Les chroniques de Jean-Marie Nol

La Martinique dans les pièges de la mémoire ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Alors que la question de la mémoire est sur toutes les lèvres en Martinique et que la crise identitaire s’accentue, il nous a semblé important de nous interroger dans cet article sur ce que pourrait être la réponse politique ou policière de l’État français face aux tensions identitaires et raciales qui se font jour aux Antilles /Guyane.
Même si les activistes n’ont pas causé de troubles majeurs jusqu’ici, cette situation ne peut perdurer indéfiniment car les conséquences pourraient en être redoutables.

Cette poussée de fièvre mémorielle peut être lourde de conséquences à brève échéance dans un contexte mondial où la demande sécuritaire et la tentation de plus de répression envers certains groupes de citoyens, prennent corps au sein du monde occidental, notamment aux États-Unis et en France . Pour le moment, le président Macron et le gouvernement français font profil bas, mais se pose désormais la question de la nature de la riposte et jusqu’à quand on laissera faire, d’autant qu’il est important de subodorer les différents scénarios de réponse aux attaques des activistes rouge vert noir par les autorités françaises, d’autant que la lutte des classes est entrain de disparaître au profit de la guerre entre races, aux Antilles.

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Crise du Covid-19 : Quid des véritables enjeux d’avenir aux Antilles ?

—Par Jean-Marie Nol, économiste —
Depuis quelques temps, les tensions identitaires, sociales, raciales, sont palpables aux Antilles et en Guyane, et ce alors même que la situation économique dégradée dans nos régions , et catastrophique dans l’ensemble de la Caraïbe, risque de provoquer une grande pauvreté.
Pourtant, nonobstant ce terrible constat, les Antillo/guyanais n’arrêtent pas de se manifester par des critiques acerbes envers l’immobilisme supposé de la France, mais sont-t- ils seulement conscients des dégâts causés par l’épidémie de Covid-19 sur l’économie mondiale et plus spécifiquement de la Caraïbe alors que la nôtre est « sous cloche » grâce aux aides publiques massives de l’Etat français .

Ces jours-ci une polémique « politicienne » sur le rôle de l’Etat, à travers l’emploi qualifié d’abusif des forces de l’ordre, agite le microcosme politique Martiniquais comme si le pays n’avait pas d’autres problèmes plus importants et plus urgents à régler. Le temps est davantage à se serrer les coudes qu’à jouer des coudes. C’est indispensable qu’on puisse montrer que la classe politique n’est pas dans la polémique stérile, la politique politicienne.

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De l’activisme mémoriel à la violence symbolique : où va la Martinique ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Depuis quelques mois , l’histoire est devenue en Martinique un formidable espace de jeux politiques.
Et si les « guerres de mémoires » étaient, en Martinique , un moyen de faire entrer le passé dans le présent sur les questions politiques, sociales, culturelles, essentielles ?

À partir des années 2000 , le gouvernement français a mis en place une série de politiques économiques néolibérales. Ces mesures se sont imposées dans tous les secteurs de la vie sociale en Martinique. La régulation par le marché a ainsi envahi les systèmes de santé et de logement, le code du travail, le système de retraite et surtout le système éducatif. Vingt ans après, cet ordre social a commencé à être contesté. La société Antillaise a entrepris alors un long processus de mobilisation mémorielle conduit principalement par des historiens de la mouvance patriotique.

Mais l’action en termes de politique contestataire est essentiellement aujourd’hui le fait du mouvement activiste pan africaniste qui met en place des répertoires d’action collective représentatifs de ces mécanismes : la désobéissance civile, la démocratie directe, les défilés et manifestations pour la réparation , les occupations de lieux symboliques comme les supermarchés de la caste « békés » et les actions de violence politique avec les destructions de statues de Schœlcher, de Joséphine de Beauharnais, et de Pierre Belain d’Esnambuc.

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Croissance, chômage, dettes … Que nous réserve la crise économique aux Antilles ?

« Tété doubout sé pou on tan »

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

La mutation de la société Antillaise va forcément s’accélèrer avec l’émergence d’une nouvelle économie reposant sur la théorie de la destruction créatrice et la restructuration de pans entiers du secteur des services. Le choix important auquel nous sommes confrontés est entre l’isolement nationaliste et la garantie du maintien de la solidarité nationale . L’épidémie elle-même et la crise économique et sociale qui en résulte sont des problèmes mondiaux. Ils ne peuvent être résolus efficacement que par un soutien massif de l’Etat français aux entreprises et ménages de la Martinique et de la Guadeloupe . Sans les mesures de l’Etat, le constat serait bien sans conteste la ruine de l’économie de la Martinique et de la Guadeloupe.

