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Littératures : nouveautés du 16 février 2020

Le mot littérature, issu du latin litteratura dérivé de littera (la lettre), apparaît au début du xiie siècle avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d’atteindre aux XVIIe – XVIIIe siècles son sens principal actuel : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique (ex. : « C’est avec les beaux sentiments que l’on fait de la mauvaise littérature » André Gide) ou activité participant à leur élaboration (ex. : « Se consacrer à la littérature »).

La littérature se définit en effet comme un aspect particulier de la communication verbale — orale ou écrite — qui met en jeu une exploitation des ressources de la langue pour multiplier les effets sur le destinataire, qu’il soit lecteur ou auditeur. La littérature — dont les frontières sont nécessairement floues et variables selon les appréciations personnelles — se caractérise donc, non par ses supports et ses genres, mais par sa fonction esthétique : la mise en forme du message l’emporte sur le contenu, dépassant ainsi la communication utilitaire limitée à la transmission d’informations même complexes.

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Rencontre avec Kheireddine Lardjam, metteur en scène. France-Algérie : la balle au centre !

— Propos recueillis par Dominique Daeschler —

Kheireddine Lardjam, metteur en scène de Désintégration (voir critique) travaille pour son prochain spectacle sur les relations franco- algériennes. Comment en est-on arrivé là ? pour lui qui a fait ses études et ses premières armes de metteur en scène en Algérie, la grille de lecture de la France sur l’Algérie reste figée, dans un déni de l’analyse du « aujourd’hui, maintenant ».
D Daeschler : C’est-à-dire que la relation reste compliquée, complexe ?
K Lardjam : Oui. La jeunesse d’aujourd’hui n’a connu ni la guerre d’Algérie ni la montée du FIS. De plus cette jeunesse est divisée. Entre ceux qui sont nés en France ou en Algérie, n’est pas vécue et racontée la même histoire. L’analyse de Germaine Tillion dans « Des ennemis complémentaires » traduit bien le passé commun entre les deux pays, les différences, l’attachement et son rejet.
DD : Que faudrait-il dire en tout premier lieu ?
KL : Que l’histoire de l’Algérie c’est aussi l’histoire de la France, de la Ve république.
DD : Cela nous conduit au post-colonialisme.

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Mort de Pierre Guyotat, l’écrivain qui racontait les corps dans la guerre et la guerre des corps

En 1970, Éden, Éden, Éden avait été interdit de publicité et avait manqué le Médicis. Il recevra ce même prix en 2018 pour L’Idiotie.

L’écrivain Pierre Guyotat, lauréat du prix Médicis en 2018, est mort dans la nuit de jeudi à vendredi à l’âge de 80 ans, a annoncé sa famille vendredi à l’AFP. Il est décédé «dans la nuit de jeudi à vendredi» à l’hôpital, a indiqué à l’AFP son neveu Florent Guyotat.

Premier à réagir, l’ancien ministre de la Culture Jack Lang a fait part de son «immense chagrin» après la disparition de son «très cher ami». «Cet orfèvre des lettres, véritable virtuose, poète possédé par les mots, était un artiste unique, déterminé et exigeant», a posté Jack Lang sur ses comptes Twitter et Facebook.

Préférant la discrétion à la lumière, l’écrivain restera comme l’auteur de deux œuvres majeures de la littérature française du XXe siècle: Tombeau pour cinq cent mille soldats (1967), peut-être le plus grand livre sur la guerre d’Algérie (adapté par Antoine Vitez à Chaillot en 1981) et Éden, Éden, Éden (1970), livre jugé pornographique par les autorités françaises de l’époque, interdit de publicité, d’affichage et de vente aux mineurs.

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Sciences sociales : nouveautés du 04 février 2020

L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.

Le terme de science sociale apparaît pour la première fois en 1824 dans l’ouvrage de William Thompson (1775-1833), An Inquiry into the Principles of the Distribution of Wealth Most Conducive to Human Happiness; applied to the Newly Proposed System of Voluntary Equality of Wealth.

