Arts de la scène

« Mémoires d’îles » : texte d’Ina Césaire, m.e.s. José Exélis

Mercredi 17 mars 2021 – 20h Salle mobile – Saint-Esprit 

Avec : Suzy Singa, Catherine Césaire

Une nuit tropicale, une véranda en rase campagne. La pleine lune flirte avec les étoiles, les kataks bois rivalisent de concert. Nous sommes dans les années 60. Deux vieilles, deux « gran moun » Hermance et Aurore revisitent l’île du début du 20e siècle, à grands anhan de souvenirs, d’anecdotes croustillantes, douloureuses, nostalgiques et joyeuses. Mais au détour de cette parole feutrée à la limite du conte au quotidien, se révèlent des non dits, des joies et des souffrances, des peurs et des refoulements traversés d’exaltations restituant et révélant l’âme caribéenne et martiniquaise, mais aussi ses antagonismes de classes, ses conditions sociales disparates et un pan de notre histoire collective… donc du monde…

Lire la critique du 22 mars 2008 de Roland Sabra

Ina Césaire
Née en Martinique où elle s’installe après des études supérieures et un début de carrière universitaire en France en tant qu’ethnographe, elle est chargée de mission à la conservation du patrimoine de Martinique pour le CNRS. Parallèlement à ses articles scientifiques et films ethnographiques, elle a publié plusieurs recueils de contes, romans et pièces : « Ti Jean », « Rosanie Soleil », « Mémoires d’Isles »…

José Exélis
José Exélis débute au théâtre en 1984 en tant que comédien sur une trentaine de productions et a écrit cinq pièces.

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Jean-Jacques Annaud tourne l’histoire « tellement invraisemblable » de Notre-Dame

Bourges – Jean-Jacques Annaud a débuté mardi à Bourges le tournage de son film sur l’incendie de Notre-Dame-de-Paris, survenu le 15 avril 2019. Il a expliqué à l’AFP son ambition de donner aux spectateurs l’envie « de retourner dans une grande salle » pour une histoire « tellement invraisemblable ».

La sortie du film est prévue en « avril 2022« , selon le réalisateur, auteur notamment de La Guerre du feu et du Nom de la rose. 

Q: Comment avez-vous préparé ce film ? 

R: « J’ai rencontré tout le monde, tous les pompiers, petits ou grands, du général au caporal. C’est un film qui comprend des éléments cinématographiques tellement invraisemblables… Je n’aurais pas osé faire ces rebondissements dramatiques, si ce n’était pas verrouillé sur la vérité. Je n’ai jamais écrit un scénario avec autant de bonheur, aussi rapidement. (…) Ce scénario reflète à 98 % la vérité de la réalité. » 

Q: Votre film aura donc une dimension documentaire ? 

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Conte Dogon : Le Lapin, l’Hippopotame et l’Éléphant

CONTE 9

Un jour le lapin se lève pour aller voir l’hippopotame et il lui dit que l’éléphant lui a dit: » Si l’éléphant t’attrape en brousse, il va te tuer».
Ensuite le lapin va chez l’éléphant et lui dit:» L’ hippopotame m’a dit que si tu vas au marigot pour boire, il va te tuer»
.
Alors quand un jour l’éléphant est allé boire au marigot, il a rencontré l’ hippopotame et celui-ci lui demande :« Qu’est-ce que tu as dit au lapin?» et l’éléphant aussi lui demande «Et toi, qu’est-ce que tu as dit au lapin », et ainsi ils se sont battus jusqu’à ce que les autres animaux viennent les séparer et leur demande ce qui s’est passé, et chacun donne sa vision des choses et il se rendent compte alors que c’est le lapin qui a menti à chacun pour que les deux se battent.
Chacun dit à l’autre : » Si tu vois le lapin, il faut le tuer ».
Maintenant le lapin voit que sa vie est en danger et qu’il ne peut ni aller en brousse,ni aller au marigot.

