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Serge Letchimy condamné pour concussion : 18 mois avec sursis et cinq ans d’inéligibilité, appel annoncé

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu, jeudi 19 février, sa décision dans l’affaire portant sur les conditions de départ à la retraite de Serge Letchimy, actuel président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM).

Initialement poursuivi pour détournement et recel de détournement de fonds publics, l’élu martiniquais a finalement été relaxé de ces chefs. Les juges ont toutefois requalifié les faits en concussion,  c’est-à-dire « le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, de recevoir, exiger ou ordonner de percevoir à titre de droits ou contributions, impôts ou taxes publics, une somme qu’elle sait ne pas être due, ou excéder ce qui est dû« , estimant qu’il avait perçu des sommes indues en raison de sa position et de sa parfaite connaissance des règles applicables aux agents publics.

Une condamnation assortie d’un appel

Serge Letchimy a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, 150 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité. Le tribunal n’a pas prononcé l’exécution provisoire de cette peine d’inéligibilité.

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Forum
environnemental
sur la Martinique
de demain
.

 

 

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —
Il est de plus en plus documenté que le changement climatique touche toutes les régions du monde. Le moment est venu pour organiser le grand soir d’un forum environnemental, afin d’oser rêver grand ensemble !!!
Les calottes glaciaires polaires fondent et le niveau des océans monte. Certaines régions sont confrontées à des précipitations et des phénomènes extrêmes et de plus fréquents sur le plan météorologique, comme ce qui se passe actuellement en France continentale ; tandis que d’autres doivent faire face à des vagues de chaleur et à des sécheresses de plus en plus intenses. Afin de faire face à tous ces changements, sommes-nous prêts ?
Il semble que nous payons déjà lourdement les principales conséquences de nos fourberies. En effet, après avoir consulté différents membres de la société civile, il en ressort que nous devrions agir rapidement pour restructurer notre relation avec la Nature plutôt que de chercher à l’affronter : car c’est un combat que nous perdrions d’avance. Notre territoire connaitra un grand bouleversement qui nous obligera à tirer les leçons du passé, en cherchant à lier : environnement avec économie et santé.

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Ecologie, Education Formation

Trimovies 2026 : Les lycéens invités à filmer les nouveaux gestes du tri !

Inscriptions sont ouvertes jusqu’au 3 mars.

5e édition de Trimovies : la Cacem mobilise les lycéens autour des nouveaux enjeux du tri

Le tri sélectif s’est progressivement imposé dans notre quotidien. Nous trions davantage que les générations précédentes, et les plus jeunes adoptent ces réflexes de plus en plus tôt. Pourtant, il reste essentiel de rappeler pourquoi ces gestes sont si importants et comment ils participent concrètement à la protection de notre environnement.

C’est dans cette dynamique que la Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique (Cacem) organise la 5e édition de Trimovies, un concours audiovisuel inter-lycées destiné à sensibiliser les jeunes au tri des déchets à travers la création vidéo.

Le tri : un geste simple, un impact réel

Le tri des déchets consiste à séparer les déchets selon leur nature afin de permettre leur recyclage ou leur valorisation. L’objectif est de réduire au maximum la part des déchets ménagers résiduels, c’est-à-dire ceux qui ne peuvent pas être recyclés et qui finissent enfouis ou incinérés.

Chaque geste de tri produit des effets concrets :

  • Éviter le gaspillage : un emballage correctement trié devient une matière première.

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Ecologie

Et si des bactéries électriques faisaient baisser la facture de l’eau ?

— Grégory Bataillou (*) —

En France, le coût du traitement de l’eau (ou « assainissement collectif ») représente 40 % de son prix de vente. Un ménage paie en moyenne 260 euros par an juste pour l’assainissement… dont plus de 35 euros directement imputable à la consommation d’énergie des stations d’épuration. Au vu de la volatilité du prix de l’énergie, de nouvelles solutions émergent pour réduire drastiquement la consommation énergétique des stations de traitement. Des solutions qui utilisent des bactéries électriques !

Les technologies d’épuration des eaux usées sont connues de longue date et très matures. Leur principe est relativement simple : il s’agit de soustraire (ou mieux, d’éliminer) les polluants de l’eau, du plus gros au plus petit. Dans ces étapes, celle dite d’aération est une étape clef… mais c’est également la principale consommatrice d’énergie !

Traitement de l’eau – comment ça marche ?

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Opéra

« Treemonisha » : Opéra-ragtime de Scott Joplin

Samedi 28 février 2026 – 19h30 T

ropiques-Atrium, Scène nationale de la Martinique

 

— Par Hélène Lemoine —

Une œuvre fondatrice de l’opéra afro-américain

Composée en 1910 par Scott Joplin, figure majeure du ragtime et pionnier de la musique afro-américaine savante, Treemonisha est l’unique opéra achevé du compositeur. Joplin en écrit lui-même le livret, affirmant ainsi une vision artistique et politique forte : faire entrer l’histoire, les aspirations et les luttes de la communauté afro-américaine dans le cercle alors fermé de l’opéra, réservé presque exclusivement aux Blancs.

