— Communiqué de presse —Expositions
Exposition « Fonds Charpentier »
— Communiqué de presse —
— Communiqué de presse —
En Guadeloupe, quatre habitants sur dix renoncent à des soins faute de rendez-vous
Sécheresse : 98 départements sous surveillance, dont les Outre-mer, un record depuis au moins 2013
Festival OFF Avignon. La danseuse et chorégraphe guyanaise Johana Malédon brille en mode IN et OFF
Les congés bonifiés, un droit préservé pour les fonctionnaires ultramarins depuis 48 ans
L’artiste et formateur martiniquais Mathieu-Jean Gensin est décédé
Shannon, révélation martiniquaise du shatta, dévoile son premier album « Tropical Mood »
Venezuela : le bilan du double séisme dépasse les 4 300 mortsSophie Bibas, figure du carnaval de la Martinique et cofondatrice du Comité Bibas, s’est éteint
Mardi 14 juillet, de 14h30 à 18h, au Parc culturel Aimé-Césaire.

👧🧒 Le Festival culturel de Fort-de-France donne rendez-vous aux familles mardi 14 juillet, de 14h30 à 18h, au Parc culturel Aimé-Césaire, pour un après-midi entièrement consacré aux plus jeunes.
🎪 Un village d’animations prendra possession du parc avec une multitude d’activités gratuites pour tous les âges.
🎨 Au programme
🤹 Ateliers de cirque
🎭 Maquillage
🎲 Jeux
💃 Hip-hop
🐴 Chouval bwa
🧘 Initiation et démonstration d’acro-yoga
💃 Danses indiennes
🌳 Un voyage au cœur de la nature
Point d’orgue de l’après-midi, le spectacle Canopée, de la compagnie Remue-Ménage, transportera le public dans une forêt imaginaire où les arbres, les animaux fantastiques et les arts vivants se rencontrent. Cette création poétique évoque une nature en perpétuel renouveau, invitant chacun à renouer avec le vivant à travers un univers féerique.
✨ Un final haut en couleur
À la tombée du jour, artistes, danseurs et circassiens investiront les allées du parc pour une grande déambulation lumineuse. Entre costumes spectaculaires, jeux de lumière, musique et chorégraphies, cette parade promet un moment magique qui séduira autant les enfants que les adultes.
📅Mardi 14 juillet
🕕 18h
Mardizik – Jean-Michel Rotin & LafinÉkip
📍Aéroport International Martinique Aimé Césaire ·
Ouverture dès avec une exposition et un pop-up store.
🚘 Parking aéroport sécurisé et gratuit (ParkingP2 uniquement) une scène musicale, où AFINEKIP invite JeanMichel ROTIN
MARDIZIK la rencontre de l’inédit
Et parce qu’une belle soirée se savoure aussi dans l’assiette, le Chef Yadji Zami vous proposera une expérience gastronomique raffinée.
⚠️info 0696312181
https://www.bizouk.com/events/details/mardizik/124967
.
🕖19h30
Contes sous les étoiles… voir la voie lactée
📍 Pointe de la batterie, La Trinité
Catherine CASSILDE et Artistes AMI
🎟️ Entrée : Participation libre
.
— Communiqué de presse —
— Par Michèle Bigot —
4>6-07-2026, festival d’Avignon
Gymnase du lycée Aubanel
Island Story, la pièce créée par Kyung-sung Lee en 2022 relève du théâtre documentaire, dans la meilleure acception du terme. Elle ne repose pas seulement sur la force intrinsèque des témoignages, mais aussi et surtout sur l’incarnation qu’en réalisent les acteurs-témoins. Les faits sont suffisamment tragiques pour secouer la torpeur des festivaliers et les amener à une saine conscience historique. Des faits si méconnus en France ( et ailleurs) qu’il est besoin de les rappeler.
Il s’agit du massacre qui s’est déroulé sur l’île de Jeju le 3avril 1948. A peine libéré de la colonisation japonaise, la Corée est divisée en deux et administrée par l’URSS au Nord et par les USA au sud. Le 3 avril les membres du Parti du Travail de Corée du Sud attaquent des postes de police de l’île. La répression exercée par les forces de l’ordre est aveugle et impitoyable. 30 000 personnes dont une majorité d’innocents disparaissent et sont assassinés de façon systématique.
Des années plus tard, lorsque la démocratie met fin à plusieurs décennies de dictature, la mémoire refait surface.
— Par Michèle Bigot —
La Manufacture, festival d’Avignon OFF
4>21/07 15/50>17/10
Who Cares? C’est la question qu’on est en droit de se poser face à l’indifférence du monde, media, réseaux sociaux et bar du commerce confondus. L’impression qu’on a souvent face à la catastrophe imminente (ou déjà advenue) que « tout le monde s’en fout ». Pas Guillaume Bariou, qui a consacré temps et efforts dans une recherche sur la possibilité, non pas d’une île, mais de l’empathie. Dans quelle mesure, jusqu’où peut-on sortir de l’apathie pour entrer en empathie?
Voilà le questionnement qui hante le personnage et son auteur. A point de proposer sur scène quelque chose comme une sortie de l’indifférence, une naissance au monde réel, en proie à toute sorte de désastres: on a le choix, catastrophe climatique (on est en plein dedans, sécheresse, canicule, incendies …), tsunamis, séismes et autres tragédies qui ébranlent la société des hommes non moins que celle des autres espèces vivantes.
Alors que faire? Et que faire quand on est homme/femme de théâtre? Comment traduire en langage scénique ce désarroi, cette angoisse existentielle?
— Les Contre-Chroniques d’Yves-Léopold Monthieux —
Fort-de-France le 11 juillet 2026
Certes, le célèbre port de Grand’Rivière n’était pas construit, ni l’appontement révolutionnaire du Diamant qui a été interdit le propre jour de son inauguration. Ni édifié le ruineux stade Pierre Aliker qui n’a été, au mieux, utilisé qu’à moitié, une ou deux fois depuis 30 ans. Le TCSP qui est le symbole de la faillite du transport public martiniquais n’était pas ouvert. Pas plus que n’était offert à la nomenclatura en goguette l’éphémère Air Martinique ou mis en œuvre le projet mort-né de la SEMAIR.
La Martinique laissée aux mains autonomistes et indépendantistes.
Pourtant, c’est un département fonctionnant rondement, parfaitement équipé pour l’époque, c’est une collectivité en pleine santé financière, réputé le plus avancé des départements d’Outre-Mer, dont les clés ont été remises à la majorité du Pacte global de la gauche, en 1983. Remises avec des ouvrages en cours d’achèvement, tels la Rocade de Fort-de-France ou les ponts d’entre Ste Luce et Le Marin. Quarante ans après, on peut craindre que ne soient dérangés les mânes du président du Conseil général Emile Maurice, de ses vice-présidents Michel Renard et Jean Maran.
— Par Dominique Daeschler —
Deux spectacles sans paroles qui ne sont pas s’en rappeler la grande époque de la marionnette tchèque où la médiation de l’objet incluait une parole secrète pour contrecarrer la censure soviétique. Deux spectacles inspirés par deux œuvres de Vaclav Havel( Perpetuum mobile et Audience) qui ont pour thème l’oppression politique sous des régimes totalitaires.
Perpetuum Havel- m e s Petr Bohac- scénario Bohac et Zotov-Mikshin
Dans une cellule de prison un homme tondu, opposé au régime totalitaire de son pays est recroquevillé sous une maigre couverture. Un dissident. Un prisonnier politique soumis à l’isolement dans une cellule spartiate va accomplir les gestes de survie quotidiens avec les humiliations qui doivent détruire sa résistance : séances de tinette sous la surveillance d’un maton qui le mate, repas dérisoire sous forme de petit pois, flashs de lumière… Pas de livre, pas de radio, seuls de lancinants bruits qui s’amplifient : l’homme n’a que son corps pour dire, en s’astreignant à des exercices physiques, qu’il lutte, que son aspect robotique dénonce une nécessité de routine pour survivre. Plus tard il dansera…Dehors les barbelés semblent se resserrer autour de lui.
