— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Le père du nègre est mort !
Je vous parle pas de Cham.
Aujourd’hui dans mon slam
j’ai mis toute mon âme :
qu’il emporte mes mots
au loin jusqu’à son corps.
Du nègre Orphée
s’est tue la lyre,
dans les bras de Morphée
dirait-on pas qu’il dort ?
Car un poète ne peut être mort :
tant qu’on continue de le lire
il continue de vivre encore
au cœur de notre souvenir
pour les nombreux siècles à venir.
Certes tu fus aimé,
Aimé, comme ces airs,
Césaire, de liberté
que tu nous a chantés
et qui nous ont charmés.
Jamais nous te laisserons partir.
Catégorie : Poésies
Poésies
Kann
— Par Daniel M. Berté —
Matnik an tan tala kann té ka dominé
Koupè épi marèz épi mennè-milé
Pou té sa fè richès ba tou lé gro bétjé
Travay o chan ek a lizin, sa pa té jé
Rèfren Kann planté, kann lévé
Kann koupé, kann chayé
Kann mizè kann kolè
Kann malè kann doulè
I té ni kann Diri èpi kann Dikana
Té ni kann Bawryolé épi kann Malavwa
Kann Wozo, kann Sikdòj épi kann Chokola
Gwonèli, ek Kribich, Diven ek Bigtana
Rèfren …
Poésies
Notre-Dame, notre drame
— Par Suzanne Dracius —

Tout soudain, en flammes, Notre Dame,
Notre Dame de Paris, notre drame
du tout monde,
au lendemain du quiet dimanche des Rameaux.
Voici que le feu torture les Mânes de Victor Hugo,
Meurtrit le corps déjeté de Quasimodo,
Et voici que l’incendie, cruel chorège,
Tourmente la grâce farouche de la superbe Esmeralda,
Violente sa danse sur le parvis,
Et la gothique magnificence des bâtisseurs de cathédrales,
De la colossale dentelle de pierre
Et de la séculaire forêt de charpente de chêne.
Puissent nos flots de sanglots et les eaux de la Seine éteindre l’incendie !
Terrible, le sentiment d’impuissance, alors que les flammes redoublent,
Gagnent les tours,
Accentuant notre sentiment de vulnérabilité.
Soudain, des fumées véhémentes surgit et soudainement me hante
La haute soutane d’Étienne Vinson, l’aumônier du lycée Marie-Curie
Au temps où j’y étais lycéenne
Dans mes jeunes années scéennes,
L’abbé Vinson, qui quitta l’aumônerie du lycée pour devenir chanoine
À Notre Dame,
L’ascète aux traits émaciés, aux longs pieds sanglés de spartiates
Qui me postillonna la biblique histoire
De Suzanne et les vieillards
Au mitan de bribes de laitue cuite
Qui m’aspergeaient le visage,
L’abbé Vinson vaticinant que je n’aurais pas toujours
Un prophète Daniel pour venir à mon secours…
Voici que soudain me frôle la haute silhouette à la Frollo,
– Le côté maléfique en moins –,
Voici que l’altière soutane me rassérène, comme antan, assèche mes larmes,
Triomphe des flammes.
Poésies
Festival de Poésies Sorbonne 18 & 19 avril 2019
Festival de Poésies Sorbonne On a tous en nous une part de Poésies 18-19 avril 2019
Festival de Poésies Sorbonne patronné par l’Unesco et Air Caraibes, FSDIE Sorbonne Nouvelle
Michel Collot poète et professeur émérite à la Sorbonne-Nouvelle parrain du festival de poésie
Michel Collot invité à la radio France Culture émission La Compagnie des poètes
Radio Campus Paris Festival de Poésies Sorbonne 18-19 avril 2019
FSDIE Fonds de Solidarité au Développement des Initiatives Etudiantes
Architecture, Poésies
Péril en Notre-Dame
— Par Philippe Pilotin —
Ô ! Père miséricordieux,
Comme c’est odieux !
Ô ! Sainte Vierge Marie,
Sans toi, que sera Paris !
