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Théâtre
« Mme Jazze », de et par Abyale, avec Niels Sem
Jeudi 5, vendredi 6 et
samedi 7 mars à 19h30 au Théâtre Aimé Césaire (
T.A.C.)

« Mme
Jazze » est un spectacle musical conçu et
interprété par « Mme Jazze », accompagnée au
piano par Niels Sem. Il s’articule autour d’un
hommage aux grandes voix féminines du jazz et de
ses prolongements — soul, rhythm and blues,
gospel — qui ont marqué le XXe siècle par leurs
interprétations et par leurs parcours.
Le répertoire convoque des
figures majeures comme Billie Holiday Nina
Simone Aretha Franklin, Tina Turner ou Ella
Fitzgerald D’autres artistes, telles que
Joséphine Baker
ou
Irma Thomas,
sont également évoquées au fil du spectacle.
Toutes ont en commun d’avoir imposé une voix
singulière dans un contexte souvent marqué par
les discriminations raciales et sexistes.
La structure du spectacle
repose sur l’alternance entre interprétation
musicale et récit. Chaque chanson est introduite
par un éclairage biographique : épisodes
méconnus, engagements artistiques, choix de
carrière ou éléments plus personnels. Sans
adopter un ton didactique, le spectacle replace
les œuvres dans leur contexte historique,
notamment celui de la lutte pour les droits
civiques aux États-Unis, en arrière-plan de
plusieurs trajectoires.
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Arts de la scène,
Sociologie
Intermittence : refuser la précarisation, défendre nos
territoires

Lettre ouverte à
Mesdames, Messieurs les Élu.e.s nationaux
représentant les territoires ultramarins au
Sénat et à l’Assemblée nationale quant à la
nécessaire adaptation du régime d’intermittents
du spectacle dans les territoires ultramarins.
— De Manuel Césaire (*)
—
Mesdames, Messieurs les
Parlementaires,
Créé en 1936 sous le Front
populaire, consolidé à partir de 1969, puis
restructuré au début des années 2000, le régime
des intermittents est l’expression concrète de
la reconnaissance, par un État, des réalités,
des spécificités, des besoins et des
problématiques d’un secteur : le secteur
culturel. Ce secteur qui plus globalement
participe très concrètement à l’économie
française avec une valeur ajoutée de 49,5
milliards d’euros en 2023, soit 2% de l’économie
française.
Face à une activité
discontinue, des contrats de courte durée, le
régime d’intermittent par la voie de
l’adaptabilité et porteur de flexibilité a
permis et continue de permettre à plus de 300
000 femmes et hommes d’accéder à une assurance
chômage adaptée, une protection maladie et
maternité, des congés payés mutualisés, des
droits à la retraite, ainsi que des dispositifs
de mutuelle et de prévoyance.
Ce régime continue de jouer
un rôle moteur vertueux pour la structuration et
la professionnalisation du secteur culturel.
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Arts de la scène,
Opéra
« Treemonisha », l’événement de la saison à la
Martinique

— Par Selim
Lander —
Ce samedi 27
février la grande salle de Tropiques
Atrium sera comble pour cette unique
représentation publique de l’opéra
Treemonisha du pianiste et
compositeur afro-américain Scott Joplin
(1868-1917). Considéré comme l’un des
plus importants compositeurs de
ragtime. avec Joseph Lamb et James
Scott, il s’illustrait aussi dans
d’autres genres musicaux, comme dans
Treemonisha, premier opéra noir, où
le ragtime côtoie aussi bien le gospel
que la musique classique.
La générale, le 26
février, a permis de vérifier que
l’engouement du public martiniquais pour
cette pièce était entièrement justifié,
autant pour la musique qui tient
parfaitement la route que pour
l’interprétation qui fait appel pour une
très grande part à des artistes locaux,
soit le chœur de Sainte-Thérèse (dirigé
par Guilène Bertrand), les danseurs de
Christiane Emmanuel et de nombreux
solistes. Il faut également mentionner
les décors peints (et visiblement conçus
avec l’aide d’une IA) d’Alfredo Tosi
(qui signe également les costumes et les
lumières). La musique instrumentale est
interprétée en public, « dans la fosse »
ouverte pour la circonstance, par 13
musiciens de l’orchestre de Presbourg
(Slovaquie) et Kodo Yamagishi au piano
dirigés par Peter Valenkovic.
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Opéra
« Treemonisha » : l’éducation ou l’obéissance ?
La parabole ambiguë de Scott Joplin

