Manifestations culturelles

« Mettre l’art dans l’espace public » : avec le Voyage à Nantes, les artistes contemporains s’approprient les rues de la ville

Le Voyage à Nantes expose pendant deux mois une multitude d’oeuvres d’art contemporain. Cette année, le festival démarre samedi 8 août et dure jusqu’au 27 septembre.

De l’eau tombant en cascade sur l’Opéra, un lit à baldaquin qui flotte dans un canal ou un sexe féminin arrosant une fontaine : le Voyage à Nantes expose pendant deux mois une multitude d’oeuvres d’art contemporain dans les rues de la cité des Ducs. « On s’est interdit les thématiques parce qu’elles sont contraignantes, en fait la thématique, c’est interpréter cette ville« , explique Jean Blaise, le directeur artistique du festival qui démarre samedi 8 août et dure jusqu’au 27 septembre.

Pour « mettre l’art dans l’espace public« , chaque été, des places et bâtiments de Nantes et sa région sont investis par les artistes avec des constructions souvent monumentales, dont une partie reste à demeure après l’événement. Au total, le parcours comprend une vingtaine de nouvelles étapes, parmi lesquelles on remarque aussi les bottes de trois mètres de haut de Lilian Bourgeat et les sculptures fondues dans la végétation de Jean Jullien. 

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L’Habitation Saint-Étienne ouvre ses portes

Dimanche 9 août 2020 à 9h & 14 h

Programme :

9h : Visite de l’ancienne distillerie
Classée Monument Historique depuis 2006, les bâtiments de la distillerie sont parmi les derniers et plus beaux témoins de la maîtrise et de l’esthétique de l’architecture industrielle de la fin du XIXe siècle en Martinique. L’ensemble des machines industrielles est le seul à avoir été classé Monument historique en 2019. Jacky PASCAULT, ancien directeur de la sucrerie du Galion puis directeur de la distillerie du Simon, vous en contera l’histoire et le fonctionnement.
Sur réservation – contact@rhumhse.com
Visite et dégustation gratuites – places limitées – public adulte.
 
14h : Visite guidée de l’Habitation Saint-Etienne
Doté d’un patrimoine riche et varié, s’inscrivant dans le paysage typique du nord de la Martinique, avec sa végétation exubérante, le site, fief des rhums HSE offre un ensemble architectural unique inscrit à l’ISMH et classé Monument Historique. Riche de culture, son Jardin Remarquable est orné de sculptures et l’espace des Foudres – appelé ainsi en hommage à Edouard Glissant – abrite cette année l’exposition photos « Canaries » de Jean-Luc DE LAGUARIGUE.

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« Le Mawonium », le bar éphémère de Rivière-Pilote

Du 31 juillet au 30 août 2020

 » Le Mawonium » chasse « Les nuits culturelles ». Dans le bourg de Rivière-Pilote,  l’association Moonary investit pour le mois d’août une villa rebaptisée ainsi « Le Mawonium : lieu de rassemblement de « mawon » d’aujourd’hui »
Elle invite le public à venir manger, boire, voir des expositions, des concerts, écouter du conte, et débattre de thèmes variés.
Le bar éphémère promet de faire bouger la ville.
« Le concept rappelle la liberté de choix, un état d’esprit.  »
« On veut faire partie des gens qui veulent sortir de la morosité et proposer des animations », explique Vivien Villet, chargé de communication de l’association Moonary.
Les organisateurs annoncent des expositions, du théâtre, des concerts. Voir la vidéo ci-dessous.

Vendredi 14 août
Quatuor Bélé Reggae Roots

Samedi 15 août
Projection ciné en plein air
Focus sur un réalisateur martiniquais

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« Poésie en voix » avec la slameuse et poète Mapie

Jeudi 6 août 2020 à 19 h au Cloud Rooftop Bar

En raison des conditions météos, le Café Littéraire avec la slameuse et poète Mapie, initialement prévu ce Mercredi 29 Juillet, est reporté au Jeudi 6 Août à 19h, toujours au Cloud Rooftop Bar !

