Conférences

Le Cénacle 2020

Les 11, 23 et 24 juillet 2020

Cette année [le] rendez vous tant attendu aura lieu mais il s’organise autrement et sera de plus courte durée.
Votre espace de discussion vous accueille les 11, 23 et 24 juillet les thèmes abordés seront tout aussi intenses et captivants.
Chers auditeurs et amis du Cénacle nous débuterons l’édition 2020 autour de ce qui nous fonde, nos valeurs culturelles le Samedi 11 Juillet à 18h30 sur le thème: «Les Danses en ligne et en cercle dans le Danmyé-Kalennda – Bèlè.» avec les militants culturels de l’AM4
Nous avons grand besoin de nous retrouver culturellement après ces temps de confinement.
Puis le Jeudi 23 et Vendredi 24 Juillet le cénacle abordera la question des statues dans notre Histoire la parole sera donnée à tous tandis que des éléments de réponses seront exprimés par des historiens, martiniquais et d’ailleurs psychanalystes, politiques de toutes obédiences.
Venez nombreux car votre point de vue compte sur ce qui secoue fortement une grande partie du monde et nous avec.
Compte tenu des contraintes sanitaires, pour mieux évaluer notre jauge et organiser les soirées l’inscription est indispensable jusqu’au 19 juillet 2020.

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Le 22 mai, une date symbolique : à Tropiques-Atrium, Rézistans

RÉZISTANS, du 20 mai au 10 juin 2020, le beau programme éclectique de Tropiques-Atrium, en célébration de l’abolition de l’esclavage

Le Mot du Directeur de Tropiques-Atrium

Résistances historiques,

Résistances sociétales contextuelles ou structurelles,

Résistances culturelles,

Tropiques Atrium Scène nationale célébrera les abolitions, du 20 mai au 10 juin 2020.

Bien au-delà de ses salles, en s’adressant tout simplement… au Monde.

En tutoyant le monde par l’universalité qui habite notre culture et l’identité qui irrigue les racines de nos êtres.

Déclinant nos missions, ce véritable cycle en ligne, intitulé « Rézistans’ » sera pluridisciplinaire.

Tel un fromager défiant la fatalité, il plongera ses racines dans la musique à texte engagé, dans l’évocation picturale, chorégraphique, filmique du marronnage fertilisant.

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De la servitude européenne à l’esclavage des originaires d’Afrique aux Antilles françaises du 17ème siècle.

Samedi 29 février 2020 de 15h à 17 h à La Sorbonne

 Il s’agit de la suite de la première conférence. C’est une période de basculement qui mène au paroxysme de l’esclavage africain. Cette conférence est proposée par Frédéric Régent, maître de conférences à l’École d’Histoire de la Sorbonne.
À partir des années 1620, des Français colonisent les Petites Antilles (Saint-Christophe, la Guadeloupe, la Martinique). Certains sont des maîtres et engagent des serviteurs pauvres obligés de travailler pour eux en échange d’une très faible rémunération payée en tabac. Les plus riches des maîtres ont quelques esclaves amérindiens ou d’origine africaine. Jusqu’aux années 1650, la principale main-d’œuvre utilisée dans les colonies françaises des Antilles est formée de ces pauvres venus des ports du royaume de France. Ils abattent des arbres et cultivent du tabac. L’introduction de la production du sucre modifie la main-d’œuvre utilisée. Les hommes d’origine africaine et réduits en esclavage, plus chers mais aussi asservis jusqu’à leur décès, ou exceptionnellement leur affranchissement, souffrant moins des maladies tropicales, vont avoir la préférence de maîtres détenant davantage de capitaux que la première génération des colons.

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« Penser la création documentaire en bande dessinée »

Campus de Schœlcher mardi 18 février 2020 à partir de 14h

Durant leur résidence de création en Martinique (12 au 19 février 2020),

Jessica OUBLIÉ, scénariste, Nicola GOBBI, dessinateur, Vinciane LEBRUN, photographe, tous trois auteurs de Tropiques toxiques, (Steinkis, octobre 2020), bande dessinée documentaire sur le chlordécone, rencontreront le public pour partager avec lui l’avancée de leurs travaux.

