films, mû à la fois par le souci de défendre un cinéma français indépendant et la passion pour le cinéma américain du 20e siècle. 

Ses films ont été largement récompensés : prix 74 Louis-Delluc pour « L’horloger de Saint-Paul« , nomination aux Oscars 83 pour « Coup de torchon« , prix de la mise en scène à Cannes en 1984 pour « Un dimanche à la campagne« , BAFTA 90 du meilleur film étranger pour « La vie et rien d’autre« , Ours d’Or 95 à Berlin pour « L’appât« , Lion d’Or à Venise pour l’ensemble de sa carrière. 

Lire Plus =>

« Noire », de & avec Tania de Montaigne, m.e.s. de Stéphane Foenkinos

Vendredi 19 mars à 20h50 sur France 5

Vendredi 19 mars à 20h50, à l’occasion de « La grande soirée culturelle« , France 5 diffusera la captation de la pièce de théâtre réalisée par Stéphane Foenkinos à partir de « Noire » le livre de Tania de Montaigne sur la vie méconnue de Claudette Colvin.

Synopsis :
Vous êtes noire, donc moins que rien.
Avant Rosa Parks, en mars 1955, Claudette Colvin, jeune Noire d’Alabama, dit non : elle ne cède pas dans le bus sa place à un Blanc. Tania de Montaigne s’empare de son propre texte et fait entrer l’auditoire dans la peau de son héroïne.

Comme tous les jours, Claudette achète son ticket à l’avant du bus mais doit monter à l’arrière. Places réservées, sorte de bétaillère. À l’avant, ce sont les Blancs. Mais quand ils n’ont plus de place, les Noirs doivent céder les leurs, à l’arrière. C’est la loi. La gamine noire, quinze ans à Montgomery, Alabama, ce 2 mars 1955, refuse de laisser sa place. Claudette Colvin dit non. On l’arrête, elle imagine le pire.

Lire Plus =>

A l’école des cascadeurs, de la torche humaine au combat chorégraphique

Le Cateau-Cambrésis (France) – Maîtriser la torche humaine, la chute de hauteur ou le combat chorégraphique: près de Cambrai (Nord), les doublures de demain se forment à la cascade, et à la bataille pour se faire une place dans le monde des séries et des films.

Créé en 2008 dans le sud-ouest de la France, reconnu comme centre de formation professionnel, le Campus univers cascades, qui a déménagé en 2017 au Cateau-Cambrésis, se présente comme « la plus grande école de cascade au monde. » 

Site de tournage, zone d’acrobaties, parkour modulable, dojos aménagés, salle d’escalade et de musculation… Les élèves y suivent une formation aux techniques de cascades physiques. Huit cent heures réparties sur des stages de deux semaines, pour 5.500 euros. 

– « Pas du MMA » –

« Il y une bonne quinzaine d’activités pour être polyvalent, ce qui est le plus important dans ce métier« , explique Lucas Dollfus, fondateur et directeur du centre, conscient que « c’est un milieu difficile, comme tout milieu artistique« . 

« On est dans le dépassement de soi constamment.

Lire Plus =>

Jean Cocteau vu par Pedro  Almodóvar : « La Voix humaine »

Deux ans après Douleur et Gloire, le cinéaste espagnol adapte librement la pièce en un acte de Cocteau dans un court-métrage d’une trentaine de minutes où Tilda Swinton, en amante éconduite, embrase l’écran, plus altière et incandescente que jamais. The human voice-La Voix humaine¹ sort en DVD et VOD, le 19 mars 2021.

D’après Patrick Tardit  dans « Infodujour »

Tilda Swinton² donne son physique atypique, sa « pâleur », son « mélange de folie et de mélancolie », à son personnage, une femme seule, abandonnée, quittée par son amant… Si de celui-ci, jamais on n’entendra  les répliques, ou les questions, il nous sera cependant loisible, par la grâce de la réalisation, de l’imaginer…

Synopsis : Trois jours que les valises de l’homme sont faites et prêtes à partir, après quatre années de bonheur. Trois jours qu’elle l’attend, qu’elle attend de ses nouvelles, mais il ne viendra même pas chercher lui-même ses bagages. En complet bleu, elle sort acheter une hache, avec laquelle elle va s’acharner sur le costume sombre de l’absent posé sur le lit ; en ensemble rouge, elle pioche dans les pilules entassées dans le tiroir de sa table de chevet.

