Catégorie : Sciences & Technologies

Technologies, informatique, téléphonie

L’éphéméride du 11 octobre

Création officielle du parachute le 11 octobre 1802

Parachute
Le parachute est un dispositif destiné à freiner le mouvement, principalement vertical d’un objet ou d’un individu dans les airs. Historiquement, le parachute sert à rendre possible le retour au sol en bonne condition d’une personne abandonnant un aéronef, mais le terme a été appliqué à de nombreux dispositifs destinés à empêcher une chute ou à ralentir un appareil au moyen d’un dispositif semblable à un parachute de descente.

Le principal sport ou loisir qui en décline est le parachutisme. Il est utilitaire dans l’activité du parachutisme militaire.

Étymologie
Le mot parachute est constitué du préfixe para- (du latin paro (« parer, contrer »)) et du mot français chute (fait de tomber) : protection contre la chute. Le mot a été inventé par Louis-Sébastien Lenormand en 1785.

Classification
Il existe quatre sortes de parachutes :

Le dispositif constitué d’une voile destiné à ralentir la chute d’une personne ou d’un objet, en vue de se poser sain et sauf sur le sol. Il s’agit du frottement fluide qui freine la chute.
Par extension, le « parachute » est un dispositif en toile qui freine certains engins à l’atterrissage (voir l’article frein).  Lire Plus

Vers un “bilinguisme numérique”…

Apprendre à faire avec l’IA et apprendre à faire sans

— Par Daniel Andler —

Comme pour les technologies qui l’ont précédée, l’enjeu est d’apprendre à maîtriser l’IA tout en gardant la capacité de s’en passer.

Et si les élèves apprenaient avec l’intelligence artificielle, mais aussi sans aucun outil numérique ? Le « bilinguisme éducatif » propose deux modalités d’enseignement distinctes pour développer les compétences numériques tout en préservant l’autonomie de pensée.

En bref

  • L’IA dans l’éducation présente des bénéfices et des risques : aide personnalisée et accessibilité, mais aussi possible perte de compétences et affaiblissement du jugement critique.

  • Le « bilinguisme éducatif » propose, dès le collège, des enseignements avec et sans outils numériques, pour apprendre à utiliser l’IA tout en conservant la capacité de travailler sans elle.

  • Cette double approche permettrait de comparer les effets des deux modalités sur les mêmes élèves, tout en préservant les savoirs fondamentaux, les échanges en classe et l’autonomie face aux technologies.

Sommaire

  • Quels bénéfices pour les apprenants ?

  • Les dangers inhérents au principe même de l’intervention de l’IA dans l’éducation

  • Le risque de la perte de sens critique

  • Du côté des enseignants

  • Laisser l’enseignant décider : une réponse majoritaire, mais qui présente des limites

  • Vers un “bilinguisme numérique” : apprendre à faire avec l’IA et apprendre à faire sans

  • L’IA dans l’éducation : bonne ou mauvaise chose ?

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L’éphéméride du 28 septembre

  • Fondation de l’Association internationale des travailleurs (« Première Internationale ») le 28 septembre 1864
  • Découverte de la relativité restreinte par Einstein le 28 septembre 1905

La relativité restreinte est la théorie élaborée par Albert Einstein en 1905 en vue de tirer toutes les conséquences physiques de la relativité galiléenne et du principe selon lequel la vitesse de la lumière dans le vide a la même valeur dans tous les référentiels galiléens (ou inertiels), ce qui était implicitement énoncé dans les équations de Maxwell (mais interprété bien différemment jusque-là, avec « l’espace absolu » de Newton et l’éther).

La relativité galiléenne énonce, en langage moderne, que toute expérience faite dans un référentiel inertiel se déroule de manière parfaitement identique dans tout autre référentiel inertiel. Devenu « principe de relativité », son énoncé sera ensuite modifié par Einstein pour être étendu aux référentiels non inertiels : de « restreinte », la relativité deviendra « générale », et traitera de plus de la gravitation, ce que ne fait pas la relativité restreinte.

