Musiques

Dans le monde d’après, les ex-Daft Punk avancent toujours masqués

Paris – Album solo, production pour d’autres, B.O de films ou de jeux vidéo: « tout est ouvert » pour les deux ex-Daft Punk, qui ont toujours « tendance à jaillir là où on ne les attend pas » décrivent pour l’AFP les connaisseurs du groupe.

« Personne n’est jamais arrivé à se mettre dans leurs têtes: c’est dur de percer le casque des robots« , prévient pour l’AFP Patrice Bardot, une des signatures de la bible « Electrorama, 30 ans de musique électronique française » (Marabout). 

« La musique chez eux est très facile à cerner, ultra-référencée, mais pour ce qui est de leur personnalité, c’est plus compliqué« , acquiesce Yves Bigot, co-auteur avec Michel et Camille Goujon de « Daft Punk, incognito » (L’Archipel).  

Nul ne les voit partir en retraite. « Je ne suis pas inquiète pour leur vie artistique future, pour ce qu’ils vont raconter, les Beatles ont continué séparément« , commente l’artiste électro française Yelle, interrogée par l’AFP. 

Poussé à filer la métaphore de deux robots qui disparaissent pour devenir des étoiles, Jean-Michel Jarre, figure tutélaire, a rebondi: « non, les étoiles, ce sont des astres que l’on voit quand ils sont morts, eux sont bien vivants et vont continuer leur carrière« . 

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La mort d’un des pères fondateurs de la musique jamaïcaine : U Roy.

U Roy, né Ewart Beckford le 21 septembre 1942 à Jones Town, Jamaïque, et mort le 17 février 20211 est un deejay reggae jamaïcain, également connu sous les noms de The Originator, Hugh Roy ou Daddy U Roy (en raison de son statut de « parrain » du style deejay).
Sa carrière musicale commence en 1961, quand il devient DJ de différents sound systems. Il travaille ainsi avec King Tubby à l’époque où il expérimente le dub. Avec U Roy comme DJ, le sound system de King Tubby devient extraordinairement populaire et U Roy connaît alors la célébrité. Il enregistre pour la première fois Dynamic Fashion Way en 1969. Il travaille par la suite avec Lee Perry, Peter Tosh, Bunny Lee et Lloyd Daley.

En 1970, le chanteur jamaïcain John Holt remarque la technique de U Roy. En travaillant avec Duke Reid, la renommée de U Roy s’accroît, notamment avec une série de singles historiques, incluant Wake the Town et Wear You to the Ball. Ces deux titres et Rule the Nation atteindront les trois premières places des charts jamaïcains pendant 12 semaines en 19703.

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Daft Punk: les robots se débranchent

Paris – Onde de choc sur la planète musique: c’est par une vidéo énigmatique postée sur les réseaux sociaux, sobrement intitulée « Epilogue », que les Français Daft Punk, duo électro le plus célèbre au monde, ont annoncé lundi leur séparation.

La vidéo d’un peu plus de 8 minutes montre les deux membres, sous leurs traditionnels masques de robots, avancer dans un désert.  

Mais ils ne marchent plus du même pas et après quelques signes de tête évocateurs, ceux d’un renoncement, l’un finit par enclencher le système d’auto-destruction de l’autre, qui se pulvérise. 

Une attachée de presse historique du duo a confirmé à l’AFP le clap de fin du tandem formé en 1993 par Thomas Bangalter, 46 ans, et Guy-Manuel de Homem-Christo, 47 ans. 

« Ils ont toujours cultivé le goût du paradoxe, et quand le monde entier garde son masque, eux l’enlèvent« , a commenté pour l’AFP Jean-Michel Jarre, pionnier de la planète électro, saluant leur « son unique » et cette « manière extrêmement élégante de dire au revoir à leur public« . 

Mais ils ne marchent plus du même pas et après quelques signes de tête évocateurs, ceux d’un renoncement, l’un finit par enclencher le système d’auto-destruction de l’autre, qui se pulvérise. 