Lire Plus =>

Le festival de Cannes se prépare pour juillet, Spike Lee aux commandes du jury

La 74e édition du festival de Cannes, dont les préparatifs « battent leur plein » pour juillet malgré la pandémie, a un président du jury, le cinéaste américain Spike Lee, première personnalité noire à occuper la fonction.

Spike Lee devait présider le jury l’an dernier, mais le Covid a empêché le festival de se tenir. « Fidèle à ses engagements », le cinéaste assumera cette fonction lors du festival qui doit se dérouler en début d’été (6 au 17 juillet), au lieu du mois de mai, ont annoncé les organisateurs.

« Les préparatifs battent leur plein, avec de nombreux films visionnés par le comité de sélection », ont-il souligné, donnant rendez-vous « début juin » pour l’annonce de la Sélection officielle et de la composition du reste du jury, qui devra désigner le successeur de « Parasite » du Sud-Coréen Bong Joon-ho, Palme d’or 2019.

Cette 74e édition est attendue: si les conditions sanitaires permettent sa tenue aux dates prévues, il s’agira du plus important rendez-vous mondial du cinéma depuis plus d’un an. La plupart des autres grands festivals ont été contraints à l’annulation ou se sont tenus en ligne.

Lire Plus =>

« Les salles de cinéma ultra marines solidaires de la demande de réouverture des salles de l’hexagone »

— Communiqué d’Alexandra ELIZE, Présidente du SECOM —

Le 15 mars est aujourd’hui un triste anniversaire, celui de la fermeture historique des salles de cinéma en raison de la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus. Que s’est-il passé pendant cette année pour les cinémas ultra marins ? Comment se portent nos salles obscures ? Et quel avenir pour nos cinémas ?

Depuis maintenant un an les salles de cinéma ultra marine sont en souffrance.

À cause de la crise sanitaire elles ont dû fermer leurs portes au public le 15 mars dernier. Certaines ont rouvert en juin dernier comme la Martinique, la Guadeloupe et la Réunion, quand d’autres ont dû attendre plus de six mois pour revoir leur public, comme la Guyane. Certaines ont été de nouveau fermées, quand d’autres ont dû fonctionner au ralenti. Même si la fréquentation est évidemment loin d’être comme avant, les spectateurs ont de plus en plus envie de retrouver leurs habitudes en retournant au cinéma.

Alors qu’aujourd’hui nous pourrions nous réjouir d’avoir nos salles ultramarines ouvertes alors qu’elles sont fermées en métropole, les exploitants de salles de cinéma sont à bout de souffle et tirent la sonnette d’alarme.

Lire Plus =>

« Ibrahim » un film de Samir Guesmi

Avec Samir Guesmi, Abdelrani Bendaher, Luàna Bajrami

Synopsis:
La vie du jeune Ibrahim se partage entre son père, Ahmed, écailler à la brasserie du Royal Opéra, sérieux et réservé, et son ami du lycée technique, Achille, plus âgé que lui et spécialiste des mauvais coups. C’est précisément à cause de l’un d’eux que le rêve d’Ahmed de retrouver une dignité se brise lorsqu’il doit régler la note d’un vol commis par son fils et qui a mal tourné. Les rapports se tendent mais Ibrahim décide alors de prendre tous les risques pour réparer sa faute…

Festival du film francophone d’Angoulême 2020 : Valois de diamant (meilleur film), Valois du scénario et de la mise en scène pour Samir Guesmi et Valois de la musique pour Raphaël Eligoulachvili

On en parle :
Paris-Matdh par Yannick Vely
Il aurait sans doute fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes – il porte le label Cannes 2020 – «Ibrahim» du réalisateur français Samir Guesmi est en tout cas le grand vainqueur de la 13e édition du festival du film francophone d’Angoulême (FFA).

