Féminismes

Violences conjugales: entre garde alternée et coups reçus, la place de l’enfant en question

Paris – Alors qu’il est de plus en plus admis que les enfants sont victimes des violences conjugales dont ils sont témoins, leur place entre les deux parents lorsque ceux-ci se séparent est pointée du doigt par les professionnels de la lutte contre ces violences.

« Quand j’ai quitté mon compagnon, j’avais très peur de priver ma fille d’un père« : Raphaëlle, mère de deux enfants dont une fille avec un père qui s’est révélé violent, a d’abord voulu, pour elle, rester près de celui qui l’avait maltraitée. 

« Je vivais dans la peur, mais je ne voulais pas briser le lien père-fille« , regrette aujourd’hui Raphaëlle. « Je pensais que c’était important pour une fille de voir son papa« . 

« Je sais très bien que, si je coupe les liens, ça va se retourner contre moi« , estime pour sa part Valérie, mère de deux enfants dont elle partage l’autorité parentale avec son ex-mari violent. « On me dit souvent +De toute façon, ça reste leur père+« .

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A propos de » Mémoire sensible » dans France-Antilles

— Par l’UFM —
Fort de France, le 6 août 2019
Objet : Réaction à propos de la rubrique « Mémoire sensible », article des 3 et 4 août 2019 intitulée « Histoire…de femmes tuées »
Lettre ouverte à la Rédaction de France-Antilles
Nous avons découvert avec stupéfaction votre dossier paru dans l’édition des 3 et 4 août dernier, intitulé en 1ère de couverture « Histoire…de femmes tuées » mais en réalité, en page 6 et 7 : « Féminicides : l’acte d’après ».
Son introduction surfe sur l’actualité, l’organisation d’un Grenelle consacré à la lutte contre les violences envers les femmes, mais la double page du dossier porte exclusivement sur des auteurs de féminicides qui se sont donné la mort après leur meurtre ou assassinat de leur compagne ou ex-compagne.
On peut se demander quel est votre objectif en faisant ressortir de l’ombre ces horreurs de l’époque, et comment elles seront ressenties : une recherche du sensationnel macabre ? que la population s’apitoie sur le sort de ces criminels ?

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Les mères célibataires, premières victimes du surendettement

— Par Wladimir Garcin-Berso —

Un rapport de la Banque de France met en exergue la surreprésentation des femmes dans les situations de surendettement prises en charge par l’institution. Les mères célibataires sont particulièrement touchées.

C’était l’un des thèmes remis sur le devant de la scène par les «gilets jaunes». En février dernier, Marlène Schiappa s’était émue du sort des mères isolées, et leur avait conseillé de s’emparer davantage du grand débat national pour faire remonter leurs doléances et réclamer des solutions adaptées à leurs problèmes. Victimes de discriminations, de violences physiques et plus fréquemment frappées par des «accidents de la vie», elles sont également fragiles économiquement.

» LIRE AUSSI – Ces femmes «gilets jaunes» qui ont investi les ronds-points

Ce dernier aspect fait l’objet d’une étude de la Banque de France, publiée ce vendredi. Celle-ci revient sur la procédure de surendettement: instaurée par la loi Neiertz de 1989 puis complétée par la loi dite «Borloo» en 2003, elle «apporte des solutions aux difficultés des ménages et personnes qui ne parviennent plus à honorer leurs échéances de remboursement ou à faire face à leurs charges courantes».

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Mariam, esclave sexuelle : « Son bourreau libyen ne risque rien »

Le site InfoMigrants publie vendredi le témoignage exceptionnel de Mariam, une migrante ivoirienne de 16 ans séquestrée et violée durant plusieurs mois par un homme libyen.

Deux journalistes d’InfoMigrants, Charlotte Boitiaux et Leslie Carretero, ont recueilli le témoignage de Mariam, une Ivoirienne de 16 ans, vendue à un Libyen, violée et séquestrée dans une maison de Tripoli durant plusieurs mois.

Elles racontent sur France 24 comment elles ont pu communiquer avec la jeune fille, qui est aujourd’hui en sécurité en Europe, via l’application de messagerie Whatsapp. Elles expliquent également pourquoi les agences internationales contactées n’étaient pas en mesure d’aider la jeune fille et pourquoi son bourreau, dont l’identité reste inconnue, ne risque rien.