Le Café Littéraire Poésie en voix avec la slameuse et poète MAPIE

Jeudi 6 août à 19h00 au Cloud Rooftop Bar

Le Café Littéraire revient enfin, après cette période mondialement digne de science fiction ! Et nous vous revenons chargées d’ondes positives, avec la slameuse et poète MAPIE à l’honneur. Nous échangerons sur son recueil paru récemment, Au bout du petit matin… l’Emotion ! et sur le slam, la poésie, la vie et l’inspiration en somme !

Biographie de Mapie :

Marie-Pierre LOISEAU dite Mapie, Martiniquaise, a grandi à Trénelle-Citron, quartier populaire de Fort-de-France. Elle commence à flirter avec les mots en 1996 en intégrant l’atelier théâtre du SERMAC (centre culturel créé par Aimé Césaire). En parallèle, elle travaille son talent d’écriture au sein du groupe de Rap « Boss Koneksyon ».

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La candidature de la Yole de Martinique au patrimoine mondial de l’UNESCO

Dans le cadre de la candidature de la Yole de Martinique au patrimoine mondial de l’UNESCO, un concours de textes a été organisé avant le confinement, par le Comité de pilotage qui a reçu, entre le 1er mars et le 31 mai, 42 textes dont 3 de la Côte d’Ivoire, 1 d’Haïti et un texte en créole guyanais. 
Parmi les lauréats on distingue :

Le 1er prix :
Les couleurs de la yole

La plage est inondée, dans le mitan du jour
Du soleil du Diamant,La belle étrave attend tranquillement son tour
Face au vent

Même la vague folle qui voulut s’opposer
Dans un violent fracas,
À l’envol de la yole soigneusement gréée
S’inclina

Elle laisse l’équipage, les quatorze coursiers,
Sous une vergue immense
S’éloigner du rivage, les voiles déployées
Qui s’élancent
C’est une symphonie scandée par les rafales
Et les grains capricieux,
Une chorégraphie, une manière de bal
Sous nos yeux

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La Colonie, l’agora de l’artiste Kader Attia, met la clé sous la porte

— Par Roxana Azimi —

Le café et lieu culturel parisien, QG de l’intelligentsia décoloniale, n’a pas réussi à survivre, en raison des règles sanitaires liées à l’épidémie
Un« lieu de savoir-vivre et de faire savoir », « un repère et un refuge une tribune pour « toutes les identités et toutes les histoires, en particulier celle des minorités ». C’est en ces termes que l’artiste Kader Attia décrivait en 2016 La Colonie (le mot est barré), l’espace mixte rempli de mobilier de brocante et de livres qu’il venait d’ouvrir avec son complice Zico Selloum à deux pas de la gare du Nord, dans un quartier de Paris où se mêlent les populations africaine, indienne et chinoise.

Pendant trois ans et demi, le public est venu y boire une bière ou un verre de vin, écouter des concerts ou assister à des débats de haute volée animés par des groupes universitaires, des artistes et acteurs sociaux. Las, la pandémie de Covid-19 a eu raison d’un lieu devenu au íl des ans le QG de l’intelligentsia décoloniale (qui attribue au colonialisme la cause majeure des fractures de la France d’aujourd’hui).

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Festival de Fort-de-France 2020. Programme

Rendez-vous incontournable des vacances, le Festival culturel de Fort de France fait de la résistance! Avec une programmation allégée par obligation, la 49è édition vous donne rendez-vous dès le 4 Juillet pour une dose de divertissements dans le plus grand respect des normes sanitaires .

Programme sous réserve de modifications
Journée Pilibo
Tarifs 5€ ( enfant 5-12 ans) – 10€ Adulte
Nombre de place limité
Information et inscription jusqu’au 2 juillet : +596 596 718 279
Port du masque obligatoire et respect des mesures barrières et la distanciation dans l’enceinte du Parc.

