Yékri

Yékri, le journal des effervescences créoles

L’éphéméride du 14 décembre

Le prix Goncourt est décerné à René Maran, jeune écrivain guyanais de 34 ans le 14 décembre 1921

Au cinquième tour de scrutin ne restaient plus en lice que L’Épithalame de Jacques Chardonne et Batouala. Avec cinq voix contre cinq les deux romans étaient à égalité. Le second l’a emporté grâce à la voix prépondérante du président Gustave Geoffroy. Les autres candidats de cette année-là n’ont guère marqué l’histoire littéraire, à l’exception de Pierre Mac-Orlan qui concourrait avec La Cavalière d’Elsa. Comme le nom l’indique, Batouala est un roman africain. Par contre le nom de l’auteur ne révèle pas qu’il s’agit d’un noir, « le premier Goncourt noir ».

René Maran est né le 5 novembre 1887 sur le bateau qui menait ses parents d’origine guyanaise à Fort-de-France. Comme c’est là où sa naissance a été enregistrée, on le présente souvent comme un écrivain de Martinique. En réalité, il n’est resté sur cette île que les trois premières années de sa vie, avant de déménager avec sa famille au Gabon où son père devait poursuivre sa carrière d’administrateur colonial.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 12 décembre

Inhumation de Frantz Fanon  au cimetière des « Chouhadas » (cimetière des martyrs de la guerre) près de la frontière algéro-tunisienne, dans la commune d’Aïn Kerma (wilaya d’El-Tarf) le 12 décembre 1961

Frantz Omar Fanon, né le 20 juillet 1925 à Fort-de-France et mort le 6 décembre 1961 à Bethesda (Washington DC, États-Unis), est un psychiatre et essayiste français martiniquais et algérien. Il est l’un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste.

Durant toute sa vie, il cherche à analyser les conséquences psychologiques de la colonisation à la fois sur le colon et sur le colonisé. Dans ses livres les plus connus, il analyse le processus de décolonisation sous les angles sociologique, philosophique et psychiatrique. Il a également écrit des articles importants dans sa discipline, la psychiatrie.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 11 décembre

Naissance à Matanzas ( Cuba) de Pérez Prado le roi du mambo

Dámaso Pérez Prado est un compositeur et chef d’orchestre cubain, surnommé le roi du mambo, né le 11 décembre 1916 à Matanzas (Cuba), mort le 14 septembre 1989 à Mexico (Mexique).

Biographie

Pérez Prado apprend, enfant, le piano classique avec Rafael Somavilla. En 1942, il s’installe à La Havane où il joue du piano dans les cabarets, puis dans différents orchestres : Orquesta Cubaney, Orquesta de Paulina Alvarez, et dans le plus célèbre orchestre de Cuba, Orquesta Casino de la Playa. En 1947, il enregistre (Qué rico el mambo) et part en tournée en Argentine et au Venezuela.

En 1948, sa musique s’inspire du jazz de Stan Kenton, et les maisons de disques cubaines ne veulent plus l’enregistrer. Il part alors à Mexico où il engage comme chanteur Benny Moré. Il joue aussi comme acteur pour le cinéma. Il compose tellement de morceaux qu’il ne leur donne plus de noms, mais des numéros ; Mambo No. 5 et Mambo No.8 sont les plus connus.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 10 décembre

Saint-John-Perse reçoit le Prix Nobel de littérature le 10 décembre 1960

Alexis Leger naît le 31 mai 1887 à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Fils d’Édouard Leger, avocat, et de Marie Pauline Dormoy, issue d’une famille de planteurs, Marie René Auguste Alexis passe son enfance à Pointe-à-Pitre jusqu’en 1899.

