Politiques

Quel devenir pour la Collectivité Territoriale de Martinique?

— Par Pierre Alex Marie-Anne —
Assurément pas la poursuite du train-train actuel ,dans une configuration institutionnelle inchangée!
Tous ,à quelques bords politiques qu’ils appartiennent dressent le même constat: cela ne marche pas!; un Pouvoir confisqué par un hyper-Président ,omniscient et omnipotent qui réduit l’ensemble des conseillers territoriaux au rang de simples exécutants ,dénués de toute capacité d’initiative et d”innovation.
Face à ce constat, chacun y va de ses propositions de réforme ou d’amélioration ; mais peut-on vraiment corriger ce qui est fondamentalement vicié?
Cette construction alambiquée ,échafaudée sous la pression du PPM, avec la complaisance coupable du Président de la République de l’époque contrevient au résultat sans ambiguïté de la consultation populaire des 10 et 24 janvier 2010 rejetant l’idée d’autonomie.
Elle s’évertue à concilier ,au moins dans la forme,deux logiques contradictoires : celle de l’intégration, caractérisée par le principe de l’identité législative de l’article 73 de la Constitution ,et celle de l’autonomie associée à la règle de la spécialité législative contenue dans l’article 74 d u même texte fondateur.

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Le racisme vu par Lilian Thuram et Pierre Ménès

Par Yves-Léopold Monthieux —

On ne parle jamais du racisme qu’à ses dépens. Quel que soit le bout par lequel on aborde le succès on risque de s’y blesser. Et il y a toujours des gens à blesser dans le propos ‘’metaraciste‘’. C’est ainsi que les prudents que sont les politiques se contentent souvent de rouler des yeux d’horreur pour signifier leur condamnation du racisme. Pourtant, avec une périodicité de plus en plus rapprochée se pose la condition des Noirs dans la société française. Rien n’indique que la solution est proche quoi qu’on ne puisse y tendre sans en parler. C’est comme les objets à double tranchant, les courageux qui s’y risquent deviennent souvent des cibles. 

Lilian Thuram et Pierre Ménès connaissent un brin sur le monde sportif, domaine où les contacts entre des Blancs et des non-Blancs sont des plus spectaculaires. Il n’y a pas mieux pour parler aux Blancs des Noirs, et des Noirs aux Blancs, qu’un Noir qui se sent français et dont cette qualité ne lui est pas contesté par les Blancs.

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Pas d’envers « racisme anti-blanc » au racisme anti-noirs.

— Par Max Dorléans du GRS —

Une polémique s’est récemment développée en France à partir de propos tenus par l’ex-footballeur professionnel Lilian Thuram sur la question du racisme anti-noirs et anti-arabes. Racisme anti-noirs et anti-arabes, sont-ils le symétrique de ce que certains nomment « racisme anti-blancs » ?

La chose est bien connue chez nous. Il suffit qu’un martiniquais (noir), pointe par exemple, en réunion de travail (surtout dans une réunion de direction et de cadres d’administration ou d’entreprises où l’immense majorité des présents sont blancs (métropolitains ou békés) – un problème particulier de vision du quotidien, ou porte une appréciation identitaire et/ou historique (colonialisme, question béké et rapport de classe et d’inégalités sociales, énoncé d’un comportement ou discours méprisant, arrogant ou condescendant d’un chef blanc…) pour expliquer une situation ou un phénomène, pour se voir aussitôt taxer d’« anti-blanc », de raciste primaire, de révolutionnaire ou d’anticolonialiste, de xénophobe, quand bien même il s’agirait d’un vrai partisan du système en place, d’un démocrate ou d’un humaniste sincère et clairvoyant .

Ainsi, dans le monde d’aujourd’hui, dans la France et l’Europe actuelles, évoquer en étant soi-même noir ou arabe, le racisme anti-noirs et anti-arabes, conduit presque inévitablement sinon fatalement, à se voir taxer par certains blancs, de « raciste anti-blanc », d’écorché vif et complexé, de frileux, d’ultra susceptible, dès lors qu’il est fait état ou dénoncé un racisme et des pratiques racistes bien réels, à l’origine de vraies souffrances, de vraies douleurs et de réels complexes.

