Catégorie : Autres

“De ce côté”, de Dieudonné Niangouna, à la Comédie Itinérante de Valence

— Par Michèle Bigot —

Dieudonné Niangouna s’invite et nous invite de ce côté. Du miroir, du réel, du continent? Probablement tout cela en un seul en scène – un “tout seul”, selon sa propre expression- où le récit autobiographique, l’expérience théâtrale et le vécu politique sont étroitement entremêlés, indissociables.
Dido (allonyme et raccourci de Dieudonné) est au fond de son bar, comme au fond de son exil. Il est exilé de son pays, le Congo-Brazzzaville, comme il est exilé du théâtre, son autre patrie. Il “fourgue du stand-up à répétition” dans son bar-théâtre et échange avec les clients, tous activistes afro-africains qui ne cessent de le harceler. Sa parole est alors peuplée d’une polyphonie où s’entremêlent les arguments des activistes, le récit de l’explosion du théâtre de Brazzaville , la plainte des victimes, les accusations portées contre lui, sa propre culpabilité d’exilé et la nostalgie de sa vie familiale. Le harcèlement des autorités, les tiraillements de sa conscience, les reproches des activistes, tout ce déferlement de paroles à lui adressées le submergent et finisent pas l’isoler de lui-même. Coupé de son histoire, de ses racines, de sa famille, de son théâtre, il n’est plus que l’ombre de lui-même, non plus un “moi” mais un “moi tout seul”, tout nu et qui hurle sa colère et sa douleur.

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An nou sanblé pou baré tout violans anlè fanm

Par l’Union des Femmes de Martinique —

Ce 25 novembre 2021, journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, est particulièrement marqué par les multiples violences de la situation actuelle aux-quelles sont exposées les femmes.

A l’Union des Femmes de la Martinique, nous

Continuons résolument à lutter contre les violences faites aux femmes de toutes formes et en tous lieux

Soulignons la nécessité de continuer à lutter ensemble car ces violences concernent de trop nombreuses femmes chez nous, et ont des conséquences sur elles-mêmes, mais aussi sur toute la société

Disons NON à l’obligation vaccinale, bien qu’ayant pris position pour la vaccination. Les femmes sont majoritaires dans les professions concernées par l’obligation vaccinale, qui en-traine des pertes d’emploi

Disons NON à ces menaces qui viennent s’ajouter à une situation économique, sociale, envi-ronnementale (vie chère, précarité, chômage, chlordécone, vulnérabilité exacerbée…) particu-lièrement sévère pour les femmes et la jeunesse

Condamnons les violences et débordements de ces derniers jours

DENONCONS AVEC FORCE les agressions sexuelles dont ont été victimes des femmes sur les barrages : c’est inadmissible et cela doit être puni !

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Dons aux associations : prolongement du plafond à 1 000 € de la déduction fiscale pour 2022 et 2023

Restaurants du cœur, Croix-Rouge, Secours catholique, Secours populaire… Vous faites des dons à des associations venant en aide à des personnes en difficulté (dispositif « Coluche ») ? Sachez que le plafond de la réduction d’impôt de 75 % qui avait été porté à 1 000 € en raison de la crise sanitaire et économique restera à cette hauteur deux ans supplémentaires, soit jusqu’au 31 décembre 2023.

Les dons à des organismes d’aide aux plus démunis qui assurent la fourniture gratuite de nourriture ou de soins médicaux ou qui favorisent le logement de personnes en difficulté, en France et à l’étranger, bénéficient d’une réduction d’impôt correspondant à 75 % des dons versés, dans la limite de 1 000 €.

Cette réduction d’impôt est prolongée pour deux années supplémentaires, soit jusqu’au 31 décembre 2023.

L’amendement Coluche a en effet été adopté le 12 novembre 2021 en projet de loi de finances pour 2022.

À savoir : Une fois le plafond de 1 000 € atteint, le surplus retombe dans le régime de droit commun avec une réduction d’impôt de 66 %.