Lire Plus =>

« Le père de Nafi », un film de Mamadou Dia

Avec Saikou Lo, Alassane Sy
Titre original Baamum Nafi
1h 47min / Drame

Synopsis :
Dans une petite ville du Sénégal, deux frères s’opposent à propos du mariage de leurs enfants. Deux visions du monde s’affrontent, l’une modérée, l’autre radicale. Les jeunes Nafi et Tokara rêvent, eux, de partir étudier à Dakar, la capitale, et de vivre avec leur époque. A la manière d’une tragédie, et alors que s’impose la menace extrémiste, les amoureux doivent trouver un chemin pour s’émanciper des conflits des adultes.

Deux prix à l’édition 2020 en ligne de Vues d’Afrique à Montréal : meilleur long métrage et meilleur acteur pour Alassane Sy. Baamum Nafi avait déjà reçu le prix du meilleur premier long métrage et le Léopard d’or de la section Cinéastes du présent à Locarno (Suisse) et le prix Découverte à Namur. Des prix mérités.

On en parle :
Le Polyester par Gregory Coutaut:
Le Père de Nafi est le premier travail de fiction de Mamadou Dia, qui a auparavant travaillé pendant presque dix ans comme journaliste, ce qui explique peut-être la place élégante que le film laisse au silence, à l’observation et aux pauses dans l’intrigue.

Lire Plus =>

« La troisième femme », un film de Ash Mayfair

Avec Nguyen Phuong Tra My, Tran Nu Yên Khê, Mai Thu Huong
Titre original Nguoi Vo Ba
19 août 2020 / 1h 36min / Drame

Synopsis :
Dans le Vietnam rural du XIXème siècle, May, 14 ans, devient la troisième épouse du riche propriétaire Hung. Elle comprend rapidement qu’elle ne peut obtenir un statut qu’en s’imposant comme une femme capable de donner naissance à un fils. L’espoir de May de changer de statut devient réel lorsqu’elle tombe enceinte…

La presse en parle :
Ouest France par Christophe Narbonne
Un joli film, parfois un peu trop maniéré, sur la condition féminine qui résonne avec aujourd’hui.

Positif par Eithne O’Neill
Nul doute, la mise en scène exquise est une cache feutrée de tensions muettes, la condition féminine est le sujet. Mais nous ressentons un malaise. Comme si l’attention minutieuse à l’effet artistique de chaque plan, illustration de la beauté de la nature contrastant avec la cruauté de la société, l’emportait sur la caractérisation des personnages et le portrait de leur souffrance.

La Croix par Laura Alavoine
Mais l’abondance de symboles, comme la métaphore de l’évolution de l’héroïne à travers les étapes de développement du ver à soie, fait hélas perdre le fil de l’histoire au spectateur.

Lire Plus =>

Jean-Jacques Annaud tourne l’histoire « tellement invraisemblable » de Notre-Dame

Bourges – Jean-Jacques Annaud a débuté mardi à Bourges le tournage de son film sur l’incendie de Notre-Dame-de-Paris, survenu le 15 avril 2019. Il a expliqué à l’AFP son ambition de donner aux spectateurs l’envie « de retourner dans une grande salle » pour une histoire « tellement invraisemblable ».

La sortie du film est prévue en « avril 2022« , selon le réalisateur, auteur notamment de La Guerre du feu et du Nom de la rose. 

Q: Comment avez-vous préparé ce film ? 

R: « J’ai rencontré tout le monde, tous les pompiers, petits ou grands, du général au caporal. C’est un film qui comprend des éléments cinématographiques tellement invraisemblables… Je n’aurais pas osé faire ces rebondissements dramatiques, si ce n’était pas verrouillé sur la vérité. Je n’ai jamais écrit un scénario avec autant de bonheur, aussi rapidement. (…) Ce scénario reflète à 98 % la vérité de la réalité. » 

Q: Votre film aura donc une dimension documentaire ? 

Lire Plus =>

« Be Natural-l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché », de Pamela B. Green

Mardi 9 mars à 16H, salle Frantz Fanon. Un documentaire instructif autant qu’émouvant, pour tous les amoureux des femmes et du cinéma ! 