Ô ! Sainte-Croix de Jésus-Christ,
Soulage nos souffrances et nos cris.
Depuis plus de 800 ans,
Elle a été témoin de tant d’événements
Mais aujourd’hui elle vit l’enfer
Et pour nous, c’est une triste affaire.
Malgré la dextérité des hommes du feu,
Cathédrale ! tu as failli devenir feu
Mais avec beaucoup d’applications,
Ils t’ont évité l’extrême onction.
Après t’être sortie de cette fournaise
Et pour mettre notre peine entre parenthèses,
Que la solidarité soit désormais la thèse !
Afin que chacun retrouve sa chaise.
Réunissons-nous en cohorte
Pour que rouvrent rapidement ses portes
Afin que dans son nouveau cœur
Résonnent encore nos prières en chœur.
Philippe PILOTIN
Poésies, Théâtre
Balade poétique de Colette Césaire autour du « Cahier d’un retour au pays natal »
Mercredi 17 avril 2019 à 19h Espace A’zwel à Terreville Schoelcher
À l’occasion de la commémoration des dix ans de la disparition d’Aimé Césaire, la comédienne Colette Césaire nous invite dans une « balade poétique ».
Décryptage d’une oeuvre d’Aimé Césaire
Une soirée artistique, littéraire et culturelle pour comprendre et ressentir un des textes les plus célèbres d’Aimé Césaire.
C’est en faisant des études de lettres modernes à Paris, que Colette Césaire découvre « Cahier d’un retour au pays natal ». En lisant le livre à haute voix, elle a entendu un rythme, mais aussi Aimé Césaire.
« Un moment d’émotion pour entendre le rythme du texte, et recréer les conditions de la poésie », c’est le nouveau concept que développe Colette Césaire.
Par sa voix tout à fait originale et personnelle, tantôt douce et sensuelle, tantôt puissante et vibrante, Colette Césaire interprète Cahier d’un retour au pays natal et donne à ressentir toute la dimension émotionnelle, voire mystique et spirituelle, de l’écriture poétique césairienne.
Chant magique. Chant nègre. Colette Césaire révèle la force des mots et donne à comprendre la profondeur des maux du poète martiniquais, disparu le 17 avril 2008.
Poésies
Khokho, “An nonm véritab”(200 K – Ba Joseph René-Corail )
— Par Daniel M. Berté —

Khokho keur-karayib
Ki akroché an kò la konsians kiltirèl
Khokho konbatan san krent
Ki kOJAMé épi kanmarad-li kont kolonializm katastrofik
Khokho keur-koubari
Ki kòlté épi an kalté kolè koré an zékal kòy
Khokho kok kalabray konbatif
Ki té ka dékatjé, dékalbiché, dékalé lé kotjen
Poésies
Solèy Sentespri
(Omaj ba Solange Fitte-Duval ki goumen pou Dwa fanm)
— Par Daniel M. Berté —
Souriw la sérénité, sé ta Tant So nou-a
Solid militant kont sistèm séléra
Santinel ki sové bwet-liwn kont la bann-red
Simèz de konésans anba van lasajes
Sésé solid tala, sé Solanj Fitte-Duval
Souriw la sérénité, sé ta Soso nou-a
Sensè fanm politik, ka sipòté pawti’y
Sendikalis sérié kont sa ka pran séraj
Solèy an kominn-li ki i matjé listwè
Sésé solid tala, sé Solanj Fitte-Duval
Carnaval, Poésies
Carnaval
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Chevalier d’hystérire
où tout, même le pire,
prétexte à dérision
lorsque l’amer des larmes
et les vagues de l’âme
sont noyés dans les lames
d’une mer sans fond de sons,
que déferle la houle
d’une foule qui s’défoule,
toute sous son empire.
Défilent des beautés
sensuellement parées
de leur seule sueur,
arcs-en-ciel de couleurs
des nudités de plumes
soulevant dans les airs
tourbillons de poussière
au rythme des danseurs
recherchant l’âme sœur
dans leur regard hagard
et que la transe allume.
