Festival Ciné-Communes : programme de la 2ème édition

Du 6 au 23 mai en communes en Martinique

Pour sa seconde édition, le festival Ciné Communes, initié par l’association Protea, poursuit une ambition forte : créer un dialogue vivant entre le cinéma et la mémoire. Baptisée « Ciné Mémoires », cette nouvelle programmation invite à explorer les récits qui construisent notre héritage commun et éclairent notre réalité contemporaine.

À travers une sélection engagée, deux grandes thématiques se dessinent. La première met à l’honneur des documentaires consacrés à des figures marquantes de la littérature martiniquaise, qu’elles soient célèbres ou plus discrètes, comme Loïc Léry, Joseph Zobel ou encore Mayotte Capécia. Leurs parcours et leurs œuvres offrent un regard précieux sur les dimensions sociales, culturelles et humaines du territoire. La seconde thématique propose une réflexion autour de l’esclavage et du colonialisme, à travers des films puissants tels que « Solitude, une figure de la liberté », « Mary Prince, récit autobiographique d’une esclave antillaise » ou « Le Sucre, pour la douceur et pour le pire », qui interrogent les traces laissées par ces systèmes et leurs échos dans le monde actuel.

Cette édition accorde également une attention particulière à l’Afrique du Sud avec la projection de « Mama Africa : Miriam Makeba ». Ce film rend hommage à une figure majeure de la lutte contre l’apartheid, dont la voix et l’engagement demeurent des symboles universels de résistance et de liberté.

À travers « Ciné Mémoires », le festival réaffirme l’importance de préserver et de transmettre la mémoire des luttes menées par les Afro-descendants pour la dignité, l’émancipation et l’égalité. Face aux héritages du racisme, de l’esclavage et de l’exploitation, ces récits constituent des repères essentiels pour comprendre notre société et envisager son évolution.

La mémoire, portée par la culture et l’histoire, joue un rôle déterminant dans la construction identitaire des générations actuelles. Sa transmission aux plus jeunes apparaît dès lors comme une nécessité : elle favorise la prise de conscience, encourage l’esprit critique et ouvre la voie à l’émancipation.

Bien au-delà d’un simple événement cinématographique, Ciné Communes se présente comme un véritable espace d’échanges, de réflexion et de transmission, ancré au cœur des territoires. En investissant 18 communes de Martinique, le festival crée des passerelles entre les publics et fait circuler idées, images et mémoires.

🎬 LES FILMS À L’AFFICHE


LOÏC LÉRY, DU FLINGUE AU STYLO

Réalisation : Sonia Medina, Stéphane Krausz
Production : Zycopolis Productions
Durée : 52 min

Arrivé à Paris en 1973, Loïc Léry fait face aux réalités laissées par le Bumidom : chômage, précarité et désillusions. Confronté à ces promesses non tenues, il choisit un temps la voie du gangstérisme, en réaction à une politique qu’il perçoit comme néocoloniale. Arrêté le 12 octobre 1979, celui que l’on surnomme « Colibri » n’aura passé qu’un an au sein du gang des Antillais. La prison marque un tournant décisif : elle devient pour lui un espace de transformation, l’amenant vers l’écriture et une nouvelle vie d’auteur.

📍 Basse-Pointe – Médiathèque
🗓️ Mercredi 13 mai à 18h00

📍 Le Lamentin – Marché Couvert
🗓️ Jeudi 21 mai à 20h00


JOSEPH ZOBEL, L’ENFANT DE LA RUE CASES-NÈGRES

Réalisation : Inès Sabatier, Inès Blasco, Fabrice Gardel
Production : Auxyma
Durée : 52 min

Ce film retrace le parcours exceptionnel de Joseph Zobel, figure majeure de la littérature martiniquaise, révélé par son œuvre autobiographique La Rue Cases-Nègres. Issu d’un milieu marqué par la pauvreté et les discriminations, il doit son émancipation à la détermination de sa grand-mère. Son chemin le conduit jusqu’en France hexagonale, où il s’affirme comme artiste et croise les grandes figures de la négritude, telles qu’Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor.

