Catégorie : Les chroniques de Jean-Marie Nol

Covid-19 : contestation et désobéissance aux Antilles : quelle sortie de crise possible ?

—Par Jean-Marie Nol, économiste —

La société Antillaise accorde une grande importance à la culture de la contestation , au respect de la tradition et au principe d’égalité . Mais elle est aussi régulièrement secouée par toutes sortes de rébellions, de dissidences ou de désobéissance , voire par de véritables révoltes . Si les formes de la contestation relevées sont variées et graduées, un ressort commun anime les martiniquais et guadeloupéens : celui de la défense de leurs droits et libertés. On se bat donc pour ses idées, jusqu’au bout s’il le faut. On défend ce que l’on croit être la meilleure solution, même si elle est irréaliste, et cela au prix d’un éventuel conflit qui fait souvent la part belle à la politique de la terre brûlée . Une réputation de peuples contestataires , habitués à battre le pavé et à bloquer le pays pour préserver ses avantages sociaux . Derrière cette image d’Épinal, que nous disent les défilés de rue sinon l’existence d’un fondement culturel à l’état d’esprit contestataire des martiniquais et guadeloupéens comme on peut l’entrevoir dans l’actuel mouvement de contestation syndical antivax ?

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Jusqu’où ira l’utopie identitaire martiniquaise ?

—Par Jean-Marie Nol, économiste —
En Martinique, des extrémistes identitaires ont percuté les valeurs républicaines de l’Etat. En dépit d’arguments sanitaires puissants, une grosse majorité de la population martiniquaise se montre rétive à la vaccination contre la covid . La spécificité de la crise identitaire en Martinique réveille de nouveaux « rebelles » aux décisions du président de la République, pourtant destinées à stopper net une recrudescence du virus et ainsi sauvegarder l’économie voire sauver des vies humaines. Et comment comprendre que le gouvernement reculera face à une poignée d’irréductibles quand on sait que plus de 64,6 millions d’injections ont été réalisées depuis le début de la campagne en France, selon le bilan quotidien de la DGS. À ce jour, plus de 30,1 millions de Français présentent un schéma vaccinal complet. Les antivax Martiniquais jouent avec le feu en croyant que des mesures comme le pass sanitaire pourraient être annulées sous la pression d’une minorité de français. Jusqu’à aujourd’hui à ce que je sache, la Martinique est soumise à l’identité législative de l’article 73 de la constitution française. Mais certains, au détriment de la raison, ne sont pas prêts à lâcher le morceau, quitte à faire fi du caractère indivisible des lois de la République qui s’appliquent mécaniquement à tous les territoires de la République française.

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L’inquiétant déni de réalité va -t- il finir par miner l’économie de la Martinique et de la Guadeloupe ?

—Par Jean-Marie Nol—

Aujourd’hui, on se désole partout à travers le monde, de ce que l’économie soit une des principales victimes collatérales de la pandémie actuelle.
De fait, rien n’est plus vrai pour la Martinique et la Guadeloupe qui ont connu en 2020 une croissance négative , et pourtant les martiniquais et guadeloupéens persistent à ne pas comprendre qu’il faut mettre le paquet sur la vaccination pour éviter un nouveau confinement qui serait cette fois catastrophique pour l’économie et donc in fine pour l’emploi. En effet, si rien ne bouge au niveau de la vaccination , c’est le mur des faillites d’entreprises et d’un chômage de masse qui nous guettera fin 2021. C’est là avec le risque d’une nouvelle vague imputable aux variants, une question de bon sens et d’intelligence pratique pour préserver la cohésion sociale . Pourquoi faire état de l’intelligence et faire appel au bon sens du citoyen lambda ?
Tout simplement parce qu’il y a des interactions puissantes avec la vaccination et l’économie. Le niveau d’intelligence baisse de façon inquiétante dans le monde, et la Martinique tout comme la Guadeloupe ne font pas exception à la règle.