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« She ou les joies d’une femme », une pièce dansée de Jean-Hugues Miredin

Vendredi 12 mars 19h30 – Salle Frantz Fanon

« SHE » ou les joies d’une Femme est le 3ème volet de la trilogie entamée par la Cie Art&Fact avec la pièce « Tu ne dis rien moi non plus » dédiée à l’intimité masculine, « Love me tender », qui explorait la dynamique du couple.
L’intention de ce 3ème volet est d’explorer l’univers Féminin à travers le prisme de la société actuelle.
Je citerai un fragment du poème de l’écrivaine américaine Donna Ashworth –
Jean-Hugues Miredin

« Un jour…
Une armée de femmes plus âgées et furieuses envahira le monde.
Et je veux être là à l’avant.
Parce qu’un jour, chaque femme se réveille et se rend compte que, très franchement, elles se sont mises en enfer.
Essayer de s’intégrer, d’essayer d’être suffisante, d’être attrayante, d’être acceptable, d’être responsable, d’être fiable, d’être une mère, d’être une femme, d’être une amie, d’être un être aimant, de faire carrière, pour que tout continue à tourner sans effort…
Et en un éclair, des années et des années de conformité époustouflante, passent devant vos yeux et vous avez un moment de lucidité…
Ça n’allait jamais arriver.

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« Jours tranquilles à Jérusalem » de Mohamed Kacimi, m.e.s. Jean-Claude Fall

Le problème, c’est que quand on n’est pas d’ici, on ne peut pas comprendre ce qui se passe ici.
Mais c’est pas grave, il n’y a rien à comprendre, ici.
Le comédien

Journal d’une création
Le spectacle nous raconte le conflit avec les membres du conseil d’administration du théâtre, l’engagement des acteurs palestiniens et leur détermination à défendre le spectacle. Il nous raconte également les difficultés, parfois insurmontables, rencontrées, tant dans le quotidien des acteurs à essayer de dépasser les tracasseries et les embûches de l’administration israélienne que dans les problèmes idéologiques et politiques rencontrés, par les uns et les autres, au détour de chaque phrase.

Jours tranquilles à Jérusalem nous parle du conflit israélo-palestinien de façon ouverte, hors du discours idéologique, partisan ou médiatique, avec simplement des paroles d’artistes palestiniens en travail. Ce détour permet de mieux entendre les difficultés, les contradictions, les surdités, les dénis, dénis d’histoire, déni de l’autre, les conflits internes, les impasses, les impossibilités de toutes les parties prenantes. Il permet d’entendre aussi les espoirs, les rires, les colères, l’humour de ces artistes qui, au milieu de tout cela et malgré tout cela, continuent à être des artistes et des artistes désireux d’être considérés simplement comme des artistes.

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Conte Dogon : L’orpheline

CONTE 8

Il y avait une fille qui avait perdu sa mère en bas-âge. Elle a été confiée à une marâtre après la mort de sa mère.
Quand elle a eu un certain âge,elle a accompagné sa marâtre aux champs.
Chaque fois qu’ elle  accompagne sa marâtre au champ, quand elles arrivent à un endroit de la brousse où il n’y a personne, la marâtre demande à l’enfant de l’attendre , parce qu’elle va faire un besoin. C’est alors qu’elle se transforme en arbre pour venir effrayer la fillette. Celle-ci appelle au secours en chantant: « Sina! Où est parti Sina? L’arbre veut me manger!» Elle chante et chante, l’arbre se rapproche et se rapproche, elle ferme les yeux et l’arbre recule jusqu’à disparaître de sa vision .
Peu après, la marâtre revient et lui demande:» Qu’est-ce qui s’est passé pour que tu cries mon nom?». La fillette lui raconte sa vision et la marâtre répond :
«  Tu t’es seulement un peu perdue, sinon comment l’arbre a-t-il pu se déplacer ? »
Chaque jour,la même scène se répète jusqu’à ce qu’un chasseur observe la scène par hasard.

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Luca Abdel-Nour, le fabuleux destin d’un Billy Elliot égyptien

Paris – Sa première barre a été dans un studio du Caire, entouré de filles. Malgré une formation tardive et les préjugés, Luca Abdel-Nour est devenu le premier Egyptien primé à un prestigieux concours de ballet à Lausanne et aimerait inspirer d’autres garçons du Moyen-Orient.