Si Scott Joplin ne connut jamais la reconnaissance de son vivant pour cette œuvre – faute de moyens financiers et face aux barrières raciales de son époque – Treemonisha est aujourd’hui reconnue comme un chef-d’œuvre, au croisement de la musique européenne, du ragtime, du gospel et de l’opérette, et comme une pièce essentielle du répertoire lyrique américain.

L’argument : l’éducation contre l’obscurantisme

L’action se déroule dans une plantation de l’Arkansas, peu après l’abolition de l’esclavage, alors que les anciens esclaves prennent en main leur propre destin. Ned et Monisha, anciens esclaves devenus responsables de la plantation, découvrent un jour un bébé abandonné sous un arbre.

 
 

Sociologie

La Saint-Valentin : d’un mythe antique à une fête, commerciale et mondiale, de l’amour

Chaque 14 février, des millions de couples célèbrent la Saint-Valentin à travers le monde. Roses rouges, chocolats, cartes illustrées et déclarations enflammées rythment cette journée devenue emblématique de l’amour romantique. Pourtant, derrière les clichés et le succès commercial, l’histoire de la Saint-Valentin demeure complexe, mêlant traditions antiques, légendes chrétiennes, poésie médiévale et stratégies marketing modernes.

Des racines antiques controversées

Certains font remonter la Saint-Valentin aux Lupercales, fête romaine célébrée du 13 au 15 février en l’honneur de Lupercus, dieu de la fécondité. Lors de ces rituels, des prêtres parcouraient la ville en frappant les femmes avec des lanières de cuir censées favoriser leur fertilité. Ces célébrations, marquées par une forte dimension sexuelle et carnavalesque, visaient à encourager la reproduction et symbolisaient le renouveau du printemps.

Toutefois, aucun texte antique n’associe directement le 14 février à l’amour romantique. Si l’Église a su  christianiser bien des fêtes païennes, le lien direct entre les Lupercales et la fête des amoureux reste historiquement fragile.

Les figures de saint Valentin : entre histoire et légende

Plusieurs martyrs chrétiens nommés Valentin sont célébrés le 14 février.

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Sociologie

 

 
 

Politiques, Sociologie

Nous, médecins et scientifiques, alertons sur le décalage croissant entre l’état de la science et la fabrique de la loi

Collectif —

Alors que le gouvernement prépare une loi d’urgence agricole, plus de 650 experts dénoncent une politique qui privilégie le court terme au détriment de la remise en cause d’un modèle dont les limites sont établies de longue date par la recherche.

Au moment où une nouvelle loi d’urgence pour l’agriculture est annoncée, la France semble rejouer un scénario désormais bien connu. Face à une colère agricole profonde et légitime, la réponse politique privilégie des mesures de court terme, repoussant, une fois encore, l’examen de fond d’un modèle agricole dont les limites sont établies de longue date par la recherche.

Nous, médecins et scientifiques issus de disciplines allant de l’économie à la toxicologie en passant par l’agronomie, prenons aujourd’hui la parole collectivement pour alerter sur le décalage croissant entre l’état des connaissances scientifiques et la fabrique de la loi. Non pour opposer agriculture et environnement, mais pour rappeler la nécessité de les reconnecter, au moment où les orientations politiques adoptées ces dernières années s’éloignent dangereusement de ce que recommande la science.

Destruction de la biodiversité

Le diagnostic est clair.

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Poésies

   
 

HAÏTI

 

 
 

Disparitions, Musiques

Michel Portal, la liberté pour seule partition

— Par Sarha Fauré —

Le clarinettiste, saxophoniste, bandonéoniste et compositeur Michel Portal est mort le 12 février 2026 à Paris, à l’âge de 90 ans. Avec lui disparaît l’une des figures les plus singulières et les plus libres de la musique européenne des soixante dernières années : un soliste international formé au classique, pionnier du free jazz, compagnon des avant-gardes contemporaines et compositeur célébré pour le cinéma.

Une enfance basque, entre fêtes et rigueur

Né le 27 novembre 1935 à Bayonne, dans les quartiers populaires du Saint-Esprit, Michel Portal grandit dans un univers mêlant artisanat, petites échoppes, synagogue, école Jules-Ferry et gare. Il aimait rappeler, non sans malice, que l’on disait en traversant l’Adour : « Je vais à Bayonne », comme si son quartier en était à la lisière — image d’un destin toujours un peu à côté des cadres établis.