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La population martiniquaise laissée sans protection.

— Par Pierre Alex Marie-Anne —
L’actualité quotidienne est désormais marquée par l’annonce de faits divers sanglants et de rixes meurtrières dont le dénominateur commun est l’usage irraisonné des armes à feu; l’espace martiniquais est devenu scène de western où se joue régulièrement” règlement de comptes à ok corral”.
Un premier constat : les opérations “déposez les armes “,qui ne touchent que les citoyens honnêtes, restent inopérantes pour combattre ce véritable fléau.
Deuxième constat: à l’évidence ce n’est ni par le Port ni par l’Aéroport, sous surveillance constante , qu’elles sont introduites dans l’île.
Quant à l’analyse des causes de ce phénomène , les avis divergent: pour certains son origine socio-économique, ne fait pas de doute ,il s’agirait des conséquences prévisibles de la marginalisation progressive de larges couches de la population , vouées à la précarité et à l’extrême pauvreté avec comme corollaire le développement de la violence et de la délinquance.
Pour d’autres , l’explication principale ,de nature philosophique, tient à la dérive de nos sociétés modernes dites” libérées “ où la soif de jouissance et le culte absolu de l’argent-roi , ont pris le pas sur toute autre considération, réduisant à néant la notion de responsabilité individuelle ou collective ; à cet égard, ils pointent du doigt les coups redoublés portés aux traditionnelles structures d’encadrement qui garantissaient ,vaille que vaille ,un certain “ vivre ensemble” ( la famille ,la morale ,la religion,l’éducation parentale ou même le service militaire); il y aurait donc urgence à stopper cette course à l’auto-destruction sociétale et à entreprendre la déconstruction de ce modèle de “bad boy”, propagé complaisamment par des médias en mal d’audience.

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Dolor Banidol : nous voulons la vérité!

Création et premières actions du « Comité Dolor Banidol pour la Vérité sur le Crash du 3 décembre 1969 »

Le 3 décembre 1969 le Boeing assurant le vol AF 212 s’écrasait au large de Caracas une minute après son décollage de l’aéroport Simon Bolivar avec ses 62 passagers et membres d’équipage. Les interrogations émises à l’époque prennent aujourd’hui la dimension de sérieuses présomptions d’attentat qui pourrait avoir visé deux éminents dirigeants des partis communistes martiniquais (Dolor Banidol) et Guadeloupéen (Euvremont Gène), de retour d’un congrès du parti communiste chilien à Santiago du Chili. Un communiqué des syndicats d’Air France publié il y a 2 ans, signale qu’un document du Bureau d’enquête sur les accidents aéronautiques (BEA), classé secret défense, évoque une  » forte probabilité que l’accident soit imputable à l’explosion d’une bombe dans le puits du train gauche de l’avion « .. Les résultats de l’examen des restes des corps des deux responsables politiques plaident, également selon les dires d’un médecin les ayant examinés à l’époque, en faveur de cette thèse.

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Le racisme «anti-blanc» n’est «pas une expérience de masse»

— Par Sylvain Mouillard —
Seulement 15% des personnes des Français «majoritaires non paupérisés» déclarent avoir déjà été la cible de discrimination, contre 60% des descendants d’immigrés d’Afrique subsaharienne. Photo Vincent Kessler. Reuters
Une étude de l’Ined se penche sur ce phénomène, bien moins répandu que le racisme envers les minorités, et qui ne débouche que très peu sur des discriminations.

Quelle est la réalité sociologique du «racisme anti-blanc» ? C’est à cette question – et à beaucoup d’autres – que les chercheurs de l’Institut national d’études démographiques (Ined) ont tenté de répondre dans leur colossal travail mené depuis une dizaine d’années auprès de 22 000 personnes. Constatant la «forte médiatisation» de cette thématique et le fait que des «personnalités politiques et intellectuelles ont voulu en faire une question de société» (Jean-François Copé, Alain Finkielkraut), les chercheurs se sont efforcés d’appréhender ce qu’ils appellent les «faits de racisme déclarés par la population majoritaire». Autrement dit, les personnes nées en France métropolitaine et dont les deux parents étaient Français à la naissance.