Plus généralement, cette crise nous oblige à nous poser des questions sur notre manière de vivre et de consommer. Ainsi, les mutations en cours pourraient voir leur adoption accélérée par la population. Personne n’est aujourd’hui capable de savoir ce qu’il en ressortira, mais il semble acquis que l’après coronavirus ne sera pas totalement comme l’avant.

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L’économie de la Martinique est anesthésiée, mais loin d’être moribonde !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Déjà en préambule, on peut dire que l’économie française affiche les premiers stigmates de la grave crise économique du coronavirus, et que la Martinique ne sera pas épargnée !

Face à la crise du Covid-19, le gouvernement a ouvert les vannes de l’argent public pour éviter notamment la faillite de nombreuses entreprises. La facture des aides s’élève à 134 milliards d’euros, selon les prévisions du gouvernement. Mais néanmoins les entreprises les plus touchées par la crise ne résisteront pas au choc, et cela engendrera des faillites et par voie de conséquence un chômage de masse . Les entreprises perdent maintenant plus d’argent que jamais, licencient à tour de bras, et voient leurs espoirs de profits à la baisse en raison de l’incertitude économique.

Des milliers de plans sociaux, avec des cortèges de suppressions d’emplois à la clé, sont annoncés ces derniers jours. Ainsi, Airbus a annoncé hier mardi la suppression d’environ 15.000 postes, soit 11% de ses effectifs, et n’exclut pas des licenciements secs pour faire face à la «crise sans précédent» subie par le secteur du transport aérien terrassé par le Covid-19, un plan aussitôt jugé «excessif» par le gouvernement français.

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Les Antillais sont-t-ils atteints de schizophrénie ? 

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

L’article de Guy Lordinot,  l’ancien député maire de Sainte Marie en Martinique, qui craint la « disparition programmée de l’identité martiniquaise », dans une tribune intitulée, « Notre Martinique aujourd’hui. Sera-t-on Martiniquais demain ?,(*)  fait l’objet de nombreuses publications dans les médias en France hexagonale accompagné de multiples réactions d’indignations voire d’accusations de racisme anti blanc .

Le buzz souhaité par Guy lordinot est patent dans la mesure où il dénonce dans sa tribune, que  » L’arrivée régulière d’une population de race blanche montre qu’un génocide par substitution est en marche en Martinique « 

Notons que rien que sur le site de Martinique première qui a comme France Antilles Martinique, publié la tribune on note 864 commentaires et 827 partages.

Qui a raison si l’on considère que  tous ces textes sont l’écume des choses et du verbiage de racialistes. Le débat public en Martinique ressemble de plus en plus à un asile de fous où la raison aurait définitivement perdu sa place. 

Place à l’émotion désormais !

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L’honneur perdu de Maxette Pirbakas et la tentation du racialisme aux Antilles !

—  ¨Par Jean-Marie Nol, économiste —

Le vote de l’eurodéputée guadeloupéenne maxette Pirbakas s’est portée « contre » la résolution reconnaissant la traite transatlantique comme un crime contre l’humanité. C’était le vendredi 19 juin à Bruxelles. Plusieurs personnes en Guadeloupe et Martinique se sont émus qu’une guadeloupéenne ait pu porter sa voix contre un vote du parlement européen reconnaissant l’esclavage comme étant un crime contre l’humanité. L’expression de cette colère contre madame Pirbakas qualifiée par certains à dessein d’origine indienne, souligne la présence dans la société d’un système de différenciation et de hiérarchisation racialisé. C’est un système invisible pour les personnes qui correspondent à ce que l’on définit comme la norme, en l’occurrence celles dont les ascendants sont d’origine africaine et qui sont largement majoritaire en Guadeloupe et Martinique .

Préjugés et frustrations nourrissent déjà le racisme aux Antilles.

Un événement tragique, la mort de George Floyd aux Etats-Unis, a ouvert de nouveau un espace public pour ces discussions. L’attention médiatique de la résurgence de la problématique raciale est inédite dans la période contemporaine en France, voire à un moindre degré en Guadeloupe et Martinique .

