Catégorie : Les chroniques de Jean-Marie Nol

La crise est à nos portes : Jou malè pa ni pran gad !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

La Guadeloupe, depuis la crise sociale de 2009, a une économie qui a perdu de son dynamisme, plombée depuis par la crise sanitaire du COVID, des conflits sociaux induits par la question de l’obligation vaccinale , par la poussée inflationniste actuelle , et par des charges sociales et fiscales qui n’ont pas cessé de croitre et surtout par des situations de monopoles qui brident l’action de certains entrepreneurs locaux , et qui s’avère pour partie être à l’origine de la vie chère . Elle a peu à peu reculé sur le plan économique , et aujourd’hui tous les clignotants sont au rouge : le taux de croissance du PIB est en moyenne inférieur à celui des années précédentes , le budget des collectivités locales est régulièrement en déficit, les prélèvements obligatoires ( notamment les impôts locaux) sur la classe moyenne sont bien plus élevés que partout ailleurs, la balance commerciale du pays est chaque année plus négative, et le taux de chômage demeure depuis un bon nombre d’années particulièrement élevé. L’Etat, pour faire face à toutes ces difficultés, a eu recours, sans cesse, à l’augmentation constante des transferts publics et sociaux ,voire à la hausse des soutiens financiers avec la politique du quoiqu’il en coûte ,des boucliers tarifaires et chèques exceptionnels , notamment énergétiques (La ristourne sur l’essence et le gel des prix du gaz ont coûté 24 milliards à l’État ) .

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Non… le changement des institutions de la Guadeloupe n’est pas la panacée !

— Par Jean-Marie Nol —

Réduction de la dépense publique, Inflation, récession, bulle immobilière, avec risque d’éclatement en 2023, accélération de la hausse des taux d’intérêt, tous ces facteurs représentent un tournant inédit qui va peut-être bouleverser l’équation économique et très certainement sociétale de la Guadeloupe.. Cette nouvelle donne est d’importance dans un proche avenir de crise budgétaire de l’État français.

En conséquence, c’est un plan de bataille qu’il s’agit désormais de concevoir, mais pas seulement sur le plan du changement des institutions, qui peut si l’on n’y prête pas une vigilance accrue, (notamment depuis l’appel de Fort de France), s’avérer être un terrible leurre pour les Guadeloupéens et surtout Martiniquais. ( Nous y reviendrons en temps voulu).

Dans cette optique de prudence, il faut nécessairement comprendre que les grandes crises économiques et financières sont des moments de ruptures non seulement des trajectoires des sociétés post coloniales, mais aussi des paradigmes qui les fondent ou les reflètent. Il en sera ainsi, demain, avec la fin programmée par l’histoire des faits économiques, du discours dominant, même si jusqu’à présent encore pertinent de notre dépendance de nature capitaliste et coloniale et son impact nocif sur la viabilité d’un modèle endogène phantasmé de développement.(

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Quid d’une spirale inflationniste en Guadeloupe et Martinique : Que faire pour l’éviter ?

— Par Jean-Marie Nol , économiste —

Une spirale inflationniste est un processus d’accélération de l’inflation actuelle, et c’est un phénomène économique qui provoque une série d’enchaînements de nouvelles hausses des prix des facteurs de production qui affectent les indices de prix et les salaires, générant une spirale dont il est très difficile de sortir.Les chiffres de l’INSEE pour la Guadeloupe et la Martinique vont bientôt dévoiler que les hausses de prix se répercutent à tous les stades de la société et il est à présent évident que ces hausses ne sont pas uniquement dues à des problèmes de chaînes d’approvisionnement. Les prix des services flambent aussi.

Nous sommes donc présentement à un temps de bascule pour la politique économique, sociale,  et financière en Guadeloupe et en Martinique.

Aujourd’hui, l’inflation élevée est devenue la principale préoccupation des guadeloupéens et martiniquais. Alors de fait, se pose pour les économistes et les autorités politiques, la question de savoir comment la combattre ?