Carnaval, Poésies
Vidé san TCSP
— Par Daniel M. Berté —
An bann kawnavalié té ni an bel lidé
pandan kannaval-a pou kouri an vidé
anlè an siwkwi nèf ki la dépi lanné
Yo alé a Carrère ek koumansé chanté :
Rèfren
« Nou ka’y kouri vidé ! nou sé moun désidé !
Nou ka’y kouri vidé ! nou pa bizwen biyé !
Nou ka’y kouri vidé ! nou ka désann a pié !
Nou ka’y kouri vidé ! menm san TCSP ! »
Poésies, Politiques
14 février 1974
—Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Sur le plateau Chalvet
tous ensemble ils marchaient,
leur commune misère
d’étendard leur servant,
de cinq malheureux francs
désirant seulement
augmenter leur salaire
trop maigre au demeurant
afin que leurs enfants
ne meurent pas de faim
pour aller à l’école.
Ouvriers agricoles,
des coupeurs de banane
tous unis dans la grève,
par désespoir poussés
à cette extrémité.
Poésies, Politiques
Pas…(Étit lespri févriyé dé-mil-nef ?) & Vendredi 6 mars 2019
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Pas…(Étit lespri févriyé dé-mil-nef ?)
Pas tan-an ka vin pou pep-la lévé doubout,
pas lavi an nonm two kout, fout !
kouté’y an lari-a palé épi an sel vwa
pou mandé tousa i ni dwa.
Pas mépri bétjé-a lévé kòlè pep-la,
pas nou té bon épi pwofitasion,
pas Gwadloup ek Matinik sé dé nasion,
pas lè ni an volonté ni an lawout,
pas nou vlé dinité nou épi sé tout,
pas lavi nou sé an konba ki pa jen bout,
pas sé solidarité ka pòté lespwa,
pas sé an kréyol i tan pou mwen di tousa,
divini ich nou ké plen épi lajwa !
Patrick Mathelié-Guinlet
Vendredi 6 mars 2019
Tous debout devant la Maison des Syndicats
malgré des lacrymos, l’épaisse, âcre fumée,
la marée rouge du fier peuple de Foyal
résiste à l’arrogance de l’armée coloniale,
scandant comme on le fait un hymne national :
« Yo armé, nou pa armé, sé pou la viktwa
nou ka alé ! » Ferveur d’une seule et même voix
en dansant tel en un vidé de carnaval…
Convaincus de leurs droits, au-delà de la peur,
sans armes, leurs mains nues levées avec ardeur,
ils font reculer à la force de leur chant
les gendarmes macoutes, armés, eux, jusqu’aux dents !
Poésies
Wou Joj ! (An sonjé pou Joj Fitte-Duval)
— Par Daniel M. Berté —
An tan ladérad ek lé brimad
Wou Joj boukliyé, ou té parad-nou
An tan la soumision ek loprésion
Wou Joj révolté, ou té djiyon-nou
An tan lensifizans ek lignorans
Wou Joj pédagog, ou té vayans-nou
An tan lé déni ek lé mépri
Wou Joj kanmarad, ou té zanmi-nou
An tan lé déba ek lé konba
Wou Joj militan, ou té balata-nou
An tan lapè ek la doulè
Wou Joj poèt, ou té bonnè-nou
An tan lawogans ek la sifizans
Wou Joj gid, ou té défans-nou
Edouard Glissant, Poésies
Il y 8 ans la mort d’Édouard Glissant
— Par Daniel M. Berté —
Édouard Glissant s’en va…
Une Lézarde dans Le Quatrième siècle
Une Malemort dans La Case du commandeur
Un Mahagony dans le Tout-Monde
Un Sartorius qui crit : Ormerod
Edouard Glissant s’en va…
Édouard Glissant, le Soleil de la conscience, qui de son Discours antillais à son Discours de Glendon nous a conduit, par sa Poétique de la relation, à une Introduction à une poétique du divers ;
Édouard Glissant s’en va…
Poésies
Ya no
— de Idea Vilariño —
Ya no será
ya no
no viviremos juntos
no criaré a tu hijo
no coseré tu ropa
no te tendré de noche
no te besaré al irme
nunca sabrás quién fui
por qué me amaron otros.