14h-16H00: « Penser la création documentaire en bande dessinée » Amphithéâtre Sellaye, Faculté des lettres, campus de Schoelcher, université des Antilles

Rencontre animée par Florence MENEZ, responsable bandes dessinées à la BU du campus de Schoelcher

Pourquoi écrire des BD au format documentaire? Comment le langage même de la BD participe-t-il de l’écriture d’un sujet et ici du chlordécone ? Comment faire dialoguer la photographie et le dessin pour traduire la réalité ? Comment créer à distance quand un dessinateur collabore avec un scénariste sur un sujet qui lui était jusque-là inconnu ? BD de reportage et reportage en BD, quelles différences et liens de complémentarité ? Des photographies, des extraits d’enregistrements sonores et des croquis de l’album en cours de préparation seront présentés aux participants.

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Race et sang dans les sources depuis le XVIIe siècle : le cas de la France et de ses colonies

24-25 janvier 2020 à l’E.N.S. et au Centre Panthéon (Paris I )

6e rencontres du Grand séminaire d’histoire des Outre-mer Colloque international organisè par l’APECE
Au cœur d’une controverse relative à sa suppression de la Constitution de 1958, le terme de race (qui a en revanche disparu de la législation du travail), fait aujourd’hui débat dans le champ des sciences sociales et humaines. Il peut être lègitime dés lors de s’interroger sur son usage au sein de la société française (y compris ses colonies, puis ses Outre-mer) depuis le XVIIe siècle. Aujourd’hui, certains chercheurs projettent la catégorie de « race » comme la matrice des rapports sociaux au sein des colonies esclavagistes françaises puis post esclavagistes et par effet de vase communiquant sur le territoire continental en usant de concepts importés d’autres situations coloniales comme le « racisme systémique, d’Etat ou structurel ». Prenant en compte les singularités économiques, sociales et culturelles spécifiques à l’Hexagone et à ses Outre-mer dans la diachronie, d’autres pensent que cette catégorie ne constitue qu’une variable de ces sociétés voire une conséquence.

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« Cuba et les arts visuels », 3° conférence du CEREAP

Mardi 14 janvier 2020, à 18h, INSPE Martinique

Intervenants : Lise Brossard, Jean-Louis Joachim, Martine Potoczny

Cuba, mon amie fidèle
— Par Isabelle Paré —

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) s’apprête [en 2008] à dévoiler un pan méconnu de la riche identité culturelle cubaine en accueillant la plus vaste exposition tenue à ce jour sur l’art de cette île des Tropiques.

Avec plus de la moitié des oeuvres puisées à même la collection du Museo nacional de bellas artes de La Havane et une centaine de photographies clés, dont plusieurs inédites issues du riche fonds photographique de La Fototeca, le MBAM a réussi à emprunter à la perle des Caraïbes le plus puissant concentré d’art cubain qui soit jamais sorti du pays de Fidel.

Des chefs-d’oeuvre jamais exposés, une salle entière consacrée à l’artiste phare Wifredo Lam, des icônes de la photographie du XXe siècle, dont des portraits du Che et du Lider máximo pris par les photographes Sallas, Corrales et Korda: le Musée des beaux-arts signe ici une exposition unique, digne des plus grands musées au monde.

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Les migrations et la Caraïbe : [dés]ancrages, mouvements et contraintes