Samedi 4 juillet 2020
14h-19h | JOURNÉE PILIBO | Parc culturel Aimé Césaire
14h- “Ouvé lawon’ Allées du Parc
Ouverture des festivités par Tanbou Bô Kannal’ : Swing, chorégraphies et percussions au programme
14h30 – Atelier cerf-volant bo kay, Grand Carbet
– Rallye culture et découverte – Flore et faune, jeux et divertissements, Pelouse centrale
– Atelier dessin portrait, Allée des tamariniers
– Atelier sculpture de ballons
– Récré-théâtre
– “Devant toi!”
Les grandes marionnettes de Martinique se donnent en spectacle (Association Théâtre de l’Histoire de Saint-Pierre)
17h30 – « Sina et le secret de la caraïbe »,Grand Carbet
“Sina est aventurière, curieuse, voyageuse, empathique, et désireuse de se faire de nouveaux amis.

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Des vacances apprenantes et culturelles en Martinique !

— Communiqué de la D.A.C. —

Le Président Emmanuel Macron a lancé le 6 mai dernier un appel à la mobilisation lors d’une visioconférence avec des artistes de différents champs de la création : « utilisons cette période où l’école ne rouvre pas de manière habituelle pour faire une révolution de l’accès à la culture et à l’art. On a besoin de ce souffle. Imaginons un été apprenant et culturel. »

La Direction des affaires culturelles de la Martinique, avec la mobilisation de tous les artistes et acteurs culturels, contribuera aux retours aux pratiques artistiques et culturelles des jeunes durant ces grandes vacances de juillet-août 2020.

De juillet à septembre, l’opération « week-ends des patrimoines » permettra de découvrir ou de redécouvrir en famille la richesse de nos musées, de nos jardins et de nos sites patrimoniaux.

Il s’agira de permettre l’expression, sous toutes ses formes, de la jeunesse sur son vécu de cette période marquée par la COVID-19, via les arts et la culture.

Il s’agira également de favoriser l’emploi artistique en Martinique après une période d’arrêt brutal suite à la crise sanitaire.

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Pilibo Festival des enfants de 5 à 12 ans

49ème Festival culturel de Fort de France

« Entre Nous ! »

Pilibo

Festival des enfants de 5 à 12 ans

(5 € enfants ,10 € Adultes ) par jour

Journée Pilibo

Le 4 Juillet

Le Pilibo appelé parfois filibo

Confiserie traditionnelle à partir de sucre cuit donnant un sirop épais que l’on enroule autour d’un grand clou fixé au mur, on l’étire des deux côtés du clou, puis on rassemble les deux bandes, on les reporte sur le clou. On étire à nouveau jusqu’à ce que le sirop passe du blond au blanc neige. On le décroche alors, on l’allonge et avec des ciseaux on les coupe en biseaux.

Parc Culturel AiméCésaire

L’un des poumons verts de Fort-de-France, le Parc Aimé Césaire, en bel écrin, s’ouvre aux familles en leur offrant deux après midis consécutives d’activités culturelles, de temps de jeux, et de spectacles en plein air mais aussi en salle en direction du jeune public (5/12 ans)

14h“Ouvé lawon’ Allées du Parc

Section jeunes, de Tanbou Bô Kannal’ entre swing chorégraphié et percussions portées

De nombreux ateliers – vous aurez l’embarras choix !