La théorie de la relativité restreinte a établi de nouvelles formules permettant de passer d’un référentiel galiléen à un autre.  Lire Plus

L’éphéméride du 27 septembre

Richard Stallman annonce son projet GNU (système d’exploitation entièrement libre) le 27 septembre 1983

Le projet GNU est un projet informatique dont les premiers développements ont été réalisés en janvier 1984 par Richard Stallman pour développer le système d’exploitation GNU. Le projet est maintenu par une communauté de hackers organisée en sous-projets. Chaque brique du projet est un logiciel libre utilisable de par sa nature dans des projets tiers, mais dont la finalité est de s’inscrire dans une logique cohérente avec l’ensemble des sous-projets en vue de la réalisation d’un système d’exploitation complet et entièrement libre, et avec pour stratégie, l’utilisation de l’existant.

C’est ainsi que la première version fonctionnelle du système GNU est construite en 1992 avec l’utilisation du noyau Linux, un projet développé indépendamment du projet GNU par Linus Torvalds. Mais si la « rencontre GNU/Linux » permet l’assemblage d’un système libre, le développement d’un micro-noyau reste aujourd’hui l’un des objectifs techniques du projet.

Le projet est soutenu par la Free Software Foundation, en assurant notamment sa protection légale par la gestion de ses droits d’auteurs. Les objectifs et la philosophie du projet sont par ailleurs définis dans le manifeste GNU, lequel représente l’acte fondateur du mouvement du logiciel libre9.  Lire Plus

Santé : Laurence Huc, pesticides et cancers d’enfants

– par Rodolf Etienne

Toxicologue et directrice de recherche à l’INRAE, Laurence Huc travaille sur les relations entre environnement, pesticides et cancer.

Comment rechercher les causes d’une maladie lorsque les populations sont exposées non pas à un polluant isolé, mais à une multitude de substances au cours de leur vie ?

Du chlordécone aux pesticides contemporains, des sargasses aux métaux lourds, de la pollution atmosphérique aux contaminants alimentaires, la démarche de Laurence Huc invite à penser plus largement ce que pourrait devenir un véritable exposome caribéen.

Laurence Huc, de la toxicologie au débat public

Laurence Huc est toxicologue, directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, l’INRAE. Elle travaille sur les mécanismes par lesquels certains contaminants environnementaux peuvent affecter les cellules et participer au développement de pathologies, notamment cancéreuses. Ses recherches l’ont progressivement conduite à dépasser le seul cadre du laboratoire pour s’intéresser à la manière dont les populations sont réellement exposées : plusieurs molécules, plusieurs sources, plusieurs périodes de la vie, plusieurs environnements. Cette évolution est importante.

La toxicologie classique cherche souvent à isoler une substance, une dose et un effet.  Lire Plus

Quand Dieu inspire l’IA

— Par Rodolf Étienne

Pendant longtemps, la question de l’intelligence artificielle a semblé appartenir presque exclusivement aux ingénieurs, aux informaticiens et aux entrepreneurs de la Silicon Valley.

Mais que se passe-t-il lorsque l’IA doit répondre à une personne en deuil, à quelqu’un qui envisage de se suicider, ou simplement à un utilisateur confronté à un dilemme moral ?

Le problème cesse alors d’être uniquement technique, il devient philosophique, et parfois même, religieux.

C’est ce qui rend particulièrement intéressantes les consultations organisées en 2026 autour de Claude, l’intelligence artificielle développée par Anthropic.

Des théologiens chez Anthropic

Fin mars 2026, Anthropic, entreprise américaine de recherche et de développement en intelligence artificielle, fondée en 2021 par Dario et Daniela Amodei, anciens membres d’OpenAI, a réuni à San Francisco une quinzaine de responsables chrétiens, catholiques et protestants, issus du clergé, de l’université et du monde économique.

Les discussions ont porté sur des sujets étonnants : le développement moral de Claude, son comportement face aux personnes vulnérables et même la manière dont une intelligence artificielle devrait appréhender sa propre disparition éventuelle. Anthropic a ensuite élargi le dialogue.  Lire Plus

Sargasses (3) : Quand le littoral martiniquais perd de sa valeur

— Par Rodolf Étienne

Pendant longtemps, vivre au bord de l’eau était presque automatiquement associé à une plus-value.