Rencontre-débat à la BU du campus de Schœlcher mardi 10 décembre à 18h 45

Depuis quelques années, sous les vocables les plus alarmistes (crise, drame…), le débat agite les sociétés européennes dans toutes leurs dimensions, mais qu’en est-il du fait migratoire dans l’ensemble géographique auquel nous appartenons ? Mardi 10 décembre à 18h45, la BU du campus de Schoelcher vous invite à une rencontre-débat intitulée « Les migrations et la Caraïbe : [dés]ancrages, mouvements et contraintes ». Les échanges s’appuieront sur les contributions parues dans la dernière livraison de la revue Recherches haïtiano-antillaises, publiée chez L’Harmattan (juillet 2019). Coordinateur du dossier, Dimitri Béchacq explique que « ce numéro, consacré à la question migratoire dans, vers et à partir de la Caraïbe propose un état des lieux des recherches actuelles francophones sur ce phénomène complexe en rassemblant des travaux de chercheurs issus de différentes disciplines s’intéressant aux dynamiques migratoires. Il ressort des contributions rassemblées ici un dénominateur commun : les liens, plus ou moins étroits selon les contextes et les histoires locales, entre ces dynamiques migratoires et l’héritage colonial français qui tissent aujourd’hui cet espace francophone de l’Amérique, du Québec jusqu’à la Guyane, en passant par Haïti et les Antilles françaises. 

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Seconde conférence du CEREAP sur le thème « Art et nature »

Le mardi 10 décembre à 18h 00, salle polyvalente de l’INSPE

Intervenants : Olivia Berthon, Alain Joséphine, Marie-Lyne Psyché-Salpétrier

Modérateur : Dominique Berthet

Illustration : Alain JHoséphine, Dessin 128, 

L’art et la nature

Cette fiche, au vu de la largeur du sujet abordé, ne comprend que des pistes de réflexion.

L’art, issu du latin ars (habileté, connaissance technique), a donné la racine du mot artisanat, qui est une forme de création, mais aussi du mot artifice. Or l’artificiel s’oppose au naturel. Le naturel, ici, est tout ce qui a trait à la nature, c’est-à-dire l’ensemble des éléments qui constituent l’environnement, ce que l’Homme n’a pas créé. A cet effet, on pourrait penser que l’art s’oppose à la nature. Cependant, le propre de l’Homme n’est-il pas de créer ? L’être humain ne renierait-il pas sa nature en arrêtant de créer ?

L’art peut être perçu comme limite à l’harmonie entre l’Homme et la nature.

L’art est création, par opposition à la nature.

Si l’art et la nature paraissent tous deux être des créations aux yeux des scientifiques, une grande différence les sépare : l’Homme crée l’art, tandis que la nature se crée d’elle-même.

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« Déconstruire les images de l’éroticolonie »

—Par Sylvie Chalaye et Pascal Blanchard —

Sylvie Chalaye est anthropologue et historienne, codirectrice de l’Institut de recherche en études théâtrales de la Sorbonne Nouvelle-Paris 3. Pascal Blanchard est historien, chercheur LCP/CNRS (Paris), codirecteur du Groupe de recherche Achac

 « Sage comme une image » dit la formule populaire… et il est vrai que le danger, ce ne sont pas les images en soi, mais leur performativité, leur capacité à habiter notre inconscient sans que l’on ne s’en rende compte, de manière insidieuse, et surtout subliminale, parce que nous perdons à notre insu notre libre arbitre, nous sommes agis par les images et ce qu’elles contiennent sans prise de distance, sans prise de conscience. L’action des images procède par infusion de la société, une infusion de masse qui entretient un conditionnement dont il est difficile de se défaire.

La littérature d’anticipation et le cinéma ont largement dénoncé la capacité des images à impressionner nos représentations et nos imaginaires, mais l’influence secrète des images du passé n’a pas encore été largement étudiée.

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« De l’esclavage des Slaves et des vaincus de la Reconquista à l’esclavage des Africains (15e -16e siècles) ».

Samedi 30 novembre 2019 de 15 à 17h

De l’esclavage des Slaves et des vaincus de la Reconquista à l’esclavage des Africains ( 15e – 16e siècles)

L’université populaire du CM98 fait sa rentrée le samedi 30 novembre 2019 à l’université Paris 1 Panthéon – Sorbonne.
Pourquoi les marchands d’esclaves ont laissé le marché de l’Europe pour aller en Afrique? C’est le thème qui sera traité par Frédéric Régent dans la conférence de l’Université populaire du CM98, intitulée: « De l’esclavage des Slaves et des vaincus de la Reconquista à l’esclavage des Africains (15e -16e siècles) ».
L’esclavage qui avait presque disparu d’Europe occidentale au 13e siècle, réapparaît avec force au 15e siècle, il concerne d’abord les vaincus de la Reconquista et les Slaves. Avec la fin de la Reconquista et la prise de Constantinople par les Turcs en 1453, les marchands d’esclaves européens se tournent désormais vers l’Afrique.