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COP26 : appel à mobilisation le 6 novembre pour la justice climatique

Chaque année bat un record de hausse de la température mondiale. Chaque année, les catastrophes climatiques se multiplient partout dans le monde. L’été 2021 en est la triste confirmation : incendies, inondations, ouragans, sécheresses, canicules… Les plus pauvres en subissent toujours plus dramatiquement les conséquences, en particulier dans les pays du Sud. La pandémie de la Covid 19 a par ailleurs mis en lumière les impacts irréversibles, y compris sur la santé, des attaques contre la biodiversité.

Le dérèglement climatique, c’est notre présent à toutes et tous, partout dans le monde. Phénomène global, il appelle des réponses mondiales : baisse massive des émissions de gaz à effet de serre, lutte contre les pollueurs et le système productiviste qu’ils nourrissent, solidarité internationale entre les pays riches et le Sud global, justice sociale et protection des droits humains doivent être les principes directeurs de l’action pour la justice climatique.

Six ans après l’accord de Paris, c’est ce qui devrait guider les États à l’occasion de la COP26 qui se déroulera à Glasgow du 31 octobre au 12 novembre afin de maintenir la hausse des températures en dessous de la barre des 2°C, voire 1,5°C.

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“La Porte du voyage sans retour”, de David Diop

« La porte du voyage sans retour » est le surnom donné à l’île de Gorée, d’où sont partis des millions d’Africains au temps de la traite des Noirs. C’est dans ce qui est en 1750 une concession française qu’un jeune homme débarque, venu au Sénégal pour étudier la flore locale. Botaniste, il caresse le rêve d’établir une encyclopédie universelle du vivant, en un siècle où l’heure est aux Lumières. Lorsqu’il a vent de l’histoire d’une jeune Africaine promise à l’esclavage et qui serait parvenue à s’évader, trouvant refuge quelque part aux confins de la terre sénégalaise, son voyage et son destin basculent dans la quête obstinée de cette femme perdue qui a laissé derrière elle mille pistes et autant de légendes.

S’inspirant de la figure de Michel Adanson, naturaliste français (1727-1806), David Diop signe un roman éblouissant, évocation puissante d’un royaume où la parole est reine, odyssée bouleversante de deux êtres qui ne cessent de se rejoindre, de s’aimer et de se perdre, transmission d’un héritage d’un père à sa fille, destinataire ultime des carnets qui relatent ce voyage caché.

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” Un rêve, deux rives”, de Nadia Henni-Moulai

Des faubourgs de la Casbah à la banlieue parisienne, l’odyssée d’Ahmed présente une autre histoire de l’immigration algérienne.

Père nostalgique, époux ayant vu s’éteindre deux femmes, Ahmed incarne le pater familias mais demeure un mystère pour sa fille et le reste de la fratrie. En tentant de résoudre l’énigme paternelle, Nadia va déconstruire l’image du père, et découvrir le parcours d’un homme, ordinaire, qui taira son rôle dans la Fédération de France du FLN. Une trajectoire paternelle qui éclaire, en creux, celle de l’auteure dans la France d’aujourd’hui.

À travers son histoire personnelle, elle raconte celle de relations manquées, de ces rapports ambivalents entre Algérie et France. De familles françaises où l’Algérie reste omniprésente.

Les éditions Slatkine & Cie et ActuaLitté vous proposent d’en découvrir les premières lignes

LE RICTUS DU REGRET
Sur l’ordonnance, l’écriture grandiloquente et autoritaire dudocteur Alain déploie ses préconisations: «à administrer aumoment du coucher seulement». Mon père, qui n’a jamais prisde médicaments, est censé avaler le somnifère une fois dans sonlit, pas devant le journal télévisé. Je le lui ai répété trois ou quatrefois. Rien n’y fait.

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5 questions à Julie Bessard

Exposition « de feu et de pluie », Fondation Clément, du 20 octobre au 11 novembre.

Produite par la Fondation Clément en partenariat avec la DEAL et le PNRM dans le cadre de la candidature de la Martinique à l’inscription sur la liste patrimoine UNESCO.

