Féminismes

Le journée des droits humains avec Culture Égalité

Mardi 10 décembre de 18H à 21h à l’habitation la Fontane, 151 route de Balata. 

Depuis sa création, l’association culture égalité, marque d’une façon ou d’une autre cette journée essentielle pour nous : la journée des droits humains.
 
Notre dénomination Culture égalité, signifie que nous luttons pour une égalité dans tous les espaces de la société et de la planète. Nous combattons toutes les discriminations qu’elles soient de race, de classe, d’orientation sexuelle, d’handicaps… En plus les droits des femmes sont des droits humains. 

Une femme peut-être discriminée parce-qu’elle femme mais parce-qu’elle est une femme noire, ou/et homosexuelle, ou/et porteuse d’un handicap, ou et obèse, ou/et voilée, ou/et migrante et; ou/et de classe sociale modeste, ou/et pauvre.. nous en passons…..

Pour cette journée du 10 décembre, des associations se sont jointes à nous pour marquer cette journée des droits humains : Amazones, ASSOKA, Culture Egalité, ESA, KAP Caraïbe, Ma Tété, Mouvement du Nid, Konbit. 
  Elle se déroulera mardi 10 décembre de 18H à 21h à l’habitation la Fontane, 151 route de Balata. 
 

Elle se déroulera en deux parties : 
 
1ere partie : les associations présentes diront pourquoi l’objet de leur association concerne la défense des droits humains et pourquoi elles sont là aujourd’hui
 
L’ASSOKA exposera plus longuement la situation des migrants et migrantes dans notre pays (8 minutes)
 
Intervention de Serge Chalons,  : « Ecologie et droits humains, la place des femmes, leur implication et l’impact sur la santé »
 
2e partie : Culture Egalité remettra un prix qu’elle a créé : le prix des droits humains et des droits des femmes, à une de ses militantes »
L’an dernier elle l’avait remis à Danièle Magloire, féministe, sociologue Haïtienne.

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Ce chant chilien devient un hymne mondial contre les violences faites aux femmes

— Par Laura Daniel —
La contestation sociale qui fait rage au Chili depuis plus d’un mois a vu émerger un chant chorégraphié dénonçant les violences faites aux femmes. Devenu viral sur internet, il a été repris par les militantes féministes du monde entier.

« Ce n’était pas de ma faute, ce n’était pas non plus à cause de l’endroit où je me trouvais ni à cause de la façon dont j’étais habillée. Le violeur, c’était toi. » Ce chant est né à Valparaíso, au Chili, au cœur du mouvement de contestation sociale qui monte en puissance depuis plusieurs semaines dans le pays.

La hausse du prix du ticket de métro a mis le feu aux poudres, entraînant une remise en question de toute la société chilienne, où persistent et s’accroissent de profondes inégalités. Une crise sociale émaillée de violences, lors des manifestations, mais aussi de chansons.

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Angela Davis à la rencontre des Martiniquais

Fêter les 75 ans de l’Union des Femmes de Martinique avec Angéla Davis est tout un symbole.

C’est la rencontre de 2 « grandes dames » de 75 ans :
• L’Union des femmes de Martinique créée en 1944, est la première association féministe de la Martinique et de la Caraïbe. Elle milite contre les violences faites aux femmes, pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans une société plus juste.
• Angéla Davis, militante internationalement connue, lutte pour la cause des Femmes, des Noir.es, des Prisonnier.es, des droits des homosexuel.les et l’écologie.
ANGELA DAVIS À LA RENCONTRE DES MARTINIQUAIS
Pour ses 75 ans, l’Union des Femmes offre à la Martinique la venue d’une « légende » : ANGELA DAVIS !
A l’occasion d’évènements publics ou privés, l’UFM invite la population martiniquaise à la rencontre de cette militante engagée depuis des décennies et toujours très active.
Mardi 3 décembre – 18h30 au Parc Floral (entrée libre sur réservation)
Conférence « Angela Davis, un engagement dans les luttes d’hier et d’aujourd’hui »
Angela Davis nous fera l’honneur de parler de son parcours et de ses luttes, de son engagement en tant que militante et de sa participation aux luttes sociales.

