Arts de la scène

Malgré tout, voir « Ton beau Capitaine », de Simone Schwarz-Bart

En des temps différents, en temps ordinaires, je veux dire quand nous n’étions pas condamnés à sortir masqués, que les masques étaient réservés à la seule scène, que nous pouvions nous retrouver dans les salles de Tropiques-Atrium et partager de beaux moments de théâtre… en temps de paix dirais-je, si je voulais reprendre la rhétorique martiale du président Macron… en ces temps qui déjà nous semblent enviables et si lointains, nos enfants des établissements scolaires de la Martinique auraient découvert, au mois de mai 2020, la pièce de Simone Schwarz-Bart, « Ton beau Capitaine ». Mais hélas, l’adage populaire selon lequel « en mai, fais ce qu’il te plaît », est devenu obsolète… Alors, comme le dit une autre maxime, faute de grives, mangeons des merles, et pour  nous consoler un peu, regardons la captation vidéo, proposée sur la plateforme Viméo.

Créée en Guadeloupe en 1987 à Pointe-à-Pitre, jouée ensuite au Théâtre National de Chaillot à Paris en décembre 1988 dans la mise en scène de Stylo Cavé, la pièce fut présente dans une autre mise en scène, celle de Maud Galet Lalande au Festival d’Avignon en juillet 2018, en tant que spectacle sélectionné par la Région Grand-Est dans le cadre de son soutien au Off d’Avignon.

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Relance culturelle : l’État laisse les collectivités en première ligne

— Par Yves Perennou —

Villes, Départements et Régions ont géré l’urgence de leurs structures culturelles pour leur éviter la déroute financière. Désormais, se profile l’organisation du futur « été apprenant ».

L’État reste attendu pour la définition du cadre sa­nitaire et d’un plan de re­lance. Pour l’heure, c’est vers les collectivités que les structures culturelles se tournent pour de l’aide concrète. Dès avril, bon nombre de Villes et quelques Dé­partements les ont assurées du maintien des subventions « y compris lorsque des spectacles et événements sont annulés d’ici au 31 août », comme on le précise au Havre, où les associations tou­cheront les subventions votées sans avoir à produire les justifi­catifs habituels. Même son de cloche à Besançon où la mairie indique que les dossiers ont été instruits sans tenir compte du taux d’activité ni de l’annulation des manifestations. Les associa­tions percevront leur subvention et un bilan au cas par cas sera fait en fin d’année au vu des aides perçues, des dépenses et des éco­nomies réalisées. Un ajustement se fera sur l’exercice 2021.

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Odéon-Théâtre de l’Europe : Théâtre et canapé

Pour spectatrices et spectateurs en manque en période de confinement

En ces temps de confinement, le théâtre de l’Europe Odéon se déplace directement à domicile. Réunis sous l’appellation théâtre et canapé, de nombreux événements sont organisés. Parmi les temps forts, la diffusion de trois pièces de Molière montées par Stéphane Braunschweig («Le misanthrope», «Tartuffe», «L’école des femmes»), une plongée dans les coulisses du montage d’un décor ou encore des entretiens de metteurs en scène. A noter également, des lectures de comédiens sont proposées. Depuis chez eux, ils partagent leurs textes favoris comme «Une chambre à soi» de Virginia Woolf, lu par Virginie Colemyn.

>> Retrouvez le cycle de captations autour de Luigi Pirandello ici

>> Retrouvez le cycle de captations autour d’Henrik Ibsen ici

>> Retrouvez le film Les Fausses Confidences ici

>> Retrouvez le cycle de captations autour des Trois Soeurs ici

>> Retrouvez le cycle de captations autour de Molière ici

Plus de contenus disponibles ici :

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Coronavirus : le service public au chevet du spectacle vivant

France Télévisions et Radio France s’efforcent d’inventer toutes sortes de programmations pour aider le théâtre.

— Par Sandrine Blanchard, Sandrine Cassini et Aude Dassonville —

« On pourrait perdre l’habitude des librairies, des cinémas, des festivals, des scènes musicales. Mais il ne faut pas laisser le silence et les mauvaises habitudes s’installer. » Cette inquiétude exprimée par Laurence Bloch, directrice de France Inter, chaque responsable de l’audiovisuel public s’est promis de l’atténuer. Alors que les salles restent fermées pour une durée encore indéterminée, France Télévisions et Radio France s’efforcent d’inventer toutes sortes de programmations permettant de tenir le spectacle vivant à bout de bras.