Le titre de l’exposition « de feu et de pluie » renvoie aux deux versants d’une même gestation : car la Martinique est bien la fille des entrailles fumantes de la terre et des pluies provoquées par le relief, donnant naissance aux forêts tropicales humides. Partant de l’idée que le volcan impacte la vie de l’homme très au-delà de la science et des catastrophes, il a été demandé aux artistes de travailler sur le processus éruptif comme métaphore, voire l’essence de la création. Six œuvres ont été créées pour l’exposition : les installations «Respé twa fwa » de Christian Bertin, «Sismographie méga-poétique » de Julie Bessard, « Composition Tellurique » d’Hervé Beuze, «Tropical Bliss » de David Gumbs, « Le jour d’après » de Ricardo Ozier-lafontaine et le triptyque « Un démiurge » de Jean-Baptiste Barret.

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Sciences sociales : nouveautés du 10 octobre 2021

L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.

Le terme de science sociale apparaît pour la première fois en 1824 dans l’ouvrage de William Thompson (1775-1833), An Inquiry into the Principles of the Distribution of Wealth Most Conducive to Human Happiness; applied to the Newly Proposed System of Voluntary Equality of Wealth.

Les débuts des sciences sociales au 18e siècle se reflètent dans la grande encyclopédie de Diderot, avec des articles de Jean-Jacques Rousseau et d’autres pionniers. L’émergence des sciences sociales se reflète également dans d’autres encyclopédies spécialisées. La période moderne a vu la science sociale être utilisée pour la première fois comme un champ conceptuel distinct.

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Prix Nobel de la paix : les journalistes Maria Ressa et Dimitri Mouratov récompensés pour leur défense de la liberté d’expression aux Philippines et en Russie

Tous deux ont participé à la création de médias d’investigation dans leur pays, Rappler et la “Novaïa Gazeta”.

Le prix Nobel de la paix récompense deux symboles de l’indépendance de la presse. Il a été attribué conjointement à Maria Ressa et Dimitri Mouratov “pour leurs efforts pour la sauvegarde de la liberté d’expression”, a annoncé le comité Nobel vendredi 8 octobre. Tous deux sont les cofondateurs de médias indépendants d’investigation dans leur pays : Rappler aux Philippines et la Novaïa Gazeta en Russie.

Maria Ressa et Dimitri Mouratov “sont les représentants de tous les journalistes qui défendent cet idéal dans un monde où la démocratie et la liberté de la presse sont confrontées à des conditions de plus en plus défavorables”, a déclaré la présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, à Oslo (Norvège).

Agé de 59 ans, Dimitri Mouratov, également rédacteur en chef de la Novaïa Gazeta, “a depuis des décennies défendu la liberté d’expression en Russie dans des conditions de plus en plus difficiles”, a souligné le jury. Six membres de la rédaction du journal ont été assassinés depuis 2000, la plus célèbre d’entre eux étant Anna Politkovskaïa. 

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Primaire écolo: Jadot et Rousseau, deux nuances de Vert pour 2022

Paris – Recherche du consensus ou radicalité? Yannick Jadot et Sandrine Rousseau tentent de convaincre lundi, au lendemain de leur qualification pour le second tour de la primaire écologiste, que leur ligne politique est la bonne pour arriver à l’Elysée.

Les finalistes ont émergé d’un premier tour particulièrement serré entre quatre des cinq candidats. L’eurodéputé Yannick Jadot, favori sur la ligne de départ, est arrivé en tête avec 27,7% des 106.000 voix exprimées, devant l’économiste Sandrine Rousseau (25,14%), la députée Delphine Batho (22,32%), le maire de Grenoble Eric Piolle (22,29%) et l’entrepreneur Jean-Marc Governatori (2,35%). 

Pour attirer les électeurs qui n’ont pas voté pour eux au premier tour, les deux finalistes se sont attachés lundi à gommer les défauts qu’on pourrait leur prêter. Yannick Jadot a ainsi refusé d’être cantonné à l’aile droite d’EELV, revendiquant pour lui aussi le terme de “radicalité” généralement associé à Sandrine Rousseau. 