A 17 ans, le danseur, également français par sa mère et formé ces trois dernières années à la Zurich Dance Academy, est sur un petit nuage depuis février: au Prix de Lausanne, exigeante compétition annuelle internationale, il a raflé le deuxième prix, le prix du public et le prix du meilleur candidat suisse. 

« Quand ils ont révélé le nom des finalistes, je ne pouvais pas y croire, j’ai éclaté en sanglots« , raconte-t-il à l’AFP. A l’annonce des résultats, qui s’est faite en ligne tout comme le concours pour cause de pandémie, « ça a été un choc, un très beau choc; je ne m’attendais à en arriver là« . 

Déjà embauché par une compagnie dont il ne peut encore révéler le nom, il n’en revient toujours pas d’avoir reçu des textos de félicitations de danseurs qu’il admirait sur des vidéos quand il était enfant. 

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« Be Natural-l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché », de Pamela B. Green

Mardi 9 mars à 16H, salle Frantz Fanon. Un documentaire instructif autant qu’émouvant, pour tous les amoureux des femmes et du cinéma ! 

– par Janine Bailly –

Be Natural, l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché (États-Unis, 2018, 1h42) ressuscite une figure de femme encore trop souvent méconnue, et dont l’œuvre, comme si on l’avait voulu maintenir prisonnière dans l’ombre des hommes, a trop longtemps été occultée.

Alice Guy, la Française qui débuta comme secrétaire chez Gaumont avant d’en devenir la directrice artistique, s’étant un jour emparée d’une caméra a écrit et réalisé le premier film narratif de l’histoire du cinéma. Pionnière audacieuse, d’abord reconnue puis longtemps ignorée, elle sort aujourd’hui de l’ombre grâce à ce documentaire de Pamela B.Green.

Alice Guy, jeune et jolie femme, qui dans un monde d’hommes avait su s’imposer, sans craindre d’innover ni de battre en brèche les tabous et injonctions de son époque, celles faites à son sexe plus particulièrement… Dans un court-métrage de sept minutes, intitulé Les Résultats du féminisme, que peut-on voir en effet ? Des hommes qui se fardent, paradent dans leurs beaux habits, s’occupent des tâches ménagères , du repassage et des enfants, pendant que les femmes, au café, boivent, fument et draguent, volant même au secours d’un pauvre garçon qui se fait importuner… Et la scène se passe en 1906 !

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Conte Dogon : Les animaux font un champ collectif

CONTE 7
Tous les animaux ont décidé de faire un champs collectif de mil.
Après la récolte, ils se sont réunis pour désigner celui à qui on allait confier les clefs de leur grenier. Après la concertation, la clé a été confié au lapin. Puis chacun part à ses occupations. Chaque nuit le lapin ouvre la porte, il vole le mil et met à la place du caca de hyène jusqu’à l’approche de la nouvelle récolte.
Quand les animaux se sont réunis de nouveau pour voir leur mil, il n’ont plus trouvé que la moitié de leur bien et le reste était du caca de hyène. Ils ont demandé à l’hyène pourquoi elle a volé le mil. Cette dernière a répondu qu’elle était parfaitement innocente. Ils ont alors demandé à l’hyène pourquoi son caca se trouve dans le grenier. Elle n’a rien répondu. Ils ont alors décidé de faire bouillir le reste de mil pour que chacun boive la bouillie et on saura alors qui est le coupable : en effet, si quelqu’un se brûle la bouche avec la bouillie, alors ce sera lui le coupable.

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« Bernarda Alba from YANA », adaptation et mise en scène Odile Pedro Leal

11, 12 & 13 mars 2021 à 19h 30 au T.A.C.