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L’autosuffisance alimentaire aux Antilles : mythe ou réalité à travers l’exemple de Cuba ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

L’autosuffisance alimentaire est bien une chimère en Martinique et en Guadeloupe comme le montre l’exemple de Cuba. Malgré les projets politiques mis en place par le régime révolutionnaire, Cuba n’a jamais pu prétendre à l’autosuffisance alimentaire. Après la chute de l’URSS et la fin de l’aide soviétique, le seul moyen pour nourrir les Cubains était d’acheter des ressources sur le marché mondial.L’autonomie alimentaire est la capacité à générer des revenus suffisants, grâce à l’agriculture et à d’autres activités non agricoles, pour répondre aux besoins alimentaires d’une population. Actuellement pour l’alimentation de sa population, Cuba dépend à 70% de l’extérieur. Les Cubains ont faim ! Aujourd’hui Cuba est au bord du gouffre alimentaire. Les mesures anti-castristes de Donald Trump, la crise sanitaire et la désorganisation d’un système à bout de souffle ont plongé l’île dans un marasme sans nom. La Havane n’est plus qu’une immense file d’attente, en quête désespérée d’un peu de nourriture, d’où l’explication en partie des manifestations d’une partie de la population actuellement en cours sur l’île. Cette explosion sociale qui se déroule présentement à Cuba est le reflet de ce que j’écrivais dans mon dernier article.

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Demain, les derniers avatars de la démocratie déceptive  ? 

—Par Jean-Marie Nol, économiste —

Une poudrière prête à sauter à tout instant. Voilà comment les économistes voient la société française et Antillaise. Plusieurs ingrédients détonnants montrent qu’une explosion sociale suivi d’un désordre politique peut survenir dans les prochaines années. Plusieurs indicateurs attestent de l’existence de  très fortes tensions dans la société en 2021 : Crise sanitaire du Covid, réchauffement climatique, crise de sens de la technologie et du numérique,  crise économique, financière, et sociale en vue, crise de la dette, décroissance irrémédiable en cours, crise migratoire en accélération tant dans l’Hexagone qu’en Guadeloupe avec la situation chaotique de Haïti, crise identitaire, crise de l’autorité de l’Etat, crise du vivre ensemble avec la montée exponentielle de la délinquance et de criminalité, Etc….Toutes ces crises menacent les fondements de la société française et par voie de conséquence guadeloupéenne.  Alors, qui, pour défendre encore la démocratie menacée dans ses soubassements historiques ? Qui sont ces populistes en France et en Guadeloupe qui se veulent des démocrates mais au détriment des intérêts bien compris d’un peuple qui ne participe plus à la vie démocratique du pays par le vote?

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Les clubs Cigales, un outil financier pour soutenir autrement les entreprises .

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Depuis notre dernière publication sur le sujet des clubs Cigales, les choses ont évolué positivement. Un premier club d’investisseurs a été créée en Guadeloupe. Reste l’objectif d’implantation d’un ou plusieurs clubs en Martinique. Le club CIGALES est en premier lieu un club d’investisseurs, qui réunit ses membres plusieurs fois par an, recueille leurs cotisations régulières pour former une cagnotte collective, et comme son nom l’indique, investit dans de petites entreprises quelque soit leur stade de développement (création, croissance, restructuration) en création ou encore œuvrant principalement dans le secteur productif .

Issu de l’Économie Sociale et Solidaire, dans les années 80/90 , le mouvement des CIGALES s’est construit sur le constat qu’il est possible à de simples citoyens d’accompagner celles et ceux qui se lancent dans la grande aventure de la création d’entreprise ou du développement de la production locale.
Il prend la forme d’un apport financier au capital ou sous forme de prêt, d’un soutien humain et de conseils adaptés. Chaque club CIGALES regroupe de 5 à 20 personnes pour une période de 5 ans renouvelables.