C’est ainsi que, contre toute attente, la Fête de la musique ou la 32e cérémonie des Molières auront bien lieu. La première sera tournée en toute intimité sur une scène parisienne, tandis que la seconde, initialement prévue le 11 mai, se déroulera fin juin (sans doute le 22), sur la scène du Châtelet à Paris, dans une forme totalement inédite puisqu’elle se passera de public. Le principe du prime time, une première pour ce rendez-vous diffusé sur France 2, a été maintenu. 

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Producteurs, attachés de presse, régisseurs… Les «oubliés de la culture» appellent à l’aide

Ces travailleurs de l’ombre du secteur culturel demandent à être «remis en lumière» dans un communiqué. On estime à 1,3 millions le nombre de «travailleurs invisibles» des industries culturelles.

Ils sont dans l’ombre mais ne veulent pas le rester pendant la crise sanitaire. Après les artistes et les intermittents, ce sont les producteurs, attachés de presse, régisseurs et autres travailleurs indépendants de la culture qui appellent le gouvernement à l’aide.

À lire aussi : Emmanuel Macron prolonge les droits des intermittents jusqu’à août 2021

«Nous sommes les artisans qualifiés qui soutenons, accompagnons, gérons les spectacles vivants, les événements, les divertissements, les festivals» tous à l’arrêt depuis la mi-mars en raison de l’épidémie du Covid-19 et non concernés par le début du déconfinement lundi, rappelle le collectif «Les Artisans du spectacle», créé il y a quelques jours.Dans un communiqué transmis à l’AFP, ce collectif affirme que les annonces du président Emmanuel Macron mercredi dernier, notamment «l’année blanche» en faveur des intermittents, «vont dans le bon sens» mais regrette qu’elles ne concernent pas «toute la profession».

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L’opéra La Traviata s’invite chez vous !

 
La Traviata

L’opéra La Traviata s’invite chez vous ! Ce spectacle sera disponible dans son intégralité* dès lundi matin et jusqu’au 9 novembre 2020 sur operadeparis.fr et france.tvculturebox, grâce à France Télévisions et à son offre Culturebox.

Certaines scènes peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ainsi que des personnes non averties.
* Diffusion géobloquée en France.

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Nous aimerions pouvoir nous réjouir, Mr Macron

Lettre de La Coordination Nationale des Intermittent.e.s et Précaires (CNIP)

Monsieur le Président.

Quitte à vous surprendre, nous aimerions, en premier lieu, vous remercier : grâce à vous, nous savons que lamobilisation paye. C’est un message important à envoyer à tou.te.s.

Nous avons entendu vos robinsonnades.

Nous vous prenons au mot sur votre annonce d’une année blanche. Vous l’avez citée comme étant votre concession à la demande unanime du monde culturel. Soit. Mais, tel le diable se cachant dans les détails, la ministre du travail cache trop souvent dans les décrets vosintentions, et trop rarement nos revendications.

Ainsi, nous vous rappelons que cette année blanche (dont vous n’aimez pas le nom) représente une demande précise: celle d’un renouvellement des droits à date anniversaire, a minima au taux d’indemnisation précédent, dèsmaintenant, et jusqu’à un an après la reprise normale de nos activités. Il ne s’agit pas de prolonger de quelques mois, jusqu’en août 2021, les indemnisations, mais de permettre, durant toute cette période, le renouvellement sur douze mois.

Vous n’avez surtout évoqué qu’une partie de nos revendications, ne répondant qu’aux intermittent.e.s

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Les terres souffrantes de Martinique

— par Janine Bailly —

De Florence Lazar : « Tu crois que la terre est chose morte »

Non, je ne suis pas de ceux qui disent les avantages supposés de cette étrange période de confinement ! Non, je n’ai pas attendu que Monsieur Macron me conseille d’utiliser ce temps mort pour m’adonner à la lecture, et je ne mets pas à profit les heures pour faire tout ce qu’en temps normal j’aurais remis aux calendes grecques. Non, je  ne dirai pas, comme ceux-ci qui vont s’épanchant dans les médias, ce que sera « le monde d’après », je ne sais s’il y aura un autre monde ni ce qu’il pourrait bien être, ni si les hommes auront changé ou s’ils retomberont dans leurs ornières coutumières. Je songe seulement à Woody Allen écrivant « Je ne sais pas si Dieu existe, mais s’il existe, j’espère qu’il a une bonne excuse. » Parce que je suis plutôt dans la sidération. Parce que je ressens d’abord le tragique de la situation, et que je sais ceux qui souffrent.

