Yékri

Yékri, le journal des effervescences créoles

L’éphéméride du 21 mai

Début de la Semaine Sanglante le 21 mai 1871

Retour de l’ordre bourgeois dans le sang, la Semaine sanglante reste l’un des évènements les plus sombres du mouvement révolutionnaire français. Environ 30.000 communard.es seront tué.es dans les combats et 46.835 seront fait prisonnier.es. Ils et elles seront ensuite 95 à être condamné.es à mort, 4586 seront déporté.es, pour beaucoup en Nouvelle Calédonie, 1 247 seront condamné.es à la réclusion perpétuelle et 3 359 à des peines de prison variables. Si elle avait débuté dans la liesse populaire et l’union entre le peuple de Paris et les bataillons de l’armée [1], la Commune finit dans le sang. L’espoir suscité par l’expérience révolutionnaire régnant sur Paris depuis déjà deux mois était une défiance impardonnable pour le vieux monde. La réponse d’Adolphe Thiers fut sans pareil dans l’Histoire de Paris. En une semaine, du dimanche 21 mai au dimanche 28 mai, l’armée versaillaise reprend Paris dans ce qui reste l’évènement le plus meurtrier de l’Histoire de la ville.

Déroulement de la Semaine Sanglante
Dimanche 21 mai
Le dimanche 21 mai, entre 14 et 15 heures, Jules Ducatel, piqueur des Ponts et Chausées et indicateur de l’armée versaillaise, découvre que la porte de Saint-Cloud et ses environs ne sont plus gardés.

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L’éphéméride du 20 mai

La loi du 20 mai 1802 rétablit l’esclavage l

La loi du 20 mai 1802 (30 floréal an X) est un retour sur les principes du décret du 4 février 1794 (16 pluviôse) qui avait aboli l’esclavage sur tous les territoires de la République française. Il faut constater que cette abolition n’a pas été effective dans plusieurs colonies françaises. La Réunion a entravé son application, la Martinique l’a refusée au terme d’une insurrection royaliste similaire à celle de Vendée. En effet, soulevée depuis le 16 septembre 1793, la Martinique signe, représentée par le planteur Louis-François Dubuc, un accord de soumission à la royauté anglaise (traité de Whitehall). Le 6 février 1794, les Anglais entament la conquête militaire de l’île qu’ils terminent le 21 mars 1794. Les planteurs martiniquais évitent donc ainsi l’abolition effective de l’esclavage sur leur territoire.

La loi du 20 mai 1802 concerne explicitement les territoires qui n’ont pas appliqué la loi abolitionniste du 4 février 1794, elle est liée au traité d’Amiens du 26 mars 1802 qui restitue la Martinique, Tobago et Sainte-Lucie à la France.

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L’éphéméride du 19 mai

Inauguration de la prison Mazas le 19 mai 1850

La maison d’arrêt cellulaire, appelée couramment prison Mazas, est une ancienne prison de Paris, construite par l’architecte Émile Gilbert entre 1845 et 18501 pour remplacer le dépôt des condamnés de la Force.
Historique
Située en face de la gare de Lyon, elle est utilisée de 1850 à 1898 essentiellement à l’internement des prisonniers de droit commun. La prison occupe l’emplacement du pentagone limité par les voies aujourd’hui dénommées boulevard Diderot, rue de Lyon, rue Traversière, avenue Daumesnil et rue Legraverend.

Cette « maison d’arrêt cellulaire » s’inspire des modèles du régime carcéral américain en vogue dans le milieu du siècle, le système cellulaire, dans l’esprit de la prison de la Petite Roquette construite en 1836.

L’entrée de cette prison était située initialement 23-25 boulevard Mazas, qui donne donc son nom à la prison (avant d’être rebaptisé boulevard Diderot en 1879).

Mais ce boulevard (partant des abords du pont d’Austerlitz) portait le nom du colonel Jacques François Marc Mazas, mort à la bataille d’Austerlitz : sur réclamation de la famille, l’administration dû renoncer en 1858 à l’appellation primitive au profit de Maison d’arrêt cellulaire2.

