Yékri

Yékri, le journal des effervescences créoles

L’éphéméride du 21 avril

Le droit de vote est accordé aux femmes en France le 21 avril 1944

Le 21 avril 1944, le droit de vote est accordé aux femmes en France par une ordonnance (après un amendement du communiste Fernand Grenier) du Comité français de la Libération nationale, signée par Charles de Gaulle depuis Alger. Le droit de vote des femmes est confirmé par l’ordonnance du 5 octobre sous le Gouvernement provisoire de la République française, mais il n’est utilisé que le 29 avril 1945 pour les élections municipales, puis en octobre pour les élections à l’Assemblée constituante.
Dès les premières élections, le Parti communiste français, conscient des enjeux que représentent les voix féminines, cherche à contrer l’influence des organisations catholiques en adoptant un discours nouveau en direction des femmes.
1945, trois mois avant les municipales, une femme Josette Guénin, 31 ans, est élue, le 21 janvier, maire de sa commune de Haute Marne (Villars-Montroyer) en remplacement de son mari, mort pour la France le 25 juillet 1944 (registre des délibérations de la commune de Villars-Montroyer). Elle devint ainsi, la première femme maire de France.

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L’éphéméride du 20 avril

Début des guerres de la Révolution française le 20 avril 1792

Les guerres de la Révolution française sont les conflits qui ont impliqué la France révolutionnaire contre d’autres pays européens, souvent coalisés, durant la période comprise entre 1792 (guerre contre le Saint-Empire et les royaumes de Bohême et de Hongrie) et le traité d’Amiens de 1802. Une distinction peut être faite entre la période dite de la Première Coalition (1792-1797) et la Deuxième Coalition (1798-1801), même si certains pays, et notamment le Royaume-Uni, étaient en guerre continue contre la France de 1793 à 1802.

Caractérisées par une ferveur révolutionnaire et des innovations militaires, ces multiples campagnes sauvèrent le régime révolutionnaire français, pourtant confronté à une sérieuse opposition européenne. De surcroît, les victoires qui s’ensuivirent contribuèrent à étendre de façon significative l’emprise territoriale de la France.

Terminologie
On distingue en France les guerres de la Révolution des guerres napoléoniennes.

Origines
Dès 1791, les monarchies d’Europe assistent avec préoccupation à la Révolution française et ses bouleversements et se demandent si elles doivent intervenir, soit pour aider Louis XVI, soit pour profiter du chaos en France.

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L’éphéméride du 19 avril

Le soulèvement du ghetto de Varsovie commence le 19 avril 1942

La révolte du ghetto de Varsovie est un soulèvement armé, organisé et mené par la population juive du ghetto de Varsovie contre les forces d’occupation allemandes entre le 19 avril et le 16 mai 1943. C’est l’acte de résistance juive pendant la Shoah le plus connu et le plus commémoré.
Le 22 juillet 1942, débute la Grande Action : les Allemands commencent à déporter les Juifs au camp d’extermination de Treblinka3. Début janvier 1943, les autorités allemandes décident d’accélérer la déportation de la population civile du ghetto vers les camps d’extermination afin de le « liquider » définitivement. Dans le cadre de l’Aktion Reinhard, la population du ghetto est en effet déjà passée de 450 000 à environ 70 000 personnes.

Les déportations massives de l’été avaient eu comme conséquence l’apparition d’une résistance juive armée dans le ghetto autour de deux organisations : d’une part l’Organisation juive de combat (Żydowska Organizacja Bojowa, ŻOB) d’inspiration sioniste et bundiste, dirigée par Mordechaj Anielewicz, 23 ans, et Marek Edelman, 24 ans, et d’autre part l’Union militaire juive (Żydowski Związek Wojskowy, ŻZW), organisation sioniste révisionniste du Betar dirigée par Pawel Frenkel et Dawid Moryc Apfelbaum.

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L’éphéméride du 18 avril

Condamnation de Cheikou Cissé à la peine de déportation perpétuelle par le conseil de guerre de Dakar le 18 avril 1918.