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La Guadeloupe au défi de la responsabilité !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Le mot « responsabilité » est actuellement à la mode en Guadeloupe avec les prochaines élections régionales et départementales. L’élection régionale n’est-t-ellle pas placée sous le signe du « gouverner autrement »? Le mot renvoie au sentiment que chacun éprouve plus ou moins clairement qu’il faut repenser, dans le fond et non seulement dans la forme, nos valeurs et nos modes de vie, si on ne veut pas aller, comme on dit, dans le mur. Depuis le début de la crise sanitaire liée au COVID-19, jamais un changement aussi profond ne s’était opéré sur nos modes de vie avec une mutation du travail qui intervient en accéléré sous pression de la crise sanitaire. Le télétravail ou plutôt le travail à distance est devenu la norme pour un grand nombre d’entre-nous sans que nous y soyons réellement préparés. En effet, l’on assiste en Guadeloupe à une accélération de la transformation numérique de la société et des entreprises. Avec à la clé, un prochain bouleversement des modes de consommation, de production, d’approvisionnement, d’interaction ou encore de travail.

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Plaidoyer pour une place prééminente des femmes Antillaises dans l’économie !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

L’inexorable montée en puissance des femmes en politique ne s’est pas démentie depuis notre premier article sur le sujet et dont nous reprenons pour partie une analyse actualisée. Le prise de pouvoir par les femmes est une réalité qui s’impose depuis tantôt à l’ensemble de la société guadeloupéenne et depuis peu en Martinique où les choses ont positivement évoluée sur le plan politique. Les femmes mènent de plus en plus la danse aux Antilles. Et pourtant en économie, elle piétine aux portes du pouvoir au sein de l’entreprise. Dans les deux cas, elles concilient pourtant savoir et pouvoir. Partout, elles sont désormais plus influentes et plus diplômées que les hommes. De plus, elles occupent actuellement des positions fortes au sein des organismes ou se situent les lieux de pouvoir (politique, et culturel ). On peut citer pour la Guadeloupe en politique l’exemple de marie luce Penchard (deuxième vice présidente du conseil régional et ancienne maire de B/T et ministre), Josette Borel Lincertain (présidente du conseil Général et prétendante à la présidence de la région ), Marcelle Pierrot ( ancienne préfète et troisième de liste aux élections régionales), Gabrielle Louis Carabin (présidente de communauté et maire du moule) Justine Bénin et Hélène Christophe( députés) victoire Jasmin( sénatrice) et de plus plusieurs femmes maires .

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Pourquoi l’échec électoral des nationalistes sera cuisant, durable et sans appel pour l’avenir ? 

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

En Guadeloupe,  depuis les années 60/70 les idéologies politiques  marxistes qui sous-tendaient la décolonisation et la lutte de libération nationale ont été au cœur des passions politiques et syndicales des décennies d’après départementalisation  . Les différents mouvements indépendantistes qui portaient ces revendications ont beaucoup déçu et sont entrées en crise au cours des trois dernières décennies. Le communisme, les espoirs révolutionnaires, le socialisme se présentant comme une alternative au capitalisme, la croyance dans un sens de l’histoire et celle dans la nécessité de ruptures radicales avec la France, porteuses d’un avenir meilleur se sont défaits. Ce délitement a déstabilisé la mouvance nationaliste en Guadeloupe et au contraire renforcé les tenants de l’assimilation. Tout cela a débouché,  sur la concomitance de la victoire de la démocratie occidentale  et du libéralisme, , et a finalement engendré la revendication d’un conservatisme se méfiant de tout changement radical des institutions .
A mes  yeux,  le déclin des mouvements indépendantistes en dépit de certains succès relatifs dans le champ syndical,  trouve son origine dans trois éléments de notre modernité. D’abord, l’intensification de la globalisation (au plan de l’économie, de l’accumulation du capital aux mains d’une bourgeoisie compradore, de la communication, des transports, des NTIC,  etc.)

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La crise économique du Covid-19 sera -elle le marqueur d’un futur effondrement de la démocratie française et de l’économie locale aux Antilles  ? 