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L’éphéméride du 18 mai

Création du drapeau d’Haïti le 18 mai 1803

Le drapeau d’Haïti fut créé en 1803, adopté dès 1820 et officialisé en 1843. La Constitution d’Haïti de 1987 confirme dans le texte l’identité historique du drapeau haïtien, qui est reconnu comme l’emblème de la République (article 3).
Historique
Le drapeau d’Haïti est rouge et bleu, organisé en deux bandes horizontales de longueur égale.

Ce drapeau est inspiré du drapeau français tricolore, adopté par la Révolution française, dont la partie blanche, considérée comme le symbole de la race blanche et non pas de la royauté, a été déchirée. Le 18 mai 1803, lors du congrès de l’Arcahaie, regroupant l’ensemble des chefs de la Révolution haïtienne, Jean-Jacques Dessalines arracha du drapeau tricolore français la partie centrale de couleur blanche. Catherine Flon prit les deux morceaux restants, le bleu et le rouge, et les cousit ensemble pour symboliser l’union des noirs et des mulâtres et créer le drapeau d’Haïti de la République d’Haïti.

Sous la dictature des Duvalier, de 1964 à 1986, il a été remplacé par un drapeau rouge et noir.

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L’éphéméride du 17 mai

Le Conseil Constitutionnel valide la loi sur le mariage pour tous le 17 mai 2013.

Alfred Marie-Jeanne, Nestor Azérot, Jean-Philippe Nilor avaient voté contre.

Le mariage de couples de même sexe, également appelé mariage homosexuel ou mariage pour tous, est la possibilité pour un couple de deux femmes ou de deux hommes de contracter un mariage civil, initialement réservé à un homme et une femme, instituée en France le 17 mai 2013.

Depuis 1999, les couples homosexuels ou hétérosexuels avaient la possibilité de signer un partenariat civil, appelé pacte civil de solidarité (PACS) ou de s’établir en concubinage. Cependant, l’un et l’autre n’offrent pas les mêmes garanties juridiques que le mariage civil.

Le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, déposé au Parlement le 7 novembre 2012, a fait l’objet de débats importants et a connu en France une opposition plus forte que dans d’autres pays européens1. La loi no 2013-404 a été définitivement adoptée le 23 avril 2013 puis validée par le Conseil constitutionnel et promulguée le 17 mai 2013.

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L’éphéméride du 16 mai

Début de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne : la circulaire du 16 mai 1966 dénonce tous les « révisionnistes » présents dans la culture, la politique et l’armée en Chine.

La grande révolution culturelle prolétarienne (en chinois : 无产阶级文化大革命, pinyin : wúchǎn jiējí wénhuà dàgémìng), plus couramment la grande révolution culturelle (文化大革命 wénhuà dàgémìng), ou simplement la révolution culturelle (文革 wéngé) (1966-1976), représente l’un des événements marquants de l’histoire de la République populaire de Chine, dont le retentissement international est considérable.

En 1966, Mao Zedong décide de lancer la révolution culturelle afin de consolider son pouvoir en s’appuyant sur la jeunesse du pays. Le dirigeant souhaite purger le Parti communiste chinois (PCC) de ses éléments « révisionnistes » et limiter les pouvoirs de la bureaucratie. Les « gardes rouges », groupes de jeunes Chinois inspirés par les principes du Petit Livre rouge, deviennent le bras actif de cette révolution culturelle. Ils remettent en cause toute hiérarchie, notamment la hiérarchie du PCC alors en poste.

Les intellectuels, de même que les cadres du parti, sont publiquement humiliés, les mandarins et les élites bafoués, les valeurs culturelles chinoises traditionnelles et certaines valeurs occidentales sont dénoncées au nom de la lutte contre les « Quatre Vieilleries ».