Les débuts des sciences sociales au 18e siècle se reflètent dans la grande encyclopédie de Diderot, avec des articles de Jean-Jacques Rousseau et d’autres pionniers. L’émergence des sciences sociales se reflète également dans d’autres encyclopédies spécialisées.

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« La Nuit des Idées » à la Villa Chanteclerc : « Être vivant »

Le jeudi 30 janvier à 18 heures, à la villa Chanteclerc à Fort-de-France

Évènement national et international sous l’égide de l’Institut Français, La Nuit des Idées aura lieu jeudi 30 janvier 2020, autour du thème « Être vivant », réunissant des intervenants de tous horizons – intellectuels, chercheurs, artistes – invités à débattre dans les lieux partenaires de la manifestation, sur les cinq continents.
Chaque année, la Nuit des idées est une invitation à découvrir l’actualité des savoirs, à écouter celles et ceux qui font avancer les idées en tous domaines, à échanger sur les grands enjeux de notre temps, célébrer la circulation des idées entre les pays et les cultures, les disciplines et les générations, parce que la pensée traverse les frontières…

 

– de 18 h à 19 h : La Guyane en Toutes Lettres
Présentation du roman de Joël Roy CAYENNE-MOSCOU, paru aux éd. Idem.
Intervenants : Suzanne Dracius, Joël Roy.

– de 19 h à 21 h : Une société anxiogène a-t-elle en ultime recours comme mode de rébellion la violence ?

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De l’incertitude de notre jugement

— Par Michel Pennetier —

Je vole ce titre à Montaigne qui, dans le chapitre XLVII des Essais, parle des incertitudes quant à l’issue d’une bataille alors que le chef de guerre en toute conviction se croit assuré de la victoire. On pourrait à ce propos citer le Président Trump qui se croit vainqueur dans son conflit avec l’Iran en faisant assassiner l’un des principaux responsables du régime iranien !
Mais c’est ici en un autre sens que je voudrais parler du jugement. J’envisage ici le jugement moral que l’on porte sur une affaire de mœurs. Il se trouve que depuis quelque temps naît en mon esprit face à ces événements – affaire Me Too et la suite – comme une double réaction, l’une qui ne peut que suivre le main-stream des condamnations face à des révélations scandaleuses, l’autre qui demande à voir ce qu’il en est derrière ces jugements qui ont soudain surgi à propos de comportements sur lesquels on se taisait jusque très récemment, que l’on ignorait ou feignait d’ignorer, que l’on acceptait comme normaux ou prônait même comme une libération.

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Les origines de l’Épiphanie… et de la galette des Rois!

À vos galettes à partir du 6 janvier 2020 !

C’est l’Eglise qui institua cette tradition typiquement française. Elle remonte au 13ème siecle (entre 1200 et 1300 ans).
A cette occasion, la galette etait partagée en autant de portions que d’invités, plus une part. Cette portion supplémentaire, appelée « part du Bon Dieu » ou « part de la Vierge » était donnée au premier pauvre qui passait.

La fève dans la galette des rois remonte au temps des romains.
Au 11ème siècle (entre 1000 et 1100 ans), certains avaient pour habitude de désigner leur chef en cachant une pièce dans un morceau de pain. Une pièce d’argent, une pièce d’or ou bien pour les plus pauvres une fève (haricot blanc). Celui qui la trouvait était alors élu ! Plus tard ce pain fut remplacé par de la brioche.

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Caprice (à Alain Caprice)

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Ta vie n’en fut pas un !
Car toujours tu as su,
fait c’que tu as voulu :
photo, peinture et poésie,
touche-à-tout de génie…

Ton art, pas un non plus !
Car il a défendu
contre injustices, abus
tout ce que tu étais :
noir, fier et Antillais
profondément humain…

La muse par nature
est femme capricieuse !
C’est sans doute pourquoi
tant elle t’inspira
poétiques paroles,
reflets d’âme créole,
sonnant puissantes et vraies !

