L’égoïsme, cet insidieux délire de puissance par la propriété…

— Par Camille Loty Malebranche —

L’égoïsme est avant tout, un rapport de misère au moi manifesté par la rage de posséder loin des racines spirituelles et profondes du soi…

L’égoïste est un inconfortable extrême qui cherche désespérément la prépondérance en accaparant tout, pour inférioriser autrui afin de calmer la faille intérieure de manques qu’il traîne en lui comme une crise existentielle qui le ronge. L’égoïste est un affecté qui veut curer le vide existentiel qu’il éprouve par la course à la propriété. L’égoïste est pire que l’avare qui, lui, ne s’attache maladivement qu’à ce qu’il a déjà alors que l’égoïste convoite compulsivement ce qui est à tous, porté qu’il est, à conquérir pour assouvir son avide pulsion de posséder.

Affecté qui a peur de faire étiologie de son mal par un diagnostic endogène, l’égoïste préfère se rabattre sur tout ce qui peut lui donner l’illusion d’être à ses yeux et aux yeux des autres. D’où l’égoïsme est un rapport de méchanceté à autrui. Et pourquoi, pour l’égoïste passablement perdu à sa propre vérité intérieure, l’autre est toujours un objet à utiliser.

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