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L’éphéméride du 15 mai

Anne Boleyn et son frère, Lord Rochford, sont déclarés coupables d’adultère et d’inceste par la Haute Cour d’Angleterre le 15 mai 1536.

Anne Boleyn (vers 15001 – 19 mai 1536) est la deuxième épouse du roi Henri VIII d’Angleterre et reine consort de 1533 à 1536. Elle est la mère de la reine Élisabeth Ire. Son mariage avec Henri VIII est à l’origine du changement politique et religieux complexe, et souvent tragique, qu’a été la réforme anglaise. Accusée d’adultère, d’inceste et de haute trahison, elle est exécutée par décapitation. Il est maintenant généralement admis qu’elle était innocente de ces accusations. Anne Boleyn a été célébrée plus tard comme martyre dans la culture protestante, particulièrement dans l’œuvre de John Foxe.
Biographie
Controverse autour de sa naissance
L’absence de registre paroissial ne permet pas d’établir la date de naissance précise d’Anne Boleyn. Au début du xviie siècle, un historien italien a suggéré qu’elle était née en 1499, tandis que le gendre de Thomas More, William Roper (en) suggère la date beaucoup plus tardive de 1512. De nos jours, les cercles académiques tendent à s’accorder sur deux dates plausibles : 1501 et 1507.

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L’éphéméride du 14 mai

Parution de Mrs Dalloway de Virginia Woolf le 14 mai 1925.

Mrs Dalloway est un roman de Virginia Woolf, publié en 1925, décrivant la journée d’une femme de la haute société dans l’Angleterre d’après la Première Guerre mondiale. Il s’agit d’un des romans de Woolf les plus connus.

Genèse
Woolf avait initialement intitulé cet ouvrage The Hours. Ce titre fut repris en 1998 par Michael Cunningham pour un roman qui met en scène Virginia Woolf au moment de l’écriture de Mrs Dalloway.

Résumé
Le récit décrit une journée de Clarissa Dalloway, dans l’Angleterre d’après la Première Guerre mondiale1, en juin 19232. Elle se rend d’abord chez le fleuriste, mais loin de se centrer sur ce seul personnage, Virginia Woolf offre une fresque de la ville de Londres et de ses habitants, vie rythmée pour tous par Big Ben3. Peu après, Mrs Dalloway revient chez elle, et alors qu’elle fait le point sur le choix qu’elle a fait des années plus tôt d’épouser Richard Dalloway au lieu de Peter Walsh, elle reçoit la visite impromptue de ce dernier soupirant.

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L’éphéméride du 13 mai

La loi d’or qui abolit l’esclavage au Brésil est signée le 13 mai 1888

La Loi d’or (Loi impériale no 3353), signée le 13 mai 1888, est la loi qui a aboli l’esclavage au Brésil. Elle avait été précédée par la loi no 2040 (Loi du ventre libre) du 28 septembre 1871, qui libérait tous les enfants nés de parents esclaves, et par la loi no 3270 (Loi Saraiva-Cotejipe (pt) ou Loi des sexagénaires), du 28 septembre 1885, qui réglementait « l’extinction graduelle de l’élément servile ».

Elle fut signée par Isabelle de Bragance, princesse impériale du Brésil, et par le ministre de l’Agriculture de l’époque, le conseiller Rodrigo Augusto da Silva (pt). Le conseiller Rodrigo Silva faisait partie du cabinet ministériel présidé par João Alfredo Correia de Oliveira (pt), du Parti conservateur (pt) et appelé « Cabinet du 10 mars ». Dona Isabel a signé la Loi d’or dans sa troisième et dernière régence, alors que l’empereur Dom Pedro II du Brésil était en voyage à l’étranger.

Promulgation de la Loi d’or au Brésil.

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L’éphéméride du 12 mai

Journée des Barricades le 12 mai 1588

La journée des Barricades désigne le soulèvement populaire qui éclate à Paris le 12 mai 1588, durant la huitième guerre de Religion. Ce soulèvement est mené par le « Conseil des Seize1 » ainsi que par le duc de Guise.

