Yékri

Yékri, le journal des effervescences créoles

L’éphéméride du 21 février

Malcolm X est assassiné à Harlem le 21 février 1955

Malcolm Little connu sous le nom de Malcolm X, également connu sous le nom d’El-Hajj Malek El-Shabazz (en arabe : الحاج مالك الشباز), né le 19 mai 1925 à Omaha (Nebraska) et mort assassiné le 21 février 1965 à Harlem (État de New York), est un militant politique et défenseur des droits de l’homme américain.

Après avoir été une voix majeure du nationalisme afro-américain et de Nation of Islam, il quitte ce dernier en 1964, pour rejoindre l’Islam sunnite et embrasser des vues plus universalistes, et devenir une figure de proue du mouvement des droits civiques. Dans les derniers mois de sa vie, il appelle à une unité des divers mouvements des droits civiques et se rapproche d’autres leaders afro-américains comme Martin Luther King, John Lewis président du Student Nonviolent Coordinating Committee (SNCC), Fannie Lou Hamer icone charismatique du Mississippi Freedom Democratic Party. En janvier 1965 lors d’une réunion du Congress of Racial Equality il appelle à un soutien à tout mouvement œuvrant pour les droits civiques.

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L’éphéméride du 20 février

Naissance à Miami de Sydney Poitier  le 20 février 1927

Sidney Poitier est un acteur et réalisateur américano-bahaméen et un ambassadeur des Bahamas, né le 20 février 1927 à Miami. Fait chevalier-commandeur de l’ordre de l’Empire britannique (KBE) en 1974, il est le premier acteur noir et le premier bahaméen à recevoir l’Oscar du meilleur acteur, en 1964, pour Le Lys des champs.

Il occupe la 22e place dans le classement des plus grands acteurs selon l’American Film Institute.

Après avoir été marié à la danseuse Juanita Hardy de 1950 à 1965, il a épousé l’actrice Joanna Shimkus le 23 janvier 1976 avec qui il a eu deux filles dont l’actrice Sydney Tamiia Poitier.

Le patronyme de Poitier, d’origine française, fut introduit en Angleterre au xie siècle durant la conquête normande. Quelques siècles plus tard, au début des années 1800, un descendant de la lignée Charles Leonard Poitier, s’installe à l’île Cat, aux Bahamas, comme planteur. À son décès en 1834, son épouse hérite de 86 esclaves (39 hommes et 47 femmes), qui portent tous, comme le voulait la coutume, le patronyme de leur défunt maître.

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L’éphéméride du 19 février

La Société des amis des Noirs, première association française abolitionniste est créée le 19 février 1788.

La Société des amis des Noirs est une association française créée le 19 février 1788 qui avait pour but l’égalité des Blancs et des hommes de couleur libres dans les colonies, l’interdiction immédiate de la traite des Noirs et progressive de l’esclavage ; d’une part dans le souci de maintenir l’économie des colonies françaises, et d’autre part dans l’idée qu’avant d’accéder à la liberté, les Noirs devaient y être préparés, et donc éduqués.

Cette association fut fondée par Jacques Pierre Brissot, Étienne Clavière et l’abbé Grégoire, avec un système d’élections trimestrielles. Plusieurs présidents se sont succédé, parfois durant plusieurs mandats, mais jamais de manière consécutive : Jacques Pierre Brissot, Étienne Clavière, Condorcet et Jérôme Pétion de Villeneuve.

Le Club de l’hôtel de Massiac, fondé par de riches colons de Saint-Domingue et des Petites Antilles, fut son principal adversaire concernant l’abolition de l’esclavage dans les colonies.

Historique

Première association française abolitionniste, cette Société est créée le 19 février 1788, jour où elle tient ses premières résolutions lors de sa séance inaugurale au n° 3 rue Française chez Jacques Pierre Brissot.

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L’éphéméride du 18 février.

Jacques Bino, militant syndicaliste, est abattu le 18 février 2009 alors qu’il conduisait sa voiture près d’un barrage routier tenu par des jeunes armés qui ont ouvert le feu sur la police avec des chevrotines dans Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Il est la première victime de la grève qui dure depuis le 18 janvier 2009.