Son enfance s’écoule à la Guadeloupe, une enfance heureuse d’abord dans l’îlet familial de Saint-Léger-les-feuilles, dans la petite ville voisine dans la rue des abymes puis dans les plantations de ses grands-parents : du côté maternel, l’Habitation du bois-debout sur la côte de Capesterre  et du côté paternel l’Habitation de La Joséphine en souvenir de l’ancienne impératrice.  Vers ses 11 ans, il est influencé par un ami de ses parents le RP Duss, grand botaniste qui l’initie à l’importance du langage, à ses nuances, lui parlant du nom savant et « vulgaire » des plantes, des noms si évocateurs, d’une puissance poétique si extraordinaire qui frappe l’imagination du futur poète.

Son œuvre ne comprend guère de « je », de « moi », aucun égo, il ne parle pas directement de lui-même.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 8 décembre

Liquidation judiciaire de l’usine de Grosse Montagne.

Située à Desbonnes, l’usine de Grosse Montagne fut la dernière unité sucrière en activité de la Basse Terre. Fermée en 1995, ses vestiges sont encore visibles. Elle fut directement associée à l’époque où la révolution industrielle de la fin du XIXè et du début du XXè siècle vit en Guadeloupe les usines centrales s’appuyant sur de grandes surfaces agricoles succéder aux habitations-sucreries et aux ateliers privés. Le groupe industriel de Grosse Montagne démarra à la fin du XIXè siècle par une distillerie à laquelle fut ajoutée en 1925 une importante unité sucrière. Planteurs et habitations alentour (Merlande, Caféière, Douillard…) y apportaient leur récolte. L’usine broya jusqu’à 250 000 tonnes de canne par an produisant aussi les rhums Charles Simonet. La concurrence internationale et des difficultés de gestion provoquèrent hélas la cessation d’activité définitive de l’usine.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 7 décembre

Derek Alton Walcott décroche le Prix Nobel de littérature juste devant Édouard Glissant le 7 décembre 1992

Derek Alton Walcott est un poète, dramaturge et artiste saint-lucien de langue anglaise, né le 23 janvier 1930 à Castries et décédé le 17 mars 2017 sur l’île de Sainte-Lucie.

Il est principalement connu pour son poème épique Omeros (en), une adaptation de l’Iliade aux Caraïbes. Son œuvre est réputée pour avoir donné une peinture vivante et pittoresque de la culture et des coutumes antillaises.

Il était membre honoraire de l’Académie américaine des arts et des lettres, et membre de l’Académie des poètes américains.

Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1992, devenant ainsi le second auteur noir après Wole Soyinka à recevoir cette distinction. Et, en 2010, il se voit décerner le prix T.S. Eliot.

Biographie

Lire Plus =>

L’éphéméride du 6 décembre

Acte de naissance du futur Lycée Victor-Schœlcher le 6 décembre 1880.

Un arrêté crée à Saint-Pierre un établissement d’enseignement secondaire. Il porte dans un premier temps le nom de Collège national. Premier lycée de Martinique il portera à partir de 1902 le nom de l’abolitionniste français.

En septembre 1902, après la destruction du lycée Victor-Schœlcher de Saint-Pierre par l’éruption de la montagne Pelée du 8 mai 1902, l’enseignement secondaire est transféré dans les locaux de l’externat colonial, à la caserne Bouillé à Fort-de-France. En 1919, une commission choisit d’établir le nouveau lycée Victor-Schœlcher sur une partie de l’ancien domaine de Bellevue à Fort-de-France, à l’emplacement de l’ancienne maison du Gouverneur. Initialement prévue pour le tricentenaire de la colonie en 1935, l’ouverture du nouveau lycée a lieu à l’issue des travaux en 1937.

Le bâtiment a été construit par les architectes Jean et Joseph Soupre et l’ingénieur Honoré Donat.

En 1938 l’établissement offre un internat aux élèves et devient mixte en 1973.

