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Mort de George Floyd : une troisième nuit de violences au Minnesota 

Des manifestations, importantes et justifiées

Indignés et choqués par la mort de George Floyd lors de son interpellation par la police lundi dernier, et ce pour un délit mineur alors qu’il ne semblait pas opposer de résistance, des habitants de Minneapolis ont investi la rue pour dénoncer la violence dont il a été victime. Dans tout le pays, les appels pour que justice soit rendue se sont multipliés.

L’appel à la Garde nationale par les autorités locales n’a pas calmé les citoyens de Minneapolis, qui ont manifesté leur colère et leur indignation  au cours d’une troisième nuit d’émeutes.  En soirée jeudi, des manifestants ont mis le feu au poste de police où travaillaient les quatre agents mis en cause (…) Les manifestations avaient auparavant été majoritairement pacifiques, avec des foules contenues par des chaînes d’hommes en uniforme. Mais il y a eu dans ce secteur des heurts, des incendies, le pillage d’une trentaine de magasins, et l’usage de gaz lacrymogène par la police. Des dizaines d’entreprises des villes jumelles de Minneapolis et St. 

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Un modèle sociétal à élaborer en dehors de tout obscurantisme

— Par Jean-Philippe Nilor et Marcellin Nadeau, co-présidents du mouvement politique Péyi-A —

Nous prenons acte de l’ensemble des évènements survenus dans le cadre de la commémoration du 22 Mé 1848, en ce mois de mai 2020.
Ces commémorations multiformes dans leurs expressions et leurs méthodes, traduisent le long processus qu’ont eu à connaître des sociétés plus anciennes que la nôtre avant de pouvoir s’accorder sur des dates, des symboles et autres évènements leur permettant de faire Peuple. Faire Peuple, c’est-à-dire partager un passé commun pour construire un destin commun dans une dimension plurielle et diverselle.
La destruction des statues de Schœlcher a fait couler beaucoup d’encre.
De nombreuses personnalités politiques se sont empressées de prononcer des condamnations sans procès de ces jeunes militants.
À Péyi-A, nous avons toujours privilégié la réflexion sur les réactions dégainées à la hâte sur les réseaux sociaux.
La France n’a jamais regardé son passé colonial en face. Et par voie de conséquence, notre pays s’est forgé une lecture du passé grâce aux recherches et aux travaux émérites de certains de ses enfants, historiens, intellectuels, artistes…
Au-delà des faits, des dates, de telle ordonnance ou telle autre révolte, la lecture de l’Histoire restera toujours subjective.

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Les artistes au travail avec de nouvelles contraintes

Le symbole est fort : à Mulhouse, épi­centre de l’épidémie, le Centre cho­régraphique national Ballet du Rhin a repris le chemin du studio. Mais le choré­graphe et directeur le souligne, si reprendre les cours était une nécessité, cela ne règle pas grand-chose : « Il y a trois cours par jour, pour des effectifs de huit à neuf danseurs », selon un protocole précis et prudent : « 45 mn de barre, un peu de milieu, mais on s’arrête aux petits sauts. » Pas question de mettre la résis­tance cardiaque des danseurs à l’épreuve alors qu’elle n’a pas été maintenue à son niveau et surtout à cause du masque. Le porter oblige le danseur à respirer son propre CO2 et limite la ventilation. « Un danseur pour vivre à be­soin de son entraînement quotidien », justifie Bruno Bouché. Mais, pour le moment, la re­prise complète reste floue. Même les compa­gnies qui n’ont pas complètement fermé font face à l’incertitude. À Stockholm, Nicolas Le Riche relate : « Les danseurs restent en forme : nous avons établi un programme qui couvre la journée avec différents cours.

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« Nous condamnerons en image, en son, en zoom… »

France Inter, jeudi 28 mai 2020,  Augustin Trapenard, « Lettres d’intérieur » : Maïwenn

Maïwenn est comédienne, scénariste et réalisatrice. Sa lettre est adressée à celui qui a filmé l’assassinat d’un jeune homme noir par quatre policiers à Minneapolis.

Paris, le 27 mai 2020

« À toi qui as filmé,

Quand j’ai regardé mon téléphone, ce matin, il était 6h. Il était encore trop tôt pour lire l’application du Monde, leurs nouvelles s’affichent à 7h. Alors je vais faire un tour sur Instagram. Je tombe sur Madonna. D’habitude je passe, fatiguée de voir son botox ou sa vie extraordinaire, mais là je comprends qu’une vidéo ne la concerne pas, donc je regarde. C’est ta vidéo, celle de l’arrestation d’un homme à Minneapolis, en pleine après-midi.