A la mort de son époux, Bernarda Alba s’enferme avec ses cinq filles, pour les huit années que durera le deuil ! Mais le vivant du corps de ses filles la projette brutalement dans une modernité insoupçonnée. Pepe le Romano est ce grain de sel invisible qui fera dérailler la mécanique ; une organisation quasi totalitaire de la destinée des femmes ; un ordre établi…
Angustias, l’aînée des sœurs, doit épouser Pepe le Romano. Cependant, Magdalena, Amélia, Martirio, Maria Josefa, l’aïeule, toutes, dans la logique de leur corps, n’ont qu’une pensée, se « marier avec un beau garçon du bord de la mer ».
Et Adela, la plus jeune des sœurs, prend le maquis de son plaisir « Mon corps sera à qui je voudrai » ! A quelle fin ? La sublime Maison de Bernarda Alba de Federico Garcia Lorca est un microcosme criant de désir et de révolte ! Une révolte qui, quand elle implose, indique la complicité de fait, naturelle, éternelle, des femmes dans ce monde choisi pour elles…
La constance de la nature humaine, à la fois rassurante et surprenante, sert le propos de l’auteur et nous offre nos meilleurs prétextes : le matriarcat, ses forces, ses contraintes ; le pouvoir, l’aliénation, la révolte ; liberté, féminité dans le monde actuel ; le monde des croyances, le monde des lois taiseuses ; le monde politique, le monde économique, le monde des hommes… que vivent les femmes.

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Conte Dogon : Andjogue

CONTE 6

Andjogué est né malade. Il souffre depuis des années. Selon la coutume , une fête a lieu chaque année au village. Cette s’appelle « igina », ce qui veut dire «  veiller étant debout » Mais le pauvre Andjogue ne peut pas veiller debout et, de tristesse et de désespoir, il décide de se suicider. Il alla au marigot pour se jeter dans l’eau. Mais les djinn de l’eau lui ont adressé la parole: – Que fais-tu donc de si bon matin au marigot? Andjogue répond plaintivement: – Ma vie n’a été que maladie. Pas un jour sans souffrance. Je ne peux même pas participer à la « igina » puisqu’il faut rester debout toute la nuit. Je viens me suicider. Esprits de l’eau, aidez-moi à mourir ! Les djinn se consultent entre eux. Cela fait de gros «glouglou» à la surface de l’eau. Finalement l’un d’eux déclare: « Tu n’es pas le plus mauvais des hommes, nous te prenons en pitié. Viens vivre quelque temps parmi nous et sans doute guériras-tu  grâce à nos soins». Et les djinn l’entraînent au fond du marigot. Andjogue a passé à peu près neuf ans dans l’eau avec les djinn .

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Conte Dogon : Yasama et sa grande sœur

Conte 5

La grande sœur de Yasama était mariée depuis plus de huit ans dans un autre village.

Alors un jour, Yasama dit à ses parents qu’elle va rendre visite à sa grande soeur, car depuis qu’elle s’est mariée elle n’est plus revenue au village de ses parents pour leur rendre visite.

Alors Yasama a préparé le nécessaire comme le couscous de mil, le bouillon de pâte d’arachide etc.. pour elle et pour sa fille qui a l’âge de trois ans.

Tôt le matin Yasama et sa fille prennent la route pour se rendre chez la grande sœur.

Elles ont marché deux jours sur les chemins de brousse avant d’arriver chez la grande soeur, mais à l’entrée du village, Yasama vit qu’elle était très sale après deux jours de voyage .

Donc elle a décidé de se laver dans un marigot qui se trouvait à l’entrée du village de sa grande soeur. Yasama se déshabille, entre dans l’eau, commence à se laver et à laver sa fille qui est restée à ses côtés. Mais, contre toute attente l’eau engloutit Yasama et sa fille regarde impuissante sa maman disparaître .

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Le ras-e-bol des acteurs de la culture

Plusieurs milliers de professionnels du monde de la culture ont manifesté jeudi en France, sans attirer les foules, pour de nouveau crier leur ras-le-bol et demander la réouverture des lieux culturels, un an après les premières mesures de fermeture.

A Paris, plusieurs personnes sont entrées à la fin de la manifestation dans le théâtre de l’Odéon pour l’occuper. Ils y étaient toujours vers 22H00 et comptent y rester toute la nuit, selon Karine Huet, secrétaire générale adjointe du SNAM-CGT, qui fait partie des quelque « 80 personnes environ qui ont réussi à pénétrer à l’intérieur« .  