📍 Saint-Esprit – Médiathèque
🗓️ Mardi 19 mai à 18h30

📍 Le François – Bibliothèque
🗓️ Jeudi 21 mai à 18h30

📍 Grand’Rivière – Sous le Kiosque
🗓️ Samedi 23 mai à 18h30


MAYOTTE CAPÉCIA, VIVRE ET L’ÉCRIRE (INÉDIT)

Réalisation : Fabienne Kanor, Myriam Cottias
Production : Cinquillo Films, France Télévisions, Martinique la 1ère
Durée : 52 min

Ce documentaire propose une plongée dans la trajectoire singulière de Mayotte Capécia. Au-delà de son ascension sociale dans la France d’après-guerre, le film explore le combat d’une femme noire écrivaine pour la reconnaissance, dans un univers dominé par des représentations stéréotypées. Une enquête sensible sur une figure controversée, entre histoire intime et enjeux collectifs.

📍 Le Carbet – Espace Associatif et Culturel
🗓️ Vendredi 8 mai à 19h00

📍 Grand’Rivière – Sous le Kiosque
🗓️ Samedi 23 mai à 20h00


SOLITUDE, UNE FIGURE DE LA LIBERTÉ

Réalisation : Chris Macari
Production : Special Touch Studio, Creative Touch Studios
Durée : 52 min

Née dans l’esclavage en Guadeloupe, Solitude porte en elle les traces des violences subies par sa mère. En grandissant, elle prend conscience de sa condition et s’engage dans une lutte sans compromis pour l’abolition de l’esclavage. Son destin incarne la résistance face à un système oppressif, où les chaînes invisibles s’avèrent souvent les plus puissantes.

📍 Rivière-Salée – Centre Culturel
🗓️ Mercredi 13 mai à 18h00

📍 Basse-Pointe – Médiathèque
🗓️ Mercredi 13 mai à 19h30

📍 Le Robert – Office Municipal de la Culture et des Loisirs
🗓️ Mardi 19 mai à 18h30

📍 Le Lamentin – Marché Couvert
🗓️ Jeudi 21 mai à 18h00

📍 Saint-Pierre – Théâtre
🗓️ Samedi 23 mai à 18h00


MARY PRINCE, RÉCIT AUTOBIOGRAPHIQUE D’UNE ESCLAVE ANTILLAISE

Réalisation : Arnaud Emery
Production : Beau Comme une Image
Durée : 60 min

Publié en 1831 à Londres, le récit de Mary Prince constitue le premier témoignage d’une femme esclave anglophone sur les conditions de vie dans les colonies britanniques. À travers une adaptation portée par la comédienne Souria Adèle, ce film retrace son parcours marqué par la violence, les séparations et la quête de liberté, des Bermudes à Londres.

📍 Les Anses d’Arlet – Paillote du Bourg
🗓️ Jeudi 7 mai à 19h30

📍 Rivière-Salée – Centre Culturel
🗓️ Mercredi 13 mai à 19h30


LE SUCRE, POUR LA DOUCEUR ET POUR LE PIRE (2 épisodes)

Réalisation : Mathilde Damoisel
Production : Hauteville Productions, Inicia Films, Wonder Maria Filmes
Durée : 55 min

Produit rare devenu symbole de mondialisation, le sucre porte une histoire profondément liée à l’esclavage et au capitalisme. Ce documentaire en deux volets explore les coulisses de cet « or blanc », de ses origines à son impact contemporain, révélant la persistance de logiques héritées du système colonial.

📍 Sainte-Luce – Médiathèque
🗓️ Jeudi 7 mai à 19h00

📍 Saint-Joseph – École de Gondeau
🗓️ Samedi 9 mai à 19h00

📍 Le Robert – Office Municipal de la Culture et des Loisirs
🗓️ Mardi 19 mai à 20h00

📍 Le Lorrain – Maison de la Culture
🗓️ Mercredi 20 mai à 18h00

📍 Sainte-Marie – Office de la Culture, des Sciences et du Patrimoine
🗓️ Mercredi 20 mai à 18h00

📍 Le Prêcheur – Salle Félix Grelet
🗓️ Vendredi 22 mai à 18h00


🌍 FOCUS AFRIQUE DU SUD

MAMA AFRICA : MIRIAM MAKEBA

Réalisation : Mika Kaurismäki
Production : Starhaus Filmproduktion, Millennium Films, Marianna Films, ZDF/arte
Durée : 90 min

Ce documentaire retrace le parcours exceptionnel de Miriam Makeba, chanteuse sud-africaine mondialement reconnue et figure emblématique de la lutte contre l’apartheid. À travers sa musique et son engagement, elle a porté un message universel de justice, de paix et de dignité.