Au départ, je ne comprends pas, je vois des flics pas du tout gênés d’être filmés par toi alors qu’ils plaquent un homme au sol qui ne présente aucune résistance.

L’homme supplie d’arrêter, il dit « I CAN’T BREATH, JE NE PEUX PLUS RESPIRER », mais le policier qui a un genou sur son cou a l’air d’apprécier que tu le filmes : il bombe le torse, il te regarde droit dans les yeux.

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Le déboulonnement des deux statues de Victor Schoelcher en Martinique est légitime

— Par – Cannelle Fourdrinier —

Ces déchoukaj des statues de Victor sont des actes, non pas de vandalisme, mais de résistance ancestrale, car faire la promotion exclusive de l’éminent raciste Victor Schoelcher revient à mutiler les mémoires de toutes celles et ceux ayant lutté, souvent au prix de leur vie, pour la liberté dans la Caraïbe.

La Martinique est une terre de résistance : les 21 et 22 mai 2020 en ont été l’énième démonstration : 172 ans après que nos ancêtres esclavagisé.e.s aient brisé leurs chaînes, sans qu’aucun.e blanc.he ne vienne les sauver (contrairement à ce que prétend le roman colonial français), leur descendance a souhaité mettre fin à leur invisibilisation. Non, nous ne devons pas notre liberté à Victor Schoelcher. Non, il ne constitue pas le ciment de notre attachement (supposé, et finalement inexistant pour nombre d’entre nous) à la République bananière française qui nous tue à petit feu en nous inoculant du chlordécone depuis 1968, du glyphosate depuis des décennies et autres produits phytosanitaires meurtriers; qui nous sait sans eau courante (laquelle n’est pas potable, eu égard aux pesticides que l’on y retrouve, notamment du chlordécone), en pleine pandémie de COVID-19.

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Chroniques heureuses du quotidien

Après les perturbations qui nous ont agités ces temps derniers, qu’il fait bon découvrir ou relire les textes de Chabine Lamontay, publiés sur le journal en ligne « Montraykreyol ». Qu’elle nous mette l’eau à la bouche en nous parlant de la cuisine traditionnelle créole, qu’elle évoque la belle transmission des coutumes de nos grands-mères, la force résiliente de notre île — après telle catastrophe naturelle, par exemple —, ou qu’elle rende hommage aux héros discrets de notre quotidien, Chabine nous permet en la lisant de retrouver un peu de cette sérénité nécessaire à notre équilibre, fort mis à mal par une pandémie assortie de son confinement obligé. Elle nous dit de ne pas oublier que derrière les masques nécessaires, et qui cachent nos sourires, il est tout autour de nous des femmes et des hommes de bonne volonté. Et qu’encore il faut savoir apprécier les bonheurs simples de la vie, le bonheur du jour étant celui de retrouver le sable et le soleil des plages ! (Janine Bailly)

Lundi, 4 Mai 2020  : le repas créole est sacré en Martinique

Au début du confinement, nous avons été plusieurs à craindre quelque chose en particulier : ne pas pouvoir se nourrir correctement. 

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L’éphéméride du 27 mai

Naissance d’Amélia Bloomer le 27 mai 1818

Amelia Bloomer (27 mai 1818 – 30 décembre 1894) était une militante américaine du droit des femmes et du mouvement pour la tempérance.

Biographie

Le costume inventé par Amelia Bloomer et qui porte son nom.
Employée des postes, elle édita la revue The Lily, consacrée principalement à la tempérance mais qui ouvrit largement ses colonnes aux militantes du droit des femmes comme Elizabeth Cady Stanton1.

Bloomer devint célèbre en raison de son combat pour la réforme vestimentaire, en défendant un « ensemble composé d’une jupe courte portée sur un pantalon à la turque »2 qui devait permettre une aisance de mouvement que n’offraient pas les longues robes de l’époque. Ces culottes bouffantes, qui prirent le nom de « bloomers », furent largement décriées et raillées par la société de son temps qui dénonçait leur inconvenance mais trouvèrent leur usage à partir des années 1890-1900, notamment dans la pratique de la bicyclette.

Hommage
Elle est inscrite au National Women’s Hall of Fame.