Cause
Ce soulèvement a pour cause principale l’animosité du peuple à l’égard du roi Henri III, soupçonné de vouloir désigner comme successeur Henri de Navarre (futur Henri IV), un protestant. Dès lors, le peuple de Paris se range derrière le duc de Guise, chef de la Sainte Ligue. Celui-ci est en effet, malgré l’interdiction royale, revenu à Paris. Dès lors, méfiant et craignant pour sa vie, Henri III fait venir dans la capitale plusieurs bataillons des régiments de Gardes suisses et de Gardes françaises. Le roi ayant violé un privilège qui veut qu’aucune troupe étrangère n’ait le droit de séjourner à Paris, et les Parisiens craignant de voir les chefs catholiques arrêtés, les esprits s’échauffent.

Le soulèvement
Le 9 mai 1588, malgré la défense du roi, Henri duc de Guise qui était parti à Soissons arrive à Paris, se rend au Louvre et passe au milieu des compagnies des Gardes françaises.

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L’éphéméride du 11 mai

Capture d’Adolf Eichmann par le Mossad à Bancalari, au nord de Buenos Aires, en Argentine, le 11 mai 1960

Adolf Eichmann, né à Solingen le 19 mars 1906 et exécuté dans la prison de Ramla, près de Tel Aviv-Jaffa, le 31 mai 1962, est un criminel de guerre nazi, haut fonctionnaire du Troisième Reich, officier SS Obersturmbannführer et membre du parti nazi.

Nommé pendant la guerre à la tête du RSHA Referat IV B4, qui s’occupe des affaires juives et de l’évacuation, il est responsable de la logistique de la « solution finale » (Endlösung). Il organise notamment l’identification des victimes de l’extermination raciale principalement dirigée contre les Juifs prônée par le NSDAP et leur déportation vers les camps de concentration et d’extermination.

Ayant réussi à échapper à la justice après la capitulation allemande, et notamment au procès de Nuremberg, il est retrouvé, puis capturé par des agents du Mossad en mai 1960 à Buenos Aires, en Argentine, où il vivait depuis dix ans sous le nom de Ricardo Klement. Dans des conditions rocambolesques, il est exfiltré en Israël, où il est condamné à mort et exécuté à l’issue d’un retentissant procès tenu à partir d’avril 1961 à Jérusalem
[…]

Capture

Durant les années 1950, de nombreux juifs s’emploient à retrouver les criminels nazis en fuite, et Eichmann fait partie des premiers sur la liste.

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L’éphéméride du 10 mai

Louis Delgrès signe et proclame le texte antiesclavagiste « A l’Univers entier, le dernier cri de l’innocence et du désespoir » le 10 mai 1802

Louis Delgrès né le 2 août 1766, à Saint-Pierre, Martinique, et mort le 28 mai 1802 (à 35 ans), à Matouba (commune de Saint-Claude) en Guadeloupe, est une personnalité de l’histoire de la Guadeloupe. Colonel d’infanterie des forces armées de la Basse-Terre, abolitionniste, il est connu pour la proclamation anti-esclavagistes signée de son nom, datée du 10 mai 1802, haut fait de la résistance de la Guadeloupe aux troupes napoléoniennes.
Biographie
Juridiquement Louis Delgrès est né « libre de couleur ». Il est, selon l’hypothèse la plus probable, le fils naturel d’Élisabeth Morin (dite Guiby) et de Louis Delgrès, Blanc créole martiniquais de Saint-Pierre qui fut receveur du Roi et directeur des Domaines du Roi à Tobago. Les Archives nationales possèdent les dossiers de Louis Delgrès père, et de Louis Delgrès fils, chef de bataillon. Ces documents établissent avec une grande certitude la filiation entre les deux hommes[réf.