Créé en 1911 par
Scott Joplin,
Treemonisha se présente
d’emblée comme une fable fondatrice.
L’ouvrage s’ouvre sur un clin d’œil
transparent au mythe de Moïse : un
nourrisson abandonné au pied d’un arbre
— arbre de la connaissance autant que
symbole d’enracinement — est recueilli
par une femme généreuse, Monisha. Parce
qu’elle l’a trouvée sous un arbre,
l’enfant sera nommée Treemonisha.
D’emblée, le destin individuel épouse
une dimension allégorique : celle d’une
élue appelée à guider les siens.
Élevée au sein
d’une communauté soudée, Treemonisha
reçoit une éducation exceptionnelle
auprès d’une dame blanche qui lui
transmet les codes de la « vraie »
religion et les vertus de la rationalité
occidentale chrétienne. Les croyances
issues des cosmogonies africaines
pré-esclavagistes sont reléguées au rang
de superstitions dont il faudrait se
défaire pour accéder à la lumière. Ainsi
instruite, elle devient la seule
personne éclairée d’un groupe maintenu
dans l’ignorance. La hiérarchie du
savoir fonde la hiérarchie du pouvoir :
l’instruction consacre l’autorité.
On serait tenté de
voir dans l’œuvre un hymne progressiste
à l’émancipation par l’éducation,
rapprochant Treemonisha de l’idéal des
Lumières que célébrait un siècle plus
tôt
Wolfgang
Amadeus Mozart dans
La Flûte
enchantée.
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Politiques
Haïti : La mort du soleil au pays des aïeux…
— Par
Robert Lodimus —

« Le moyen ne
peut être justifié que par la fin. Mais
la fin a besoin aussi de justification.
Du point de vue du marxisme, qui exprime
les intérêts historiques du prolétariat,
la fin est justifiée si elle mène à
l’augmentation du pouvoir de l’homme sur
la nature et à l’abolition du pouvoir de
l’homme sur l’homme.»
(Léon Trotsky)
Nous avons abondamment expliqué, au
cours de cette série, – dans laquelle
nous utilisons le mot Carthage, qui
représente une cité prospère de
l’antiquité, comme métaphore –, que les
puissances esclavagistes ne sont pas
disposées à soutenir véritablement les
efforts de développement et
d’autodétermination des pays qu’elles
maintiennent elles-mêmes sous la
dépendance et la domination du « Capital
». Yalta, cette ville historique de
Crimée où se rencontrèrent en février
1945 Franklin D. Roosevelt des
États-Unis, Winston Churchill du Royaume
uni, Joseph Staline de l’Union
soviétique, symbolisent le lieu de la
manifestation du cynisme des puissances
impérialistes.
Les futurs vainqueurs de la seconde
guerre mondiale séparèrent entre eux la
terre, l’océan et l’espace, avant même
la défaite officielle de l’Allemagne et
la capitulation outrageante du Japon.
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Théâtre
« Après le Chaos » tragédie moderne
—
Par Selim
Lander —
Après Avignon et
Paris, la Martinique a la chance
d’accueillir cette pièce hors norme,
seule en scène d’une intensité tragique,
pas seulement une mère qui pleure la
mort du fils car l’essentiel de la pièce
n’est pas dans cette mort dont on ne
saura pas grand-chose ; elle est dans le
destin d’une mère accablée comme par les
dieux de l’Antiquité auxquelles elle
adresserait sa plainte si l’on croyait
encore que le fatum est d’essence
divine.
Sur la mort du fils
on apprend seulement assez vite qu’il a
commis un attentat suicide et tué
dix-neuf personnes. Pas un mot sur ses
motivations (il serait sans doute
inconvenant de laisser entendre qu’une
religion qui fanatise certains de ses
adeptes pourrait avoir une part de
responsabilité). La personnalité du fils
demeure donc entièrement opaque. On en
apprend davantage sur le reste de la
famille, les deux autres enfants qui
étaient en « colo » au moment du drame
et qui, de retour, se révèlent bien
moins enfantins que ce que l’on avait
imaginé. Comme le mari a sombré dans la
dépression à l’annonce du drame, la mère
se retrouve donc seule avec elle-même et
pleurant, comme on l’a dit, davantage
sur elle-même, sur le mauvais sort qui
l’accable que le deuil du fils aîné.
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Ecologie
Backlash climatique : les États-Unis sabordent
20 ans de régulation et défient la science