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Mort de Tonton David, l’interprète de « Chacun sa route » et figure du reggae français

David Grammont alias Tonton David est un chanteur français de reggae, né le 12 octobre 1967 à La Réunion et mort d’un AVC le 16 février 2021 à Metz. Il est principalement connu pour son tube Chacun sa route.

Très tôt après sa naissance, ses parents émigrent pour de brefs séjours en Gambie, puis au Sénégal avant d’arriver dans le 15e arrondissement de Paris et la banlieue nord. Son père est le musicien Ray Grammont. À quatorze ans, il quitte sa famille et galère quelque temps avant de découvrir le raggamuffin lors d’un voyage en Angleterre en 1987. Il s’installe ensuite à Champigny-sur-Marne avec sa femme et ses deux enfants, puis à Metz.

Il prend le micro pour la première fois fin janvier 1989 dans le bar Mistral Gagnant de Saint-Étienne, au cours d’un concert du Massilia Sound System. Il participe à la fin des années 1980 au Sound System High Fight International qui regroupait à l’époque d’autres artistes comme Nuttea. Il contribue alors au développement du reggae et devient un des pionniers du dancehall français grâce à son titre Peuples du monde présent sur la compilation Rapattitude produit par Virgin en 1990.

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Victoires de la Musique. Yseult, Camélia, Aya… et une compétition qui fait très mâle

— Par Fara C. —
Nommée doublement aux Victoires de la musique, la chanteuse et mannequin Yseult offre, avec son album Brut, une ode au désir. Cette année, sur les 26 nominations, on compte 9 femmes. Cherchez l’erreur…

Combien d’années faudra-t-il attendre pour que les Victoires de la musique, dont l’édition 2021 se déroulera le 12 février, deviennent un écho plus juste de la réalité culturelle et artistique de notre pays ? Comment une artiste comme Yseult se retrouve-t-elle dans la catégorie révélation ? Pourtant, la vidéo de sa chanson Noir compte 700 000 vues et celle de Corps dépasse les 5 millions de vues. Ses publications suscitent des milliers de commentaires. Il importe que les Victoires de la musique prennent mieux en considération les forces économiques dans leur ensemble – en particulier le riche et dynamique tissu des structures indépendantes – et, en outre, améliorent leur représentation de la société française.

Récemment, France Info s’est fait écho d’une certaine grogne. Celle-ci se manifeste de plus en plus dans les médias et sur les réseaux sociaux. Nominée pour Facile (en catégorie chanson originale), Camélia Jordana n’a pas pour autant courbé l’échine ; elle a dénoncé le manque de parité.

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Sacre de Pomme et de Benjamin Biolay, revendications et soutien au monde de la culture : ce qu’il faut retenir des 36e Victoires de la musique

Benjamin Biolay repart avec les prix de l’artiste masculin et de l’album, Pomme est sacrée Artiste féminine.

Les Victoires de la musique ont livré leur verdict. Cette 36e édition, qui s’est tenue vendredi 12 février à la Seine Musicale de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), a été marquée par les sacres de Benjamin Biolay dans les catégories artiste masculin et album de l’année, tandis que Pomme a été élue artiste féminine. La cérémonie s’est déroulée sur le thème « le spectacle continue« , devant un public de 200 « figurants », en raison des restrictions sanitaires liées à la pandémie de Covid-19. 

>> Revivez la soirée des 36e Victoires de la musique

Alors que les concerts de musiques actuelles sont à l’arrêt depuis presque un an, les catégories concert et révélation scène étaient absentes de cette édition. Pour compenser, l’ancien prix révélation de l’année a été scindé en deux : révélation féminine et révélation masculine. La catégorie « titre le plus streamé » a également été ajoutée. Franceinfo revient sur le palmarès et les moments forts de cette édition, marquée par les messages de solidarité pour le monde de la culture. 

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Avant les Victoires, Pomme dénonce les violences sexistes et sexuelles dans le monde de la musique

— Par Xavier Demagny —

Dans une lettre ouverte publiée sur le site de Médiapart, la chanteuse, nommée aux Victoires de la musique vendredi soir, explique avoir été « manipulée, harcelée moralement et sexuellement » au début de sa carrière. Elle dénonce « un système d’oppression dangereux » pour les femmes dans cette industrie.