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L’éphéméride du 9 mai

Début de la Grande Dépression (1873-1896) le 9 mai 1873

La Grande Dépression ou plus exactement Grande Déflation est une période de ralentissement économique mondial entre 1873 et 1896 et qui démarre par un épisode brutal, la crise bancaire de mai 1873, lequel n’est ni à l’origine ni la cause de ce phénomène.

Après la crise de 1929, l’expression Grande Dépression devient inadéquate. Surtout, cette locution ne révèle absolument pas la réalité économique de cette période. Le terme de Longue Dépression lui a été préféré. Mais les deux expressions de Grande Dépression ou Longue Dépression sont aujourd’hui jugées impropres car il s’agit d’un ralentissement économique ou d’une stagnation économique, ponctué par des périodes de déflation, et non d’une dépression, puisque le PNB a continué à croître sur la période qui va de 1880 à 1896.

Il faut raccorder cette période aux profondes mutations industrielles d’alors qui perturbent le champ économique, provoquant de forts mouvements de capitaux se dirigeant vers de nouveaux secteurs d’avenir : entre 1870 et 1910, le volume de la production mondiale va doubler.

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L’éphéméride du 8 mai

Décret portant établissement de l’uniformité des poids et mesures, en France le 8 mai 1790.

En 1789, il n’existe aucun système de mesure unifié entre les pays. L’étalonnage des poids et mesures est alors octroyé au Roi, et on dénombre en France près de 700 unités de mesure différentes. Certaines sont liées à la morphologie du corps (pouce, doigt, poignée, brassée, pied, pas), d’autres au travail (hommée, fauchée, journal), d’autres encore au transport (ânée, charge, sac, tonneau)… La complexité vient aussi de ce qu’une même dénomination, le pied, par exemple, correspond à une vingtaine de longueurs différentes selon les lieux et les corps de métier. Ainsi, à Paris, les merciers, les drapiers et les marchands de toile ont chacun leur aune.
 

Une mesure universelle et invariable, reproductible et vérifiable

Pour y remédier, « Un roi, une loi ; un poids et une mesure » est bien une des doléances inscrites à l’ordre des États généraux de 1789. Les projets d’unification de Colbert comme de Turgot n’ont jamais abouti. Mais dans la nuit du 4 août 1789, l’abolition au nombre des privilèges de celui d’étalonnage ouvre la voie à une réforme enfin possible des poids et mesures.

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L’éphéméride du 7 mai

Fondation de la Nouvelle-Orléans le 7 mai 1718

Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville (23 février 1680 – 7 mars 1767), appelé aussi Sieur de Bienville ou encore Lemoine de Bienville, est un explorateur français de Montréal, deuxième gouverneur de la Louisiane. Il est connu pour avoir été le fondateur de La Nouvelle-Orléans.

Biographie
Natif de Montréal, dans la colonie du Canada en Nouvelle-France, Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville est considéré comme le « père de la Louisiane » où il domina pendant des décennies la scène politique de la colonie de la « Louisiane ». Son père, Charles Le Moyne, originaire de Longueil près de Dieppe en Normandie, émigra à Montréal où il s’illustra comme défenseur de la cause française face aux Britanniques. Anobli par Louis XIV, Charles Lemoine est devenu le Sieur Lemoine (ou Le Moyne) de Longueuil. Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville est également le plus jeune frère de l’explorateur Pierre Le Moyne d’Iberville. Il tient son pseudonyme de Bienville d’un des villages nommés Bienville, probablement le village de Picardie, situé dans l’actuel département de l’Oise.

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L’éphéméride du 6 mai

Les nazis attaquent et pillent l’Institut de sexologie (Institut für Sexualwissenschaft) le 6 mai 1933

Magnus Hirschfeld, né le 14 mai 1868 à Kolberg et mort le 14 mai 1935 à Nice, est un médecin allemand. Premier à étudier la sexualité humaine sur des bases scientifiques et dans sa globalité (il a fondé l’Institut de sexologie à Berlin), il est l’un des pères fondateurs des mouvements de libération homosexuelle. Hirschfeld a lutté contre la persécution des homosexuels allemands soumis au paragraphe 175.

