« Nuestra Tierra », un film de Lucrecia Martel

📅Mardi 21 avril ⏰ 11h 📍  Salle Frantz Fanon Tropiques-Atrium
Documentaire |Argentine, U.S.A., Mexique, France, Pays-Bas, Danemark | 2026 | 2h03 | VOSTFR |
Synopsis :
Argentine, 2009. Trois hommes blancs tentent d’expulser les membres de la communauté autochtone Chuschagasta, revendiquant la propriété des terres. Armés, ils tuent le chef de la communauté, Javier Chocobar. Le meurtre est filmé, et en 2018, après neuf ans d’impunité et des siècles d’histoire coloniale, le procès s’ouvre.

La presse en parle :
Dernières Nouvelles d’Alsace par Nathalie Chifflet
Par sa relecture engagée du roman national argentin, la critique de son révisionnisme, Nuestra Tierra est un acte politique de réappropriation et de réparation, de lutte pour la vérité et la justice. Un acte nourri par les récits intérieurs, présents et mémoriels des Chuschagastas.

L’Humanité par Samuel Gleyze-Esteban
Filmant une petite communauté autochtone du nord de l’Argentine en lutte pour le droit à habiter ses terres, Lucrecia Martel signe un film de survie où se lisent toutes les disparitions générées par le capitalisme. Un documentaire majeur.

Les Fiches du Cinéma par Thomas Fouet
À partir du récit du procès, en Argentine, de trois propriétaires blancs, accusés notamment du meurtre du membre d’une communauté autochtone, Lucrecia Martel met au jour les méthodes et récits coloniaux avec une clarté et une éthique qui forcent le respect.

Cahiers du Cinéma par Olivia Cooper-Hadjian
Dans ce monde qui est bien le nôtre, où le sens commun fait défaut, Martel se raccroche à ce qui ne prouve rien, sinon les liens nourris par une communauté, l’ordinaire de ses aspirations – des photos de famille que prenait Javier, les souvenirs de sa veuve et d’autres proches, qui revendiquent seulement une chose: l’appartenance à notre humanité.

L’Obs par Xavier Leherpeur
Un documentaire puissant.

Le Figaro par E. S.
Au-delà des audiences, Martel donne la parole aux Chuschas, en quête de justice et de reconnaissance, après des années de déni de l’histoire coloniale.

Le Monde par J. Ma.
Ce que l’on perçoit de la violence du sentiment d’impunité qui anime ces hommes justifie que la réalisatrice quitte les travées du tribunal pour apporter une perspective historique. A cet égard, Nuestra tierra ne dépare pas une œuvre qui n’aura jamais eu d’autre objet que la peinture déréalisée d’une bourgeoisie décadente.

Les Inrockuptibles par Jean-Baptiste Morain
Martel mène l’enquête, retrouve les images du meurtre, raconte surtout avec précaution et affection l’histoire de ce peuple qui vit sans doute là depuis des millénaires et qui donc, bien évidemment, ne dispose d’aucun acte de propriété écrit et se trouve à la merci du premier escroc venu. […] Un film humaniste et bouleversant.

Libération par La Rédaction
En quelques minutes, Lucrecia Martel a ainsi distribué des registres d’images comme autant de cartes au début d’une partie, dans lesquels elle piochera pour tenter de trouver celui qui correspondra le mieux – visuellement, éthiquement – au récit qu’elle entend mener.

Paris Match par Yannick Vely
Ne manquez pas documentaire exemplaire, passionnant et révoltant sur la mort du chef indigène Javier Chocobar en Argentine.

Première par Frédéric Foubert
Un documentaire puissant en forme d’antidote à cette vaste fiction qu’est, aux yeux de Martel, l’histoire officielle de l’Argentine.

Télérama par Frédéric Strauss
Nuestra tierra nous guide à travers une réflexion très ambitieuse et très vivante, parfois amèrement drôle, face à la mauvaise foi de certains arguments brandis lors du procès, ou face aux visages accablés par le casse-tête national que devient cette affaire.

Critikat.com par Daniel Akhoun
Si Nuestra Tierra se révèle inégal, oscillant entre pertinence du dispositif et afféteries formelles, il a toutefois pour mérite de s’inscrire parfaitement dans une œuvre engagée dans son ensemble contre la politique coloniale argentine.

aVoir-aLire.com par Fabrice Prieur
Un regard différent sur l’Argentine contemporaine.

Tarif : 7€