Je conteste la conception qui est donnée de la radicalité“, s’est-il exclamé sur France Inter, avant d’expliquer: “La radicalité ce ne sont pas des mots: ça fait 30 ans que je suis écolo, j’ai été avec les paysans pour lutter contre le libre-échange, j’ai été avec les femmes opprimées au Bangladesh, j’ai été espionné par EDF, j’ai arraché des OGM“. 

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Le décès de Lubin Ogoli

— Communiqué de l’UPLG —

L’UPLG a appris avec tristesse le décès de Lubin OGOLI, membre de l’organisation, membre du Conseil National Élargi de l’UPLG.

L’UPLG adresse ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

La Guadeloupe perd un de ses dignes fils, un éminent patriote, un grand passionné du sport, ancien président de l’Etoile de Morne-À-L’eau et ancien membre dirigeant de la ligue guadeloupéenne de football où il a œuvré aux côtés du président feu Jack Rugard à l’adhésion de la Guadeloupe à la CONCACAF. Un homme d’engagement, il militait encore activement au sein de la Ligue contre le cancer.

Militant déterminé, il a continué à apporter sa réflexion à la réalité du pays et du monde, partout où on le sollicitait ainsi qu’au sein de son organisation jusqu’au bout.

L’UPLG demande à ses militants à rendre à ce grand Patriote guadeloupéen l’hommage qui sera à la hauteur de son engagement pour la Guadeloupe aux côtés de sa famille.

Fos pou timoun a Lubin, pou madanm a’y, pou fwè é sè a’y é tout fanmi a’y. Nou avè Zot.

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Déclaration solennelle du CNCP

Le Conseil National des Comités Populaires (CNCP) dénonce avec la plus grande fermeté la campagne ignomineuse menée contre le drapeau Rouge Vert Noir Martiniquais.

Une fois de plus, les ennemis déclarés de l’émancipation de notre Peuple et les soutiens honteux du colonialisme ont lancé une offensive pour combattre le drapeau Rouge vert Noir qui s’imposait largement dans le coeur des Martiniquais et des Martiniquaises, indépendamment de leur appartenance politique, comme symbole de l’unité et de la lutte pour l’émancipation.

La technique a été systématisée par Goebbels, le maître de la propagande nazie : “Accoler régulièrement l’image de celui qu’on veut diaboliser à des faits scabreux avant de l’abattre”. Associer “xénophobie”, “racisme”, “vandalisme” (etc.) au concept “d’activiste RVN”, ce n’est pas du journalisme mais de la manipulation. Car ceux qui utilisent ce concept savent pertinemment dans quelles conditions et depuis combien de décennies a été conçu le drapeau Martiniquais. Ils savent que, depuis lors, ce drapeau accompagne les luttes populaires, pacifiques et internationalistes de notre Peuple. Ceux qui en 1974, manifestaient sous ses couleurs, en soutien aux ouvriers agricoles assassinés à Chalvet, étaient-ils des “activistes RVN”?

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Passe sanitaire : quelles sanctions si je ne respecte pas sa présentation ou son contrôle ?

Face aux risques élevés de rebond de l’épidémie de Covid-19 liés au variant Delta, le passe sanitaire est désormais exigé dans de nombreux lieux accueillant du public. Quels sont les risques à ne pas le présenter lors d’un contrôle ou bien à utiliser un passe qui n’est pas le sien ? À combien s’élèvent le montant des amendes ?  Service-Public.fr vous rappelle les différentes sanctions encourues en cas de non-respect des règles.

Différentes sanctions sont prévues :

  • Ne pas présenter son passe peut entraîner une amende d’au minimum 135 €. Si une 2e infraction est constatée dans un délai de 15 jours, l’amende peut atteindre jusqu’à 1 500 €. Si cela se produit plus de 3 fois en 30 jours, les sanctions sont de 6 mois d’emprisonnement et 3 750 € d’amende.
  • Utiliser le passe d’un tiers ou proposer l’utilisation frauduleuse est puni d’une amende de 750 €, forfaitisée à 135 € si elle est réglée rapidement. En cas de présentation d’un nouveau passe sanitaire qui n’est pas le sien dans les 15 jours suivant la 1re verbalisation, le montant atteint 1 500 €.