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Décès de l’écrivain et sociologue Albert Memmi, humaniste et penseur de la judéité

L’écrivain et sociologue Albert Memmi, grand auteur français d’origine juive tunisienne, connu notamment pour ses romans humanistes dont « La statue de sel » et ses ouvrages sur la « judéité », la colonisation ou le racisme, est décédé le 22 mai à Paris, à l’âge de 99 ans, a-t-on appris dimanche.

« Il est mort extrêmement sereinement, dans la nuit de jeudi à vendredi », a déclaré à l’AFP Guy Dugas, professeur émerite à l’université de Montpellier-3, qui collaborait avec cet « écrivain de la déchirure » depuis plusieurs décennies et avait publié plusieurs ouvrages sur sa vie et son oeuvre, dont des fragments de son journal intime.

Il était né en 1920 dans la Tunisie coloniale et une famille juive arabophone très modeste.

Son talent avait été reconnu très tôt par Albert Camus et Jean-Paul Sartre qui avaient préfacé ses premiers ouvrages, notamment son roman « La Statue de sel » (1953) où il s’émerveillait et souffrait à la fois d’avoir plusieurs identités, à l’image de son personnage principal, Alexandre Mordekhaï Benillouche.

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Un petit tour du côté des animaux

France Antilles Junior : Le journal du mercredi s’adresse cette semaine aux plus jeunes, en leur posant la question :  « Pourquoi les animaux sont-ils de précieux compagnons ? ». En réponse, il leur est proposé de découvrir les super-pouvoirs de ces animaux qui nous sauvent, ou qui nous soignent. Mais rien n’interdit aux adultes de regarder l’émission ! En compagnie ou non d’enfants, ou de petits-enfants.

Avoir un animal de compagnie, c’est bon pour la santé ! Cela permet de se sentir moins seul et d’être plus heureux. Car un animal apporte beaucoup d’affection et égaie le quotidien.

Les animaux ont toujours été utilisés par les humains pour les aider à accomplir différentes tâches : se déplacer, se défendre, travailler la terre, détecter des substances interdites ou des explosifs… Aujourd’hui encore, les animaux sont de précieux alliés pour garantir notre sécurité et améliorer notre santé. Les chiens par exemple, jouent un rôle très important lors des opérations de sauvetage. Il existe aussi des chiens d’assistance qui guident les personnes aveugles ou malentendantes, tandis que d’autres sont capables de détecter des maladies.

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Malgré tout, voir « Ton beau Capitaine », de Simone Schwarz-Bart

En des temps différents, en temps ordinaires, je veux dire quand nous n’étions pas condamnés à sortir masqués, que les masques étaient réservés à la seule scène, que nous pouvions nous retrouver dans les salles de Tropiques-Atrium et partager de beaux moments de théâtre… en temps de paix dirais-je, si je voulais reprendre la rhétorique martiale du président Macron… en ces temps qui déjà nous semblent enviables et si lointains, nos enfants des établissements scolaires de la Martinique auraient découvert, au mois de mai 2020, la pièce de Simone Schwarz-Bart, « Ton beau Capitaine ». Mais hélas, l’adage populaire selon lequel « en mai, fais ce qu’il te plaît », est devenu obsolète… Alors, comme le dit une autre maxime, faute de grives, mangeons des merles, et pour  nous consoler un peu, regardons la captation vidéo, proposée sur la plateforme Viméo.

Créée en Guadeloupe en 1987 à Pointe-à-Pitre, jouée ensuite au Théâtre National de Chaillot à Paris en décembre 1988 dans la mise en scène de Stylo Cavé, la pièce fut présente dans une autre mise en scène, celle de Maud Galet Lalande au Festival d’Avignon en juillet 2018, en tant que spectacle sélectionné par la Région Grand-Est dans le cadre de son soutien au Off d’Avignon.

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« Se décider à inverser la maxime productiviste »

Appel collectif, en Occitanie, pour refonder la politique publique de la culture

— Par Thomas Jolly, directeur du Quai, centre dramatique national à Angers

À l’heure où, dans notre région comme par­tout, la crise sanitaire révèle les limites d’un modèle marchand appliqué à tous les secteurs d’activité, cet appel émanant d’acteurs et d’ac­trices de la culture en Occitanie, n’a pas pour but de réclamer sa part dans les décisions à venir, mais de prendre part aux réflexions collectives qui s’imposent.