Débuts
Magnus Hirschfeld est né dans une famille de confession juive et était le fils du médecin Hermann Hirschfeld. De 1888 à 1892, il étudie à Breslau puis à Strasbourg, Munich, Heidelberg et Berlin, où il obtient son doctorat en médecine1. Puis, il ouvre à Magdebourg un cabinet en naturopathie et médecine générale. Deux ans plus tard, il s’installe dans le quartier de Charlottenburg à Berlin.

Comité scientifique-humanitaire
En 1896, Hirschfeld publie sous pseudonyme la brochure intitulée Sappho et Socrate, sur l’amour entre personnes de même sexe.

Le 15 mai 1897, il fonde dans son appartement de Charlottenburg avec l’éditeur Max Spohr, l’avocat Eduard Oberg, l’écrivain Franz Joseph von Bülow (de) et Adolf Brand, venu avec d’autres personnes de la revue Der Eigene, le Comité scientifique-humanitaire (WHK, en allemand : Wissenschaftlich-humanitäres Komitee) dont il prend la direction.

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L’éphéméride du 5 mai

Arrestation de Sacco et Vanzetti le 5 mai 1920

L’affaire Sacco et Vanzetti est le nom d’une controverse judiciaire survenue dans les années 1920 aux États-Unis, concernant les anarchistes d’origine italienne Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti, condamnés à mort et exécutés. Leur culpabilité fut extrêmement controversée aussi bien à l’époque que par la suite, et plusieurs œuvres artistiques leur rendent hommage. Ils sont officiellement absous et réhabilités par le gouverneur du Massachusetts Michael Dukakis le 23 août 1977.

Contexte
Comme en Europe, les années 1919 et 1920 sont difficiles aux États-Unis car il faut reconvertir l’économie de guerre et faire face à l’inflation. La fin du dirigisme étatique mis en place en 1917 et la montée du syndicalisme provoquent de nombreuses grèves dans tout le pays. En 1919, on recense 4,1 millions de grévistes qui réclament de meilleurs salaires et une réduction du temps de travail. Les grèves dégénèrent en violences et donnent lieu à des affrontements dans plusieurs grandes villes, comme à Boston1.

Dans ce climat social, l’année 1920 est marquée par de nombreux attentats anarchistes.

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L’éphéméride du 2 mai

La bataille de Cut Knife s’est tenue le 2 mai 1885

La bataille de Cut Knife est une bataille de la Rébellion du Nord-Ouest qui s’est tenue le 2 mai 1885 lorsqu’un groupe de guerriers Cris et Assiniboines fut attaquée par une force composée de la police montée, de miliciens et de soldats canadiens. Les guerriers ont défait les forces canadiennes avec des pertes des deux côtés.
Au printemps de 1885, les Métis vivant en Saskatchewan forment un gouvernement provisoire sous Louis Riel, prenant le contrôle autour de Batoche. À ce moment Riel commença à contacter les Cris et les Assiniboines. Le gouvernement canadien décida d’écraser la rébellion, craignant que les tribus de l’ouest joignent celles-ci. Les Cris sous la direction de Poundmaker allèrent à Battleford pour parler à l’agent des Indiens, Rae. Le but de la visite était d’obtenir de Rae plus de vivres car il y avait une famine et de discuter de la situation. La population de Battleford et plusieurs résidents autour, en apprenant que plusieurs Cris et Assiniboines quittaient leur réserve pour venir à Battleford, eurent peur pour leur sécurité.

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L’éphéméride du 1er mai

Répression policière à l’usine McCormick de Chicago le 1 er mai 1886

Le massacre de Haymarket Square, survenu à Chicago le 4 mai 1886, constitue le point culminant de la lutte pour la journée de huit heures aux États-Unis, et un élément majeur de l’histoire de la fête des travailleurs du 1er mai.

