Yékri

Yékri, le journal des effervescences créoles

L’éphéméride du 25 décembre

Naissance à Baillif (*), près de Basse-Terre (Guadeloupe) du « chevalier de Saint-George » le 25 décembre 1745

(*)Le lieu de naissance de Saint-George n’est pas attesté par une source écrite.
Joseph Bologne de Saint-George, plus connu sous le nom de « chevalier de Saint-George » ou, plus simplement, « Saint-George », né à Baillif, près de Basse-Terre (Guadeloupe) le 25 décembre 1745, mort à Paris le 10 juin 1799, est un escrimeur, musicien (violoniste, compositeur, chef d’orchestre) français. Militaire, il participe activement à la Révolution française et s’engage au sein de l’armée de la République. Désireux de « continuer et de s’immortaliser par sa valeur et son enthousiasme pour la liberté », il se met à la tête de la Légion franche des Américains. Fréquentant les milieux abolitionnistes, Saint-George est, par sa position sociale, une figure de l’émancipation des esclaves des empires coloniaux européens dans la seconde moitié du xviiie siècle.

Joseph Bologne de Saint-George ou Bologne Joseph et Joseph Boulogne, chevalier de Saint-Georges, forme internationale retenue par la notice d’autorité personne de la Bibliothèque nationale de France ou encore Boulogne de Saint-George, est plus connu sous le pseudonyme de chevalier de Saint-George ou, plus simplement Saint-George ou Saint-Georges.

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L’éphéméride du 24 décembre

Les premiers Indiens, venus pour travailler, arrivent en Guadeloupe à bord de l’Aurélie le 24 décembre 1854

Le mouvement d’immigration indienne en Guadeloupe a eu lieu entre 18541 et 1888. Il fait suite à l’abolition de l’esclavage en 1848 qui provoque une pénurie de main d’oeuvre que les planteurs cherchent à compenser en important des travailleurs engagés. La venue de ces travailleurs est le fruit d’un accord entre la France et l’Angleterre, cette dernière acceptant que des coolies soient recrutés dans sa colonie. Cette migration s’inscrit dans le cadre d’un mouvement d’immigration indienne plus vaste ayant touché d’autres colonies de la zone caraïbe, en particulier Trinidad et la Guyane britannique.

Recherche de main-d’œuvre après l’abolition de l’esclavage

Au lendemain de l’abolition de l’esclavage en 1848, les planteurs guadeloupéens, à la recherche de main-d’œuvre étrangère explorent plusieurs possibilités. On pense à faire appel aux Noirs des îles caribéennes anglaises, à des européens venus du Sud-Ouest de la France et d’Allemagne, des Madèriens, des Cap-Verdiens des Chinois, des Annamites.

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L’éphéméride du 23 décembre

Le manifeste de l’OJAM est affiché sur les murs de Fort-de-France le 23 décembre 1963

Une Martinique martiniquaise
Une affiche aux couleurs chatoyantes apparaît au petit matin du 23 décembre 1962 sur tous les murs des bâtiments publics, écoles, commissariats, mairies, églises en tout point de la Martinique. Cet affichage massif, clandestin et nocturne porte en lettres capitales un slogan incantatoire « LA MARTINIQUE AUX MARTINIQUAIS ».

Le Manifeste de l’OJAM (OJAM pour Organisation de la Jeunesse Anticolonialiste de la Martinique) ou « La Martinique aux martiniquais », est un manifeste rédigé en 1962 en Martinique par 18 auteurs. Il fut placardé en Martinique les 23 et 24 décembre 1962.

Les 18 auteurs
Rodolphe Désiré, Renaud de Grandmaison, Henri Pied, Hervé Florent, Marc Pulvar, Joseph René-Corail, Léon Sainte-Rose, Charles Davidas, Roger Riam, Victor Lessort, Gesner Mencé, Henri Armougon, Manfred Lamotte, Guy Dufond, Guy Anglionin, Georges Aliker, Josiane Saint-Louis-Augustin et Roland Lordinot.

Conséquences et réactions
Les 18 jeunes auteurs de ce manifeste sont arrêtés, emprisonnés à Fresnes et accusés d’atteinte à la sûreté de l’État.