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Fatou Sow, défricheuse du féminisme africain

A 79 ans, la sociologue sénégalaise, qui a notamment introduit les études féministes dans son pays, n’a rien perdu de la fougue qui l’a toujours animée et dénonce plus que jamais les conservatismes culturels et les fondamentalismes religieux qui menacent les droits des femmes africaines

Fatou Sow est l’une de ces femmes de tête dont l’élégance altière et la grandeur de caractère compensent une taille qu’elle dit volontiers « petite ». La voix douce et le visage serein dissimulent mal une détermination que l’on devine sans faille. Et l’on peut imaginer sans peine que cette Sénégalaise de 79 ans n’a guère manqué de courage sa vie durant : elle a dû être animée d’une volonté de fer pour parvenir à s’imposer comme une sociologue féministe dans le milieu très masculin de la recherche. Fatou Sow est une pionnière.

Née en 1940 à Dakar dans une famille de lettrés originaire de Saint-Louis, elle est l’une des 2 femmes parmi 300 étudiants à entrer à l’université lorsque son pays devient indépendant, en 1960.

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Angela Davis, invitée pour les 75 ans de l’UFM

Mardi 3 décembre 2019 à partir de 18h 30 Parc Aimé Césaire FdF

Pour célébrer ses 75 ans, l’UFM a l’immense honneur d’accueillir Angela Davis,  figure emblématique internationale du féminisme, des luttes sociales et politiques.

Fêter les 75 ans de l’Union des Femmes de Martinique avec Angéla Davis est pour nous tout un symbole. C’est la rencontre de 2 « grandes dames » de 75 ans.

 Lire aussi : Angela Davis : noire, communiste, féministe et lesbienne, ne vous déplaise!

– L’Union des femmes de Martinique créée en 1944, est la première association féministe de la Martinique et de la Caraïbe. Elle milite contre les violences faites aux femmes, pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans une société plus juste.
– Angéla Davis, militante internationalement connue, lutte pour la cause des Femmes, des Noir.es, des Prisonnier.es, pour les droits civiques, et l’écologie.

Mardi 3 Décembre 2019 à 19h
(ouverture des portes à 18h30)
Parc Aimé Césaire
Entrée libre sur réservation uniquement sur weezevent : https://www.weezevent.com/conference-d-angela-davis

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Un procès fictif au théâtre pour sensibiliser aux violences conjugales

— Par Sandrine Blanchard —
Le temps d’une soirée, le Théâtre de la Michodière à Paris s’est transformé en cour d’assises pour juger un drame inspiré de plusieurs faits divers.
Lundi 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le Théâtre de la Michodière à Paris s’est transformé en cour d’assises. Devant une salle comble, comédiens et professionnels de la justice et de la police ont plongé le public dans l’intimité d’un drame conjugal.

Ce procès fictif, imaginé à l’initiative de la nouvelle association Lawyers for Women (L4W), n’est pas « la reconstitution d’une histoire vraie mais la somme de mille histoires entendues dans nos cabinets », explique Michelle Dayan, avocate au barreau de Paris et coprésidente de L4W. A partir de bribes de dossiers, d’indications et de témoignages livrés par des avocats ou lus dans la presse, Hannah Levin Seiderman a écrit et mis en scène une histoire au plus proche du réel.

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Les mots sexistes qui mentent, tuent et enchaînent !