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L’Appel des appels, acte II : les nouvelles insurrections

Dix ans après la publication de Pour une insurrection des consciences, des professionnels entre autres du soin, de l’éducation, du social se réuniront les 6 et 7 septembre à Marseille.

Décembre 2008 : à l’initiative de deux psychanalystes, Roland Gori et Stefan Chedri, un Appel des appels, ayant vocation de rassembler tous ceux qui luttaient contre la « casse » de leurs métiers, était lancé. Près de 90000 « professionnels de l’humain » s’y sont reconnus. Ont suivi des journées de travail, la constitution d’une Association, la construction d’un site, et dès 2009 un premier ouvrage au titre ambitieux : « Pour une insurrection des consciences », coordonné par Roland Gori, Barbara Cassin et Christian Laval, paru aux Éditions des Mille et une nuits. Cet ouvrage réunit des contributions de professionnels du soin, de l’éducation, de la recherche, de l’enseignement, du travail social, de la justice, de la culture et de l’information révoltés par les nouvelles procédures technocratiques et comptables inspirées du néolibéralisme, engagées par les réformes lors de la présidence de Nicolas Sarkozy.

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Les Origines du populisme

Entre ressentiment et société d’individus

Un ouvrage de Yann Algan, Elizabeth Beasley, Daniel Cohen et Martial Foucault.
Le populisme est le produit de deux secousses telluriques. Premier séisme : la montée d’un immense ressentiment contre les partis et les institutions politiques. Face à l’échec de la droite et de la gauche à contenir les excès du capitalisme, la radicalité « anti-système » a brisé les compromis que l’un et l’autre camps étaient parvenus à édifier. Deuxième séisme : la fin de la société de classes, au profit d’une société d’individus pensant leur position sociale en termes subjectifs. Une nouvelle polarité en résulte, qui sépare les « confiants » des « méfiants » envers autrui. La droite populiste surgit au croisement d’une double méfiance – à l’égard des institutions politiques et à l’égard de la société. Elle prospère sur le désenchantement démocratique, tout en renouvelant le clivage gauche-droite. Fondé sur des données inédites, cet ouvrage se révèle essentiel pour comprendre le présent et l’avenir des sociétés démocratiques.

Doyen de l’École d’affaires publiques, Yann Algan est professeur d’économie à Sciences Po.

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Vers une véritable démocratie participative

— Par Jean Abrosi —

Tous les maires d’aujourd’hui vous diront qu’ils appliquent une démocratie participative en faisant intervenir les quartiers de leur commune. L’idée est bonne en soi, car elle permet aux citoyens des campagnes et des bourgs de se concerter et de proposer des projets qui par la suite seront soumis au conseil municipal.

Mais là où le bât blesse, c’est qu’au sein de ces comités de quartier, rares sont les personnes âgées et quasi absents les jeunes.

Pour la simple raison que ces personnes âgées sont démobilisées en politique pour les raisons que nous connaissons. Concernant les jeunes, il demeure le problème de communication entre les teen-agers et les adultes ; et le dialogue ne peut s’instaurer.

En conclusion, la démocratie participative n’est autre qu’un prolongement dans les quartiers de la campagne électorale du maire en place et de son équipe. En effet le président du comité de quartier est un conseiller municipal et l’opposition n’y figure pas, d’où l’absence de démocratie.

L’édilité pourrait arriver, à mon humble avis, à un raccourci intéressant en créant un conseil de jeunes issus des différents quartiers, ainsi qu’une assemblée de sages originaires de la commune.

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La population martiniquaise laissée sans protection.