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Covid-19: Jacob Desvarieux, cofondateur du groupe antillais Kassav’, est mort à l’âge de 65 ans

Le guitariste guadeloupéen Jacob Desvarieux, mort vendredi à 65 ans des suites du Covid-19, était l’un des fondateurs du groupe Kassav’, monument aux Antilles qui a connu un énorme succès dans les années 80 en mélangeant des musiques locales pour créer un style, le zouk. De santé fragile depuis une greffe rénale, le musicien avait été hospitalisé le 12 juillet à Pointe-à-Pitre après avoir été contaminé par le coronavirus. Parmi les nombreuses réactions à son décès, celle du judoka guadeloupéen Teddy Riner, qui a rendu hommage à “une immense voix des Antilles”, tandis que l’ancienne ministre Christiane Taubira, originaire de Guyane, disait sa tristesse, se remémorant “sa voix, sa dégaine, son talent, sa joie, ce sourire, cette inclinaison de la tête et même sa salopette des débuts”. “Les Antilles, l’Afrique et la musique viennent de perdre l’un de ses plus grands Ambassadeurs. Jacob grâce à ton art, tu as rapproché les Antilles à l’Afrique. Dakar où tu as vécu te pleure. Adieu l’ami”, a tweeté le chanteur sénégalais Youssou Ndour. – Interroger les origines – “Au départ, c’était un laboratoire: nous cherchions à trouver une bande-son qui fasse la synthèse de toutes les traditions et sons antérieurs, mais qui soit exportable partout”, avait raconté le musicien au journal Libération en 2016.

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La mort du père du Concombre masqué

Nikita Mandryka, dit Mandryka (pseudonyme Kalkus à ses débuts), né le 20 octobre 1940 à Bizerte et mort le 13 juin 2021 à Genève[1], est un auteur de bande dessinée français d’ascendance russe.

Nikita Mandryka est le petit-fils d’un officier de marine russe resté fidèle au tsarisme, Alexandre Manstein. Lors des dernières convulsions de la Révolution russe la flotte de la Mer Noire, ralliée au baron Wrangel, appareille d’Odessa à destination de la Méditerranée, une odyssée qui prend vite des allures de débandade et se termine par l’internement de la « Flotte de l’Armée Blanche » à Bizerte en Tunisie, alors sous mandat colonial français en décembre 1920. Une véritable colonie russe « blanche » s’établit dans ce port et une des figures marquantes en est Anastasia Manstein-Chirinsky, tante de Nikita Mandryka et fille d’Alexandre Manstein, qui commandait le torpilleur Jarky, parvenu de justesse et en piteux état à Bizerte.

Nikita Mandryka passe son enfance en Tunisie française avant de faire ses études secondaires en France, en particulier à l’Institut des hautes études cinématographiques. Il commence à publier ses premières bandes dessinées chez Vaillant, le journal de Pif : Les aventures potagères du Concombre masqué et Les Minuscules.

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La mort de Stella Walters

Martinique la 1ère nous apprenait le 24 mai le décès, la veille, d’une crise cardiaque, de la créatrice de bijoux Stella Walters à l’âge de 67 ans. “Elle travaillait les bois de son pays notamment l’arbre à pain. Opérée d’un cancer du sein en 2020, elle s’accrochait à la vie avec le soutien de ses proches.”

Tropiques-Atrium lui rend hommage par l’intermédiaire de son directeur Manuel Césaire.

Son sourire radieux, ses yeux pétillants, son altruisme inaltérable, son ingéniosité artistique nous manqueront.

Les équipes, la Direction et le Conseil d’administration de Tropiques Atrium Scène nationale expriment leur vive émotion suite au départ de Mme Stella Walters, artiste aux multiples talents et combattante de la vie. Enracinée dans son environnement, elle n’a eu cesse de créer avec la complicité de Dame Nature, donnant une deuxième vie artistique aux matières végétales les plus diverses. Sa sensibilité et son regard artistiques l’ont amenée à évoluer dans les métiers de la scénographie, de l’audiovisuel, de la mode et des accessoires, écrivant sa propre page du bijou.