— Par Lorraine Questiaux. Avocate, féministe —
Il y a une guerre contre les femmes et cette guerre ne connait pas de trêve. Les victimes sont indénombrables : elles sont nous toutes les femmes. Cette guerre a pour champs de bataille les foyers, les berceaux, l’espace public, les trottoirs, les médias, les œuvres littéraires… Elle ne connait pas de cessez-le-feu. La nuit, le jour, de la naissance au cercueil : on nous tue, on nous viole, on nous découpe, on nous humilie, on nous déshabille, on nous séquestre, on nous exploite. Par amour, par passion vous dites ? Nous sommes libres, nous sommes belles, nous sommes cruelles… dites-vous ? Ce discours des classes dominantes qui nous berce et nous désarme, un jour bientôt, demain, n’aura plus d’écho.
En France et ailleurs, il n’y a pas de continent, il n’y a pas de religion, il n’y a pas de langue où notre classe n’ait été insultée, où nos sœurs n’ait été dominées, où nos droits ne sont pas bafoués. « Putes » « putains » « escorte» entendez le tintement de nos chaines.

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Notre sororité contre la violence

— Par Isabelle Damico Alfonso – Leila Gonier pour Culture Égalité —
Dans le cadre de la 20e Campagne pour l’élimination des violences faites aux femmes, Culture Égalité, soutenue par le Collectif 8 Mars Martinique, a initié, ce samedi 23 novembre, un événement alliant performance artistique et manifestation participative. L’objectif était de sensibiliser et de conscientiser les femmes pour que les violences ne soient plus une fatalité.
La matinée a commencé par une appropriation créative de la place de l’Enregistrement. Des banderoles portant des phrases chocs aux couleurs vives interpellaient les passant·es sur des thématiques concernant les violences faites aux femmes. Et une vingtaine de militant·es les invitaient à participer à la fabrication d’un « plafond » coloré où chaque couleur revêtait un sens positif, soit quatre couleurs pour quatre combats : Femmes aux combats, Sororité, Société équitable, Joie et partage. La population s’est spontanément prêtée au jeu, chacun.e accrochant le ruban de son choix.
Puis, quatre artistes féminines d’horizons différents, issues de « Un OEuf, maison d’artistes », ont performé.

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Les tambours de la résistance des femmes

25 novembre 2019 à 18h Parking Savane  FdF

Une fois de plus et une fois de trop, nous disons non ! Non à la barbarie ! Non au machisme ! Non à la domination masculine ! Non au laxisme des autorités… !

Oui à la solidarité des familles, proches, voisin.e.s, collègues pour sortir nos filles et femmes des violences conjugales donc de l’emprise de leur bourreau !

Les violences dont aurait été victime depuis quelques temps, la jeune Aurélia âgée de 22 ans, sont inacceptables ; nous ne devons plus tolérer la banalisation de ces dernières, entraînant cette femme à la mort, dans des conditions effroyables…selon les propos relatés ! L’UFM transmet à sa famille et à ses proches tout son soutien en ces moments difficiles.

Dans l’attente des conclusions de l’enquête, à l’aube de l’ouverture de la 20ème campagne pour l’élimination des violences faites aux femmes et de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre prochain, nous invitons la population, filles et garçons, femmes et hommes à soutenir les actions de l’ensemble des partenaires mobilisé.e.s autour de la problématique des violences conjugales, mais aussi, de celles, protéiformes, faites aux femmes, et à être aussi des actrices et acteurs au quotidien pour une société moins violente et plus égalitaire…

Violences conjugales et vie privée ne sont pas compatibles : Tous et toutes : dénonçons-les !!!

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Marche des tambours de la résistance des femmes

Lundi 25 novembre 2019

Après la stupéfaction, l’émotion et l’effroi qui ont fait suite à l’annonce du décès de la jeune Aurélia, victime de violences depuis des années,
En accord avec la famille, l’UFM propose de lui rendre un hommage et de l’exprimer le

lundi 25 novembre,
Journée internationale de lutte contre les violences envers les femmes
à la
Marche des tambours de la résistance des femmes

Nous invitons toutes les associations, structures, et personnes volontaires qui veulent participer à l’organisation de cette marche à une réunion
le Mercredi 20 novembre à 18h
Au siège de l’UFM 17 rue Lamartine

Nous devons être nombreux-ses à dire notre révolte et notre refus des violences !

La journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes est célébrée le 25 novembre et soutenue par l’Organisation des Nations unies.

La date du 25 novembre est récente. Cette célébration d’après l’OMS1 a pour source un événement particulier, l’assassinat le 25 novembre 1960 des sœurs Mirabal en République dominicaine.

Historique

L’assassinat le 25 novembre 1960 des trois sœurs Mirabal, militantes politiques dominicaines, commandité par le dictateur Rafael Trujillo, fut la principale raison qui a conduit la République dominicaine à proposer cette journée de lutte contre la violence faite aux femmes.

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Féminicides : un rapport de la justice reconnaît des failles dans le traitement des violences conjugales qui précèdent les crimes

Ce rapport confié à l’Inspection générale de la justice a examiné 88 dossiers d’homicides conjugaux et de tentatives d’homicides commises en 2015 et 2016 et définitivement jugés, afin d’identifier d’éventuels dysfonctionnements.

Dans un rapport commandé par le ministère de la Justice en juin dernier et publié dimanche 17 novembre, l’Inspection générale de la Justice (IGJ) note une vingtaine de dysfonctionnement dans la prise en compte en amont des féminicides, dans le retour d’expérience et le suivi des auteurs déjà condamnés. Il faut notamment, selon l’IGJ, améliorer « le repérage et le traitement » des violences conjugales qui précèdent le crime. Dans une interview parue dans Le Journal du dimanche du 17 novembre, Nicole Belloubet reconnaît que « la chaîne pénale n’est pas satisfaisante ».

Le rapport de l’IGJ (lien vers un document PDF) est basé sur des faits d’homicides commis durant les années 2015 et 2016, 88 dossiers criminels qui ont donné lieu à un procès aux assises. Ce qui en ressort, c’est que les alertes données par les victimes restent très souvent sans réponse.

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À propos de l’assassinat d’Aurélia : l’U.F.M. dit NON!

La liste des féminicides commis en Martinique ne doit plus s’allonger!

Une fois de plus et une fois de trop, nous disons non !

Non à la barbarie !

Non au machisme !

Non à la domination masculine !

Non au laxisme des autorités… !

Oui à la solidarité des familles, proches, voisin.e.s, collègues pour sortir nos filles et femmes des violences conjugales donc de l’emprise de leur bourreau !

Les violences dont aurait été victime depuis quelques temps, la jeune Aurélia âgée de 22 ans, sont inacceptables ; nous ne devons plus tolérer la banalisation de ces dernières, entraînant cette femme à la mort, dans des conditions effroyables…selon les propos relatés ! L’UFM transmet à sa famille et à ses proches tout son soutien en ces moments difficiles.

Dans l’attente des conclusions de l’enquête, à l’aube de l’ouverture de la 20ème campagne pour l’élimination des violences faites aux femmes et de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre prochain, nous invitons la population, filles et garçons, femmes et hommes à soutenir les actions de l’ensemble des partenaires mobilisé.e.s autour de la problématique des violences conjugales, mais aussi, de celles, protéiformes, faites aux femmes, et à être aussi des actrices et acteurs au quotidien pour une société moins violente et plus égalitaire

Violences conjugales et vie privée ne sont pas compatibles :

Tous et toutes : dénonçons-les !!!

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Les inégalités de salaires entre les hommes et les femmes s’aggravent avec l’ancienneté

En dépit d’une plus grande participation des femmes au marché du travail, les inégalités de salaires sont encore plus criantes avec l’ancienneté. D’après une récente enquête de l’Insee, au bout de 11 ans de carrière, l’écart est d’environ 400 euros par mois, contre 100 euros en début de carrière.