 

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Un plan de lutte contre l’excision en France

Un plan de lutte contre l’excision, pratique de mutilation sexuelle féminine illégale en France, sera présenté ce vendredi, a annoncé mercredi la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa

Les grandes lignes de ce plan interministériel seront présentées à la Maison des femmes à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), a-t-elle précisé lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale. Environ 60.000 femmes excisées sont présentes sur le sol français, a indiqué la secrétaire d’Etat, qui a qualifié d’«inacceptable» cette pratique, qui perdure notamment dans certains pays d’Afrique.

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En Argentine, un homme condamné à indemniser son ex-femme pour ses tâches ménagères

Diplômée en économie, cette femme s’est consacrée à l’éducation de ses enfants et aux travaux du foyer pendant leur vie commune.

Pendant leurs 27 ans de vie commune, cette femme s’est consacrée à l’éducation des enfants et aux travaux du foyer.

La justice argentine a condamné un homme à indemniser son ex-femme en lui versant 8 millions de pesos (environ 157 000 euros) pour les tâches ménagères qu’elles a faites pendant leurs 27 ans de mariage, rapporte lundi 10 juin la presse locale. Cette femme de 70 ans, diplômée en économie, s’est consacrée à l’éducation de ses enfants et aux travaux du foyer pendant leur vie commune.

« La dépendance économique des femmes vis-à-vis de leurs maris est l’un des mécanismes centraux à travers lesquels on subordonne les femmes dans la société », a expliqué la juge Victoria Fama. La magistrate a fixé une « somme raisonnable pour rééquilibrer la situation économique disparate des époux ».

Le couple s’est séparé en 2009 et a divorcé en 2011. « Après 27 ans de mariage, le prévenu l’a quittée alors qu’elle avait 60 ans révolus, âge auquel les femmes perçoivent la pension de retraite, se voyant privée d’accès au marché du travail », lit-on dans le jugement.

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« Football féminin », l’expression fait débat

—  Par Ségolène Forgar —

Les Bleues ont donné le coup d’envoi de la 8e Coupe du monde féminine de football, vendredi 7 juin. Avec brio puisqu’elles ont signé une victoire prometteuse, en battant les Sud-Coréennes (4-0). En attendant le prochain match, nombreux sont ceux qui contestent le terme «football féminin».

«Pourquoi quand on parle de « football féminin » on précise le féminin ? Donc on part du principe que le football par défaut est pour les hommes ?» s’interroge sur Twitter un internaute. La huitième Coupe du monde féminine de football a démarré vendredi 7 juin. Depuis, l’expression «football féminin» est sur toutes les lèvres. À tort ? Pour Nesrine Slaoui, journaliste de RMC, le football dit «féminin» n’existe pas. «C’est les mêmes règles, les mêmes postes et le même terrain que les garçons. C’est la Coupe du monde qui est féminine», rappelle la jeune femme dans un tweet.

[…] Mêmes règles, même ballon

Pour l’ancienne footballeuse professionnelle, Mélissa Plaza, «le problème avec ce terme, c’est que ça sous-entend que le standard, la norme, ça reste les hommes et que le « foot féminin » ne serait qu’une sous-discipline».

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Les mères au foyer devraient gagner cinq SMIC mensuels, selon une étude

— Par Léa Lucas —

Nous venons de célébrer les mamans le 26 mai dernier. Le travail de titan réalisé au quotidien par les mères au foyer est mis en lumière par une étude de ProntoPro. Et, il a un prix.

Elles étaient 2,1 millions de Françaises en 2011 à être mères au foyer, selon les derniers chiffres de l’INSEE. En charge à temps plein de leurs enfants, elles portent de nombreuses casquettes: les tâches ménagères, la cuisine, le linge, le taxi, les courses, l’aide aux devoirs… Ces journées à rallonge demandent à ces mères d’abattre une charge de travail quotidienne importante. Souvent déconsidérées, elles sont pourtant les garantes de la bonne éducation des enfants et de leur avenir professionnel.