📆 Date : samedi 30 novembre 2019
🕒 Horaire : de 15h00 à 17h00
🏛 Lieu : Amphithéâtre Richelieu
🔴 Adresse : 17 Rue de la Sorbonne 75005 Paris
🚃 Accès : RER B | Station Saint-Michel – Métro | Station Cluny-la Sorbonne – à Sorbonne Université Paris 1 Panthéon Sorbonne.

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Des femmes scientifiques de 15 pays d’Afrique réunies à Dakar

Des doctorantes et post-doctorantes issues de 15 pays d’Afrique participent cette semaine au programme « Pour les femmes et la science » lancé par la fondation L’Oréal et l’Unesco. C’est la 10e édition de ce programme qui vise à valoriser les recherches et parcours de femmes scientifiques en Afrique.

Anglophones ou francophones, ces scientifiques se sentent solidaires, car elles rencontrent souvent les mêmes obstacles dans leurs carrières. Notamment le fameux plafond de verre. La Sénégalaise Najah Fatou Coly, pharmacienne biologiste, fait des recherches sur la lutte contre les infections survenant lors de l’accouchement.

Pour elle, ce rendez-vous, « c’est encourageant. Ça montre que les femmes commencent à se mettre dans la science. Les thématiques qui sont étudiées par les différentes lauréates sont d’actualité, et elles essaient de régler des problèmes, des problèmes de santé publique, des problèmes par rapport à l’environnement. »

Ces femmes scientifiques sont parfois confrontées aux préjugés qui persistent, mais aussi plus globalement au manque de moyens. La Camerounaise Francine Tankeu, 31 ans, étudie l’alliage de la biochimie et des plantes pour soigner la leucémie.

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« Violence et lien social : Étude en milieu carcéral en Martinique », de Victor Lina

Le vendredi 22 novembre 2019 à 18h30. Bibliothèque Schœlcher FdF

La Collectivité Territoriale de Martinique
vous convie à une rencontre autour de l’ouvrage
« Violence et lien social : Étude en milieu carcéral en Martinique »
du Dr Victor M. LINA, psychologue, psychanalyste
Avec l’intervention de l’auteur et de :
Christiane GONIER, enseignante à la retraite et visiteuse de prison
Dr Pierre GUILLARD, médecin-psychiatre
le vendredi 22 novembre 2019 de 18h30 à 21h30 à la Bibliothèque Schoelcher

Partant d’une pratique clinique en milieu pénitentiaire, nous nous sommes rendus compte de l’importance de la violence tant de celle contenue dans les motifs d’incarcération que celle amenée comme une énigme silencieuse dans les problématiques subjectives pouvant se faire entendre à la faveur des entretiens à visée thérapeutique que nous avons avec les personnes incarcérées.Au moyen d’outils prélevés dans des champs de recherche se référant à la méthode expérimentale, nous avons procédé à des observations et les avons traduites au moyen de traitements statistiques pour en tirer des conclusions faisant écho aux hypothèses formulées en amont.

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« Montage et assemblage en art » : 24e Colloque organisé par le CEREAP

Samedi 23 et dimanche 24 novembre 2019 à INSPE de Martinique

Equipe interne du CRILLASH (Université des Antilles)
Voir le programme ci-après

 L’art du montage par Claire Atherton

Le montage est conçu comme un espace de vie et de pensée qui jaillit d’un abandon et d’une écoute subtile de la matière, pour parvenir au rythme juste et à l’harmonie entre vide et plein. Pour transmettre la façon singulière qu’elle a d’envisager son travail, Claire Atherton retrace un parcours, presque initiatique, qui passe par l’apprentissage du chinois, la passion pour la philosophie taoïste, une rencontre aussi, celle avec Chantal Akerman, et des années de pratique en mouvement.