Avec la poussée inflationniste actuelle, nos compatriotes  antillais doivent comprendre que nous sommes déjà dans le monde d’après la départementalisation. Les difficultés financières des entreprises et la très forte croissance des prix au cours de l’année qui pénalise le pouvoir d’achat des ménages est la manifestation d’un régime économique épuisé.

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Le Sisal, une plante d’avenir pour le développement agricole et industriel de la Guadeloupe ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Aujourd’hui, les Guadeloupéens ne sont pas sans savoir que le secteur agricole rencontre actuellement des grosses difficultés exacerbées aujourd’hui par la crise inflationniste. Beaucoup de producteurs guadeloupéens et martiniquais connaissent ainsi une forte progression de leurs coûts de production qui met en difficulté les exploitations du fait de l’augmentation des prix des matières premières et de l’énergie. L’avenir apparaît sombre à beaucoup d’égards pour le secteur agricole en 2023. Les différentes filières agricoles se portent mal, et ce d’autant plus que le processus de la diversification de la production agricole n’a pas encore connu le succès escompté par les autorités en raison surtout de maladies qui ont décimé plusieurs productions en Guadeloupe, dont la filière horticole, les plantations d’avocatiers, et celle de la production des agrumes. Vu cette situation grandissante de multiples aléas avec la spirale inflationniste actuelle, il me paraît opportun de vous faire part de mes recherches et réflexions sur une nouvelle filière d’avenir pour le développement agricole et industriel de la Guadeloupe à partir d’une plante originaire du Mexique qu’on appelle le sisal dont le nom scientifique est «l’Agave sisalana.»

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Risque de récession  économique en France : l’avenir va-t-il s’assombrir pour la Guadeloupe et la Martinique ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Le niveau de l’inflation actuellement très élevé en Guadeloupe et Martinique met à l’épreuve les comptes en banques des ménages, les entreprises locales sont confrontées à des incertitudes massives, et ce d’autant que les perspectives économiques de la zone euro sont sombres. La probabilité d’une récession – deux trimestres de suite de contraction de l’activité – augmente en Europe. Et puis, L’euro est retombé  sous la parité avec le dollar américain pour la première fois depuis la mi-juillet, conséquence de la vigueur du billet vert et des craintes de récession dans la zone euro..La fin de l’année 2022 s’annonce difficile pour les économies européennes et la France ne fait en aucun cas figure d’exception. A brève échéance, revenir à la règle des 3 % maximum de déficit budgétaire, pour la France, comme le demande instamment les autorités européennes de Bruxelles, c’est au bas mot l’exigence d’une économie sur le budget de l’État de 80 milliards d’euros sur 2 ans. Une équation impossible à satisfaire sans une politique très dure d’austérité pour la France hexagonale et particulièrement aussi pour la Guadeloupe et la Martinique.

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Inflation : vers la grande dérive des esprits en Guadeloupe et Martinique

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Le porte-monnaie des guadeloupéens est en surchauffe, car l’inflation atteint 9,1%, au mois de juillet, c’est le prix du poisson qui a le plus augmenté, de 18,16% entre février et août 2022. Au cours de cette période, le prix d’un panier alimentaire a augmenté de près de 21%, d’après les calculs réalisés chaque semaine par l’INSEE. Un plein d’essence qui coûtera nettement plus cher à la rentrée de septembre, des paquets de pâtes mais aussi de la viande surgelée plus onéreux… La montée des prix de notre quotidien n’a échappé à personne, ne serait-ce qu’en lisant la presse pour laquelle l’inflation est un des sujets phares de cette année 2022. Avec des tarifs de l’énergie en hausse de 28,5% en juillet sur un an, mais aussi une alimentation plus coûteuse de 6,8% ainsi qu’une augmentation du coût des matériaux de construction de 37,4%, les guadeloupéens font face à une situation atypique. Le problème est historique : la Guadeloupe et aussi la Martinique sont fortement dépendantes des marchés extérieurs pour garantir l’approvisionnement en produits de consommation courante nécessaires à leur consommation intérieure.

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Comment expliquer le vote massif Mélenchon/le Pen aux Antilles/Guyane ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

[Ce vote] selon nous doit être analysé sous un angle inhabituel, car il tire son origine de l’ordre de l’inconscient, de l’irrationnel, du ressenti exacerbé d’une forme de souffrance sociale, et surtout de l’éclatement de l’identité ?