Alors que le bâtiment est menacé de destruction compte tenu de son état, le député maire honoraire de Fort-de-France, Aimé Césaire, demande en octobre 2007, à la ministre de la Culture, le classement du lycée comme monument historique5.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 5 décembre

Décès  à l’age de 106 ans de Pierre Aliker le 5 décembre 2013

Pierre Aliker (né le 9 février 1907 au Lamentin en Martinique et mort le 5 décembre 2013 à Fort-de-France à l’âge de 106 ans1) est un médecin et un homme politique français de Martinique partisan de l’autonomie de son île. Il est aussi cofondateur du Parti progressiste martiniquais.

Biographie

Étudiant en médecine, Pierre Aliker est le premier Martiniquais interne des Hôpitaux de Paris. En 1938, titulaire d’un doctorat en médecine, spécialiste en chirurgie, il retourne en Martinique et exerce le métier de chirurgien.

Il est le frère cadet d’André Aliker (1894-1934), journaliste du journal Justice, assassiné en 1934 dont il portait le deuil en s’habillant symboliquement de blanc.

En 1945, il s’engage en politique auprès d’Aimé Césaire, et figure sur la liste communiste conduite par ce dernier aux élections municipales à Fort-de-France. Aimé Césaire remporte brillamment les municipales et devient maire de Fort-de-France en 1945. Pierre Aliker devient logiquement l’un de ses adjoints.

Le 28 mars 1958, Pierre Aliker fonde avec Aimé Césaire un nouveau parti politique, le PPM (Parti progressiste martiniquais) dont le mot d’ordre est une région Martinique autonome dans un ensemble français décentralisé.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 4 décembre

Fondation à Saint- Jacques ( Sainte-Marie) d’une école primaire sous la direction des Frères Ploërmel

=>4 décembre 1865 : alors que tous les États « rebelles » sont reconduits dans l’Union, le Congrès, à peine entré en session, refuse cette « politique du fait accompli », désigne une commission d’enquête et ferme sa porte aux élus du Sud. Le rapport de la commission conclut que le Sud est toujours aux mains des dirigeants de la Confédération et que les Codes Noirs y restaurent la vieille servitude.
*****
=>4 décembre 1865 En Martinique fondation sous la direction des Frères Ploërmel, d’une école primaire à Saint-Jacques, aujpourd’hui Sainte-Marie. Ellechange d’affectation en 1873
Les Frères de l’instruction chrétienne de Ploërmel (en latin : Institutum Fratrum instructionis christianae de Ploërmel) forment une congrégation laïque masculine de droit pontifical qui se consacrent à l’éducation de la jeunesse.

Historique

La congrégation a été fondée en 1819 par l’abbé Jean-Marie de La Mennais (1780-1860) et l’abbé Gabriel Deshayes, curé d’Auray (Morbihan) (1767-1841), qui voulaient former des maîtres chrétiens et ouvrir des écoles.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 3 décembre

Guyane : marche de soutien à Christiane Taubira le 3 décembre 2013

Visée par des attaques racistes à répétition depuis plusieurs semaines, la garde des Sceaux Christiane Taubira, fait également l’objet d’un soutien populaire. Par ricochet en Guyane, un mouvement citoyen s’est constitué samedi dernier : le Comité Dignité et Respect pour « mobiliser la population Guyanaise après les attaques racistes à l’encontre de Christiane Taubira et donc à l’encontre de la Guyane ».
Visée par des attaques racistes à répétition depuis plusieurs semaines, la garde des Sceaux Christiane Taubira, fait également l’objet d’un soutien populaire. Par ricochet en Guyane, un mouvement citoyen s’est constitué samedi dernier : le Comité Dignité et Respect pour « mobiliser la population Guyanaise après les attaques racistes à l’encontre de Christiane Taubira et donc à l’encontre de la Guyane ».