« Nous ne sortirons pas avant qu’un conseil national des professionnels du spectacle soit convoqué avec Roselyne Bachelot et Jean Castex« , a-t-elle ajouté.  

« Ça fait un an qu’on est bloqué chez nous« , regrette Louis-Marie Hippolyte, 34 ans, régisseur lumière dans le théâtre, ayant participé au rassemblement à Grenoble. Depuis la crise sanitaire, il travaille « 5 et 10 heures par mois » et vit de l’allocation pour les intermittents du spectacle. 

« Ça fait un an qu’on est au point mort« , abonde Sabine Grislin, danseuse et trapéziste, devant la préfecture, à Strasbourg.

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« Outrage », un film pour parler différemment des hommes et des  femmes. 

Lundi 8 mars à 20H30 et Lundi 15 mars à 16h00, à la Salle Frantz Fanon de Tropiques-Atrium

Tropiques Atrium propose, en lien avec la Journée nationale des luttes pour les droits des femmes, un film américain de fiction, Outrage , réalisé en 1950 par Ida Lupino.

Ida Lupino (1914 ou 1918- 1995) et le monde du cinéma

Grande actrice américano-britannique des années 40 et 50, Ida Lupino s’imposera à Hollywood comme l’une des rares femmes scénaristes, réalisatrices et productrices de son époque. Elle raconte comment, dans ce métier, elle a eu l’impression de s’ennuyer sur les plateaux de tournage, alors que « quelqu’un d’autre semblait faire tout le travail intéressant ». Avec son mari, l’écrivain Collier Young, elle fonde donc la compagnie The Filmakers, alternative au modèle des studios hollywoodiens, ce qui lui permet de traiter en toute indépendance des thèmes peu conventionnels, souvent absents dans ces décennies-là des écrans américains.

Outrage est une commande d’Howard Hughes pour la RKO. Voici un film dont le scénario traite d’un sujet particulièrement inhabituel et hardi pour l’époque, à savoir les traumatismes subis par une jeune femme, victime d’un viol.

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La mort de Patrick Dupond, légende française de la danse

L’ancien danseur étoile et juré de l’émission « Danse avec les stars » est mort vendredi des suites d’une « maladie foudroyante ». Il avait 61 ans.

ex-danseur étoile de l’Opéra de Paris et star de la danse Patrick Dupond est décédé vendredi 5 mars 2021 à l’âge de 61 ans des suites d’une « maladie foudroyante », a annoncé son entourage à l’Agence France-Presse. « Patrick Dupond s’est envolé ce matin pour danser avec les étoiles », a affirmé sa collaboratrice Leïla Da Rocha. «  Il est décédé à la suite d’une maladie foudroyante  », a-t-elle dit, précisant qu’il était «  malade depuis quelques mois  ».

Patrick Dupond était l’une des plus grandes étoiles de l’Opéra de Paris et de la danse en général en France, connu du grand public au-delà du cercle des amateurs de ballet. L’annonce de sa mort a créé une onde de choc chez ses anciens collègues et dans le monde de la culture. Dans un communiqué, l’Opéra de Paris a fait part de son «  émotion  » et de sa «  profonde tristesse  » après la disparition du danseur. «  Sa personne et son nom resteront attachés à un pan de l’histoire de l’institution. 

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Conte Dogon : Yatanou et l’oiseau diabolique

CONTE 4

Yatanou est une jeune fille qui a un désir ardent de se marier avec un homme sans cicatrice. Ainsi elle refusa tous les prétendants. Un jour, elle rencontra Kouwan, un oiseau diabolique qui s’était transformé en un très beau jeune homme, très attirant avec un corps sans cicatrices.

Yatanou s’est accrochée à ce dernier pour se marier avec lui. Pourtant tout le monde l’a avertie qu’il n’existe aucun homme sans cicatrice. Mais elle s’est entêtée pour se marier avec ce beau jeune homme.