No llegaré a saber
por qué ni cómo nunca
ni si era de verdad
lo que dijiste que era
ni quién fuiste
ni qué fui para ti
ni cómo hubiera sido
vivir juntos
querernos
esperarnos
estar.
Ya no soy más
Poésies, Politiques
Drapo Wouj-Vèw-Nwè
— Par Daniel M. Berté —
Nou pé pa ritjilé
Listwa-nou ka vansé
Souvantman i matjé
Epi la koulè wouj
Lè zafè-nou mélé
Nou bizwen débrouyé
Lespérans-nou plasé
Anba sign koulè vèw
Ki moun ka désidé
Ki drapo pou lévé
Kat sèpen térasé
I rété wouj-vèw-nwè
***
Sewten ka asiré
Ki sé an gran lidé
Sosializm yo kriyé
Ki prézanté an wouj
Ek pou senbolizé
Péyizannri lévé
I ka riprézanté
Epi la koulè vèw
Poésies
Wou André Aliker
— Par Daniel M. Berté —
Matnik an tan tala sété an gran chan kann
Sété lé mèt lizin ki té ka koumandé
Travayè agrikol YO té ka espwaté
Kanta lé zouvriyé, tjou-yo YO té ka fann
Lèw sòti fè ladjè o péyi ou viré
Ou météw an travay ou vini komersan
Dan le group « Jean Jaurès » ou antré militan
Fè djoubakè konpran falé yo té sanblé
Konsians-ou té ka di’w lité kont lenjistis
Ou pousé kanmarad a kréyé sendika
O Pawti Kominis ou pati o konba
Epi an gran zouti, sété jounal « Justice »
Adan ou dénonsé méchansté Mèt lajan
YO chèché pran lavi’w pou YO té sa fèw pé
YO éséyé achté’w ou kontinié matjé
Ou pa janmen tjilé douvan lé posédan
Poésies
Dé mil dis-nef
— Par Daniel M. Berté —
Dé-twa mo a sonjé pou la nouvel ané
Mil jouwé de manman sa pito ka blésé
Dis ti souriw-souriw vo mié pou moun kalmé
Nef fwa siw dis sa bon pou pé sa akòwdé
Délè sa préférab ki ou bien katjilé
Miltipliyé vié jès pa ka fè progrésé
Diskòd épi konba sé sa sa ka menné
Nef-ou ou ka izé, dézod ou ka mété
Déjà-pou-yonn fo sav ki pawol déplasé
Milan épi kankan, tousa ka dénigré
Diskouw san pié ni tet sa pa ka fè vansé
Nef oben vié manniè, zot sav sa ki vo mié
Désidé donk an fwa pou la nouvel ané
Milité an favè pé ek fratewnité
Distribié bon lanmou pasé zot dékalé
Nef ti belbo méyè ki an kalot faché
Démaré lespri-nou pou nou pé sa vansé
Mil million an poch-ou pa ka ba’w la santé
Diskité épi lot san janmen koléré
Nef fwa man ka di zot bòn épi bel lanné
Daniel M. Berté 10119
Poésies
Du jaune de la colère au vert de l’espoir…
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
C’est la fin de deux mille dix-huit !
Refermons cette triste page
d’une année remplie de colère,
mécontentement et puis rage
de Gilles et John ayant assez
d’être toujours boucs émissaires
d’une société mal gérée
où règnent injustice et misère…
Quelle en pourra être la suite,
l’homme deviendra-t-il plus sage ?