— Par Robert Berrouët-Oriol (*)
Le linguiste haïtien Renauld Govain a publié en 2020 un article de référence, rigoureux et fort bien documenté qui doit être revisité, « Le français haïtien et le « français commun » : normes, regards, représentations ». Paru en mai 2020 dans le numéro 23 de la revue Altre Modernità (Università degli Studi di Milano, Italie), cet article semble être encore peu connu parmi les linguistes, les enseignants et les didacticiens alors même qu’il s’appuie sur un appareillage conceptuel cohérent et pertinent et sur une recherche originale menée sur le terrain. Docteur en linguistique, enseignant-chercheur et ancien Doyen de la Faculté de linguistique appliquée de l’Université d’État d’Haïti, coordonnateur du Laboratoire langue, société, éducation (LangSÉ), Renauld Govain est également membre du Comité international des études créoles. Coauteur du livre de référence « La didactisation du créole au cœur de l’aménagement linguistique en Haïti » (par Robert Berrouët-Oriol et al, Éditions Zémès et Éditions du Cidihca, 2021), Renauld Govain a publié plusieurs articles de premier plan sur le créole, parmi lesquels : « Enseignement du créole à l’école en Haïti : entre pratiques didactiques, contextes linguistiques et réalités de terrain », in Frédéric Anciaux, Thomas Forissier et Lambert-Félix : voir Prudent (dir.),
— Par Dominique Daeschler —
Il a toujours été là Réginal et vivote dans son atelier de mécano naval, assis dans le noir dans un joyeux bordel qui sent la solitude et la pauvreté. IL murmure, se répète, tête baissée comme on courbe l’échine en râlant. La voix prend du volume, injuriant les bateaux et ceux qui quittent l’île car pour lui s’en aller pour recommencer ailleurs la même chose n’est qu’un insensé gaspillage.
Au milieu des potes avec qui on traîne et on boit un coup, il y a Lili que Réginal aime depuis toujours. Lili, femme libre, fait peu de cas de lui. C’est la moins marginale de la bande, la seule à avoir un travail régulier, elle rêve de partir.
Réginal peste, se révolte. Il est l’homme de l’errance poétique, ses rêves le nourrissent tout en construisant un univers de défense et de désarroi face à sa rivalité avec les cousins du patron. Alors tout se mêle : la nuit, la peur de Lili, les grosses paluches, les petits morceaux de fer et les petits morceaux de viande.
📖 Débats laïquesDe la domination du religieux contestée à l’émancipation laïque réalisée
✍️ Jacques Ducol
📚 Ferdinand Buisson disait que la laïcité était le produit « du lent travail des siècles ». En effet, depuis l’Antiquité, la contestation toujours plus résolue de la tradition théologico-politique de domination du religieux sur le politique, et le rejet toujours plus affirmé de croyances imposées par la force, ont peu à peu permis l’avènement irréversible de la rationalité critique et de l’autonomie[…]
🔖 EAN : 9782336617428
📅 18/06/2026
📐 135 x 215 mm
📚 Collection : Débats Laïques
📄 296 pages
💶 27.00 €
14 juillet 1755 : le patriote Corse et homme des lumières Pascal Paoli, révolté contre Gênes, est proclamé général en chef de la Nation Corse au couvent Saint-Antoine de Casabianca. Il fait de la Corse un état indépendant, et la première démocratie du monde moderne.
Pascal Paoli (en corse et en italien, Pasquale Paolin ) (Morosaglia, 5 avril 1725 – Londres, 5 février 1807) est un homme politique, philosophe et général corse.
La Guerre d’indépendance de la Corse (1729-1743) et la République corse (1755-1769) fondent une large partie de l’identité corse d’aujourd’hui. Pascal Paoli est l’une des figures les plus représentatives de cette période.
Contraint de suivre son père Giacinto en exil à l’âge de 15 ans, il part à Naples avec lui (1739). De retour en Corse en 1755 il crée la première constitution corse, il perd l’ultime bataille qui l’oppose à l’armée royale française en 1769. Sa personnalité et son action intéressent bien au-delà des seuls Corses ou des historiens. Son fort attachement à son île natale et à sa culture font de lui une figure inscrite dans son temps et un homme des Lumières qui a tissé des relations d’amitié ou épistolaires à travers toute l’Europe.
12 juillet 2026 – Cour d’honneur du palais des Papes – 80e Festival d’Avignon
Monsieur le Président,
Nous, artistes réunis à Avignon, vous interpellons aujourd’hui pour le théâtre, la danse, le cirque, la musique, la marionnette, la performance, qui subissent depuis plusieurs mois des attaques d’une brutalité inédite.
Monsieur le président, à l’heure où nous sommes confrontés à une puissante offensive réactionnaire, à la fragmentation du débat public et à une défiance envers les institutions, nous affirmons qu’affaiblir le service public de l’art et de la culture serait une erreur historique. Les coupes budgétaires à répétition et celles qu’on nous annonce nous obligent à crier, tant il y a urgence.
Monsieur le Président, une politique culturelle ne peut être réduite à des arbitrages comptables. Un budget est un moyen, il ne saurait tenir lieu de projet politique. Nous croyons fermement qu’une politique publique digne de ce nom commence par définir ce qu’elle veut rendre possible.
Monsieur le président, aujourd’hui, la culture ne représente plus que 0,7 % du budget de l’État, soit 14€ par habitant et par an d’art et de culture.

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Place de la Bastille, place de la Nation, ou place des Antilles, à chacun sa place sans perdre la face, sans contrefaçon..
On fête au quatorze juillet
en France la Fête Nationale
en l’honneur de la Liberté
de haute lutte récupérée
des mains du pouvoir Royal
avec en toile de fond
la prise d’une prison
comme le pétard mouillé
de cette Révolution
fêtée aujourd’hui par ses fils
avec des feux où l’artifice
l’emporte sur la réalité !
La Bastille ! Combien ont été
reconstruites sous d’autres noms,
en d’autres lieux et d’autres temps,
mêmes symboles d’un judiciaire
au service de l’arbitraire
d’un pouvoir aux limites peu claires…
Mais pour nous, Martiniquais,
c’est plutôt le vingt-deux mai
mil huit cent quarante-huit en vrai
que le peuple s’est libéré
des chaînes de l’oppression,
pouvoir absolu du colon.
Même si la Révolution
de mil sept cent quatre vingt-neuf
avait pendant la Convention
par une décision fort sage
aboli déjà l’esclavage
et accueilli des députés
de couleur à l’Assemblée
avant que la de Beauharnais,
Joséphine de son prénom,
Le Langage
La lettre formule le mot qui devient la parole qui permet le dialogue et la communication. L’être humain use, refuse, abuse la formulation qui conduit au doute, à la confusion, à l’insulte, à la zizanie et au subterfuge avant d’arriver à l’entente, à la clarté, à la félicitation, à l’union et à l’honnêteté. Chaque élocution représente non seulement la signification, mais la culture d’un mot. Plusieurs peuples partagent une même langue mais avec des nuances culturelles qui peuvent causer de grandes diparités. Un spécialiste linguistique est obligé de présenter les subtilités qui différencient la structure de la langue, mais aussi les variations culturelles entre les peuples exprimant une langue particulière. Trop souvent, sans le vouloir, pensant parler une langue commune, la mésentente est créée au lieu de l’entente. Prenons garde de ne pas froisser par mégarde en s’exprimant avec un vernaculaire commun!
Jean-Bernard Bayard
Un Jeune Roi et Un Jeune Empereur
Quand le roi d’Haïti Henri Christophe avait neuf ans, il aimait jouer aux billes. Un jour au jardin du Luxembourg, il rencontra Napoléon Bonaparte agé de sept ans avec un sac de billes chelènes.

En Guadeloupe, quatre habitants sur dix renoncent à des soins faute de rendez-vous
Sécheresse : 98 départements sous surveillance, dont les Outre-mer, un record depuis au moins 2013
Festival OFF Avignon. La danseuse et chorégraphe guyanaise Johana Malédon brille en mode IN et OFF
Les congés bonifiés, un droit préservé pour les fonctionnaires ultramarins depuis 48 ans
L’artiste et formateur martiniquais Mathieu-Jean Gensin est décédé
Shannon, révélation martiniquaise du shatta, dévoile son premier album « Tropical Mood »
Venezuela : le bilan du double séisme dépasse les 4 300 mortsSophie Bibas, figure du carnaval de la Martinique et cofondatrice du Comité Bibas, s’est éteint
« Dépenses publiques en voie de baisse » : quand l’État n’est plus providence , alors sera -t-il donc aux abonnés absents en Guadeloupe et Martinique ?Mercredi 15 juillet | 20h | Tropiques-Atrium
Créée en 2022 par le metteur en scène Valéry Rodriguez, Black Legends est une grande comédie musicale française qui retrace l’histoire de la communauté afro-américaine à travers la musique, la danse et les grands événements sociaux et politiques qui ont marqué son parcours. Du temps de l’esclavage à l’élection de Barack Obama en 2008, le spectacle propose une véritable fresque historique en une quarantaine de tableaux chantés et chorégraphiés.