L’encyclique de Pie X condamnant  la séparation de l’église et de l’État est publiée le 18 février 1906

Loi de séparation des Églises et de l’État

La loi concernant la séparation des Églises et de l’État, est une loi adoptée le 9 décembre 1905 à l’initiative du député républicain-socialiste Aristide Briand, qui prend parti en faveur d’une laïcité sans excès. Elle est avant tout un acte fondateur dans l’affrontement violent qui a opposé deux conceptions sur la place des Églises dans la société française pendant presque vingt-cinq ans.

Elle abroge le régime du concordat de 1801, qui est cependant resté en vigueur en Alsace-Moselle pour des raisons historiques (les élus alsaciens en faisaient une des trois conditions d’acceptation de leur rattachement à la France en 1919, sans quoi ils demandaient un référendum, que la France ne pouvait prendre le risque de perdre après une guerre si meurtrière).

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L’éphéméride du 17 février

Le premier Sommet de la Francophonie se tient à Versailles le 1 7 février 1986

Les Sommets de la francophonie sont des rencontres des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Organisation internationale de la francophonie qui se tiennent tous les deux ans depuis 1986.

Description
Lors de ces sommets, les chefs d’État ou de gouvernement discutent de politique internationale, d’économie mondiale, de coopération francophone, de droits humains, d’éducation, de culture et de démocratie. Le sommet sert également à :

définir les orientations à donner à la francophonie ;
adopter des résolutions qu’il juge nécessaire au bon fonctionnement de la francophonie et à la réalisation de ses

objectifs ;
élire le secrétaire général de la Francophonie ;
statuer sur l’admission de nouveaux membres de plein droit, de membres associés ou de membres observateurs à l’Organisation internationale de la francophonie.

L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) est une organisation, personne morale de droit international public, créée en 1970, regroupant 88 États ou gouvernements en 2018. Elle a pour mission de promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique, de promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’homme, d’appuyer l’éducation et la recherche et de développer la coopération.

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L’éphéméride du 16 février

Au Vatican, le pape François confirme la réduction à l’état laïc du cardinal Theodore McCarrick, accusé d’abus sexuels sur mineurs le 16 février 2019.

Abus sexuels sur mineurs dans l’Église catholique

 L’Église catholique fait face depuis la fin du xxe siècle à la révélation de nombreuses affaires d’abus sexuels sur mineurs commis par des prêtres, des religieux ou des laïcs en mission ecclésiale sur différents continents. Certaines de ces affaires ont été portées en justice, mais d’autres sont prescrites, souvent parce qu’elles ont été couvertes ou étouffées par la hiérarchie ecclésiastique. Le haut clergé catholique a réagi tardivement à ces sujets largement médiatisés. Les papes Benoît XVI et François ont pris la parole clairement, en présentant leurs excuses pour les dommages causés à des enfants, mais l’accumulation des révélations provoque aussi une crise de confiance à l’intérieur de l’Église catholique et le départ de fidèles. La proportion de ces affaires concernant l’Église reste toutefois difficile à évaluer.

Histoire récente
Lire aussi : « Un système corrompu et opaque au cœur de l’Église »
France
Condamnation d’un évêque pour non-dénonciation en 2001
Avant les années 2000, les cas d’abus sur mineurs étaient souvent traités, d’après les témoignages des évêques eux-mêmes, dans la confidentialité.

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L’éphéméride du 15 février

À Londres les suffragettes radicalisent leurs actions le 15 février 1914.

Emmeline Pankhurst est libérée après avoir entamé une grève de la faim et de la soif, tandis que Mary Richardson reste en prison, où elle est nourrie de force.

Histoire
Contexte historique
Avant la Première Guerre mondiale, les femmes n’ont pas le droit de vote.

Au cours du xixe siècle, quelques lentes avancées dans les droits de femmes avaient été gagnées : le droit des femmes mariées de disposer de leurs biens propres, le droit de vote dans certaines élections mineures, le droit de faire partie du conseil d’administration d’une école.

Premiers combats

Suffragettes brandissant à New York des pancartes demandant au Président Wilson de favoriser le vote des femmes, en 1916, en pleine Première Guerre mondiale.
En 1832, en Grande-Bretagne est lancée la première pétition féministe présentée au Parlement en 1851 demandant le droit de vote des femmes.

En 1876 en France, Hubertine Auclert fonde la société Le droit des femmes qui soutient le droit de vote pour les femmes et qui devient en 1883 Le suffrage des femmes.