— Par Jean-Marie Nol, economiste —
 
Précédemment,  nous disions dans notre dernière tribune que les dès sont désormais jetés pour le prochain match de la présidentielle en France. Dans presque tous les cas de figure,  l’avenir semble s’assombrir et la tentation d’instaurer un régime autoritaire en France après l’élection présidentielle de 2022 n’a jamais été aussi prégnante. Dans un scénario possible en 2021, on imagine l’épidémie difficilement contrôlée et les perspectives de résolution de la crise sanitaire régulièrement repoussées à des horizons de plus en plus lointains. Dans ce scénario, l’impact de la crise sur l’économie est plus fort qu’anticipé notamment du fait d’une baisse durable de la consommation des ménages. Le rebond espéré n’intervient pas. Le nombre de chômeurs et de travailleurs précaires explose, mais aussi les pénuries de main-d’œuvre dans les secteurs les plus sollicités. Le climat social et politique particulièrement dégradé contribue à accroître le sentiment d’inquiétude et d’imprévisibilité. L’on se dirige tout droit vers une nouvelle vision historique au temps long de la théorie des cycles politiques et économiques pour la France, alors quid des conséquences sur le plan des institutions  ?

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L’évolution à risque pour les Antilles de la situation politique et économique en France hexagonale ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Les dès sont désormais presque jetés pour le prochain match de la présidentielle en France. Marine Le Pen fait feu de tout bois et lance la campagne pour tenter de capter l’héritage gaullien et ainsi séduire l’électorat de la droite républicaine. Quand à Emmanuel Macron, il tente de diviser la droite républicaine et peaufine un nouveau programme politique destiné à se relancer avec à la clé des mesures innovantes qui devraient être annoncées mi septembre 2021.

Alors, du désenchantement de Macron confronté au procès de l’impuissance sur les problématiques de l’immigration voire ces temps-ci de l’insécurité et à contrario l’espoir à très haut risque de marine Le Pen du fait de troubles éventuels en cas d’élection: quel sera demain le choix politique des Français et quels sont les conséquences imaginables pour les Antillais?

L’élection de Emmanuel Macron comme président de la République nous a scotchés, sidérée , etc. Mais elle ne nous a pas changé au niveau de nos modes de pensée. Très vite après 4 années de pouvoir, chacun a constaté, un peu hébété, que rien n’avait vraiment bougé au niveau des divisions politiques en France et aux Antilles.

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En Martinique et en Guadeloupe : appauvrissement coupable du débat économique dans la sphère publique ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Quel est le point commun entre le déclassement accéléré des terres agricoles, l’absence de développement industriel, la déroute de l’administration locale dans la gestion de la crise de l’eau et des transports, le délitement de la situation financière des collectivités locales, et l’appauvrissement du débat économique dans la sphère publique ? A des degrés différents, tous sont les conséquences de l’affaiblissement de l’enseignement économique et de la culture scientifiques dans notre société Antillaise. Pourquoi la Martinique et la Guadeloupe voient -elles fondre leur compétitivité avec la crise du Covid 19 ? Pourquoi se montrent -t-elles toujours aussi méfiante à l’égard des entreprises et des patrons ? Pourquoi leurs édiles politiques ont-ils, depuis longtemps, rejeté la loi du marché de l’emploi avec la prééminence du rôle de l’entreprise et au contraire vu dans la dépense publique et la politique sociale, la clef de la prospérité ?

Un des effets les plus considérables de l’effondrement de la compréhension des enjeux de l’économie concerne l’élite gouvernante de nos pays, qu’il s’agisse des hauts fonctionnaires ou des hommes politiques, souvent ayant les mêmes sensibilisés politiques d’ailleurs.

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En Guadeloupe et en Martinique, se profile une élection régionale et territoriale en trompe l’œil, car sans enjeux économiques !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

En dépit des rodomontades des élus locaux sur la question de la responsabilité, et des fausses apparences d’un pouvoir territorial , l’autorité de l’Etat, même bafouée , a encore de beaux jours devant elle . Désormais cela doit être dit et compris : soyons clairs, c’est l’Etat qui commande et nul autre ! En effet, le rôle de l’Etat est devenu majeur en Guadeloupe et en Martinique avec la crise du coronavirus. La question fait de plus en plus débat : la prééminence de l’Etat dans la gestion de la crise prévue pour les prochains mois sera-t-elle temporaire, illustrant un net rebond après la récession de l’économie engendrée par la Covid-19, ou persistera-t-elle, reflétant des facteurs durables d’entraînement de la société Antillaise ? Plusieurs arguments plaident en faveur d’une augmentation séculaire persistante du rôle de l’État français. Les effets de la révolution numérique en Guadeloupe et en Martinique vont altérer la structure de l’emploi et modifier en profondeur la société . De nouveaux emplois et de nouvelles familles d’emploi vont apparaître, d’autres disparaître ou ne seront plus viables, et les entreprises devront trouver les moyens d’organiser le travail et la production locale de manière différente, et là le rôle de l’État sera prépondérant dans la nouvelle définition des politiques publiques.