— Par Pierre Alex Marie-Anne —
L’ actualité quotidienne est désormais marquée par l’annonce de faits divers sanglants et de rixes meurtrières dont le dénominateur commun est l’usage irraisonné des armes à feu; l’espace martiniquais est devenu scène de western où se joue régulièrement” règlement de comptes à ok corral”.
Un premier constat : les opérations “déposez les armes “,qui ne touchent que les citoyens honnêtes, restent inopérantes pour combattre ce véritable fléau.
Deuxième constat: à l’évidence ce n’est ni par le Port ni par l’Aéroport, sous surveillance constante , qu’elles sont introduites dans l’île.
Quant à l’analyse des causes de ce phénomène , les avis divergent: pour certains son origine socio-économique, ne fait pas de doute ,il s’agirait des conéquences prévisibles de la marginalisation progressive de larges couches de la population , vouées à la précarité et à l’extrême pauvreté avec comme corollaire le développement de la violence et de la délinquance.
Pour d’autres , l’explication principale ,de nature philosophique, tient à la dérive de nos sociétés modernes dites” libérées “ où la soif de jouissance et le culte absolu de l’argent-roi , ont pris le pas sur toute autre considération, réduisant à néant la notion de responsabilté individuelle ou collective ;
à cet égard, ils pointent du doigt les coups redoublés portés aux traditionnelles structures d’encadrement qui garantissaient ,vaille que vaille ,un certain “ vivre ensemble” ( la famille ,la morale ,la religion,l’éducation parentale ou même le service militaire); il y aurait donc urgence à stopper cette course à l’auto-destruction sociétale et à entreprendre la déconstruction de ce modèle de “bad boy”, propagé complaisemment par des médias en mal d’audience.

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Amazon et Microsoft pointés du doigt pour leur rôle dans le développement des armes autonomes

Selon le rapport d’une ONG, les deux entreprises font partie des géants de la tech qui pourraient mener à une gigantesque course aux armements dans le secteur de l’intelligence artificielle.

Le film de science-fiction Terminator peut-il devenir réalité ? Selon un rapport de l’organisation non gouvernementale PAX, les entreprises américaines Amazon et Microsoft pourraient chercher à participer au développement des armes de destruction autonomes.

 L’organisation néerlandaise a sondé les principaux acteurs du secteur hautement stratégique de l’intelligence artificielle et a classé cinquante entreprises selon trois critères :

  • Développent-elles des technologies permettant de créer des « robots tueurs » ?
  • Travaillent-elles sur des projets militaires liés à ces technologies ?
  • Ont-elles promis de s’abstenir d’y contribuer dans le futur ?

« Tuer sans implication humaine »

L’usage de l’intelligence artificielle pour permettre à des systèmes d’armement d’automatiquement choisir et attaquer des cibles a provoqué d’importants débats éthiques au cours des dernières années. Pour certains critiques, on pourrait même assister à la troisième révolution de l’art de la guerre après les inventions de la poudre et de la bombe nucléaire.

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« Ce ne sont pas de simples feux, c’est l’œuvre du capitalisme », dénonce le Grand conseil coutumier des peuples amérindiens

Dans une tribune publiée sur franceinfo, l’organisme qui représente et défend les intérêts des peuples amérindien et bushinengé de Guyane met notamment en cause l’extractivisme.

Ce ne sont pas de simples feux, c’est l’œuvre du capitalisme », réagit dimanche 25 août le Grand conseil coutumier des peuples amérindiens et bushinengé, après les incendies qui ravagent la forêt amazonienne. Dans une tribune publiée sur franceinfo, le Grand conseil coutumier, qui a la responsabilité de représenter et de défendre les intérêts des peuples amérindien et bushinengé de Guyane, affirme que le feu « n’est pas le seul danger qui menace ou qui détruit l’Amazonie ». Il met en cause également l’extractivisme qui a « sa part de responsabilité ».

Le Grand conseil coutumier s’étonne ainsi du « positionnement » d’Emmanuel Macron qui dénonce « la destruction de l’Amazonie brésilienne ou bolivienne », alors que dans le même temps, le président français « attribue 360 000 hectares de forêt aux entreprises minières, en Guyane, en Amazonie française ».