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L’éphéméride du 22 décembre

Le Grand Prix national de la poésie est décerné à Aimé Césaire le 22 décembre 1982

Jack Lang lui remet le prix à l’Opéra de Paris.
« Nous chantons les fleurs vénéneuses éclatant dans des prairies furibondes ; les ciels d’amour coupés d’embolie ; les matins épileptiques ; le blanc embrasement des sables abyssaux, les descentes d’épaves dans les nuits foudroyées d’odeurs fauves (…)
Des mots ? quand nous manions des quartiers de monde, quand nous épousons des continents en délire, quand nous forçons de fumantes portes, des mots, ah oui, des mots ! mais des mots de sang frais, des mots qui sont des raz-de-marée et des érésipèles et des paludismes et des laves et des feux de brousse, et des flambées de chair, et des flambées de villes (…)« 

In Cahier d’un retour au pays natal, dans La Poésie, œuvres poétiques complètes, © Le Seuil, 2006, p 29 et 31, extraits

Cette année là le poète publia Moi, laminaire.

Créé en 1981 par le ministère de la Culture et de la Communication, le Grand Prix national de la poésie a récompensé chaque année, jusqu’en 1996, un poète de langue française pour l’ensemble de son œuvre.

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L’éphéméride du 21 décembre

« Accord » de partage de la Martinique entre les Caraïbes et les Français le 21 décembre 1657.

Le 21 décembre 1657, le Gouverneur de la Martinique Jacques Dyel du Parquet, installé à Saint-Pierre conclut, après sept ans de violences, un premier « traité de paix » avec les Caraïbes, accord qui leur réserve une partie de l’île.

En 1657, les « indiens » autochtones, sont reclus dans la région nommée alors Cabesterre ou Capesterre (« Terres des caps »), qui recouvre le nord atlantique et le centre de la Martinique. Cette région comprend les communes du François, du Robert, de Trinité, du Gros-Morne, de Sainte-Marie, du Marigot, du Lorrain, de Basse-Pointe et de Macouba. Les Français occupent la région anciennement appelée Basse-Terre située sur la côte de la mer des Caraïbes.

L’installation et l’expansion des Français ont créé tensions et un conflit continu avec les autochtones. Avec la mort du gouverneur Jacques Dyel du Parquet éclate la guerre de 1658 contre les indiens caraïbes.

Plus de 600 Français se regroupent avec la bénédiction des prêtres de l’île pour attaquer les Caraïbes dans leurs territoires réservés par l’accord de paix du 21 décembre 1657 avec la volonté d’éliminer toutes présences indigènes dans l’île.

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L’éphéméride du 20 décembre

La Martinique touchée par des « émeutes populaires » importantes les 20, 21 et 22 décembre 1959.

Déclenchées par un banal accrochage routier à Fort-de-France entre un Martiniquais noir et un métropolitain blanc, elles manifestaient un état de tension et de frustration latente, treize ans après la départementalisation de la Martinique. Trois jeunes Martiniquais y trouvèrent la mort ainsi qu’un sous-lieutenant de la Gendarmerie qui succombe à ses blessures quelques mois plus tard1. Par ailleurs, des témoins affirment qu’un policier a également été tué, sans que cela n’ait jamais pu être avéré, bien que cela reste plausible car la mort du gendarme n’a jamais été communiquée par l’État.

Lire : Les « émeutes de décembre 1959 en Martinique » le rapport de Benjamin Stora

Le terme « émeutes», qui appartient en général au langage de l’État, est repris ici par la mémoire collective, au pluriel, comme si chaque journée était distincte l’une de l’autre. Il est employé au moment des faits par les manifestants comme par les autorités ou la presse.

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L’éphéméride du 19 décembre

Gerty Archimède prête serment devant le barreau de Guadeloupe le 19 décembre 1939

Gerty Archimède (Gerty, Marie, Bernadette Archimède) est une avocate et femme politique française, née le 26 avril 1909 à Morne-à-l’Eau (Guadeloupe), décédée à Basse-Terre (Guadeloupe) le 15 août 1980.

Elle fut la première femme inscrite au barreau de la Guadeloupe en 1939, devenant ainsi la première femme avocate des Antilles françaises.