L’ambition de Valéry Rodriguez est de raconter les souffrances, les combats et les conquêtes d’une communauté longtemps marginalisée, tout en mettant en avant sa formidable contribution culturelle. Le spectacle s’appuie sur le répertoire de grandes figures de la musique noire américaine : Billie Holiday, Aretha Franklin, Ray Charles, James Brown, Marvin Gaye, Prince, Michael Jackson, Whitney Houston, Tina Turner ou encore Beyoncé. Du gospel au blues, du jazz à la soul, du funk au hip-hop et au R&B, les styles musicaux retracent les différentes époques traversées par cette histoire.
Originaire du Sud-Ouest de la France, Valéry Rodriguez découvre très jeune la musique afro-américaine, notamment grâce au gospel.
Mardi 14 juillet, de 14h30 à 18h, au Parc culturel Aimé-Césaire.

👧🧒 Le Festival culturel de Fort-de-France donne rendez-vous aux familles mardi 14 juillet, de 14h30 à 18h, au Parc culturel Aimé-Césaire, pour un après-midi entièrement consacré aux plus jeunes.
🎪 Un village d’animations prendra possession du parc avec une multitude d’activités gratuites pour tous les âges.
🎨 Au programme
🤹 Ateliers de cirque
🎭 Maquillage
🎲 Jeux
💃 Hip-hop
🐴 Chouval bwa
🧘 Initiation et démonstration d’acro-yoga
💃 Danses indiennes
🌳 Un voyage au cœur de la nature
Point d’orgue de l’après-midi, le spectacle Canopée, de la compagnie Remue-Ménage, transportera le public dans une forêt imaginaire où les arbres, les animaux fantastiques et les arts vivants se rencontrent. Cette création poétique évoque une nature en perpétuel renouveau, invitant chacun à renouer avec le vivant à travers un univers féerique.
✨ Un final haut en couleur
À la tombée du jour, artistes, danseurs et circassiens investiront les allées du parc pour une grande déambulation lumineuse. Entre costumes spectaculaires, jeux de lumière, musique et chorégraphies, cette parade promet un moment magique qui séduira autant les enfants que les adultes.
Naissance le 12 ou le 13 juillet 100 av J-C de Jules César
Jules César (latin : Caius Iulius Caesar IV à sa naissance, Imperator Iulius Caesar Divus après sa mort), aussi appelé simplement César, est un général, homme politique et écrivain romain, né à Rome le 12 ou le 13 juillet 100 av. J.-C. et mort le 15 mars 44 av. J.-C. (aux ides de mars)7 dans la même ville.
Son parcours unique, au cœur du dernier siècle de la République romaine, bouleversée par les tensions sociales et les guerres civiles, marqua le monde romain et l’histoire universelle : ambitieux, il s’appuya sur le courant réformateur et démagogue qui traversait la cité romaine pour favoriser son ascension politique ; stratège et tacticien, il repoussa à l’aide de ses armées les frontières de la République romaine jusqu’au Rhin et à l’océan Atlantique en conquérant la Gaule, puis utilisa ses légions pour s’emparer du pouvoir au cours de la guerre civile qui l’opposa à Pompée, son ancien allié, puis aux républicains.
Acclamé comme un imperator favorisé des dieux, seul maître à Rome après une suite de victoires foudroyantes sur ses adversaires, il entreprit de réformer l’État et de modifier l’organisation de la classe politique dirigeante afin de satisfaire les revendications de la mouvance des populares dont il se revendique.
Canicules à répétition, sécheresses, incendies, inondations : le temps de l’adaptation est arrivé
— Par Sabrina Solar —
Les records de chaleur ne sont plus des événements exceptionnels. Ils deviennent progressivement la nouvelle norme. Chaque été apporte son lot de canicules, de sécheresses, de restrictions d’eau, d’incendies de forêt ou d’épisodes orageux d’une violence inédite. Ces phénomènes ne sont plus considérés comme des accidents climatiques isolés, mais comme les manifestations d’un réchauffement désormais bien installé.
C’est dans ce contexte que le Haut Conseil pour le climat (HCC) publie son huitième rapport annuel. Le constat dressé par cette instance indépendante est particulièrement sévère : malgré plusieurs avancées depuis l’Accord de Paris de 2015, la France demeure insuffisamment préparée aux bouleversements climatiques qui s’accélèrent. Les politiques engagées restent trop lentes, insuffisamment financées et parfois contradictoires avec les objectifs affichés.
Au-delà d’un simple bilan, le rapport lance un avertissement : le pays doit désormais changer d’échelle dans sa manière de concevoir l’adaptation au changement climatique.
— Les Contrechroniques D’Yves-Léopold Monthieux—
Re-publication
Cette Contrechronique avait fait l’objet d’un débat intense que j’avais capturé sur Facebook et que je tiens à la disposition de ceux qui y ont participé. Je n’ai rien à y changer.
Tant en raison des limites démocratiques de sa conception et de son élaboration que pour les imperfections de son contenu, on a déploré à juste titre la mise en œuvre de la loi de juillet 2011 créant la collectivité territoriale de la Martinique (CTM). Il ne fait de doute pour personne que les anomalies statutaires sont les fruits amers de dispositions empruntées à la collectivité prévue dans le cadre de l’article 74 de la constitution. Aussi, l’issue des opérations électorales alambiquées de janvier 2010 a donné raison aux citoyens qui avaient vu dans l’organisation d’un référendum de rattrapage, le 24 janvier 2010, le refus d’accepter le verdict populaire du 10 janvier précédent. Ainsi, par un subterfuge institutionnel qui ne connaît pas d’exemple en France, le président de la République Nicolas Sarkozy réussissait à mettre la Martinique sur un cap institutionnel que les Martiniquais avaient massivement refusé, et ainsi satisfaire certaines ambitions locales.
Chapitre III
__________________
Sous les griffes de la terreur
« Après l’anéantissement des ennemis armés, il y aura encore des ennemis non armés; ceux-ci ne manqueront pas de mener une lutte à mort; nous ne devons jamais les sous-estimer. Si nous ne posons pas maintenant le problème de cette façon, nous commettrons les plus graves erreurs. »
(Mao Tsé-toung)
Naître, grandir, vieillir, mourir en Haïti sont lourds de cauchemars et d’épreuves. Inestimables de conséquences. Comment passer toute une existence à louvoyer sur un océan d’obstacles anguleux, presque insurmontables, sans en apporter les séquelles avec soi dans la tombe?
Tout ce que les Haïtiens ont hérité, jusqu’à présent, de la grande victoire du 18 novembre 1803 à Vertières, ce sont des sacs de tribulations qu’ils ne cessent infatigablement de traîner sous un soleil d’incertitude et d’inquiétude qui glace le cœur et qui gèle le sang. Où chercher encore le chemin de ce « Canaan »? N’est-ce pas la quête acharnée de ce lieu de rédemption, de cet endroit de salut, de cet emplacement de sécurité qui explique la présence de tous ces compatriotes aux États-Unis, en France, au Canada, en République Dominicaine, aux Bahamas et ailleurs?
— Par Dominique Daeschler —
Un texte dense, adapté du roman de Romain Gary met en scène l’amour fou que sa mère lui portait sans occulter comment Romain a su entrer dans les ambitions carriéristes de cette dernière et trouver une respiration dans
l’écriture. La mère et le fils jouent dans un temps décalé. Elle adopte le présent, dialogue ou soliloque, colorant par son accent russe un jeu parfois à la limite du caricatural. A l’opposé, le fils joue le récit, la distance avec son propre amour qui le mine et le nourrit. C’est sans doute cela la bonne surprise : l’acteur metteur en scène Tigran Mekhitarian nous donne un romain Gary loin de l’image créée par la mère et loin de l’image « beau ténébreux viril » à tout crin que Gary semblait vouloir donner.