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Macron vs Le Pen : Alors quid de l’évolution à risque de la situation politique en France ?

— Par Jean-Marie Nol économiste—

Les dès sont désormais jetés pour le prochain match de la présidentielle en France. Marine Le Pen fait feu de tout bois et lance la campagne en se rendant à l’île de sein pour tenter de capter l’héritage gaullien et ainsi séduire l’électorat de la droite républicaine. Quand à Emmanuel Macron, il peaufine un nouveau programme politique destiné à se relancer avec à la clé des mesures innovantes qui devraient être annoncées mi juillet 2020.

Alors, du désenchantement de Macron à l’espoir de Le Pen : quel sera demain le choix politique à haut risque des Français ?

L’élection de Emmanuel Macron comme président de la République nous a scotchés, sidérés, bouleversés, fascinés, etc. Mais elle ne nous a pas changés. Très vite après 3 années de pouvoir , chacun a constaté, un peu hébété, que rien n’avait vraiment bougé au niveau des divisions politiques en France. Et le grand chambardement, redouté ou souhaité, n’a pas eu lieu.On se disait que rien, plus jamais, ne serait pareil après l’élection d’un jeune président de 39 ans en France .

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Que sera la France d’après crise ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Le buzz médiatique actuel va rendre les rapports de forces économiques et sociaux de plus en plus brutaux en France. La France  » d’après  » la crise du coronavirus est riche d’idées, mais elles ne sont pas partagées par tous.
Qui pouvait penser que le coronavirus ferait basculer le pays entier dans le télétravail, mettrait l’ économie en péril et bousculerait complètement nos certitudes ?
Parmi ces certitudes, il en va désormais du questionnement de la survie même du modèle social français. Il en est également de la question de la France comme parangon de vertu avec la paternité de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen. Loin d’être dédouanée , la France renoue ainsi avec une polémique sur la véritable interprétation de son histoire esclavagiste et coloniale. Ainsi de même lorsque les acteurs politiques tentent de retrouver un positionnement par rapport à l’histoire qui leur permette de donner du sens à leurs souvenirs, les efforts déployés à cet effet restent souvent embryonnaires en raison d’un certain flou autour de la question « qui a fait quoi dans le passé ».

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La société Antillaise se racialise et devient dystopique.

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Même sans en connaitre la définition, il y a fort à parier que peu d’entre nous connaissent ou apprécient la dystopie. Connue aussi sous le nom de contre-utopie, il s’agit d’un courant littéraire rencontrant aujourd’hui un succès fracassant. Elle vise à dépeindre, pour ce qui concerne notre sujet, une fiction d’une identité noire, où le bonheur semble impossible. Contraire d’une utopie, le récit de fiction dystopique vire systématiquement au cauchemar en annonçant un avenir sombre avec la montée du populisme et du racisme, ainsi que l’ombre menaçante de la révolution numérique et l’intelligence artificielle ou un monde futuriste sans espoir avec le changement climatique .

La Martinique et la Guadeloupe jouissent actuellement d’une société où l’immédiateté est la seule dynamique, il devient alors impossible de réfléchir sur les conséquences à moyen et long terme de nos actes ainsi que sur notre nouveau rapport au futur, qui ne fait que se rappeler à nous sous la forme d’innombrables menaces et non plus comme la promesse d’un avenir meilleur.

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Pourquoi Victor Schœlcher voterait-il aujourd’hui pour l’indépendance de la Martinique ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Les vieilles lunes historique,et les références idéologiques, c’est terminé et nous nous devons de passer à de nouveaux paradigmes au lieu de nous appesantir sur notre mal être identitaire. Au-delà des péripéties et des aléas de l’histoire, il est passionnant de chercher à dégager ce qui fonde l’engagement personnel de Victor Schœlcher et de voir comment les principes d’une conscience hors du commun trouvent un écho de nos jours.

« Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir. » (Jean Jaurès).

Il est temps de cesser de décrier l’œuvre de Schœlcher et de restituer son action abolitionniste dans le contexte de l’époque. De même qu’il devient impératif de casser ce processus de schizophrénie dans les esprits de certains martiniquais de toute origine.

Indépendance ou autonomie ? Le temps viendra du choix , mais selon nous Victor Schœlcherr aurait aujourd’hui fait le choix de l’indépendance de la Martinique !