Biographie

Aînée d’une famille de cinq filles, Gerty est la fille de Justin Archimède, qui fut élu maire de Morne-à-l’Eau de 1912 à 1947, et de Marie-Adélaïde Tamarin.

Elle étudie à Morne-à-l’Eau puis à Pointe-à-Pitre, au cours Michelet puis au lycée Carnot. Après son baccalauréat, elle travaille à la banque de Guadeloupe avant de suivre une licence de droit, en Martinique puis à Paris, à la Sorbonne.

Vie politique

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L’éphéméride du 18 décembre

Baie de Fort Royal : Trois vaisseaux français face à treize anglais le 18 décembre 1779

La bataille de la Martinique est un affrontement naval secondaire de la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Il se déroule le 18 décembre 1779 devant Fort Royal de la Martinique et oppose une escadre anglaise de treize vaisseaux commandée par Hyde Parker aux trois vaisseaux de La Motte Piquet qui couvre l’entrée dans le port d’un important convoi venu de France. L’attaque anglaise est contenue, ce qui assure le sauvetage d’une large partie du convoi et confirme les talents manœuvriers de La Motte-Picquet auxquels rend hommage son adversaire.

Le contexte : la stratégie de la guerre des convois

La guerre d’indépendance des États-Unis n’oppose pas seulement de grandes escadres qui cherchent la victoire décisive, mais comporte aussi un important volet économique : tous les pays engagés dans le conflit cherchent à protéger leurs voies commerciales en essayant par ailleurs de couper celles de l’adversaire pour ruiner ses affaires. C’est ainsi qu’est mise en place ce que les historiens appellent la « stratégie des convois.

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L’éphéméride du 17 décembre

Le procès de Jean Galmot dans « l’affaire des rhums » débute le 17 décembre 1923

Jean Galmot (né le 2 juin 18791 à Monpazier en Dordogne – mort le 6 août 1928 à Cayenne en Guyane) est un homme d’affaires, aventurier et écrivain français. Il était un entrepreneur qui travaillait avec des idées sociales et progressistes dont ses ouvriers et employés ont fait l’expérience, bien avant les réformes sociales d’avant le gouvernement de Front Populaire de 1936. De plus, il ne se voyait pas comme un colon désireux de faire fortune en Guyane, mais plutôt comme un homme d’affaires et un aventurier qui respectait profondément les pauvres ou le petit peuple local constitué de Noirs (souvent issus de Marronnages), de Créoles, ou d’Amérindiens.

Élu député de la Guyane en 1919, il est impliqué et emprisonné injustement pour escroquerie dans « l’Affaire des rhums ».

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L’éphéméride du 16 décembre

Première manifestation contre la vie chère à P-à-P le 16 décembre 2008

Date reconnue par la plupart des observateurs comme prélude au mouvement de février 2009.

Plusieurs milliers de personnes, 4.000 à 5.000 selon un journaliste de RFO Télé-Guadeloupe, 7000 selon le « LKP », ont manifesté mardi 16 décembre à Pointe-à-Pitre « contre la vie chère », une semaine après l’installation de barrages qui avaient paralysé l’île pour obtenir une baisse du prix des carburants, effective depuis lundi.
Le sous-préfet reçoit une délégation de 15 personnes et affirme qu’il n’a rien à dire sur les revendications qui lui sont présentées. Un meeting se tient devant la mairie de Point-à-Pitre.
Les centrales syndicales indépendantistes UGTG (51,67% des suffrages aux élections prudhommales) et CTU, la CGT-G, FO, Les Verts-Guadeloupe, des mouvements politiques locaux, des groupes culturels et des associations de consommateurs, 31 organisations en tout avaient appelé à la mobilisation. Celle-ci s’est parfois traduite en mouvement de grève dans certaines entreprises où l’UGTG est majoritaire.

La grève générale de la Guyane et des Antilles françaises a

 commencé dans le département d’outre-mer de la Guyane le 24 novembre 2008, la Guadeloupe le 20 janvier 2009, et s’est étendue à l’île voisine de la Martinique le 5 février 2009.

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L’éphéméride du 15 décembre

Eugénie Éboué-Tell devient la première femme sénatrice de Guadeloupe le 15 décembre 1946

Eugénie Éboué-Tell, née le 23 novembre 1889 à Cayenne (Guyane) et décédée le 20 novembre 1972 à Pontoise (Val-d’Oise), est une femme politique française. Elle est successivement députée, conseillère de la République et sénatrice de Guadeloupe.