C’est cette option récit qui nous touche sur un plateau quasiment nu (une table, une chaise, un carton à chapeau et de temps à autre la présence d’un acteur « couteau suisse » qui évoque d’autres personnages). On s’accroche au texte car l’essentiel est bien de révéler un auteur derrière un diplomate casse-cou.
Ttb, Avignon off, 4>23-07-2026
— Par Michèle Bigot —
Voici bien le spectacle le plus audacieux et le plus réussi qu’on puisse imaginer. Dont l’ambition le dispute à l’humilité de sa mise en oeuvre. Il ne s’agit de rien moins que de la mise en espace du texte (ou plus exactement d’un montage de fragments du texte) prononcé par Roland Barthes lors de plusieurs séances au Collège de France ayant pour sujet « la préparation du roman » entre 1979 et 1980.
Dit comme ça, on pourrait redouter le pire, à savoir une suite de considérations théoriques et historiques sur le genre littéraire du roman. Au lieu de ça on assiste à la confession d’un être fragile qui consent à parler de lui, à dire à la fois son désarroi à la suite du décès de sa mère et son désir de commencer une nouvelle vie. Comme si le deuil était l’occasion d’une vita nova, une renaissance telle que l’imagine Dante dans son long poème. Barthes interprète cette vita nova comme un passage, la conséquence d’une rupture, le choix difficile et salutaire d’une vie nouvelle, une métamorphose.
— Par Dominique Daeschler —
— Festival d’Avignon — Dans Zoé, Julie Timmerman avait abordé les rapports familiaux et brossé un portrait de son père comédien bipolaire, en abordant aussi la préparation
du spectacle de l’école tout en restant la petite Zoé. Dans ce nouveau texte, Julie franchit le pas : elle est son père dans son bel amour du théâtre, ses extravagances, ses vagabondages poétiques. Fièvre à communiquer les tempos de cet excessif, fièvre à être lui, sans filet, dans l’exigence d’une double transmission. La préparation du spectacle de l’école est le seul
sujet. Le choix d’une parole rapide, jetée, exaltée, d’un œil scrutateur troubleront tous ceux qui connaissent son père, François. La comédienne donne toute liberté à son corps, parcourant la scène de cour à jardin, en constante adresse au public. L’émotion est dépassée pour mieux valoriser la volonté du père d’entrer « en théâtre » avec les enfants et d’en assumer rigueur et invention.
Le texte dans un mélange de dialogues avec les enfants, les profs, la
directrice et les digressions du père, démontre magistralement comment se construit le théâtre, comment en art, il y a du chaotique, du mouvant, de l’inattendu qui font sens, nous sollicitant au-delà du réel.
Pose de la première pierre de la statue de Joséphine, place de la Savane le 12 juillet 1856.
La statue de l’impératrice Joséphine est un monument commémoratif en marbre blanc élevé en mémoire de Joséphine de Beauharnais (1763-1814) et situé sur la place de la Savane à Fort-de-France, en Martinique.
Description
La statue en marbre de Carrare représente l’impératrice Joséphine en grand manteau impérial, tenant le médaillon de Napoléon Ier. La statue repose sur un piédestal en marbre architecturé avec corniches et pilastres corinthiens, sur les quatre côtés duquel se trouvent des plaques en bronze commémorant la date de naissance de Joséphine (1763), celles de son mariage avec Bonaparte (1796), de son couronnement à Notre-Dame de Paris (1804) et de l’érection de la statue (1859).
Lire aussi : Joséphine, responsable du rétablissement de l’esclavage par Napoléon?
Lire aussi :La mémoire blessée de la Martinique, par Marion Van Renterghem
Historique
Un premier projet d’établissement d’une statue à la mémoire de Joséphine de Beauharnais, née Marie Rose Tascher de la Pagerie, baptisée aux Trois-Îlets le 27 juillet 1763 et impératrice des Français de 1802 à 1809, date de 1837.
Dimanche 12 juillet dès 9h
La 18ᵉ édition du concours de pêche de Saint-Pierre se déroulera le dimanche 12 juillet 2026, à l’initiative de l’association Zagayak. Placée sous la présidence d’honneur de Georges Bannais et la présidence de Frantz François, cette manifestation mettra à l’honneur les traditions de la pêche tout en sensibilisant le public à la préservation du milieu marin.
Les embarcations quitteront le port dès 6 heures, après les contrôles de sécurité, pour un retour impératif à 12 heures.
Tout au long de la journée, de nombreuses animations seront proposées : découverte des activités du Centre nautique de Saint-Pierre, parade du groupe Colibri, balades en mer, démonstration de coup de senne, présentation de la pêche professionnelle autour des DCP (Dispositifs de Concentration de Poissons), ainsi qu’une conférence sur les métiers de la mer animée par Gaspard Ferraty. La SNSM de Case-Pilote présentera également ses missions de sauvetage et de sécurité en mer.
À partir de 13 heures, les visiteurs pourront partager un moment convivial autour d’un blaff géant et d’un colombo de thon (repas payants), avant de prolonger la fête avec un grand punch musical animé par Roro Kaliko, jusqu’à 18 heures.
— Par Michèle Bigot —
4>10-07 La FabricA du festival d’Avigon 2026
Dans le huis clos d’une maison isolée se noue une tragédie des temps modernes. L’hors-présence, qui n’est pas tout à fait une absence, mais pas non plus une véritable présence, c’est celui (ou celle) de Laure, une jeune femme atteinte d’un cancer en phase terminale, qui d’une partie à l’autre (3 parties, « l’hors- champ », « l’hors-la-loi », « l’hors-jeu ») se transforme à vue, occupant d’abord tout l’espace physique et mental de la fratrie, puis disparaissant progressivement au fur et à mesure de l’écoulement du temps qui lui est compté. Une maladie génétique l’emporte sous nos yeux, comme elle menace tous les membres de la famille qui l’entourent, sa soeur Suzanna et ses deux frères, Simon et Soren. Le drame est tissé de la souffrance de la soeur à l’agonie et des tourments de sa fratrie, déchirés entre compassion, aide et terreur face à la mort qui approche. Chacun tente de faire face à sa manière, Suzanna en se faisant aide à domicile, Soren,le frère aîné, en lisant à Laure un extrait de La Montagne magique tous les soirs et Simon, le plus jeune et le plus fragile qui crie sa révolte et son angoisse.
De la question des avantages comparatifs de la Guadeloupe et la Martinique appliquée à la coopération régionale avec la caraïbe ?
— Par Jean-Marie Nol —
Depuis plusieurs décennies, l’autonomie couplée intrinsèquement avec la coopération régionale avec la Caraïbe est présentée comme l’un des grands horizons stratégiques de la Guadeloupe et de la Martinique. À chaque débat institutionnel, à chaque réflexion sur l’autonomie ou sur l’évolution des compétences locales, l’ouverture vers l’environnement caribéen revient comme une évidence, presque comme une promesse de développement. Pourtant, cette vision repose rarement sur une véritable démonstration économique. Elle s’appuie davantage sur une proximité géographique, historique ou culturelle que sur les fondements mêmes de l’économie internationale. Or, lorsqu’on applique rigoureusement la théorie des avantages comparatifs formulée par l’économiste David Ricardo, force est de constater que cette ambition se heurte à une difficulté majeure : la Guadeloupe et la Martinique ne disposent aujourd’hui d’aucun avantage comparatif significatif vis-à-vis des économies de leur environnement régional.
La théorie économique associée à l’avantage comparatif explique que, dans un contexte de libre-échange, chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production pour laquelle il dispose de l’écart de productivité (ou du coût) le plus fort en sa faveur, ou le plus faible en sa défaveur, comparativement à ses partenaires.
— Par Camille Loty Malebranche —
La valeur est un condensé du sens qui opère dans la perception humaine au moment de concevoir le monde et les situations. La valeur est plus qu’un métronome de l’action mais la détermination du mental qui enfante le comportement de l’homme pensant agissant ou réagissant, le critère fondamental du jugement de l’homme sur l’agir, le sien et celui des autres. Un critère qui opère au départ dans le jugement de l’action envisagée par la pensée qui la conçoit, pendant qu’elle est en train d’être posée et après comme fait accompli. Car l’action est en soi une expression de la valeur selon laquelle elle a été menée, accomplie.