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La mort de Jean Maran

« Jean Maran : une vie d’engagement »

— Par Miguel Laventure, Secrétaire général des Forces Martiniquaises de Progrès

Je veux rendre hommage à Jean MARAN qui nous quitte au terme d’une vie d’engagement, de fidélité à ses choix, et surtout de service à travers ses responsabilités comme élu des Martiniquais et dirigeant politique.

Je veux saluer sa mémoire, ses qualités, et son action fondée sur les valeurs que nous avons partagées pendant tant d’années d’abord à l’UDF-MARTINIQUE puis au sein des « FORCES MARTINIQUAISES DE PROGRÈS » que nous avons ensemble et avec bien d’autres créées et fait vivre depuis 1998.

Je présente à sa famille et aux très nombreux amis, mes très sincères condoléances.

Miguel LAVENTURE
Secrétaire Général des FORCES MARTINIQUAISES DE PROGRÈS

REPERES
1920 : naissance le 8 mai à Riivère-Pilote de Jean Maran

1943/1944 : mobilisé sur le front

1945 : Instituteur puis professeur de collèges

1964 : conseiller général de Sainte-Luce. L’année suivante, il est élu maire de la localité. Il le restera jusque en 1990.

1977 : Président de l’Association des maires

1986 : Député de la Martinique au sein du groupe UDF (Union pour la démocratie française).

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Disparition de Bernard Noël, poète du corps et de la « sensure »

Écrivain engagé, essayiste, romancier, historien, reporter, polémiste, sociologue, critique d’art, éditeur, mais surtout poète français contemporain considéré comme l’un des plus grands, Bernard Noël s’est éteint le 13 avril 2021, à l’âge de 90 ans. En 2016, ultime distinction, l’Académie française avait consacré l’ensemble de son œuvre poétique en lui attribuant son Grand Prix de Poésie. Une belle reconnaissance pour celui dont le travail avait été salué en son temps par Louis Aragon.

« Le Bernard Noël que j’ai connu était bardé d’un silence à couper au couteau », écrivait son ami Georges Perros en 1977. Leur Correspondance sera publiée en 1998. Avec cette forte image, Perros met en lumière un paradoxe fondateur : l’œuvre de Bernard Noël, abondante, à la fois inspirée et pensante, s’est construite dans ce rapport violent à l’intériorité silencieuse. Violence dont le langage est l’instrument, l’arme. Dans un entretien avec Claude Ollier, en 1995, il déclarait : « Il n’y a jamais eu pour moi d’en dehors du langage. Il n’y a de l’indicible que parce qu’il y a du dicible ». Ce constat renvoie à l’homme vivant dans son époque autant qu’à l’écrivain, au poète qu’il fut… Vivant dans son époque, car comme nombre de jeunes gens de sa génération, il réagit avec révolte et détermination aux événements du monde, d’Hiroshima à la guerre du Vietnam, des crimes de Staline à la guerre d’Algérie, au cours de laquelle il milite avec les “porteurs de valise” du Réseau Curiel.

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Hommage au poète de l’île Maurice, Edouard Maunick

— Par Marie-Hélène Léotin —

Edouard Maunick, chantre mauricien de la négritude métisse et de la créolité, poète de l’insularité, est décédé à Paris le 10 avril 2021 à l’âge de 89 ans. Natif de l’île Maurice, il laisse derrière lui une importante œuvre poétique riche d’inventions lexicales et de souffle baroque. Compagnon et héritier de Césaire et de Senghor, Grand Prix de la francophonie pour l’ensemble de son œuvre, Edouard Maunick était inspiré par son île, le lieu, la mer, les aromes, le parfum des épices, sans jamais tomber dans le doudouisme. Révolté, métis à la recherche de la beauté du monde, de l’Océan indien à la capitale des lettres françaises, on retiendra d’Edouard Maunick le magnifique recueil intitulé « Ensoleillé vif » (1976), préfacé par Senghor.