Le fossé est loin de disparaître. Selon une enquête de l’Insee publiée ce mercredi 13 novembre, les écarts de salaires entre les hommes et les femmes ont tendance à s’aggraver avec l’ancienneté sur le marché du travail. Si l’accès des femmes à l’emploi s’est amélioré depuis plusieurs décennies, la parité est loin de s’appliquer au niveau des salaires malgré les efforts de communication déployés dans certains groupes et PME.

> Lire aussi : Les inégalités femmes-hommes persistent chez les jeunes diplômé.e.s
410 euros d’écart au bout de 11 ans d’ancienneté

L’un des résultats marquants de ce travail est que l’évolution des salaires pour les hommes est bien plus marquée que celle des femmes après seulement quelques années d’expérience. L’étude explique par exemple que « l’écart de salaire mensuel net médian s’élève à 100 euros pour les débutants (1.400 euros pour les jeunes femmes contre 1.500 euros pour les jeunes hommes), il atteint 410 euros à partir de 11 ans d’ancienneté (1.590 euros contre 2.000 euros) ».

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Outre-mer : l’Etat débloque 800 000 euros supplémentaires pour lutter contre les violences conjugales

Cette enveloppe « s’ajoute aux fonds déjà engagés parce qu’il y a des besoins criants dans les territoires d’outre-mer », a expliqué Marlène Schiappa.

Des moyens pour le troisième département français le plus concerné par ce problème et pour les autres territoires ultramarins. Marlène Schiappa a annoncé mercredi 6 novembre, à La Réunion, que 800 000 euros supplémentaires leur seront attribués pour lutter contre les violences conjugales.

« Je ne suis pas venue les mains vides, je suis venue ici, à La Réunion, avec 800 000 euros en plus pour les territoires d’outre-mer », a déclaré la Secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes sur la chaîne Antenne Réunion. Arrivée le matin pour une visite de deux jours, Marlène Schiappa a précisé que cette somme allait être « répartie entre les différents territoires d’outre-mer », et que 135 000 euros seraient « engagés à La Réunion ».

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Dans quels pays les femmes vivent-elles le mieux ?

Un nouveau classement publié par National Geographic révèle les pays où il est le plus agréable de vivre en tant que femme. Sans grande surprise, les pays scandinaves se retrouvent en haut du panier, tandis que la France ne se place qu’à la 20e position.

La condition des femmes varie énormément en fonction du pays où elles vivent. C’est l’enseignement à tirer d’une enquête très documentée que vient de publier le site internet de National Geographic. Le média américain, spécialisé dans les documentaires sur la nature, la science, mais aussi la culture et l’histoire, s’est donc penché sur la qualité des conditions de vie des femmes dans le monde.

Pour cette enquête, National Geographic s’est associé à des organismes tels que le Georgetown Institute for Women, Peace and Security et au Peace Research Institute d’Oslo. Avec ces organismes non-gouvernementaux, ils ont collecté les données les plus récentes tenant compte d’indicateurs clés comme l’inclusion des femmes dans la société, leur sentiment de sécurité et l’accès à la justice.

Ce travail a permis d’établir un indice reflétant où les femmes vivent le mieux ou le moins bien, en classant 167 pays en fonction de ces trois critères.

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L’avocat Alex Ursulet est visé par une plainte pour viol

— Par Michel Deléan —

L’avocat Alex Ursulet fait l’objet d’une plainte pour viol et harcèlement sexuel déposée par une jeune consœur ayant effectué un stage à son cabinet. Une procédure disciplinaire est également en cours au conseil de l’Ordre des avocats de Paris. Me Ursulet conteste catégoriquement les accusations portées contre lui, et réplique avec une autre plainte.

Une plainte pour « viol et harcèlement sexuel » visant l’avocat parisien Alex Ursulet, 62 ans, a été déposée le 25 septembre au parquet de Paris, selon des informations obtenues par Mediapart. La plaignante est une jeune avocate qui a effectué un stage au cabinet de Me Ursulet début 2018. Elle a versé des copies de SMS et des attestations écrites de témoins à l’appui de sa plainte, rédigée par Thibault Laforcade, son défenseur.