Biographie
Origines, études et Résistance

Eugénie Tell naît à Cayenne, en Guyane. Son père s’appelle Hypollite Herménégilde Tell et est directeur du bagne. Elle effectue une partie de ses études au lycée de jeunes filles de Montauban (Tarn-et-Garonne), et obtient le certificat d’aptitude pédagogique1. Elle revient en 1911 et devient institutrice, profession qu’elle exerce en Guyane, à Saint-Laurent-du-Maroni1.

Elle épouse Félix Éboué le 14 juin 1922 et part en 1923 vivre avec lui en Oubangui-Chari, l’actuelle Centrafrique où ils resteront jusqu’en 1931. Au cours de cette période, elle lui apportera tous ses talents de musicienne pour l’aider à déchiffrer les langages tambourinés et sifflés des populations Banda et mandja. Elle est mère de quatre enfants (Henri, Robert, Ginette et Charles) Puis elle le suivra en Martinique (1932 à 1934) au Soudan (1934-1936) et en Guadeloupe (1936-1938).

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L’éphéméride du 14 décembre

Le prix Goncourt est décerné à René Maran, jeune écrivain guyanais de 34 ans le 14 décembre 1921

Au cinquième tour de scrutin ne restaient plus en lice que L’Épithalame de Jacques Chardonne et Batouala. Avec cinq voix contre cinq les deux romans étaient à égalité. Le second l’a emporté grâce à la voix prépondérante du président Gustave Geoffroy. Les autres candidats de cette année-là n’ont guère marqué l’histoire littéraire, à l’exception de Pierre Mac-Orlan qui concourrait avec La Cavalière d’Elsa. Comme le nom l’indique, Batouala est un roman africain. Par contre le nom de l’auteur ne révèle pas qu’il s’agit d’un noir, « le premier Goncourt noir ».

René Maran est né le 5 novembre 1887 sur le bateau qui menait ses parents d’origine guyanaise à Fort-de-France. Comme c’est là où sa naissance a été enregistrée, on le présente souvent comme un écrivain de Martinique. En réalité, il n’est resté sur cette île que les trois premières années de sa vie, avant de déménager avec sa famille au Gabon où son père devait poursuivre sa carrière d’administrateur colonial.

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L’éphéméride du 13 décembre

Guy Lamaze, David Donzenac et Jean Mariéma, membres du MoGuyDe sont incarcérés à Cayenne le 13 décembre 1974

En octobre 1974, le Mouvement guyanais de décolonisation (MoGuyDe) voit le jour. Son fondateur est Guy Lamaze, dirigeant de l’UTG. Très vite, il récolte auprès de la population les fruits des graines semées par ses prédécesseurs et, chose importante, s’ouvre sur toutes les composantes de la société guyanaise. Michel Thérèse, Kali’na de Awala-Yalimapo et Antoine Aouegui dit Lamoraille, Aluku originaire d’Apatou en sont ainsi des membres fondateurs. Antoine Lamoraille sera même incarcéré en 1980 à la prison de la Santé avec d’autres indépendantistes guyanais.

Le MoGuyDe rassemble rapidement des centaines de militants et sympathisants. Lors de son premier congrès, il accueille 600 personnes. Pour la première fois, le mot “ indépendance” est prononcé en public. Cela inquiète le gouvernement qui y voit un facteur de déstabilisation d’un territoire stratégique aux activités spatiales en plein essor, entouré de voisins penchant vers l’indépendance, le Guyana et le Suriname. « Le pouvoir était très inquiet, le MoGuyDe connaissait une progression fulgurante », raconte Guy Lamaze.

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L’éphéméride du 12 décembre

Inhumation de Frantz Fanon  au cimetière des « Chouhadas » (cimetière des martyrs de la guerre) près de la frontière algéro-tunisienne, dans la commune d’Aïn Kerma (wilaya d’El-Tarf) le 12 décembre 1961

Frantz Omar Fanon, né le 20 juillet 1925 à Fort-de-France et mort le 6 décembre 1961 à Bethesda (Washington DC, États-Unis), est un psychiatre et essayiste français martiniquais et algérien. Il est l’un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste.