« De là où je suis, j’ai décidé de dire les choses, de ne plus laisser régner la peur. » La chanteuse Pomme, nommée vendredi soir aux Victoires de la Musique (dans la catégorie meilleure artiste féminine), a publié jeudi une lettre ouverte pour évoquer les violences sexistes et sexuelles qu’elle a vécu et qui minent, selon elle, l’industrie musicale. « De mes 15 à mes 17 ans, j’ai été manipulée, harcelée moralement et sexuellement », écrit-elle dans ce texte accessible sur le site de Médiapart et qui fait écho au mouvement de libération de la parole dans ce secteur, autour du hashtag #MusicToo.  

« Mon arrivée dans l’industrie de la musique a été traumatisante », écrit la chanteuse. « Comme pour beaucoup d’autres femmes, vous aurez commencé à le comprendre. 

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Chick Corea meurt d’un cancer à 79 ans

« Je veux remercier tous ceux qui, tout au long du voyage, ont aidé à faire briller les feux de la musique », a-t-il indiqué dans un message rédigé avant sa mort, selon le communiqué préparé par son équipe.

« J’ai l’espoir que ceux qui ressentent l’envie de jouer, d’écrire, de se produire en spectacle, puissent le faire. Si ce n’est pour eux-mêmes, alors pour nous autres. Pas seulement parce que le monde a besoin de plus d’artistes, mais parce que c’est plus amusant », a-t-il ajouté.

Le cancer du musicien « n’a été découvert que très récemment », précise le communiqué.

Compositeur et pionnier des claviers électriques et électroniques, Chick Corea était, avec Herbie Hancock et Keith Jarrett, l’un des pianistes les plus influents du XXe siècle.

Ses morceaux comme Spain, 500 Miles High ou La Fiesta sont devenus des classiques.

Originaire du Massachusetts, fils d’un trompettiste de jazz, Chick Corea a appris le piano avant de savoir lire, puis s’est également mis à la batterie, vers 11 ans.

Inscrit à l’Université Columbia à New York à sa sortie de l’école secondaire, il arrive à New York en 1959.

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« Quatre siècles de chansons grivoises et paillardes aux  Antilles-Guyane » par Esther Eloidin

Publication aux Caraïbéditions de l’essai de Esther Eloidin, universitaire et musicologue, intitulé Quatre siècles de chansons grivoises et paillardes aux Antilles-Guyane qui sort le le 19 février 2021.

I. DÈS LE BERCEAU…

Chers parents, vous avez tous chanté des comptines à vos enfants. Nous vous faisons grâce des berceuses françaises telles « Au clair de la lune« , « Ne pleure pas Jeannette« , « A la claire fontaine » et bien d’autres chansons obscènes soufflées à l’oreille de vos tout-petits. Arrêtons-nous juste un instant sur notre répertoire antillo-guyanais.

Il n’est pas sûr qu’après avoir découvert le sens caché de ces textes, vous continuerez à les entendre de la même façon.

Cela est aussi vrai pour les chansonnettes des cours de récréation. Certaines, apparues à partir des années 60, relevaient carrément de l’obscénité pure et dure. Pas sûr que ces jeunes d’alors osaient les chanter à tue-tête devant leurs parents ou leurs enseignants.

Au-delà de leur fonction divertissante, que nous révèlent ces chansons ?

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Le guitariste Hilton Valentine, fondateur du groupe The Animals, est mort

Le guitariste britannique Hilton Valentine, membre fondateur du groupe de rock « The Animals », connu pour sa reprise du morceau « The House of the Rising Sun », est décédé vendredi à l’âge de 77 ans, a indiqué son label ABKCO Music.

« Valentine était un guitariste précurseur qui a influencé le son du rock and roll durant des décennies », a salué ABKCO Music sur Twitter vendredi.

Né le 21 mai 1943 à North Shields (nord-est de l’Angleterre), Hilton Valentine avait fondé The Animals en 1963 avec le chanteur Eric Burdon, le bassiste Chas Chandler, l’organiste Alan Price et le batteur John Steel.