La valeur est la mesure de la prégnance idéelle qui détermine l’homme dans le parcours de ses choix de vie. En matière de logique ou de morale, la valeur est un schéma idéel et comportemental permettant de s’orienter ou d’orienter une structure sociale. La valeur est le moule de la vision de l’action qui permet d’atteindre des fins. Nulle entreprise humaine n’échappe à des principes logiques et moraux qui en constituent la valeur humaine à côté de la valeur utilitaire ou matérielle.
La corruption au Fonds national de l’éducation dans l’écosystème de l’État prédateur en Haïti
–— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
Introduction générale : enjeux, problématique et cadre analytique
Le Fonds national de l’éducation (FNE), créé en 2011 et légalisé en 2017, a été conçu en vue de constituer un dispositif institutionnel majeur de financement de l’École haïtienne dans un pays où plus de trois millions d’élèves sont en cours de scolarisation. Quinze ans après son lancement le FNE est surtout connu, dans les milieux de l’éducation en Haïti, comme l’un des systèmes les plus emblématiques de la corruption endémique qui sévit en Haïti. Il a su opérationnaliser chacun des maillons d’une complexe chaîne de corruption et de détournement des deniers publics. Les données factuelles, les enquêtes journalistiques, les recherches menées par des organisations des droits humains et les rigoureuses investigations conduites par l’ULCC (l’Unité de lutte contre la corruption) convergent vers un constat sans équivoque : le Fonds national de l’éducation est devenu au fil des ans un système mafieux de prédation des deniers publics caractérisé par l’opacité de sa gestion, la non divulgation de ses états financiers, l’absence d’audit de ses états financiers, le refus de reddition des comptes et la manipulation politique.
Sécession du Katanga le 11 juillet 1960
État du Katanga est le nom pris par la province du Katanga, lorsqu’elle déclara unilatéralement son indépendance de la République démocratique du Congo le 11 juillet 1960, soit moins de deux semaines après l’accession de la République du Congo (actuelle République démocratique du Congo) à l’indépendance, dans le cadre de la Crise congolaise.
La sécession katangaise se fit sous l’impulsion de Moïse Tshombé, qui fut son unique président, et des milieux d’affaires pro-occidentaux, au premier rang desquels la toute-puissante Union minière du Haut Katanga (UMHK). L’État du Katanga finit par être réuni de force au Congo-Kinshasa, trois ans plus tard, avec la participation des troupes de l’ONU.
Le contexte de l’indépendance
En mai 1960, dans le cadre du processus de préparation de l’indépendance, les premières élections législatives du futur Congo-Léopoldville donnent la victoire au MNC de Patrice Lumumba, qui, après la proclamation de l’indépendance à Léopoldville le 30 juin 1960 confie la présidence à Joseph Kasa-Vubu.
Dès cette date, les violences de ce qui deviendra la crise congolaise se multiplient, car les partis exclus du gouvernement suscitent des troubles et les forces armées congolaises se mutinent.
— par Olivier Ernest Jean-Marie —
Le Congrès des élus de Martinique, réuni le mercredi 8 octobre 2025, a adopté, à l’unanimité, la résolution pour la domiciliation d’un pouvoir normatif autonome en Martinique. Une possibilité d’édicter des normes et des règles qui jetterait les bases d’une autonomie réelle dans la République.
Réunie le vendredi 24 octobre2025 en séance plénière, l’Assemblée de Martinique a adopté à l’unanimité les résolutions issues du Congrès des élus du 8 octobre 2025.
Il est à noter que cette Assemblée de Martinique élue le 27 juin 2021 représente, tous groupes confondus, 43% des inscrits et que la question de la domiciliation d’un pouvoir normatif autonome en Martinique ne figurait dans aucune plateforme programmatique des 4 listes siégeant à l’Assemblée de Martinique.
Le mercredi 1er juillet 2026, l’État et la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) ont signé, à la Maison Aimé Césaire de Fort-de-France, un accord-cadre solennel ouvrant officiellement des négociations vers un pouvoir normatif autonome pour la Martinique.
L’accord fixe une méthode : ouvrir une phase de négociation entre l’État et la Martinique, puis soumettre, le moment venu, le résultat de ces discussions à une consultation de la population.
11 et 12 juillet, au stade Louis-Achille FdF
En seulement quatre éditions, le Reggae Therapy Festival s’est imposé parmi les grands rendez-vous musicaux de la Martinique. Les 11 et 12 juillet, le stade Louis-Achille accueillera une nouvelle édition réunissant plusieurs figures du reggae, parmi lesquelles Tarrus Riley, Barrington Levy, Julian Marley, Alborosie, Reehmah, Papa Tank, Loy Sonjah, Skanky et Lieutenant.
Derrière cet événement se cache un projet mûri de longue date. Imaginé dès 2010 par Josué Charles-Hélène, le festival a été précédé par plusieurs concerts tests avant de voir le jour en 2023. Dès l’année suivante, il était sacré meilleur festival reggae-dancehall de France, confirmant son essor.
Après avoir accueilli entre 5 000 et 7 000 spectateurs en 2025, les organisateurs espèrent attirer près de 9 000 festivaliers cette année. Soutenu par le Comité martiniquais du tourisme, le festival entend également séduire un public international et renforcer l’attractivité touristique de l’île.
Au-delà des concerts, le Reggae Therapy Festival revendique un message de paix, de partage et de vivre-ensemble. Pensé comme un événement familial, il propose un espace dédié aux enfants avec des animations encadrées, ainsi qu’un accueil adapté aux personnes à mobilité réduite.
— — Par Camille Loty Malebranche — —
La valeur est un condensé du sens qui opère dans la perception humaine au moment de concevoir le monde et les situations. La valeur est plus qu’un métronome de l’action mais la détermination du mental qui enfante le comportement de l’homme pensant agissant ou réagissant, le critère fondamental du jugement de l’homme sur l’agir, le sien et celui des autres. Un critère qui opère au départ dans le jugement de l’action envisagée par la pensée qui la conçoit, pendant qu’elle est en train d’être posée et après comme fait accompli. Car l’action est en soi une expression de la valeur selon laquelle elle a été menée, accomplie.
La valeur est la mesure de la prégnance idéelle qui détermine l’homme dans le parcours de ses choix de vie. En matière de logique ou de morale, la valeur est un schéma idéel et comportemental permettant de s’orienter ou d’orienter une structure sociale. La valeur est le moule de la vision de l’action qui permet d’atteindre des fins. Nulle entreprise humaine n’échappe à des principes logiques et moraux qui en constituent la valeur humaine à côté de la valeur utilitaire ou matérielle.
🌍🧠 Religion, philosophie, politique, psychanalyse : une rentrée riche en réflexions et en découvertes
🌌🙏 Tradition, spiritualités et dialogue des croyances✍️ Gabriel Giraud
📚 Collection Théôria
📄 222 pages – 💶 23 €
📅 Parution : 18 juin 2026
🌟Toutes les grandes religions affirment détenir la vérité universelle. Le pluralisme religieux apparaît aujourd’hui comme une épreuve de vérité ; en particulier pour le christianisme, qui se définit lui-même comme « catholique », c’est-à-dire « universel ».
L’auteur se propose d’éclairer cette question à partir de l’enseignement de René Guénon, métaphysicien français (1886 – 1951).
Sabotage du Rainbow Warrior le 10 juillet 1985
L’affaire du Rainbow Warrior désigne le sabotage du navire amiral de l’organisation écologiste Greenpeace, le Rainbow Warrior, par les services secrets français le 10 juillet 1985, ainsi que ses suites médiatiques, politiques et judiciaires. Le navire, à quai en Nouvelle-Zélande, était paré à appareiller pour l’atoll de Moruroa afin de protester contre les essais nucléaires français. L’opération de sabotage fut commanditée par le ministre de la Défense français Charles Hernu, avec l’autorisation explicite du président de la République française François Mitterrand (selon le témoignage de Pierre Lacoste, patron de la DGSE). L’opération fit un mort : Fernando Pereira, photographe, membre de l’équipage de Greenpeace.