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Le Cénacle 2020

Les 11, 23 et 24 juillet 2020

Cette année [le] rendez vous tant attendu aura lieu mais il s’organise autrement et sera de plus courte durée.
Votre espace de discussion vous accueille les 11, 23 et 24 juillet les thèmes abordés seront tout aussi intenses et captivants.
Chers auditeurs et amis du Cénacle nous débuterons l’édition 2020 autour de ce qui nous fonde, nos valeurs culturelles le Samedi 11 Juillet à 18h30 sur le thème: «Les Danses en ligne et en cercle dans le Danmyé-Kalennda – Bèlè.» avec les militants culturels de l’AM4
Nous avons grand besoin de nous retrouver culturellement après ces temps de confinement.
Puis le Jeudi 23 et Vendredi 24 Juillet le cénacle abordera la question des statues dans notre Histoire la parole sera donnée à tous tandis que des éléments de réponses seront exprimés par des historiens, martiniquais et d’ailleurs psychanalystes, politiques de toutes obédiences.
Venez nombreux car votre point de vue compte sur ce qui secoue fortement une grande partie du monde et nous avec.
Compte tenu des contraintes sanitaires, pour mieux évaluer notre jauge et organiser les soirées l’inscription est indispensable jusqu’au 19 juillet 2020.

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Les artistes du street art en première ligne

Les « street artistes » hissent haut les couleurs pour faire entendre leur voix sur les murs de la planète.

La mort filmée de George Floyd… a déclenché une onde de choc mondiale. Partie des États-Unis, cette révolte face au racisme et aux violences policières a gagné de nombreux pays. Loin de rester les bras croisés, les street artistes ont aussitôt pris leurs bombes de peinture, leurs pinceaux et leurs ciseaux pour rendre hommage à George Floyd, ainsi qu’à tous ceux qui l’ont précédé, et pour dire stop au racisme, à la violence et à l’impunité des policiers.

Alors que le policier Derek Chauvin a été mis en examen le 5 juin pour “meurtre au troisième degré” et “homicide involontaire”…, fresques, collages, affiches et autres pochoirs, visibles autour du monde, rendent hommage à George Floyd. On aimerait que, peut-être un peu grâce à ces artistes engagés, nul n’oublie jamais ce qui a eu lieu, qui n’aurait pas dû avoir lieu, qui ne doit plus jamais avoir lieu sous peine de nous voir perdre le droit au beau nom d’humanité ! 

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Le 22 mai, une date symbolique : à Tropiques-Atrium, Rézistans

RÉZISTANS, du 20 mai au 10 juin 2020, le beau programme éclectique de Tropiques-Atrium, en célébration de l’abolition de l’esclavage

Le Mot du Directeur de Tropiques-Atrium

Résistances historiques,

Résistances sociétales contextuelles ou structurelles,

Résistances culturelles,

Tropiques Atrium Scène nationale célébrera les abolitions, du 20 mai au 10 juin 2020.

Bien au-delà de ses salles, en s’adressant tout simplement… au Monde.

En tutoyant le monde par l’universalité qui habite notre culture et l’identité qui irrigue les racines de nos êtres.

Déclinant nos missions, ce véritable cycle en ligne, intitulé « Rézistans’ » sera pluridisciplinaire.

Tel un fromager défiant la fatalité, il plongera ses racines dans la musique à texte engagé, dans l’évocation picturale, chorégraphique, filmique du marronnage fertilisant.

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Coronavirus : intermittents, aide aux séries annulées… les annonces de Macron pour la culture

Le chef de l’État s’est entretenu ce mercredi matin avec des représentants de ce secteur en crise à cause de l’épidémie de Covid-19.

L’Elysée avait promis de premières orientations d’un « plan pour la culture » que « le gouvernement sera amené à mettre en œuvre rapidement ». Emmanuel Macron a dévoilé ce mercredi plusieurs mesures pour soutenir ce secteur très pénalisé par la crise sanitaire du coronavirus.

Tous les spectacles, concerts et séances de cinéma sont en effet annulés depuis début mars et les différentes salles doivent rester fermées pendant une durée encore indéterminée, contrairement aux commerces qui peuvent rouvrir lundi.