Une critique de Jair Bolsonaro qualifié de « raciste »

Les signataires pointent également « une grande part de responsabilité » du président brésilien Jair Bolsonaro, « personnage profondément raciste ».

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Le « racisme de la peau sauvée” en Martinique.

— Par Yves-Léopold Monthieux —

L’article de Raphaël Confiant paru dans Montraykréyol le 14 août 2019 fait un balayage de divers sujets qu’il semble avoir eu du mal à résumer dans le titre Cela proviendra sans doute de la crise française et mondiale… L’écrivain évoque sans le dire l’indépendance de la Martinique, qui devrait, à l’image de ce que fut le cas pour les ex-colonies anglophones, relever plus de l’initiative de la France que de la volonté des autochtones. Il serait davantage question de largage que de conquête. Pas très glorieux. Reste que vis-à-vis de la France, la Martinique ne peut être que dedans ou dehors, l’entre-deux ”autonomiste-nationaliste” ne peut pas signifier la fin du colonialisme, l’objectif visé.

Moins attendu, il n’y a pas grand-chose à redire de la description de l’évolution économique de la Martinique qui serait passée de « l’économie coloniale productive » à « l’économie départementale improductive ». Sauf que la ”coloniale” était une économie de la misère comme l’est partout dans le monde l’économie de la canne, tandis que la ”départementale” est, selon le mot de Cabort-Masson, « l’économie des Koweitiens sans pétrole ».

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« Emmanuel Macron ne gouverne pas les Français, il les soumet »

— Par Roland Gori, psychanalyste, professeur émérite de Psychopathologie clinique à l’Université d’Aix-Marseille —
L’autre pour Emmanuel Macron n’est qu’un autre lui-même. Il veut les Français à son image, à l’image des clones qui l’entourent et l’adorent.

Que l’on s’en réjouissance ou qu’on le déplore, il est bien un héros de notre temps, “personnalité sociale” de cette nouvelle élite qui a rompu le pacte de solidarité républicain. Emmanuel Macron s’avance en conquérant pour qui ne compte que la performance, la réussite.

Il descend dans l’arène de l’opinion publique témoigner de ses convictions, élans de ses conquêtes, causes de ses succès. C’est ainsi disait Freud que s’avance le conquérant porté par un narcissisme maternel qui fait que rien ne lui résiste: “quand on a été le favori incontesté de la mère, on en garde pour la vie ce sentiment conquérant, cette assurance du succès, dont il n’est pas rare qu’elle entraîne effectivement après soi le succès.”

La passion maternelle pour son enfant idéalisé induit une confiance à toute épreuve chez celui qui en reçoit le privilège.

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L’OJAM : « Il y a autant d’Ojam que d’ojamistes ».

Par Yves-Léopold Monthieux —

Après avoir relu le livre-témoin de Gesner Mencé, L’affaire de l’OJAM ou le Complot du mardi-gras ; revu le film de Camille Mauduech, La Martinique aux Martiniquais, acte I, et pris connaissance de l’acte II : une mine de révélations en mode de confessions ou d’aveux ; après avoir assisté à deux débats sur le film, dont l’un avec la participation d’anciens de l’organisation, il est possible d’avoir une bonne connaissance du phénomène de l’OJAM. Lequel n’eût jamais eu un tel retentissement sans la regrettable arrestation de quelques-uns de ses membres.

Marqué par les meurtrissures de la décolonisation, de la guerre d’Algérie, en particulier ; instruit de la fragilité sociale des nouveaux départements ; la France craignait l’apparition de nouveaux foyers insurrectionnels. Aussi, elle avait cru devoir réprimer dans l’œuf toute agitation, avant de prendre diverses mesures destinées à transformer, de fait, le mode d’appartenance de ces territoires à la France (SMA, AFPA, BUMIDOM, réforme foncière, abattement fiscal, quota d’importation, etc). Selon l’historien Julien Sainton, l’intégratioon se serait substituée à l’assimilation.

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L’ « embargo interne », l’autre grand ennemi de l’économie cubaine

La Havane – Tout le monde le sait bien à Cuba : l’île ne souffre pas d’un mais de deux embargos, celui des États-Unis depuis 1962, mais aussi l' »embargo interne », série de dysfonctionnements que le gouvernement promet de combattre pour relancer l’économie.