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Jean-Michel Martial est mort

Jean-Michel Martial, comédien et metteur en scène d’origine guadeloupéenne est décédé des suites d’une longue maladie. Depuis septembre 2016, il était également président du Conseil représentatif des Français d’outre-mer. Il était aussi le frère aîné de l’acteur Jacques Martial, président du Mémorial ACTe.

Jean-Michel Martial s’est notamment illustré dans la pièce Edmond d’Alexis Michalik. récompensée par 5 molières en 2017 et portée ensuite sur le grand écran.

Jean-Michel Martial jouait le rôle d’Honoré, un patron de taverne amoureux des belles lettres et narrateur. « Je reprends la tradition des conteurs, je suis le porteur de paroles et la parole c’est la vie d’Edmond Rostand alors qu’il est en train d’écrire Cyrano », confiait le comédien.

Jean-Michel Martial a été remarqué au Festival de Cannes en 1993 dans L’homme sur les quais de Raoul Peck présenté en sélection officielle. Il double notamment le Chef dans la série d’animation South Park et a participé aux doublages de Pulp Fiction et Le Cinquième Élément.

Jean-Michel Martial est le fondateur de la compagnie « L’Autre Souffle » en 1997.

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La mort de la cantatrice américaine Jessye Norman

La cantatrice Jessye Norman, icône américaine de l’opéra, est décédée d’une septicémie lundi à New York à l’âge de 74 ans. Sa voix remarquable a inspiré le monde entier, notamment l’Europe où elle s’est installée à la fin des années 1960.

Elle avait chanté la Marseillaise en 1989 en France, drapée en tricolore pour le bicentenaire de la Révolution. La légendaire cantatrice américaine Jessye Norman est décédée, lundi 30 septembre à New York, à 74 ans. Elle a succombé à une septicémie consécutive aux complications d’une blessure à la colonne vertébrale en 2015.

« C’est avec une profonde tristesse et chagrin que nous annonçons la mort de la star internationale de l’opéra Jessye Norman », a indiqué la famille dans un communiqué transmis à l’AFP. « Nous sommes fiers de ses réussites musicales et l’inspiration qu’elle a donnée aux publics du monde entier continuera à être une source de joie », souligne le texte. « Nous sommes également fiers des causes humanitaires qu’elle a défendues, telles que la faim, les sans-abris, le développement des jeunes et l’éducation artistique et culturelle. 

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La mort de Nancy Holloway

La chanteuse de jazz et de soul Nancy Brown, née le 11 décembre 1932 à Cleveland aux États-Unis, est décédée mercredi 28 août à Paris où elle vivait depuis cinquante ans. Elle a connu un grand succès en 1963 avec l’adaptation en français de Don’t Make Me Over, créée par Dionne Warwick.

Nancy Holloway, de son vrai nom Nancy Brown, est une chanteuse américaine de jazz et de rock, née le 11 décembre 1932 à Cleveland (Ohio), aux États-Unis, et morte le 28 août 2019 à Paris, a été populaire en France notamment dans les années 1960.

Après avoir débuté comme danseuse, Nancy Holloway profite d’une tournée en Europe pour se faire remarquer à Paris comme chanteuse. Elle poursuit sa tournée, mais revient en France, où elle est engagée en vedette dans une boîte de jazz, le Mars Club.

Elle décide de s’établir définitivement à Paris en 1960. C’est là qu’elle rencontre Elvis Presley à l’occasion de plusieurs permissions du rockeur américain qui effectue alors son service militaire en Allemagne.

Son plus grand succès est T’en va pas comme ça !,

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DJ Arafat, légende ivoirienne du coupé-décalé, est mort dans un accident de la route

Des « hommages et des obsèques » au niveau national sont prévus pour Ange Didier Huon, mort lundi à 33 ans.

DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Houon, parfois appelé Yôrôbô, Commandant Zabra, anciennement Sao Tao le Dictateur et aussi surnommé Le Roi du Coupé-décalé, né le 26 janvier 1986 à Yopougon et mort accidentellement le 12 août 2019 à Abidjan, est un chanteur, compositeur, producteur et arrangeur musical ivoirien.