Vue sur mer, accès au littoral, ventilation naturelle, proximité des plages : dans une île comme la Martinique, le rivage concentre une partie des biens immobiliers les plus recherchés.

Mais que se passe-t-il lorsque la mer apporte régulièrement autre chose que l’image paradisiaque promise par l’annonce immobilière ?

Depuis 2011, les sargasses modifient progressivement cette équation. Au point où dans certaines villes de la façade atlantique, elles ne sont plus seulement un problème environnemental ou sanitaire. Elles deviennent un facteur de localisation immobilière.

Le phénomène est, certes, encore difficile à mesurer avec précision : professionnels de l’immobilier, propriétaires, loueurs saisonniers et travaux publics commencent à documenter une dégradation de l’attractivité de certains secteurs particulièrement exposés.

Le bord de mer n’a plus partout la même valeur

Le paradoxe est saisissant. Un bien peut posséder tous les attributs traditionnellement recherchés — vue mer, piscine, terrasse, accès direct au littoral — et perdre une partie de son attractivité précisément parce qu’il se trouve trop près de l’eau.  Lire Plus

Sargasses (2) : Quand l’Atlantique étouffe notre littoral

— Par Rodolf Étienne

Les sargasses qui atteignent la Martinique ne peuvent plus être regardées comme une simple nuisance locale.

Elles appartiennent à un système transatlantique désormais installé, nourri par les dynamiques de l’Atlantique tropical, déplacé par les courants et appelé à accompagner durablement les territoires de la Caraïbe.

Mais que se passe-t-il réellement lorsque ces millions de tonnes d’algues terminent leur voyage sur les côtes de Martinique ?

En pleine mer, les sargasses peuvent constituer un écosystème. À proximité immédiate des côtes, leur accumulation massive, au contraire, peut contribuer à en étouffer d’autres.

Entre la masse flottante observée par satellite et le tas brun que l’on retire d’une plage, il existe un espace trop peu regardé : celui des mangroves, des herbiers, des petits fonds, des baies, des poissons, des récifs et des sédiments.

Quand un habitat devient une pression écologique

La sargasse n’est pas naturellement un déchet. Dans l’océan, ses radeaux constituent des habitats flottants où vivent ou transitent poissons, crustacés, invertébrés et jeunes tortues marines. Le problème apparaît lorsque des quantités considérables se concentrent dans des baies, des anses et des petits fonds où l’eau circule beaucoup moins.  Lire Plus

Pixels de suivi : pourquoi recevez-vous actuellement des courriers électroniques sur le sujet ?

Qu’est-ce qu’un pixel de suivi ?

Le 14 avril 2026, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a émis une recommandation relative aux pixels de suivi dans les courriers électroniques. Un pixel de suivi est une petite image invisible intégrée à un courriel. Elle permet à l’expéditeur de savoir :

  • si le message a été ouvert ;
  • à quel moment (jour, heure) ;
  • sur quel type d’appareil (ordinateur, tablette, téléphone portable, etc.) ;
  • à quel endroit approximativement (pays, région, ville, quartier, etc.), car une localisation plus ou moins précise peut être déduite de l’adresse IP du destinataire.

Ces informations permettent à l’expéditeur de mesurer l’audience et d’établir des statistiques. Il peut ainsi évaluer la bonne réception de ses messages et éviter d’envoyer des courriels inutiles en retirant par exemple de sa liste de destinataires ceux qui ne les ouvrent plus.  Lire Plus

Mythos : la boîte de Pandore de la cybersécurité est ouverte

— Collectif (*) —

Le nouveau modèle d’Anthropic ne se contente plus de repérer des vulnérabilités dans les logiciels : il peut aussi imaginer comment les exploiter. Une avancée majeure pour la cybersécurité défensive, mais aussi un signal d’alarme pour un monde numérique déjà criblé de failles.