Ce groupe de musiciens issus de la classe ouvrière s’était fait mondialement connaître en 1964 avec une reprise d’une chanson traditionnelle de folk américaine, The House of the Rising Sun, qui est resté plusieurs semaines en haut du hit-parade au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. En 1965, ils chantent une reprise de la chanson de Nina SimoneDon’t Let Me Be Misunderstood, qui cartonne elle aussi. Après la dissolution du groupe en 1966, Hilton Valentine avait enregistré un album solo, « All in Your Head ».

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L’artiste d’avant-garde Sophie, également productrice et DJ, est morte à l’âge de 34 ans

L’Ecossaise avait notamment collaboré avec Madonna, Vince Staples, Flume ou encore Charli XCX.

Sophie Xeon, dite Sophie, est une musicienne de musique électronique et autrice-compositrice-interprète britannique, née le 17 septembre 1986 à Glasgow et morte le 30 janvier 2021 à Athènes en Grèce.

Biographie
Enfance et formation
Sophie Xeon naît le 17 septembre 1986 assignée homme1, à Glasgow en Écosse, ville où elle grandit. Elle débute la musique à l’âge de huit ans4 et dès ses dix ans rêve de ne s’adonner qu’à la musique électronique, passion qui lui vient de son père, qui l’emmenait dans des rave-parties en passant des enregistrements de ce genre musical.

Sophie Xeon étudie la sculpture dans une école d’art, mais elle explique plus tard, en 2018, qu’elle préfère « sculpter le son »5. En parallèle de ses études, elle est DJ pour des mariages.

Débuts à Berlin
Sophie Xeon quitte ensuite l’Écosse et gagne Berlin. Elle intègre le groupe punk Motherland, au sein duquel elle commence ses premières expérimentations personnelles sous le nom, stylisé en majuscules, Sophie, dont elle dit qu’il « sent bon et fait penser à de la crème hydratante ».

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À l’Opéra Bastille, la finale du concours « Voix des Outre-Mer »

« Des voix lointaines qui nous touchent au plus près », un événement qui attire l’attention sur le nécessaire développement de formation musicale dans les territoires ultra-marins.

— par Janine Bailly —

Le vendredi 22 janvier 2021 se tenait à l’Opéra Bastille, à Paris, la finale nationale de la troisième édition du concours Voix des Outre-Mer. Imaginée et organisée par le contre-ténor Fabrice di Falco et par Julien Leleu, président de l’association Les Contres Courants, cette compétition a pour objectif de mettre en lumière les talents ultra-marins, encore trop peu présents sur les scènes lyriques. Cette année, la crise sanitaire ayant empêché l’organisation des finales de sélection à Saint-Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna, et en Nouvelle-Calédonie, les candidats représentaient sept territoires. À ce concours, ouvert aux voix ultra-marines, tout candidat peut se présenter avec ou sans formation, et sans limite d’âge. Au terme des éliminatoires régionales, les finalistes, au nombre de seize cette année, sont invités à Paris. Là, ils reçoivent une formation gratuite, sous la forme de masterclass, qui les prépare au mieux à la dernière épreuve.

C’est le baryton martiniquais Edwin Fardini, âgé de de 25 ans, qui a remporté le prix le plus prestigieux.

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Maher Beauroy – Insula II – Hommage à Frantz Fanon

Samedi 23 janvier 19h30 – salle Aimé Césaire

Maher Beauroy est un pianiste martiniquais.

Il commence le piano à l’âge de 5 ans et deux ans plus tard, il quitte les leçons données par sa mère pour intégrer l’académie de musique de Fort-de-France où il entame ses études de piano classique.

En 2002 à l’âge de 15 ans. Maher Beauroy quitte  son cursus classique pour apprendre le jazz et la musique contemporaine au SERMAC (école d’art créée par Aimé Césaire).

Dans cette école, il a rencontré de grands professeurs de musique martiniquaise comme Claude CésaireSylvie Answer, Claude Banys ou Luther François

Il a été primé par la prestigieuse école Berklee College Of Music (Boston, USA), du Performance Piano Award 2016.

La musique de Maher Beauroy, c’est une mélodie entre tradition et modernité, un mélange de jazz, pop et de rythmes caribéens.

