« Le Cri des gardes », un film de Claire Denis

📅Mardi 21 avril ⏰ 20h 📍  Tropiques Atrium · Salle Aimé Césaire

Avec Isaach de Bankolé, Matt Dillon, Mia McKenna-Bruce
Titre original The Fence | 8 avril 2026 |
Synopsis :
Un vaste chantier de travaux publics en Afrique de l’Ouest. Horn, le patron, et Cal, un jeune ingénieur, partagent une habitation provisoire derrière les doubles grilles de l’enceinte réservée aux blancs. Leone, future épouse de Horn, arrive d’Europe le soir même où un homme qui s’est introduit par effraction surgit derrière les grilles. Il s’appelle Alboury. Il ne quittera pas les lieux tant qu’on ne lui aura pas rendu le corps de son frère, mort sur le chantier.
La presse en parle :
20 Minutes par Caroline Vié
Un film somptueux et radical.

Culturopoing.com par Miriem Méghaïzerou
Habituellement éclatante, la dimension charnelle est ici contenue, confirmant le talent de Claire Denis à laisser affleurer les tensions dans la confrontation des corps.

Les Inrockuptibles par Gérard Lefort
Le Cri des gardes mérite notre amour fou puisque c’est un film qui nous aime à la folie.

Libération par Sandra Onana
Si tout le film ressemble à une latence, à un temps mort, c’est encore cette capacité de Claire Denis à faire s’incarner chaque chose comme un tremblement qui fait succomber au Cri des gardes.

aVoir-aLire.com par Laurent Cambon
Dans une langue cinématographique proche du sublime dont seule Claire Denis a le secret, la réalisatrice restitue le désir, la poussière, l’Afrique et la mort. Une reprise de Bernard-Marie Koltès mémorable.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
Le formalisme de ce voyage au bout de la nuit anxiogène est sophistiqué. Une cinématographie somptueuse soigne une esthétique crépusculaire. L’image du directeur de la photographie Eric Gautier travaille tout en ombres, l‘éclairage artificiel du chantier, qui crée un climat presque irréel, en lisière d’un fantastique d’une inquiétante et étrange beauté.

Franceinfo Culture par Laurence Houot
Avec Le Cri des gardes, Claire Denis honore la mémoire de Bernard-Marie Koltès, sa poésie et son engagement. Elle ajoute une pierre à son travail sur l’Afrique, cette terre où elle a grandi, et qu’elle ne cesse d’interroger à travers une œuvre cinématographique inventive.

La Tribune Dimanche par Aurélien Cabrol
Une très intense réflexion sur le racisme.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet
Matt Dillon et Isaach de Bankolé dans un face-à-face de ténèbres et de violence, dans un puissant huis clos crépusculaire à ciel ouvert.

Les Echos par Adrien Gombeaud
La réalisatrice de « Beau Travail » retrouve le continent de son enfance dans un film aux allures de western africain. Un conte nocturne, brutal et beau, qui explore une modernité façonnée par les vestiges du passé colonial

Nice-Matin par Cédric Coppola
Respectant l’unité de lieu, de temps et d’action, puisque tout se déroule sur une seule nuit, climat inquiétant magnifiquement retranscrit par la photo d’Éric Gautier, le film évite le piège du théâtre filmé par la rigueur de sa mise en scène, son découpage précis et sa capacité à sonder la profondeur des désirs.

Sud Ouest par Cédric Coppola
Un huis clos nocturne sur les relents du colonialisme. Brillant.

Télérama par Louis Guichard
La cinéaste réussit un thriller politique et intimiste adapté d’une pièce de Bernard-Marie Koltès.

L’Humanité par Samuel Gleyze-Esteban
Un film étrange, marqué par l’irrésolution.

La Croix par La rédaction
Claire Denis adapte au cinéma la pièce de Bernard-Marie Koltès Combat de nègre et de chiens et retrouve Isaach de Bankolé. Son film conserve toute la force du texte mais reste engoncé dans son carcan théâtral.

La Septième Obsession par Xavier Leherpeur
L’inéluctable crescendo dramatique mis en place n’a plus alors qu’à s’élever jusqu’à son point de non-retour, travaillé à l’épure par une immense cinéaste.

Le Monde par B. Bo.
La caméra vibre au plus près des personnages pour leur donner une vraie force d’incarnation, bien aidée par un quatuor d’interprètes impeccable.

Les Fiches du Cinéma par Paul Fabreuil
Dans cette adaptation de Combat de nègre et de chiens, on retrouve la mise en scène à la fois conceptuelle et charnelle de Claire Denis. Elle met en valeur les tensions humaines mais son style profiteroles limite l’expression de la vie chez les acteurs.

Positif par La rédaction
Claire Denis signe une proposition de cinéma ambitieuse et épurée.

Abus de Ciné par Christophe Brangé
Toutes les pièces de théâtre ne font pas de bons candidats pour un passage au grand écran. Le métrage de Claire Denis en est une triste confirmation, où la virulence invisible de Coltès s’est ici perdue dans une démarche balbutiante, entre une radicalité formelle pas pleinement assumée et une obsession à constamment rappeler les clés de lecture.

Cahiers du Cinéma par Fernando Ganzo
C’est justement en exploitant cette théâtralité calfeutrée que la mise en scène de Claire Denis trouve sa singularité, traduisant la profondeur intellectuelle du texte en une matérialité de série B.

Critikat.com par Juliette Conti
Il y a lieu de se demander pourquoi Claire Denis tient encore à filmer l’ailleurs, tant l’autre se réduit presque toujours au même.

Le Parisien par Renaud Baronian
(…) cet interminable dialogue qui, bien que chargé d’enjeux essentiels sur les ravages du colonialisme moderne, finit par épuiser le spectateur…

Ouest France par Thierry Chèze
Un parti pris déroutant.

Première par Thierry Chèze
(…) on charisme et la puissance tranquille de son jeu constituent d’ailleurs l’atout majeur d’un film qui peine à traduire à l’écran la sensation d’enfermement verbal que la pièce suscitait, malgré la tentative d’un huis-clos à ciel ouvert assumant sa théâtralité.

L’Obs par Guillaume Loison
Complaisant à l’extrême, confit dans une incommensurable artificialité, « Le Cri des gardes » tient moins du voyage sensoriel (son but affiché) que du bug parodique.

Le Figaro par É. N.
Des dialogues emphatiques résonnent dans le noir, du Tennessee Williams de sous-préfecture. Le résultat s’avère encore plus vain que le pourtant redoutable Stars at Noon.

 

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