Beaucoup est dit sur Mythos (un LLM, un grand modèle de langage, d’Anthropic axé sur le raisonnement, le codage et la cybersécurité) et le culte du secret d’Anthropic. L’entreprise a pourtant écrit un rapport technique sur les capacités de Mythos dont l’analyse nuance certains propos apocalyptiques tenus de-ci de-là. Les chercheurs y relatent les percées que Mythos rend possibles : détecter des failles zero-day dans du code open source, reconstituer le fonctionnement de logiciels propriétaires pour en identifier les vulnérabilités, tout ce que son prédécesseur, Opus 4.6, faisait déjà bien.

Le saut de Mythos, c’est sa capacité à exploiter ces failles. Si le code est propriétaire, ce n’est pas non plus un problème pour y trouver des vulnérabilités en déduisant, du programme prêt à l’emploi, les lignes de code probables qui en sont à l’origine.  Lire Plus

Après ChatGPT, les “world models” veulent apprendre aux IA à comprendre le monde

— Par Julien Perez (*) —

Après les IA capables de générer du texte ou des images, une nouvelle génération de modèles cherche à donner aux machines une représentation interne du réel. Objectif : leur permettre d’anticiper les conséquences de leurs actions, comme nous le faisons instinctivement avant de traverser une rue ou de rattraper une balle.

Imaginez un enfant qui, après avoir vu une balle rouler derrière un canapé, sait instinctivement qu’elle continue d’exister et peut anticiper l’endroit précis où elle réapparaîtra. Cette capacité fondamentale, que la psychologie appelle la permanence de l’objet, constitue un socle de l’intelligence humaine. Nous ne nous contentons pas de réagir aux images qui frappent notre rétine ; nous simulons en permanence le futur dans notre esprit. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle tente de franchir ce cap décisif.

Après l’ère des modèles capables de générer du texte, comme ChatGPT, ou des images, comme Midjourney, une nouvelle frontière se dessine avec les world models (“modèles de monde”). L’enjeu est de taille : il s’agit de doter les machines d’une forme de sens commun physique, spatial et logique pour qu’elles cessent d’imiter… et commencent enfin à comprendre.  Lire Plus

Un million de satellites : le ciel nocturne en voie d’industrialisation

— Par Samantha Lawler(*) & Gregory Radisic (*)

Le 30 janvier 2026, SpaceX a déposé une demande auprès de la Federal Communications Commission (FCC) des États-Unis pour déployer une mégaconstellation pouvant compter jusqu’à un million de satellites, constellation destinée à alimenter des centres de données dans l’espace.

Le projet prévoit des OKsatellites opérant entre 500 et 2 000 kilomètres d’altitude en orbite terrestre basse. Certaines de ces orbites sont conçues pour bénéficier d’une exposition quasi permanente au soleil. Le public peut d’ailleurs actuellement soumettre des commentaires sur cette proposition.

La demande déposée par SpaceX n’est que la dernière en date d’une série de projets de mégaconstellations de satellites. Satellites qui remplissent généralement une fonction unique et ont une durée de vie relativement courte, d’environ cinq ans avant d’être remplacés.

En février 2026, environ 14 000 d’entre eux étaient déjà en orbite. Dans le même temps, 1,23 million de satellites supplémentaires sont en projet. La procédure d’autorisation de ces satellites repose presque exclusivement sur les informations techniques, très limitées, que les entreprises qui les produisent fournissent aux régulateurs.  Lire Plus

Addiction aux réseaux sociaux : le verdict qui fissure l’impunité d’Instagram et YouTube

— Par Rob Nicholls (*) —

Pour la première fois, un jury américain reconnaît que l’addiction peut venir de la conception même des plateformes. Une décision qui pourrait déclencher une vague mondiale de poursuites contre la tech.

Instagram et YouTube présentent un défaut de conception qui rend ces réseaux sociaux addictifs, a jugé un jury aux États-Unis. Le jury de Los Angeles a mis près de neuf jours à rendre son verdict dans cette affaire historique intentée par une femme identifiée sous les initiales KGM contre les plateformes de réseaux sociaux. Il a accordé 3 millions de dollars (2,6 millions d’euros) de dommages et intérêts, Meta (propriétaire d’Instagram) étant jugé responsable à 70 % et Google (propriétaire de YouTube) à 30 %. Le jury a ensuite accordé 3 millions de dollars supplémentaires de dommages punitifs.

