Le PABE fait hurler les failles

— par Selim Lander —

Le Plastik Art Band Expérimental n’en est pas à sa première exposition à Tropiques-Atrium Scène Nationale, à Fort-de-France. On se souvient, parmi d’autres, de « Féminins du sac » en 2014. Le PABE, actif depuis 2009 sous la houlette de Michèle Arretche, n’est pourtant pas une « École de peinture » au sens de l’histoire de l’art ; il ne réunit pas des artistes reconnaissables par leur esthétique commune. Si le PABE est quand même une école, c’est avec un « é » minuscule, puisque des sessions de formations sont organisées périodiquement à l’intention de ses membres sous la direction de tel ou tel plasticien. En dehors de cette volonté de se perfectionner, les artistes toutes féminines du PABE ont en commun leur passion pour l’art, le besoin de s’exprimer en art, chacune bien sûr avec ses moyens, son imaginaire propres mais une sensibilité toujours féminine, si tant est que cela ait un sens.

L’artiste est le plus souvent solitaire. Seul devant sa toile ou les matériaux qu’il compte utiliser, il doit puiser en lui-même les forces qui lui permettront d’avancer.

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