Son père, Sylvain Portal, l’initie très tôt à la musique. À 9 ans, il apprend le bandonéon, instrument qu’il ne quittera jamais tout à fait. Il étudie ensuite la clarinette à l’école nationale de musique de la ville.

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Sculpture

Passion d’artiste : 2026, année Constantin Brâncuși

Quand l’Europe célèbre l’un de ses fondateurs

— Par Rodolf Étienne —

En proclamant 2026 « Année Constantin Brâncuși », la Roumanie, sa terre natale, ne se contente pas seulement de célébrer un anniversaire. Elle réaffirme avec éclat une évidence trop souvent oubliée : la modernité artistique européenne ne s’est pas construite uniquement autour des grandes capitales, à Paris, Berlin ou Rome, mais aussi depuis ses marges, depuis l’Europe orientale, rurale, spirituelle, parfois reléguée hors du grand récit occidental.

Né en 1876, Constantin Brâncuși aurait eu 150 ans en 2026. Un siècle et demi après sa naissance, son œuvre continue d’irriguer la sculpture, l’architecture, le design, la photographie et même la pensée contemporaine de la forme.

Un geste politique et culturel fort

La décision, adoptée par la Chambre des députés roumaine, d’inscrire 2026 comme « Année Brâncuși » engage l’État, les collectivités, les institutions culturelles et éducatives autour d’un programme national et international de manifestations : expositions, restaurations patrimoniales, actions pédagogiques, coopérations muséales. Ce geste n’est pas neutre, tandis qu’il s’agit pour la Roumanie de réinscrire Brâncuși dans son histoire nationale, dans sa géographie, tout en assumant sa dimension universelle.

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Parutions

Parutions du 19 février 2026 : Etudes haïtiennes et caribéennes, Psychanalyse, Psychologie

Sciences humaines | Psychanalyse | Philosophie | Psychologie | Études caribéennes

 ÉTUDES HAÏTIENNES & CARIBÉENNES

 Hymnologie et prédication en Haïti

Entre christianisation de la culture locale et diabolisation du vaudou

Henri Claude Telusma
Préface : Monesty Junior Fanfil
Collection : Documentation haïtienne

Présentation
L’hymnologie et la prédication chrétienne ont constitué en Haïti des moyens privilégiés de transmission de la foi et de construction d’une identité chrétienne collective. Grâce à la traduction des cantiques en créole et à l’intégration de rythmes locaux, les Églises ont su adapter leur message aux sensibilités populaires, tout en contribuant à une mise à distance du vaudou.

Caractéristiques

  • EAN : 9782336557854

  • Parution : 08/01/2026

  • Format : 135 x 215 mm

  • 224 pages

  • 23,00 €


Deux histoires franco-caraïbes

Isabeau et Isabelle de Roger de Beauvoir

Néarah de Guillaume Lejean

Présentation : Barbara T. Cooper
Collection : Autrement Mêmes

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Sociologie

Pedro Sánchez Premier ministre Espagnol régularise 500.000 immigrants (un demi million).

— Par Pedro Sánchez —

« Imaginez que vous soyez le dirigeant d’un pays et que vous soyez confronté à un dilemme. Environ un demi-million de personnes, essentielles à la vie quotidienne de tous, vivent dans votre pays. Elles s’occupent de parents âgés, travaillent dans de petites et de grandes entreprises, récoltent la nourriture qui arrive sur nos tables. Elles font aussi partie de votre communauté. Le week-end, elles se promènent dans les parcs, vont au restaurant et jouent dans des équipes locales de football amateur.
Mais une chose essentielle distingue ces quelque cinq cent mille personnes des autres habitants de votre pays : elles ne disposent pas des documents légaux leur permettant d’y vivre. En conséquence, elles n’ont pas les mêmes droits que les citoyens de votre pays et ne peuvent pas remplir les mêmes obligations. Elles ne peuvent pas accéder à l’enseignement supérieur, payer des impôts ni cotiser à la Sécurité sociale.
Que devons-nous faire de ces personnes ? Certains dirigeants ont choisi de les traquer et de les expulser à travers des opérations à la fois illégales et cruelles.

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Politiques

Les Français se détournent-ils vraiment de la démocratie ? Ce que disent les données

— Par Frédéric Gonthier (*) —

Abstention, défiance, vote populiste… le récit d’une France lassée de la démocratie s’est imposé. Mais derrière cette lecture anxiogène, les enquêtes dessinent une réalité plus complexe : un attachement profond au régime démocratique, doublé d’une insatisfaction croissante sur la manière dont il fonctionne.

Les Françaises et les Français seraient-ils en train de se lasser de la démocratie ? À écouter certains commentateurs, la réponse semble évidente. Montée de la défiance, abstention élevée, succès des partis de droite radicale populiste… Tout indiquerait un pays gagné par la tentation illibérale et autoritaire. Pourtant, les données disponibles livrent une image plus nuancée et, d’une certaine manière, plus rassurante.