📍 Fort-de-France – Théâtre du Lycée Schœlcher
🗓️ Mercredi 6 mai à 19h00

📍 Ducos – Cantine Centrale
🗓️ Mercredi 13 mai à 18h00

📍 Le Diamant – Hôtel de Ville
🗓️ Vendredi 15 mai à 18h30

📍 Le Lorrain – Maison de la Culture
🗓️ Mercredi 20 mai à 19h30

📍 Saint-Pierre – Théâtre
🗓️ Samedi 23 mai à 20h00


CALENDRIER DES PROJECTIONS-DÉBATS

Chaque projection sera suivie d’un échange avec un spécialiste du thème abordé.

ENTRÉE LIBRE & GRATUITE
Renseignements : www.revoltesdelhistoire.fr
associationprotea2014@gmail.com
Tél. : 0696 03 41 29


Mercredi 6 mai

📍 Fort-de-France – Théâtre du Lycée Schœlcher
🕖 19h00 – Mama Africa : Miriam Makeba


Jeudi 7 mai

📍 Sainte-Luce – Médiathèque
🕖 19h00 – Le sucre, pour la douceur et pour le pire (1er épisode)

📍 Les Anses d’Arlet – Paillote du Bourg
🕢 19h30 – Mary Prince, récit autobiographique d’une esclave antillaise


Vendredi 8 mai

📍 Le Carbet – Espace Associatif et Culturel
🕖 19h00 – Mayotte Capécia, vivre et l’écrire


Samedi 9 mai

📍 Saint-Joseph – École de Gondeau
🕖 19h00 – Le sucre, pour la douceur et pour le pire (1er épisode)


Mercredi 13 mai

📍 Rivière-Salée – Centre Culturel
🕕 18h00 – Solitude, une figure de la liberté
🕢 19h30 – Mary Prince, récit autobiographique d’une esclave antillaise

📍 Ducos – Cantine Centrale
🕕 18h00 – Mama Africa : Miriam Makeba

📍 Basse-Pointe – Médiathèque
🕕 18h00 – Loïc Léry, du flingue au stylo
🕢 19h30 – Solitude, une figure de la liberté


Vendredi 15 mai

📍 Le Diamant – Hôtel de Ville
🕡 18h30 – Mama Africa : Miriam Makeba


Mardi 19 mai

📍 Saint-Esprit – Médiathèque
🕡 18h30 – Joseph Zobel, l’enfant de la rue Cases-Nègres

📍 Le Robert – Office Municipal de la Culture et des Loisirs
🕡 18h30 – Solitude, une figure de la liberté
🕗 20h00 – Le sucre, pour la douceur et pour le pire (1er épisode)


Mercredi 20 mai

📍 Le Lorrain – Maison de la Culture
🕕 18h00 – Le sucre, pour la douceur et pour le pire (1er épisode)
🕢 19h30 – Mama Africa : Miriam Makeba

📍 Sainte-Marie – Office de la Culture, des Sciences et du Patrimoine
🕕 18h00 – Le sucre, pour la douceur et pour le pire (1er épisode)


Jeudi 21 mai

📍 Le François – Bibliothèque
🕡 18h30 – Joseph Zobel, l’enfant de la rue Cases-Nègres

📍 Le Lamentin – Marché Couvert
🕕 18h00 – Solitude, une figure de la liberté
🕗 20h00 – Loïc Léry, du flingue au stylo


Vendredi 22 mai

📍 Le Prêcheur – Salle Félix Grelet
🕕 18h00 – Le sucre, pour la douceur et pour le pire (2 épisodes)


Samedi 23 mai

📍 Saint-Pierre – Théâtre
🕕 18h00 – Solitude, une figure de la liberté
🕗 20h00 – Mama Africa : Miriam Makeba

📍 Grand’Rivière – Sous le Kiosque
🕡 18h30 – Joseph Zobel, l’enfant de la rue Cases-Nègres
🕗 20h00 – Mayotte Capécia, vivre et l’écrire