Comparée à plusieurs reprises à un singe, notamment par une enfant lors d’une manifestation d’opposants au mariage homosexuel, par l’hebdomadaire d’extrême droite Minute, ou encore par la conseillère municipale UMP de Combs-la-Ville qui avait posté sur son profil Facebook une image « Y’a pas bon Taubira » et qui a démissionné hier, la Ministre de la Justice Christiane Taubira continue également de recevoir des soutiens massifs.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 2 décembre

Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie est couronnée impératrice des Français le 2 décembre 1804 

Napoléon Bonaparte est — le 2 décembre 1804 — sacré empereur en présence du pape Pie VII à Notre-Dame de Paris. C’est lui-même qui se couronne et pose la couronne impériale sur la tête de son épouse Joséphine, la proclamant impératrice tandis que Pie VII se contente de bénir la couronne. Aucune des trois sœurs de Napoléon ne voulant porter la traîne de l’impératrice, l’Empereur a dû se fâcher pour les y contraindre mais elles s’amusent à tirer dessus pour que Joséphine trébuche

Lire aussi : Joséphine, responsable du rétablissement de l’esclavage par Napoléon?

Lire Plus =>

L’éphéméride du 1er décembre

La Lézarde, roman d’Édouard Glissant, reçoit le Prix Renaudot le 1er décembre 1958

Le Renaudot, l’envol

En 1958, le début de la carrière littéraire de Glissant connaît un tournant : en novembre, l’écrivain alors âgé de trente ans, reçoit le Prix Renaudot pour son premier roman, La Lézarde, publié au Seuil (le Goncourt est attribué à Francis Walder pour Saint-Germain ou la négociation). Ce récit parfois déconcertant par son style poétisé, de la trajectoire d’un groupe de jeunes anticolonialistes martiniquais, enchante la critique par son élan tout particulier. La modernité de la narration, tout comme le propos lui-même, laissent entrevoir à certains l’envol d’une figure essentielle des années qui s’annoncent, et des luttes de la décolonisation qui se profilent et se sont déjà amorcées.

Parmi les commentaires que suscite le roman, on note également cette volonté d’une fidélité à un lieu, dans toutes ses dimensions socio-historiques propres, qui transcende même toute tentation de généralisation ou d’idéalisation. Pour le grand public, un romancier est né, et pour les connaisseurs qui ont déjà lu le jeune poète, l’œuvre s’enrichit.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 30 novembre

Chlordécone : Les ministres de l’agriculture et de l’environnement demandent aux préfets de Martinique et Guadeloupe d’élaborer des plans d’action le 30 novembre 1988!

Interdite de puis 1976 au Etats-Unis et seulement depuis 1990 en France, pour permettre l’écoulement des stocks

Chlordécone aux Antilles: «L’État est le premier responsable»

Lire Plus =>

L’éphéméride du 29 novembre

Le massacre de Moïwana le 29 novembre 1986

Guerre civile du Suriname

La guerre civile du Suriname est un conflit qui dura de 1986 à 1992 au Suriname. Il a opposé le gouvernement du Suriname mené par Dési Bouterse au Jungle Commando mené par Ronnie Brunswijk. Le conflit a touché principalement l’est du Suriname, notamment les populations marrons.

La situation s’enlisant durablement, les Jungle Commando ont progressivement évolué vers le banditisme, entre l’attaque de la banque de Moengo et divers trafics sur le fleuve Maroni (essence, or, armes puis drogue).

Conséquence
À la suite de différents combats et massacres (Moïwana, le 29 novembre 1986), la Guyane française a vu affluer plusieurs milliers de réfugiés dans les environs de Saint-Laurent-du-Maroni. Ceux-ci, appelés Personnes Provisoirement Déplacées du Suriname (PPDS), ont été placés dans quatre camps de réfugiés, sous l’égide des Nations unies :

Camp A à côté de l’aérodrome de Saint-Laurent-du-Maroni (A pour aviation, également appelé Vliegveld — signifiant « aérodrome » en néerlandais — par les réfugiés… ) fut le camp de transit des femmes réfugiées attendant un enfant et sur le point d’accoucher, ainsi que toutes autres personnes nécessitant une surveillance médicale resserrée.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 28 novembre

Mike Birch remporte la première édition de la Route du Rhum le 28 novembre 1978

Mike Birch est un navigateur canadien. Il est né le 1er novembre 1931 à Vancouver au Canada.