Nous parlons depuis une longue histoire, l’histoire précieuse et accidentée d’un modèle qui nous a parfois permis d’opposer une exception – dite « culturelle » – à la stricte logique commerciale. Bien que relative, on sait que là où elle n’existait pas (chez nos voisins espagnols et italiens), les conditions de travail des artistes et de ceux qui les ac­compagnent se sont réduites très rapidement aux stratégies de survie de quelques uns, li­vrés aux injonctions de quelques monopoles. Mais depuis une dizaine d’années, la promo­tion progressive et agressive d’une logique de rentabilité, rongeant l’ensemble des poli­tiques publiques, ne s’est pas arrêtée davan­tage aux portes des salles de spectacles qu’à celles des hôpitaux, des écoles, des exploita­tions agricoles ou des transports.

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De bonnes nouvelles, pour que fleurisse l’espoir !

À chacun ses soucis… Certes, la relance du tourisme fait partie des nécessités économiques, que l’on ne peut nier. Le secteur du tourisme représente en effet 7,4% du PIB en 2019, et emploie environ 2 millions de personnes. Cependant, force est de constater que certains peuvent songer déjà à leurs vacances d’été, quand d’autres doivent d’abord assurer leur existence, au jour le jour ; ou chercher comment assurer un avenir compromis par la crise sanitaire actuelle. 

Reprise des activités touristiques : le cas de la Martinique

De Veille-info-tourisme, 5 mai 2020 : « … Le secteur qui paraît le plus touché est le secteur du tourisme, qui pèse environ 2 % de la valeur ajoutée totale produite en Martinique. L’arrêt de la saison de croisière, mais surtout l’arrêt des rotations aériennes ont contraint la quasi-totalité des acteurs du marché — hôtels, tours opérateurs, agences de voyages, plateforme de réservation — à cesser leur activité. »

Plan de sauvetage : Le gouvernement s’est réuni ce jeudi à Matignon en Comité interministériel, pour porter secours au secteur du tourisme, durement touché par la crise sanitaire, et érigé en “priorité nationale”.

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Sur le Chemin controversé de l’École

Mai 2020, faire ou non l’École buissonnière ?

Difficile aujourd’hui de se faire une opinion… Les avis concernant la reprise des classes divergent d’un pays à l’autre, d’une ville à l’autre, d’une mairie à l’autre. Il en est ainsi à La Martinique, où Martinique La Première faisait le point sur la situation au 7 mai 2020. Quatre grandes catégories semblaient alors se dessiner : les municipalités opposées à une reprise avant septembre, les municipalités faisant attendre leur décision, les municipalités se préparant à la reprise dans le courant du mois de mai ou en juin, celles qui sans fixer de dates affichaient la volonté d’ouvrir certains établissements avant septembre.

Le maire de Fort-de-France, Didier Laguerre, qui a fait le choix d’une rentrée progressive, s’explique ce mercredi 13 mai, sur le site du web-journal « France-Antilles »  

J’entends beaucoup parler de la date du 18 mai, or je n’ai jamais parlé d’ouverture des écoles à cette date ! La stratégie qui a été adoptée est la suivante… A partir du 11 mai, préparation des écoles, nettoyage des écoles, pour pouvoir accueillir les enseignants.

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Aux États-Unis, une « querelle » de Présidents 

Critiqué par Barack Obama, Donald Trump se déchaîne sur Twitter

“Les deux personnes les plus admirées des États-Unis” se livreraient sur les médias à un affrontement sérieux, dans le contexte de la pandémie, et des futures élections présidentielles de novembre.

Les États-Unis, qui approchent les 80 000 morts, sont avec plus d’un million de cas confirmés le pays au monde le plus touché par le Coronavirus. Récemment, Barack Obama s’en est pris vertement à la façon dont Donald Trump gère la crise sanitaire. L’ancien Président des États-Unis a estimé que, si « la situation aurait été compliquée pour le meilleur des gouvernements », la gestion de la pandémie par son successeur a été « anémique et inégale », avant de conclure : « Mais là, c’est tout simplement un désastre chaotique absolu ».

Cette critique, la plus explicite à ce jour de sa part, l’ex-Président démocrate l’a faite vendredi soir, lors d’une conversation téléphonique d’une demi-heure avec d’anciens collaborateurs de son gouvernement, dont “Yahoo News” s’est procuré un enregistrement repris en boucle par les médias américains.