Selon l’Enquête sociale européenne (ESS) de 2020, les citoyens restent en effet massivement attachés au régime démocratique. Une écrasante majorité juge important voire très important le fait de vivre en démocratie. Là où le bât blesse, c’est sur la pratique : près de la moitié des enquêtés appartiennent à la catégorie des démocrates insatisfaits, celles et ceux qui soutiennent la démocratie mais se disent mécontents de la façon dont elle fonctionne en France (figure 1).

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Négociations commerciales : pourquoi la centrale européenne de E.Leclerc écope de 33 millions d’euros d’amende

Décès de Jesse Jackson. « Je suis à la maison » : l’icône de la lutte contre le racisme avait des liens avec les Antilles

Carnaval de Martinique 2026 : l’association Culture Égalité propose une « safe place » aux femmes à Fort-de-France

Carnaval de Martinique 2026 : le groupe VaKBand célèbre 20 ans de festivités à travers une exposition

« Mon prénom, Antoinette, est une empreinte indélébile de l’esclavage, de la colonisation et de la domination blanche »

33 millions d’euros d’amende pour la centrale d’achats d’E.Leclerc pour 70 manquements auprès de ses fournisseurs

L’association antillaise « Pa Pèd Espwa » mobilisée auprès des plus démunis dans le 18ᵉ arrondissement de Paris.

Semaine Nautique de Schoelcher : Un bon cru 2026 annoncé

Carnaval 2026 en Martinique : comportements à risques, violences, pollutions sonores, impudeurs excessives… à bannir

Saint Valentin : quand l’Intelligence Artificielle aide à formuler sa déclaration d’amour

La limace à crêpe, une menace invisible en Martinique

Le rapport de l’Autorité de la concurrence sur la vie chère en Martinique dénoncé par Elie Domota, leader du LKP de Guadeloupe

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Yékri

Le Breteuil Calme & Lumineux Invalides

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Séjour moyen terme uniquement – cette propriété est idéale pour des séjours plus longs

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Sociologie

« Bellevue d’hier et d’aujourd’hui »

Exposition au Centre Commercial du Rond-Point 

— Par Christian Jean-Étienne (*) —

Cette exposition s’est tenue au premier étage du Centre commercial Le Rond-Point, à l’espace « Rond-Point des Arts » du 2 au 30 janvier 2026.

Tout est partie de la collection de cartes postales anciennes de Martinique réalisée par Mme Claire ROSEAU, la gérante du Centre Commercial Le Rond-Point. Notamment, celle qui représentait la rhumerie CHAUVET à la Pointe des Nègres l’a intriguée et elle a voulu en savoir plus sur l’histoire de ce quartier où est implanté le centre commercial depuis une trentaine d’années.

L’idée de l’expo était née : « Bellevue d’hier et d’aujourd’hui ».

. L’intérêt de cette exposition était d’aider les visiteurs et les habitants du quartier à redécouvrir le territoire et à s’approprier l’évolution de Bellevue et de Pointe-des-Nègres au plan historique, géographique et culturel

Ont participé, avec les précieuses notes de Marie CHOMEREAU-LAMOTH, 95ans, véritable mémoire vivante du quartier :

  • La photographe Adeline RAPON,

  • les cartes postales anciennes de Claire ROSEAU,

  • La Scénographie avec Corinne DAUNAR, Frédéric et Mathieu de TMDF,

  • L’accompagnement du Géographe Christian JEAN-ETIENNE.

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Démocratie sans boussole : quand les partis ne rassemblent plus

— Par Vincent Tiberj (*) —

D’un côté, des partis toujours présents dans les institutions ; de l’autre, une part croissante de citoyens qui ne s’en sentent plus proches : l’écart se creuse entre représentation politique et société. 

Jamais les partis politiques français n’ont semblé aussi fragiles. Entre montée des “sans-parti”, vote par défaut et rejet massif des formations existantes, le lien entre citoyens et organisations partisanes s’effrite – au risque de déstabiliser durablement notre modèle démocratique.

Nous vivons une étrange période politique. La coalition qui gouverne n’est pas celle qui est sortie victorieuse des élections de 2024. Les débats continuent à s’organiser autour des figures et partis politiques comme si de rien n’était. La perspective de la présidentielle est dans les têtes et elle est préparée activement dans les cercles partisans. Pourtant, les niveaux de défiance n’ont jamais été aussi forts en France et la classe politique est devenue un des sujets majeurs de préoccupations des répondants aux sondages. La “grande démission civique” aboutit à ce que de plus en plus de citoyens se détournent des urnes et des partis pour faire politique autrement.