Cheikou Cissé (Chorboze, 1890 – Nouméa, 1933) est un tirailleur sénégalais, né dans le Niger actuel (Soudan français en 1918) et mort au bagne en Nouvelle-Calédonie, ayant été condamné à une peine de déportation en 1918. Cissé a été le dernier bagnard de Nouvelle-Calédonie, les autres ayant été transférés en Guyane française.

Biographie
En octobre 1914, il est recruté dans le 4e régiment de tirailleurs sénégalais et participe à la Première Guerre mondiale. Blessé au Maroc et aux Dardanelles, il est rapatrié au Sénégal en 1917. Les autorités le contraignent à y rester, malgré ses demandes de rejoindre sa famille au Soudan français (actuel Mali). Il est arrêté le 17 octobre 1917 à Dakar pour « complot contre la sûreté de l’État » et « excitation à la guerre civile ». Le 18 avril 1918, il est condamné à la déportation à perpétuité, en Nouvelle-Calédonie, par le conseil de guerre de Dakar.

Cheikou Cissé devient alors l’objet d’une campagne visant à sa libération, organisée par la gauche, les associations anticolonialistes, le Secours rouge international1 et le député André Marty (membre du Comité central du Parti communiste français).

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L’éphéméride du 17 avril

Signature des Capitulations de Santa Fe par Christophe Colomb le 17 avril 1492
Jean de Verrazane atteint la baie de New York le 17 avril 1524
Mort d’Aimé Césaire le 17 avril 2008

Les capitulations de Santa Fe (en espagnol capitulaciones de Santa Fe, de Capitulación = contrat) est un contrat entre Christophe Colomb et les Rois catholiques, Isabelle Ire de Castille et Ferdinand II d’Aragon, signé le 17 avril 1492, quelques mois après l’achèvement de la Reconquista, dans le camp militaire de Santa Fe de la Vega, dans l’actuelle province espagnole de Grenade. Dans ce document, Colomb détaille toutes les demandes aux Rois catholiques dont il fait dépendre son entreprise d’une route vers les Indes, celle-là même qui allait conduire à la découverte des Amériques. Les capitulations de Santa Fe sont considérées comme un des contrats les plus importants jamais conclus entre une personne privée et son souverain.

Les détails du contrat
Le contrat stipule que Colomb doit chercher pour le compte de l’Espagne une route maritime d’ouest en est vers l’Asie. En outre, le contrat assure à Colomb le titre qu’il a exigé d’amiral de la mer océane (« Almirante del Mar Oceánico ») – ce qui signifie de fait une élévation à la noblesse, puisque le titre castillan Almirante était un titre de noblesse héréditaire – et de vice-roi (« Virrey ») et gouverneur général (« Gobernador General ») sur les régions découvertes par lui.

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L’éphéméride du 16 avril

Naissance du premier fromage fondu en portions « La Vache qui rit », brevet déposé par Léon Bel le 16 avril 1921

La vache qui rit est une marque commerciale désignant un mélange de fromages fondus de fabrication industrielle (autrefois dénommé « crème de gruyère »1), de la société Fromageries Bel.

Le premier nom de La vache qui rit était Fromage moderne2,3. Déposée à Office national de la propriété industrielle le 16 avril 1921, cette marque de fromage de type tartinette est connue pour sa boîte ronde illustrée qui représente une vache hilare portant des boucles d’oreille constituées de boîtes de vache qui rit mises en abyme. Connue dans le monde entier, La vache qui rit a également inspiré de nombreux médias, notamment chez les dessinateurs et affichistes.

Fabrication
Le procédé industriel de fabrication de fromage fondu a été inventé par Fritz Stettler en 1911.

La vache qui rit est fabriquée à partir de plusieurs types de fromages au lait pasteurisé ou au lait cru et affinés. Ils sont fondus dans des malaxeurs chauffants et la pâte est ainsi mélangée avec des sels de fonte10.

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L’éphéméride du 15 avril

Catastrophe de Hillsborough le 15 avril 1989

La catastrophe de Hillsborough (Hillsborough disaster en anglais) désigne la mort de 96 personnes survenue le 15 avril 1989 dans le stade d’Hillsborough à Sheffield, dans le nord-ouest de l’Angleterre, au moment où commençait un match de football entre Liverpool FC et Nottingham Forest.