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Crise économique et sociale de la covid 19 : Agir avant qu’il ne soit trop tard !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Depuis plus d’un an, la question du creusement des inégalités et donc de l’accélération de la pauvreté dans le monde est en première ligne de la pandémie de COVID-19. Ces problématiques sont en effet au cœur des débats en Europe, aux Etats-Unis et dans nombre d’économies émergentes.

Pour ce qui concerne la zone Caraïbe qui s’avère être notre environnement géographique naturel , l’on peut déjà noter des signaux alarmants en provenance de l’organisation internationale du travail (OIT) qui devraient nous inciter à la réflexion et à l’action. En effet, depuis la crise du coronavirus, la région d’Amérique latine et des Caraïbes a perdu 26 millions d’emplois à cause de la pandémie et a commencé l’année 2021 avec un paysage de l’emploi complexe, aggravé par de nouvelles vagues de contagion et des processus de vaccination lents qui rendent plus incertaines les perspectives de reprise des marchés du travail . La principale conclusion de l’OIT est que le capitalisme est une machine à produire de l’inégalité. Car, sur une longue période, le rendement du capital est durablement supérieur au taux de croissance économique , ce qui entraîne mécaniquement des inégalités croissantes.

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Quid de l’accélération de la numérisation de l’économie Antillaise en raison de la crise du Covid 19 ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Avec l’essor considérable de la numérisation ou digitalisation de l’économie depuis la crise du coronavirus, l’on peut craindre un risque de déstabilisation des grands équilibres économiques, sociaux, sociétaux et démographiques de la société Antillaise. D’ailleurs, l’on peut craindre plusieurs types de menaces qui vont aggraver la situation déjà difficile de l’économie. Un nouveau confinement strict en Martinique n’est pas impossible à imaginer dans les jours à venir, tant la situation sanitaire est aujourd’hui dégradée du fait de l’irresponsabilité et de l’inconscience de certains martiniquais. Le 15 février dernier au soir, près de 2.000 personnes ont défilé lors de manifestations carnavalesque dans les rues du Lamentin en Martinique, en oubliant les gestes barrière, et plus près de nous des gens ont encore bravé les consignes sanitaires des autorités en campant de façon illégale sur les plages de sable toujours en Martinique. Tout cela est révélateur d’un certain état d’esprit délétère de refus de l’autorité. Et là réside le véritable danger d’un chaos économique et social.

La révolution numérique bousculera l’économie de la Guadeloupe et de la Martinique très tertiarisée, car voilà qu’une nouvelle aventure économique se présente, celle de l’économie dématérialisée, et je pense sans risque d’ être contredit que des milliers d’emplois sont menacés à bref délai, si rien ne bouge en Guadeloupe et en Martinique sur le front de l’innovation.

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Le “quoi qu’il en coûte » mène la France au bord d’un gouffre financier, avec en prévision , des répercussions violentes sur les Antilles !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

La facture économique de la pandémie ne cesse de s’alourdir avec les nouvelles annonces de confinement à compter du 1er avril 2021.
La facture financière augmente encore et toujours.
L’économie Antillaise n’a pas été épargnée par la crise Covid et résiste encore tant bien que mal . Mais pour combien de temps ?.. Pour l’instant c’est un coup dur pour de nombreux secteurs dont celui du tourisme avec la fermeture des restaurants, des cinémas et salles de spectacles et de sports . Déjà l’on note selon la chambre de commerce de la Martinique une baisse de -20 % au début de cette année 2021 sur l’activité économique , -50% d’exportations et -27 % de la consommation des ménages. Selon les professionnels martiniquais , on note des baisses de -46% pour les hôtels, -21 % pour les meublées et -76% pour les agences de voyages . Aujourd’hui avec les nouvelles mesures restrictives , la saignée d’activité prévisible risque d’être encore plus douloureuse.