Pour la première fois en 60 ans de révolution, un président cubain, Miguel Diaz-Canel, a dit tout haut ce que beaucoup pensent dans le pays.

Le 13 juillet face au Parlement, il a exigé des députés une « attitude proactive, intelligente, engagée et collective » afin de « briser l’embargo interne ».

L’expression n’est pas nouvelle à Cuba, elle est même fréquemment utilisée dans les rues, les magasins et les foyers, pour désigner pêle-mêle la bureaucratie excessive, qui décourage les investissements, la corruption, qui empêche un fonctionnement optimal de l’économie, et le recours compulsif aux importations, qui creuse le déficit.

Mais jusqu’à présent, elle restait tabou au plus haut niveau du gouvernement communiste.

« Cela me semble très sain que le président appelle les choses par leur nom et ne mâche pas ses mots dans l’analyse des problèmes », estime l’économiste Pavel Vidal, ex-analyste de la Banque centrale cubaine.

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Crapulerie électoraliste et violence circulaire

— Par Yvon Sérénus —
Ça se dit indépendantiste, ça se dit « patriote », ça se dit « défenseur du peuple Martiniquais » et jamais ils ne font un écrit ou une déclaration verbale pour dénoncer les conséquences de la politique colonialiste et la scélératesse des politiques ultralibérales de l’Union Européenne dans notre pays !
Si les petits commerçants, les petits entrepreneurs, la petite paysannerie sont ruinés et voués à la disparition, ce n’est pas pour eux à cause de la politique scélérate des banques et des assurances, ce n’est pas à cause des normes inadéquates imposées qui les écrasent. Pour eux, c’est parce qu’ils sont incapables de mener valablement leur affaire !
Si la majorité de la population est endettée, ce n’est pas à cause du caractère abusif des prix imposés par les monopoles coloniaux et de l’injustice fiscale. Pour eux, c’est parce que les élus qu’ils veulent « déchouker » ne font pas leur travail, ne créent pas des emplois et ne savent pas « booster l’économie ».

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RIP ADP: Comment soutenir le référendum d’initiative partagée (en évitant la crise de nerfs)?

Depuis minuit, ce jeudi, toute personne inscrite sur les listes électorales peut apporter son soutien à la tenue d’un référendum d’initiative partagée (RIP) contre la privatisation d’Aéroports de Paris adoptée en avril par le Parlement dans le cadre du projet de loi Pacte.

Pour se concrétiser, le RIP doit désormais être soutenu par 10 % du corps électoral, soit 4,7 millions d’électeurs, qui ont neuf mois – soit jusqu’au 12 mars 2020 – pour lui apporter leur soutien.

Comment remplir les deux formulaires présentés sur le site en surmontant les obstacles techniques, les cases peu ergonomiques et autres problèmes signalés massivement depuis son lancement ? Suivez le guide.

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Pollution aux bromates de l’eau du robinet dans certains quartiers

Une lettre de Florent Grabin (P.U.M.A.) à Alfred Marie-Jeanne

Le bromate est un cancérigène qui est extrêmement toxique et peut entraîner l’insuffisance rénale, la surdité et même la mort. Sa présence dans une eau minérale de la marque « Dasani » (filiale de Coca-Cola) en Grande-Bretagne a contraint Coca Cola à rappeler ce produit.( Source Wikipedia)

Définition :
BrO3-. Le bromate est un anion inorganique. Il est incolore, sans goût et peu volatile. En tant qu’oxydant assez puissant, le bromate est réactif.

Plus :
Normalement, le bromate n’est pas présent dans la nature, mais c’est un sous-produit de désinfection de l’eau par l’ozone. Le bromate est formé pendant l’ozonation, quand l’ozone utilisé pour désinfecter l’eau potable réagit avec (oxyde) les ions de bromure naturellement présents dans l’eau. Le bromate est la préoccupation principale par rapport à l’ozonation en tant que technique de traitement de l’eau. La quantité de bromate produite dépend de la quantité de bromure (présent naturellement) dans l’eau.