Cet acte, qui constituait une violation de la souveraineté de l’État néo-zélandais, fut à l’origine de tensions entre les deux pays et eut des conséquences sur leurs relations politiques et économiques.
Protection du nucléaire français
Le 19 mars 19852, le directeur de cabinet du ministre de la Défense Charles Hernu, Patrick Careil, est convoqué par son ministre qui lui demande de préparer une opération contre le Rainbow Warrior, bateau de l’organisation écologiste Greenpeace amarré à Auckland en Nouvelle-Zélande.
🌍 Éducation et Afrique✍️ Coordonné par Emmanuel Ndjebakal Souck
Préface : Remy Magloire Etoua • Postface : Daouda Maingari
📖 Pendant des décennies, les systèmes éducatifs africains ont été régis par des réformes universelles, souvent conçues loin des réalités des classes surpeuplées de Douala, des salles sans électricité du Nord, ou des écoles menacées par les crises à l’Ouest. Le résultat est connu : des prescriptions brillantes, mais des mises en œuvre douloureuses. En s’appuyant sur la théorie de la contingence, l[…]
📅 Parution : 30 juillet 2026
📚 Collection : Harmattan Cameroun
📄 388 pages
💶 40 €
Une pensée dichotomique s’installe subrepticement dans le champ politique et surtout économique en Guadeloupe et Martinique, et cela ne laisse rien présager de bon à l’avenir !
— Par Jean-Marie Nol —
Longtemps, les difficultés institutionnelles ont été présentées comme la principale explication du mal-être identitaire des sociétés antillaises contemporaines. Pourtant, les données les plus récentes invitent à dépasser cette lecture simplificatrice. En France hexagonale comme aux Antilles françaises, les différents idéologiques progressent rapidement, mais ils ne s’expriment pas selon les mêmes ressorts. Avant d’aborder le cœur de notre analyse sur le potentiel danger de la division , il convient de noter que la question institutionnelle qui surgit dans le débat public de la Martinique et, par extension, la Guadeloupe semble aujourd’hui nous entraîner sur une pente glissante , notamment en raison des non dits sur la stratégie de l’État qui est le véritable maître de l’échiquier et des horloges en matière d’évolution statutaire.
— RS n° 454 du lundi 6 juillet 2026 —
Emmanuel Macron a offert le château de Versailles comme cadre à Trump pour la signature de son accord léonin avec le mollah Motjaba. Serge Letchimy a offert la « maison Césaire » comme cadre à la signature d’un « accord-cadre » incertain entre les majoritaires de la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) et la ministre des colonies Naïma Moutchou, fière d’avoir « accompli sa mission ». Dans les deux cas, les acteurs parlent sans modération de moment historique. Dans les deux cas, on fait attention au décorum, et on rivalise de dithyrambiques déclarations.
La première différence, toutefois, c’est que, si personne ne peut prédire avec certitude la longévité des régimes iranien et trumpien, tout le monde sait que ni Serge Letchimy ni Emmanuel Macron (et ses ministres a fortiori) ne feront de vieux os, à la CTM d’un côté, ou à la tête de l’État français, de l’autre.
L’« accord-cadre » à la maison Césaire n’est donc qu’une déclaration de principes et d’engagement sans portée normative réelle. Tout se passe comme s’il s’agissait de prendre date pour l’histoire ou alors, de prendre verbalement de vitesse… Jean-Luc Mélenchon dont les propositions sur la Martinique ne sont pas très différentes de celles de l’accord.
— Par Camille Loty Malebranche —
Les demeurés dansent débiles la valse sépulcrale des rois roturiers
Goguenards idiots qui guinchent
Piétinent leur propre être en dépouille.
Et leurs sinistres ovations aux anthropophages qu’ils investissent,
Poursuivent les siècles d’autophagie
Où l’homme, bête parmi les bêtes,
Dévorait la chair humaine pour s’engraisser de ses semblables!
La lune s’est parée de fanfreluches rouge-sang
Et le soleil est de béance boulimique.
L’horizon des monstres familiers,
Exhibe sa tronche goulue telle une langue gourmande.
Ah! Vorace manigance des gesticulateurs plébiscités démocrates!
Le manifeste Russell-Einstein est rendu public à Londres le 9 juillet 1955
Le manifeste Russell-Einstein est rendu public à Londres le 9 juillet 1955, au milieu de la guerre froide, par Bertrand Russell. Ce manifeste met en lumière les dangers créés par les armes nucléaires et appelle les principaux dirigeants du monde à rechercher des solutions pacifiques aux conflits internationaux. Il est signé par onze intellectuels et scientifiques de premier plan, parmi lesquels Albert Einstein qui le signe en avril 1955 (quelques jours avant sa mort). Quelques jours après la publication du manifeste, le philanthrope Cyrus S. Eaton (en) offre de financer un congrès, demandé par le manifeste, à Pugwash (en) en Nouvelle-Écosse, son lieu de naissance. Le premier congrès de Pugwash sur la Science et les Affaires du Monde (Pugwash Conferences on Science and World Affairs) s’est tenu en juillet 1957.
Contexte
La première explosion d’une bombe atomique a lieu le 16 juillet 1945 dans le désert du Nouveau-Mexique au nord d’Alamogordo. Le 6 août 1945, l’armée américaine bombarde Hiroshima, puis trois jours plus tard Nagasaki. De 110 000 à 250 000 personnes sont tuées lors de ces deux explosions atomiques.
— Les contrechroniques d’Yves-Léopold Monthieux —
On n’est ni à Basse-Terre ni à Cayenne ni à St Denis de la Réunion, on est à Foyal. Faisant suite à l’Appel de Fort-de-France et au Congrès de la rupture de 2025, l’adoption dans la maison de Césaire d’un accord-cadre, dit solennel, sur l’évolution institutionnelle de la Martinique, invite à s’interroger une fois de plus sur la préoccupation qui mobilise toutes les intelligences politiques du territoire depuis 50 ans. La Martinique n’a-t-elle pas exercé – n’exerce-t-elle pas encore – un rôle de chef de file dans les évolutions institutionnelles des départements d’outre-mer (DOM) ?
Les hommes et les actes fondateurs (1946 – 1959)
Bien que la loi de 1946 soit aussi le fruit de nécessités géopolitiques (contrer la doctrine Monroe), Aimé Césaire en fut le rapporteur emblématique. Son influence et sa longévité politique ont ancré l’idée que la Martinique avait été le meneur de la marche de l’assimilation. Le rôle essentiel de Gaston Monnerville s’en est trouvé amoindri, et oublié le projet identique élaboré en 1922 par le sénateur et ancien ministre martiniquais Henry Lémery.
— Par Camille Loty Malebranche —
L’homme est un esprit en accomplissement dont la mission est l’autoconstruction par des valeurs. Les valeurs sont les briques constitutives de l’édifice humain. L’animal humain ne commence son humanisation qu’en intégrant les valeurs morales, intellectuelles, spirituelles qui le font personne humaine. Quand les excentricités matérialistes se substituent aux valeurs ontologiques proprement humaines, c’est toute l’orientation sociale de l’homme qui est déviée de sa vérité et frappée de déshumanisation. Une société en crise est avant tout une société en crise de valeurs, une société aux valeurs fausses.
L’histoire n’est que la somme des représentations du monde et de la place de l’homme dans le monde mis en place à travers la projection de soi des sociétés tout au long de l’action. L’histoire est l’engramme des générations qui construisent le monde, le monde étant la représentation et l’action des hommes ajoutées à l’univers. C’est aussi une téléologie collective vers une entéléchie temporelle des sociétés humaines. Là où la métaphysique et la spiritualité courent à l’eschatologie comme accomplissement supraterrestre et extratemporel parce que visant à l’éternité, l’histoire est la menée politique des vœux humains en vue d’un aboutissement terrestre et temporel des sociétés.
— Par Robert Berrouët-Oriol, lnguiste-terminologue
Montréal, le 6 juillet 2026
NDLR – Robert Berrouët-Oriol a œuvré à l’Office québécois de la langue française, à la Banque de terminologie du Québec (aujourd’hui Grand dictionnaire terminologique) où il a été responsable de la coopération inter-universitaire. Il a ensuite enseigné à la Faculté de linguistique appliquée de l’Université d’État d’Haïti. Spécialiste de l’aménagement linguistique et de la lexicographie créole, il est actuellement conseiller spécial au Conseil national d’administration du Regroupement des professeurs d’universités d’Haïti (REPUH), conseiller permanent de l’Asosyasyon pwofesè kreyòl Ayiti (APKA) et membre du Comité international de suivi du Dictionnaire des francophones.