Pénaliste disposant d’une certaine notoriété (il a notamment défendu Alain Carignon, Paul Barril, Guy Georges, et a publié plusieurs livres), Alex Ursulet, qui bénéficie de la présomption d’innocence, dément catégoriquement les accusations portées contre lui. Il annonce à Mediapart avoir déposé récemment une plainte pour « dénonciation calomnieuse » et « violation du secret professionnel » contre sa jeune consœur.

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Hommages à Jane Apolinaire Léro

Vendredi 18 octobre 18h30 & Dimanche 20 octobre à partir de 9h 30. FdF

Voulez-vous connaître Jane Lero, une pionnière du mouvement féministe en Martinique ? mieux connaître les femmes notre histoire ? 2 rendez-vous originaux vous sont proposés par l’UFM sur les pas de Jane Léro, fondatrice de l’UFM :

  • Vendredi 18 octobre 2019 18h30 ex conseil général, avenue des Caraibes : conférence et présentation du nouveau livret sur Jane Lero

  • Dimanche 20 octobre 2019, dans le cadre des journées nationales d’architecture, connaître la vie de Jane Léro à travers le patrimoine immobilier de Fort de France avec une balade urbaine. Départ à 9h30 de l’Atrium

Jane Léro (8 février 1916 – 17 juillet 1961) est une militante féministe et communiste martiniquaise.

Biographie
Jane Apolinaire Léro grandit avec ses sept frères et sœurs dans une famille de petits commerçants originaires de Lamentin en Martinique. Adolescente, elle intègre le Pensionnat colonial des jeunes filles de Fort-de-France. En 1938, Jane Léro obtient le prix d’honneur en mathématiques et en sciences du lycée Schoelcher.

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Règles : la pudeur de gazelle de la télévision appartient-elle au passé ?

Le CSA a reçu près de 400 plaintes et 1 000 signalements après que la marque d’hygiène féminine Nana a diffusé un spot jugé osé, relate « Le Parisien ».

Cachez-moi ces règles que je ne saurais voir. Tel pourrait être le dicton du monde cathodique, qui se montre bien pudique lorsqu’il s’agit de parler des périodes menstruelles. Le sujet paraît si tabou dans la société française que les marques et les agences de publicité qui travaillent pour elles ont pris un malin plaisir à éviter tout réalisme dans leurs réclames. Montrer du sang à l’écran ? Hors de question ! Les spécialistes de l’hygiène féminine lui préfèrent un liquide bleu déshumanisé, mais bien plus pur et moins choquant pour les téléspectateurs. Et tant pis si ces derniers restent dans l’ignorance. « Quand j’étais petit, je croyais que les filles versaient du liquide bleu en secret », reconnaissait le célèbre youtubeur Cyprien dans un sketch paru en 2013 sorti de l’oubli par nos confrères de Stratégie.

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PMA pour toutes : homophobie ou sexisme ?

— Par Jean Gabard —
Les sociétés évoluent et les lois doivent aussi évoluer pour en tenir compte. L’évolution peut cependant être positive ou négative. Changer de direction et même prendre la direction inverse, quand on croit s’être trompé, ne certifie pas aller forcément dans le bon sens. C’est ainsi que dans les débats sur l’ouverture de la PMA à toutes les femmes on peut parfois se demander où sont les réactionnaires, les conservateurs et les progressistes ?
Pendant des millénaires, la société patriarcale a imposé son idéologie autoritaire et sexiste. Comme toute différence, la différence des sexes gêne, en nous interrogeant sur notre identité. Qualifier la femme « d’homme incomplet » était la manière d’affirmer que l’homme représentait la norme et que le « défaut » de la femme constituait une différence qui ne devait pas exister. C’était ne pas reconnaître la différence du sexe féminin et tenir cette position est aujourd’hui insupportable et condamnée à juste titre pour sexisme.
Aujourd’hui, parce que la différence des sexes a été très mal gérée et a servi à inférioriser les femmes, on ne cherche toujours pas à la gérer autrement mais encore à la dénier.