TikTok et Snap ont tous deux conclu un accord à l’amiable, dont les termes restent confidentiels, avant le début du procès de six semaines. Il s’agit de la deuxième lourde défaite de Meta devant les tribunaux américains la même semaine. Le 24 mars, un jury du Nouveau-Mexique a en effet jugé l’entreprise coupable d’avoir dissimulé des informations sur les risques d’exploitation sexuelle des enfants et sur les effets néfastes de ses plateformes sur la santé mentale des mineurs.  Lire Plus

L’IA, nouvelle ennemie du 7e art ?

À l’approche de la 51e cérémonie des César, le monde du cinéma français hausse le ton. Dans une tribune publiée par Le Parisien, près de 4.000 acteurs, actrices et cinéastes alertent sur les dérives de l’intelligence artificielle, accusée de reproduire leurs visages et leurs voix sans autorisation. À leurs yeux, il ne s’agit plus d’une menace lointaine, mais d’une réalité déjà bien installée.

À l’initiative de l’Adami, organisme chargé de la gestion des droits des artistes interprètes, le texte dénonce un véritable « pillage en règle ». Les signataires décrivent une transformation profonde de leur métier depuis l’essor de l’IA. Si cette technologie peut représenter un outil performant dans certains secteurs, ils estiment qu’elle devient, pour les artistes, « une hydre dévorante ».

Parmi les personnalités engagées figurent notamment Swann Arlaud, Gérard Jugnot, Franck Dubosc, José Garcia, ainsi que Léa Drucker, Élodie Bouchez et Karin Viard. Tous s’inquiètent de voir le clonage vocal se multiplier sans l’accord des principaux concernés. Selon eux, il ne se passe plus une semaine sans qu’un artiste ne signale une utilisation abusive de son image ou de sa voix, alimentant une concurrence jugée « brutale ».  Lire Plus

Comment ChatGPT a bouleversé, en 3 ans, notre façon de chercher de l’information

—Par Deborah Lee (*) —

En trois ans, ChatGPT est devenu le premier réflexe d’une part croissante de la population lorsqu’il s’agit de comprendre, réparer, apprendre ou décider. Avec près de 800 millions d’utilisateurs hebdomadaires fin 2025, l’agent conversationnel ne remplace pas Google ou YouTube, mais redessine l’entrée même vers l’information – et nos usages numériques au passage.

Il y a trois ans, lorsqu’il fallait réparer un robinet qui fuit ou comprendre l’inflation, la plupart des gens avaient trois réflexes : taper leur question sur Google, chercher un tutoriel sur YouTube ou appeler désespérément un assistant vocal à l’aide. Aujourd’hui, des millions de personnes adoptent une autre stratégie : elles ouvrent ChatGPT et posent simplement leur question.

Je suis professeure et directrice de la recherche et de la stratégie en matière d’IA à la Mississippi State University Libraries. En qualité de chercheuse spécialisée dans la recherche d’informations, je constate que ce changement dans l’outil vers lequel les gens se tournent en premier pour trouver des informations est au cœur de la manière dont ChatGPT a transformé nos usages technologiques quotidiens.  Lire Plus

L’éphéméride du 27 novembre

Invention des allumettes à friction par John Walker le 27 novembre 1826

Une allumette est une petite tige de bois (généralement du peuplier, parfois de saule), de carton ou de chiffon, destinée à créer une flamme par friction avec son extrémité enduite d’un produit chimique inflammable, après quoi elle n’est plus utilisable.

Le mot « allumette » date des environs de l’an 1200 pour désigner une petite bûche destinée à faire prendre le feu.

Les allumettes sont vendues généralement en nombre, conditionnées en boîtes ou en pochettes de carton.

Historique
Les origines
Les allumettes datent de l’Antiquité.

Il a été retrouvé, à Saintes, datés du iie siècle, de petits bâtonnets de bois carbonisés à une extrémité2. On ne sait pas si ces « allumettes » ont simplement servi à transporter une flamme, à éclairer, ou si elles ont participé à la production de feu.