Lire aussi : Premiers « 1er mai », de Chicago à Vallauris — Par Philippe Jérôme —

Rassemblements
Tout commence lors du rassemblement du 1er mai 1886 à l’usine McCormick de Chicago. Il s’intégrait dans la revendication pour la journée de huit heures de travail quotidien, pour laquelle une grève générale mobilisant 340 000 travailleurs avait été lancée. August Spies, militant anarchiste, est le dernier à prendre la parole devant la foule des manifestants.

Au moment où la foule se disperse, 200 policiers font irruption et chargent les ouvriers. Il y a un mort et une dizaine de blessés. Spies rédige alors dans le journal Arbeiter Zeitung un appel à un rassemblement de protestation contre la violence policière, qui se tient le 4 mai.

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L’éphéméride du 30 avril

30 avril 1902 : première représentation de Pelléas et Mélisande de Claude Debussy

d’après l’œuvre de Maurice Maeterlinck, à l’Opéra-Comique de Paris.

Pelléas et Mélisande est un opéra en cinq actes (12 tableaux) de Claude Debussy, considéré par le compositeur comme un « drame lyrique ».

Le livret est de Maurice Maeterlinck, d’après sa pièce de théâtre homonyme. La première eut lieu le 30 avril 1902 à l’Opéra-Comique à Paris sous la direction d’André Messager.

Lire aussi : Avignon 2019. Un « Pelléas et Mélisande » d’une grande beauté plastique.— Par Roland Sabra —

L’opéra, comme la pièce de Maeterlinck, est une transposition du mythe de Tristan et Yseult : deux jeunes gens sont irrésistiblement amoureux; leur amour est interdit par la présence d’un mari âgé et violemment jaloux et ne peut s’accomplir que dans la mort.

Debussy a déclaré :

« J’ai voulu que l’action ne s’arrêtât jamais, qu’elle fût continue, ininterrompue. La mélodie est antilyrique. Elle est impuissante à traduire la mobilité des âmes et de la vie. Je n’ai jamais consenti à ce que ma musique brusquât ou retardât, par suite d’exigences techniques, le mouvement des sentiments et des passions de mes personnages.

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L’éphéméride du 29 avril

29 avril 1720, jour où les Parisiens tuent plusieurs policiers.

29 avril 1720. Les Parisiens massacrent plusieurs dizaines de policiers accusés de rapts d’enfants.Ces enfants, mais aussi femmes et vagabonds sont arrêtés arbitrairement pour être expédiés dans la colonie du Mississippi.

— Par Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos —

La colère parisienne couve depuis plusieurs semaines, voire depuis plusieurs mois, avant d’éclater le lundi 29 avril 1720. Des centaines d’artisans, de portefaix, de domestiques, de commerçants se rassemblent aux carrefours armés de bûches, pavés, bâtons, outils et épées en guise d’armes. Le gibier devient chasseur. La chasse aux archers du guet et aux exempts de l’armée est ouverte. Dès que l’un d’eux est attrapé, il est massacré. Tiens ce pavé dans la gueule, tiens ce bâton dans les côtes ! À la fin du jour, une dizaine de représentants de la loi font déjà la queue devant saint Pierre, et plusieurs centaines ont été blessés par la foule en colère. La rue Saint-Antoine et le pont Notre-Dame ont connu les plus sanglantes échauffourées.

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L’éphéméride du 28 avril

Mutinerie du Bounty le 28 avril 1789

La mutinerie du Bounty eut lieu à bord du HMS Bounty, un trois-mâts de la Royal Navy, le 28 avril 1789 dans le Pacifique Sud. Les marins mécontents, menés par le second capitaine Fletcher Christian, prirent le contrôle du navire et abandonnèrent à la dérive sur une chaloupe le capitaine William Bligh et 18 marins qui lui étaient restés loyaux. Les mutins s’installèrent ensuite à Tahiti ou sur l’île Pitcairn tandis que la chaloupe de Bligh réalisa une traversée de plus de 3 500 milles marins (6 500 km) jusqu’aux Indes orientales hollandaises.