6400 euros de salaire mensuel

Leur travail représenterait un salaire mensuel de 6 400 euros par mois, soit cinq fois le SMIC, s’il était rémunéré, selon une étude menée par ProntoPro. Afin de calculer ce salaire, l’enquête prend en compte toutes les activités effectuées à l’intérieur et à l’extérieur du foyer.

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Manifeste pour la grève féministe et des femmes le 14 juin 2019

De la parole à la grève

Un peu partout dans le monde, nous assistons à un renouveau des mouvements féministes: #metoo a contribué à diffuser et libérer la parole des femmes* et, grâce aux réseaux sociaux, a eu un écho planétaire. Un exemple: l’extraordinaire grève des femmes * de l’Etat espagnol le 8 mars 2018.

En Suisse aussi, le sexisme, les inégalités et les violences à l’encontre des femmes* persistent, malgré un discours politiquement correct sur l’égalité et bien que l’égalité soit inscrite dans la Constitution fédérale depuis 1981.

Au pays de la prétendue paix du travail, les femmes ont déjà fait une grève qui a mobilisé 500’000 personnes ! C’était le 14 juin 1991, dix ans après l’entrée en vigueur de l’article constitutionnel sur l’égalité. Ce jour-là, les femmes ont croisé les bras: la grève a eu lieu non seulement sur les lieux de travail, mais aussi dans les foyers, où elles ont arrêté de faire le ménage, ont suspendu leurs balais aux fenêtres, n’ont pas cuisiné ni pris en charge les enfants.

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Femme, famille, féminitude : presque toutes les femmes ont trois vies !

— Par Marie-Andrée Ciprut –

Une vie de femme

Bien après la première « Journée des Mères » célébrée à Lyon en juin 1918, la fête des mères fut officialisée en France par un texte de loi de 1950, repris dans le Code de l’action sociale et des Familles. Ensuite, 1975 fut déclarée « Année de la Femme » par les Nations Unies, qui commencèrent à observer une « Journée Internationale des Femmes » le 8 mars. Partie des luttes ouvrières du début du XXe siècle, par exemple aux États-Unis en 1909, ou en Russie en 1913 pour de meilleures conditions de travail et de droit de vote, la lutte continue.

« On ne nait pas femme, on le devient ! » disait Simone de Beauvoir. Elle signifiait par-là que dès sa conception, le sexe ne suffit pas à définir un enfant et qu’il faudra prendre en compte l’éducation qu’on lui donnera, les rôles qu’on lui attribuera, ses réactions selon qu’il soit garçon ou fille, valorisé ou non. La femme construit donc son identité à partir de schémas sortis des représentations sociales et politiques de ses parents, de son milieu familial et de son époque tout le long des ètapes de sa vie, depuis le ventre de sa mère jusqu’à sa mort.

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L’égalité hommes-femmes n’existe encore dans aucun pays (étude)

Aucun pays n’a atteint un niveau satisfaisant d’égalité entre les sexes, laissant le monde très loin des objectifs de l’ONU en la matière, a affirmé une organisation spécialisée. En 2015, les Etats membres des Nations unies avaient adopté à l’unanimité 17 «objectifs de développement durable» à atteindre d’ici à 2030 dans de multiples domaines, y compris l’égalité hommes-femmes. Les efforts des gouvernements ne seront pas suffisants pour assurer l’égalité hommes-femmes d’ici 2030, selon une étude de l’ONG Equal Measures 2030 publiée mardi.

«Parmi les 129 pays étudiés, aucun pays n’a complètement atteint la promesse d’égalité entre les sexes (…) Aucun pays n’atteint un score global +excellent+ de 90 ou plus, mais le Danemark (à 89,3), qui est au sommet de l’indice, en est proche», a expliqué l’ONG. «Nous ne parvenons simplement pas à tenir les promesses d’égalité faites (…) à des milliards de filles et de femmes», a affirmé la directrice d’Equal Measures 2030, Alison Holder.

«Plus inquiétant encore pour moi est le fait que 1,4 milliard de femmes et de filles vivent dans des pays qui ont obtenu un score “très faible” avec cet indice», a-t-elle ajouté, interrogée par l’AFP lors d’une conférence sur l’inégalité hommes-femmes à Vancouver (Canada).