J’ai un peu de mal avec le titre Master Class, parce que je ne me sens pas vraiment un maître. Ce qui est important en montage, c’est d’accepter de se perdre, d’accepter de ne pas tout maîtriser. C’est pour cela que le mot master ne semble pas adapté. Mais en même temps, peut-être que le vrai maître est justement celui qui sait se perdre, pour toujours rester en mouvement.

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Actualités sur le programme Sexe & Colonies

— Par Gilles Boëtsch et Fanny Robles —

Gilles Boëtsch, anthropobiologiste, directeur de recherche émérite au CNRS, membre de l’UMI 3189 Environnement, Santé, Sociétés à Dakar (Sénégal), spécialiste de la représentation et de la mise en scène des corps et Fanny Robles, angliciste, maîtresse de conférences en cultures des mondes anglophones à l’Université d’Aix-Marseille (LERMA, EA 853), spécialiste des spectacles ethnologiques, signent, ici, une tribune sur les différents travaux portés depuis deux ans par le Groupe de recherche Achac et la création du dernier programme Sexe & colonies. Le programme se poursuit avec la parution aux éditions CNRS, le 14 novembre, de Sexualités, identités & corps colonisés et le prochain colloque intitulé « Images, colonisation, domination sur les corps », organisé au CNAM, le 3 décembre 2019.

Lire aussi sur Madinin’Art: Autour de Sexe et Colonies 

À l’heure où l’on nous engage à lire les corps avec vigilance, pour en détecter les signes d’une altérité devenue suspecte, faire la généalogie de ce regard posé sur « l’Autre » paraît plus que jamais nécessaire.

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Mais qu’est-ce que c’est donc un Noir ? Essai psychanalytique sur les conséquences de la colonisation des Antilles par Jeanne Wiltord

Vendredi 8 novembre, de 16h30 à 18h30, la BU du campus de Schoelcher

« Un fil à guidé cet ouvrage : préciser les conditions symboliques nécessaires au refoulement de la jouissance qui conditionne pour les êtres qui parlent l’émergence de désir. » « Il m’a été imposé par des questions venues de ma pratique de la psychanalyse avec des femmes et des hommes dont les histoires singulières se sont trouvées inscrites dans l’histoire qui a fondé et structuré les sociétés de la Guadeloupe et de la Martinique. » « Dans ces colonies géographiquement séparées de leur métropole, a été inaugurée et institutionnalisée une perversion coloniale de la structure symbolique du langage. »

Biographie de Jeanne Wiltord
Jeanne Wiltord. Née en Martinique, psychiatre et psychanalyste à Paris. Membre de l’Association lacanienne internationale. A exercé à Paris et en Martinique où elle a participé à la fondation de l’ALI-Antilles. Depuis plusieurs années exerce de nouveau à Paris. Ses recherches portent sur les conséquences du bilinguisme créole et français parlé aux Antilles, les effets contemporains de la colonisation racialisée.

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« Le mouvement dans l’art »: conférence du CEREAP

Mardi 5 novembre, 18h précises, à l’INSPE (ex ESPE), campus de Fort-de-France

Sur le thème « Le mouvement dans l’art »
Avec la participation de Anne-Catherine Berry, Lise Brossard et Yohann Guglielmetti

Le mouvement aujourd’hui est partout. Il nous entoure et est pour nous une évidence. Que se soit au cinéma, dans les affiches publicitaires géantes, devant un jeux vidéo, ou encore avec un casque de réalité virtuelle posé sur la tête, des flots continues d’images virtuelles nous envahissent. Mais avant toutes ces technologies, comment faisait-on pour représenter le mouvement ? La décomposition fut pendant longtemps la technique la plus utilisée, car à la fois simple et ludique, pour représenter le mouvement. Voici son histoire, de la préhistoire à nos jours !