Le combat d’Edouard Maunick concernait aussi la langue. Produit de la francophonie mauricienne, il avait fait du français sa langue d’expression privilégiée, n’oubliant jamais de rappeler qu’il était venu à la langue de Voltaire par le créole. Le français que le poète a pratiqué est nourri des mots et des structures de la pensée créole, sans jamais tomber pour autant dans l’exotisme facile.

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La légende du hip-hop DMX est morte

De son vrai nom Earl Simmons, le rappeur avait été hospitalisé vendredi dernier dans un hôpital new-yorkais après un infarctus. Il avait 50 ans.

Le rappeur américain DMX est mort vendredi 9 avril dans un hôpital de la banlieue new-yorkaise, où il était hospitalisé dans un état critique depuis une semaine. Il avait 50 ans. DMX, de son vrai nom Earl Simmons, l’une des grandes figures du hip-hop de la fin des années 1990 et début des années 2000, avait été hospitalisé vendredi dernier après un infarctus à l’hôpital de White Plains, au nord de New York.

« Earl était un combattant qui s’est battu jusqu’au bout », a indiqué sa famille dans un communiqué largement repris sur les réseaux sociaux juste après l’annonce de sa mort. « Il aimait sa famille de tout son cœur, et nous chérissons les moments passés avec lui. (…) Sa musique a inspiré d’innombrables fans à travers le monde. »

« Sa légende vivra à jamais »

« DMX était un artiste brillant et une inspiration pour des millions de gens à travers le monde », a souligné de son côté Def Jam Recordings, maison de disques avec laquelle il avait sorti plusieurs de ses albums les plus connus, dans un communiqué séparé.

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Mort du cinéaste Bertrand Tavernier à 79 ans

Le réalisateur Bertrand Tavernier, auteur de films comme “Coup de Torchon” et “L.627”, est décédé jeudi à l’âge de 79 ans, a annoncé l’Institut Lumière à Lyon, qu’il présidait.

Avec son épouse Sarah, ses enfants Nils et Tiffany et ses petits-enfants, l’Institut Lumière et Thierry Frémaux ont la tristesse et la douleur de vous faire part de la disparition, ce jour, de Bertrand Tavernier“, a tweeté l’institution dédiée au 7e art. 

Éminente personnalité du cinéma français, artiste engagé à l’oeuvre éclectique et reconnue à l’étranger, Bertrand Tavernier a réalisé des films d’époque et contemporains, avec une prédilection pour les sujets sociétaux. 

Il fut aussi un grand cinéphile investi dans la préservation et la transmission des films, mû à la fois par le souci de défendre un cinéma français indépendant et la passion pour le cinéma américain du 20e siècle. 

Ses films ont été largement récompensés : prix 74 Louis-Delluc pour “L’horloger de Saint-Paul“, nomination aux Oscars 83 pour “Coup de torchon“, prix de la mise en scène à Cannes en 1984 pour “Un dimanche à la campagne“, BAFTA 90 du meilleur film étranger pour “La vie et rien d’autre“, Ours d’Or 95 à Berlin pour “L’appât“, Lion d’Or à Venise pour l’ensemble de sa carrière. 

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Hommage à Loïs Hayot

— Par Marie-Hélène Léotin —

Loïs Hayot nous a quittés en ce mois de mars 2021. Photographe et collectionneur, il était installé à Fort-de-France, rue Lamartine puis à Bellevue. Sa collection comprenait des milliers de photos de gravures, de documents anciens, de journaux et elle a servi à illustrer de nombreux ouvrages d’historiens, des encyclopédies, ou encore des articles de journaux.

Au cours de la seconde mandature d’Alfred Marie-Jeanne, à la tête du Conseil Régional de Martinique, Loïs Hayot souhaitait être rassuré quant à la préservation et à la diffusion de cet immense patrimoine, et il a offert sa collection et des centaines de négatifs au Musée Régional d’Histoire et d’Ethnographie. Pendant quatre ans, il a participé à l’inventaire au musée, à l’identification et au classement de tous ces documents.