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Le clitoris sort du bois, porté par la vague féministe

Paris – Ce n’est ni un bretzel, ni un emoji, ni un alien… Longtemps caché, mal représenté et mutilé, le clitoris s’affiche grâce aux féministes de la nouvelle génération, qui cherchent à libérer la parole autour d’un sujet encore tabou, le plaisir féminin.

Statue géante posée devant une gare en Suisse ou un campus à Poitiers, pochoirs sur les trottoirs parisiens, affiches au design pop placardés pour la journée de la femme (8 mars)… Les exemples sont nombreux de cette apparition dans la sphère publique, mais c’est sur les réseaux sociaux que ce mouvement est le plus visible. 

« Tout le monde sait dessiner un pénis, mais un clito…« . « Soit on ne sait pas où il est, soit on ne sait pas à quoi il ressemble, soit on ne sait pas à quoi il sert« , affirme Camille Aumont-Carnel, à l’origine du compte Instagram « jemenbatsleclito« . 

Une méconnaissance, qui va souvent de pair avec des conceptions erronées sur la sexualité féminine, comme elle l’a constaté lors d’une conversation entre amis qui fit office de déclic.

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« Il y a une dimension politique dans le fait de rétablir la taille véritable du clitoris » dans les manuels scolaires

Odile Fillod a œuvré à réhabiliter le clitoris dans les manuels scolaires.Les travaux de l’auteure du blog Allodoxia ont conduit quatre éditeurs scolaires à intégrer en cette rentrée des croquis de l’anatomie complète de l’organe.

— Par Claire Legros —

A quoi ressemble vraiment l’anatomie d’un clitoris ? En cette rentrée scolaire, quatre éditeurs de manuels de sciences de la vie et de la Terre (SVT) – Hatier, Nathan, Bordas et Lelivrescolaire.fr – ont profité d’une refonte des programmes pour rompre avec des années d’ignorance. Dans les ouvrages destinés aux classes de seconde, les croquis illustrant les chapitres sur la sexualité présentent désormais l’anatomie complète de l’organe (environ 10 cm depuis le gland jusqu’au bout de ses piliers) et non plus un simple « bouton », voire rien du tout, comme c’était le cas jusqu’à présent.

Rendez-vous au Monde Festival : De #Metoo à Trump : rencontre avec Eve Ensler sur les nouveaux combats du féminisme

Cette réhabilitation bienvenue mais tardive doit beaucoup à Odile Fillod qui, ces dernières années, a entrepris de rendre justice à l’organe jusque-là délaissé par les éditeurs.

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Aurore Evain : « S’attaquer aux violences symboliques de la domination masculine »

—Propos recueillis par Caroline Flepp —

Du Moyen Age jusqu’à ce que la révolution française le bannisse, le terme matrimoine était utilisé. Il aura fallu attendre le XXIéme siècle pour qu’enfin il reprenne vie. Ainsi depuis 2015, les Journées du Matrimoine permettent de mettre en valeur des scientifiques, autrices, compositrices, peintres, sportives… Aurore Evain, actrice, autrice de théâtre, metteuse en scène, chercheuse est la personne qui en France a réellement sorti le concept de matrimoine de l’ombre.

Comment définissez-vous le matrimoine ?

Le matrimoine représente, étymologiquement, les biens culturels transmis par les «mères», c’est-à-dire l’héritage culturel légué par les femmes, au fil des générations. Rendre visibles les femmes dans l’histoire culturelle et artistique consiste à s’attaquer aux violences symboliques de la domination masculine, sans doute les plus puissantes, car les plus insidieuses, celles qui se cachent et se transmettent dans l’inconscient et la mémoire collectives.

Ce mot fut dans l’usage courant dès le Moyen Âge et tout au long de l’Ancien Régime. Si on le considère comme un néologisme, il n’a pas de sens en effet.