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L’éphéméride du 14 février

Guadeloupe, Martinique jours de mort les 14 février 1952 et 1974

En Guadeloupe et Martinique, le 14 février n’est pas le jour de l’amour mais le jour de la mort. En 1952, au Moule, 14 ouvriers sont blessés et 4 tués par des CRS alors qu’ils érigeaient un barrage visant à empêcher aux charrettes à cannes l’accès de l’usine Gardel. Cet évènement a pris le nom de  « Massacre de la Saint-Valentin ».

Le 14 février 1974 en Martinique, dans une effervescence sociale exacerbée, deux ouvriers du secteur des bananeraies, qui revendiquaient des augmentations de salaires, sont tués sur le plateau de Chalvet à Basse-Pointe.

Au commencement était la grève. Et la suite, une chanson appelant à se souvenir d’un jour funeste. Portée par le timbre du chanteur martiniquais Kolo Barst, une composition d’un titre à succès de cette histoire sur la grève des ouvriers des plantations de bananes de février 1974 prend sa place dans la liste des révoltes et luttes sociales dans le répertoire folklorique de la Martinique.

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L’éphéméride du 13 février

Un décret réglemente « l’immigration des travailleurs dans les colonies… » le 13 février 1852.

Un décret réglemente «l’immigration des travailleurs dans les colonies, les obligations respectives des travailleurs et des propriétaires, la police rurale répression du vagabondage» est pris le 13 février 1852.

Après l’émancipation de 1848, les anciens esclaves restèrent sur les plantations parce qu’ils étaient retenus par des cases ou des jardins. Mais, beaucoup s’en éloignèrent grâce à des locations ou à des acquisitions de terrains, allant et venant à leur guise. Ils tombèrent alors sous le coup du décret de 1852 qui qualifie de «vagabond» toute personne de plus de 16 ans n’ayant pas d’employeur habituel. Une police du travail fut mise en place afin de contrôler des livrets qui contenaient une appréciation des employeurs et leurs visas. Ainsi s’est fait le glissement du travail servile au travail salarié obligatoire pour les anciens maitres.

Pour suppléer les récalcitrants, ce décret de 1852 leur permet de recourir à la main d’œuvre de travailleurs indiens, africains et chinois engagés pour une période déterminée et bénéficiant d’un droit au rapatriement dans leurs pays d’origne.

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L’éphéméride du 12 février

Première à New York de Rhapsody in Blue de George Gershwin le 12 février 1924.

Rhapsody in Blue est une œuvre pour piano et orchestre ou harmonie composée par George Gershwin en 1924, qui combine des éléments de musique classique et de jazz.

L’œuvre a été orchestrée par Ferde Grofé à trois reprises, en 1924, 1926 et finalement en 1942. La première eut lieu lors d’un concert intitulé An Experiment in Modern Music le 12 février 1924 à l’Aeolian Hall de New York, interprétée par l’orchestre de Paul Whiteman, commanditaire de l’œuvre, avec George Gershwin au piano. Le Cambridge Music Handbook estime que « Rhapsody in Blue a établi la réputation de Gershwin comme compositeur de renom et est depuis devenue une des plus populaires œuvres orchestrales américaines ». Elle a également donné son nom à une rose.

Histoire
Commande
Après le succès d’un concert expérimental jazz-classique de la chanteuse canadienne Eva Gauthier (en) au Aeolian Hall de New-York le premier novembre 1923, le chef d’orchestre Paul Whiteman décida de se risquer dans un projet plus ambitieux.

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L’éphéméride du 11 février

La découverte de l’insuline par Frederick Banting et Charles Best est annoncée à Toronto le 11 février 1922

L’insuline (du latin : insula « île ») est une hormone protéique sécrétée par les cellules β des îlots de Langerhans dans le pancréas, ainsi que dans les corps de Brockmann de certains poissons téléostéens2. Elle a un effet important sur le métabolisme des glucides, des lipides et des protéines en favorisant l’absorption du glucose présent dans le sang par les cellules adipeuses, les cellules du foie et celles des muscles squelettiques. Le glucose absorbé par ces tissus est converti en glycogène ou en triglycérides, voire en les deux à la fois dans le cas du foie. La libération de glucose par le foie dans le sang est très fortement limitée par un taux sanguin élevé en insuline. Cette hormone joue de ce fait, avec le glucagon, un rôle majeur dans la régulation des substrats énergétiques, dont les principaux sont le glucose, les acides gras et les corps cétoniques. Dans le couple que forment l’insuline et le glucagon, l’insuline a le rôle principal chez les mammifères : son absence est fatale dans un délai de quelques mois.