— Par Christian de Perthuis (*) —
En abrogeant l’“Endangerment Finding”,
socle juridique de la régulation des gaz
à effet de serre depuis 2009,
l’administration Trump rouvre une
bataille climatique et judiciaire
majeure. Un tournant qui fragilise la
politique environnementale américaine…
sans enrayer l’accélération mondiale de
la transition.
L’abrogation de l’Endangerment
Finding (qu’on peut traduire par
“constat de mise en danger”), annoncée
depuis la Maison-Blanche, le
12 février 2026, marque un retour en
arrière de près de vingt ans. Ce texte
de l’EPA réunit en effet les éléments
scientifiques permettant l’application
d’une décision de la Cour suprême des
États-Unis datant de 2007, qui appelait
l’Agence environnementale américaine
(EPA) à inclure les six principaux gaz à
effet de serre parmi les rejets
atmosphériques qu’elle a mission de
réguler.
Nouvelle illustration du backlash
climatique de l’Amérique trumpienne,
cette abrogation promet de multiples
contentieux juridiques qui remonteront
sans doute jusqu’à la Cour suprême, dont
la décision de 2007 n’a pas été abrogée.
Aux origines du “backlash”
Titre d’un
livre de Susan Faludi paru en 1991,
l’expression “backlash” a connu
son heure de gloire aux États-Unis dans
les années 1990.
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Agenda culturel… pour les jours qui viennent
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Madinin'Art
est mis à jour continûment
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Festivals
Festival Ceiba 2026 : le programme !
Théâtre
" Le voyage égaré", texte, m.e.s. & jeu : Aurélie Namur
Samedi 7 mars à 19h au
Théâtre Boikarré

La compagnie Les Nuits
Claires propose Le voyage égaré, une
lecture-spectacle immersive suivie d’un débat
autour de la thématique du genre.
Une immersion en Amazonie…
depuis une table
Assise à sa table, un
dictaphone et un verre d’eau à portée de main,
l’interprète — également autrice du texte —
raconte son voyage halluciné au cœur de
l’Amazonie.
Fidèle à un rêve d’enfance,
une jeune femme part à la découverte de la
jungle et des tribus shuares. Mais confrontée à
une nature hostile et à la méfiance d’Indiens
qui se sentent menacés par sa présence,
l’aventure bascule peu à peu dans le cauchemar.
Pour survivre, elle
convoque la pensée de Jean-Jacques Rousseau et
engage avec lui un dialogue imaginaire autour de
« l’état de nature ».
À travers ce récit à la
fois autobiographique et métaphorique, le
spectateur s’enfonce dans la jungle. Peu à peu,
l’immense forêt semble traverser les murs et
envahir l’espace même de la représentation —
salle de classe, bibliothèque ou appartement.
Une aventure du XXIᵉ
siècle, intime et universelle.
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Manifestations culturelles
Loumoulicou
Frè ek sè Karayib-la Semaine
de clôture du premier cycle du projet An Ba
Lanmè
Martinique | 2 – 5 mars
2026
À propos d’An Ba Lanmè
Du 7 au 14 novembre 2025,
l’île de
Sainte-Lucie
a accueilli une résidence artistique sans
précédent :
An Ba
Lanmè (« sous la mer », en créole),
initiative collaborative réunissant cinq
organisations culturelles de la Martinique, de
la Dominique et de Sainte-Lucie autour d’un
thème fédérateur —
la mer,
espace commun et symbole des circulations
culturelles dans la Caraïbe.
Après une première
résidence en Dominique en août 2025, centrée sur
le langage comme outil d’émancipation, le projet
s’est poursuivi à Sainte-Lucie pour approfondir
les échanges autour des savoirs traditionnels,
de la pharmacopée caribéenne et du patrimoine
immatériel.
Pendant une semaine,
artistes et acteurs culturels ont exploré les
liens entre
création
contemporaine, mémoire et nature, à
travers :
-
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des œuvres
collectives,
-
des temps d’échange
autour des pratiques médicinales et
spirituelles caribéennes
des ateliers gratuits pour les écoles et
les communautés locales,
Un atelier de deux jours
s’est tenu au
Mount Kailash
Rejuvenation Centre, haut lieu du
bien-être et des soins à base de plantes à
Sainte-Lucie.
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Féminismes
Les lois pour l’égalité économique des femmes ne sont
appliquées qu’à moitié à l’échelle mondiale
Seulement 4 % des femmes dans le monde vivent
dans des pays leur garantissant des droits
économiques quasiment égaux à ceux des hommes
—
Communiqué de presse de
la Banque Mondiale —
WASHINGTON, 24 février 2026
— Comme
le révèle un nouveau rapport du Groupe de la
Banque mondiale, les lois visant à garantir aux
femmes l’égalité des chances économiques ne sont
appliquées en moyenne qu’à moitié dans le monde.
C’est le signe que les obstacles empêchant les
femmes de contribuer pleinement à la croissance
et à la prospérité sont bien plus importants
qu’on ne l’estimait auparavant.
Et même si ces législations étaient pleinement
appliquées, les femmes disposeraient à peine des
deux tiers des droits dont bénéficient les
hommes.
En plus de mesurer
l’égalité des droits dans les législations en
vigueur, la dernière édition du rapport
Les Femmes, l’Entreprise et le Droit
évalue — pour la première fois — leur degré
d’application. Selon l’avis des experts
juridiques interrogés, les lois qui encouragent
la pleine participation économique des femmes ne
sont appliquées qu’à moitié. Autrement dit, les
gouvernements ont encore beaucoup de chemin à
parcourir dans ce domaine.
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Chroniques de J-M
Nol