Une figure majeure de la linguistique haïtienne et québécoise
Décédé à Montréal le 18 juin 2026, le linguiste Nathan Ménard, natif du Dondon, au Nord d’Haïti, occupe une place singulière dans l’histoire intellectuelle d’Haïti et du Québec. Docteur en linguistique de l’Université de Strasbourg, chercheur rigoureux, pédagogue d’exception, il a marqué durablement le champ des sciences du langage par l’ampleur de ses travaux, la profondeur de ses analyses et la générosité de son engagement auprès des générations d’étudiants qu’il a formés.
— Par Camille Loty Malebranche —
Il est trois principaux achoppements de la démocratie, ainsi que je l’entends: la dictature, le populisme et le chaos. Remarquez que si nous n’évoquons pas nommément le fascisme, c’est qu’il participe toujours des deux premiers en tant qu’il est dilué dans la dictature et teinté de populisme. En ce texte, nous allons considérer le chaos.
La démocratie, ce pouvoir du peuple garanti par les institutions étatiques vraiment contrôlées par le peuple, n’a pas pour ennemis que les dictatures de toutes sensibilités: autocratiques, théocratiques, monarchiques, ce, toujours sous la férule de l’ordre économique et social infligé par les tenants du pouvoir; en vérité, le chaos qui suit l’égrugeage institutionnel et la désagrégation partielle ou totale du vivre ensemble national, rendant ainsi l’État inopérant, est un des plus catastrophiques abîmes où s’inhume la démocratie. Il est, en certaines circonstances de l’histoire, des dictatures progressistes qui construisent quoique par massacres et monstruosités, l’État-Nation et toutes les structures institutionnelles économiques et politiques, mais le chaos, lui, est précisément, l’empêchement de la moindre construction socio-économique et une sape de l’État en ses fondements administratifs.
Le Sénat français donne l’autorisation aux chasseurs de tirer pendant deux mois tous les chiens errants des D.O.M.

Avec ce projet présenté prochainement au vote à l’Assemblée Nationale, la Martinique a touché le fond. Plus que de l’indifférence envers le sort des chiens abandonnés, c’est clairement de la part des élus et instances nationales et locales, de l’hostilité directe contre les animaux de compagnie des DOM.
Premièrement, pour couper court à la justification principale de cette mesure ultime:
Personne ne nie que des meutes de chiens abandonnés ou lâchés négligemment par leurs propriétaires humains attaquent régulièrement les troupeaux des éleveurs.
Personne ne nie que c’est un brise-cœur que de voir tous ces animaux en détresse sur toutes nos plages, forêts et zones industrielles ou écrasés sur la route.
Personne ne nie qu’il faut absolument trouver et isoler ces chiens qui tuent cruellement les animaux de rente, sans gain possible pour les éleveurs qui en prennent soin.
Ne nous dites pas que personne n’a pensé à renforcer les trappages respectueux, sans les tuer. Des fléchettes hypodermiques vendues généreusement par certains vétérinaires sont déjà utilisées illégalement par les trappeurs afin de les livrer à la fourrière en les endormissant.
Naissance de Jean de La Fontaine le 8 juillet 1621
Jean de La Fontaine, né le 8 juillet 1621 à Château-Thierry et mort le 13 avril 1695 à Paris, est un poète français de grande renommée, principalement pour ses Fables et dans une moindre mesure pour ses contes. On lui doit également des poèmes divers, des pièces de théâtre et des livrets d’opéra qui confirment son ambition de moraliste.
Proche de Nicolas Fouquet, Jean de La Fontaine reste à l’écart de la cour royale mais fréquente les salons comme celui de Madame de La Sablière et malgré des oppositions, il est reçu à l’Académie française en 1684. Mêlé aux débats de l’époque, il se range dans le parti des Anciens dans la fameuse Querelle des Anciens et des Modernes.
C’est en effet en s’inspirant des fabulistes de l’Antiquité gréco-latine et en particulier d’Ésope, qu’il écrit les Fables qui font sa renommée. Le premier recueil qui correspond aux livres I à VI des éditions actuelles est publié en 1668, le deuxième (livres VII à XI) en 1678, et le dernier (livre XII actuel) est daté de 1694.
Jusqu’au 25 juillet, ETC Caraïbe participe au Festival d’Avignon avec une programmation riche mêlant spectacles, lectures et projets en développement. Une présence qui offre aux auteurs martiniquais et caribéens une vitrine exceptionnelle au sein du plus grand rendez-vous international consacré au spectacle vivant.
Cette année, ETC Caraïbe investit Avignon avec une ambition claire : faire entendre les voix de la Caraïbe et permettre aux œuvres du territoire de rencontrer producteurs, diffuseurs et nouveaux publics.
Parmi les temps forts annoncés figure « Le Syndrome d’Ulysse », spectacle musical coproduit avec le Théâtre du Balcon. Cette création, écrite par Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia, ouvre une programmation qui entend faire dialoguer les écritures contemporaines et les réalités caribéennes.
Autre rendez-vous important : « Matrices » de Daniely Francisque. Déjà connue du public martiniquais, la pièce poursuit désormais son parcours avec l’objectif d’intégrer de nouveaux réseaux de diffusion.
Avignon est également un lieu où les projets prennent forme. « Bruissement des fourmilières », texte d’Adeline Flaun actuellement en création, y est présenté afin de séduire de futurs partenaires et d’envisager des collaborations autour de sa production.
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
La jurilinguistique est un domaine interdisciplinaire qui étudie les rapports entre le langage et le Droit, notamment la rédaction, l’interprétation et la traduction des textes juridiques. Elle vise à assurer la précision, la cohérence et l’équivalence normative dans les contextes bilingues ou multilingues. Elle mobilise des outils de linguistique, de terminologie et d’analyse du discours pour améliorer la qualité du Droit. Elle contribue à la clarté législative et à la sécurité juridique. (Jean‑Claude Gémar, Dictionnaire de la jurilinguistique, Presses de l’Université Laval, 2017.)
La forfaiture constitutionnelle désigne la violation grave, volontaire et consciente de la Constitution par un organe ou un titulaire de pouvoir public, portant atteinte à l’ordre constitutionnel et à l’exercice légitime des fonctions de l’État. (Claude Moïse, « Le constitutionnalisme haïtien : une fiction politique persistante », Le National, 27 janvier 2009.)
Résumé
Cet article propose une analyse approfondie de la marginalisation du créole dans Le Moniteur –également connu sous la dénomination générique de « Journal officiel de la République d’Haïti »–, et il examine de près les implications institutionnelles et constitutionnelles, jurilinguistiques et politiques de la publication d’éditions en langues étrangères de ce journal.
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Douleurs fantômes
Au gré changeant de mes envies
et le bonheur en cœur de cible,
j’écorchai mon âme sensible
sur l’âpre chemin de la vie…
Après maints chagrins, maints déboires,
j’ai fini par perdre l’espoir
d’être un jour enfin satisfait
et que mon esprit soit en paix…
De ces trop nombreuses blessures
coula le sang d’une écriture,
coagulant en une croûte
de mots tout au long de ma route…
La poésie fut efficace
pour panser les plaies de mon cœur
et le temps la douleur efface
comme d’oubli une liqueur
mais les cicatrices demeurent
gravées au fond de la mémoire…
On a beau essayer de boire
et ces fantômes d’oublier
auxquels on ne voudrait plus croire,
ils reviennent toujours hanter
la solitude de nos soirs…
Point à la ligne !
Quand de vie notre ligne
brusquement s’interrompt
dans le creux de la main,
serait-ce un mauvais signe ?
On n’est plus sûr de rien,
pas même de demain…
La mort est en ligne de mire,
ligne de mort d’un avenir
qui devient flou et incertain…
Semble la ligne d’horizon
être le mur d’une prison !