Il commence très tard la course à la voile, mais se fait connaître par sa victoire dans la Route du Rhum en 1978. En effet, il gagne avec 98 secondes d’avance sur Michel Malinovsky. Son bateau, Olympus Photo, un trimaran Acapella jaune de seulement 39 pieds (moins de 12 m) rattrape le grand et fin monocoque Kriter V.

Cette victoire très spectaculaire marquera la fin des victoires en monocoque et la suprématie des multicoques, bateaux plus rapides mais aussi souvent moins fiables, notamment à cette époque (un autre fameux trimaran prit le départ de cette même course et n’arriva jamais : Manureva, l’ex-Pen Duick IV d’Éric Tabarly, avec Alain Colas à la barre).

Mike Birch continua une longue carrière de course au large, notamment dans les courses françaises, et navigua en course jusqu’à un âge très avancé.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 27 novembre

Charles Poncet de Brétigny débarque en Guyane le 27 novembre 1643.

Charles Poncet de Brétigny est un explorateur français du xviie siècle. Il est le fondateur de la Compagnie de Rouen et de la colonie de Cayenne en Guyane.
Normand, il se fait convaincre par des explorateurs revenus de la Guyane du climat exceptionnel et obtient une concession du roi de France pour cultiver la France équinoxiale, une terre qui avait auparavant connu les expéditions de Daniel de La Touche, sieur de La Ravardière en 1604 et 1612, et Jessé de Forest en 1623-1624.

Le 27 novembre 1643, Charles Poncet de Brétigny arrive en Guyane à la tête de 300 ou 400 hommes, et débarque à l’anse d’Armire, site qui deviendra la ville de Rémire-Montjoly. Il lui fallut deux jours pour longer la côte et achète aux Galibis une colline à l’embouchure de la rivière Cayenne et la baptise « Mont Cépérou », du nom du chef indien. Il y édifie un village protégé par un fort. Cayenne vient de naître.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 26 novembre

Le 26 novembre 2014 le Gwoka est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Le gwoka (ou gwo ka) est un genre musical de la Guadeloupe. Il est principalement joué avec des tambours appelés « ka », famille d’instruments de percussion. Les autres instruments sont le chacha (une sorte de maraca) et le tibwa (instrument formé de deux baguettes de bois qu’on frappe sur l’arrière d’un tambour ou sur un morceau de bambou)1, qui lui, ne fait pas partie du gwoka guadeloupéen mais du bèlè martiniquais. Le gwoka authentique, pratiqué en Guadeloupe, est joué sans les baguettes de bois pour frapper à l’arrière du tambour ou du bambou .

Les différentes tailles des tambours établissent la base. Le plus grand : le boula joue le rythme central et le plus petit : le marqueur (ou makè) marque la mélodie et interagit avec les danseurs, le chanteur et les chœurs; ces derniers sont repris généralement par les spectateurs lors de prestations en public.

Les chants du gwoka sont généralement gutturaux, nasaux et rugueux, bien qu’ils puissent également être lumineux et lisses.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 25 novembre

Le 25 novembre 2019 [marque] le 56ème anniversaire du début du procès de l’OJAM, l’Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique. Un demi-siècle plus tard que faut-il retenir de cet épisode de notre histoire qui reste méconnu ?
Jean-Marc Party • Publié le 27 novembre 2016 à 10h00
Lundi 25 novembre 1963, 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Sont cités à comparaître devant la Cour de sûreté de l’État, 18 jeunes martiniquais de 19 à 33 ans. Une femme et dix-sept hommes. Ils sont étudiants, enseignant, médecin, avocat, artiste-peintre, bijoutier, inspecteur des douanes, ouvrier. Ils risquent jusqu’à dix ans de prison pour « atteinte à l’intégrité du territoire ». Leur délit ? Avoir placardé le matin du Réveillon de Noël 1962, sur les murs de maisons et d’édifices publics, une affiche intitulée « Manifeste de la jeunesse de Martinique », se concluant par un slogan : « La Martinique aux Martiniquais ».