Aide au chômage prolongée pour les intermittents

Les intermittents du spectacle, qui craignaient pour beaucoup d’être sans ressources et radiés de Pôle emploi, peuvent un peu souffler. « Beaucoup ne pourront pas faire leurs heures. Je veux qu’on s’engage à ce qu’artistes et techniciens intermittents soient prolongés jusqu’à fin août 2021 », a indiqué Emmanuel Macron, alors qu’ils revendiquaient l’instauration d’une « année blanche » en prolongeant de 12 mois les droits à l’assurance chômage.

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« Monsieur le Président, cet oubli de l’art et de la culture, réparez-le ! »

Tribune. Monsieur le Président de la République, lors de sa conférence de presse du 19 avril, le premier ministre [Edouard Philippe], énumérant tous les secteurs d’activité, a oublié le secteur culturel. Combien de personnes vivant en France a-t-il oubliées avec nous ?

Le secteur fait vivre 1,3 million de personnes. Il aide à tenir ceux qui sont en troisième ligne et qui regardent les œuvres de tous styles et tous genres que nous avons fabriquées, accrochées, enregistrées, celles aussi que nous mettons en ligne, même confinés, grâce aux savoir-faire que nous avons acquis. Nous espérons aussi qu’elles aident parfois à se délasser, à prendre un peu de bon temps à ceux qui sont en première et en deuxième ligne lorsqu’ils en ont le loisir.

Depuis six semaines, le ministre de la culture [Franck Riester] ne dit strictement rien. Des « je ne sais pas » à la pelle, quelques mots sur les théâtres privés, semble-t-il, de vagues encouragements, peut-être, aux assureurs à assurer contre les risques du Covid-19… Une formule, « mettre l’art et la culture au cœur de la société » : on pourrait faire plus précis pour répondre à la situation actuelle.

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Revue Minorit’Art : Appel aux artistes – Call for artists

Minorité visible : un créateur local face à la pandémie

Visible minority : a local creator facing the pandemic

Œuvre de Ronald Cyrille « Sans titre »  – 147 x 199 cm, acrylique sur toile, 2020

*** FRANÇAIS ***

Artistes des minorités visibles, des Amériques, d’Europe et d’ailleurs dites-nous avec un texte, une image ou des mots (vidéo, installation, poème, nouvelle, texte déclamé, texte en musique, peinture, etc.) votre expérience de ce confinement. Parce que vous êtes aussi des créateurs participant à la vitalité culturelle de l’espace où vous vivez, faites-nous part de vos craintes et de vos espoirs. Partagez avec nous vos épiphanies, vos découvertes, vos doutes et réponses décoloniales.

 

Contexte

Depuis près d’un mois, la planète s’est contractée de nouveau. Désormais, ici, quelqu’un tousse dans son coude, et là, dans un autre pays, quelqu’un meurt de cette expectoration. La vieille théorie des six poignées de main (ou six degrés de séparation) qui veut que six contacts séparent les individus des uns des autres sur le globe est devenue aujourd’hui 4,7, voire même 3,5 poignées de main si vous êtes sur Facebook (comme nous le rappelle Pierre Haski-1).

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« Culture chez nous » : le ministère met spectacles, musées et concerts à portée de clic

— Par Pierre Manière —

En plein confinement, le ministère de la Culture a mis en place un portail pour accéder à des jeux, des livres numériques, des documentaires, des opéras en streaming, ou encore des expositions virtuelles.
Tandis que, confinement oblige, les Français sont contraints de rester cloîtrés chez-eux, le ministère de la Culture se mobilise. Sa réponse ? « Culture chez nous ».

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Foire bruxelloise du livre : T’as voulu voir Paris et tu as vu Bruxelles…

— Par Dominique Daeschler —

Paris annule son salon (Livre Paris), Bruxelles le maintient (du 5 au 8 mars) avec peu de défections de visiteurs et d’auteurs : 60 000visiteurs, 1050 auteurs, 300 rencontres.