Les prémices.
Si la décomposition est une technique de représentation du mouvement souvent associée à la chronophotographie, on sait aujourd’hui que les premiers essais de représentation utilisant la décomposition remonte à bien plus longtemps. En effet, les peintures visibles dans la grotte préhistorique de Chauvet témoignent que l’Homme a très tôt porté un interêt dans la représentation du mouvement, notamment avec les répétitions et superpositions de figures animales.

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Le Discours antillais : la source et le delta

Colloque international les 4, 5 et 6 novembre 2019 en Martinique & Guadeloupe

Organisé par Dominique Aurélia et Laura Carvigan-Cassin

La fortune critique qu’a connu et que connaît encore Le Discours antillais quant à la réception de l’oeuvre conceptuelle d’Édouard Glissant doit certainement beaucoup à l’allure exhaustive de l’étude, tout entière placée dans son inspiration comme dans son ambition intellectuelle, sous l’épigraphe de Frantz Fanon : « une tâche colossale que l’inventaire du réel ». Or, c’est aussi cet aspect qui a étonné lors de la publication de l’ouvrage en 1981 au Seuil : il faut croire que cette ambition d’embrasser le réel de la société antillaise a également dérouté quant à la liberté de sa méthode, cette « hardiesse méthodologique » dont se revendique alors celui qui a déjà une œuvre littéraire derrière lui. Ce double effet dit en lui-même une fascination et un étonnement qui n’a pas cessé depuis la publication, dépassant les classifications. Ce paradoxe d’une réception critique dit certainement aussi la difficulté à percevoir correctement la place de l’ouvrage dans la réflexion d’Édouard Glissant, dont on a pu constater ultérieurement qu’elle ne pouvait s’apprécier qu’au gré du paradigme du mouvement.

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A quoi servent les conseillers municipaux ?

En France, le conseil municipal est l’assemblée délibérante élue de la commune chargée de « régler, par ses délibérations, les affaires de la commune ».

Le conseil municipal doit se réunir au moins une fois par trimestre, ou sur demande motivée d’au moins le tiers de ses membres, mais se réunit le plus souvent une fois par mois.

Le conseil municipal gère la plus petite collectivité territoriale française disposant d’une autonomie juridique et financière : la commune.

Composition

Le nombre de sièges à pourvoir au conseil municipal est fonction du nombre d’habitants. Ce nombre est fixé par la loi2, de 7 sièges pour les communes de moins de 100 habitants à 69 sièges pour celles de plus de 300 000 habitants.

Le décret du 27 janvier 1977 déterminait ce nombre en fonction des tranches de population de la commune, de 9 membres pour les plus petites communes jusqu’à 49 pour les villes de plus de 300 000 habitants.

La loi de novembre 1982, qui s’inscrit dans un train de réformes s’étant conclu par la Loi PLM sur les cas spécifiques des trois plus grandes villes de France, a modifié la composition des conseils municipaux, en conservant les mêmes tranches de population, de 9 membres jusqu’à 49.

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Comment concilier les usages de la mer avec la préservation du milieu marin…

par Office de l’Eau Martinique – Association 3ED
Adresse : Espace Bernard Latour (Bord de Mer de Case-Pilote – Face au Ponton) Case-Pilote, Martinique 97222

Description

« Dessinée par son histoire géologique et la variété de ses conditions climatiques, la Martinique offre une grande diversité de paysages et d’habitats marins. Mangroves, fonds meubles, herbiers, récifs coralliens, îlets, falaises et plages ponctuent son littoral. Ces écosystèmes abritent une biodiversité remarquable, à la jonction entre la mer des Caraïbes et l’océan Atlantique. Ils remplissent des fonctions écologiques primordiales pour l’alimentation et la reproduction des poissons, mollusques et crustacés côtiers, la ponte des tortues marines et la nidification des oiseaux limicoles et marins. Vers le large, on peut observer de nombreux mammifères marins et apprécier la présence de nombreux poissons et oiseaux pélagiques.