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L’éphéméride du 10 février

Marchandage entre puissances coloniales : signature du Traité de Paris par lequel Louis XV renonce à la Nouvelle-France et « récupère » les Antilles, fin de la guerre de Sept Ans le 10 février 1763

Estampe française allégorique représentant le traité de Paris en 1763.
Le traité de Paris de 1763 met fin à la guerre de Sept Ans et réconcilie, après trois ans de négociations, la France et la Grande-Bretagne. Les préliminaires sont signés le 3 novembre 1762 à Fontainebleau. Le traité définitif est signé le 10 février 1763.

Ce traité consacre la Grande-Bretagne comme première puissance mondiale, puisqu’elle évince la France de presque tous les espaces coloniaux indiens et nord-américains.

Il est signé cinq jours avant le traité de Hubertsbourg, qui met fin à la troisième guerre de Silésie.

Le dispositif du traité
En prélude à ce traité, le 24 septembre 1760, le gouverneur Vaudreuil a cédé le Canada et toutes ses dépendances à Montréal, mais les alliés autochtones des Français avaient conclu une entente avec les Britanniques à Oswegatchie (25 août), tout comme l’avaient fait à Longueuil les Hurons de Lorette (5 septembre), et la colonie demeurait donc sous occupation d’un régime militaire (1760-1763) jusqu’à la négociation d’un traité de paix définitif.

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L’éphéméride du 9 février

Création d’un CAPES de Créole le 9 février 2001

9 février 1431 : début du procès de Jeanne d’Arc.

9 février 2015 : une double prise d’otage a lieu à Paris et à Dammartin-en-Goële, liée à l’attentat contre Charlie Hebdo deux jours plus tôt…

Un décret intègre le créole dans la section des langues culturelles régionales et crée le CAPES de créole. Force jugulée, la langue créole fut formellement interdite dans les salles de classe jusquèn 1982. L’étranglement culturel combiné à la doxa administrative avait mené à l’internement et à la radiation des cadres de l’enseignant Gérard Lauriette qui avait une méthode consistant à partir du savoir de l’élève créolophone. Le militantisme a pris place notamment en chanson : <<Manman-w voyé-w lékol pou aprann l’ABCD» (…) «poo aprann paléfransé » (…) « Si ou lésé kréyol-la tonbé ou péké sav ki moun ou yé », Linstauration du concours permet d’avoir un « regard neuf» sur la société et contribue à asseoir la créolité dont Patrick Chamoiseau, Raphaël Confiant et Jean Barnabé ont été les premiers ambassadeurs.

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L’éphéméride du 8 février

Fondation de l’ANC (African National Congress), parti politique d’Afrique du Sud le 8 février 1912.

8 février 1843 : un tremblement de terre en Guadeloupe provoque la mort de 3000 personnes.
8 février 1959 :Charles de Gaulle devient le premier président de la Cinquième République française.
8 février 1959 : Fidel Castro entre à La Havane.

Congrès national africain
Le Congrès national africain (en anglais : African National Congress, abrégé en ANC) est un parti politique d’Afrique du Sud membre de l’Internationale socialiste. Fondé en 1912 à Bloemfontein pour défendre les intérêts de la majorité noire contre la minorité blanche, il fut déclaré hors-la-loi par le Parti national pendant l’apartheid en 1960. Il est à nouveau légalisé le 2 février 1990 alors que l’apartheid est aboli en juin 1991. Il aura également été classé comme organisation terroriste par les États-Unis de 1986 à 2008.

En 1994, les premières élections législatives multiraciales au suffrage universel sans restriction permettent à l’ANC de conquérir le pouvoir et à Nelson Mandela, président de l’ANC, d’être ensuite élu président de la République sud-africaine.

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L’éphéméride du 7 février

La Grenade devient indépendante le 7 février 1974

7 février 1991 Jean-Bertrand Aristide devient président d’Haïti.

7 février 2001 : Jean-Bertrand Aristide prête de nouveau serment en Haïti.

La Grenade (anglais : Grenada) est un pays des Antilles. Sa capitale est Saint-Georges.

Cet État insulaire de la mer des Caraïbes comprend l’île de la Grenade, l’île Ronde, l’île de Carriacou et l’île de Petite Martinique, toutes situées dans la partie méridionale de l’archipel des Grenadines. En y incluant les îles désertes, le pays possède une superficie de 350 km2. En 2015, on comptait 110 694 Grenadiens. La langue officielle est l’anglais.