En revanche, en Chine est attesté dès le vie siècle, l’existence de bâtonnets de pin imprégnés de soufre, qui auraient eu cet usage3.

Contrairement aux allumettes actuelles, ces allumettes au soufre ne peuvent s’enflammer que secondairement, au contact d’une braise préalablement obtenue par les moyens classiques (briquet d’acier, par exemple, déjà connu des Romains).  Lire Plus

L’éphéméride du 25 novembre

Albert Einstein présente sa théorie de la relativité générale le 25 novembre 1915

La relativité générale est une théorie relativiste de la gravitation, c’est-à-dire qu’elle décrit l’influence sur le mouvement des astres de la présence de matière et, plus généralement d’énergie, en tenant compte des principes de la relativité restreinte. La relativité générale englobe et supplante la théorie de la gravitation universelle d’Isaac Newton qui en représente la limite aux petites vitesses (comparées à la vitesse de la lumière) et aux champs gravitationnels faibles.

Elle est principalement l’œuvre d’Albert Einstein, qui l’a élaborée entre 1907 et 1915 et elle est considérée comme sa réalisation majeure. Le 25 novembre 1915, il soumet son manuscrit de la théorie de la relativité générale à la section de mathématique et de physique de l’Académie royale des sciences de Prusse, qui la publie le 2 décembre.

Les noms de Marcel Grossmann et de David Hilbert lui sont également associés, le premier ayant aidé Einstein à se familiariser avec les outils mathématiques nécessaires à la compréhension de la théorie (la géométrie différentielle), le second ayant franchi conjointement avec Einstein les dernières étapes menant à la finalisation de la théorie après que ce dernier lui en eut présenté les idées générales dans le courant de l’année 1915.  Lire Plus

Apprendre avec l’IA : entre paresse intellectuelle et levier d’émancipation

— Par Margarida Romero (*) —

L’intelligence artificielle s’invite dans les classes et bouleverse les façons d’apprendre. Entre résumés prémâchés et cocréations stimulantes, son impact dépendra moins de la technologie que de l’usage qu’élèves et enseignants en feront.

L’intelligence artificielle (IA) suscite autant d’espoirs que d’inquiétudes dans le domaine de l’éducation. D’un côté, elle offre des outils puissants pour accompagner l’apprentissage, par exemple, en ajustant des exercices aux performances de chaque élève en maths, comme le font DreamBox ou Adaptiv’Math, ou en adaptant l’apprentissage des langues à l’âge de l’apprenant, comme Duolingo.

Mais elle peut aussi favoriser la paresse intellectuelle : les IA actuelles ne se contentent plus de fournir des pistes ou des chiffres comme les moteurs de recherche ou les calculatrices, mais produisent directement des contenus complets – résumés, essais, emails, codes informatiques – à la place de l’élève. Cette délégation excessive des tâches cognitives ouvre la possibilité d’une réduction de l’engagement dans la formulation des idées, la réflexion et la régulation du processus de production intellectuelle.

Cette tension concerne à la fois les élèves, les enseignants et les institutions, et soulève des questions essentielles : quel est le rôle de l’effort dans l’apprentissage ?  Lire Plus

IA et e-commerce : la manipulation à bas prix

Shein, Temu, Aliexpress : comment l’IA vous pousse à acheter toujours plus

— Par Ghassan Paul Yacoub (*) & Loïc Plé (*) —

Derrière les prix cassés des géants du e-commerce low cost se cache une mécanique redoutable, fondée sur l’IA et la collecte massive de données. Entre hyperpersonnalisation, gamification et pression psychologique, ces plateformes réinventent le marketing pour mieux capter notre attention… et notre portefeuille.

L’essentiel

Réalisé avec l’IA, validé par We demain.

  • Explosion du e-commerce low cost : Des plateformes comme Temu, Shein ou Aliexpress séduisent de plus en plus de Français grâce à leurs prix ultra-compétitifs.
  • IA et manipulation des comportements : Ces sites utilisent l’intelligence artificielle pour analyser les données des utilisateurs, personnaliser les offres et créer des mécanismes addictifs (FOMO, gamification…).
  • Des pratiques opaques et contestées : Cette stratégie soulève de nombreuses questions éthiques, notamment sur la transparence des algorithmes, la protection des données et l’encadrement réglementaire.