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« Quelque chose s’est passé », de Nicolas Kurtovitch


 

À travers ses pas sur les chemins de la Grande Terre, Nicolas Kurtovitch interroge la mémoire, les paysages et la profondeur de l’expérience humaine.
Chaque marche devient rencontre : avec une ville, une tribu, un silence, une parole ancienne. Chaque souffle est dialogue : entre le visible et l’invisible, entre l’intime et l’universel.
Poète et passeur d’histoires, il inscrit dans ces pages une quête — celle du Do Kamo, de l’humanité en marche, qui cherche à se construire dans le lien, l’écoute et la vérité.
Mais ce livre n’est pas seulement une invitation à la contemplation : il exige vigilance et responsabilité. Reconnaître que « quelque chose s’est passé », c’est accepter de ne plus détourner le regard ; c’est accueillir la parole des anciens, la mémoire des lieux et l’épreuve du présent.
Un texte lyrique et sans concession, qui rappelle que vivre ici, c’est se tenir debout dans le temps et devant l’Histoire.

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J’ai pris un réel plaisir à lire Quelque chose s’est passé de Nicolas Kurtovitch, un récit à la hauteur de sa réputation. Pour J’apprécier pleinement, il faut entrer dans son univers, son style, sa poésie.

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Justice fiscale : 13 335 millionnaires échappent à l’impôt sur le revenu

Une note interne du ministère de l’Économie et des Finances vient raviver avec intensité le débat sur la contribution fiscale des plus grandes fortunes françaises. Les chiffres, transmis aux présidents de la commission des finances du Sénat et révélés par Le Monde, sont sans équivoque : en 2024, 18 525 foyers disposant d’un patrimoine immobilier taxable d’au moins 1,3 million d’euros n’ont acquitté aucun impôt sur le revenu.

Après retraitement des données — exclusion des contribuables décédés en cours d’année et de ceux qui ne sont pas résidents fiscaux en France — 13 335 ménages très fortunés demeurent dans cette situation. Autrement dit, plus de treize mille foyers appartenant aux 0,5 % les plus riches en patrimoine immobilier ne paient pas d’impôt sur le revenu.

Un chiffre qui tranche le débat politique

Ces révélations donnent un relief particulier aux déclarations faites en janvier par l’ancien ministre de l’Économie Eric Lombard. Celui-ci avait affirmé que « des milliers » de contribuables parmi les plus fortunés affichaient un revenu fiscal de référence nul, et échappaient ainsi à l’impôt sur le revenu.

Ses propos avaient immédiatement été contestés par Amélie de Montchalin, alors ministre chargée des Comptes publics, qui assurait qu’aucun document officiel ne corroborait l’existence de « dizaines de milliers » de cas similaires.

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Le monument et les traces

Visite d’échanges et de réflexion patrimoniale avec le Parc Naturel de la Martinique.

— Par Patrick Chamoiseau —

Le Château Dubuc est un haut lieu mémoriel de notre fondation collective. Nos ancêtres partagés y ont mené durant des siècles une lutte antagoniste et solidaire. Cette habitation sucrière fut l’une des plus puissantes de la côte atlantique. On y produisit du sucre, du tafia, de l’indigo ; on y exploita des terres défrichées au prix de la “désapparition” de nos ancêtres Kalinago ; on y fit travailler des centaines d’Africains, puis leurs descendants, réduits en esclavage et aux aliénations. Les archives attestent de pratiques de contrebande et d’un commerce négrier clandestin qui reliait cet endroit aux réseaux atlantiques. La prospérité du site fut brève, sa chute rapide au XVIIIᵉ siècle — mais son empreinte demeure.

Ici, comme partout ailleurs chez nous, la notion de patrimoine est problématique. La mémoire coloniale y a laissé des vestiges qui constituent un monument visible (bâtiments d’exploitation, canaux, citerne, moulin, cachot, débarcadère…), relevant d’une structure de domination totalitaire. Les mémoires amérindiennes, africaines et créoles, y ont laissé des traces qui tissent de nouvelles alchimies patrimoniales.

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Carême : Moïse à jeûné mais ni Jésus ni ses disciples…

Carême et pélagianisme : grâce, conversion et liberté humaine

Chaque année, le Carême ouvre pour les chrétiens un temps particulier : quarante jours de préparation à Pâques, marqués par la prière, le jeûne et le partage. En 2026, il débute le mercredi 18 février avec le rite des Cendres. Mais au-delà des pratiques visibles, le Carême soulève une question spirituelle essentielle : l’homme peut-il se sauver par ses propres efforts, ou dépend-il d’une grâce qui le dépasse ? Cette interrogation traverse l’histoire chrétienne et se cristallise notamment dans la controverse du pélagianisme.

Le Carême : un temps de conversion et de grâce

Dans l’Église catholique, le Carême commence le mercredi des Cendres, fixé au VIe siècle par le pape Grégoire Ier. Ce jour-là, les fidèles reçoivent sur le front une croix de cendres, issues des rameaux bénis l’année précédente. Deux paroles bibliques peuvent accompagner ce geste :
« Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » ou
« Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière ».