Le Bounty avait quitté l’Angleterre en 1787 avec pour mission de collecter des plants d’arbre à pain à Tahiti puis de les transporter dans les Indes occidentales britanniques où ils serviraient de nourriture aux esclaves. Après une traversée de près d’un an, le navire arriva à Tahiti et durant l’escale de cinq mois, les marins profitèrent d’une vie agréable et beaucoup nouèrent des liens avec les indigènes. Cela entraîna une baisse de la discipline et les relations entre l’équipage et Bligh se détériorèrent quand celui-ci infligea des brimades et des châtiments de plus en plus durs.

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L’éphéméride du 27 avril

Décret d’abolition de l’esclavage du 27 avril 1848

Le deuxième décret de l’abolition de l’esclavage en France a été signé le 27 avril 1848 par le Gouvernement provisoire de la Deuxième République2. Il a été adopté sous l’impulsion de Victor Schœlcher. L’acte français d’abolition de l’esclavage est le résultat d’un long combat commencé avec la controverse de Valladolid en 1550, poursuivi dans les colonies et en Europe, avec les Sociétés des amis des Noirs particulièrement.

La première abolition de l’esclavage
En France sur le territoire métropolitain
En France, sur le royaume de France continental, l’esclavage est aboli par Louis X en 1315 via l’édit du 3 juillet 1315, qui affirme que selon le droit de nature, chacun doit naître franc et que par tout notre royaume les serviteurs seront amenés à franchise. Suite à cet édit, tout esclave qui pose le pied dans le Royaume est automatiquement affranchi3. Malgré cet édit, Louis XIV autorise en 1671 le commerce triangulaire, permettant aux ports de Bordeaux, Nantes et La Rochelle de pratiquer le commerce d’esclave à destination des colonies4.

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L’éphéméride du 26 avril

Massacre du 26 avril 1963 en Haïti

Le massacre du 26 avril 1963 est une série de tueries commanditée par François Duvalier et commise le 26 avril 1963 dans la région de la capitale haïtienne, Port-au-Prince. Ce massacre a visé des dizaines d’opposants présumés à la dictature et leur famille, en majorité des militaires. Il s’agit de la plus meurtrière des rafles contre des présumés opposants à Duvalier avant qu’il ne se déclare « Président à vie » l’année suivante.
Historique des événements
Le matin du 26 avril 1963, ce qui s’apparente à une tentative d’enlèvement des deux enfants de François Duvalier aurait déclenché la furie du dictateur et la répression qui a suivi1. Plusieurs maisons ont été incendiées avec leurs occupants et des dizaines de personnes assassinées par balles ou encore kidnappées pour ne plus jamais être revues.

Le Comité de commémoration du 26 avril 1963 a établi en 2013 la première liste de noms des victimes du massacre du 26 avril 19632. Cette liste non exhaustive contient jusqu’à présent 73 noms.

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L’éphéméride du 25 avril

Révolution des Œillets le 25 avril 1974

La révolution des Œillets (Revolução dos Cravos en portugais), également surnommée le 25 avril (25 de Abril en portugais) est le nom donné aux événements d’avril 1974 qui ont entraîné la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933. Elle doit son nom à l’œillet rouge que les conjurés portaient à leur boutonnière en signe de ralliement2.

Ce que l’on nomme « révolution » a commencé par un coup d’État organisé par des militaires qui se sont progressivement radicalisés par rejet des guerres coloniales menées par le Portugal. Ce coup d’État, massivement soutenu par le peuple portugais a débouché sur une révolution qui a duré deux ans, marquée par de profondes divisions sur la façon de refonder le Portugal, mais qui, finalement, a profondément changé le visage de celui-ci.

La révolution des Œillets a la particularité de voir des militaires, porteurs d’un projet démocratique (mise en place d’un gouvernement civil, organisation d’élections libres et décolonisation), renverser un régime, sans pour autant instaurer un régime autoritaire.

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