Ces dernières années, plusieurs sites Internet à positionnement ultra low cost ont fait leur apparition sur le marché français. Shein, Temu ou encore Aliexpress, pour ne citer qu’eux, rebattent les cartes du commerce en ligne.  Lire Plus

L’IA en Guadeloupe : Menace ou Opportunité ?

La mutation sociétale de la Guadeloupe est en marche avec les enjeux économiques de l’intelligence artificielle et de la robotisation.
—Par Jean-Marie Nol —
« D’ici 5 ans, 30 % des employés de la Guadeloupe seront remplacés par des IA » et cela devrait susciter la frayeur des travailleurs inquiets pour leur avenir et l’inquiétude des acteurs économiques et sociaux sur les conséquences du climat social avec la dégradation du tissu sociétal.
Alors que l’intelligence artificielle s’immisce dans tous les secteurs, les entreprises dans le monde se préparent à une transformation radicale de leurs effectifs, remplaçant progressivement les employés humains par des systèmes automatisés.Dans un monde en perpétuelle mutation, où la vitesse des bouleversements technologiques dépasse notre capacité d’adaptation, la Guadeloupe risque de se retrouver face à une rupture économique majeure. Et force est de souligner que l’une des seules parade envisageable est la mise en œuvre immédiate de la création par l’État et le conseil régional d’un réseau d’entreprises de transformation de type agroalimentaire. À l’intersection de la révolution numérique, de l’intelligence artificielle (IA) et de la robotisation, l’archipel voit se dessiner un avenir incertain, porteur autant de risques que d’opportunités.  Lire Plus

De l’argile au copier-coller : l’écriture en quête d’infini

— Par Pierre Jamet (*) —

L’écriture naît sous le signe de l’économie et de la mémoire (comptabilité pastorale, enregistrement de dettes). Vers 3200 avant J.-C., à Sumer, les symboles écrits prirent une apparence proche de la convention abstraite (c’est l’écriture dite cunéiforme) mais l’étape capitale dans l’évolution des systèmes d’écriture apparut chez les Grecs à la fin du deuxième millénaire avant J.-C. C’est le système alphabétique. Les symboles consonantiques d’un alphabet sémitique furent mélangés à la langue grecque pour créer des voyelles. Cette innovation eut une immense influence puisque les Romains empruntèrent ensuite l’alphabet grec pour créer celui que nous utilisons ici.

Les écrits rendaient superflue la présence du détenteur du souvenir puis se déportèrent vers l’abstraction pour représenter également des idées. Au Moyen-Âge, l’invention de la ponctuation contribua au découpage plus précis de la pensée mais il faut également dire un mot de l’importance du support.

À l’origine de l’écriture, des plaques de glaise

En observant les tablettes mésopotamiennes, on remarque qu’il s’agissait de plaques de glaise qui tenaient dans la main. Or, l’intérêt de la tablette moderne, numérique, est similaire : on favorise la portabilité de l’objet.  Lire Plus

De l’Involontaire Asservissement à l’Imbécilité Augmentée

 — Par Michel Herland —

« Cette technologie va bouleverser le marché du travail, ainsi que notre façon d’envisager les activités humaines, ce qui a de la valeur ou non. Alors oui, c’est effrayant. »

Bill Gates
Cet article n’a pas été rédigé par une IA !

La publication du dernier numéro de la revue Esprit (n° 520, avril 2025) dont le dossier est consacré à « l’IA aux frontières de l’esprit » vient à son heure alors que l’humanité s’enfonce les yeux fermés dans une catastrophe majeure, existentielle. Si les rédacteurs d’Esprit ne font pas preuve d’un tel pessimisme, si le mot catastrophe n’entre pas dans leur vocabulaire et si l’éditorial conclut à la possibilité d’envisager l’Intelligence Artificielle comme quelque chose avec quoi il « faudra vivre sans renoncer à définir ce qui de nous doit rester essentiel et inaliénable », les articles du dossier peinent à nous délivrer d’un sentiment de terreur face à ce qui est déjà là et pas seulement devant nous.