Au-delà de sa méfiance pour ce qu’il appelle les « ruades du peuple », Victor Schœlcher aurait ainsi considérer la départementalisation , qu’il soutiendrait encore, comme une étape transitoire.

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A bas Schoelcher ! Alors faut-t-il sortir du cocon de l’état-providence français ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Au delà des condamnations de principe de la destruction des statues de Victor Schoelcher, les responsables politiques et économiques de la Martinique ne se rendent pas compte qu’il s’agit là en fait d’un acte réitéré de défiance envers la communauté dite des békés et de la présence française en Martinique.

Nous sommes en présence d’une intentionnalité à part entière et non pas d’un simple épiphénomène .
En effet, tout cela laisse à penser qu’il existe actuellement en Martinique un terreau propice à la radicalisation des esprits. Cette forme de radicalité de certains activistes Martiniquais découle d’une réappropriation des concepts de lutte des classes et d’inégalités sociales par une génération que le confort et la consommation à outrance avaient dépolitisée.

La coup d’éclat actuel des activistes pan-africanistes nourrit aussi des dénonciations fortes, et dessine des aspirations plus manifestes encore qu’en 2009 , en précipitant des dynamiques enclenchées antérieurement par certains hommes politiques et intellectuels Martiniquais.

Pour beaucoup, la radicalité de l’action de destruction des statues de schoelcher révèle les défaillances de notre modèle départemental, une scandaleuse inversion des priorités de nature idéologique et historique , et une course insensée d’un système à la fois assimilationniste et nationaliste que nul ne maîtrise.

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La crise de l’endettement est une bombe à retardement pour les Antilles.

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Avant la crise du coronavirus , je m’inquiétais du niveau de l’endettement qui s’abattait sur le monde . Il ne s’est pas calmé. Au moment du déconfinement, les voix se multiplient contre l’endettement des états, des entreprises, des collectivités locales et des ménages.

Mais ce qui inquiète aujourd’hui les analystes, c’est le niveau de l’endettement publique et privé aux Antilles . L’endettement , qui était vue comme un acte civique ces dernières années puisqu’il soutenait avec force le rythme de croissance, risque de précipiter l’économie dans un cycle qui est loin d’être vertueux.

En effet, la Guadeloupe et la Martinique à l’instar de la France s’endettent à tour de bras et c’est l’étincelle qui mettra le feu aux poudres de la prochaine crise financière qui couvait déjà bien avant le choc sanitaire et économique du coronavirus. Cette crise de l’endettement va embraser le monde et n’épargnera pas la Guadeloupe et la Martinique . Quelques chiffres en prime time pour comprendre l’ampleur du phénomène de l’endettement dans le monde, car l’endettement des États, des entreprises et des ménages, partout dans le monde augmente dangereusement.

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Les Antilles, et le syndrome des « délices de Capoue » . 

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Qui ne  sait ce que l’on doit entendre par les délices de Capoue ? … Décryptage !

La ville italienne Capoue accueillit en 215 avant JC les troupes d’Hannibal. Il venait de reprendre celle-ci, qui était connue pour la facilité de la vie et les multiples plaisirs auxquels on pouvait s’adonner. Après une longue période de repos dans cette ville, les Carthaginois perdirent l’habitude du combat et ne tardèrent pas à être battus par les Romains qui, en guise de vengeance, rasèrent Capoue. On dit qu’une personne « s’endort dans les délices de Capoue » lorsqu’elle a tendance à se laisser bercer par une vie trop facile et sans contrainte.

C’est désormais le cas d’espèces que vit concrètement la France et par voie de conséquence la Martinique et la Guadeloupe . Trop de laisser aller et trop de profusion dans la critique et la polémique de la part des Français de l’Hexagone et des Antillais . Désormais, une judiciarisation de la vie politique est en cours. « Mise en danger de la vie d’autrui », « homicide involontaire », « non-assistance à personne en danger »… Au total, 63 plaintes visant des membres du gouvernement, pour dénoncer leur gestion de la crise sanitaire, ont été déposées jusqu’ici auprès de la Cour de Justice de la République. Face

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L’avenir de la départementalisation aux Antilles doit désormais nous interpeller ! 