Une procédure judiciaire a jugé en 1991 qu’il s’agissait d’un accident causé par une partie des supporters de Liverpool eux-mêmes, qui étaient entrés en force dans une tribune déjà pleine et avaient provoqué un écrasement dans lequel les 96 victimes avaient péri étouffées ou avaient été mortellement blessées.

Ce verdict n’a pas satisfait les familles des victimes, qui considéraient que l’action de la police ce jour-là était la cause de la catastrophe, et qui ont donc tenté pendant vingt ans de faire rouvrir le dossier. En 2012, le rapport d’un comité indépendant a présenté une lecture très différente des événements, mettant en évidence la responsabilité de la police. Il a été suivi de deux nouvelles procédures judiciaires, en 2016 et en 2019. La première a annulé le jugement de 1991 de morts accidentelles dont les supporters étaient responsables.

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L’éphéméride du 14 avril

Naufrage du Titanic le 14 avril 1912

Le naufrage du Titanic a mis fin à la traversée inaugurale du RMS Titanic, un paquebot qui devait relier Southampton à New York. Il se déroule dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 dans l’océan Atlantique Nord au large de Terre-Neuve. Le navire heurte un iceberg sur tribord le dimanche 14 avril 1912 à 23 h 40 et coule en moins de trois heures, à 2 h 20. Entre 1 490 et 1520 personnes périssent, ce qui fait de ce naufrage l’une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix et la plus meurtrière pour l’époque. De nombreuses personnalités périssent durant le naufrage, parmi lesquelles les milliardaires Benjamin Guggenheim et John Jacob Astor.

Le Titanic est un paquebot transatlantique britannique de la White Star Line, construit à l’initiative de Bruce Ismay en 1907, et conçu par l’architecte Thomas Andrews des chantiers navals de Harland & Wolff. Sa construction débute en 1909 à Belfast et se termine en 1912. C’est le plus luxueux et le plus grand paquebot jamais construit au moment de son lancement.

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L’éphéméride du 13 avril

Début de la « Bataille de la Martinique » le 13 avril 1780

Il s’agit de la deuxième bataille de la Martinique. Pour le combat de 1779, voir Combat de la Martinique (1779).

La bataille de la Martinique, également appelé combat de la Dominique, est une bataille navale qui eut lieu le 17 avril 1780 pendant la guerre d’indépendance des États-Unis au large de la Martinique dans les Indes occidentales entre la Royal Navy britannique et la Marine royale française.

Contexte

Les différentes phases de la bataille de la Dominique, le 17 avril 1780.

Le 3 février 1780, le comte de Guichen est envoyé comme lieutenant général des armées navales, avec une escadre forte de seize vaisseaux de ligne et de quatre frégates, une flûte, trois cotres et un lougre escortant aux Indes occidentales (Antilles) un convoi de quatre-vingt-trois navires marchands et embarquant 4 000 hommes de troupes. Il arrive le 22 mars à la Martinique, dont il repart le 13 avril avec vingt-deux vaisseaux de ligne et cinq frégates ou cutters. Monsieur de Bouillé était embarqué sur l’escadre, avec 5 000 hommes de troupes, pour tenter une expédition sur quelques-unes des îles anglaises de la région : mais les renforts arrivés dans ces îles empêchent que cette expédition n’ait lieu.

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L’éphéméride du 12 avril

Le Grand Prix des Antilles est décernée à Mayotte Capécia pour son roman autobiographique « Je suis une Martiniquaise » le 12 avril 1949

Malfamée mais sauvée de l’oubli grâce à Frantz Fanon, Etiemble et quelques admirateurs parisiens qui l’aidèrent à écrire, Mayotte Capécia ne fut identifiée qu’en 1993 pour le monde des lettres.