Depuis quelques jours, sociologues, politiciens, politologues, nationalistes, journalistes, etc… tout le monde y va de sa petite analyse à savoir, vote sanction, vote d’adhésion, vote représailles, vote Fann tchou, vote zafé tchouy, etc.

En fait, tout ce petit beau monde a tout faux, car tant aux Antilles/Guyane, qu’en France hexagonale, cette problématique du choix de vote qui nous préoccupe tant relève in fine de la puissance de l’inconscient corrélée à une certaine forme de souffrance sociale. Les mécanismes inconscients contrôlent la plupart de nos comportements, nos choix, nos émotions, nos décisions, comme le montrent de nombreuses expériences de psychologie. La conscience ne serait que la partie émergée de l’iceberg des processus cognitifs.

Et seuls, des éminents psychiatres comme Jacques Lacan et surtout le martiniquais Franz Fanon, par ailleurs fin connaisseur des tourments de l’âme antillaise, aurait eu la bonne interprétation de cette dichotomie du vote des antillo/ guyanais.

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Emmanuel Macron en route pour la quête de la diagonale du pouvoir ?

— Par Jean- Marie Nol, économiste —

Si les faits politiques et les sondages ont encore un sens, Emmanuel Macron devrait pouvoir, sauf accident malencontreux, être reconduit dimanche dans la fonction de président de la République. C’est dans cette perspective que le but ultime du dessein secret de Emmanuel Macron, et la raison d’être de sa stratégie électorale actuelle, est de déconstruire idéologiquement le paysage politique de la France. En Martinique et Guadeloupe, la situation politique est plus confuse, dans la mesure où la recomposition du paysage politique n’est pas d’actualité, mais néanmoins, il semble cependant que beaucoup de martiniquais et surtout de guadeloupéens très en colère s’apprêtent à voter Marine le Pen, par rejet de Macron, mais également par ignorance de l’idéologie intrinsèque du rassemblement national. Et pourtant Macron sera vraisemblablement réélu dimanche, car en plus de l’alignement des planètes qui lui a été jusqu’ici favorable, Emmanuel Macron est aussi incontestablement un surdoué. Doit on reprocher sa virtuosité au musicien ? Il faut cesser de dénoncer comme de l’arrogance ce qui est avant tout l’affirmation d’une grande compétence et d’un indéniable savoir faire.

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Présidentielle 2022 : Quid d’une irrésistible percée du vote Marine le Pen en Guadeloupe ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Les réactions au chahutage récent de Marine le Pen par certaines organisations nationalistes lors de sa visite en Guadeloupe semblent être le révélateur d’un véritable malaise de l’opinion publique. De nombreuses réactions de guadeloupéens se sont manifestées pour dénoncer cette action considérée comme antidémocratique et contreproductive.

Au delà de l’anecdote de la supposée violence de cette manifestation, certains observateurs de la vie politique ont même été jusqu’à prédire que cette situation de tension allait profiter à Marine le Pen. Et que cette victimisation de la patronne du RN allait contribuer pleinement à booster le vote Rassemblement National en Guadeloupe. On verra bien ce qu’il en ressortira des urnes le 9 avril 2022 !

Mais tout cela montre après coup l’intérêt de l’analyse du vote rassemblement national en outre-mer. Le prochain scrutin présidentiel va à notre avis montrer une poussée sans précédent du Rassemblement National mais aussi de l’Union populaire de Mélenchon dans tous les territoires d’outre-mer. Qui vote RN en outre- mer ? Et pour quelles raisons ? Comment expliquer l’enracinement électoral de ce parti dans les territoires d’outre- mer ?

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Croissance artificielle, dette et déficits : clap de fin pour la fête après les élections ?