Il est considéré par beaucoup comme l’un des plus grands chanteurs d’Afrique subsaharienne et un ambassadeur du coupé-décalé, ayant eu sur la culture musicale ivoirienne une influence considérable.

Début
DJ Arafat, en duo avec Debordo Leekunfa, sort un nouvel opus, accompagné d’une nouvelle danse appelée le « Kpangor ». Le concept et les singles qui s’ensuivent deviennent des succès sur le continent africain, du Gabon au Burkina Faso en passant par le Cameroun. Des tubes naissent dans un bref laps de temps : Kpangor, Confirmation Kpangor, Lebede 2, 25 25 Arachide, Bouddha. Ces tubes s’imposent très vite et arrivent en tête des classements congolais.

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La mort de Maurice Jallier à l’âge de 90 ans

Le pianiste Maurice Jallier s’est éteint ce vendredi 9 août à son domicile de Fort de France. L’artiste avait 90 ans. Artiste aux multiples talents, il était le plus ancien sociétaire martiniquais de la SACEM.
On a appris ce samedi (10 août 2019) la disparition d’une grande figure de la culture martiniquaise. Maurice Jallier, « Moy » comme l’appelaient ses intimes, s’est éteint à l’âge de 90 ans à son domicile de Fort-de-France.

Maurice Jallier est né le 12 janvier 1929. Son parcours artistique l’emmènera de la création du groupe « Créolita » en 1950 au Carnaval de Paris en 1985. Entre temps de nombreuses aventures musicales et théâtrales l’ont amené sur les scènes des différents Concours de la Chanson Créole, où durant plusieurs années il rafla les premiers prix dont notamment le fameux « A la zazou » en 1952, puis sur les ondes (l’ORTF) et sur les planches avec la pièce « Cancan Case Marsabé » (1960) comme le raconte son ami Jean Trudo.

Ses nombreuses compositions, parmi lesquelles « A lazazou », « Céfilon », « Miprogréa », « Couvèdifé », « Achetélocal », « Tounanaa », « Malgrélaviachè », « Kakocaillepoté » ou encore « Au revoir les amis » resteront parmi les chefs d’œuvre de la musique antillaise.

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7e art. Mocky, l’enfant terrible du cinéma français, est décédé

— Par Caroline Constant —

Le cinéaste iconoclaste est mort hier après-midi, à l’âge de 86 ans, après soixante films et beaucoup de télévision.

Il était l’un des personnages les plus truculents et les plus irrévérencieux du cinéma français : le cinéaste Jean-Pierre Mocky est décédé hier après-midi, à l’âge de 86 ans, ont annoncé son gendre Jérôme Pierrat et son fils le metteur en scène Stanislas Nordey. Avec ses soixante films, qui ont connu des succès critiques et publics variables, le réalisateur a toujours revendiqué son désir de totale indépendance et sa boulimie d’histoires, parfois outrancières, sur le monde contemporain.

L’indépendance était le prix de sa liberté de créateur

Sa vie même est une fiction : il est certes né en 1933 à Nice. Mais ses parents, juifs, qui voulaient l’exiler en Algérie pendant la guerre, lui ont fourni de faux papiers, qui le font naître en 1929. Il a eu son bac à 13 ans, s’est marié et a eu son premier enfant la même année. À la fin de sa vie, bravache, il revendiquait dix-sept enfants.

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Toni Morrison, Prix Nobel de littérature, est morte

Toni Morrison (de son vrai nom Chloe Ardelia Wofford), née le 18 février 1931 à Lorain en Ohio et morte le 5 août 2019, est une romancière, essayiste, critique littéraire, dramaturge, librettiste, professeure de littérature et éditrice américaine. Elle est lauréate du prix Pulitzer en 1988, et du prix Nobel de littérature en 1993. Elle est à ce jour la huitième femme (et seul auteur afro-américain) à avoir reçu cette distinction.

C’est le roman Beloved, dont l’édition française remonte à 1989, qui a fait connaître Toni Morrison en France. Mais sa notoriété américaine était venue dix ans plus tôt, coup sur coup, en l’espace de deux romans : Sula (1973) et Le Chant de Salomon (1977).