Née au Carbet (Martinique) d’une mère célibataire, en 1916, Lucette Céranus Combette ne fit jamais d’études et travailla comme sa jumelle dès l’âge de quatorze ans à Fort-de-France dans une chocolaterie puis géra de petits commerces. Mère à dix-sept ans, et deux fois par la suite, sa passion pour un lieutenant de marine protestant et pétainiste fournit la trame d’un premier roman tandis que le second est axé sur l’inconfort du métissage à l’aube de «la Négritude». Elle se fit reconnaître par son père et s’embarqua pour la France en 1946.

Les deux romans de Mayotte Capécia sont des créations collectives, en partie inspirées du journal du lieutenant. Elle réussit, grâce au bon accueil de son premier livre, à faire venir ses enfants et sa jumelle en France, mais elle fut atteinte d’un cancer et mourut dès 1955.

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L’éphéméride du 11 avril

Fondation de l’Organisation Internationale du Travail le 11 avril 1919
Le procès de l’ancien dignitaire nazi Adolf Eichmann, responsable logistique de la « Solution finale » pour l’extermination des juifs d’Europe, s’ouvrait à Jérusalem le 11 avril 1961.

L’Organisation internationale du travail ou OIT (en anglais : International Labour Organization, ILO) est depuis 1946 une agence spécialisée de l’ONU. Sa devise, si vis pacem, cole justitiam (« si tu veux la paix, cultive la justice »), est gravée dans la pierre de ses locaux.1

Sa mission est de rassembler gouvernements, employeurs et travailleurs de ses États membres dans le cadre d’une institution tripartite, en vue d’une action commune pour promouvoir les droits au travail, encourager la création d’emplois décents, développer la protection sociale et renforcer le dialogue social dans le domaine du travail2.

Elle est fondée le 11 avril 1919, à la suite de la Première Guerre mondiale, pour « poursuivre une vision basée sur le principe qu’il ne saurait y avoir une paix universelle et durable sans un traitement décent des travailleurs »3. En 1946, l’OIT devient la première agence spécialisée des Nations unies.

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L’éphéméride du 10 avril

La Compagnie de Londres est établie par charte royale de Jacques Ier dans le but de coloniser Amérique du Nord le 10 avril 1606

Jean Cabot arrive à Terre-Neuve en 1497 marquant le début de l’exploration du nouveau monde pour les Britanniques, en 1583, Humphrey Gilbert en revendique la souveraineté pour la couronne.

La colonisation de l’Amérique par le Royaume d’Angleterre ne commence réellement qu’au début du xviie siècle.

En 1600, la Compagnie anglaise des Indes orientales acquiert le monopole du commerce dans l’océan Indien et dominera les Indes britanniques jusqu’en 1858.

Dans les Caraïbes, les colonies anglaises se développent, depuis la Guyane en 1604 et la quête de l’or, aux colonies se développant sur le système du commerce triangulaire grâce à la Royal African Company.

Le Traité de Londres signé en 1604 met fin aux rivalités anglo-espagnoles et permet à l’Angleterre de coloniser rapidement les Caraïbes.

St. Lucia (1605), la Grenade (1609), St. Kitts (1624), la Barbade (1627) et Niévès (1628) adoptent rapidement le système des plantations de sucre, développé par les Portugais au Brésil, et qui repose sur l’esclavage.

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L’éphéméride du 9 avril

René Robert Cavelier de La Salle prend possession du Mississippi au nom de la France le 9 avril 1682

René-Robert Cavelier de La Salle est né à Rouen, province de Normandie, le 21 novembre 16431,2 et mort assassiné le 19 mars 1687 près de Navasota, au sud-ouest de la colonie française de Louisiane, dans l’actuel État américain du Texas.

Explorateur-voyageur, il a parcouru la région des Grands Lacs des États-Unis et du Canada actuels, puis le fleuve Mississippi, et a ainsi découvert les territoires situés entre la vallée du Saint-Laurent et le delta du Mississippi.