— Par Jean-Marie Nol —

Le rebond actuel de la pandémie de Covid-19 et la poursuite de la guerre en Ukraine vont bientôt faire chuter la croissance de la France et gonfler la dette. A la veille de l’élection présidentielle, la situation financière actuelle de la France est en trompe l’oeil car la forte croissance de 7% enregistrée en 2021 est intervenue, dans un contexte particulier : le PIB avait, en effet, chuté de près de 7,9 % en 2020 à cause de la crise économique déclenchée par la pandémie de Covid-19 – Cette croissance de 7 % constitue donc, la contrepartie mécanique de la chute de 2020 mais également la conséquence de la politique du « quoiqu’il en coûte  » qui d’après le ministre des Comptes publics aurait coûté entre 170 et 200 milliards d’euros à l’État. De fait, l’endettement de la France a connu une forte accélération. Ainsi quand la dette publique franchit le seuil de 90 % du PIB, la croissance ralentit de manière significative – la médiane des taux de croissance médians chute de 1 % et la moyenne tombe encore davantage.

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Vers un coup d’arrêt brutal de la richesse produite en Guadeloupe ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

La guerre en Ukraine pourrait entraîner un tsunami économique et une crise alimentaire mondiale, « un ouragan de famine » selon le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Généralement, lorsqu’on tente de déterminer l’évolution du niveau de richesse d’un pays et voir si l’économie va bien, on se fie à l’observation du produit intérieur brut (PIB). Cet indicateur ,qui mesure la richesse produite, provient de l’estimation de l’ensemble des activités sur un territoire donné pendant une période donnée. Qu’est-ce que la richesse d’un pays ?
En termes simples, c’est, dans un pays, la somme des valeurs ajoutées de toutes les productions annuelles de biens et de services marchands, à laquelle on ajoute le coût de production des services non marchands des administrations (par exemple l’enseignement et la santé publique). 
En France, comme partout ailleurs, la richesse produite qui sous-tend la notion de croissance ira en diminution, car  la crise du Covid-19 et le conflit Russo-ukrainien ont fait exploser les déficits et mis l’économie à genoux. Beaucoup de secteurs sont très durement touchés par les hausses exponentielles de l’énergie et des matières premières ,et cela va immanquablement tirer la croissance vers le bas à savoir la récession pour de nombreux pays du monde.

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La stagflation menace l’économie de la Guadeloupe , le politique doit donc changer de braquet !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Le conflit en Ukraine plonge l’economie mondiale dans l’incertitude et provoque des perturbations importantes sur l’économie de la France . La hausse des coûts de l’énergie et les perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement, qui seront toutes deux aggravées par la crise ukrainienne, sont des facteurs clés de l’affaiblissement des perspectives économiques. La Russie est le plus grand fournisseur de gaz et de pétrole de l’UE, et la hausse des coûts de l’énergie se traduit par un renchérissement des transports, ce qui affecte la circulation de toutes sortes de marchandises. L’économie mondiale devrait enregistrer en 2022 un plongeon historique, avec une forte chute du PIB de la zone euro ,des États-Unis et surtout également de la Chine. Quant à l’économie de la Guadeloupe , elle est placée actuellement sous le signe de l’inflation et d’Omicron et risque l’embolie. L’IEDOM vient de publier les statistiques de son enquête d’opinion pour le quatrième trimestre 2021, réalisée auprès d’un échantillon de chefs d’entreprises guadeloupéens. Dans cette étude, l’iedom fait état d’une baisse de l’activité économique en Guadeloupe. Selon l’IEDOM les entrepreneurs mettent en cause les mouvements sociaux ainsi que les troubles à l’ordre public constatés lors des évènements liés à l’obligation vaccinale .

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Le coût de l’immobilier va -t-il grimper en flèche en Martinique ?

—Par Jean Marie Nol, économiste —

Faire des prévisions économiques en temps normal s’avère déjà périlleux. Se livrer au même exercice en période de crise économique et de guerre en Europe relève de la très haute voltige.

Paradoxalement, la guerre en Ukraine risque de faire encore grimper le prix des logements en Martinique.