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Des célébrations, pour ne pas oublier !

« Mémoires de l’esclavage, de la traite et de leurs abolitions », 10 mai 2020

À Paris, pandémie oblige, les commémorations à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ont été maintenues cette année mais ont lieu dans un format réduit. Le Premier ministre Édouard Philippe a ainsi présidé, en petit comité, une cérémonie au Jardin du Luxembourg, en présence des présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat, et de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage (FME).

Une deuxième commémoration s’est déroulée place du général Catroux, en présence du maire de Paris, Anne Hidalgo. De son côté, la Fondation pour la mémoire de l’esclavage a dû innover en raison du coronavirus. Elle organise plusieurs évènements sur le numérique.

Le chef de l’État a dit pour sa part avoir « une pensée particulière pour ces milliers de familles qui se trouvent aujourd’hui séparées par les océans »… Il a conclu sur ces mots : « Je suis confiant parce que la solidarité qui nous lie, par-delà nos origines, nos conditions ou nos âges, par-delà les mers et par-delà les murs que dresse entre nous l’épidémie, est plus forte que tout. Et parce que l’histoire nous l’enseigne : la France unie surmonte toutes les épreuves ».

 France-Antilles : « Pawòl anba fèy »

Une rubrique pour sourire un peu. Où l’on parle, sur le mode humoristique, de choses graves. Aujourd’hui, samedi 9 mai 2020, les transports individuels ou collectifs, les embouteillages qui s’y rattachent, et l’eau à la maison sur l’île.

Pour ajouter humblement mon grain de sel de Foyalaise, à voir passer les automobiles devant chez moi, je dirais que d’aucuns, confondant le samedi avec le lundi, ont anticipé le « déconfinement ». Quand aux dramatiques querelles de l’eau, auxquelles le citoyen lamda ne comprend plus rien, si l’on n’y prend garde, on finira par perdre pied et s’y noyer !

Le « À l’arrêt ! » du coronavirus

Quasiment dans tous les pays du monde où il est question de déconfinement, une des préoccupations majeures est celle des transports collectifs. Chez nous, par contre, cette problématique est mineure, subsidiaire pour ne pas dire, en rien préoccupante. Ki avan konfinman, ki an mitan konfinman, ki apré konfinman, sé menm bagay. Pani lotobis !

En réalité, la problématique principale du transport en commun chez nous, comme cela est le cas depuis plusieurs décennies, c’est celle du transport individuel.

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Confinement : à la recherche des enfants perdus de l’école

 — Texte : Joséphine Lebard · Illustration : Stéphane Oiry,—

L’Éducation nationale aurait perdu le contact avec 5 à 8 % des élèves depuis le début du confinement. Dans les quartiers populaires, des adultes se démènent pour que les enfants ne décrochent pas. Enseignante, directrice, parent d’élève : La Croix L’Hebdo vous propose trois récits de combat de ces héros ordinaires. Pour que pas un élève ne manque.

L’Éducation nationale aurait perdu le contact avec 5 à 8 % des élèves depuis le début du confinement. Dans les quartiers populaires, des adultes se démènent pour que les enfants ne décrochent pas. Enseignante, directrice, parent d’élève : La Croix L’Hebdo vous propose trois récits de combat de ces héros ordinaires. Pour que pas un élève ne manque.

Anna, une prof au bout du fil

La sonnerie du portable retentit. Tout en décrochant, Anna (les prénoms ont été modifiés) jette un coup d’œil à l’heure : minuit et demi.

« Madame ? »

La voix au bout du fil n’a pas plus de 12 ans…

« Madame, c’est Djibril.

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Action de solidarité #lesamisdesartistes

Dans la situation sanitaire que nous connaissons, le collectif « Les Amis des Artistes » a mis en place un moyen d’initier, dans un élan de solidarité citoyenne, un projet permettant de soutenir la création artistique et d’aider les artistes plasticiens durant cette crise.

Ici, ce sont DES ARTISTES qui soutiennent d’Autres ARTISTES. Parce que le fruit de notre travail peut aussi contribuer à aider nos pairs d’une manière vertueuse et généreuse pour soutenir notre propre communauté.
C’est dans ce cadre que je propose à la vente les 3 peintures présentées ci-dessous, extraites de ma série “Petits arrangements”, acrylique sur papier, format La 31 cm x Ht 23,5 cm, chacune est vendue 250 € : 30 % du prix de vente sont versés par l’acheteur sur cette cagnotte solidaire à destination de fonds de soutien aux artistes. Les fonds seront versés immédiatement après la clôture de cette cagnotte.