Ce rite ancien renvoie à la fragilité humaine et à la reconnaissance du péché.

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Jesse Jackson (1941-2026), pionnier de la justice raciale et conscience critique du Parti démocrate

Le 20 août 2024, dans l’arène démocrate réunie à Chicago, la foule se leva d’un même mouvement. Une standing ovation, longue, presque recueillie, saluait l’entrée de Jesse Jackson. Affaibli, la voix éteinte par la maladie de Parkinson diagnostiquée en 2017 puis par une paralysie supranucléaire progressive qui l’avait contraint à de longues hospitalisations, il ne pouvait plus haranguer les délégués comme autrefois. Assis dans son fauteuil roulant, il souriait, levait la main, recevait l’hommage. L’homme qui avait fait trembler les conventions démocrates de ses anaphores et de ses slogans flamboyants appartenait déjà à l’histoire vivante du parti.

Le révérend est mort le 17 février 2026, à 84 ans, « en paix, entouré par sa famille », selon un communiqué des siens et de la Rainbow PUSH Coalition. « Son engagement indéfectible en faveur de la justice, de l’égalité et des droits humains a contribué à façonner un mouvement mondial pour la liberté et la dignité », ont-ils souligné. Avec lui disparaît l’une des dernières grandes figures du mouvement des droits civiques, un homme qui aura traversé plus d’un demi-siècle de convulsions américaines, des lois de déségrégation à l’ère Obama, puis aux fractures ravivées du trumpisme.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

 

« Peindre à la Martinique », une exposition à la Fondation Clément

— Par Selim Lander —

Peindre à la Martinique, l’exposition qui vient de se substituer à celle consacrée à Christian Bertin – laquelle a dû laisser plus d’un visiteur dubitatif – est une nouvelle exposition patrimoniale, à l’instar de Aux origines de la Caraïbe, Taïnos et Kalinagos qui se poursuit jusqu’au 15 mars, et à nouveau en étroite collaboration avec le Musée du Quai Branly, héritier des fonds du Musée colonial. Elle devrait rallier tous les suffrages, ceux des nombreux visiteurs venus d’ailleurs et plus encore sans doute ceux des habitants actuels de la Martinique. On y découvre « la Perle des Antilles » à travers les yeux des peintres et des premiers photographes d’antan, ce qui permet de mesurer les transformations radicales qui se sont produites au fil du temps (et pas toujours pour le meilleur !). Ainsi, les planches d’un album de photos d’Eugène Cicéry, coloriées puis lithographiées, prises un peu avant 1860, représentent-elles certaines constructions de Fort-de-France qui existent toujours (la Fontaine Gueydon, l’ancien Palais de justice, …) mais situées dans un environnement qui n’est plus reconnaissable.

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« Les Nouveaux Esclavagistes », de Barbie Latza Nadeau

Dans Les Nouveaux Esclavagistes, Barbie Latza Nadeau signe une enquête internationale d’une ampleur rare sur l’un des trafics les plus lucratifs et les plus méconnus de notre époque : la traite des êtres humains. Loin d’être un phénomène marginal, ce commerce clandestin constitue aujourd’hui une véritable industrie mondialisée, générant des profits colossaux et faisant une nouvelle victime toutes les trente secondes.

L’ouvrage montre que la traite des êtres humains constitue aujourd’hui une véritable économie mondialisée, générant environ 150 milliards de dollars par an. Ce chiffre vertigineux révèle une réalité glaçante : derrière chaque bénéfice se trouve une vie exploitée.

Une enquête internationale au long cours

Journaliste d’investigation installée en Italie, Barbie Latza Nadeau s’est d’abord intéressée aux migrations en Méditerranée. En embarquant sur des navires humanitaires venus secourir des embarcations de fortune, elle observe un phénomène récurrent : la présence massive de jeunes femmes nigérianes. En creusant, elle découvre l’ampleur des réseaux de traite sexuelle opérant entre l’Afrique et l’Europe, souvent en lien avec des organisations criminelles structurées.

Mais son livre élargit considérablement le champ. Des côtes libyennes aux États-Unis, de l’Ukraine à la Thaïlande, elle cartographie un système tentaculaire et intercontinental.

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Justice fiscale : 13 335 millionnaires échappent à l’impôt sur le revenu

Une note interne du ministère de l’Économie et des Finances vient raviver avec intensité le débat sur la contribution fiscale des plus grandes fortunes françaises. Les chiffres, transmis aux présidents de la commission des finances du Sénat et révélés par Le Monde, sont sans équivoque : en 2024, 18 525 foyers disposant d’un patrimoine immobilier taxable d’au moins 1,3 million d’euros n’ont acquitté aucun impôt sur le revenu.