Durant toute sa vie, il cherche à analyser les conséquences psychologiques de la colonisation à la fois sur le colon et sur le colonisé. Dans ses livres les plus connus, il analyse le processus de décolonisation sous les angles sociologique, philosophique et psychiatrique. Il a également écrit des articles importants dans sa discipline, la psychiatrie.

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L’éphéméride du 11 décembre

Naissance à Matanzas ( Cuba) de Pérez Prado le roi du mambo

Dámaso Pérez Prado est un compositeur et chef d’orchestre cubain, surnommé le roi du mambo, né le 11 décembre 1916 à Matanzas (Cuba), mort le 14 septembre 1989 à Mexico (Mexique).

Biographie

Pérez Prado apprend, enfant, le piano classique avec Rafael Somavilla. En 1942, il s’installe à La Havane où il joue du piano dans les cabarets, puis dans différents orchestres : Orquesta Cubaney, Orquesta de Paulina Alvarez, et dans le plus célèbre orchestre de Cuba, Orquesta Casino de la Playa. En 1947, il enregistre (Qué rico el mambo) et part en tournée en Argentine et au Venezuela.

En 1948, sa musique s’inspire du jazz de Stan Kenton, et les maisons de disques cubaines ne veulent plus l’enregistrer. Il part alors à Mexico où il engage comme chanteur Benny Moré. Il joue aussi comme acteur pour le cinéma. Il compose tellement de morceaux qu’il ne leur donne plus de noms, mais des numéros ; Mambo No. 5 et Mambo No.8

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L’éphéméride du 10 décembre

Saint-John-Perse reçoit le Prix Nobel de littérature le 10 décembre 1960

Alexis Leger naît le 31 mai 1887 à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. Fils d’Édouard Leger, avocat, et de Marie Pauline Dormoy, issue d’une famille de planteurs, Marie René Auguste Alexis passe son enfance à Pointe-à-Pitre jusqu’en 1899.

Son enfance s’écoule à la Guadeloupe, une enfance heureuse d’abord dans l’îlet familial de Saint-Léger-les-feuilles, dans la petite ville voisine dans la rue des abymes puis dans les plantations de ses grands-parents : du côté maternel, l’Habitation du bois-debout sur la côte de Capesterre  et du côté paternel l’Habitation de La Joséphine en souvenir de l’ancienne impératrice.  Vers ses 11 ans, il est influencé par un ami de ses parents le RP Duss, grand botaniste qui l’initie à l’importance du langage, à ses nuances, lui parlant du nom savant et « vulgaire » des plantes, des noms si évocateurs, d’une puissance poétique si extraordinaire qui frappe l’imagination du futur poète.

Son œuvre ne comprend guère de « je », de « moi », aucun égo, il ne parle pas directement de lui-même.

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L’éphéméride du 8 décembre

Liquidation judiciaire de l’usine de Grosse Montagne.

Située à Desbonnes, l’usine de Grosse Montagne fut la dernière unité sucrière en activité de la Basse Terre. Fermée en 1995, ses vestiges sont encore visibles. Elle fut directement associée à l’époque où la révolution industrielle de la fin du XIXè et du début du XXè siècle vit en Guadeloupe les usines centrales s’appuyant sur de grandes surfaces agricoles succéder aux habitations-sucreries et aux ateliers privés. Le groupe industriel de Grosse Montagne démarra à la fin du XIXè siècle par une distillerie à laquelle fut ajoutée en 1925 une importante unité sucrière. Planteurs et habitations alentour (Merlande, Caféière, Douillard…) y apportaient leur récolte. L’usine broya jusqu’à 250 000 tonnes de canne par an produisant aussi les rhums Charles Simonet. La concurrence internationale et des difficultés de gestion provoquèrent hélas la cessation d’activité définitive de l’usine.

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L’éphéméride du 7 décembre

Derek Alton Walcott décroche le Prix Nobel de littérature juste devant Édouard Glissant le 7 décembre 1992

Derek Alton Walcott est un poète, dramaturge et artiste saint-lucien de langue anglaise, né le 23 janvier 1930 à Castries et décédé le 17 mars 2017 sur l’île de Sainte-Lucie.