Et pourtant, l’offre de logements manque, la production est insuffisante pour combler les besoins de la population et les prix ne cessent de grimper. Le conflit devrait entraîner une nouvelle hausse des tarifs des matériaux de construction et de l’énergie, qui se répercutera sur celui des appartements et des maisons neufs. Et ce n’est pas fini, car à tout cela se rajoute la problématique de la taxe foncière qui a progressé de 28% depuis 2010 et qui de nouveau pourrait flamber pour un certain nombre de contribuables martiniquais. Ce n’est plus un mystère pour personne : la taxe foncière va fortement augmenter, et ce dès 2022. Elle pourrait même flamber, dans les années à venir, pour un certain nombre de contribuables qui auront la malchance de cocher certaines cases conduisant le fisc à revaloriser ce que, dans son jargon, il nomme « la valeur locative » des biens.

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La Martinique et la Guadeloupe ne sont pas à l’abri des conséquences d’une guerre économique !

—Par Jean-Marie Nol, économiste —

En pleine montée des tensions économiques et alors que la Russie a agité la menace nucléaire dans des termes voilés, Bruno Lemaire le ministre de l’économie et des finances déclarait sur un ton belliqueux « Nous allons livrer une guerre économique et financière totale à la Russie », promettant que les puissances occidentales allaient « provoquer l’effondrement de l’économie russe » pour punir l’invasion de l’Ukraine. Quelques jours plus tard, après que le ministre de l’économie et des finances ait haussé le ton , le Fonds monétaire international (FMI) prévient qu’une escalade du conflit en Ukraine aurait des conséquences économiques « dévastatrices » au niveau mondial..

Pour autant, le conflit enclenché par la Russie à l’encontre de l’Ukraine pourrait avoir des conséquences économiques et financières considérables pour la France, alors que les marchés financiers s’effondrent et que le prix des matières premières s’envole. En effet, les cours des matières premières ont continué de flamber, atteignant des proportions inquiétantes et lourdes de conséquences pour l’inflation, le pouvoir d’achat et la croissance des mois à venir. Alors que les tarifs de l’énergie font flamber la facture du gaz et de l’essence des foyers martiniquais et guadeloupéens, le panier de courses devrait lui aussi ne pas être épargné par une hausse des prix des produits alimentaires.

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Le conflit en Ukraine aura un impact lourd sur l’économie de la Guadeloupe et de la Martinique.

— Par Jean Marie Nol, économiste —

Au moment où la planète se trouve déjà en butte à une croissance anémiée par la pandémie de COVID, mais aussi actuellement doit faire face à de sérieuses menaces géopolitiques ( guerre entre la Russie et l’Ukraine), le recul attendu du commerce mondial n’a réellement rien de rassurant pour la future évolution de la croissance économique et de l’emploi en Guadeloupe.
Avec le déclanchement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, nous allons bientôt vivre la fin d’un cycle d’expansion des échanges . C’est là le prélude à une forte accélération de la démondialisation, et probablement le signe d’un changement d’époque. Nous allons être confronté à la peur d’une guerre commerciale qui refroidira les ardeurs des investisseurs. De fait, une nouvelle organisation va devoir se mettre en place pour créer un système plus résilient en Guadeloupe et Martinique . Avec aussi son lot de difficultés, car il est à craindre que, au-delà, ce soit bien tout un cycle de la départementalisation qui soit aujourd’hui en train de se refermer. Les années allant de 1980 à 2000 ont en commun d’avoir été marquées par une vague d’ouverture et d’optimisme.

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Sortie de crise : De la nécessité de voir plus loin et plus fort que les organisations syndicales et les élus !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

En Guadeloupe et en Martinique, la science a perdu non seulement son innocence, mais également son attractivité. La défiance à l’égard des recherches nouvelles sur les vaccins et de leurs retombées s’est amplifiée avec l’apparition de l’obligation vaccinale et du pass sanitaire . Et les craintes sont fortes, comme le montre les résistances aux décisions des autorités étatiques. Cette situation de nature anxiogène est en passe de renforcer l’obscurantisme ambiant aux Antilles . Le progrès fait peur. Pourtant il nous fait avancer, évoluer, et nous permet de nous adapter à un monde qui se transforme à une vitesse accélérée. Le vif débat sur l’obligation vaccinale et le pass sanitaire , toujours en cours en Guadeloupe et en Martinique , nous rappelait récemment que l’évolution des technologies nous force à être de plus en plus pragmatiques et surtout nettement plus intelligents. Le progrès a deux moteurs, la science et la technologie. La science, c’est le savoir, un savoir acquis et stabilisé. La technologie, c’est ce qu’on fait avec ce savoir, c’est l’utilisation de ce savoir. Quand on construit la science, on passe par une étape où l’on est entre le savoir et ce qu’on ne sait pas, on est à la frontière de la science.