L’extension des fermetures de commerces à l’ensemble du territoire, annoncée mercredi 31 mars par Emmanuel Macron, va faire passer le nombre d’établissements fermés de 90 000 à 150 000 en France hexagonale.

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L’utopie identitaire martiniquaise sera semée d’embûches, si rien ne bouge sur le front des institutions !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

En dépit d’arguments sanitaires puissants, une partie minoritaire de la population martiniquaise se montre rétive à l’autorité de la République française . La spécificité de la crise identitaire en Martinique réveille de nouveaux « rebelles » aux recommandations du préfet , pourtant destinées à sauver des vies. C’est là un nouveau signe de l’individualisation croissante de la société Antillaise. Le paradoxe est que la liberté que réclament les organisateurs et participants des récents défilés et autres « déboulé » carnavalesque est en fait celle de contaminer les autres, en toute irresponsabilité. Il ne s’agit pas d’incivilités, comme on en voit souvent, mais d’un défi à l’autorité. Toutefois, certaines spécificités apparaissent dans ce mouvement de rejet. D’ailleurs, le profil des réfractaires ne recoupe pas forcément celui d’autres « rebelles » en matière de dénonciation du scandale du chlordécone. Il y a, dans cette attitude, une façon de désobéir à un gouvernement qu’ils n’approuvent pas ou d’exprimer un rapport de défiance plus large vis-à-vis de l’État et de l’autorité en général.
Que signifie ce refus de l’autorité ?

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La Guadeloupe , déjà prisonnière, de l’engrenage de la pression fiscale locale ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

En Guadeloupe, nous vivons aujourd’hui à l’âge des paradoxes, car actuellement ce sont les syndicats qui tiennent le pavé, et demain, c’est la population guadeloupéenne qui brandira l’étendard de la révolte contre la pression fiscale.
Alors que le pouvoir d’achat des Guadeloupéens est en passe de diminuer avec la crise , que le chômage ne cesse de progresser et que les problèmes économiques et sociaux s’aggravent avec la pandémie du covid 19 , une faillite financière de nos collectivités locales se profilent à l’horizon, et pourtant les exécutifs des collectivités locales de Guadeloupe et le syndicat UTC UGTG persistent dans les obstructions à la négociation et les rodomontades stériles à propos de problèmes de déroulement des carrières du personnel communal , et ce alors même que les communes de Guadeloupe figurent déjà parmi les plus déficitaires et endettées de France . Les hommes et femmes de la Guadeloupe ne sont pas conscients qu’ils sont dans la situation d’un alpiniste qui est sur une paroi très raide et qui ne sent pas que les prises sont en train de lâcher : ont-t-il bien pris la mesure de la crise à venir en 2021 du fait de la crise financière de la dette, de la paupérisation de la classe moyenne, de la réduction probable des dotations de l’Etat, et de la progression inéluctable des dépenses notamment sur le plan social ?

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75 ans de succès de la départementalisation sociale, mais quid d’un véritable développement ?

— Par Jean- Marie Nol, économiste —

“ Celui dont la pensée ne va pas loin verra ses ennuis de près.”

Confucius

Voici maintenant 75 ans, le 19 mars 1946, le Journal officiel publiait la loi transformant les quatre vieilles colonies de Guadeloupe, Martinique, Guyane et la Réunion en départements. l’égalité des droits était une revendication ancienne, née à la fin de l’époque esclavagiste. La départementalisation est la traduction juridique de cette aspiration. Pourtant, une certaine confusion est constatée dans les années suivantes. Deux dynamiques s’opposent : la création de nouvelles institutions, souhaitée par les élus et le peuple et l’égalisation à marche forcée, souhaitée par l’administration.

Soixante-quinze plus tard, la question reste posée de savoir si nos prédécesseurs de 1946 devaient choisir entre la revendication de l’égalité des droits et la lutte pour l’émancipation. Les possessions britanniques prennent le chemin de l’autonomie puis de l’indépendance. Les possessions françaises renforcent les liens avec l’ancienne métropole. Et c’est ce point aujourd’hui qui constitue la pierre angulaire du débat politique et sociétal en Martinique et Guadeloupe.