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Avec la crise actuelle du coronavirus et celle  demain  de la dette publique, le système de départementalisation est menacé d’implosion au sein même de ce qui est considéré comme étant son cœur, le modèle social français.
L’effondrement économique qui se prépare, et dont l’intervention massive de l’État en France a permis de repousser les prémices d’une crise sociale , obligera la Martinique et la Guadeloupe à des choix très contraints. Deux possibilités s’offriront :  Une certaine forme d’autonomie politique mais sans aucune marge de manœuvre budgétaire et financière, ou l’étatisme low cost avec l’instauration imposée par l’Etat d’un revenu universel de base de 800 euros pour tous . 
Je suis convaincu que ce choix se posera en ces termes d’ici à la fin 2022 . 
Aussi nous devons prendre le temps de la réflexion avant de procéder à une sérieuse réévaluation des enjeux politiques, économiques et sociaux du changement statutaire à tout le moins dans le contexte actuel .  

Pour l’instant, l’effondrement économique est invisible en Martinique et Guadeloupe, et ce même si beaucoup de secteurs d’activité sont à l’arrêt . Et

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Le spectre d’une violente crise sociale ,  se profile dans le monde, mais aussi par capillarité en Martinique et Guadeloupe.

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

A l’échelle mondiale, l’organisation  internationale du travail (OIT) alerte sur la crise massive du chômage qui arrive dans le monde.

Dans un communiqué de presse datant du 29 avril 2020, on note que les dernières données de l’OIT sur l’impact de la pandémie COVID-19 sur le marché du travail révèlent ses effets dévastateurs sur les travailleurs de l’économie  et sur des centaines de millions d’entreprises dans le monde.

Selon l’organisation internationale du travail, la poursuite de la baisse significative du nombre d’heures travaillées dans le monde en raison du Covid 19  a pour conséquence que 1,6 milliard de travailleurs de l’économie  – soit près de la moitié de la main-d’œuvre mondiale – doivent désormais faire face au danger immédiat de voir leurs moyens de subsistance anéantis, et verser dans le chômage et la pauvreté avertit l’Organisation internationale du Travail (OIT). 

C’est dire l’amplification du chômage qui devrait intervenir bientôt et c’est une lapalissade que de dire que cette crise d’ampleur va également frapper durement la France et les DROM. 

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Coronavirus : Nous ne sommes pas à la hauteur de l’état d’urgence économique et social !

— Jean-Marie Nol, économiste —
Pourquoi alors que le chômage est attendu à des niveaux stratosphériques, et que la croissance est très mal orientée pour les années à venir, les Martiniquais et Guadeloupéens rechignent à la réouverture des écoles et ainsi permettre de reprendre le boulot ?

Cette tendance à sous estimer l’urgence économique viendrait accréditer l’idée d’une certaine incurie collective.

C’est patent de dire actuellement que travailler plus pour assurer la pérennité et le financement du modèle social français actuel est pour nous un sujet majeur, car il est lié autant à l’économie qu’aux enjeux de société. Nous sommes autant préoccupés par le poids de ce modèle social sur la compétitivité des entreprises au niveau mondial, que par la nécessaire solidarité entre générations et entre les différents groupes sociaux qui composent le pays.
Enfin, nous sommes convaincus que le nœud du problème réside dans le financement de ce modèle social français, conçu avec des hypothèses aujourd’hui obsolètes avec le Covid 19 .

Pourquoi se pencher sur ce sujet ?

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Covid-19 : la région Caraïbe est menacée d’être asphyxiée sur le plan économique et financier .

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Les nuages d’une dépression non pas cyclonique mais économique et sociale s’amoncellent dans le ciel de la région Caraïbe.
Pour cette région de notre proche environnement géographique , et dans le cas du Covid-19, la question économique est inextricablement liée à la crise sanitaire. La performance dans la gestion de crise sanitaire est ce qui va déterminer l’intensité de la crise économique et sociale. Pour le moment, l’on estime les pertes financières consécutives à cette crise sanitaire du Covid 19 à 3,7 milliards de dollars pour l’ensemble de la zone Caraïbe. Dans ce même contexte les pertes estimées pour la Guadeloupe et la Martinique s’élèveraient à environ 600 millions d’euros.
«Nous sommes au début d’une profonde récession. Nous sommes confrontés à la plus forte baisse de croissance que la région ait jamais connue», a déclaré Alicia Barcena, la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), une agence technique des Nations unies basée à Santiago du Chili .
De nombreux pays de la région doivent ainsi affronter la crise avec des marges de manœuvre budgétaire désormais limitées.