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Présidentielle 2022 : le coup d’après en outre-mer ?

— Par Jean-Marie Nol —

À force de repousser sans cesse les réformes, de dépenser sans compter et de s’endetter comme jamais, la France est mine de rien en train de décrocher par rapport aux autres pays de taille comparable, préviennent les économistes qui dénonce l’omerta régnant sur l’état véritable du pays à l’approche de l’élection présidentielle.

De tout temps, l’économie a été au cœur de l’évolution d’une société et de l’élévation progressive du bien-être social. L’économie naît avec l’homme.

Au fil des siècles, toutes les civilisations qui se sont épanouies dans le monde ont apporté leur contribution à l’économie réelle ou à la pensée économique et toutes les révolutions se sont également inscrites dans ce registre des faits économiques et sociaux. Tout découle maintenant de l’économie sur la bonne marche de la société et donc sur la gouvernance vertueuse de nombreux pays dans le monde. Aujourd’hui en France, certains indicateurs sont au vert et prêtent à l’optimisme, et c’est une aubaine pour le président sortant qui va pouvoir vendre son bilan et ses multiples réformes économiques : forte croissance de 7 %, chômage en baisse indéniable , apprentissage en hausse , instauration d’une flat tax, baisse des impôts de production, retour en force des investissements étrangers … Ainsi que l’efficacité de son « Quoi qu’il en coûte » qui a sauvé du gouffre des pans entiers de l’économie au plus fort de la crise sanitaire.

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La Guadeloupe malade de la paresse du savoir et de l’ignorance des faits économiques  ? 

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

La rue se fait toujours entendre en Guadeloupe . Des manifestations sont récurrentes depuis sept mois et l’impasse est plus que jamais très présente au niveau dialogue sur une sortie de crise . Mais le plus consternant, c’est que l’on assiste encore ces jours-ci à des exactions multiples contre des mairies, des écoles et des entreprises. 

Aller jusqu’au bout, ce n’est pas seulement résister, mais aussi savoir s’empêcher. Un homme doit savoir s’empêcher comme disait le grand écrivain et prix Nobel de littérature, Albert Camus .  L’affaire de l’obligation vaccinale et du pass sanitaire,  à l’origine de la crise sociétale et sociale actuelle, soulève une réflexion forte,  au-delà de l’approbation des uns ou de l’indignation et la colère des autres. Cette réflexion peut légitimement susciter y compris au sein de la société voire même des familles , une question de fond relative à la relation de confiance que les guadeloupéens entretiennent avec l’Etat, les intellectuels et surtout leur personnel politique et élites scientifiques  . Elle s’inscrit en effet sur le registre d’une dénonciation commune de la subordination à une cause scientifique et économique non conventionnelle pour une large fraction des manifestants qui se sont érigés de façon unilatérale  en porte parole du peuple. 

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À la source du mal-être de la Guadeloupe : le malaise sociétal français ! 

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Aujourd’hui, le président Emmanuel Macron s’entretenait par visio conférence avec certains élus de l’ensemble des Outre-mer. L’entretien a duré environ trois heures, avec deux interventions maximum prévues par territoire. La question de la situation sanitaire, du pass vaccinal, mais aussi des adaptations possibles outre-mer ont notamment été à l’ordre du jour, mais aussi des questions sociétales cruciales pour nos territoires (économie, jeunesse, emploi, logement…). Si le dialogue reste nécessaire surtout en période de crise, il est toutefois de bon ton de s’interroger sur la responsabilité de la France dans l’état général de déliquescence de la société guadeloupéenne. L’autorité est en crise en France hexagonale  : c’est connu. Mais, diable !, que cette crise soit à la source du mal être des guadeloupéens nous paraît être une lapalissade. Et d’ailleurs le mal être antillais découle de la source du malaise français. N’en déplaise à certains, la vie politique et sociale de la guadeloupe est très imbriquée à celle de la France hexagonale. Tout un pan de la sociologie française s’entremêle et s’entrechoque avec celle de la société Antillaise. 