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« Stop féminicide! »: coup d’éclat des Femen à Paris

Paris – Une soixantaine de militantes du mouvement Femen ont brièvement investi jeudi matin la cour du Palais-Royal, en plein coeur de Paris, pour « rendre hommage » aux quelque 60 femmes « assassinées » depuis le début de l’année et dénoncer « l’indifférence du gouvernement », a constaté un journaliste de l’AFP.

Arrivées sur place à 11H00 précises, les activistes aux seins nus sont restées juchées dix minutes sur les célèbres colonnes de Buren, d’abord silencieuses et poings levés, puis craquant des fumigènes roses avant de scander: « Aux femmes assassinées, la patrie indifférente », « Pas une de plus! » et « Stop féminicide! ».

Des slogans ensuite repris pendant leur rapide sortie jusqu’à la place du Palais-Royal, face au Louvre, où les militantes se sont rapidement dispersées sous l’œil interloqué de rares touristes en cette fin de matinée nuageuse.

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De femmes à femmes !

« Made in Women »  le 24 mai 2019, de 11h30 à 16h Siwo 972,

75 rue Moreau de Jonnes, Fort-de-France

Ailleurs, comme en Martinique, beaucoup des femmes sont artisanes et beaucoup d’entre elles sont dans l’anonymat et dans l’isolement. Made in Women souhaite soutenir l’autonomisation de ces femmes en difficulté, en proposant un espace de visibilité et de mise en réseau avec d’autres femmes.

Historique

Le concept Made in Women est né des expériences et rencontres sur le terrain – au Suriname, à Madagascar, en Dominique – de l’ONG D’Antilles et D’Ailleurs, avec des artisanes en difficulté. Ces femmes que DA&DA accompagne, ont des compétences et du savoir-faire, mais elle ont du mal à:
– donner visibilité à leurs créations
– améliorer la qualité et le design de leur créations
– attirer une nouvelle clientèle
– vivre exclusivement de leurs créations
Ainsi, Made in Women propose de donner de la visibilité, de la reconnaissance et l’accès à un réseau de femmes artisanes et de femmes clientes. Made in Women propose également un espace de dialogue et de conseil pour optimiser l’activité des femmes.

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Plus il y a de femmes aux postes de direction, plus le cours en Bourse s’envole

— Par Sofiane Zaizoune —

L’Observatoire Skema de la féminisation des entreprises a rendu son rapport 2019, et le bilan est sans appel. Alors que la présence des femmes aux postes de direction dope significativement la croissance, elles sont encore largement sous-représentées dans les comités exécutifs.

Femmes au volant, croissance au tournant. D’après l’étude 2019 de l’Observatoire Skema sur la féminisation des entreprises, les femmes dirigeantes sont un moteur de performance pour les entreprises. Pour le démontrer, Michel Ferrary, chercheur-affilié à la Skema Business School de Lille, professeur de management à l’Université de Genève et directeur de l’Observatoire, a créé le Femina Index 15, un portefeuille de valeurs boursières qui réunit les entreprises du CAC40 dont au moins 40% des dirigeants sont des femmes. On y trouve L’Oréal, la BNP Paribas, Hermès ou encore la Sodexo.

Entre 2009 et 2019, le Femina Index 15 affiche une croissance à la Bourse de +240%, contre +43% pour le CAC40. Le Femina Index 10, lui, grimpe à +289%. À moyen terme aussi, les avantages d’une forte présence de femmes dirigeantes sont évidents : les Femina Index 15 et 10 ont respectivement progressé de +88,30% et +102% depuis 2013, pendant que le CAC 40 progressait de +25,37%.