Exploration du Mississippi
En décembre 1681, La Salle rassemble ensuite son équipage pour une nouvelle expédition. Laissant, en janvier 1682, le fort Crèvecœur avec vingt-trois Français et dix-huit Amérindiens, il atteint le confluent du Mississippi le 6 février 1682. Le 6 avril, l’expédition est en vue du golfe du Mexique. Le 9 avril, il prend possession de ces vastes territoires au nom de la France et leur donne le nom de Louisiane en l’honneur du roi Louis XIV qui, peu reconnaissant, écrira au gouverneur de La Barre que cette découverte est « fort inutile et qu’il faut dans la suite empêcher de pareilles découvertes », même s’il lui ordonne d’y retourner et d’y implanter une colonie.

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L’éphéméride du 8 avril

Pendant la guerre de l’oreille de Jenkins : combat du 8 avril 1740 .

Le combat du 8 avril 1740 est une bataille navale entre le Princesa, un vaisseau espagnol de 3e rang (conçu pour emporter Modèle:Num-70 canons, mais armé de 64 canons lors de l’affrontement) sous le commandement de Don Parlo Augustino de Gera, et une petite escadre britannique de trois vaisseaux de 70 canons : le HMS Kent, le HMS Lenox et le HMS Orford, commandée par le capitaine Colvill Mayne qui avait son pavillon amiral à bord du Lenox. Le vaisseau espagnol est pris en chasse et capturé, il entre par la suite au service de la Royal Navy, sous le nom de HMS Princess.

La guerre de l’oreille de Jenkins2 (appelée par les Espagnols Guerra del Asiento) a principalement lieu dans les Caraïbes, de 1739 à 1748, et voit s’affronter les flottes et troupes coloniales du royaume de Grande-Bretagne et de l’Espagne. À partir de 1740, débute la guerre de Succession d’Autriche, avec laquelle se confond la guerre de « l’oreille de Jenkins ». Cette guerre peu connue, qui mobilise des forces immenses pour l’époque, et se solde par des pertes humaines et matérielles énormes, est un désastre pour la Grande-Bretagne, et n’aboutit qu’au retour au statu quo ante bellum.

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L’éphéméride du 7 avril

Début du génocide des Tutsi au Rwanda le 7 avril 1994

Le génocide des Tutsi au Rwanda eut lieu du 7 avril 1994 jusqu’au 17 juillet 1994 au Rwanda. Ce génocide s’inscrit historiquement dans un projet génocidaire latent depuis plusieurs décennies, à travers plusieurs phases de massacres de masse1, et stratégiquement dans le refus du noyau dur de l’État rwandais de réintégrer les exilés Tutsi, objet de la guerre civile rwandaise de 1990-1993. Cette guerre, débutée en 1990, opposait le gouvernement rwandais, constitué de Hutu (voir Hutu Power), au Front patriotique rwandais (FPR), accusé par les autorités de vouloir imposer, par la prise du pouvoir, le retour des Tutsis exilés dans leur pays. Les accords d’Arusha, signés en août 1993, qui prévoyaient cette réintégration afin de mettre fin à la guerre, n’étaient encore que partiellement mis en œuvre à cause de la résistance du noyau dur du régime Habyarimana. L’assassinat du président rwandais le 6 avril 1994 déclenche le génocide des Tutsis par les extrémistes Hutu.

L’ONU estime qu’environ 800 000 Rwandais2, en majorité tutsis, ont perdu la vie durant ces trois mois.

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L’éphéméride du 6 avril

Rétrocession  par les Anglais de l’île Bourbon à la France le 6 avril 1815

La Réunion est une île de l’Ouest de l’océan Indien dans l’hémisphère sud ainsi qu’un département d’outre-mer français.

D’une superficie de 2 512 km2, La Réunion est située dans l’archipel des Mascareignes à 172 km à l’ouest-sud-ouest de l’île Maurice et à 679 km à l’est-sud-est de Madagascar. Il s’agit d’une île volcanique créée par un point chaud : culminant à 3 071 m au piton des Neiges, elle présente un relief escarpé travaillé par une érosion très marquée. Le piton de la Fournaise, situé dans le Sud-Est de l’île, est un des volcans les plus actifs du monde. Bénéficiant d’un climat tropical d’alizé maritime et située sur la route des cyclones, La Réunion abrite un endémisme exceptionnel.