Depuis quelques temps, les tensions identitaires, sociales, raciales, sont palpables aux Antilles et en Guyane, et ce alors même que la situation économique dégradée dans nos régions , et catastrophique dans l’ensemble de la Caraïbe, risque de provoquer une grande pauvreté.

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Crise : La Guadeloupe sur une ligne de crête !

— Jean-Marie Nol, économiste —

Voilà que depuis mars 2020 , le choc du coronavirus paralyse brutalement le monde entier. Voilà un an que le coronavirus perturbe notre quotidien. Sa présence secoue le système hospitalier, grippe l’activité économique et sature le débat public.
Aujourd’hui, on se désole partout à travers le monde, de ce que l’économie soit une des principales victimes collatérales de la pandémie actuelle.

De fait, rien n’est plus vrai pour la France : La chute spectaculaire de la consommation et de l’investissement sur tous les continents met en effet toutes les économies sous pression.
Et celle-ci risque de durer : les enquêtes d’opinion, en Europe comme en France , confirment semaine après semaine la dégradation du moral des ménages et des entreprises et leurs faibles intentions de consommation ou d’investissement. Rien d’étonnant vu la prévision d’une très forte montée du chômage de masse . La pandémie de COVID-19 a provoqué la récession la plus grave jamais observée depuis près d’un siècle et fait des ravages en termes de santé, d’emploi et de bien-être des citoyens, selon la dernière édition des Perspectives économiques de L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)
Ainsi , la voie de la reprise économique apparaît très incertaine, et vulnérable à une troisième vague de l’épidémie.

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De l’urgence de concevoir , aujourd’hui, une nouvelle ère de déconstruction de la culture créole ? 

 
— Par Jean-Marie Nol, économiste —
Refonder la culture créole , c’est aujourd’hui adhérer à une nouvelle vision du social et de l’économie , mais c’est là un exercice certes abscons mais néanmoins indispensable à mener pour les jeunes générations de guadeloupéens et martiniquais. 
 

L’orientation dans la vie d’une identité culturelle n’est pas un chemin linéaire ; sans retour ni détour. Mais une identité ne serait pas une chose anodine, peut-on entendre dans la bouche de certains penseurs Antillais comme Édouard Glissant. «En Thérapie», elle charrierait avec elle une certaine vision du monde.

La crise morale que vit la Guadeloupe et la Martinique aujourd’hui est d’abord une crise de la culture créole avant que d’être une crise d’adaptation au monde technologique. La primauté des politiques sociales  menées depuis plus de cinquante ans de départementalisation , mettant à l’écart la dimension culturelle propice au développement économique  , doit conduire à une réflexion en profondeur tendant à donner une nouvelle impulsion au patrimoine culturel local dans la vie publique, privée et professionnelle. Il s’agit de se penser en guadeloupéen ou en martiniquais , mais  en identifiant l’intérêt de son pays à celui de la France hexagonale.

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Croissance : les dessous d’une crise économique et sociale à venir en Martinique et Guadeloupe !

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

La crise sanitaire du COVID 19 nous ouvre une occasion inédite de remettre en cause les diktats économiques qui ont été constitués en lois d’airain lors de ces dernières décennies de départementalisation, au premier rang desquels la primauté de la croissance avec pour moteur la consommation …. Clé de l’emploi et de la croissance en Martinique et Guadeloupe , élément de différenciation sociale, la consommation a fait l’objet d’une grande variété d’analyses mais trop souvent sous un prisme idéologique.

Aujourd’hui en Martinique et en Guadeloupe, le fait est que pour certaines personnes toujours prêtes à attiser les braises d’un nouveau conflit social, nous serions en présence d’un inquiétant épisode d’acmé, c’est à dire de la phase d’une maladie où les symptômes sont au plus haut degré d’intensité.

En quelque sorte, une apogée, un point culminant de la colère, de la détresse et de la désespérance du territoire Martiniquais et guadeloupéen présentement confrontée à une crise inédite. Pourtant l’analyse, les chiffres et les faits démentent ce tableau noir dressé par les organisations militantes et syndicales de Martinique et de la Guadeloupe qui s’apprêtent de nouveau à ruer dans les brancards par une mobilisation de rue avec bien entendu en arrière pensée un remake de la crise sociale de 2009.