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#Culturecheznous, deux nouveaux spectacles !

#Culturecheznous – SAMO, a tribute to Basquiat de Koffi Kwahulé

Laëtitia Guédon, un parcours sans faute

Formée à l’École du Studio d’Asnières et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris, Laëtitia Guédon fonde la Compagnie 0,10 et dirige de 2009 à 2014 le « Festival au Féminin » à Paris. Elle met en scène des textes de Koffi Kwahulé, Kevin Keiss, Patrick Chamoiseau… 

Riche d’un métissage singulier, elle est en quête d’une esthétique indisciplinée où se mêlent en permanence les arts et en particulier le théâtre, la danse et la musique live. Elle accorde une attention particulière aux écritures contemporaines en associant des auteurs vivants à l’écriture des spectacles.

En 2016, elle est nommée à la direction des « Plateaux Sauvages », fabrique artistique de la Ville de Paris, établissement culturel situé au coeur du XXème arrondissement. « Dans la capitale, peu de lieux de résidence sont disponibles pour les artistes. Heureusement, voici ce nouvel espace, une vaste fabrique dédiée à la création et au partage artistiques : 2 600 m², répartis sur 4 niveaux … » (Télérama)

https://www.envotrecompagnie.fr/accompagnement-administration-production/laetitia-guédon/

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Emmanuel Macron accorde l’année blanche et demande d’inventer la reprise

—Par Yves Perennou —

En posture régalienne, le président rassure le secteur culturel sur l’intermittence et lui fixe une mission d’adaptation à la crise et de refondation, mais sans engagement financier.

Sous la forme d’une vague de lettres ou­vertes, la pression est montée avant la rencontre, le 6 mai, entre le président de la République et une douzaine d’artistes dont Catherine Ringer, Sébastien Daucé, Mathilde Mon­nier, Stanislas Nordey, Abd al Malik, Sabine Devieilhe, Norah Krief… Emmanuel Macron a cherché à transformer un sauve­tage en grand chantier de refon­dation. Il a répondu à l’inquié­tude principale du milieu de la culture, accordant la prolonga­tion des droits des intermittents sur une année après l’arrêt de l’activité, posant le terme en août 2021. Comme pour compenser un cadeau, il a redoublé d’in­jonctions : « réenchanter notre pays », « retrouver l’envie [pour les artistes] d’aller au contact des jeunes », « réinventer un été artis­tique et culturel ». Impossible de promettre une date de retour aux saisons normales, mais le prési­dent demande un programme d’éducation artistique et cultu­relle (EAC) copieux pendant l’été, notamment pour les en­fants de banlieue, et une impul­sion collective sur le territoire : « Nous n’aurons pas les festivals, mais rien ne nous interdit de faire autre chose, avec moins de pu­blic ».

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Emmanuel Macron et la culture : « Des engagements assez flous, sans vision politique »

— Recueilli par Sabine Gignoux —

Critique à l’égard des annonces du chef de l’État en faveur de la culture, Jean-Michel Tobelem (1) professeur en sciences de gestion, appelle à des États généraux pour repenser, avec tous les acteurs, les objectifs de démocratisation de la culture.

La Croix : Comment réagissez-vous aux premières annonces du chef de l’État en faveur de la Culture ?

Jean-Michel Tobelem : La prolongation des droits des intermittents était attendue et c’est un point de satisfaction. Mais le chef de l’État a évoqué ensuite quelques mesures de détails sans annoncer de plan global, précis et chiffré en faveur du secteur culturel. Au total, ses engagements sont restés assez flous.

On les attendait pourtant. Dans cette crise, l’État s’est déjà impliqué très fortement pour soutenir certaines grandes entreprises comme Air France ou Renault. Pourquoi pas la culture ? Les grandes institutions soutenues par la puissance publique continueront probablement à l’être mais il y a lieu d’être inquiet pour toutes les autres structures, privées ou associatives, des festivals, des théâtres, des orchestres qui dépendent largement de la billetterie.