Vraisemblablement repérée dès le Moyen Âge par les Arabes sous le nom de « Dina Morgabin » (l’île couchant)2, La Réunion n’a été habitée qu’à compter du milieu du xviie siècle, soit environ 150 ans après son apparition sur les portulans des navigateurs portugais. Jusqu’alors connue sous le nom d’île Mascarin, elle devient sous celui d’île Bourbon, une escale de la Compagnie française des Indes orientales sur la route des Indes puis, à partir des années 1710, une véritable colonie pratiquant la culture du café.

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L’éphéméride du 5 avril

Il y a cinquante ans, le 5 avril 1971, le manifeste des 343 : un acte de désobéissance civile

— Par l’Union des Femmes de Martinique —

Le 5 avril 1971, le Nouvel Observateur crée le scandale en France avec un numéro qui révèle les noms de 343 femmes révélant avoir avorté illégalement. La contraception, légalisée depuis 1967, est quasi inexistante et l’Église comme l’Ordre des médecins refusent toute idée d’une modification de la loi de 1920 qui interdit l’avortement.

Or les femmes avortent quand même. Les plus aisées partaient à l’étranger, celles qui n’ont pas les moyens ont recours à toutes sortes de pratiques dans des conditions humaines déplorables et au péril de leur vies.

Ce 5 avril 1971, Le Mouvement de Libération des Femmes (MLF), pose un acte de désobéissance civile et pour la première fois la question d’un « droit à l’avortement » est posé sur le devant de la scène. Cet acte de bravoure sera suivi des procès de Bobigny d’octobre – novembre 1972, Michele Chevalier mère de Marie Claire (16 ans) dénoncée par son violeur pour avoir pratiqué un avortement clandestin et 4 autres adultes sont défendues par Gisèle Halimi.

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L’éphéméride du 4 avril

Assassinat de Martin Luther King le 4 avril 1968

L’assassinat du pasteur Martin Luther King, l’un des principaux meneurs du mouvement pour les droits civiques aux États-Unis et prix Nobel de la paix, eut lieu au Lorraine Motel à Memphis dans le Tennessee, le 4 avril 1968. King est transporté à l’hôpital Saint-Joseph de la ville, où sa mort est prononcée.

James Earl Ray, un fugitif du pénitencier de Jefferson City dans le Missouri, est arrêté le 8 juin 1968 à l’aéroport de Londres-Heathrow. Extradé vers les États-Unis, il est accusé du crime. Le 10 mars 1969, Ray plaide coupable et est condamné à 99 ans de prison dans le Tennessee. Plus tard, Ray fait de nombreuses tentatives pour retirer ses aveux et demande à être jugé devant un jury, sans succès. Il meurt en prison le 23 avril 1998.

La famille King parmi d’autres estiment que l’assassinat est le fruit d’une conspiration impliquant le gouvernement des États-Unis, comme le prétend Loyd Jowers en 1993, et que Ray n’est donc qu’un bouc émissaire. En 1999, la famille King intente un procès pour homicide contre Jowers pour la somme de 10 millions de dollars.

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L’éphéméride du 3 avril

Publication des « Panamas Papers » le 3 avril 2016

Les Panama Papers (« documents panaméens » en français1) désignent la fuite de plus de 11,5 millions de documents confidentiels issus du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca, détaillant des informations sur plus de 214 000 sociétés offshore ainsi que les noms des actionnaires de ces sociétés. Parmi eux se trouvent des hommes politiques, des milliardaires, des sportifs de haut niveau ou des célébrités. Les chefs d’État ou de gouvernement de six pays — l’Arabie saoudite, l’Argentine, les Émirats arabes unis, l’Islande, le Royaume-Uni et l’Ukraine — sont directement incriminés par ces révélations, tout comme des membres de leurs gouvernements, et des proches et des associés de chefs de gouvernements de plus de 40 autres pays, tels que l’Afrique du Sud, la Chine, la Corée du Sud, le Brésil, la France, l’Inde, la Malaisie, le Mexique, le Pakistan, la Russie et la Syrie2.