Création Insula

Insula est né en 2016 à l’initiative de Maher Beauroy, pianiste martiniquais, Redha Benabdallah, joueur de oud et musicologue franco-algérien, Adriano Tenorio, percussionniste brésilien. Ce trio a composé une œuvre créant un pont entre la musique du Maghreb et le jazz caribéen.

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Moonlight Benjamin

Dimanche 17 janvier à 18h Tropiques-Atrium

Installée depuis quinze ans dans la région toulousaine, Moonlight Benjamin est de ces chanteuses rares dont la puissance vocale explosive s’accompagne d’une grande charge émotionnelle quel que soit le répertoire. Initiée comme prêtresse vaudou, l’artiste s’est fait connaître avec le groupe Dyaoulé Pemba faisant redécouvrir au public français les rythmes et les mélodies traditionnelles de cette île « oubliée ». Multipliant les projets, Moonlight Benjamin a accompagné le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart sur ses projets caribéens Jazz Racine, Voodoo Jazz trio et Creole Spirits avec le pianiste cubain Omar Sosa.

Sous le feu d’un blues rock sudiste toujours en tension associé aux mélodies et rythmes vaudou des Caraïbes, Moonlight Benjamin nous bouscule et nous ensorcelle en s’adressant au peuple de cette « île souffrance » dont elle est originaire. Après le remarquable Siltane, la chanteuse offre de nouveau une tribune rageuse et bouleversante au peuple haïtien sur l’album Simido une collection de dix titres extatiques écrits avec Matthis Pascaud et produit par Tony Paeleman.

Deux ans après la sortie de « Siltane », la poétesse continue de chanter la révolte et l’espoir du peuple Haïtien avec son blues-rock vaudou incantatoire sur l’album « Simido » à écouter en avant-première.

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Covid-19 : Marianne Faithfull pourrait ne plus jamais chanter

La chanteuse britannique, qui a souffert d’une forme grave du Covid-19 en avril 2020, ne pourra probablement plus donner de la voix sur scène.

C’est une icône rock des sixties qui se trouve en danger après avoir contracté le coronavirus. La chanteuse britannique Marianne Faithfull, qui a souffert d’une forme grave du Covid-19 en avril 2020, a confié au journal The Guardian qu’elle ne pourrait sans doute plus jamais chanter à cause des séquelles liées à la maladie. Après avoir passé plus de trois semaines à l’hôpital au mois d’avril et avoir craint le pire pour sa vie, la chanteuse, aujourd’hui âgée de 74 ans, explique que ses « poumons ne vont toujours pas bien » et qu’elle doit prendre régulièrement de l’oxygène, confiant ne plus pouvoir actuellement chanter.

Dans cet entretien réalisé en amont de la sortie, fin avril, de son dernier album, She Walks in Beauty, enregistré en grande partie avant d’attraper le virus, elle explique s’être vue mourir : « Tout ce que je sais, c’est que j’étais dans un endroit très sombre – c’était vraisemblablement la mort. ». Bien qu’elle soit désormais hors de danger, celle qui a incarné le rock’n’roll des Swinging London aux scènes punk new-yorkaises ajoute : « Je ne pourrai peut-être plus jamais chanter, peut-être que c’est fini. » « Je

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« Échos des Divinités » : Dieu est-il misogyne?

Vendredi 08 Janvier 19h30 – Tropiques-Atrium

Écho des divinités est un spectacle musical novateur qui confronte trois univers, trois arts : visuels, récit et musique. Il entend faire résonner l’écho des voix des divinités afro-descentes et retracer leurs parcours à travers d’un récit, d’un univers sonore et lumineux. Dans une démarche de création éminemment artistique engagée sur la place du féminin sacré dans les sociétés modernes, le projet pose une interrogation sur le contexte de naissance du syncrétisme dans les religions afro-caribéenne. Il propose de montrer comment l’effigie de la vierge Marie est utilisée comme subterfuge pour prier et interpeller les divinités.