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Emmanuel Macron, la culture et le confinement

Une culture sinistrée

C’est peu dire que le secteur de la Culture est laminé par la crise liée au Covid-19. À ce titre, la prise de parole du président de la République Emmanuel Macron cet après-midi, 6 mai 2020, aux côtés de Frank Riester, le Ministre de la Culture, était très attendue. Au terme d’un échange de deux heures par visioconférence avec douze talents issus de différents secteurs de la Culture (littérature, danse, cinéma, théâtre…), dont Eric Toledano, Olivier Nakache et Sandrine Kiberlain, le président a esquissé les très grandes lignes d’un plan de sauvetage pour le secteur. A charge pour son ministre de détailler ultérieurement les différents dispositifs adoptés.

Si Emmanuel Macron s’est refusé à employer l’expression « d’année blanche » pour le secteur, il n’en a pas moins adopté le principe (…)

Cinéma : Le président de la République a notamment confirmé la création d’un fond d’indemnisation pour les tournages, « qui reprendront au cas par cas » fin mai.

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18689901.html

(D’après Olivier Pallaruelo, le 6 mai 2020, dans « ALLOCINÉ » )

 Macron  souhaite voir les artistes à l’école

Le président s’est laissé filmer sur BFMTV en bras de chemise dans de grandes envolées en faveur des artistes ce mercredi, tandis que Franck Riester a ensuite détaillé ses mesures… sur Internet.

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Coronavirus : les intermittents du spectacle bénéficieront d’un dispositif de protection pendant l’été, assure Franck Riester

Le ministre de la culture n’a cependant pas encore tranché sur l’éventualité de leur accorder l’« année blanche » qu’ils réclament.

Durement touché par les mesures de confinement, le secteur de la culture attend des réponses de son ministre, Franck Riester. Mardi 5 mai au matin, ce dernier a assuré être en train de travailler à un dispositif de protection des intermittents du spectacle durant les mois d’été.

Interrogé par un auditeur au micro d’Europe 1, le locataire de la rue de Valois a réfuté rester inactif, alors qu’Emmanuel Macron doit annoncer des mesures pour le monde de la culture mercredi.

« Nous avons pris dans l’urgence la décision de repousser de trois mois le délai pour regarder le nombre d’heures obtenues par les intermittents du spectacle pour bénéficier de leur régime d’assurance-chômage et de leur protection sociale. »

 Lire aussi  « Monsieur le Président, cet oubli de l’art et de la culture, réparez-le ! »

Mais Franck Riester n’a pas encore tranché sur l’éventualité de leur accorder l’« année blanche » qu’ils réclament, c’est-à-dire une mise à zéro des compteurs sur le décompte des droits. 

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Tropiques-Atrium: imaginer la suite

— Par Manuel Césaire —
Imaginer la suite,
Interroger aujourd’hui pour inventer demain,
Un lendemain pour notre communauté culturelle et humaine.
Cette communauté à laquelle nous participons,
Nous, acteur culturel,
Vous, public et partenaires de notre action,
Avec les créateurs et artistes du spectacle vivant, des arts visuels et du cinéma.

Depuis le confinement, si les portes physiques de Tropiques Atrium sont restées closes, notre action s’est déployée grâce au numérique afin de vous faire vivre, autrement, quelques effluves du CinéMartinique Festival, de voir ou revoir les créations théâtrales des précédentes saisons et les temps forts du Martinique Jazz Festival 2019.

Nous avons également maintenu nos engagements et notre accompagnement auprès des artistes en résidence, à Tropiques Atrium ainsi qu’auprès des formateurs et intervenants artistiques en milieu scolaire. « Culture chez vous » vous a également amené dans l’intimité des créations et résidences en cours.

Nous avons communiqué autrement et nous nous sommes rencontrés différemment.

Nous souhaitons maintenir ce lien et continuer d’être les invités de vos journées et soirées confinées et au-delà du confinement.

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Tropiques-Atrium, #Culturecheznous, plus que jamais !

Cinémartinique, festival online. Des films pour aller plus loin : documentaire et débat

Un film de Chloé Glotin : « Gros sur mon cœur » (France / 2011 / 52 mn / VF / Ciné-Sud Promotion)

1 – Découvrez le film.

2 – Posez vos questions à nos invités avant le 5 mai 2020, posez vos questions dès maintenant à nos grands témoins et historiens.

3 – Nous les poserons à ces grands témoins lors d’un débat qui sera diffusé en ligne le 8 mai 2020. 