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Des « petits riens » à l’inacceptable

— Par Anne-Marie Claverie(*) —
Culture Égalité accueillait, à l’hôtel l’Impératrice, vendredi 10 mai, pour une conférence sur le thème des violences faites aux femmes, Anita Warmel, psychanalyste qui accompagne les personnes en souffrance, notamment les femmes victimes de violences, et est l’auteure d’un roman : Je ne dirai plus son prénom, paru dans la collection A mots Ouverts.
Est-il besoin de rappeler que depuis le 1er janvier de cette année, 52 femmes sont décédées, en France, sous les coups d’un homme qu’elles ont eu le malheur d’aimer ? C’est de cet amour-là qu’Anita Warmel nous a entretenu.es, cet « amour de travers » comme elle le nomme, et comme elle a intitulé sa conférence.
L’auditoire a été un peu déstabilisé dans un premier temps par cette approche, mais celle-ci a finalement conduit à un débat riche, émouvant et sensible. L’amour qui isole, qui nous perd. Beaucoup de témoignages et d’interventions venant d’une assistance hétérogène : femmes et hommes de tous âges avec une majorité de jeunes femmes, mères de famille, institutionnel.les… ont permis de confirmer encore une fois l’ampleur du combat à mener pour faire cesser ces injustices ancestrales qui font tant de dégâts.

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52e féminicide depuis le début de l’année : que faire pour inverser la tendance?

— Par Mathilde Durand —
52 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, depuis le 1er janvier 2019. Des chiffres plus élevés que certains de nos voisins européens, qui alertent les collectifs et les associations.

Jeudi 9 mai, dans la Nièvre, un couple d’une soixantaine d’années est retrouvé mort à son domicile. Selon les enquêteurs, il s’agit d’un féminicide suivi d’un suicide. Depuis le début de l’année, c’est la 52e femme assassinée par son conjoint ou ex-conjoint. En 2018, elles étaient 120, victimes de féminicides. Depuis bientôt trois ans, le collectif « Féminicides par compagnons ou ex » recense les féminicides conjugaux en France. Chaque nouveau drame est raconté sur un post Facebook, « pour que ces femmes restent encore un peu vivantes ».

Le collectif a aussi créé une carte interactive. Chaque point permet de découvrir les circonstances, le lieu et les résultats de l’enquête pour chaque meurtre. La carte répertorie aussi les cérémonies d’hommage aux victimes et les lieux de rassemblements contre les violences conjugales et féminicides.

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Hommes violents, résidence alternée et droits de l’enfant

— Par Huguette Emmanuel Bellemare, Culture Égalité —

Depuis de nombreuses semaines, des femmes désemparées font le tour des associations d’accompagnement des femmes en difficulté pour obtenir de l’aide afin de protéger leur enfant de père violent. Sur ces trois dernières semaines, ce sont trois femmes qui nous ont sollicitées.

Toutes les trois étaient épouses ou compagnes d’hommes vivant en France. Elles sont revenues en Martinique pour fuir les violences. Elles ont chacune un enfant réclamé par un père qui se découvre brutalement indispensable à l’équilibre de son enfant… Mais qui sont-ils, ces bons pères ? Que veulent-ils ?

Tous ont plus ou moins pour modèle et soutien les masculinistes — ces hommes qui haïssent les femmes à cause des quelques acquis sociaux que celles-ci ont arraché par leur lutte. Ils œuvrent pour rétablir l’ordre ancien et donc récupérer leur place dominante tant dans le foyer que dans la société. Pour mener ce combat, il leur faut s’attirer la sympathie voire la compassion des médias et de l’opinion publique.

Pour cela, ils mènent une offensive tous azimuts mise au point par leurs pionniers des USA et du Canada.

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Harcèlement sexuel au travail, arme de destruction massive

— Par Sylvie Javaloyes, Culture-Egalité —
Le harcèlement sexuel est une arme de destruction massive dont l’objectif est de remettre les femmes à une place : être des objets sexuels. De fait, 99% des harceleurs sont des hommes : blagues salaces, messages ou images à caractère pornographique, gestes déplacés, tout le temps, sont autant de moyens mis en oeuvre par ces hommes. Lorsque les femmes ne répondent pas à cette violence, la plupart du temps sans témoin, l’humiliation en public la remplace.

Dans l’entreprise, nos collègues masculins nous rappellent ainsi que nous ne sommes pas comme eux des professionnelles venues travailler, mais des vagins, des fesses, ou des seins qui se trouvent exercer une profession. Pour tout être humain, être réduit à son sexe, c’est comme être réduit à sa couleur de peau, c’est humiliant, c’est violent, c’est destructeur : perte de confiance, culpabilité et peur. Peur de ne pas être crues, d’être accusées d’exagération, de manquer d’humour, d’être aigries, voilà ce que vivent de nombreuses femmes. Quotidiennement.