Source : GreenFacts

Lire aussi : Le bromate dans l’eau potable

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Lettre à Monsieur Alfred Marie-Jeanne

Télécharger en pdf
Objet : Les Bromates dans l’Eau du robinet
Courrier transmis par mail avec Avis de Réception n°1A 069 649 8523 0

Fort de France le : 30 juillet 2019.

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Pointe-à-Pitre : l’ex-première adjointe, élue à la place du maire démissionnaire

Josiane Gatibelza, jusqu’alors première adjointe à la mairie de Pointe-à-pitre, a été élue maire mardi, pour remplacer l’ancien édile Jacques Bangou, qui a démissionné à la suite d’une procédure de révocation lancée à son encontre en raison du déficit majeur de sa commune.

C’est une première dans le paysage politique pointois, puisque jamais une femme n’avait occupé ce poste. Gatibelza était la seule élue en lice pour ce siège et a obtenu 21 des 31 voix du conseil municipal de Pointe-à-Pitre, a constaté l’AFP. La candidature de Josiane Gatibelza a été proposée par Jacques Bangou, qui demeure conseiller municipal suite à sa démission. Il conserve également sa position de président du Parti progressiste et démocratique guadeloupéen (PPDG).

La procédure de révocation qui a conduit à la démission de Jacques Bangou avait été enclenchée par le préfet de Guadeloupe, Philippe Gustin, suite à un déficit de 78 millions d’euros de la commune de Pointe-à-Pitre, constaté par la Chambre régionale des comptes (CRC). L’absence de réponse de l’ancien maire aux recommandations de la CRC avait poussé le représentant de l’État à lancer cette procédure rarissime sous la Vème république.

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Martinique: des élus réclament «des mesures ambitieuses» contre les armes à feu

Le maire de Fort-de-France et trois députés martiniquais réclament, dans une déclaration commune, des« mesures ambitieuses» pour lutter contre «la prolifération des armes et la délinquance juvénile», face à «l’augmentation des actes de violences» dans leur île.

Selon la radio RCI Martinique, depuis le début de l’année, les autorités recensent 15 meurtres dont 12 commis avec une arme à feu. L’un des derniers homicides concerne un adolescent de 15 ans, tué d’une balle dans la tête fin juillet à Volga-plage (Fort-de-France). Dans cette déclaration commune, dont l’AFP a eu copie ce mardi, le maire Didier Laguerre et les députés Serge Letchimy, Josette Manin (apparentés PS), et Jean-Philippe Nilor (GDR, groupe à dominante PCF), demandent notamment la mise en place «d’un véritable plan de lutte contre la délinquance juvénile». Ils réclament également que «soient débloqués 1.000 à 1.200 postes, via des contrats d’adultes relais d’éducateurs de rue en direction des associations et des villes».

Les élus réclament également «des mesures législatives spécifiques» contre la prolifération des armes à feu. Enfin ils souhaitent être reçus «en urgence par les ministre de l’Intérieur, des Outre-mer et de l’emploi».

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« De quoi est-on le plus proche, lorsque l’on est éloigné de chez soi ? »

—- Par Lucien Cidalise Montaise —

Plus de 100 noms d’Absents et de Présents cités dans le « déroulé » intime des actions d’Emancipation, de Liberté et de Responsabilité  : luttes, victoires, défaites, aussi quelques fois remportées sur des adversaires qui s’appliquent à tous les instants à se transformer en diviseurs, entretenant la fragmentation de nos conflits mais aussi de nos rêves ambitieux.

Ces hommes et ces femmes, cités, absents ou présents, ont à leur façon aidé le soleil à nous « découvrir », Martiniquais et Martiniquaises et aimer notre Pays. Surtout, nous éclairer dans les choix urgents que nous devons développer pour des lendemains fertiles et humains.