Biographie
Née dans une famille ouvrière de quatre enfants, Toni Morrison s’intéresse très tôt à la littérature et se passionne en particulier pour les œuvres de Jane Austen et de Léon Tolstoï. Elle s’inscrit à l’université Howard en 1949 pour étudier la littérature et soutient un mémoire sur le thème du suicide chez William Faulkner et Virginia Woolf en 1953 à l’université Cornell.

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Asimbonanga

Mofwazaj chanté misié Johnny Clegg

— Par Daniel M. Berté —
Rèfren (x2)
Nou pa wè’y
Nou pa wè Mandela
Koté-a i yé-a
Koté-a YO ka ritjenn-i lajol

O lanmè-a frèt ek siel-a gri
Gadé pa lòtbò zil-a dan bé-a
Nou tout sé dé zil jiktan jou-a ka’y rivé
Eti nou ké travèsé lanmè difé-a Rèfren (x2)

An goélan pran lavol pa lòtbò lanmè-a
Man ka révé ki silans-la fini
Ki moun ki ni mo pou fè tonbé ladistans
Ant wou ek mwen ? Rèfren (x2)

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Le zoulou blanc, Johnny Clegg est décédé

Le musicien sud-africain Johnny Clegg, surnommé le « Zoulou blanc », est décédé mardi des suites d’un cancer à l’âge de 66 ans.
« Johnny est décédé paisiblement aujourd’hui, entouré de sa famille à Johannesburg (…), après une bataille de quatre ans et demi contre le cancer », a déclaré son manager, Roddy Quin sur la chaîne de télévision publique SABC. « Il a joué un rôle majeur en Afrique du Sud en faisant découvrir aux gens différentes cultures et en les rapprochant », a-t-il ajouté dans un communiqué. « Il nous a montré ce que cela signifiait d’embrasser d’autres cultures sans perdre son identité ».
Johnny Clegg a puisé dans la culture zoulou son inspiration pour concevoir une musique révolutionnaire où les rythmes africains endiablés cohabitent avec guitare, clavier électrique et accordéon. Son album « Scatterlings of Africa » en 1982 l’avait propulsé en tête des hit-parades en Grande-Bretagne et en France. L’un de ses plus grands tubes planétaires, « Asimbonanga » (« Nous ne l’avons pas vu », en langue zoulou), est dédié à Nelson Mandela, le héros de la lutte anti-apartheid.

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Décès de Yannick Bellon, cinéaste de la «réalité féminine» et de la «condition de la femme»

— Par Michaël Naulin —

La réalisatrice et productrice, qui a marqué les années 1970 et 1980 avec des films comme L’Amour violé ou L’Affût, est décédée dimanche à l’âge de 95 ans, a indiqué lundi son entourage.

«Le regard que portait Yannick Bellon sur le monde va nous manquer. Son cinéma restera comme le témoignage de ses combats», a salué le ministre de la Culture Franck Riester sur Twitter. Yannick Bellon est décédée dimanche à l’âge de 95 ans. Celle qui était également monteuse et productrice a tourné huit longs-métrages et une dizaine de formats courts, abordant des questions sociétales, du viol au cancer du sein, en passant par la bisexualité. «J’ai traité à plusieurs reprises dans mes films certains aspects de la réalité féminine parce que je me sens complètement concernée par la condition des femmes», disait, à la revue 24 images, la cinéaste qui se voyait comme «le contraire de la résignation».

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Michel Serres ( 1930-2019)

Michel Serres, né le 1er septembre 1930 à Agen et mort le 1er juin 2019 à Vincennes, est un philosophe et historien des sciences français.

Membre de l’Académie française et de l’Académie européenne des sciences et des arts, il a notamment publié en tant qu’enseignant-chercheur des ouvrages faisant autorité en matières d’histoire des sciences, philosophie des sciences et épistémologie.