Lire : Harcèlement sexuel au travail, des femmes brisent l’impunité

Pour comprendre l’ampleur de cette violence, il suffit d’analyser les chiffres en France : -20% des femmes qui travaillent sont victimes de harcèlement sexuel, cela représente 3 millions de femmes.

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Conférence ‘L’amour de travers », sur les violences conjugales

Vendredi 10 mai 2019 à 18 h Motel Impératrice à Foyal

 Animée par Mme Anita Warmel, psychanalyste

L’actualité sur les violences faites aux femmes nous oblige à nous mobiliser sur ce phénomène inacceptable. Informons-nous, échangeons.

Une participation solidaire de 5 euros est demandée, mais vous pouvez donner plus. L’association a vraiment besoin de fonds pour poursuivre ses activités de défense des droits humains, des droits des femmes et des petites filles. A bientôt.

Mme Anita Warmel, psychanalyste. Elle a créé en 2013, un groupe de travail destiné a libérer la parole des personnes en souffrance. Anita Warmel est l’autrice de « Je ne dirai plus son prénom » paru en octobre 2018.

Nina écoute Rachel, ses propos la ramènent à sa propre histoire. Et pourtant, elle voudrait oublier, le meilleur comme le pire, la violence qui surgit, fulgurante, irrépressible. Puis les excuses, les promesses… Celui dont elle ne dira jamais plus le prénom a recommencé. Comment se reconstruire ? Nina a réussi, mais l’inacceptable peut-il s’effacer ? Un roman sensible, maîtrisé, d’une efficacité redoutable pour traduire le trouble, la fracture, la douloureuse réalité vécue par trop de femmes.

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Hommes violents, résidence alternée et droits de l’enfant.

— Par Huguette Emmanuel Bellemare pour Culture Égalité —

Depuis de nombreuses semaines, des femmes désemparées font le tour des associations d’accompagnement des femmes en difficulté pour obtenir de l’aide afin de protéger leur enfant de pères violents. Sur ces trois dernières semaines, ce sont trois femmes qui nous ont sollicitées. Toutes les trois étaient épouses ou compagnes d’hommes vivant en France. Elles sont revenues en Martinique pour fuir les violences. Elles ont chacune un enfant réclamé par un père qui se découvre brutalement indispensable à l’équilibre de son enfant…

Mais qui sont-ils, ces bons pères ? Que veulent-ils ? Tous ont plus ou moins pour modèle et soutien les masculinistes – ces hommes qui haïssent les femmes à cause des quelques acquis sociaux que celles-ci ont arraché par leur lutte. Ils œuvrent pour rétablir l’ordre ancien et donc récupérer leur place dominante tant dans le foyer que dans la société. Pour mener ce combat, il leur faut s’attirer la sympathie voire la compassion des media et de l’opinion publique. Alors, ils ont décidé de se présenter en pères désespérés, parce que dépossédés systématiquement de leurs enfants par les mères et par une Justice complice.

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1 er Mai Journée Internationale des travailleuses et des travailleurs

L’Union des Femmes de Martinique appelle à une mobilisation de toutes les femmes qui s’investissent dans le mouvement social.

Militantes, Bénévoles, Sympathisantes…Toutes concernées !! Ce 1er mai 2019, travailleuses, en situation précaire, chômeuses, partialisées, CDDisées, retraitées fortement concernées par la situation générale de notre pays, nous ne venons pas fêter le travail, nous venons dire ce qui ne va pas, 25 ans après la Loi Roudy sur l’égalité professionnelle.
Avant le défilé unitaire, nous souhaitons, mettre en lumière les inégalités frappant les femmes et la difficile situation des travailleuses par le biais d’une action phare éclair de 10 à 15 minutes.
La mise en scène de cette action est assurée par les membres de l’association Semeuses de Vie, le Collectif du 8 mars, et l’Union des Femmes de Martinique.
Nous donnons rendez-vous dès 8heures à la Maison des Syndicats.