Entre 2011 et 2012, je commence cette série “Petits arrangements” avec à l’esprit, l’idée qu’en apparence nous bousculons la nature et que la nature nous bouscule en retour.

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Les terres souffrantes de Martinique

— par Janine Bailly —

De Florence Lazar : « Tu crois que la terre est chose morte »

Non, je ne suis pas de ceux qui disent les avantages supposés de cette étrange période de confinement ! Non, je n’ai pas attendu que Monsieur Macron me conseille d’utiliser ce temps mort pour m’adonner à la lecture, et je ne mets pas à profit les heures pour faire tout ce qu’en temps normal j’aurais remis aux calendes grecques. Non, je  ne dirai pas, comme ceux-ci qui vont s’épanchant dans les médias, ce que sera « le monde d’après », je ne sais s’il y aura un autre monde ni ce qu’il pourrait bien être, ni si les hommes auront changé ou s’ils retomberont dans leurs ornières coutumières. Je songe seulement à Woody Allen écrivant « Je ne sais pas si Dieu existe, mais s’il existe, j’espère qu’il a une bonne excuse. » Parce que je suis plutôt dans la sidération. Parce que je ressens d’abord le tragique de la situation, et que je sais ceux qui souffrent.

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Sophie Nahum, « témoin des témoins »

Le 8 mai, en hommage : « Les Derniers »

Pendant le confinement, chaque soir à 18 h sur les réseaux Facebook et Instagram, on a pu voir et écouter une personnalité lire pendant une minute l’extrait d’un récit de vie tiré du livre  « Les Derniers ». Le vendredi 8 mai, date anniversaire de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, tous les films ont été diffusés à la suite, à 18 heures, heure de France, sur Facebook ou Instagram. Une trentaine de lectures en intégralité, la diffusion ayant été faite en simultané par la Licra et la Dilcrah. C’était ainsi la dernière étape d’une démarche triple : recueillir et filmer les témoignages des ultimes survivants de la Shoah, les transcrire dans un livre, les faire lire par des acteurs de la société, d’origines, de confessions, de sensibilités différentes, des personnalités qui toutes ont conscience et de la force du projet, et de l’urgence d’agir.

« Les Derniers » est ce livre que Sophie Nahum a écrit à partir des rencontres qu’elle a pu faire.

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Au Soudan, la cause des Femmes progresse.

L’excision déclarée hors-la-loi

En 2020, une loi juste à promulguer…

La pratique, ancestrale mais barbare de l’excision, qui touche dans ce pays d’Afrique près de 9 femmes sur dix, est désormais en passe de disparaître. En effet, le Soudan va adopter une loi contre l’excision. Une forme de reconnaissance, une grande victoire pour les Soudanaises ! Une victoire d’étape, mais une grande victoire tout de même pour les femmes, dont une des revendications les plus emblématiques va donc prendre force de loi : l’excision sera désormais interdite au Soudan. Un amendement au Code pénal, qui rend leurs auteurs passibles de trois ans d’emprisonnement et d’amendes, a été approuvé fin avril. Il se trouve désormais en attente d’une promulgation. La mesure intervient une année après la chute du régime d’Omar el-Béchir, sous la pression de la rue. Tout sauf un hasard, alors que l’ex-autocrate, à la tête du pays durant trente ans après un coup d’État soutenu par les Islamistes, avait écarté un projet de loi contre l’excision en 2015.

Les femmes soudanaises ont elles-mêmes joué un rôle de premier plan dans la révolte qui a débouché, après la chute de l’ancien dictateur en avril 2019, sur la formation d’un gouvernement de transition vers un pouvoir civil l’été suivant.

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L’eau en Martinique, la situation au mercredi 6 mai

La plainte des abonnés d’Odyssi

Exaspérés par les coupures d’eau récurrentes, ils attaquent l’opérateur chargé notamment de la distribution dans le centre de l’île, par la voie d’un référé heure à heure devant le tribunal judiciaire.

Ils avaient prévenu, de guerre lasse. Réunis en collectifs, de nombreux abonnés d’Odyssi (environ 160 personnes), des Lamentinois en grande partie, ont décidé d’attaquer leur fournisseur d’eau. C’est ce mercredi matin, 6 mai 2020, à dix heures, que leur requête, un référé heure à heure, devrait être examiné par le tribunal judiciaire. 