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L’urgence économique et sociale consiste à dire la vérité aux guadeloupéens sur la crise actuelle ! 

Jean-Marie Nol, économiste —

Et si ce qui s’est passé dans l’étrange spéculation autour du blocage de la Guadeloupe par une surenchère de certains socio-professionnels était révélateur d’un enjeu bien plus profond ?… De tout temps, la Guadeloupe a été le lieu de crises multiples, mais c’est faux de dire et croire que le climat actuel est pré-insurrectionnel, car en dépit des rodomontades de quelques guadeloupéens, la situation actuelle en Guadeloupe n’est nullement explosive comme le prétendent certains. Dans le passé, on a connu pire. Ne nous emballons pas, car il n’existe pas de risque de révolte et encore moins de révolution dans le contexte actuel. Cessons de prendre des vessies pour des lanternes et faire peur aux gens en supputations à mon sens imaginaires.

Beaucoup de guadeloupéens se trompent sur toute la ligne car un rapport de force est une relation de conflit. entre plusieurs parties qui opposent leurs pouvoirs, ou en un sens plus littéral leurs forces, que cette force soit physique, psychique, économique, politique, religieuse, militaire…

Si les parties impliquées dans le rapport de forces ont un pouvoir inégal, on distingue la partie dominante à savoir l’Etat français et la partie dominée la Guadeloupe : s’applique alors automatiquement la loi du plus fort, autrement dit l’arbitraire du pouvoir.

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La Guadeloupe peut- elle encore se permettre une crise sociale ? 

Par Jean-Marie Nol, économiste

A l’heure où le pays Guadeloupe fait face à un regain épidémique et que l’économie tente de se redresser, le retour annoncé des tensions sociales, avec l’annonce de possibles grèves, fait craindre des lendemains très tendus, quand les plans sociaux se multiplieront et les mesures de chômage partiel s’arrêteront. Déjà la pandémie de Covid-19 a provoqué des « dommages massifs » sur l’emploi dans le monde, avec l’équivalent de 255 millions d’emplois perdus en 2020, selon l’Organisation internationale du travail (OIT) ce lundi. Les chefs des petites et moyennes entreprises sont de plus en plus nombreux à douter de leur capacité à rembourser leurs dettes ou à payer leurs charges, et près de la moitié craint de ne pas être en capacité de passer le cap de 2021, sans dégâts irréversibles de trésorerie. 

Ce contexte délétère fait craindre le pire, car l’économie guadeloupéenne a longtemps souffert dans un passé récent de ses conflits sociaux… 

Après la grève générale de 2009, le sentiment de gâchis (10 000 emplois perdus selon l’Insee) avait repris le dessus dans l’archipel guadeloupéen.

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La politique économique : le temps des illusionnistes ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste —

Au fond, nous le savons tous, les problèmes de l’économie locale en Martinique et Guadeloupe ne vont pas s’arrêter avec la crise du coronavirus. L’idée d’une autre société autre que celle de la départementalisation est devenue presque impossible à penser, et d’ailleurs personne n’avance sur le sujet, dans les DROM d’aujourd’hui, même pas l’esquisse d’un concept neuf de nouveau modèle économique et social .
Plus que jamais, nous allons devoir apprendre à nous méfier des illusionnistes post COVID-19.
Alors , pour que l’Espérance ne soit pas illusion et donc à terme une désillusion qui viendrait souffler sur les braises des tensions sociales comme lors de la crise sociale de 2009 , il faut admettre que « changer la Martinique et la Guadeloupe » demandera du temps, de la pédagogie et aussi de l’autorité.
Et pour cause , la Martinique et la Guadeloupe vont bientôt changer réellement en profondeur et la mutation va bien finir par nous surprendre si l’on n’y prends pas garde.
Déjà, l’on peut noter que les consommateurs martiniquais et guadeloupéens achètent de plus en plus en ligne et pourraient ne pas retourner aussi souvent dans les magasins après la pandémie.

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