Présentation de l’œuvre

La première partie de l’œuvre de Michel Serres, consacrée à la philosophie des sciences, se concentre sur la problématique morale des progrès de la science et de ses effets. Comment créer une éthique, envisager une déontologie quand science et violence s’allient ? Réfutant tout déterminisme scientifique, la philosophie de Michel Serres s’appuie sur le principe d’incertitude de Werner Heisenberg comme métaphore de la liberté et de l’inattendu. Après avoir participé à la réédition du Cours de philosophie positive d’Auguste Comte, en 1975, le premier livre publié de Michel Serres est consacré à Leibniz et au calcul différentiel. Il donne l’ouverture de son approche philosophique du côté des sciences, et se place sous l’égide de la philosophe Simone Weil et de Henri Bergson pour aborder les problèmes moraux de la violence, de la condition ouvrière et du messianisme marxiste face à la science.

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Le musicien de jazz américain Leon Redbone est mort à l’âge de 69 ans

Le chanteur et compositeur de jazz Leon Redbone est mort ce jeudi 30 mai, à l’âge de 69 ans. L’Américain était connu pour arranger à sa sauce des morceaux d’avant-guerre

Leon Redbone, de son vrai nom Dickran Gobalian, musicien de jazz particulièrement populaire dans les années 1970, est mort ce jeudi 30 mai, à l’âge de 69 ans. Le musicien américain Leon Redbone était connu pour son interprétation des morceaux d’avant-guerre, dans le style du théâtre de vaudeville qui était très populaires dans les années 1920-1930. Ce sont ses proches qui ont annoncé son décès sur internet.
Chapeau l’artiste !

« C’est le cœur lourd que nous annonçons que tôt ce matin, Leon Redbone a traversé le delta vers cette rive magnifique, à l’âge de 127 ans », pouvait-on lire sur son site officiel, dans un hommage en forme de clin d’œil à un musicien qui entretenait volontiers le mystère sur sa personne.

« Il a quitté notre monde avec sa guitare, son fidèle compagnon Rover, en saluant d’un coup de chapeau », ajoutait ce communiqué, rédigé de façon si badine que certains y ont vu la plume du musicien lui-même.

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Mort d’un savant : Alain Anselin

— Par Gerry L’Étang, Anthropologue —

La Martinique vient de perdre un de ses intellectuels les plus féconds et également des plus discrets : Alain Anselin. Alain Anselin a eu deux vies. Celle d’un professeur de lycée professionnel qui s’est voué pendant des décennies à l’intérêt de ses élèves, lesquels se souviennent aujourd’hui avec émotion, reconnaissance, de son investissement pédagogique, de sa disponibilité, de l’énergie qu’il déploya à les faire réussir et aussi à préparer leur devenir de citoyens. Son autre vie fut celle d’un chercheur qui, pour l’essentiel hors institution, depuis son appartement de Dillon, quartier populaire de Fort-de-France où il vivait entouré de milliers de livres, construisit consciencieusement une oeuvre exigeante, majeure, d’anthropologue à la fois africaniste, mythologue et spécialiste de l’émigration antillaise en France, de revuiste et surtout d’égyptologue.

L’anthropologie lui doit des ouvrages comme La question peule (1981), Le mythe d’Europe. De l’Indus à la Crête (1982), Le refus de l’esclavitude. Résistances africaines à la traite négrière (2009), L‘émigration antillaise en France. Du bantoustan au ghetto (1979), L’émigration antillaise en France.

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Décès de l’écrivain et dramaturge algérien Aziz Chouaki

On vient d’apprendre la disparition du dramaturge et écrivain algérien Aziz Chouaki. Décédé brutalement ce mardi 16 avril à l’âge de 67 ans, il laisse une œuvre abondante composée de nouvelles, romans et surtout de nombreuses pièces de théâtre, dont Les oranges, un texte régulièrement joué sur scène, jusqu’à plus récemment Nénesse, grand succès populaire et Esperanza, qui était à l’affiche il y a encore quelques semaines.

L’écrivain et dramaturge franco-algérien Aziz Chouaki, auteur de textes avec comme toile de fond le fondamentalisme islamiste dans son pays d’origine mais aussi la migration clandestine, est décédé mardi à l’âge de 67 ans, a indiqué son épouse à l’AFP.