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Indiscipline, corruption, violence, et absence d’autorité en Guadeloupe : vers le paiement cash d’un retour de bâton à venir ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Depuis l’émergence de la crise sanitaire, la société guadeloupéenne semble aujourd’hui vivre dans le désordre, voire évoluer par soubresauts violents sous l’angle d’une certaine forme d’anarchie qui préfigure en réaction bientôt l’instauration d’un régime autoritaire en France , et ce à une époque où tout s’accélère (relation au temps et à l’espace, à la technique…) ce qui entraîne des mutations très rapides et des défis sociaux importants, interrogeant sur le sens des actions dures du collectif de syndicalistes et surtout des mutations de la société guadeloupéenne dans un futur proche . Oui, la crise sanitaire va entraîner des changements importants dans nos vies ! Certains vont perdurer, d’autres non. Ces mutations vont nous toucher dans des domaines très variés :

– le travail, la consommation et le mode de vie, la famille, la place de la femme dans la vie politique et sociale, l’information, la citoyenneté, la religion, la santé, les loisirs, la prise en compte de l’évolution de notre environnement, etc

Qu’est-ce que cela va impliquer dans la situation économique, politique et sociale de la guadeloupe ?

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La face cachée de l’inflation qui fera bientôt peur à la Guadeloupe ainsi qu’à la Martinique !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Aujourd’hui , le pouvoir d’achat semble être avec la crise du Covid, la première occupation des guadeloupéens et martiniquais . C’est d’autant plus actuel que leur porte-monnaie est actuellement très touché par l’inflation. Rappelons que l’inflation, c’est la hausse générale des prix, donc la perte de valeur de la monnaie. Avec la même quantité d’argent, on peut acheter moins de biens. Pour le calculer, l’Insee contrôle mensuellement des milliers de produits pour fournir l’indice des prix . Sur ce panier, la perte de pouvoir d’achat s’élève pour la Guadeloupe à 3,3% de novembre 2020 à novembre 2021 et pour la Martinique à 3,2% sur un an . Un niveau inédit depuis dix ans. L’inflation affecte d’abord les ménages modestes. . Plus le revenu d’un ménage est faible, plus l’énergie et l’alimentation pèsent dans son budget. Et force est de constater que la crise sanitaire actuelle, ainsi que la dégradation de la conjoncture économique, provoque une hausse inexorable des prix en Guadeloupe et en Martinique . En effet, une onde de choc provoquée par l’inflation planera sur ces pays en 2022, et ce alors même que le territoire compte 34 % de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté.

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Guadeloupe, Martinique : l’obscurantisme et la désespérance

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Quid en 2022 d’un obscurantisme qui condamne clairement à terme la Guadeloupe et la Martinique à la désespérance ?

Depuis la crise sociale de 2009 et les émeutes contre la vie chère , après deux décennies de déni de réalité , dans un contexte actuel de crise sanitaire, économique, sociétale, sociale et politique, une partie des guadeloupéens et martiniquais ne croient plus à un possible changement et donc ne pensent plus qu’à partir des vieux schémas du passé. On assiste aujourd’hui à des raccourcis d’analyse, des préjugés inconscients, des procès d’intention qui polluent de part et d’autre les échanges périphériques ainsi par exemple, avec la question du vaccin et plus largement de l’obligation vaccination. Le malaise est grand, car l’avenir de la Guadeloupe et plus encore de la Martinique est désormais grippé, et je crains fort une disruption de la société Antillaise sous l’effet de la quatrième révolution technologique . Et nul se sait sur quoi tout ce chaos va déboucher dans les prochaines années. Pour autant, c’est pourquoi, une grande partie de la jeunesse des Antilles consciente ne pense qu’à partir, même si une partie seulement de l’autre jeunesse désœuvrée passe à l’acte.