Après retraitement des données — exclusion des contribuables décédés en cours d’année et de ceux qui ne sont pas résidents fiscaux en France — 13 335 ménages très fortunés demeurent dans cette situation. Autrement dit, plus de treize mille foyers appartenant aux 0,5 % les plus riches en patrimoine immobilier ne paient pas d’impôt sur le revenu.

Un chiffre qui tranche le débat politique

Ces révélations donnent un relief particulier aux déclarations faites en janvier par l’ancien ministre de l’Économie Eric Lombard. Celui-ci avait affirmé que « des milliers » de contribuables parmi les plus fortunés affichaient un revenu fiscal de référence nul, et échappaient ainsi à l’impôt sur le revenu.

Ses propos avaient immédiatement été contestés par Amélie de Montchalin, alors ministre chargée des Comptes publics, qui assurait qu’aucun document officiel ne corroborait l’existence de « dizaines de milliers » de cas similaires.

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Le monument et les traces

Visite d’échanges et de réflexion patrimoniale avec le Parc Naturel de la Martinique.

— Par Patrick Chamoiseau —

Le Château Dubuc est un haut lieu mémoriel de notre fondation collective. Nos ancêtres partagés y ont mené durant des siècles une lutte antagoniste et solidaire. Cette habitation sucrière fut l’une des plus puissantes de la côte atlantique. On y produisit du sucre, du tafia, de l’indigo ; on y exploita des terres défrichées au prix de la “désapparition” de nos ancêtres Kalinago ; on y fit travailler des centaines d’Africains, puis leurs descendants, réduits en esclavage et aux aliénations. Les archives attestent de pratiques de contrebande et d’un commerce négrier clandestin qui reliait cet endroit aux réseaux atlantiques. La prospérité du site fut brève, sa chute rapide au XVIIIᵉ siècle — mais son empreinte demeure.

Ici, comme partout ailleurs chez nous, la notion de patrimoine est problématique. La mémoire coloniale y a laissé des vestiges qui constituent un monument visible (bâtiments d’exploitation, canaux, citerne, moulin, cachot, débarcadère…), relevant d’une structure de domination totalitaire. Les mémoires amérindiennes, africaines et créoles, y ont laissé des traces qui tissent de nouvelles alchimies patrimoniales.

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Carême : Moïse à jeûné mais ni Jésus ni ses disciples…

Carême et pélagianisme : grâce, conversion et liberté humaine

Chaque année, le Carême ouvre pour les chrétiens un temps particulier : quarante jours de préparation à Pâques, marqués par la prière, le jeûne et le partage. En 2026, il débute le mercredi 18 février avec le rite des Cendres. Mais au-delà des pratiques visibles, le Carême soulève une question spirituelle essentielle : l’homme peut-il se sauver par ses propres efforts, ou dépend-il d’une grâce qui le dépasse ? Cette interrogation traverse l’histoire chrétienne et se cristallise notamment dans la controverse du pélagianisme.

Le Carême : un temps de conversion et de grâce

Dans l’Église catholique, le Carême commence le mercredi des Cendres, fixé au VIe siècle par le pape Grégoire Ier. Ce jour-là, les fidèles reçoivent sur le front une croix de cendres, issues des rameaux bénis l’année précédente. Deux paroles bibliques peuvent accompagner ce geste :
« Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » ou
« Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière ».

Ce rite ancien renvoie à la fragilité humaine et à la reconnaissance du péché.

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Consommation

Vie chère en Martinique : des causes structurelles au cœur des écarts de prix

Saisie par le gouvernement au début de l’année 2025 dans un contexte de tensions sociales liées à la vie chère, l’Autorité de la concurrence a rendu, le 10 février, un avis très attendu sur les prix et les marges dans la grande distribution alimentaire en Martinique. Le constat demeure sévère : les produits alimentaires y sont en moyenne 40 % plus chers que dans l’Hexagone, un écart qui tend à se creuser depuis plus d’une décennie.

Selon l’Autorité, cette situation ne peut être réduite à la seule question des marges des distributeurs. Elle met en avant des causes multiples et profondément structurelles. L’économie martiniquaise repose en grande partie sur les importations, notamment depuis la métropole, d’où proviennent environ 80 % des produits alimentaires. À cette dépendance s’ajoutent l’étroitesse du marché local, la concentration des acteurs à chaque étape de la chaîne logistique, ainsi que le poids de la fiscalité spécifique (TVA et octroi de mer).

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Les « frais d’approche » – c’est-à-dire l’ensemble des coûts liés à l’acheminement des marchandises, du port de départ jusqu’aux rayons des magasins – jouent un rôle déterminant.