Le projet souhaite mettre en lumière les Dieux-femmes, interroger l’association de divinités non chrétiennes aux saints catholiques – certaines divinités de ce projet étant assimilées à la sainte vierge Marie. Il se propose également d’interroger la place accordée aux femmes dans les religions monothéistes et polythéistes. Il envisage aussi de créer une passerelle entre les arts vivants et les arts numériques. Il projette  d’utiliser les outils contemporains pour interroger les pratiques cultuelles et ce pan du patrimoine immatériel du monde.

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Claude Bolling, référence du jazz en France, s’est éteint

Le pianiste et chef d’orchestre a écrit de nombreuses musiques de films dont les plus célèbres sont celles de « Borsalino » et du « Magnifique ».

Un grand nom du jazz s’en est allé. Claude Bolling, pianiste, chef d’orchestre et compositeur, à qui l’on doit de nombreuses musiques de films comme celle de Borsalino, est décédé à l’âge de 90 ans. Claude Bolling, qui souffrait de différentes pathologies, s’est éteint mardi à l’hôpital de Saint-Cloud, à l’ouest de Paris, a annoncé son entourage à l’Agence France-Presse mercredi 30 décembre.

Né à Cannes le 10 avril 1930, il quitte Paris pour Nice pendant l’Occupation et suit l’enseignement de Marie-Louise « Bob » Colin, pianiste, trompettiste et batteuse dans un des nombreux orchestres féminins à la mode dans l’entre-deux-guerres. Elle l’encourage à revenir à Paris où il crée son premier orchestre à 16 ans et enregistre son premier disque à 18 ans. Disciple de Duke Ellington, le célèbre compositeur de jazz américain, il crée un « big band » de jazz en 1956 qui durera jusqu’à la moitié des années 2010, une longévité exceptionnelle. En France, il est considéré comme une référence dans le monde du jazz. Parmi ceux qui sont passés dans son « big band » ont figuré des musiciens réputés comme son saxophoniste alto Claude Tissendier.

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Kassav en Facebook Live

Samedi 26 décembre 2020 à 16h ( heure de Guyane )

Le groupe Kassav’ a envie de vous faire un peu sortir de la morosité de fin d’année. Quatre de ses membres, Jocelyne Beroard et Georges Décimus en Martinique, mais aussi Jacob Desvarieux et Jean-Claude Naimro à Paris vous donnent rendez-vous, ce samedi, sur la page Facebook et Youtube de Kassav ainsi que plusieurs pages de médias.
 
Les quatre musiciens et chanteurs animeront « un faitout questions ­ réponses comme à la maison » pendant une heure. L’occasion de retrouver leur public en toute simplicité, un an après le concert des 40 ans et au moment de la sortie du DVD.

Ce samedi 26 décembre Kassav’ offre un beau cadeau de Noël aux internautes de France-Guyane et France-Antilles !

Le groupe Kassav’ a envie de vous faire un peu sortir de la morosité de fin d’année. Quatre de ses membres, Jocelyne Beroard et Georges Décimus en Martinique, mais aussi Jacob Desvarieux et Jean-Claude Naimro à Paris vous donnent rendez-vous, ce samedi, à 16 h (heure de Guyane) sur la page Facebook de France-Guyane.

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Mort d’Ivry Gitlis, violoniste virtuose et légendaire, à l’âge de 98 ans

Mondialement reconnu, surnommé le dernier Tsar du violon, l’extravagant musicien a joué dans les salles les plus prestigieuses et avec les plus grands orchestres.

Violoniste virtuose mondialement reconnu qui aimait partager sa passion avec le plus large public, Ivry Gitlis est décédé jeudi à l’âge de 98 ans, à Paris, a annoncé sa famille.

Sa mort est survenue jeudi matin, a précisé l’un de ses quatre enfants, David Gitlis. 

À l’aise dans tous les styles

Ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco, créateur de nombreux festivals (Vence, Menton etc.) et premier artiste Israélien à se produire en URSS, le violoniste résidant en France avait une place à part dans le monde musical classique.

Il était notamment réputé pour ses interprétations souvent atypiques du répertoire classique. Mais il était également très à l’aise dans d’autres styles musicaux comme le jazz ou la musique tzigane.