Ce 25 novembre 1963, s’ouvre le procès des militants de l’Organisation de la jeunesse anticolonialiste de la Martinique.

Lire Plus =>

L’éphéméride du 24 novembre

Le 24 novembre 2010 : Yves Tole est désigné Maître d’Art pour son savoir-faire en matière de Gwo-ka. Il est l’unique ultra-marin à recevoir ce titre.

Les métiers d’art sont un des laboratoires du futur. Dans leurs ateliers les quelques trente mille artisans d’art français s’ingénient à restaurer, reproduire, réparer et créer les objets d’art.

Les restaurations des tableaux du Louvre ou du dôme des Invalides, les statues du Jardin des Tuileries ou les broderies des collections de haute couture et vitraux de la cathédrale de Chartres…
Le travail des Maîtres d’Art est partout dans notre vie quotidienne.

Les œuvres des Maîtres d’Art sont quelquefois anonymes ; ceux-ci s’effacent souvent derrière l’artiste et pourtant, sans eux, rien de ce qui charme notre regard ne serait possible. C’est pour mettre en lumière le talent des artisans de l’art que le titre de Maître d’Art a été créé ; c’est également pour rappeler que les éléments et signes de notre culture, musée, monuments, musique, livre, théâtre, sont aussi les résultats de savoir-faire exceptionnels.

Lire Plus =>

Appel à candidature du comité Miss Maman DOM TOM 2020

—- Par le Comité Miss Maman DOM TOM —-

Yékri Yékra l’effervescence créole a l’honneur de relayer l’appel à candidature du comité Miss Maman DOM TOM 2020.

Si vous souhaitez représenter les valeurs de la femme, la mère de l’outre mer et mettre en lumière l’éducation, la culture ainsi que partager les valeurs fortes des DOM TOM.
N’hésitez pas à laisser un message un dossier vous sera envoyé par le comité miss maman DOM TOM.

https://www.facebook.com/missmaman.domtom.7?ref=br_rs

Lire Plus =>

« Papa Doc, l’Oncle Sam et Les Tontons Macoutes »

Lundi 18 novembre 2019 à 19h Espace Jean Dame 75002

– par la délégation général à l’Outre-Mer près madame le maire de Paris –

La DGOM (Délégation Générale à l’Outre-Mer de la Ville de Paris) a le plaisir de vous informer de la tenue de la projection du film « Papa Doc, l’Oncle Sam et Les Tontons Macoutes » qui revient sur des faits historiques dû à un climat politique de guerre froide dans les années 60 à 80.

Le film relate les liens entretenus entre l’île de Haïti dirigée par les Duvalier (Papa Doc et Bébé Doc) sous influence, et les États Unis qui prônent une politique ferme anticommuniste, notamment illustré dans le traitement particulier de celle menée pour l’île de Cuba.

Explication de l’histoire dans son contexte, qu’il est encore actuellement difficile d’explicité, selon les termes du réalisateur, Frédéric Tyrode Saint-Louis de « Beau Comme Une Image ».

Projection en avant-première : « Papa Doc, l’Oncle Sam et Les Tontons Macoutes »

Espace Jean Dame

2éme Arrondissement

Le Lundi 18 novembre prochain 

 

Voici le lien pour l’inscription à l’avant première de « Papa Doc » avec le carton d’invitation (en PJ) 

https://www.eventbrite.fr/e/79336025187

Lire Plus =>

Conférence sur le Bataillon du Pacifique

Vendredi 22 novembre 2019 à 18h00 – auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris

– par le délégué général à l’Outre-Mer près madame le maire de Paris –

CONFÉRENCE 

 « L’engagement du Bataillon du Pacifique dans les deux conflits mondiaux »