L’île de la Grenade est située à moins de 150 kilomètres au nord des côtes du Venezuela et de Trinité-et-Tobago. L’île de Carriacou est à quelques kilomètres au sud de l’île d’Union de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

Peuplée par les Caraïbes avant l’arrivée des Européens, la Grenade est d’abord une colonie du royaume de France de 1649 à 1763. À la suite de la guerre de Sept Ans, elle est léguée au royaume de Grande-Bretagne par le traité de Paris.

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L’éphéméride du 6 février

Le reportage »Les derniers maitres de la Martinique », dans lequel un de ces descendants de colons blancs affirme que les historiens ne s’intéressent pas « aux bons côtés de l’esclavage » est diffusé en pleine crise sociale le 6 février 2009

C’est un reportage qui fait grand bruit, dans une Martinique en pleine crise sociale, en grève depuis huit jours « contre la vie chère ». Diffusé vendredi 6 février par Canal+, Les Derniers Maîtres de la Martinique, est un reportage de Romain Bolzinger sur les héritiers blancs des premiers colons installés sur l’île avant la Révolution Française.

Alain Huygues-Despointes, un des « békés » interrogés, regrette que les historiens ne s’intéressent pas « aux bons côtés de l’esclavage » et explique « vouloir préserver sa race ». « Quand je vois des familles métissées avec des Blancs et des Noirs, les enfants naissent de couleurs différentes, il n’y a pas d’harmonie », déclare-t-il.

Dans un communiqué en date du 2 février, envoyé à toutes les rédactions locales, M. Despointes affirme que ses propos ont été « sortis de leur contexte » et qu’ils ne reflétaient « en rien ses convictions profondes » sur l’esclavage, « un passé honni ».

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L’éphéméride du 5 février

Au Brésil, d’anciens esclaves marrons avaient créé la république de Palmares, avec une capitale fortifiée. Des mercenaires écrasent Palmares et dans la nuit du 5 au 6 février 1692 , les gens se jettent du haut des falaises pour échapper aux tueurs.

Le Palmares ou le Quilombo dos Palmares fut, durant la plus grande partie du XVIIe siècle (1605-1694, mais l’histoire qui y est relative va de 1580 à 1710), le plus organisé et le plus durable des territoires autonomes d’esclaves marrons, ou quilombos en portugais, du Brésil.

Il parvint, pendant près d’un siècle, à tenir en échec les expéditions militaires hollandaises et portugaises, constituant ainsi la révolte d’esclaves la plus longue de l’histoire. À titre de comparaison, la célèbre révolte de Spartacus durant l’Antiquité ne dura que dix-huit mois.

Pour finalement réprimer les rebelles, il fallut que la couronne portugaise érige la plus imposante armée jamais vue en Amérique.

Un quilombo constitué en royaume

Au début du xviie siècle, des esclaves noirs travaillant sur les plantations de canne à sucre dans la capitainerie du Pernambouc, dans le Nordeste du Brésil, se révoltent et s’enfuient dans les montagnes.

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L’éphéméride du 4 février

Première abolition de l’esclavage dans les colonies françaises le 4 février 1794 (16 pluviôse an II)

Le décret d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises du 4 février 1794 (16 pluviôse an II) est une décision émise par la Convention nationale et votée à Paris le 16 pluviôse an II, 4 février 1794. Le décret décide l’abolition de l’esclavage des Nègres dans toutes les Colonies. Il suit et confirme l’initiative des commissaires civils de Saint Domingue Sonthonax et Polverel et prend valeur de loi générale. Le texte ne prévoit d’indemnisation pour aucune des catégories sociales. Inégalement appliqué, il a été abrogé par la loi du 20 mai 1802.

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Proclamation du décret

L’article Abolition de l’esclavage traite des processus d’abolition de l’esclavage dans l’histoire de l’humanité. Une très large section aborde le contexte de l’abolition du (16 pluviôse an II) dans les colonies du royaume de France et de la Première République.

L’abolition du (16 pluviôse an II) dans les colonies de la République française est précédée par le décret du 16 octobre 1791 promulgué par l’Assemblée constituante de 1789-1791, portant que tout homme est libre en France, et que, quelle que soit sa couleur, il y jouit de tous les droits de citoyen, s’il a les qualités prescrites par la constitution1.