Hommage de Renaud Capuçon

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À Saint Pierre, du 17 au 20 décembre 2020, deuxième édition du Festival Filao

Fabrice di Falco, chanteur lyrique martiniquais, est amoureux de la ville de Saint-Pierre depuis sa tendre enfance. Il organise depuis 2017 des évènements culturels dans l’Hexagone pour faire connaître cette ville d’art et d’histoire à son public, comme  à ses amis musiciens, comédiens ou journalistes. Il a créé le spectacle « Begin the Beguine » qui retrace l’histoire de Saint-Pierre, entre  musique classique et  musique traditionnelle. Grâce à des films comme Une voix lyrique au delà des mers (Production AxeSud), le chanteur d’opéra met l’accent sur Saint-Pierre car il souhaite rendre hommage à cette ville de culture, anciennement appelée « la Venise tropicale ». C’est pourquoi il a eu la volonté que le concours « Voix des Outre-mer » s’y installe, dès sa création. Depuis deux ans, le chanteur s’implique aussi dans le festival « le Mai de Saint Pierre ». Pour rappel, la ville a obtenu le label « Ville d’art et d’histoire » en 1990.

En ce mois de décembre 2020, Fabrice di Falco présente donc un festival d’art et d’histoire : le festival Filao, organisé par l’Association « Les Contre Courants », que préside Julien Leleu et dont Fabrice est le directeur artistique.

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Mort de Charley Pride, superstar noire de la country

Originaire du delta où naquit le blues, le musicien ne jurait que par Hank Williams et le Grand Ole Opry. Il est mort du Covid-19 dimanche, à l’âge de 86 ans.

— Par Olivier Lamm —

Ce n’est pas un musicien qui lui fit entrevoir «la voie de sortie des champs de coton» du Mississippi, au cœur du delta où naquit le blues, mais Jackie Robinson, pitcher de génie et premier Noir de la Major league de baseball qui ouvrit la voie pour la révolution des droits civiques. Dès le milieu des années 50, Charley Pride, né en 1934 au sein d’une fratrie de onze enfants, fit tout pour percer comme sportif en espérant briser, comme son héros, le plafond de verre blindé qui le séparait du succès. En vain, jusqu’à un jour plus heureux que les autres de 1963 où, alors qu’il partageait ses journées entre les journées à la fonderie de plomb de Helena, Montana, les matchs au sein d’une équipe semi-pro locale et les concerts dans les honkytonks avec son groupe, The Night Hawks, il fut repéré par Red Sovine et Red Foley.

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D’un continent à l’autre, la musique au cœur, et pour changer le monde !

Hélas, je prends connaissance un peu tard de cette opportunité offerte : découvrir d’autres musiques africaines, et réentendre cet hymne, Indépendance Cha‑Cha, que nous avons pu découvrir, ou redécouvrir selon notre âge, en octobre dans le spectacle Congo jazz band, donné à Tropiques-Atrium-Scène Nationale. Un hymne que le journal Le Monde présente ainsi : « Dans les années 60, alors que la plupart des pays d’Afrique noire francophone entraient les uns après les autres dans l’ère des Soleils des indépendances, on entendait en boucle Joseph Kabasele, alias Grand Kallé, qui entonnait les paroles d’Indépendance cha-cha. Qu’est-ce qu’une révolution si elle ne se fait pas en chantant ? ». Vous pouvez entendre ici la chanson dans sa version initiale !

Néanmoins, il nous reste encore quelques dates en décembre, et retenons ce site, Pam, et la page Facebook, qui nous informent sur un monde musical trop peu connu du grand public européen, occidental…

Afrique : Le  festival Africolor : « Sous le soleil des indépendances « 

À retrouver aussi sur sa page Facebook.

Chaque mardi à 21h, et ce jusqu’au 15 décembre, PAM se branche en direct au festival Africolor pour suivre l’histoire des Indépendances africaines, une série en six épisodes, de Vladimir Cagnolari :

« Mais l’indépendance, qu’est-ce que ça voulait dire il y a soixante ans ?