– par Janine Bailly –

Be Natural, l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché (États-Unis, 2018, 1h42) ressuscite une figure de femme encore trop souvent méconnue, et dont l’œuvre, comme si on l’avait voulu maintenir prisonnière dans l’ombre des hommes, a trop longtemps été occultée.

Alice Guy, la Française qui débuta comme secrétaire chez Gaumont avant d’en devenir la directrice artistique, s’étant un jour emparée d’une caméra a écrit et réalisé le premier film narratif de l’histoire du cinéma. Pionnière audacieuse, d’abord reconnue puis longtemps ignorée, elle sort aujourd’hui de l’ombre grâce à ce documentaire de Pamela B.Green.

Alice Guy, jeune et jolie femme, qui dans un monde d’hommes avait su s’imposer, sans craindre d’innover ni de battre en brèche les tabous et injonctions de son époque, celles faites à son sexe plus particulièrement… Dans un court-métrage de sept minutes, intitulé Les Résultats du féminisme, que peut-on voir en effet ? Des hommes qui se fardent, paradent dans leurs beaux habits, s’occupent des tâches ménagères , du repassage et des enfants, pendant que les femmes, au café, boivent, fument et draguent, volant même au secours d’un pauvre garçon qui se fait importuner… Et la scène se passe en 1906 !

Lire Plus =>

« Outrage », un film pour parler différemment des hommes et des  femmes. 

Lundi 8 mars à 20H30 et Lundi 15 mars à 16h00, à la Salle Frantz Fanon de Tropiques-Atrium

Tropiques Atrium propose, en lien avec la Journée nationale des luttes pour les droits des femmes, un film américain de fiction, Outrage , réalisé en 1950 par Ida Lupino.

Ida Lupino (1914 ou 1918- 1995) et le monde du cinéma

Grande actrice américano-britannique des années 40 et 50, Ida Lupino s’imposera à Hollywood comme l’une des rares femmes scénaristes, réalisatrices et productrices de son époque. Elle raconte comment, dans ce métier, elle a eu l’impression de s’ennuyer sur les plateaux de tournage, alors que « quelqu’un d’autre semblait faire tout le travail intéressant ». Avec son mari, l’écrivain Collier Young, elle fonde donc la compagnie The Filmakers, alternative au modèle des studios hollywoodiens, ce qui lui permet de traiter en toute indépendance des thèmes peu conventionnels, souvent absents dans ces décennies-là des écrans américains.

Outrage est une commande d’Howard Hughes pour la RKO. Voici un film dont le scénario traite d’un sujet particulièrement inhabituel et hardi pour l’époque, à savoir les traumatismes subis par une jeune femme, victime d’un viol.

Lire Plus =>

Nicolas Maury, président du jury de la Queer Palm, prix LGBT à Cannes

Le comédien Nicolas Maury, révélé par la série « Dix pour cent » et réalisateur d’un premier film « Garçon chiffon », présidera le jury de la Queer Palm 2021, prix LGBT décerné pendant le Festival de Cannes (6-17 juillet), ont annoncé mercredi les organisateurs.

Créée en 2010 par le journaliste Franck Finance-Madureira, rédacteur en chef de la revue de cinéma « FrenchMania« , la Queer Palm, qui fêtera sa dixième édition, est l’équivalent cannois des « Teddy Awards  » décernés pendant la Berlinale.  

Le prix récompense un film traitant des thématiques LGBT+, « queer » ou féministes, parmi toutes les sélections cannoises. 

La Queer Palm 2019 a récompensé la Française Céline Sciamma pour son film « Portrait de la jeune fille en feu« , une histoire d’amour entre deux femmes, une peintre et son modèle, au 18ème siècle, qui a rencontré un grand succès à l’international.  

L’édition 2020 a été annulée en même temps que le Festival de Cannes. 

« Être président du jury de la Queer Palm cette année, représente pour moi une mission d’une haute importance poétique et politique: nous accueillerons les films comme des fleurs fortes et précieuses en cet étrange jardin qu’est notre +aujourd’hui+« , a confié Nicolas Maury, en lice par ailleurs pour le César du premier film. 