Le nom de Panama Papers est une référence aux Pentagon Papers de la guerre du Viêt Nam, nom donné au dossier secret de 7 000 pages révélé au public en 1971 par le New York Times et une quinzaine d’autres journaux américains3.

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L’éphéméride du 2 avril

Massacre de Frog Lake le 2 avril 1885

Monument au Site national de Frog Lake
Le massacre de Frog Lake est un événement survenu lors de la Rébellion du Nord-Ouest des Indiens Cris dans l’Ouest canadien. Menés par le chef Wandering Spirit, de jeunes guerriers Cris attaquèrent le village de Frog Lake, dans le district de la Saskatchewan (aujourd’hui en Alberta), le 2 avril 1885 et tuèrent neuf de ses habitants.

Causes
Refusant des traités avec le gouvernement canadien qui lui paraissaient injustes et inquiet de voir rapidement décliner la population des bisons, principale source de nourriture de sa tribu, le chef Big Bear organise la résistance des Cris 1. Ces derniers sont encouragés dans leur résistance par une escarmouche qui avait opposé les Métis à des forces canadiennes lors de la bataille du lac aux Canards du 26 mars 1885.

La colère des Cris de cette région était principalement dirigée contre un agent du gouvernement, Thomas Quinn, qui traitait les Cris avec arrogance

Le massacre
En dépit de l’opposition de Big Bear, une bande de Cris menée par le chef Wandering Spirit prend Thomas Quinn en otage dans sa maison le matin du 2 avril.

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L’éphéméride du 1er avril

Poisson d’avril

Un poisson d’avril est une plaisanterie que l’on fait le 1er avril à ses connaissances, à ses amis et sa famille. Il est aussi de coutume de faire des canulars dans les médias, aussi bien presse écrite, radio, télévision que sur Internet.

Une autre plaisanterie du 1er avril est d’accrocher un poisson (souvent en papier) dans le dos d’une personne dont on veut se moquer sans qu’elle s’en rende compte. « Poisson d’avril ! » est une exclamation qui se dit une fois qu’une des plaisanteries est découverte.

Origine
La locution « poisson d’avril » est attestée au xve siècle : sa plus ancienne occurrence connue se trouve dans le Doctrinal du temps présent de Pierre Michault, daté de 1466 ; elle y désigne un « entremetteur, intermédiaire, jeune garçon chargé de porter les lettres d’amour de son maître ». Cet emploi est confirmé par le Livre de la Deablerie d’Eloy d’Amerval, daté de 1507-15083. Son emploi pour désigner une « tromperie, mystification traditionnelle du 1er avril » n’est attesté qu’au xviie siècle : sa plus ancienne occurrence connue se trouve dans La Vie de Charles V, duc de Lorraine, de Jean de Labrune, daté de 16913.

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L’éphéméride du 31 mars

Mayotte devient un département français le 31 mars 2011.

Mayotte (en mahorais : Maoré), officiellement nommée Département de Mayotte, est à la fois une région insulaire française et un département de France d’outre-mer qui sont administrés dans le cadre d’une collectivité territoriale unique4 dirigée par le conseil départemental de Mayotte.

Sur le plan géographique, il s’agit d’un ensemble d’îles situé dans l’archipel des Comores, lui-même situé dans le canal du Mozambique et dans l’océan Indien. Mayotte est constituée de deux îles principales, Grande-Terre et Petite-Terre, et de plusieurs autres petites îles dont Mtsamboro, Mbouzi et Bandrélé. Son code départemental officiel est « 976 ». Le chef-lieu de jure est Dzaoudzi6 sur Petite-Terre, même si, dans les faits, le siège du Conseil départemental et les services administratifs de la préfecture sont tous deux de l’autre côté de la baie sur Grande-Terre à Mamoudzou, ville la plus peuplée de Mayotte. Du fait de son statut de région française, Mayotte est également une région ultrapériphérique de l’Union européenne.

Le 25 avril 1841, sous le règne de Louis-Philippe Ier, le royaume de France achète Mayotte au sultan Andriantsoly, qui est menacé par les royaumes voisins et préfère voir les deux îles rattachées à la France.