Cette liste n’est pas exhaustive. Nous en avons conscience et saluons ceux que les évènements ne nous ont pas permis de citer précédemment. Mais les voilà, présents aujourd’hui ! Ces « couches d’identité » protègent-elles les voyageurs que nous sommes, pauvres en culture, mais riches en besoin d’être ? Joueront-elles toujours cette obligation de choisir la Responsabilité ? Nous sommes convaincus que nous avons toujours été Martiniquais, malgré les handicaps d’intégration qui nous cernent, puisque éminemment politiques et matérialistes.

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Le maire de Pointe-à-Pitre, menacé de révocation, démissionne

Le maire de Pointe-à-Pitre, Jacques Bangou, suspecté de mauvaise gestion de sa commune, a démissionné samedi, a indiqué le site outremers 360, lettre de l’édile à l’appui, où il dénonce le retour à des «pratiques autoritaires» de l’Etat.

Une note adressée cette semaine aux ministres de l’Intérieur et des Outre-Mer, signée du préfet de Guadeloupe, recommandait «de poursuivre la procédure aboutissant au décret de révocation» de Jacques Bangou.

Une procédure à son encontre a été enclenchée le 13 mai en raison d’un déficit de 78 millions d’euros de la municipalité, relevé par la Chambre régionale des comptes (CRC). De telles procédures de révocation sont rarissimes. M. Bangou va rester conseiller municipal, indique-t-il.

Dans une lettre aux habitants et au personnel municipal, il annonce avoir envoyé au préfet sa démission de maire pour «tenter de préserver (la) ville des coups incessants qui lui sont portés». Celui qui est également président du PPDG (Parti progressiste et démocratique guadeloupéen) affirme être «confronté à une volonté, établie, de l’écarter à des fins politiques». «Ma démission veut dénoncer fermement le retour de l’Etat à des pratiques autoritaires que nous avons bien connues avant la décentralisation», ajoute-t-il.

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Philippe Pierre-Charles convoqué au commisariat de police !

À Fort-de-France le vendredi 19 juillet 2019!

Je suis convoqué en référence à des  » faits » (!!!) qui se seraient produits  » entre le 27 novembre et le 1er décembre 2017 à FDF- CTM ». L’évocation de ce nouveau quartier ( FdF-CTM) et la date font penser qu’ il pourrait s’agir de faits liés à la grève de salariés du PNRM (Parc Naturel Régional de Martinique) dont j’accompagnais la lutte à l’époque en tant que secrétaire général de la CDMT. Ce serait donc là que je me serais rendu coupable des crimes les plus abominables.

Le ridicule de cette accusation, dans un conflit emblématique et très médiatisée durant plus de deux mois, prêterait à rire si on n’était pas en ce moment face à un climat de criminalisation de toute action de contestation, criminalisation qui semble devenue la marque de fabrique de la macronie au pouvoir. Mains arrachées, yeux crevés après les manifestations des  » gilets jaunes « , et en Guadeloupe Elle Domota accusé d’avoir traité le Préfet de pédophile, ce qu’évidemment il conteste totalement.

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Crash de 1969 : le Secret-Défense qui arrange le PCM.

— Par Yves-Léopold Monthieux —

Je m’apprête à publier une tribune qui montrera que, tout en s’opposant à l’assimilation, le Parti communiste martiniquais (PCM) a, par son action sociale en faveur de la classe ouvrière, participé à l’installation du département. Cependant, des circonstances nouvelles me conduisent à publier d’abord une réflexion totalement imprévue qui montre un autre aspect de ce parti, bien moins glorieux. Après les récentes déclarations de deux dignitaires du PCM, les conditions de l’envoi en mission au Chili du militant Dolor Banidol, en 1969, ainsi que le silence abyssal observé depuis sa mort rappellent les heures sombres du stalinisme.
Voilà un secrétaire général du PCM qui révèle à la télévision de la façon la plus claire et intelligible qui soit, gestes à l’appui, les circonstances de la disparition de son camarade de bureau. Il avait été lui-même désigné, dit-il, pour représenter son parti à un congrès au Chili, mais y avait renoncé à la suite d’une confidence relative à un possible accident de l’avion qui devait le ramener.

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