Lire Plus =>

Petit aperçu du festival du court métrage de Clermont-Ferrand 2021

– par Janine Bailly –

Un Festival pour nous parler d’aujourd’hui, des autres et de nous !

Présentation :

Du vendredi 29 janvier au samedi 6 février se tenait, en France à Clermont-Ferrand, le Festival International du Court Métrage. Un festival comme tant d’autres condamné par la pandémie à se dérouler en ligne. Puisque dans une grande partie de l’Europe, la culture est, depuis une année déjà, tenue sous cloche, et qu’à la différence de La Martinique où je réside, les salles de cinéma restent, “là-bas”, désespérément obscures, au sens tragique du terme désormais ! Le Festival de Clermont-Ferrand est aujourd’hui la plus importante manifestation cinématographique mondiale consacrée au court métrage. En terme d’audience et de présence professionnelle, c’est le deuxième festival de cinéma en France, après celui de Cannes. Il a permis de découvrir de nombreux réalisateurs qui se sont ensuite lancés dans le long-métrage avec succès – Klapisch, Podalydès, Jeunet, Zonca, Giannoli… Sur le site Arte.tv, il est possible de voir comment se créent les affiches du festival.

Le court métrage, un format souple, qui doit rester inférieur à une heure, pouvant aller d’une poignée d’instants à une durée de cinquante-neuf minutes.

Lire Plus =>

Sonjé 24 maws 61 : projections du film « La tuerie du 24 mars »

Le Maire de la Ville du Lamentin et l’Office de la Culture vous invitent aux manifestations dans le cadre des 60 ans des évènements de la tuerie du 24 mars 1961

Un peu plus d’un an après les émeutes de Décembre 1959 qui avaient fait 3 morts et de nombreux blessés à Fort de France, c’est au Lamentin que le 24 mars 1961, 3 Martiniquais sont tués et plus d’une vingtaine blessés par les balles des mitraillettes des forces de répression coloniale française.

Il faut rappeler que cette période était celle de la décolonisation surtout en Afrique où nombre de pays sous domination coloniale française accèdent à l’indépendance. C’est la période où courageusement, les Algériens luttent les armes à la main pour recouvrer leur souveraineté.

Le pouvoir colonial a peur que la Martinique aussi ne s’émancipe de cette tutelle coloniale. D’autant que la revendication nationale commence à s’exprimer ici et dans l’émigration.

Ainsi a-t-il pris l’ordonnance d’Octobre 1960 visant à museler ceux qu’il considère comme dangereux pour son système, qu’il va appliquer à Dufond, Guitteaud, Mauvois, nicolas .

En Mars 61, les ouvriers agricoles étaient en grève pour réclamer des augmentations du salaire de misère qui leur était versé, ainsi que des améliorations des conditions de travail et de paiement des salaires.

Lire Plus =>

« Allen v. Farrow » : un documentaire à regarder pour tenter de comprendre ?

Tenter de faire surgir la vérité, ou relayer l’accusation ? Au sujet de ce film en quatre épisodes, réalisé par Kirby Dick et Amy Ziering, et dans lequel les accusations d’agression sexuelle de Woody Allen à l’encontre de sa fille adoptive Dylan refont surface, la question semble se poser. Quoi qu’il en soit, on peut penser qu’en réalisant Allen v. Farrow, les deux documentaristes ont voulu contribuer à lever le voile sur la culture du viol et de l’inceste qui pèse sur Hollywood, comme sur l’ensemble de la société – c’est en effet une des motivations qui sous-tendait déjà leurs autres réalisations.

Depuis les années 90, la polémique qui oppose Mia Farrow à Woody Allen, divisant la famille et les amis en deux clans ennemis, est exposée sans retenue, parfois même avec indécence dans les médias. Une polémique qui a rebondi en janvier 2018, dans le contexte des révélations suscitées par le mouvement #MeToo. En appelant à la conscience de ce mouvement, Dylan renouvelait alors les accusations contre son père. Moses Farrow, quant à elle, apportait une nouvelle fois son soutien à Woody Allen, dans un long post détaillant plusieurs faits propres à innocenter son père… Si l’on aime, avec raison, les films du réalisateur new-yorkais, en France plus encore que dans son propre pays où il est désormais mis au ban de l’industrie cinématographique, on finit  pourtant par se demander qui est l’homme en lui, et ce qui l’aurait poussé à commettre de tels actes indignes sur l’une de ses filles adoptives.