La Martinique recèle également des vestiges sous-marins témoignant de l’histoire de l’île qui participent à la richesse de son patrimoine culturel. Ce territoire insulaire constitue un espace d’interactions entre une biodiversité marine riche et fragile et une population dense, pratiquant des activités maritimes multiples.

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Comment l’imaginaire colonial représente-t-il les femmes et les hommes par qui le métissage arrive ?

Jeudi 26 septembre 18 h 30 Tropiques-Atrium

Stéphanie Mulot

Aux origines du métissage dans les sociétés colonisées

Comment l’imaginaire colonial représente-t-il les femmes et les hommes par qui le métissage arrive ?

De gré ou de force, quelles étaient les origines et les conditions du métissage ?

Comment ces traces continuent-elles à influencer notre imaginaire des relations sociales, raciales et sexuelles ?

En interrogeant les images des couples mixtes, de la colonisation à nos jours,

Stéphanie Mulot propose un voyage anthropologique interactif dans les fondements de nos sociétés post-coloniales, via la sexualité.

Stéphanie Mulot est Docteure en anthropologie de l’EHESS de Paris,

Professeure des Universités en sociologie à l’Université de Toulouse Jean Jaures et Chercheure associée au Laboratoire caribéen de sciences sociales de l’UA.

La matrifocalité caribéenne n’est pas un mirage créole
Stéphanie Mulot

La matrifocalité fait l’objet de nombreuses controverses depuis des décennies. Organisation et système relationnel familial décrits dans les sociétés caribéennes postesclavagistes, la matrifocalité a tantôt été présentée comme une spécificité, tantôt comme une illusion, voire comme un biais idéologique.

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La nuit des étoiles

Vendredi 2 août 2019 à partir de 18h au CDST de Saint-Pierre

Pour l’édition 2019 de « La Nuit des étoiles », le CDST (Centre de découverte des sciences de la Terre) et le CDSA (Club de découverte des sciences astronomiques) proposent une soirée « autour du ciel » le vendredi 2 août. Le thème retenu pour cette nouvelle manifestation nationale est « Pierre d’étoile ».

Au programme de la soirée :

– Exposition complétée par une vidéo sur les « météorites » ou cailloux de l’espace

« 16 levers de soleil » 

Documentaire de Pierre-Emmanuel Le Goff.

Synopsis:

S’envoler pour l’espace. C’est ce rêve que Thomas Pesquet a réalisé en décollant depuis la base de Baïkonour. A 450 kilomètres de la Terre, durant ces six mois où le monde semble basculer dans l’inconnu, un dialogue se tisse entre l’astronaute et l’œuvre visionnaire de Saint Exupéry qu’il a emportée dans la station spatiale.

La presse en parle :

Culturebox – France Télévisions par Michaël Naulin
Au-delà de l’aspect documentaire (premier long-métrage réalisé dans l’espace à partir de prises de vues en résolution 6K), Pierre-Emmanuel Le Goff livre une œuvre onirique sur l’espace.

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Pourquoi et comment Napoléon a t-il rétabli l’esclavage ?

Deux historiens confrontent leurs interprétations


Conférence-débat à la Mairie du 5e, 21 place du Panthéon mardi 16 juillet 2019
Accueil à partir de 19h30 début 20h précises, Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Frédéric Régent :
« Le 16 juillet 1802, par un arrêté consulaire, non publié au bulletin des lois, Napoléon Bonaparte rétablit l’esclavage en Guadeloupe. Huit ans après l’abolition de l’esclavage votée par la Convention nationale, le 4 février 1794, celui qui dirige de manière autoritaire la France a mis fin à l’un des héritages de la Révolution française et de la Première République. Le 20 mai 1802, Napoléon Bonaparte avait déjà décidé de maintenir l’esclavage dans les colonies, où celui-ci n’avait pas été aboli (en Martinique en raison de l’occupation britannique, à la Réunion et à l’Île de France [actuelle Île Maurice] où les maîtres avaient renvoyé les agents de la République chargés de la mise en application de l’abolition). Par sa décision du 16 juillet 1802 de rétablir l’esclavage, Bonaparte veut punir la population de la Guadeloupe de s’être rebellée en mai 1802, contre l’expédition qu’il a envoyé dans l’île sous le commandement du général Richepance.