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Guadeloupe : Menaces et impacts d’une crise
financière en France |
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Guadeloupe : Menaces et impacts d’une crise
financière en France |
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Carnaval,
Féminismes
Un carnaval Safe avec Culture Égalité

Cette année encore, l’association
Culture Égalité ouvrait ses portes
pendant les jours gras afin de proposer
un espace d’accueil pour les femmes.
L’idée première de ces permanences était
d’offrir un environnement bienveillant
et apaisant en plein cœur des festivités
du Carnaval, permettant une pause
rafraîchissante au siège de
l’association avec un accès aux
sanitaires.
Ce faisant, l’association pointe du
doigt une réalité : dans les périodes
festives propices au lâcher prise,
l’espace public construit par des hommes
peut rapidement se transformer en danger
pour les femmes. Les comportements à
risques encouragés par l’effet de groupe
et la désinhibition peuvent eux-mêmes
dériver vers les violences sexistes et
sexuelles.
Au total, 478 femmes
auront rendu visite à l’association
pendant les 3 permanences prévues les
dimanche gras, mardi gras ainsi que le
mercredi des Cendres. Ce sont autant de
femmes qui auront pu l’espace d’un
instant bénéficier d’une « safe place »,
seules ou en groupe, lieu salutaire au
milieu des festivités.
Outre la satisfaction
des besoins élémentaires, c’est
également la rencontre avec le féminisme
que proposent les militantes de Culture
Égalité en créant cet espace d’échange
et de discussions.
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Yékri
Le Breteuil Calme & Lumineux Invalides
Appartement
de 49m², étage : 2,
accessible par ascenseur
max. 2 voyageurs
Serviettes de toilette et linge
de lit inclus
Chambre • Lit
double • Salle
de bains •
toilettes, douche, baignoire
•
Équipements
Espace de travail
pour ordinateur portable
•
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Lave-linge •
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Appartement
de 49m²,
étage : 2,
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par
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max. 2
voyageurs
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de
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et linge
de lit
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de
bains
•
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douche,
baignoire
Catherine W.,
L’appartement est très agréable, pas aussi dépouillé qu’il n’y paraît sur les photos ! L’emplacement est calme et pratique.
Rebecca
L’hébergement Le Breteuil Calme & Lumineux Invalides se situe dans le centre de Paris, à respectivement 1,1 km et 1,9 km de ces lieux d’intérêt : Musée Rodin et Musée d’Orsay. Il propose une connexion Wi-Fi gratuite. Cet appartement est à respectivement 1,9 km et 2,8 km de : Tour Eiffel et Jardin du Luxembourg.
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La Lettre de
Madinin'Art
est publiée le
de deux à trois fois
par
mois
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