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L’éphéméride du 3 février

Édouard Glissant  » soleil de la conscience » antillaise meurt à Paris le 3 février 2011

Édouard Glissant, né le 21 septembre 1928 à Sainte-Marie à la Martinique et mort le 3 février 2011 à Paris1, est un écrivain, poète et philosophe martiniquais. Fondateur entre autres des concepts d’« antillanité », de « Tout-monde » et de « Relation », Glissant repense également la notion de créolisation mais aussi les catégories de la métaphysique ainsi que les modalités du dialogue des cultures, à l’aune de son prisme relationnel. Surtout connu pour Le Discours antillais (1981), Édouard Glissant est l’auteur d’une œuvre conceptuelle et littéraire colossale, et d’une bibliographie dense. De Soleil de la conscience (1956) à l’Anthologie de la poésie du Tout-Monde de 2010, il s’est illustré dans tous les genres, roman, poésie, théâtre, essais philosophiques. Souvent classée parmi les théories du postcolonialisme, la pensée de Glissant est irréductible à une école ou un courant fixe, ayant toujours redéfini les modèles d’une vision du monde en quête de son mouvement.

« Distinguished professor » en littérature française à l’Université de la ville de New York (CUNY), Édouard Glissant est directeur du Courrier de l’Unesco de 1981 à 1988 et président honoraire du Parlement international des écrivains en 1993.

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L’éphéméride du 2 février

Hatuey chef taïno de l’île d’Hispaniola qui lutta contre les conquistadors est brûlé vif sur un bûcher à Yara ( Cuba) le 2 février 1512.

Il arriva à Cuba après avoir été expulsé par les Espagnols de sa terre natale Quisqueya (nom taïno d’Hispaniola), en canoë avec 400 de ses compatriotes en 1511.

Là-bas, il prit contact avec les différentes tribus taïnos de l’est de l’île et leurs conseilla de se préparer à la lutte contre les conquistadors. Seulement, la majorité des taïnos, un peuple très pacifique, n’ont pas cru ses avertissements.

Ensuite, il prit la tête de la révolte taïno et réussi à confiner les Espagnols dans le fort de Baracoa.
Principales actions

Hatuey organisa une guerilla, où de petits groupes de Taïnos attaquaient par surprise les Espagnols, armés de bâtons, de pierres et de flèches. Les Espagnols, dirigés par Diego Velázquez de Cuéllar, organisèrent l’extermination progressive des rebelles en s’appuyant sur leur supériorité technologique.

Hatuey sera finalement capturé grâce aux informations d’un prisonnier.

Mort

Hatuey fut condamné à être brûlé vif sur un bûcher, la peine réservée aux pires criminels.

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L’éphéméride du 1er févier

 Publication de la loi contre le marronnage dans les Colonies le 1er février 1743

Le 1er février 1743, une déclaration du roi ajouta la peine de mort contre tout esclave surpris en marronnage, porteur d’armes blanches ou à feu. Le Code Noir de 1685 spécifiait déjà en son article 38: « L’esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois à compter du jour que son maître l’aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d’une fleur de lys sur une épaule; et s’il récidive une autre fois à compter pareillement du jour de la dénonciation, aura le jarret coupé et sera marqué sur l’autre épaule; et la troisième fois, il sera puni de mort. »

Sources :
V. Schoelcher, Des colonies françaises, abolition immédiate de l’esclavage, 1842, réédition C.T.H.S., 1998, pages 102-103; Louis Sala-Molins, Le Code Noir, PUF, 1998, page 166.

ÉDIT relatif aux peines à inſtiger aux esclaves dans les colonies (1).
Versailles, 1er février 1743. (Moreau de Saint-Méry, III, 727. — Code de la Martinique.

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L’éphéméride du 31 janvier

Clôture à Point-à-Pitre du 1er salon de la Société des Artistes Antillais le 31 janvier 1924

Le Bulletin de l’Agence générale des Colonies évoque l’ouverture de ce premier « Salon » en rappelant les objectifs de la Société : « elle s’est donnée pour objet d’encourager le mouvement des beaux-arts aux Antilles françaises par des expositions annuelles et par la création d’une bibliothèque permettant à la jeunesse de ce tenir au courant du mouvement artistique ».