Ayant travaillé aux côtés du Révérend Père Pinchon et de Marcel Bon Saint-Côme dans les campagnes de photos de spécimens de notre flore et de notre faune, il a participé aux travaux du Comité scientifique du Musée du Père Pinchon et a porté sa contribution à l’identification d’échantillons ou de lieux de prélèvements.

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La mort de Patrick Dupond, légende française de la danse

L’ancien danseur étoile et juré de l’émission « Danse avec les stars » est mort vendredi des suites d’une « maladie foudroyante ». Il avait 61 ans.

ex-danseur étoile de l’Opéra de Paris et star de la danse Patrick Dupond est décédé vendredi 5 mars 2021 à l’âge de 61 ans des suites d’une « maladie foudroyante », a annoncé son entourage à l’Agence France-Presse. « Patrick Dupond s’est envolé ce matin pour danser avec les étoiles », a affirmé sa collaboratrice Leïla Da Rocha. «  Il est décédé à la suite d’une maladie foudroyante  », a-t-elle dit, précisant qu’il était «  malade depuis quelques mois  ».

Patrick Dupond était l’une des plus grandes étoiles de l’Opéra de Paris et de la danse en général en France, connu du grand public au-delà du cercle des amateurs de ballet. L’annonce de sa mort a créé une onde de choc chez ses anciens collègues et dans le monde de la culture. Dans un communiqué, l’Opéra de Paris a fait part de son «  émotion  » et de sa «  profonde tristesse  » après la disparition du danseur. «  Sa personne et son nom resteront attachés à un pan de l’histoire de l’institution. 

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Mort de Tonton David, l’interprète de « Chacun sa route » et figure du reggae français

David Grammont alias Tonton David est un chanteur français de reggae, né le 12 octobre 1967 à La Réunion et mort d’un AVC le 16 février 2021 à Metz. Il est principalement connu pour son tube Chacun sa route.

Très tôt après sa naissance, ses parents émigrent pour de brefs séjours en Gambie, puis au Sénégal avant d’arriver dans le 15e arrondissement de Paris et la banlieue nord. Son père est le musicien Ray Grammont. À quatorze ans, il quitte sa famille et galère quelque temps avant de découvrir le raggamuffin lors d’un voyage en Angleterre en 1987. Il s’installe ensuite à Champigny-sur-Marne avec sa femme et ses deux enfants, puis à Metz.

Il prend le micro pour la première fois fin janvier 1989 dans le bar Mistral Gagnant de Saint-Étienne, au cours d’un concert du Massilia Sound System. Il participe à la fin des années 1980 au Sound System High Fight International qui regroupait à l’époque d’autres artistes comme Nuttea. Il contribue alors au développement du reggae et devient un des pionniers du dancehall français grâce à son titre Peuples du monde présent sur la compilation Rapattitude produit par Virgin en 1990.

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Chick Corea meurt d’un cancer à 79 ans

« Je veux remercier tous ceux qui, tout au long du voyage, ont aidé à faire briller les feux de la musique », a-t-il indiqué dans un message rédigé avant sa mort, selon le communiqué préparé par son équipe.

« J’ai l’espoir que ceux qui ressentent l’envie de jouer, d’écrire, de se produire en spectacle, puissent le faire. Si ce n’est pour eux-mêmes, alors pour nous autres. Pas seulement parce que le monde a besoin de plus d’artistes, mais parce que c’est plus amusant », a-t-il ajouté.

Le cancer du musicien « n’a été découvert que très récemment », précise le communiqué.

Compositeur et pionnier des claviers électriques et électroniques, Chick Corea était, avec Herbie Hancock et Keith Jarrett, l’un des pianistes les plus influents du XXe siècle.

Ses morceaux comme Spain, 500 Miles High ou La Fiesta sont devenus des classiques.

Originaire du Massachusetts, fils d’un trompettiste de jazz, Chick Corea a appris le piano avant de savoir lire, puis s’est également mis à la batterie, vers 11 ans.

Inscrit à l’Université Columbia à New York à sa sortie de l’école secondaire, il arrive à New York en 1959.

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