Qui est Chloé ?

Elle se présente ainsi sur Linkedin :

« Réalisatrice, productrice, chef opératrice, assistante de réalisation, attachée de presse. J’ai construit au fil de mes expériences dans les secteurs de l’audiovisuel et du cinéma, une grande polyvalence. Cheffe d’un projet d’éducation à l’image initié depuis 2015 en Martinique, L’oeil du doc, j’attache aussi beaucoup d’importance à la transmission. »

Le documentaire , « en hommage aux résistants ultramarins »

« Il y a quelques années, je retrouvais des documents qui m’apprenaient que mon grand-père faisait partie de ces soldats martiniquais qui ont rejoint la France Libre en 1943.

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IDIR, le baladin chantre de son pays, s’en est allé

« Ambassadeur éminent des cultures berbère et kabyle », selon l’UNESCO

Le chanteur Idir, l’un des principaux ambassadeurs de la chanson kabyle, est mort, ce samedi 2 mai à Paris, à l’âge de soixante-dix ans. Hospitalisé vendredi à Paris, il a succombé à une maladie pulmonaire et devrait être enterré en région parisienne, selon son entourage.
« Nous avons le regret de vous annoncer le décès de notre père [à tous], Idir, le samedi 2 mai à 21 h 30. Repose en paix, papa », est-il écrit dans un message publié sur la page Facebook officielle du chanteur, installé en France.
« J’ai appris avec une immense tristesse la nouvelle du décès d’Idir, une icône de l’art algérien », a salué dans un tweet le président algérien, Abdelmadjid Tebboune. « Avec sa disparition, l’Algérie perd un de ses monuments. »

 

De l’Algérie à la France

Si Idir connaît une carrière internationale et vient s’installer à Paris, c’est sa chanson, « A Vava Inouva, Papa  Inouva », berceuse en langue berbère qui traduite en 15 langues, diffusée dans 77 pays et faisant le tour du monde, assied sa célébrité.

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« Sankara n’est pas mort », sur les traces d’une utopie africaine

— Par Céline Rouden —

Ce road-movie poétique au « pays des hommes intègres », le Burkina Faso, nous entraîne dans un voyage hypnotique sur les traces de l’utopie révolutionnaire incarnée par Thomas Sankara

Sankara n’est pas mort

en e-cinema sur www.25eheure.com

Sankara n’est pas mort. Au Burkina Faso, il est encore bien présent : en ombre chinoise sur les tee-shirts des jeunes burkinabés à la manière de Che Guevara, dans les slogans des manifestants de Ouagadougou réclamant justice contre ses assassins, et dans le souvenir de ses habitants comme un âge d’or lointain et révolu. Jeune réalisatrice formée à la Femis, Lucie Viver a été frappée par l’immense espoir né en 2014 de la chute de Blaise Compaoré, après 27 ans de pouvoir et la survivance, dans l’imaginaire collectif de ce pays, de l’utopie révolutionnaire et anti-impérialiste incarnée par Thomas Sankara.

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Le festival « Vues d’Afrique », version virtuelle 2020

Le cinéaste sénégalais Mamadou Dia et son acteur Alassane Sy ont reçu les prix de la Meilleure fiction long métrage et du Meilleur acteur au festival « Vues d’Afrique », à Montréal, pour « Le père de Nafi ». 

Le 27 avril 2020 à Montréal, le 36e festival de cinéma « Vues d’Afrique » a dévoilé les lauréats des prix et des mentions de sa compétition, lors d’une cérémonie de clôture virtuelle accessible en direct, ce jour-là, sur sa page Facebook. Ce support a permis à tous les festivaliers et à un large public d’assister à cette cérémonie, et aux réactions des gagnants à travers le monde entier, sur sa plateforme. Animée par Eric M’Boua (animateur canadien d’origine ivoirienne) de Prodzitiv (organisateur d’événements), avec le concours de l’organisation du Festival, la soirée a été l’occasion de célébrer la vitalité et le dynamisme des cinématographies africaines et caribéennes, mises à l’honneur lors de cette 36e édition.

Depuis 36 ans en effet, « Vues d’Afrique » est une vitrine pour tous les grands cinéastes africains et créoles.

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Pas de bel été au Théâtre du peuple !