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Animations en temps de Covid

À la Martinique, quelques initiatives heureuses, qui montrent comment la vie culturelle est tenace, comment la vie continue en dépit des obstacles sur le chemin… 

Mardi premier décembre, à 17 heures : Orgue et Kora à la Cathédrale de Fort-de-France

Dans le cadre des « Mardis de l’orgue » à la Cathédrale Saint-Louis de Fort-de-France, l’Association pour le rayonnement des orgues en Martinique reçoit Lisette Biron. La musicienne donnera une conférence-concert, de 17 à 19 heures, autour de la kora. L’entrée est gratuite. Toutefois, une libre participation sera la bienvenue.

La kora est un instrument à cordes originaire de l’Afrique de l’Ouest. C’est aussi l’instrument qui accompagne les liturgies à l’abbaye de Keur Moussa au Sénagal. Lisette Biron représente cette abbaye en Europe.

 

Mardi premier décembre, à 20 heures : Film : Les Orphelins de Sankara, à la télévision

Martinique la 1ère : Ce mardi dans l’émission Mémoire Vive, découvrez une histoire incroyable et méconnue, celle des orphelins de Sankara !

Un communiqué  envoyé par « Les Révoltés de l’Histoire-Association Protéa », organisatrice du  Festival International du film Documentaire de Martinique, nous avertit également ce jour :

« Nous vous informons que le film Les Orphelins de Sankara, écrit et réalisé par Géraldine Berger (Les Films d’un Jour et Vosges-Télévision) sera diffusé ce soir à 20 heures, sur Martinique la 1ère.

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Anne Sylvestre est morte

La chanteuse aux œuvres féministes est décédée lundi à l’âge de 86 ans, «des suites d’un AVC». La part enfantine de son œuvre a également beaucoup fait pour sa renommée.

«Y a-t-il une vie après la scène ? Je m’aperçois, après cinquante ans de chanson, qu’à part ma famille et mes amis proches, il n’y a qu’une seule chose qui m’intéresse, écrire et chanter. C’est mon bonheur, c’est ma vie», racontait-elle à Bertrand Dicale dans les pages du Figaro pour ses cinquante ans de carrière, en 2007.

La chanteuse Anne Sylvestre, aux œuvres féministes souvent restées dans l’ombre du succès de ses contes musicaux pour enfants, est décédée lundi à l’âge de 86 ans, «des suites d’un AVC», a indiqué mardi à l’AFP Sébastien d’Assigny, son attaché de presse historique.

Connue principalement pour ses Fabulettes pour enfants, qui lui valent d’avoir laissé son nom à des écoles, son répertoire est également riche de chansons plus engagées, comme Non, tu n’as pas de nom (1973), sur l’avortement, deux ans avant la loi Veil.

Non, non tu n’as pas de nom

Que savent-ils de mon ventre
Pensent-ils qu’on en dispose
Quand je suis tant d’autres choses

Non non tu n’as pas de nom…

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Qui est Michel Zecler, le producteur de rap passé à tabac par des policiers ?

— Par Théo Rampazzo —

Depuis une quinzaine d’années, l’homme de 41 ans originaire de Bagneux (92), codirige la société de production Black Gold Studios. Ses amis mettent en avant son caractère calme et pacifique.

[…]Connu et apprécié dans le milieu des musiques urbaines, Michel Zecler a fondé avec Valérie Atlan la société de production de musique et de clips «Black Gold Studios», il y a quinze ans. Ce label indépendant est d’ailleurs l’un des plus anciens dans le hip-hop en France. Il a notamment produit «L’âge d’or du rap français», un show puis une tournée des zéniths en 2016 qui avait réuni les principaux artistes du genre des années 1990-2000 tels qu’Oxmo Puccino, Assassin, Passi, Kery James ou encore Stomy Bugsy. Aujourd’hui, il produit surtout de jeunes rappeurs.

«Je viens de Bagneux. Aujourd’hui j’ai des studios dans le XVIIe arrondissement de Paris. J’ai eu une jeunesse assez chaotique, je suis passé par la case prison, mais je suis sorti de ça il y a quinze ans et depuis, j’ai tout fait pour être l’homme que je suis aujourd’hui», confiait ce jeudi Michel Zecler sur le plateau de «Touche pas à mon poste».

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