Lire Plus =>

« Adieu les cons »,un film d’Albert Dupontel

Avec Virginie Efira, Albert Dupontel, Nicolas Marié
21 octobre 2020 / 1h 27min / Comédie

Synopsis :
Lorsque Suze Trappet apprend à 43 ans qu’elle est sérieusement malade, elle décide de partir à la recherche de l’enfant qu’elle a été forcée d’abandonner quand elle avait 15 ans.
Sa quête administrative va lui faire croiser JB, quinquagénaire en plein burn out, et M. Blin, archiviste aveugle d’un enthousiasme impressionnant. À eux trois, ils se lancent dans une quête aussi spectaculaire qu’improbable.

La presse en parle :
BIBA par Mélanie Klein
Intelligent, engagé, drôle, absurde, doté d’une mise en scène riche et d’effets spéciaux fantastiques et surtout bouleversants, ce film atteint la perfection cinématographique.

Bande à part par Isabelle Danel
Dupontel joue à Bonnie & Clyde dans cette odyssée tendre et caustique, désespérée et drôle. À la vie à la mort…

Culturopoing.com par Carine Trenteun
‘Adieu les cons » est une fable haletante du début jusqu’à sa fin audacieuse, où le burlesque et le lyrisme s’harmonisent. Si l’ineptie est devenue la norme, être à la marge en faisant preuve d’humanité et de solidarité permet de vivre, enfin !

Lire Plus =>

« Miss », un film de Ruben Alves

Avec Alexandre Wetter, Pascale Arbillot, Isabelle Nanty
21 octobre 2020 / 1h 47min / Comédie

Synopsis :
Alex, petit garçon gracieux de 9 ans qui navigue joyeusement entre les genres, a un rêve : être un jour élu Miss France. 15 ans plus tard, Alex a perdu ses parents et sa confiance en lui et stagne dans une vie monotone. Une rencontre imprévue va réveiller ce rêve oublié. Alex décide alors de concourir à Miss France en cachant son identité de garçon. Beauté, excellence, camaraderie… Au gré des étapes d’un concours sans merci, aidé par une famille de cœur haute en couleurs, Alex va partir à la conquête du titre, de sa féminité et surtout, de lui-même…

La presse en parle :
20 Minutes par Caroline Vié
Alexandre Wetter est éblouissant dans le rôle de cette concurrente pas tout à fait comme les autres.

BIBA par Mélanie Klein
[…] une comédie réjouissante, multigenre et multiculture sur la difficulté d’être femme aujourd’hui.

CinemaTeaser par Renan Cros
Humaniste, drôle et très émouvant, « Miss » négocie tous les virages de la comédie la tête haute.

Lire Plus =>

« Sans signe particulier », un film de Fernanda Valadez

Avec Mercedes Hernández, David Illescas, Juan Jesús Varela
Titre original Sin Señas Particulares
Prochainement / 1h 35min / Drame

Synopsis :
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Magdalena entreprend une traversée du Mexique à la recherche de son fils, disparu lors de son trajet vers la frontière. Durant son parcours, Magdalena fait la connaissance de Miguel, un jeune homme qui vient d’être expulsé des États-Unis. C’est ainsi qu’ils s’accompagnent : Magdalena à la recherche de son fils, Miguel attendant de retrouver sa mère, dans un territoire incertain où déambulent ensemble victimes et bourreaux.

La Presse en parle :
Sens Critique par 6nezfil
un film brutal et parfois à la limite du supportable mais déploie une telle compassion qu’il n’est jamais complaisant dans sa férocité. Mieux, la réalisatrice aménage de nombreux temps de pause où ses images magnifient la splendeur de la nature, comme antidote à la sauvagerie des hommes. Elle trace aussi la voie de la solidarité, souvent féminine, seule lueur d’espoir dans un univers bestial que la société n’a pas les moyens, ni semble t-il la volonté, d’essayer de corriger.

Lire Plus =>