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Ajout de M’A

La fête du Travail est le nom de plusieurs fêtes qui furent instituées à partir du xviiie siècle pour célébrer les réalisations des travailleurs.

La fête du travail est chômée (fériée) dans certains pays comme la Belgique, l’Allemagne ou encore le Luxembourg.

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Il manque 23 millions de femmes dans le monde

— Par Sofiane Zaizoune —

Depuis les années 1970, le déséquilibre démographique mondial se chiffre à 23 millions de femmes manquantes, d’après une étude parue dans la revue PNAS. Un phénomène principalement dû aux avortements sélectifs en Asie.

23,1 millions de femmes manquent à l’appel depuis les années 1970. C’est ce que révèle une étude internationale parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences et dirigée par Fengqing Chao, de l’université de Singapour. En comptabilisant les différences de nombre de naissances d’hommes et de femmes dans le monde et en les comparant au ratio naturel moyen de référence, les chercheurs montrent que, dans douze pays, un grand nombre de femmes qui auraient dû naître n’ont pas vu le jour. C’est en Inde et en Chine que ce phénomène est le plus marqué, avec respectivement 11,9 et 10,6 millions de filles manquantes entre les années 1970 et 2017. Sachant que ces deux pays représentent 38 % de la population mondiale et un tiers des naissances, ils sont les principaux responsables du déséquilibre démographique à l’échelle planétaire.

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« Ouvrir la voix », de Amandine Gay

Samedi 16 mars à 17h 30 au T.O.M. à FdF

— Culture Égalité —

Le Collectif 8 mars Martinique, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, a le plaisir de vous inviter à une soirée spéciale pour libérer la parole des filles et des femmes de la Martinique. Nous organisons la projection du documentaire Ouvrir la Voix, samedi 16 mars au Théâtre Otonom Mawon à la Croix Mission à Fort de France de 17h30 à 20h30. La projection sera suivie de discussions pour raconter à notre tour nos vécus de femmes à la Martinique. Entrée libre, gratuite et sans inscription. Renseignements au 06 96 53 51 16.

Le documentaire filme, sans voix off, 24 femmes noires issues de l’histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles. Il traite de leur expérience de la différence en tant que femme noire et des clichés qui leur sont associés en tant que « femme » et « noire » dans une optique à l’intersection des différentes discriminations.

« Les intervenantes sont avant tout des personnes que je connaissais : des femmes issues du monde artistique, des femmes avec qui j’ai étudié, des amies d’amies.

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L’histoire secrète des femmes de lettres

— Par Aurélien Soucheyre —

De tout temps, les femmes ont écrit. Formidablement. Les noms et les œuvres restent pourtant méconnus. Chercheurs et éditeurs tentent aujourd’hui d’y remédier.

Peut-on se contenter de l’histoire de la littérature telle que nous l’avons apprise ? Certainement pas, vu la très faible place attribuée aux femmes. Qui a pourtant écrit le premier texte littéraire connu ? Une femme : Enheduanna, princesse mésopotamienne, née il y a 4 300 ans ! Qui a signé le premier roman connu ? Une femme : Murasaki Shikibu, dignitaire à la cour impériale du Japon, avec le Dit du Genji vers l’an 1 000 ! Gageons que si ces pionnières étaient nées hommes, leurs noms seraient aujourd’hui bien plus connus du grand public. « Dans des sociétés patriarcales, où les hommes dominent les femmes et leur assignent une place définie, tout était organisé pour interdire, stigmatiser, discriminer, décourager, et au final se réserver l’exercice de la littérature. Les femmes ont malgré tout signé nombre de textes. Forcément, la qualité a été au rendez-vous.

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Les hommes parlent deux fois plus que les femmes dans les médias

1/ Les femmes ne sont ni sportives ni intello

Dans les médias dédiés au sport comme L’Equipe TV et Eurosport, la parole féminine est réduite à la portion congrue. La testostéronée RMC qui consacre plusieurs émissions quotidiennes au sport affiche ainsi le pire taux (16,9 % !) des radios généralistes. Plus surprenante, Canal+ a le plus faible résultat des chaînes généralistes, à cause de son fort prisme footballistique.

Si les femmes n’ont pas de jambes, ce serait donc qu’elles ont une tête ?

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