Placée sous la triple égide d’Alessandro Baricco, Leila Slimani et Liao Yiwu, avec le Maroc comme invité d’honneur, cette foire du livre gratuite, dans des bâtiments industriels réhabilités « nickel chrome » est bon enfant. Un peu de gel antibactérien obligatoire à l’entrée et nous voilà partis en cheminement curieux …Facilité de déplacement sans agression sonore, un petit air de promenade familiale.

Tellement de livres ! Tellement d’éditeurs ! une mention spéciale à l’édition pour enfants (en force) avec le talent belge côté images et québécois côté texte (avec humour et sans ambages, une approche fine des pré-ado). Fuyant les auteurs à champagne, les parutions déjà sacrées par les médias, nous chaussons nos bottes pour nous rendre sur l’un des sept lieux d’échanges et d’ateliers : Place de l’Europe.

Politique- f(r)ictions avec Alexandra Schwartzbrod, Diane Ducret, Alain Lallemand : la corruption politicienne et l’aveuglement de nos opinions.

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Des promenades culturelles dans le monde virtuel

— — Par Daniel Betis (Francetvinfo) —

Pour éviter l’ennui pendant le confinement, des sites et de grandes institutions proposent gratuitement des promenades culturelles dans le monde virtuel.
Restez confiner, respectez les consignes tout en évitant l’ennui, se promener culturellement, voilà une initiative audacieuse lancée sur des sites par de grandes institutions culturelles pour rompre la monotonie.

Des musées en ligne

Sur le site quatre mille.be, vous pouvez visiter une dizaine de musées internationaux gratuitement. Cette compilation vous permettra de découvrir entre autres, le Louvre ou le Château de Versailles.

L’Opéra de Paris, un régal !

Compte tenu du contexte, égayer la vie devient un impératif pour les dirigeants de l’Opéra de Paris Bastille. Quoi de mieux que des spectacles en ligne gratuitement pour redonner le moral ?

Ainsi, l’internaute peut découvrir le Lac des Cygnes. La programmation prévoit jusqu’au 22 mars 2020, Manon, du 23 au 29 mars, Don Giovanni, du 30 mars au 5 avril, le Lac des Cygnes. D’autres œuvres comme les contes d’Hoffmann et Carmen sont aussi prévues.

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Emmanuel Macron : « Maryse Condé m’a appris l’Afrique »

Maryse Condé emmène famille et amis à l’Élysée

— Par Christiane Makward —

Nous étions à l’Elysée lundi 2 mars pour la décoration de Maryse Condé par E. Macron qui nous a tous fait rire (Maryse la première) en exposant le paradoxe d’un « en même temps » vraiment inédit: un Président de la République Française qui décore « Grand Croix de l’Ordre National du Mérite » une indépendantiste guadeloupéenne qui a toujours dit (en froissant un peu quelques gauloi.e.s sensibles), qu’elle n’était PAS française mais bien guadeloupéenne, qu’elle n’écrivait PAS en français mais « en Maryse Condé » … Enfin le Président n’a pas dit exactement cela mais il a assuré que le rêve de l’honorée avait toujours été de brandir un passeport guadeloupéen en arrivant a Roissy … les rires furent très francs de tous côtés. Il a souligné quelle injustice elle avait subie en n’étant pas intégrée à l’université française et en n’ayant reçu aucun des prix littéraires majeurs français alors que son Nobel alternatif de 2018 était bel et bien une reconnaissance (par sondages et librairies interposés, ainsi que par les chiffres des tirages), que son Nobel alternatif, donc était bien celui du peuple des lecteurs.

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Andréa Marcolongo en Martinique

Les 4 et 5 mars 2020

Andréa Marcolongo sera en Martinique du 4 au 8 Mars prochain, et elle donnera une conférence sur le thème de « L’origine est le but », avec la participation de Raphaël Confiant, ce Jeudi 5 Mars à Madiana, à 18h30. Le thème « L’origine est le but » permettra de mettre en corrélation la construction d’identité d’un individu, avec les mythes sur lesquels une société se fonde.