Sept avocats — Me Ludovic Romain, Me Fabrice Merida, Me Nathalie Nadir, Me Georges-Emmanuel Germany, Me Alban-Kevin Auteville, Me Louis-Philippe Sutty, Me Alik Labejof-Lordinot — ont été saisis pour mener à bien cette action collective. Ils ont fait délivrer l’assignation par un huissier ce mardi 5 mai au siège d’Odyssi. 

Pour les requérants, il s’agit purement et simplement de faire respecter le contrat les liant à l’opérateur. Ils ont choisi une procédure d’urgence car certains habitants sont privés d’eau depuis au moins une dizaine de jours.

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Sur la mer, au temps du coronavirus

Les croisières sur la sellette

Les parlementaires américains s’interrogent sur la gestion de la crise « Covid-19 », concernant la Croisière Carnival, mais plus largement sur la propagation du virus dans la Caraïbe.

Les compagnies de croisière sont-elles responsables de la propagation du coronavirus dans la Caraïbe ? C’est la question que le Congrès américain se pose. La puissante Commission du Transport et des Infrastructures de la Chambre des Représentants a annoncé l’ouverture d’une enquête. Les parlementaires s’intéressent à la gestion de l’épidémie sur les paquebots de « Carnival Corporation », numéro un mondial de la croisière.

Des paquebots encore en quarantaine

Le géant américain, dont le siège social est à Miami, est propriétaire de 104 paquebots qui opèrent sous 10 marques différentes. Parmi les plus connues, « Carnival Cruise, Costa, Seabourn, Princess. »

L’un des bâtiments de cette compagnie, le « Diamond Princess », a constitué en février le plus important foyer de Covid-19 hors de Chine, avec plusieurs centaines de passagers contaminés. La direction de Carnival a essuyé de sévères critiques sur les mesures, ou plutôt l’absence de mesures, mises en œuvre pour préserver la santé des passagers et de l’équipage.

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La Martinique, par le petit bout de la lorgnette

— par Janine Bailly —

Un drôle de 5 mai 2020 à la Martinique, et… des histoires d’eaux !

« En mai, fais ce qu’il te plaît », prétendait l’adage populaire, qui ne semble hélas ! plus avoir désormais raison d’être, le métaphorique « En avril, ne te découvre pas d’un fil » me paraissant davantage à l’ordre du jour ! 

Des craintes diverses liées à l’épidémie

Les craintes, justifiées ou non, se font jour à la Martinique, crainte d’un déconfinement qui ne serait pas vraiment préparé, crainte de voir se rouvrir prématurément les écoles, crainte de manquer du nécessaire — alors même que des annonces sont entendues dans certains supermarchés, qui rassurent sur leurs capacités d’approvisionnement — crainte de manquer de gaz pour la cuisine, crainte de ne pas trouver de masques en suffisance… Ce dernier sujet révélant nos inégalités car, si dans les files longues qui patientent aux portes des grandes surfaces chacun ou presque s’avance masqué, il est des enseignes plus populaires devant lesquelles les porteurs de masques se font rares, si ce n’est inexistants.

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Jane Goodall : « Prenons conscience que la pandémie est liée à notre manque de respect pour le monde naturel »

— Par Jane Goodall —

Si l’humanité continue d’ignorer les causes des zoonoses comme le Covid-19, elle risque d’être infectée par des virus encore plus redoutables, explique l’éthologue britannique dans une tribune au « Monde ».

, Tribune.,  Le monde est confronté aujourd’hui à des défis sans précédent. Au moment où j’écris, le Covid-19 a infecté plus de 3 millions de personnes à travers le monde, et au 29 avril, 218 386 personnes en sont mortes.

, Actuellement, les personnes dans la plupart des pays sont confinées chez elles (seules ou en famille), elles ont adopté des mesures d’éloignement sanitaire et réduisent au minimum leurs sorties. Certaines entreprises ont totalement fermé, d’autres maintiennent leurs activités en télétravail, et tandis que certaines personnes sont en activité partielle, des milliers d’individus à travers le monde ont perdu leur travail. Le coût économique de tout cela est déjà catastrophique.

, Nous suivons les actualités et prions pour que le confinement se termine de pays en pays, après que le pic d’infection et de mortalité est atteint et que la courbe épidémique baisse graduellement.

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