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La vérité sur l’histoire du sacrifice de Louis Delgres en Guadeloupe. 

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Louis Delgrès, né le 2 août 1766, à Saint-Pierre en Martinique, et mort d’après la légende écrite par certains historiens le 28 mai 1802(à 35 ans), à Matouba (commune de Saint-Claude) en Guadeloupe, est une personnalité de l’histoire de la Guadeloupe. Colonel d’infanterie des forces armées de la Basse-Terre, abolitionniste, il est connu pour la proclamation anti-esclavagistes signée de son nom, datée du 10 mai 1802, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes désireuses de rétablir l’esclavage. Le 20 mai 1802, Delgrès et ses troupes sont obligés de se replier au fort de Basse-Terre qu’il doivent ensuite abandonner le 22 mai 1802 (en s’échappant secrètement par la poterne du Galion à l’arrière du fort) pour soit disant se réfugier au pied de la Soufrière à Matouba, vers Saint-Claude. 

C’est cette version de l’histoire que nous contestons aujourd’hui en dépit d’une légende tenace fabriquée de toutes pièces par certains historiens. 

Le 28 mai 1802, se voyant perdus, Louis Delgrès et ses 300 compagnons se suicident à l’explosif , en vertu de la devise révolutionnaire « Vivre libre ou mourir »

L’avenir de la Guadeloupe est imprévisible et l’histoire peut être pleine de rebondissements. 

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Autonomie ou indépendance : l’heure du choix sonne pour le gouvernement français ! 

Par Jean-Marie Nol, économiste —

Avec la crise sociétale actuelle , nous vivons la fin de deux longs cycles historiques des évolutions de la société Antillaise . La situation en Guadeloupe se stabilise à peine et empire en Martinique que le gouvernements préparent déjà la sortie de crise. Comment ?

Non sans crainte d’abord, car rien n’est acquis : si l’économie est en chute libre avec de nombreux licenciements à la clé comme cela est déjà prévisible , la sortie de crise ne dépendra pas pour beaucoup de mesures ponctuelles, mais d’une solution d’ordre purement politique.

Le contexte d’apaisement de la situation est encore très incertain et beaucoup dépend de paramètres que personne ne maîtrise, comme sur la question de l’obligation vaccinale. Mais c’est précisément dans les périodes de choc d’immédiat après-crise que l’histoire s’accélère, que les bifurcations sont engagées ou pas, que les décisions prises conditionnent pour une longue période la construction du futur. L’expérience toute récente du blocage de l’économie par les syndicalistes et autres activistes, est source de prises de conscience et de réflexions de plus long terme sur lesquelles les élus Antillais n’ont aucune prise.

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L’explosion sociétale en Guadeloupe était courue d’avance, mais et après !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Et si ce qui s’est passé dans l’étrange spéculation autour du blocage de la Guadeloupe par une surenchère de certains syndicats était révélateur d’un enjeu politique bien plus profond que la simple crise sanitaire ?… De tout temps, la Guadeloupe a été le lieu de crises multiples, mais c’est vrai de dire et croire que le climat actuel est pré-insurrectionnel, car en dépit des rodomontades de quelques élus guadeloupéens, la situation actuelle en Guadeloupe est explosive comme le prétend le président Macron certainement bien informé par ses services de renseignement . Dans le passé, on a connu pire. Ne nous emballons pas, car il n’existe pas de risque de révolte à grande échelle et encore moins de révolution dans le contexte actuel. Cessons de prendre des vessies pour des lanternes et faire peur aux gens en supputations à mon sens imaginaires.

Beaucoup de guadeloupéens se trompent sur toute la ligne car un rapport de force est une relation de conflit. entre plusieurs parties qui opposent leurs pouvoirs, ou en un sens plus littéral leurs forces, que cette force soit physique, psychique, économique, politique, religieuse, militaire…

Si les parties impliquées dans le rapport de forces ont un pouvoir inégal, on distingue la partie dominante à savoir l’État français et la partie dominée la Guadeloupe : s’applique alors automatiquement la loi du plus fort, autrement dit l’arbitraire du pouvoir.

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