Vendredi 22 novembre 2019 à 18h00

Auditorium de l’Hôtel de Ville – 5, rue Lobau – Paris 4ème

 

Avec les interventions :

– Professeur Sarah MOHAMED-GAILLARD, Maître de conférences en histoire contemporaine à l’INALCO – Histoire du Pacifique « L’engagement des soldats calédoniens au sein du Bataillon du Pacifique lors de la 1ère Guerre Mondiale » (sous réserves)

– M. le Maire ou un représentant de la commune de Vesles et Caumont/association La Roselière : « Le Bataillon du Pacifique sur le front de l’Aisne :  les combats de Vesles et Caumont – 25 octobre 1918 »

Lire Plus =>

Et de mon coeur coule une rivière de larmes sèches

Rencontre avec Serge Delisle

— Par Malika —

Chanteur, auteur et réalisateur, Serge Delisle présente son dernier livre Et de mon cœur coule une rivière de larmes sèches le 23 juin 2019 à LA PLACE – 23, rue Française 75002 PARIS.

« Référencé à la Fnac depuis août 2018, Serge Delisle son auteur nous emporte à travers son récit dans une épopée lointaine et passionnante de 1653 à 2018 qui retrace entièrement l’histoire des Antilles. De la traite de l’ébène (« Bois d’ébène » qui parle de la traite négrière), ces hommes, ces femmes et ces enfants ont été déracinés violentés réduit à l’état d’esclave jusqu’à son interdiction légale 1848 dans les colonies françaises.

Lire Plus =>

Boxy, la box culinaire de cuizine lokal

— Par Malika —

Je commence ma chronique culinaire par une découverte ; Boxy. Une box culinaire créée par Mickael Boqué. Il est à l’initiative du site Internet cuizine lokal, conçu comme un portail de recettes des départements et territoires d’Outre-Mer. A ce titre, il est le digne héritier d’AntanLontan. Ce cuisinier blogueur a remporté le Trophée Meilleur Blog Culinaire décerné par l’académie de l’art culinaire créole lors de la quatrième édition de leur gala le 21 juin 2018. Mais revenons à notre box. Boxy c’est quoi ? Bien plus qu’une box, Boxy est un voyage au cœur de la culture et des traditions culinaires ultramarines 100% personnalisable. Elle se décline de quatre manières : Découverte, Dégustation, Gourmande, l’Originale. A offrir ou à s’offrir, c’est une bonne idée cadeau. Pour l’instant, peu de produits sont proposés. Boxy gagnera à s’étoffer et surtout à être connue. Souhaitons-lui le développement et le succès qu’il mérite.

https://www.cuizinelokal.com/fr/boxy

Lire Plus =>

20e édition du festival « Terre de Blues » – lanné sélébrasyon

— Par Dr Maryse Etzol(*) —

Que de chemins parcourus en 20 ans!

Passer d’un festival aux ambitions certes affichées mais mesurées à ses débuts, à un rendez-vous devenu incontournable, élevé au rang des plus grands festivals de la Caraïbe, est l’une de nos plus grandes satisfactions.

Platon dit un jour : « pour connaitre un peuple il faut connaitre sa musique ». Je me permettrai d’ajouter, pour se connaitre en tant que peuple il est nécessaire de maitriser son histoire et de s’approprier les rythmes qui l’ont accompagnée.

Notre histoire faite de puissances, puis de douleurs et de fers, avant que ne s’allument les braises de la liberté, fut bercée par le Ka qui sera, sous toutes ses variantes, dignement représenté sur la grande scène du festival.

Notre histoire s’émerveilla aussi au son d’un blues né du génie de nos frères du continent voisin, et honoré sans discontinuer ici à Marie-Galante.

Notre histoire, avant tout autre chose, a baigné dans les sons de l’Afrique qui nous envoie sur scène, cette année encore, l’un de ses plus talentueux fils.

Lire Plus =>