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Violence et sexualité transactionnelle

Mercredi 5 juin à 17h 30. BU du campus de Schoelcher

L’Observatoire des violences envers les femmes, placé sous l’égide de L’ALEFPA Martinique, et la bibliothèque universitaire vous invitent mercredi 5 juin, 17h30, à une conférence de Mylenn Zobda Zebina et Myriam Thirot intitulée :  » Violence et sexualité transactionnelle : le maintien des rapports sociaux de sexe ». La manifestation se tiendra à la BU du campus de Schoelcher (rdc).

En 2016, l’étude menée pour l’ARS sur les sexualités transactionnelles en Martinique a permis d’identifier leurs différentes formes et les publics qui y ont recours. Les situations de vulnérabilité dans lesquelles se trouvent ces publics s’accompagnent de violences plus souvent subies qu’exercées. Les formes revêtues par ces violences diffèrent selon le type de sexualité transactionnelle (prostitution, échanges économico-sexuels) et les publics concernés (femmes étrangères, femmes martiniquaise, hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, transsexuelles), les hommes hétérosexuels ayant des ST étant les seuls enquêtés épargnés par toute forme de violence. L’analyse de ces violences montre donc l’interdit et l’autorisé, dans la société martiniquaise, en matière de sexualité selon le sexe et l’orientation sexuelle des individus.

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Les Vendredis de la Bibliothèque Schœlcher : regardons notre histoire!

La Bibliothèque Schœlcher vous invite à la rencontre aux : « Vendredis de la bibliothèque Schoelcher : du vendredi 03 mai au vendredi 24 mai 2019, regardons notre histoire » dans le cadre des 171 ans de l’Abolition de l’Esclavage.

Au programme :        

– Jeudi 23 mai à 18h30 : Conférence « L’esclavage : quel impact sur la psychologie des populations ? » avec l’intervention du Professeur Aimé CHARLES NICOLAS.

Après un premier colloque à Toronto organisé par l’institut Harriet Tubman sur les séquelles psychologiques de la traite négrière transatlantique en 2010 ;

Sous la direction d’Aimé CHARLES-NICOLAS et Benjamin BOWSER, un nouveau colloque international s’est tenu à la Martinique et à la Guadeloupe et, il a permis de croiser des savoirs de scientifiques, de psychiatres, de généticiens, d’historiens, d’anthropologues et de sociologues. Les travaux de ces spécialistes ont permis de révéler l’existence de traumatismes psychologiques sur l’ADN et leur transmission de génération en génération.

Aimé CHARLES-NICOLAS est professeur émérite de psychiatrie et d’addictologie à l’Université des Antilles.

Benjamin BOWSER est professeur émérite de sociologie à la Cornell University, lthaca, New York.

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« Figures de l’animal ».

Le mardi 14 mai, à 18h, ESPE de Martinique

7° conférence du CEREAP, »Figures de l’animal« .

sur le thème
Intervenants : Lise Brossard, Frédéric Lefrançois et Henri Tauliaut.

Qu’est-ce qu’un animal ? La réponse à la question paraît simple : tout être vivant qui n’appartient pas à l’espèce humaine. Cette définition courte laisse pourtant des zones grises du coté du seuil où commence la vie et à l’autre bout où elle construit une frontière entre les espèces supérieures, dont la réalité s’amenuise sous l’effet de découvertes révélant des porosités tant en ce qui concerne l’habileté, que l’émotion, l’intelligence ou encore du langage.
Les récentes polémiques sur la souffrance animale, amplifiant celles antérieures portant sur l’usage des fourrures ou qualifiant de domination esclavagiste nos rapports aux animaux domestiques et plus encore familiers, montrent la fragilité et la complexité de notre position.

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