Le Théâtre du Peuple de Bussang annule sa saison estivale

L’équipe du Théâtre : 

« Nous travaillons chaque jour afin de trouver des solutions pour nous permettre d’honorer les engagements pris auprès de nos salariés de la saison d’été (intermittents et saisonniers) et nous espérons être en mesure de rouvrir à l’automne, de quelque manière que ce soit. Nous tenions enfin à vous remercier pour vos nombreux messages de soutien. Prenez soin de vous, nous avons hâte de vous retrouver à Bussang. »

Maurice Pottecher (créateur du théâtre), Le Diable marchand de goutte, 1895

« Maintenant le silence est retombé sur l’enclos, le théâtre de bois et de feuillages a remisé pour un an ses portants rustiques (…).
Mais au-dessus de la vision effacée, l’idée reste ; elle couve sous la cendre d’un foyer éteint : elle attend un nouveau souffle qui la fasse jaillir en brillantes étincelles.
Le Théâtre du Peuple est rentré (…) sous la terre à la façon du grain que le semeur confie au sol dans cette saison recueillie pour que l’été prochain en lève la moisson ; il renaîtra, il portera sa récolte. 

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Une « année blanche» pour sauver les intermittents du spectacle

— Par Yves Perennou —

C’est un gouffre d’au moins six mois qui s’ouvre devant les artistes et techniciens du spectacle. Durant cette période, pratiquement toutes les représentations professionnelles seront impossibles et les séances de répétition collective presque tout autant, pour la musique, le théâtre, la danse, le cirque, le chant. À l’exception des ensembles à cordes, comment jouer ensemble avec masques et distance physique ? Ce semestre de silence, suivi d’une année de rétablissement pour relancer les projets signifierait l’effacement des droits aux annexes 8 et 10 pour une bonne partie des intermittents du spectacle. L’appréhension est vive. La prolongation des droits à l’assurance chômage décidée par le gouvernement avec report de la date anniversaire ne vaut que jusqu’à la fin du confinement. Les deux pétitions ouvertes parallèlement à la mi-avril (Année noire 2020 et Culture en danger) totalisent quelque 200 000 signatures.

Télécharger le n° 471 du 30 avril de  La Lettre du Spectacle

Elles réclament globalement la reconduction des droits actuels sur une année à partir du moment où il sera possible à nouveau de travailler.

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La crise sanitaire masque la crise sociale

Vous ne sauverez pas l’absence de travail par l’emploi

Nous, salarié.e.s en emploi discontinu, de la restauration, de l’hôtellerie, du spectacle vivant, du tourisme, de l’audiovisuel, du social, de l’événementiel, des services, et de tant d’autres secteurs utilisant des contrats précaires, sommes les grand.e.s oublié.e.s.

Comme beaucoup, nos activités se sont arrêtées brutalement sans perspective de reprise. L’État débloque aujourd’hui des milliards pour colmater les plaies ouvertes de cette crise… Pas une mesure ne nous concerne !

Nous sommes des millions à passer à travers les mailles du filet

Nous n’avons plus aucun salaire

Nous n’aurons bientôt plus aucun droit au chômage

Nous sommes « le bord de la route »

Nous exigeons que le gouvernement prenne dès maintenant la véritable dimension de cette crise et agisse en conséquence avec des mesures urgentes :

· Pour le Régime Général, neutralisation du décompte du capital de droits acquis et maintien des droits sur la période de confinement et jusqu’à la reprise totale de tous les secteurs d’activités interdépendants.

. Pour les Annexes 8 et 10, renouvellement automatique, a minima à hauteur de l’indemnisation journalière précédente, dès maintenant et jusqu’à un an après la reprise totale de tous les secteurs d’activités interdépendants.

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Se cultiver, réfléchir et se distraire malgré tout !

La « continuité pédagogique », avec le Rectorat de Martinique

Le théâtre vivant, par son aspect ludique, est propre à retenir l’attention des élèves… et des adultes, quand bien même se pose la question de savoir si le qualificatif de « vivant » peut s’appliquer à des captations de spectacles par le moyen de la vidéo.