Il est principalement connu pour son poème épique Omeros (en), une adaptation de l’Iliade aux Caraïbes. Son œuvre est réputée pour avoir donné une peinture vivante et pittoresque de la culture et des coutumes antillaises.

Il était membre honoraire de l’Académie américaine des arts et des lettres, et membre de l’Académie des poètes américains.

Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1992, devenant ainsi le second auteur noir après Wole Soyinka à recevoir cette distinction. Et, en 2010, il se voit décerner le prix T.S. Eliot.

Biographie

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L’éphéméride du 6 décembre

Acte de naissance du futur Lycée Victor-Schœlcher le 6 décembre 1880.

Un arrêté crée à Saint-Pierre un établissement d’enseignement secondaire. Il porte dans un premier temps le nom de Collège national. Premier lycée de Martinique il portera à partir de 1902 le nom de l’abolitionniste français.

En septembre 1902, après la destruction du lycée Victor-Schœlcher de Saint-Pierre par l’éruption de la montagne Pelée du 8 mai 1902, l’enseignement secondaire est transféré dans les locaux de l’externat colonial, à la caserne Bouillé à Fort-de-France. En 1919, une commission choisit d’établir le nouveau lycée Victor-Schœlcher sur une partie de l’ancien domaine de Bellevue à Fort-de-France, à l’emplacement de l’ancienne maison du Gouverneur. Initialement prévue pour le tricentenaire de la colonie en 1935, l’ouverture du nouveau lycée a lieu à l’issue des travaux en 1937.

Le bâtiment a été construit par les architectes Jean et Joseph Soupre et l’ingénieur Honoré Donat.

En 1938 l’établissement offre un internat aux élèves et devient mixte en 1973.

Alors que le bâtiment est menacé de destruction compte tenu de son état, le député maire honoraire de Fort-de-France, Aimé Césaire, demande en octobre 2007, à la ministre de la Culture, le classement du lycée comme monument historique5.

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L’éphéméride du 5 décembre

Décès  à l’age de 106 ans de Pierre Aliker le 5 décembre 2013

Pierre Aliker (né le 9 février 1907 au Lamentin en Martinique et mort le 5 décembre 2013 à Fort-de-France à l’âge de 106 ans1) est un médecin et un homme politique français de Martinique partisan de l’autonomie de son île. Il est aussi cofondateur du Parti progressiste martiniquais.

Biographie

Étudiant en médecine, Pierre Aliker est le premier Martiniquais interne des Hôpitaux de Paris. En 1938, titulaire d’un doctorat en médecine, spécialiste en chirurgie, il retourne en Martinique et exerce le métier de chirurgien.

Il est le frère cadet d’André Aliker (1894-1934), journaliste du journal Justice, assassiné en 1934 dont il portait le deuil en s’habillant symboliquement de blanc.

En 1945, il s’engage en politique auprès d’Aimé Césaire, et figure sur la liste communiste conduite par ce dernier aux élections municipales à Fort-de-France. Aimé Césaire remporte brillamment les municipales et devient maire de Fort-de-France en 1945. Pierre Aliker devient logiquement l’un de ses adjoints.

Le 28 mars 1958, Pierre Aliker fonde avec Aimé Césaire un nouveau parti politique, le PPM (Parti progressiste martiniquais) dont le mot d’ordre est une région Martinique autonome dans un ensemble français décentralisé.

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L’éphéméride du 4 décembre

Fondation à Saint- Jacques ( Sainte-Marie) d’une école primaire sous la direction des Frères Ploërmel

=>4 décembre 1865 : alors que tous les États « rebelles » sont reconduits dans l’Union, le Congrès, à peine entré en session, refuse cette « politique du fait accompli », désigne une commission d’enquête et ferme sa porte aux élus du Sud. Le rapport de la commission conclut que le Sud est toujours aux mains des dirigeants de la Confédération et que les Codes Noirs y restaurent la vieille servitude.
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=>4 décembre 1865 En Martinique fondation sous la direction des Frères Ploërmel, d’une école primaire à Saint-Jacques, aujpourd’hui Sainte-Marie. Ellechange d’affectation en 1873
Les Frères de l’instruction chrétienne de Ploërmel (en latin : Institutum Fratrum instructionis christianae de Ploërmel) forment une congrégation laïque masculine de droit pontifical qui se consacrent à l’éducation de la jeunesse.