La Société des artistes antillais, un public d’élites et d’élégants
La Société des Artistes antillais, créée à Pointe-à-Pitre par Germaine Casse, le 15 janvier 1924, a été aussi éphémère que la manifestation de mai. Placée sous le haut patronage d’Henry Béranger, la Société est inaugurée solennellement, dans le cadre de son premier Salon23, en présence encore des élites locales : à cette occasion, le gouverneur de la Guadeloupe, Jocelyn Robert, est élevé au titre honorifique de Président d’Honneur, et Adrien Lefèvre, directeur de la Banque de la Guadeloupe, est nommé trésorier de la jeune société.

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L’éphéméride du 30 janvier

L’Echo de la Martinique est fondé par le maire de Saint-Pierre le 30 janvier 1897

L’Écho de la Martinique, Journal républicain, organe du parti ouvrier, est un journal français généraliste et d’opinion socialiste, publié à Saint-Pierre en Martinique du samedi 30 janvier 1897 jusqu’au dimanche 4 mai 1902.

Histoire

L’Echo de la Martinique est fondé à Saint-Pierre le samedi 30 janvier 1897 par Hyacinthe Nicole, maire de Saint-Pierre, La Piquonne et Louis Ernoult, conseillers municipaux, qui se rendent, dans ce but, acquéreurs de l’imprimerie de l’Union Coloniale. Ce journal est publié à un rythme bi-hebdomadaire, le jeudi et le dimanche, et est vendu 15 centimes de franc. Il comprend quatre pages de 45 centimètres.

L’Echo de la Martinique disparaît lors de l’éruption de la montagne Pelée en 1902 qui rase la ville de Saint-Pierre et réduit ainsi l’émergence de la presse socialiste qui était basée à Saint-Pierre.

Contenu éditorial

L’Echo de la Martinique est un organe de presse qui pourfend régulièrement les Békés dans ses articles.

En première page figurent les « Dépêches du câble », lesquelles s’étendent parfois jusqu’à la deuxième page.

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L’éphéméride du 29 janvier

L’éminent guadeloupéen Rémy Nainsouta, meurt le 29 janvier 1969

La préoccupation première de Rémy Nainsouta était la réalisation d’un développement économique de la Guadeloupe axé autour de son environnement géographique (la Caraïbe) et de ses ressources naturelles. C’est ce but ultime qui guide toute sa réflexion économique et sociale. Il va sans dire qu’au regard de l’attachement de cet homme à la France, il ne s’agissait nullement d’un projet d’indépendance vis-à-vis de l’hexagone.

Pourquoi ce texte sur Rémy Nainsouta ?

Rémy Nainsouta est connu aux Antilles sans l’être véritablement. La lecture des textes et des conférences données par Rémy Nainsouta et notamment quelques passages sur le capital humain nous a captivé à un moment où nous faisions une recherche sur l’histoire de ce concept économique. Nainsouta est alors apparu à nos yeux non comme un auteur strictement local mais ayant une dimension toute autre par son originalité et ses idées novatrices.

Nous allons développer sa pensée par le biais de deux thèmes.

– Le premier apparaît tout à fait novateur. En effet, il s’agira pour nous de montrer que Rémy Nainsouta fait partie des premiers auteurs à avoir utilisé le terme de capital humain.

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L’éphéméride du 28 janvier

La loi sur la décentralisation en France est adoptée le 28 janvier 1982.

La décentralisation en France est « un processus d’aménagement de l’organisation de l’État qui consiste à transférer des pouvoirs décisionnaires et compétences administratives de l’État vers des entités (ou des collectivités) locales distinctes de lui ».

Auparavant, il existait une très relative autonomie des communes et des départements par rapport à l’État, instaurées par les lois de 1871 et 1884. Depuis très longtemps la France est très centralisée. Des efforts en réflexion vers 1980 aboutissent régulièrement à des transformations.

Entre autres, la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 a ajouté à l’article premier de la constitution que la France est une république dont l’«organisation est décentralisée ».

Un double processus de décentralisation territoriale et de décentralisation fonctionnelle a commencé avec la création des départements, puis a été relancé par les lois Defferre votées en 1982 par le gouvernement Mauroy, peu après l’élection présidentielle de 1981 ayant porté François Mitterrand (PS) au pouvoir.

La République française a conservé l’optique d’une « république une et indivisible » et apparaît peu décentralisée par rapport aux États voisins (Länder allemands, communautés autonomes d’Espagne, régions de Belgique, cantons suisses, régions italiennes).

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