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L’éphemeride du 30 mars

Naissance de Tracy Chapman le 30 mars 1964

Informations générales
Naissance 30 mars 1964 (55 ans)
Cleveland (Ohio)
Activité principale chanteuse, musicienne, compositeure
Genre musical Folk, blues rock, pop, soul
Instruments voix, guitare, harmonica
Années actives depuis 1988
Labels Elektra Records
Site officiel www.tracychapman.com

Tracy Chapman est une auteure-compositeure-interprète américaine née le 30 mars 1964 à Cleveland (Ohio). Son répertoire, qui comprend une dimension contestataire et engagée, et son style mêlant blues, rock folk et soul lui ont valu le surnom de « Dylan noire » au début de sa carrière1. Elle connait le succès dès la sortie de son premier album, grâce notamment à sa participation au Concert pour les 70 ans de Mandela en juin 1988, où elle interprète Talkin’ ’bout a Revolution et Fast Car.

Auteur de huit albums studio, de Tracy Chapman (1988) à Our Bright Future (2008), elle a vendu plus de quarante millions d’albums dans le monde et reçu quatre Grammy Awards. Parmi ses principaux succès figurent également les chansons Baby Can I Hold You, Crossroads, New Beginning et Sing for you. Elle participe au concert « Tribute to Buddy Guy » en 2012 au Kennedy Center devant le président Barack Obama.

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L’éphéméride du 29 mars

Un massacre colonial français à Madagascar le 29 mars 1947

Il y a soixante-treize ans ce jour, le peuple malgache se levait pour se libérer du joug colonial. À cette insurrection, la France répondit par un crime d’ampleur, qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts.

Il est minuit, ce 29 mars 1947, lorsque plusieurs centaines d’insurgés, colonne de paysans pauvres, armés de vieux fusils, s’attaquent au camp militaire de Moramanga, à l’est de l’île. C’est le signal d’une insurrection qui va embraser, pendant près de deux ans, la colonie française de Madagascar, au large des côtes africaines de l’océan Indien. La création, quelques mois plus tôt, d’une assemblée élue, aux pouvoirs limités, n’a pas suffi à éteindre la flamme nationaliste qui s’est allumée sur l’Île rouge, vaste comme la France et la Belgique, longtemps théâtre de la rivalité franco-britannique avant d’être placée, en 1896, sous la tutelle coloniale française. Le retour des tirailleurs malgaches enrôlés en métropole durant la Seconde Guerre mondiale, les conditions de vie misérables des populations indigènes et l’activisme de mouvements nationalistes et de sociétés secrètes attisent l’aspiration indépendantiste et précipitent le déclenchement de l’insurrection.

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L’éphéméride du 28 mars

Début de l’Émeute de Québec le 28 mars 1918

Informations
Date 28 mars 1918 — 2 avril 1918
Localisation Ville de Québec
Caractéristiques
Participants Jeunes réfractaires, rejoints par toute la population
Revendications Révocation de la conscription et de la Loi concernant le service militaire de 1917
Nombre de participants Environ 15 000
Types de manifestations Manifestations, protestations
Bilan humain
Morts 41
Blessés Au moins 75 (70 dans la population et 5 dans l’armée)
Arrestations Plus de 262

L’émeute de Québec de fin mars et début avril 1918 s’est déroulée à Québec (Canada) dans le contexte de la crise de la conscription.
Historique
Contexte
Dès le début de la Première Guerre mondiale, la population du Québec est inquiète car elle craint que le gouvernement fédéral finisse par imposer la conscription quand il n’y aura plus de volontaires. En 1915, Ottawa commence d’ailleurs une campagne discrète afin de rendre la conscription sympathique aux Québécois, car le recrutement de volontaires commence à s’essouffler.

En 1916 au Québec, les premières échauffourées ont lieu entre les recruteurs Canadiens anglais et la population à Québec. Celle-ci accuse le gouvernement d’angliciser l’armée et de favoriser les officiers canadiens-anglais.

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