— Par Selim Lander
Lors de notre précédente chronique sur le festival CEIBA (1), nous regrettions que la meilleure pièce ait été programmée en premier. C’est encore plus vrai pour cette « Afrodyssée » ; la première pièce, Metamorphosis, est en effet une merveille d’invention qui contraste malheureusement avec les deux pièces suivantes, toujours exécutées par la compagnie cubaine « Rakatan » dirigée par Nilda Guerra Sanchez.
Metamorfosis
Cette pièce pour deux danseurs et une danseuse chorégraphiée par Narcisso Medina s’ouvre comme une fleur qui déploie ses pétales. On découvre alors que les deux danseurs encadraient la danseuse dont le corps est contenu dans un cylindre de la taille d’un baril de pétrole. Les deux danseurs vont se détacher d’elle et elle restera presque jusqu’à la fin prisonnière de son tonneau, ce qui ne l’empêchera pas de le faire basculer et de ramper grâce aux mouvements du haut de son corps, puis de le redresser à la force des bras, retrouvant ainsi sa position initiale, tandis que les deux hommes dansent de leur côté, ensemble ou séparément, sur une musique électronique.


« Mozart à 2 » est une création qui puise son inspiration dans quelques pages des concertos pour piano de Wolfgang Amadeus Mozart, initialement intégrées dans le spectacle Bal Solitude en 1997. L’objectif initial était de dépeindre les épisodes amoureux au sein d’un bal, un lieu festif révélateur des solitudes lorsque l’amour n’est pas éternel. Cette production explore la métamorphose constante des sentiments, mesurant parfois l’ampleur du manque que peut engendrer l’amour.
« Le Sacre du sucre » transporte le spectateur au cœur d’une expérience artistique unique, enracinée dans l’histoire tumultueuse de la colonisation. Portant l’estampille de la déshumanisation subie par les corps, Lēna Blou, héritière de ce passé, explore avec sensibilité l’art de l’inattendu, de l’improbable, de la rupture et de l’imprévisible. C’est une plongée dans une esthétique où l’harmonie émerge du désordre.
Découvrez « Sulkary », une création emblématique de 1971 signée par le chorégraphe cubain Eduardo Rivero. Cette œuvre incarne une fusion remarquable de mouvements hautement stylisés imprégnés d’influences afro-caribéennes. Trois hommes et trois femmes évoluent avec une rigueur stylisée à travers des formations lentes et sculpturales, ainsi que des ondulations sauvages et puissantes, s’inspirant des traditions de la danse afro-cubaine.

Entrée libre – Places limitées
Suite à une période d’accueil en résidence au Centre Culturel du Bourg Le Lamentin, la Compagnie Kaméléonite est enchantée de vous convier à la première représentation de son spectacle captivant, « Océan brun ».
Artistes-chercheures invitées :
Ces dernières décennies, une production chorégraphique diversifiée se poursuit dans les contextes caribéens, créant ses propres perspectives. Ces perspectives ont habilement posé des questions à ce que nous pouvons nommer comme « la Caraïbe ». Elles ont été traversées par une pensée diasporique; par contagion et contamination des esthétiques; et un désir de composer un autre langage chorégraphique. Ce territoire devient un observatoire privilégié, omni-temporel, pour reconsidérer notre présence au monde, issues de cette trans-histoire et de cette trans-culture. Un terrain d’émancipation, transformateur de la réalité, et des réalités.
Spectacle solo à l’attention des jeunes publics
Au cœur de la Martinique, le bèlè s’épanouit comme une fleur musicale dont les racines plongent profondément dans le sol fertile de l’histoire tourmentée de l’esclavage. Plus qu’une simple pratique musico-chorégraphique, le bèlè est un véritable récit vivant, tissé de chants, de musiques, de danses et de contes qui ont évolué au fil des siècles.
Encantado, que créa la chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues alors que dans son pays sévissaient au même temps le Covid-19 et un certain Jair Bolsonaro, je ne saurais le comparer à aucun des spectacles de danse qu’il m’a déjà été donné de voir. C’est par les yeux et le cœur qu’il faut d’abord recevoir Encantado, se laisser charmer, au sens premier du terme, avant d’essayer d’en percer le sens. Se laisser, avant que de penser, émerveiller par la beauté des corps, la puissance et la singularité des figures imaginées, l’énergie que déploient ces onze danseurs, garçons et filles comme soutenus d’une force vitale, animés d’une étonnante pulsion de vie.
Le retour attendu du Samb’Afro Festival en Martinique annonce une célébration riche en mouvements, en rythmes et en rencontres. La 4e édition, organisée par l’Association Alégria en collaboration avec la Direction des Affaires Culturelles, promet cinq jours d’immersion dans la danse afro-brésilienne, avec un événement spécial dédié à la Journée de la Conscience noire le 20 novembre.
Siméline Rangon est une figure du Bèlè. Longtemps elle a été l’une des rares chanteuse de Bèlè samaritain. Dans les années 90, elle chante sur l’album du groupe Bel Alians, dirigé par Etienne Jean-Baptiste. Il lui rend hommage 15 après son départ au « pays sans chapeau ».
La Maison Rouge : Maison des Arts accueille en résidence de création et de recherche Jean Louis Gade et Eric Androa du 2 au 17 septembre 2023 dans le cadre du projet «Rites».
Le zouk, une musique et danse emblématique de la Martinique, créée par le groupe Kassav’ dans les années 70, evolue pour devenir une danse culturelle aux Antilles. Son absence dans les cours de danse et les compétitions a été identifiée comme une injustice. Pour remédier à cela, la Team Zouk Internationale, rassemblant artistes, DJs et animateurs, a lancé le concours Codi-Zouk visant à codifier et promouvoir cette danse, ainsi qu’à obtenir une reconnaissance mondiale. Avec les catégories du Zouk Classique, Zouk Love, Zouk Rn’B, Zouk « Saucisson », Zouk chiré, Zouk un carreau et Zouk New wave, la codification englobe différents styles.
Le 11 août 2023, le hip-hop célèbre un demi-siècle d’existence en tant que mouvement musical et culturel qui a révolutionné l’industrie du divertissement et la société elle-même. Né dans les quartiers défavorisés du Bronx à New York en 1973, le hip-hop a émergé en tant que voix des jeunes marginalisés et a évolué pour devenir un phénomène mondial, combinant musique, danse, expression artistique et protestation sociale.
Think Tank
Gregory Maqoma revisite le Boléro de Ravel.
Après le succès de « 1001 FEMMES » et « MAGNIKA & LES POPIPPS » qui ont réuni plusieurs centaines de spectateurs en 2018 et 2019, le Studio MAD revient le 17 Mai 2023 à 19h30 à l’ATRIUM avec un nouveau spectacle complètement inédit. En effet MADACADEMIE et ses élèves vous embarquent dans une histoire avec des personnages sensationnels, des chorégraphies sensuelles, le tout dans une atmosphère glamour
Je ne sais plus si on dit Sosso ou La sosso. Si je dis La Sosso je pense immédiatement à la Sosso do Domingo, chanson et à la danse liée à la période Dédé Saint-Prix. Alors que, pour moi il y a longtemps que Sonia a franchi ce cap, qu’elle est devenue La Sosso. La Sosso comme on dit La Callas, en rappel de ce personnage haut en couleurs dont la voix s’est confondue à la personne.