Le Café Littéraire se tiendra la veille, le Mercredi 4 Mars, à 18h, au Cloud Rooftop, en présence de l’auteure.

Une séance de dédicaces aura lieu à la FNAC le Vendredi 6 Mars

Andrea Marcolongo est une auteure de renommée internationale, traduite dans 27 pays.

Biographie
Helléniste, linguiste, ancienne plume de Matteo Renzi, Andrea Marcolongo a étudié à l’université de Milan et à la scuola Holden.

Succès mondial avec La langue géniale, 9 bonnes raisons d’aimer le grec
Andrea Marcolongo s’est fait connaître du grand public italien pour son livre La lingua geniale (« La Langue géniale »), qui tente d’expliquer ce qui fait la beauté, le charme, et l’intérêt de l’étude du grec ancien.

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L’Outre-mer enchante Avignon du 19 février au 18 avril

Rencontre avec Isabelle Dimondo

— Par Dominique Daeschler —

Isabelle Dimondo, directrice d’Avignon Bibliothèques instigatrice et cheville ouvrière de « l’Outremer enchante Avignon », nous reçoit dans son bureau de la Bibliothèque Ceccano entre affiches, pile de livres, cartons de livraison du programme.

Action !

D.Daeschler : Comment vous est venue d’inclure, chaque année, une rencontre avec la culture d’un pays ou d’une zone géographique dans la programmation évènementielle des bibliothèques d’Avignon ?

I.Dimondo : Avignon est une ville cosmopolite dont l’histoire est liée à l’immigration (premiers arrivés, les italiens au 19e siècle parler de la culture des Avignonnais c’est parler de cultures multiples et différentes.

DD : Retrouve-t-on dans ce temps fort sur l’Outre-mer un fil directeur commun à tous les projets sur la diversité culturelle ?

ID : Oui, vous allez retrouver dans chaque projet la littérature et la musique. Mais pas que… Pour ce projet spécifique des expositions sur les fêtes, les premiers découvreurs, les animaux, les territoires sont répartis entre les six bibliothèques. La Bibliothèque Ceccano, centrale, accueille celle de l’artiste invité le peintre, performeur Habdaphaï .

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De la servitude européenne à l’esclavage des originaires d’Afrique aux Antilles françaises du 17ème siècle.

Samedi 29 février 2020 de 15h à 17 h à La Sorbonne

 Il s’agit de la suite de la première conférence. C’est une période de basculement qui mène au paroxysme de l’esclavage africain. Cette conférence est proposée par Frédéric Régent, maître de conférences à l’École d’Histoire de la Sorbonne.
À partir des années 1620, des Français colonisent les Petites Antilles (Saint-Christophe, la Guadeloupe, la Martinique). Certains sont des maîtres et engagent des serviteurs pauvres obligés de travailler pour eux en échange d’une très faible rémunération payée en tabac. Les plus riches des maîtres ont quelques esclaves amérindiens ou d’origine africaine. Jusqu’aux années 1650, la principale main-d’œuvre utilisée dans les colonies françaises des Antilles est formée de ces pauvres venus des ports du royaume de France. Ils abattent des arbres et cultivent du tabac. L’introduction de la production du sucre modifie la main-d’œuvre utilisée. Les hommes d’origine africaine et réduits en esclavage, plus chers mais aussi asservis jusqu’à leur décès, ou exceptionnellement leur affranchissement, souffrant moins des maladies tropicales, vont avoir la préférence de maîtres détenant davantage de capitaux que la première génération des colons.

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« Penser la création documentaire en bande dessinée »

Campus de Schœlcher mardi 18 février 2020 à partir de 14h

Durant leur résidence de création en Martinique (12 au 19 février 2020),

Jessica OUBLIÉ, scénariste, Nicola GOBBI, dessinateur, Vinciane LEBRUN, photographe, tous trois auteurs de Tropiques toxiques, (Steinkis, octobre 2020), bande dessinée documentaire sur le chlordécone, rencontreront le public pour partager avec lui l’avancée de leurs travaux.