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Coronavirus : Avec une économie en berne, le scénario noir se confirme pour la Martinique et la Guadeloupe.

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Alors que tous les pays du monde font face à la crise sanitaire du Covid-19, ils doivent également faire face à une crise économique et vraisemblablement sociale dont l’impact est encore difficile à évaluer . Les États entrent progressivement en récession, inquiétant les gouvernements qui doivent faire face dans le même temps à des dettes publiques en forte croissance. Comment la France en particulier réagit-elle à cette situation ?

Quid des répercussions de la crise en Martinique et Guadeloupe ?

Pour combattre l’épidémie de Covid-19, le gouvernement français a décidé de confiner la population pour éviter la circulation du virus. Mais en faisant cela, il a paralysé l’ensemble de l’économie nationale en même temps que d’outre-mer et mis toute l’activité des territoires à l’arrêt. Quelles seront les conséquences au déconfinement ? L’économie peut-elle reprendre ? De quelle ampleur sera la crise quand on sait que la croissance sera en chute libre, les chiffres d’affaires en berne, et une forte progression attendue des défaillances d’entreprises …

Une fois l’actuelle crise du coronavirus passée, avec ses quarantaines et autres mises en arrêt de l’activité économique, à quoi pouvons-nous nous attendre comme conséquences pour la Martinique et la Guadeloupe ?

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Coronavirus : Aux Antilles, nous allons devoir affronter une crise plurielle !

— Jean-Marie Nol, économiste —

Confrontés à une crise sanitaire sans précédent dans notre histoire, les Guadeloupéens et Martiniquais se sont tournés, naturellement, vers les pouvoirs publics pour chercher la protection nécessaire afin de surmonter le choc provoqué par le Covid-19. Que ce soit l’État ou les collectivités territoriales, tous les acteurs publics sont devenus, au milieu de cette tempête, les points de référence pour l’ensemble des Antilles. Les coûts sociétal, social, sanitaire, économique et budgétaire sont inconnus à ce jour mais on sait qu’ils seront à la mesure du traumatisme collectif que cette crise aura provoqué.

Bien entendu, la vie reprendra ses droits et, en même temps qu’il faudra établir les causes et les responsabilités de chacun dans la gestion de la crise, nous devrons réfléchir collectivement à un nouveau modèle de société tant en Martinique qu’en Guadeloupe .

La récession que va causer la pandémie de Covid-19 n’est pas encore quantifiée que déjà analystes ou cabinets de conseil phosphorent : cette crise plurielle va-t-elle transformer notre économie Antillaise déjà très fragile ?

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Le Covid-19 accélérateur du changement de modèle économique et social aux Antilles.

— Par Jean-Marie Nol, économiste —
À situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles . Interrogé hier sur Europe 1, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie a rappelé que la crise engendrée par le coronavirus aurait un effet sans précédent sur l’activité dans l’Hexagone. «Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, une grande partie de l’économie française est à l’arrêt», a-t-il constaté. Le retour à la normale prendra du temps, se fera «progressivement» et il «passera par le désendettement du pays».

«Entre des milliers de faillites et la dette, nous avons choisi la dette », et après l’épidémie, «il faudra tous faire des efforts douloureux afin de réduire la dette», a souligné le ministre de l’Économie.

Pour ce qui concerne la Martinique et la Guadeloupe la baisse de l’activité aura un impact très négatif sur l’emploi et sur la masse salariale, compensée en partie par les mesures de chômage partiel et d’indemnisation prises par le gouvernement. Au total, sur l’ensemble de l’année 2020, la consommation tant en Guadeloupe qu’en Martinique reculerait d’environ -3 % », selon un économiste .

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Le coronavirus risque de faire de l’économie des Antilles un champ de ruines.

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Avec la pandémie du coronavirus, nous sommes confrontés à une crise mondiale. Tout est arrêté, partout en même temps. En quelques semaines, le coronavirus et le confinement de millions de personnes qu’il a entraîné ont presque anéanti l’économie mondiale, au point que les économistes s’attendent à la récession la plus violente de l’histoire moderne, peut-être pire que pendant la Grande Dépression de 1929 . Avec cette crise du coronavirus, il s’agit du troisième et du plus grand choc économique, financier et social du XXIe siècle et il exige que l’on doit changer quelque chose de notre modèle économique et social actuel , c’est maintenant qu’il faut penser aux efforts qu’il faudra faire demain pour redresser autant que faire se peut une économie déjà passablement sinistrée !