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Jesse Jackson (1941-2026), pionnier de la justice raciale et conscience critique du Parti démocrate

Le 20 août 2024, dans l’arène démocrate réunie à Chicago, la foule se leva d’un même mouvement. Une standing ovation, longue, presque recueillie, saluait l’entrée de Jesse Jackson. Affaibli, la voix éteinte par la maladie de Parkinson diagnostiquée en 2017 puis par une paralysie supranucléaire progressive qui l’avait contraint à de longues hospitalisations, il ne pouvait plus haranguer les délégués comme autrefois. Assis dans son fauteuil roulant, il souriait, levait la main, recevait l’hommage. L’homme qui avait fait trembler les conventions démocrates de ses anaphores et de ses slogans flamboyants appartenait déjà à l’histoire vivante du parti.

Le révérend est mort le 17 février 2026, à 84 ans, « en paix, entouré par sa famille », selon un communiqué des siens et de la Rainbow PUSH Coalition. « Son engagement indéfectible en faveur de la justice, de l’égalité et des droits humains a contribué à façonner un mouvement mondial pour la liberté et la dignité », ont-ils souligné. Avec lui disparaît l’une des dernières grandes figures du mouvement des droits civiques, un homme qui aura traversé plus d’un demi-siècle de convulsions américaines, des lois de déségrégation à l’ère Obama, puis aux fractures ravivées du trumpisme.

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Patrick Chamoiseau

1 jour – 1 mot

— Par Patrick Chamoiseau —

18 02 2026.

Carnaval « Outremer »

Hé compère Vaval
utile à nos côtés
depuis les nuits de l’esclavage

ho commandeur d’une gaîté colossale
aussi stérile que nécessaire
dans le hoquet de notre tragique

que se passerait-il si
(dans un blo de conscience)
cette formidable énergie collective

(ce grand balan de tout un peuple
pulsé à vide dans le divertissement)

se voyait
soudain orientée
vers quelques-uns de nos problèmes ?

Existe t-il en quelque part

quelque souffrance en Palestine
quelque douleur à Cuba
quelque violence systémique

quelque idée

(intention
désir
combat
espérance
ou idéal quelconque)

qui puisse
sans toi
bien mieux que toi
enfin mobiliser ainsi
ce grand envoi de notre vie

ce don total ?

P.C.

 

17 2 2026.

Paysage sans pays

L’élan grandiose de la Pelée
souvent décapité
par l’assaut des nuages.

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Exposition : « Authenticité » Corinne Solitude

— Par Philippe Charvein —

L’Exposition : « Authenticité » Corinne Solitudeexposition de Corinne Solitude est construite autour de la question de l’ « Authenticité » et de ses manifestations.

Quelles sont les marques et les expressions de celle-ci ? Telle est la question à laquelle Corinne SOLITUDE tente de répondre par le biais de vingt-cinq toiles articulées autour de motifs divers : visages de femmes ; d’enfants ; représentations de femmes de générations différentes ; scènes de la vie quotidienne ; représentations de deux fauves.

N’oublions pas les corps ; les corps qui disent encore, avec justesse, naturel et sincérité, par leurs attitudes, ce qui se noue à l’intérieur des êtres. Images d’un corps qui se rassemble, pour se prémunir contre l’extérieur ou se recentrer ; corps qui se détache de la pénombre pour affirmer son « être-là » ; corps résilients ; corps déliés et stylisés exprimant toute la grâce de la féminité ; corps dansants

Motifs qui déclinent donc ce thème de l’authenticité cher à l’artiste peintre, renvoyant précisément à la complexité de l’être ; à la complexité de chaque visage ; de chaque portrait illustrant chacun une existence complexe, riche de sens.

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La Chine, moteur de la décarbonation des économies du Sud

— Par Mary-Françoise Renard (*) —

De la coopération Sud-Sud aux obligations “pandas”, Pékin transforme la transition énergétique en levier d’influence géopolitique. Derrière les panneaux solaires et les batteries, c’est un projet de leadership mondial qui se dessine.

L’image d’une alliance entre grands pays du Sud global lors de la rencontre Xi Jinping, Vladimir Poutine et Narendra Modi pendant la réunion de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin en septembre 2025, est un message aux pays du monde occidental : il existe une alternative au multilatéralisme. L’importante délégation chinoise à la COP 30 en novembre 2025, au Brésil, et l’organisation dans ce cadre, d’un évènement sur la coopération Sud-Sud relatif au climat, illustre l’un des principaux vecteurs de cette coopération. La Chine est devenue le premier investisseur mondial dans les énergies renouvelables.

Cette stratégie vise à servir l’ambition chinoise de devenir la première puissance économique mondiale en 2049. Elle doit notamment lui permettre de jouer un rôle majeur dans la définition des normes et des standards internationaux.

Une stratégie offensive pour concurrencer l’Occident

L’affaiblissement des économies occidentales lors de la crise financière de 2007 a été concomitante de la volonté des pays du Sud de monter en puissance dans la gouvernance mondiale.

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Politiques

 




 

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