La pièce martiniquaise « Cyclones »

Créée en 2016, en résidence au Domaine de Fond Saint-Jacques, elle est la plus connue de la Compagnie TRACK. Écrite par Daniely Francisque comédienne de théâtre et de cinéma, metteur en scène et dramaturge, mise en scène par Patrice Le Namouric, elle fut jouée à la Martinique et à la Guadeloupe, dans des salles de théâtre  aussi bien que dans les arènes circulaires des pitts, avant d’être donnée au Festival Off d’Avignon 2017 où elle obtint de l’avis général un vif succès. Inscrite à la programmation du TOMA — Théâtre d’Outre Mer en Avignon —, elle fut à l’affiche du 7 au 30 juillet à la Chapelle Du Verbe Incarné. Daniély Francisque et Gloriah Bonheur en étaient les interprètes.

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Quel avenir pour le Festival d’Avignon ?

Toutes les manifestations culturelles étant interdites (au moins jusqu’au 15 juillet ?) le directeur d’Avignon supprime l’édition 2020.  

Contraint à l’annulation

« Je suis en train de vivre la pire soirée de ma vie, celle que je n’aurais jamais voulu vivre. » Au bout du téléphone, la voix d’Olivier Py est blanche. Le directeur d’Avignon, d’ordinaire si bavard, si lyrique, laisse passer de longs silences entre les mots. Le 8 avril dernier, il annonçait fièrement sur le site du festival – avec panache, défi, et peut-être inconscience – sa programmation 2020, et voilà que la déclaration d’Emmanuel Macron, ce lundi soir, ne laisse plus aucun espoir au meilleur festival de théâtre européen.

Le président de la République a en effet annoncé la suppression de toutes les manifestations culturelles au moins jusqu’au 15 juillet. Et « rien n’est sûr après », poursuit Olivier Py, qui avait un temps caressé l’idée d’un festival allégé, qui aurait pu démarrer le 15 juillet.

« Le 20 avril, je vais donc convoquer par Skype un conseil d’administration exceptionnel, à qui je soumettrai mon plan d’annulation.

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« Sankara n’est pas mort », un film de Lucie Viver

Sortie E-Cinema le 29 avrilL 2020

Chers tous, chères toutes,

«Sankara n’est pas mort» sortira dès le 29 Avril en E-cinéma et en exclusivité sur la plateforme de la 25è Heure  !

Découvrez l’affiche du film !

Près d’une trentaine de salles ont déjà répondu présentes, nous sommes ravis, espérant que d’autres cinémas s’agrégeront au fur et à mesure du temps !

Concernant le calendrier des rencontres pour la semaine du 29 avril, nous vous proposerons chaque soir à l’issue de la séance de 20h30 un rendez-vous avec l’équipe du film (débat France/Burkina entre Lucie Viver et Bikontine) et en complément le dimanche une projection à 18h00 suivie d’un cadeau de Rodolphe Burger. Nous préconisons auprès des salles partout en France la programmation de « séances de rattrapages ». 

Vous pourrez acheter votre ticket de e-cinéma sur https://www.25eheure.com

La presse soutient notre projet ! Retrouvez la revue de presse sur notre site : météore-films.fr ou sur nos réseaux sociaux !

Mille mercis chaleureux et reconnaissants à toutes les salles qui nous accompagnent dans cette entreprise car nous croyons au pouvoir du collectif pour faire front ensemble et pour initier cette rencontre entre les auteurs et leurs œuvres avec les spectateurs.trices.

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Le temps des ouvriers (1/4)Le temps de l’usine

Prochaine diffusion le mardi 28 avril à 21h sur Arte

Les films de Stan Neumann « Le temps des ouvriers » sont désormais disponibles du 21/04/2020 au 26/06/2020 sur @ARTEfr.

Sous-titrage malentendant
Ce programme est disponible en vidéo à la demande ou DVD.

Du début du XVIIIe siècle à nos jours, Stan Neumann déroule sur plus de trois siècles l’histoire du monde ouvrier européen, rappelant en une synthèse éblouissante ce que nos sociétés doivent aux luttes des « damnés de la terre ».

Dès le début du XVIIIe siècle, en Grande-Bretagne, une nouvelle économie « industrielle et commerciale », portée par le textile, chasse des campagnes les petits paysans et les tisserands indépendants. Pour survivre, ils doivent désormais travailler contre salaire dans des fabriques (factories) qui rassemblent plusieurs milliers d’ouvriers, sur des métiers appartenant à des marchands devenus industriels. C’est la naissance de la classe ouvrière anglaise. Le travail en usine, le Factory System, où seul compte le profit, impose aux déracinés une discipline et une conception du temps radicalement nouvelles.

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