On rappelle que dès 1950 Alan Turing, savant génial et pionnier de l’IA, tenait pour vraisemblable que les machines fussent bientôt capables d’égaler les hommes dans tous les domaines purement intellectuels.  Lire Plus

Sciences attaquées : nouvelle mobilisation Stand Up For Science

— Par Marie Vabre —

Digne d’un roman de George Orwell, Donald Trump mène chaque jour une guerre dystopique contre la science – mais pas seulement  : détentions ou expulsions de scientifiques et d’étudiant·es, licenciements en masse, intimidations, censures, gels de financements, entraves à la collaboration scientifique internationale, etc. Aucune discipline n’est épargnée : études de la diversité et sciences sociales, du climat et de l’environnement, recherche médicale en santé publique… Les enquêtes menées actuellement sur plus de 50 universités sont délétères.

L’administration Trump s’en prend à tous les postes et les organes perçus comme des opposants, considérant que leur travail va à l’encontre de son idéologie, son agenda conservateur et ses intérêts financiers. “La nouveauté, c’est la vitesse et l’intensité. En trois mois à peine, on assiste à une mise sous pression qui dépasse largement le précédent mandat“, observe Virginie Adane, maîtresse de conférences en histoire moderne à Nantes Université.

Le SOS des scientifiques états-uniens

De nombreux organismes de recherche et de régulation ont subi les attaques violentes du DOGE, le département de l’efficacité gouvernementale d’Elon Musk.  Lire Plus

Homo subscriptor : sommes-nous devenus prisonniers de nos abonnements ?

— Par Grégory Vanel (*) —

Homo subscriptor, ce néologisme est apparu récemment dans la presse internationale, notamment espagnole. Il désigne l’individu moderne dont la vie quotidienne est structurée autour de multiples abonnements à des services numériques. De la musique en streaming à la livraison de repas, en passant par les plates-formes de vidéo à la demande, Homo subscriptor incarne une nouvelle ère de consommation, fondée sur des paiements récurrents. Dernier avatar d’Homo numericus, popularisé par Daniel Cohen – l’individu dont la vie est profondément influencée par les technologies numériques –, Homo subscriptor voit sa dépendance aux abonnements numériques accrue.

L’avènement d’Homo subscriptor pourrait marquer le stade ultime du capitalisme numérique. La valeur résiderait moins dans la possession que dans l’accès continu aux ressources numériques. Ce phénomène appelle à une réflexion approfondie sur nos relations à la technologie. Il pose même la question de l’équilibre entre les avantages de l’accès illimité et la préservation de notre liberté.

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IA et consommation énergétique : un modèle à revoir d’urgence

—Paul Caillon & Alexandre Allauzen(*) —

Les grands modèles de langage (Large Language Models ou LLM), comme ChatGPT (OpenAI), Gemini (Google/DeepMind) ou encore les modèles génératifs d’images comme Midjourney, sont devenus en très peu de temps des outils incontournables avec des usages qui ne cessent de s’amplifier et de se diversifier. Il est vrai que la fluidité des échanges avec ChatGPT impressionne, et que les promesses de développement sont enthousiasmantes.

Néanmoins, ces promesses cachent des coûts de calcul, et donc énergétiques, considérables. Or, aujourd’hui l’idée dominante dans l’industrie des modèles génératifs est : “Plus grand est le modèle, mieux c’est.” Cette compétition s’accompagne d’une croissance de la consommation énergétique et, donc, de l’empreinte écologique qui ne peut plus être ignorée et qui questionne quant à sa pérennité et sa viabilité pour la société.

Pourquoi un tel coût énergétique ?

Un modèle génératif de texte comme un chatbot est un ensemble de paramètres numériques ajustés à partir de données pour accomplir une tâche spécifique. L’architecture dominante s’appuie sur les « transformers ».

Les transformers prennent une séquence en entrée, par exemple un prompt (soit votre question), pour la transformer numériquement.  Lire Plus