Puissions-nous en deux mille dix-neuf
vivre dans un monde tout neuf
plus équitable et apaisé,
monde d’amour et de partage
sans exclus et sans réfugiés
avec en vers et contre tout
l’espoir secret, la volonté
que l’on portera jusqu’au bout
que nous n’attendrons pas en vain
qu’il advienne en deux mille vingt…
Poésies
Souf (An mémwè Marius Cultier)
— Par Daniel M. Berté —
Kouté pli souvan
Lé bagay ki lé vivan
Yo ka tann vwa difé
Kouté lavwa dlo-a.
Kouté adan van-a
Lé razié ka pléré :
Sé souf lé zansèt
Sa ki mò pa janmen pati :
Yo la dan fènwè ki ka kléré
Ek dan fènwè ka vin pli nwè
Lé mò pa anba tè :
Yo adan piébwa-a ki ka frisonnen,
Yo adan granbwa-a ki ka plenn kò’y,
Yo adan dlo-a ki ka koulé,
Yo adan dlo-a ki ka dòmi,
Yo adan kaz-la, Yo dan lafoul-a:
Lé mò pa mò
(MAWYIS PA MÒ)
Poésies
Murs…
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Murs… Murs… Murs… Murs !
Murs de tous les côtés
pour nous emprisonner !
Et même mur de la pensée
qu’on appelle censure,
sensée mettre en conformité
avec la soi-disant majorité…
Mais quand ce qu’on endure
devient trop dur à supporter,
à l’intérieur de tous ces murs
on entend monter des murmures
incitant à se révolter
et puis abattre tous les murs
qui empêchent de s’éclater
et d’en rond ensemble danser…
Mûrs pour la liberté !
Disparitions, Poésies
Misié Joj

— Par Daniel M. Berté —
Lè Man moun ka pasé ek ka ratibwazé
I toujou san fouté si’y ka fè moun kriyé
Nou pa la pou pléré ni pou sa rigrété
Men nou pa ka bliyé épi nou ka sonjé
Joj Elétèw Movwa, misié lawa dé mo
Nonm ki palé anpil ek ki matjé an lo
Adan lé piès téat i mété kréyol wo
Ek sa’y kité ba nou sé pa dé pawol flo
Poésies
Misié Mèt Mo (Ba Mèt Marcel Manville)
— Par Daniel M. Berté —
Mèt Marcel Manville,
misié la pawol, ou méwté vréman tit : « Misié mèt dé mèt di baro »
Misié mèt mo
militan marxsist, mèt défansè ki mouyé kôy pou moun kolonizé maré
Mèt Marcel Manville,
mèt mawtelè dé mo ki matjé ek mannié dé model plodwari
Misié mèt mo
Poésies
Laribot
— Par Daniel M. Berté —
Charlòt ki ka fè pòpòt di : « Fòk nou fè an laribot ! »
Ti-Bob an boug ka fè djob, vini épi boutèy schwob
Man Mirèy an machann boutèy vini épi siwo-gwozèy
Pol-Labonm ki té chofè bonm pòté dé ti bidon ronm
Mèt Bewté ki sé kowdonié mennen bwèt paté salé
Gwo-Ako an péchè brigo pòté boutèy ponchokoko
Alèksann ki sé koupè-kann pòté diven épi ji kann
Kay André ki sé palfimié yo tout bay monté a pié
Poésies
Jwé mizik pou la Sent Sésil !
— Par Daniel M. Berté —
Bat tanbou, tibwa, batri ek dé lanmen’w
Pran siyak, bwa-ronflé, chacha ek dé pyé’w
Mennen piano, violon, awmonyòm ek djòl-ou
Pòté tronpèt, sakso, tronbòn ek Zorè’y-ou
Epi klarinet, flit, awmonika ek dé zié’w
Plis djita, siyak, manman-kochon ek tout kò’w
Mayé tousa an awmoni ek kadans épi lespri’w
Pou mété bel anbians ek jwé bel lanmizik
Mizisien ! Akòwdé !
Balansé lasòs ! Twa-kat !
Jwé pou la Sent Sésil !
Jwé zouk épi salsa, slo épi lambada
Jwé wòkannwol épi konpa, vals épi kalenda
Jwé bel mizik pou la Sent Sésil !