Kouwan, l’oiseau diabolique, l’a emmenée dans sa demeure. Ils marchent jusqu’à un paysage inquiétant sous un baobab et ils habitent là pendant des années. Ils ont eu un premier enfant, Enty c’est un, un second Enloyi, c’est deux , un troisième Entandou, c’est trois, un quatrième Anihi, c’est quatre, un cinquième, Assana, c’est cinq. Quand ils ont grandi, Kouwan ne parvient plus à subvenir aux besoins de la famille. Ainsi il décida de se métamorphoser de nouveau en oiseau avec ses enfants. Ils quittèrent tous Yatanou pour rejoindre le paradis des oiseaux.

Elle reste sous l’arbre pendant des jours, assoiffée, affamée.

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Nicolas Maury, président du jury de la Queer Palm, prix LGBT à Cannes

Le comédien Nicolas Maury, révélé par la série « Dix pour cent » et réalisateur d’un premier film « Garçon chiffon », présidera le jury de la Queer Palm 2021, prix LGBT décerné pendant le Festival de Cannes (6-17 juillet), ont annoncé mercredi les organisateurs.

Créée en 2010 par le journaliste Franck Finance-Madureira, rédacteur en chef de la revue de cinéma « FrenchMania« , la Queer Palm, qui fêtera sa dixième édition, est l’équivalent cannois des « Teddy Awards  » décernés pendant la Berlinale.  

Le prix récompense un film traitant des thématiques LGBT+, « queer » ou féministes, parmi toutes les sélections cannoises. 

La Queer Palm 2019 a récompensé la Française Céline Sciamma pour son film « Portrait de la jeune fille en feu« , une histoire d’amour entre deux femmes, une peintre et son modèle, au 18ème siècle, qui a rencontré un grand succès à l’international.  

L’édition 2020 a été annulée en même temps que le Festival de Cannes. 

« Être président du jury de la Queer Palm cette année, représente pour moi une mission d’une haute importance poétique et politique: nous accueillerons les films comme des fleurs fortes et précieuses en cet étrange jardin qu’est notre +aujourd’hui+« , a confié Nicolas Maury, en lice par ailleurs pour le César du premier film. 

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Conte Dogon : Les filles du village

CONTE 3

Il était une fois un village où les filles rivalisaient beaucoup entre elles, surtout au sujet de la beauté.

Parmi toutes les filles, il y en avait une du nom de Yahedjou (ce qui signifie très belle fille), elle était la plus belle parmi toutes les filles du village.

Et donc, elle était détestée par toutes les autres filles pour sa beauté légendaire que tous les hommes appréciaient.

Une grande fête devait avoir lieu dans le village. Mais les autres filles ont monté un coup dans le dos de Yahedjou, en allant consulter les djinns du marigot.

Elles ont proposé aux djinns de s’en prendre à Yahedjou, la plus belle fille du village, quand elles iront se faire tresser les cheveux au village voisin.

A l’approche de la fête, les filles se sont rassemblées et sont allées voir Yahedjou pour qu’elles partent ensemble chez la coiffeuse .

Quand les filles sont allées chez Yahedjou, elles lui ont dit d’abord que sa maman lui a demandé de piler le mil, et ensuite elles disent encore que sa maman lui a demandé de puiser de l’eau.

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La saison estivale 2021 au Théâtre du Peuple de Bussang

Simon Delétang a dévoilé le programme de la saison estivale de son Théâtre, dans les Vosges. Une saison qui se déroulera du samedi 3 juillet au dimanche 5 septembre 2021.

-– par Janine Bailly –-

« L’annulation de la saison d’été 2020 a été un profond traumatisme, mais nous avons appris de cette période et ne nous laisserons plus surprendre », explique Simon Delétang, metteur en scène, comédien, et depuis octobre 2017 directeur du Théâtre du Peuple de Bussang. À la sortie de l’été, début septembre 2020, il avait mis en scène Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, de Stig Dagerman, sous la forme d’un oratorio électro-rock, avec le groupe Fergessen (Michaëla Chariau et David Mignonneau), originaire de Saint-Dié-des-Vosges. Ce spectacle, entre deux confinements, avait été pour le public une véritable bouffée d’oxygène. Il sera repris pendant cette saison estivale. Stig Dagerman, né Stig Halvard Jansson, le 5 octobre 1923 à Älvkarleby, mort le 4 novembre 1954 à Danderyd, fut un écrivain et journaliste libertaire. Il reste l’un des auteurs suédois les plus importants des années 1940.