Historique

La congrégation a été fondée en 1819 par l’abbé Jean-Marie de La Mennais (1780-1860) et l’abbé Gabriel Deshayes, curé d’Auray (Morbihan) (1767-1841), qui voulaient former des maîtres chrétiens et ouvrir des écoles.

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L’éphéméride du 3 décembre

Guyane : marche de soutien à Christiane Taubira le 3 décembre 2013

Visée par des attaques racistes à répétition depuis plusieurs semaines, la garde des Sceaux Christiane Taubira, fait également l’objet d’un soutien populaire. Par ricochet en Guyane, un mouvement citoyen s’est constitué samedi dernier : le Comité Dignité et Respect pour « mobiliser la population Guyanaise après les attaques racistes à l’encontre de Christiane Taubira et donc à l’encontre de la Guyane ».
Visée par des attaques racistes à répétition depuis plusieurs semaines, la garde des Sceaux Christiane Taubira, fait également l’objet d’un soutien populaire. Par ricochet en Guyane, un mouvement citoyen s’est constitué samedi dernier : le Comité Dignité et Respect pour « mobiliser la population Guyanaise après les attaques racistes à l’encontre de Christiane Taubira et donc à l’encontre de la Guyane ».

Comparée à plusieurs reprises à un singe, notamment par une enfant lors d’une manifestation d’opposants au mariage homosexuel, par l’hebdomadaire d’extrême droite Minute, ou encore par la conseillère municipale UMP de Combs-la-Ville qui avait posté sur son profil Facebook une image « Y’a pas bon Taubira » et qui a démissionné hier, la Ministre de la Justice Christiane Taubira continue également de recevoir des soutiens massifs.

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L’éphéméride du 2 décembre

Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie est couronnée impératrice des Français le 2 décembre 1804 

Napoléon Bonaparte est — le 2 décembre 1804 — sacré empereur en présence du pape Pie VII à Notre-Dame de Paris. C’est lui-même qui se couronne et pose la couronne impériale sur la tête de son épouse Joséphine, la proclamant impératrice tandis que Pie VII se contente de bénir la couronne. Aucune des trois sœurs de Napoléon ne voulant porter la traîne de l’impératrice, l’Empereur a dû se fâcher pour les y contraindre mais elles s’amusent à tirer dessus pour que Joséphine trébuche

Lire aussi : Joséphine, responsable du rétablissement de l’esclavage par Napoléon?

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L’éphéméride du 1er décembre

La Lézarde, roman d’Édouard Glissant, reçoit le Prix Renaudot le 1er décembre 1958

Le Renaudot, l’envol

En 1958, le début de la carrière littéraire de Glissant connaît un tournant : en novembre, l’écrivain alors âgé de trente ans, reçoit le Prix Renaudot pour son premier roman, La Lézarde, publié au Seuil (le Goncourt est attribué à Francis Walder pour Saint-Germain ou la négociation). Ce récit parfois déconcertant par son style poétisé, de la trajectoire d’un groupe de jeunes anticolonialistes martiniquais, enchante la critique par son élan tout particulier. La modernité de la narration, tout comme le propos lui-même, laissent entrevoir à certains l’envol d’une figure essentielle des années qui s’annoncent, et des luttes de la décolonisation qui se profilent et se sont déjà amorcées.

Parmi les commentaires que suscite le roman, on note également cette volonté d’une fidélité à un lieu, dans toutes ses dimensions socio-historiques propres, qui transcende même toute tentation de généralisation ou d’idéalisation. Pour le grand public, un romancier est né, et pour les connaisseurs qui ont déjà lu le jeune poète, l’œuvre s’enrichit.

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L’éphéméride du 30 novembre

Chlordécone : Les ministres de l’agriculture et de l’environnement demandent aux préfets de Martinique et Guadeloupe d’élaborer des plans d’action le 30 novembre 1988!

Interdite de puis 1976 au Etats-Unis et seulement depuis 1990 en France, pour permettre l’écoulement des stocks

Chlordécone aux Antilles: «L’État est le premier responsable»

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