L’auteur francophone de “L’étoile d’Alger”, “Les Oranges” ou encore “Esperanza” est mort “d’un arrêt cardiaque en région parisienne”, a précisé Yasmine Chouaki, journaliste à RFI.

Installé en France depuis 1991, ce fils d’instituteurs né à Tizi Rached et qui a fait des études de lettres anglaises, avait dû quitter l’Algérie en raison de menaces d’islamistes.

Dans les années 80, “il signait chaque semaine dans le Nouvel Hebdo une nouvelle inspirée de la montée de l’islamisme.

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L’acteur Mabô Kouyaté, est mort à 29 ans

En 2003, il jouait le rôle de Morgan dans « Moi César, 10 ans 1/2, 1,39 m ». TFM Distribution
Le jeune homme avait obtenu son premier rôle au début des années 2000 dans le film de Richard Berry.

« Mabô Kouyaté vient de nous quitter ». C’est par ces mots que le maire des Lilas (Seine-Saint-Denis) a annoncé mercredi le décès à 29 ans, de ce jeune acteur, connu notamment pour son rôle dans « Moi César, 10 ans 1/2, 1m39 » (2003). Dans ce film réalisé par Richard Berry, il y interprétait Morgan, acolyte de Jules Sitruk. Ce dernier lui a rendu hommage sur Instagram jeudi.

Depuis ce film, on avait pu voir jouer Mabô Kouyaté dans le téléfilm « Écoute Nicolas » (2003), dans « Tour de France » avec Gérard Depardieu (2016) et plus récemment dans des épisodes de séries françaises comme « Munch » ou « Sections de recherches ».

Mabô Kouyaté avait également joué au théâtre par exemple dans « Les Liaisons dangereuses », mis en scène par John Malkovich entre 2011 et 2013.

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La mort de Félix Chauleau

Nécrologie
Tropiques Atrium Scène nationale salue la mémoire de Maître Félix Chauleau.
Président fondateur du CMAC (Centre Martiniquais d’Action Culturelle), il en assura la présidence de 1974 à 1977 et de 1994 à 2012.
De son engagement dans la vie associative tant pour la culture que pour le sport, notamment en tant que Président de la Ligue de Football de Martinique ou membre de l’ex CCEE, nous garderons l’image d’un homme de dialogue, affable, épris de justice et ouvert aux mutations technologiques. Il avait, avec d’autres, oeuvré pour la fusion entre le CMAC et l’Atrium.
Tropiques Atrium Scène nationale adresse à sa famille et à ses proches ses sincères condoléances et son soutien dans cette épreuve.

Le Conseil d’Administration, la Direction et l’équipe de Tropiques Atrium –Scène nationale de Martinique

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La mort de Michel Legrand

Le compositeur français Michel Legrand est mort dans la nuit à l’âge de 86 ans, a annoncé son attaché de presse à l’AFP.

Michel Legrand, né le 24 février 1932 à Paris 20e, dans le quartier de Ménilmontant et mort dans la même ville le 26 janvier 2019, est un musicien, compositeur, chanteur et arrangeur français. Sa carrière de compositeur pour le cinéma lui a valu de remporter trois Oscars.

Ses parents, le compositeur Raymond Legrand (1908-1974) et Marcelle Der Mikaëlian (sœur du chef d’orchestre Jacques Hélian, d’origine arménienne) divorcent quand il a trois ans.

Michel Legrand étudie le piano et l’écriture au Conservatoire de Paris de 1942 à 1949, dans les classes de Lucette Descaves, Henri Challan et Nadia Boulanger notamment, tout comme sa sœur aînée Christiane Legrand, qui sera successivement membre de groupes de jazz vocal tels que les Blue Stars, les Double Six et les Swingle Singers. Il se prend de passion pour le jazz après avoir assisté en 1947 à un concert de Dizzy Gillespie avec lequel il collaborera quelques années plus tard, écrivant en 1952 les arrangements pour l’orchestre à cordes qui accompagne le trompettiste dans ses concerts européens.

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