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Sur France Musique, « L’invité du jour : Olivier Py »

« Il n’y a pas de logique sanitaire à la fermeture des salles, c’est donc une injustice »

Au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris, Olivier Py met en scène La Voix humaine de Poulenc, sur un livret de Jean Cocteau, et une création mondiale, sur un livret qu’il a lui-même écrit, Point d’Orgue du compositeur Thierry Escaich. L’occasion pour lui d’évoquer aussi l’avenir du Festival d’Avignon, qu’il dirige.

À voir en ligne fin mars, les opéras

La création de Point d’orgue met en miroir La Voix Humaine de Francis Poulenc, offrant une résonance actuelle à cette œuvre phare du XXe siècle. Le spectacle, par lequel Poulenc “dialogue” avec le compositeur Thierry Escaich, sera disponible sur France Musique le 27 mars, et disponible en VOD sur le site du Théâtre des Champs-Élysées.

Olivier Py retrouve pour cette nouvelle production la soprano Patricia Petibon¹, avec qui il aime collaborer : « Elle est comme ma petite soeur…. Elle est éblouissante et a une beauté surnaturelle. Elle donne à cette partition de “La Voix humaine” quelque chose de nouveau, débarrassé du mélodramatique, quelque chose de plus cru, violent et parfois drôle ».

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Conte Dogon : La Tortue et le Dindon

Conte 2

Un jour la tortue et le dindon se sont retrouvés chez une coiffeuse du nom de Sama-Sa, le même jour, à la même heure, à la même minute. La coiffeuse demande par qui on doit commencer la coiffure. Les deux répondent et se présentent comme le premier arrivé, aucun ne veut céder devant l’autre. Alors, la coiffeuse Sama-Sa leur demande de retourner chez eux et demain le premier venu sera le premier coiffé. Ainsi ils retournèrent dans leur village. La tortue a joué au malin en pondant un oeuf sous la chaise de la coiffeuse, un autre à la sortie du village, un autre sur la route loin du village et enfin un encore à l’entrée de son village. Tôt le matin, le Dindon se leva et prit le chemin du village de la coiffeuse espérant arriver le premier. Il vole, il vole et il vole jusque sur l’arbre de la cour de la coiffeuse, pendant que la tortue dormait. Ainsi le Dindon se croyait être le premier. Après des heures, la tortue arrive. Quand la coiffeuse Sama-Sa se réveilla et demanda aux deux qui est le premier arrivé, les deux répondirent «  Moi!Moi! »

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Petit aperçu du festival du court métrage de Clermont-Ferrand 2021

– par Janine Bailly –

Un Festival pour nous parler d’aujourd’hui, des autres et de nous !

Présentation :

Du vendredi 29 janvier au samedi 6 février se tenait, en France à Clermont-Ferrand, le Festival International du Court Métrage. Un festival comme tant d’autres condamné par la pandémie à se dérouler en ligne. Puisque dans une grande partie de l’Europe, la culture est, depuis une année déjà, tenue sous cloche, et qu’à la différence de La Martinique où je réside, les salles de cinéma restent, “là-bas”, désespérément obscures, au sens tragique du terme désormais ! Le Festival de Clermont-Ferrand est aujourd’hui la plus importante manifestation cinématographique mondiale consacrée au court métrage. En terme d’audience et de présence professionnelle, c’est le deuxième festival de cinéma en France, après celui de Cannes. Il a permis de découvrir de nombreux réalisateurs qui se sont ensuite lancés dans le long-métrage avec succès – Klapisch, Podalydès, Jeunet, Zonca, Giannoli… Sur le site Arte.tv, il est possible de voir comment se créent les affiches du festival.

Le court métrage, un format souple, qui doit rester inférieur à une heure, pouvant aller d’une poignée d’instants à une durée de cinquante-neuf minutes.