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Journées du matrimoine : redécouvrir nos ancêtres créatrices

Depuis 2015, le matrimoine s’impose pour éclairer la face cachée de notre héritage culturel. Nouveau coup de projecteur pour les journées 2019 !

« On n’est pas que des muses ! » Tel est le credo des Journées du matrimoine, qui ont lieu ce week-end, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Île-de-France et en Normandie. Depuis 2015, ces journées sont organisées par l’association HF afin de compléter les Journées du patrimoine. Ces dernières étant majoritairement consacrées à des œuvres masculines, elles oublient une très grande partie de notre héritage culturel, celui créé par des femmes.

« L’égalité entre femmes et hommes dans la culture passe par la valorisation de l’héritage des femmes artistes et intellectuelles d’hier », affirme l’association HF. Et l’égalité, on en est loin. Les femmes ne représentent ainsi que 1% des compositrices et 7% des cheffes d’orchestre. Manque de goût pour la musique ? Pas du tout !  Elles constituent 55% des élèves des conservatoires. La situation est semblable dans le théâtre ou la danse : elles ne représentent que 13% des chorégraphes programmé.e.s.

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Le matrimoine

Aux grandes femmes la matrie reconnaissante

Notre héritage culturel est composé de notre patrimoine (ce qui vient des pères) et de notre matrimoine (ce qui vient des mères). En réhabilitant la notion de matrimoine, le mot comme les femmes qui le composent, nous nous réapproprions l’héritage culturel qu’on nous vole : nous retrouvons dans la chambre de notre culture une autre bibliothèque, celle des compositrices, des conteuses, des clownesses, des plasticiennes…

Démocratisons les arts et la culture par l’égalité
Les inégalités femmes-hommes invraisemblables, au fort pouvoir symbolique, perdurent dans les arts et la culture. Elles soulèvent un véritable problème de démocratie : Quelles représentations offrir à notre société ? Ses secteurs professionnels respectent-il les principes de partage et de libre accès voulus par le dispositif public ? Comment les oeuvres qui y sont produites peuvent-elles parler du monde, si les femmes, qui constituent plus de la moitié de la population, n’y prennent qu’une part aussi minime ?
En luttant contre les discriminations en matière de représentation femmes-hommes et en général contre toutes formes de discriminations liées au sexe, aux origines ou aux parcours des artistes et des professionnel·le·s, HF prétend contribuer à ce que le secteur artistique et culturel soit l’expression d’une société en mouvement, soucieuse d’égalité et de démocratie.

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L’insurrection du Sud et la justice coloniale

— Par Huguette Bellemare pour Culture Egalité —

L’Insurrection du Sud

Bref rappel des faits, Rôle des femmes

Septembre 1870, 22 ans après l’abolition : Un jeune artisan noir au travail, Lubin, est cravaché par un colon blanc qui estime qu’il ne lui cède pas le passage assez rapidement. Lubin porte plainte, mais il est débouté. Quelques jours après, il se fait justice. Il est alors condamné à 7 ans de bagne en Guyane. La population s’indigne, se solidarise avec lui et profite de la défaite de Sedan et de la proclamation de la 3e République pour réclamer justice. C’est le début d’une insurrection qui mobilise pendant 5 jours la petite paysannerie noire, et au cours de laquelle un béké particulièrement nostalgique de l’esclavage, Codé, est tué et des plantations, pillées et / ou incendiées.

Les femmes (très jeunes, en général) jouèrent un rôle important dans dette révolte. On connaît surtout le nom de Lumina Sophie, de Rosanie Soleil et de Madeleine Clem, mais il y en eut bien d’autres. Même si les autorités judiciaires (et un peu aussi leurs compagnons de lutte) s’efforcèrent de réduire leur participation au rôle d’appoint traditionnel, elles n’en payèrent pas moins par de lourdes peines (prison, déportation) la grande peur infligée aux possédants.

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