14h-16H00: « Penser la création documentaire en bande dessinée » Amphithéâtre Sellaye, Faculté des lettres, campus de Schoelcher, université des Antilles

Rencontre animée par Florence MENEZ, responsable bandes dessinées à la BU du campus de Schoelcher

Pourquoi écrire des BD au format documentaire? Comment le langage même de la BD participe-t-il de l’écriture d’un sujet et ici du chlordécone ? Comment faire dialoguer la photographie et le dessin pour traduire la réalité ? Comment créer à distance quand un dessinateur collabore avec un scénariste sur un sujet qui lui était jusque-là inconnu ? BD de reportage et reportage en BD, quelles différences et liens de complémentarité ? Des photographies, des extraits d’enregistrements sonores et des croquis de l’album en cours de préparation seront présentés aux participants.

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Stéphane Bern visitera la Martinique du 30 janvier au 1er février 2020 à l’invitation de la Fondation Clément.

A l’occasion de ce voyage, il rencontrera les propriétaires et responsables des sites patrimoniaux qui bénéficient du soutien financier de la mission pour la sauvegarde du patrimoine en péril confiée par le Président de la République à Stéphane Bern  en association avec la Fondation du patrimoine et la Française des jeux.

Les sites retenus en 2018 et 2019 sont la maison d’Aimé Césaire (Fort-de-France), le domaine de la Trace (Fort-de-France), la maison Telle (Le Saint-Esprit), le fort de l’îlet-à-Ramiers (Les Trois-Îlets) et les façades des maisons des rues Victor-Hugo et Bouillé (Saint-Pierre).

Stéphane Bern profitera de sa présence à la Martinique pour tourner un reportage pour l’émission « Le village préféré des Français ». Les Anses d’Arlet représenteront la Martinique et tenteront de remporter le titre de l’édition 2020.

Enfin, Stéphane Bern animera une causerie ouverte à tous sur le thème « Sauvons notre patrimoine » le vendredi 31 janvier à 19h à la Fondation Clément.

 

Programme Stéphane Bern

 

Jeudi 30 janvier

08h30-09h30 Domaine de la Trace (Route de Balata)

10h30-12h30 St Pierre

15h30-16h30 Maison d’Aimé Césaire (Route de Redoute)

Vendredi 31 janvier

08h00-17h00 Tournage aux Anses d’Arlet

19h00 Conférence et cocktail à l’Habitation Clément

Samedi 1er février

09h00-10h00 Maison Telle (Bourg du Saint-Esprit)

10h30-12h00 Visite des jardins, la maison et la Fondation Clément

 

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Race et sang dans les sources depuis le XVIIe siècle : le cas de la France et de ses colonies

24-25 janvier 2020 à l’E.N.S. et au Centre Panthéon (Paris I )

6e rencontres du Grand séminaire d’histoire des Outre-mer Colloque international organisè par l’APECE
Au cœur d’une controverse relative à sa suppression de la Constitution de 1958, le terme de race (qui a en revanche disparu de la législation du travail), fait aujourd’hui débat dans le champ des sciences sociales et humaines. Il peut être lègitime dés lors de s’interroger sur son usage au sein de la société française (y compris ses colonies, puis ses Outre-mer) depuis le XVIIe siècle. Aujourd’hui, certains chercheurs projettent la catégorie de « race » comme la matrice des rapports sociaux au sein des colonies esclavagistes françaises puis post esclavagistes et par effet de vase communiquant sur le territoire continental en usant de concepts importés d’autres situations coloniales comme le « racisme systémique, d’Etat ou structurel ». Prenant en compte les singularités économiques, sociales et culturelles spécifiques à l’Hexagone et à ses Outre-mer dans la diachronie, d’autres pensent que cette catégorie ne constitue qu’une variable de ces sociétés voire une conséquence.

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