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Conte Dogon : La fille maligne

Conte1

Autrefois, il y avait une fille maligne qui criait partout vouloir voir Dieu pour lui demander de grosses fesses. A ce propos, Dieu lui a demandé d’aller tuer ses parents, afin de trouver ces belles proportions.

Elle a tenu sa parole, elle est allée tuer ses parents et Dieu a exaucé son vœu.

Au retour, elle a voulu se soulager à côté d’une plante qui lui a déchiré une partie de sa fesse, cette plante lui donne en compensation  un criquet, et elle continue son chemin jusqu’à ce qu’elle rencontre un forgeron qui était en train de travailler et la fille lui a demandé de griller son criquet qui finalement fut grillé et vendu.

Elle se met à pleurer, le forgeron lui donne une daba (pioche) en compensation , elle continue son chemin et arrive à un endroit où elle rencontre des petits bergers qui creusaient un trou avec leurs mains.

Elle dit : « Vous, les bergers, ça vous plaît de creuser avec vos mains? Ou bien vous manque-t-il quelque chose ?» et les bergers lui répondent :« oui. il nous manque quelque chose », alors elle leur prête sa daba , mais au cours du travail la daba a disparu.

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« Contes Dogon », recueillis par Malick Guindo à Endé (Pays Dogon) Mali

Version française et commentaires: Michel Pennetier

INTRODUCTION
Le Pays Dogon, cette falaise de 200 à 300 m de hauteur, arc de cercle de 200 km de longueur , les Dogon, ce petit peuple estimé à 500 000 âmes me tiennent au cœur depuis 20 ans. Suivant l’appel de Marcel Griaule qui décrit dans « Dieu d’eau » les trente jours de conversation avec le vieux sage Ogotomêli, dévoilant l’essentiel de la cosmogonie dogon, je fis un premier séjour en 1999. Le Dieu de l’eau, le Nommo me captiva d’une manière surprenante mais très concrète quand la population du village de Endé où je séjournais, me proposa de les aider à construire un barrage qui leur permettrait de pratiquer les cultures maraîchères nécessaires à leur survie. Il fallut 10 ans de négociations, de problèmes financiers et techniques, pour moi de découverte de la société et de la culture dogon, d’apprentissage de la « Parole dogon » pour que se réalise ce projet : la création d’un périmètre maraîcher de plus de vingt hectares. Aujourd’hui «  Un jardin au Mali » association créée en France pour la gestion de ce projet et « Dikanmonou »( Solidarité pour l’eau) qui réunit la population de Endé continuent à collaborer fraternellement pour l’amélioration de la vie des habitants…

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Sonjé 24 maws 61 : projections du film « La tuerie du 24 mars »

Le Maire de la Ville du Lamentin et l’Office de la Culture vous invitent aux manifestations dans le cadre des 60 ans des évènements de la tuerie du 24 mars 1961

Un peu plus d’un an après les émeutes de Décembre 1959 qui avaient fait 3 morts et de nombreux blessés à Fort de France, c’est au Lamentin que le 24 mars 1961, 3 Martiniquais sont tués et plus d’une vingtaine blessés par les balles des mitraillettes des forces de répression coloniale française.

Il faut rappeler que cette période était celle de la décolonisation surtout en Afrique où nombre de pays sous domination coloniale française accèdent à l’indépendance. C’est la période où courageusement, les Algériens luttent les armes à la main pour recouvrer leur souveraineté.

Le pouvoir colonial a peur que la Martinique aussi ne s’émancipe de cette tutelle coloniale. D’autant que la revendication nationale commence à s’exprimer ici et dans l’émigration.

Ainsi a-t-il pris l’ordonnance d’Octobre 1960 visant à museler ceux qu’il considère comme dangereux pour son système, qu’il va appliquer à Dufond, Guitteaud, Mauvois, nicolas .

En Mars 61, les ouvriers agricoles étaient en grève pour réclamer des augmentations du salaire de misère qui leur était versé, ainsi que des améliorations des conditions de travail et de paiement des salaires.

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