Lire aussi : Coronavirus : des pertes faramineuses pour l’économie française

Comme beaucoup d’autres régions, la Guadeloupe et la Martinique se battent pour échapper au naufrage de leur économie . Le tourisme, qui représente 8 % du PIB, est anéanti.

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Et si aujourd’hui, l’on s’interrogeait déjà sur la crise de l’après coronavirus ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste. —

Le Coronavirus  sème désormais le chaos partout dans le monde :  Après la pluie, l’orage. Les Bourses européennes ainsi que Wall Street plongent dans le vide ces derniers jours . La Bourse de Paris a connu ces derniers jours  la plus forte chute de son histoire à -12,28 %…

C’est vraiment abracadabrantesque, ce qui se passe avec le coronavirus et le ton de gravité de la dernière intervention du président Emmanuel Macron le démontre au delà du nécessaire . On a presque le sentiment de vivre un moment de guerre et pourtant, nombre d’entre nous en Martinique et Guadeloupe, continuons de croire qu’il ne s’agit que d’une mauvaise passe à vite oubliée .

Qui se trompe ? Vivons nous un principe de précaution exacerbé ou refusons nous de voir la réalité en face  ? Seul l’avenir nous le dira, mais pour le moment, l’incertitude gagne et détruit l’économie à petit feu . Jour après jour, la crise sanitaire du Coronavirus se transforme et devient une crise financière et économique mondiale.

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Coronavirus : pourquoi l’économie doit se préparer au pire ? ​

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

De nombreuses usines sont toujours à l’arrêt en Chine, l’atelier du monde. Des villes sont confinées sur l’ensemble du territoire Italien et les secteurs des transports( tant aériens que maritimes) et du tourisme souffrent sérieusement d’une crise qui vire à la psychose. Preuve de l’incertitude qui règne, les bourses mondiales s’écroulent et la panique gagne toute la sphère publique. Au micro d’Europe 1, Étienne Sebaux, associé au cabinet Kearney France, a mis en avant notre dépendance à la Chine et craint l’«effet domino». D’après lui, «c’est une crise économique majeure qui s’annonce».

Coronavirus et Crise économique, lorsque l’inimaginable se profile en duo  prêt à exploser avec un mix aussi inattendu que dévastateur. 

Notre société est sur un point de bascule. La chute vers l’abîme se précise avec le krach boursier en cours . La crise économique est imminente, car tout simplement la dette publique et privée est au plus haut insoutenable et que la récession mondiale se dévoile.

Lire aussi : Coronavirus : de l’urgence à débattre et sensibiliser les Antillais aux graves enjeux économiques et sociaux actuels !

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Coronavirus : de l’urgence à débattre et sensibiliser les Antillais aux graves enjeux économiques et sociaux actuels !

—Jean-Marie Nol, économiste —

Ce jour, les socioprofessionnels martiniquais ont réagi via un communiqué suite aux incidents dits xénophobes contre des touristes italiens et allemands en réaction à la peur de la contagion à l’épidémie de coronavirus.

« Non à la haine, oui à la construction commune », écrivent les organisations professionnelles martiniquaises. Les socioprofessionnels lancent un cri d’alerte pour « condamner les dérives et appeler à une logique de construction commune » et disent s’étonner « du peu de réaction des élus et des pouvoirs publics ».

Lire aussi : Coronavirus : c’est une crise économique mondiale qui s’annonce !

Ainsi selon eux, la Martinique à l’heure du choix d’une société apaisée est en train de basculer dans l’hystérie et la violence gratuite provoquées par des groupuscules d’obédience pan- africanistes . C’est là dans ce contexte qu’il faut insister  sur le danger d’un laxisme du pouvoir central parisien qui ne parvient pas à s’imposer en matière de rétablissement de la sécurité en Martinique . Cette situation est extrêmement fâcheuse car non seulement elle est porteuse de voix et de gage d’impunité pour les extrêmes, mais également est responsable de la montée exponentielle de la violence et du populisme en Martinique .

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