Naissance de Marc Chagall le 7 juillet 1887
Il dort
Il est éveillé
Tout à coup, il peint
Il prend une église et peint avec l’église
Il prend une vache et peint avec une vache
Avec une sardine
Avec des têtes, des mains, des couteaux…
— Blaise Cendrars, 19 poèmes élastiques, Portrait de Chagall 1919
Marc Chagall (russe : Марк Захарович Шагал, Mark Zakharovitch Chagal ; biélorusse : Марк Захаравiч Шагал, Mark Zakharavitch Chagal), né Moïche Zakharovitch Chagalov (russe : Мойшe Захарович Шагалов), est un peintre et graveur, né le 7 juillet 1887 à Liozna, près de Vitebsk, en Biélorussie (alors intégrée à l’Empire russe), naturalisé français en 1937, et mort le 28 mars 1985, à Saint-Paul-de-Vence, où il est enterré.
Sépulture de Marc Chagall, cimetière de Saint-Paul-de-Vence
Chagall est l’un des plus célèbres artistes installés en France au xxe siècle, avec Pablo Picasso. Son œuvre, sans se rattacher à aucune école, présente des caractéristiques du surréalisme et du néo-primitivisme. Inspirée par la tradition juive, la vie du shtetl (village juif en Europe de l’Est) et le folklore russe, elle élabore sa propre symbolique, autour de la vie intime de l’artiste.
Produire de grandes cultures en agroécologie de manière rentable, c’est possible
— Collectif —
Depuis vingt-cinq ans, l’Inrae teste en conditions réelles des alternatives à l’agriculture conventionnelle sur huit hectares à Versailles, dans les Yvelines. Une expérience riche en enseignements.
Peut-on nourrir la France en réduisant notre utilisation de pesticides et d’engrais azotés ? Pour répondre à cette question, les chercheurs peuvent utiliser plusieurs méthodes. L’une d’entre elles consiste à tester différentes techniques agricoles en conditions réelles sur de grandes cultures et à étudier leurs évolutions sur le temps long.
C’est ce qu’il se passe dans l’une des stations expérimentales de l’Inrae depuis vingt-cinq ans, et les résultats agronomiques et économiques de cette expérimentation donnent de nombreuses raisons de se réjouir.
Le dispositif expérimental La Cage, mis en place en 1998 à Versailles (Yvelines) sur une parcelle de huit hectares, compare ainsi sur le long terme quatre systèmes de culture cohérents et représentatifs des grandes cultures sans élevage :
— Par Camille Loty Malebranche —
Analyse factuelle, analyse idéelle – herméneutique
Il est deux analyses pour un observateur qui objective les faits d’actualité :
1) Le questionnement stricto sensu des faits en soi, pris dans leur factualité événementielle immédiate.
2) La considération desdits faits au regard du contexte géopolitique – contexte très turbulent en notre temps d’hyperactivité géostratégique par la mouvance des pôles d’influence se constituant dans un monde multipolaire – à travers une lecture sémiologique, anthropologique, historique, socioéconomique afin de juger, tout en projetant la finalité probable que comporte l’englobant général où ces faits se situent. Cela, c’est de l’herméneutique, et dans une occurrence d’interrogation du sens de l’actualité, cette Histoire en train de se faire, car l’actualité, c’est de l’Histoire en route, on ne peut ne pas envisager cette sorte de prospective théorique qu’est l’herméneutique, c’est-à-dire l’interprétation rapprochée et idéelle des choses et des faits.
Les faits en soi que présentent les médias fussent-ils très idéologisés, sont souvent vrais, (même si des fois on invente pour des besoins d’establishments impliqués, de terribles mensonges comme ce fut le cas du faux charnier de Timisoara avant la chute de Ceausescu).
Le grand malentendu sur le développement de la production locale grâce à l’autonomie !Chapitre II
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Ils ont assassiné notre rêve
« Il vient une heure où philosopher ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action. »
(Victor Hugo)
Rien ne présageait de la tempête politique qui allait se lever à l’horizon. Cette journée-là, comme à l’accoutumée, les nuages de frayeur se bousculaient dans le ciel de la saison automnale. Cet automne maudit a repeint les villes, les bourgs et les villages en jaune de la trahison, en rouge de la cruauté et en blanc de la capitulation. Les riverains craquaient, se cassaient en deux et gémissaient sous les fouets des persécutions politiques. De leur bouche souffreteuse et peureuse coulait la bave d’une colère rageuse qui bouillonnait à l’intérieur, et qu’ils cherchaient en vain à transformer en une boule de révolte enflammée. Gardaient-ils encore l’espoir de parvenir à incendier et à faire exploser le « bunker » où se retranchaient les visages du « Mal » absolu de ce siècle bouleversé ?
Les âmes éprouvées se repliaient dans la léthargie et la démobilisation que leur imposaient l’incertitude et la résignation.
Début de la guerre du Biafra le 6 juillet 1967
La guerre du Biafra est une guerre civile au Nigeria qui s’est déroulée du 6 juillet 1967 au 15 janvier 1970 et a été déclenchée par la sécession de la région orientale du Nigeria, qui s’auto-proclame République du Biafra sous la direction du colonel Ojukwu.
Le blocus terrestre et maritime du Biafra par les troupes gouvernementales provoque, dans la région, une famine qui aurait entraîné la mort d’un à deux millions de personnes. Cette guerre est largement couverte par les médias étrangers, d’autant que le photojournalisme est en plein essor, et expose aux populations occidentales le dénuement du tiers monde. Une des conséquences de cette guerre sera l’évolution de la doctrine de l’aide humanitaire qui prônera la médiatisation intense du conflit et une ingérence directe pour venir en aide aux réfugiés, couronnée par la fondation en 1971 de l’organisation caritative d’origine française Médecins sans frontières
Causes et déclenchement du conflit
Ex-colonie britannique, le Nigeria, qui acquiert son indépendance en 1960, est le pays le plus peuplé d’Afrique avec 40 millions d’habitants20.
—Par Jean Samblé —
Le monde culturel français traverse une période d’incertitude majeure. Derrière les chiffres et les arbitrages budgétaires se dessinent des conséquences qui pourraient transformer durablement le paysage culturel du pays. Théâtres, opéras, centres dramatiques, orchestres, festivals ou encore structures locales : toute une chaîne de création et de diffusion redoute aujourd’hui un effet domino dont les répercussions dépasseraient largement le seul secteur artistique.
Le budget du ministère de la Culture pour 2026 a été réduit de 173,4 millions d’euros sur une enveloppe globale de 3,7 milliards d’euros. Une diminution qui s’ajoute aux réductions décidées dans plusieurs collectivités territoriales. Si les pouvoirs publics évoquent une participation à l’effort budgétaire national, les acteurs culturels, eux, parlent d’une situation critique.
Les inquiétudes se concentrent particulièrement sur 28 grandes structures culturelles qui seraient directement touchées par des annulations de crédits jugées particulièrement sévères. Certaines alertent déjà sur un scénario inquiétant : une impossibilité d’assurer normalement leur prochaine saison culturelle. Au lieu d’une reprise traditionnelle à l’automne, des établissements pourraient être contraints de repousser leur programmation jusqu’en janvier 2027.
Mais au-delà des salles de spectacle, c’est toute une économie qui risque d’être fragilisée.
An zafè dlo
— Par Daniel M. Berté —
Gro lapli ka tonbé
Laviè ka débòdé
Lè gro kanrèm rivé
Poutan nou mantjé dlo
Man vréyé dlo, man pa mouyé pèsonn
Lasopama sloganné
Tè sé bwa, bwa sé dlo, dlo sé lavi
Epi dot i goumen
Pou sa protéjé dlo
Dlo pa ka monté mòn
Lasétéèm mandé
lotorité inik
Lé konséyé jiré
Pou tout moun menm pri dlo
Ou pa ka sali dlo’w
Lakasem ek Kapnò
Di wop tjenbon-tiré
Lespassid déklaré
Sé an fo bon lidé
Pa pran dlo mousach pou let
Laduem li afiwmé
Fok fè diféraman
Puma di réparé
Tout tiyo ki krévé
Chayé dlo an pannyé
Odisi Esème
Di sé nou lé fewmyé
Sé nou ki pou fiksé
Pri pou moun péyé dlo
Kout kouto an dlo pa ka lésé mak
Lamses ka djoubaké
Pou pé sa dépolyé
Fo déklòwdékoné
Pou sové la santé
Pwason an dlo toulong men i ka santi fré
Komité sitwayen lisid
Dénonsé la jésyon
Mandé fè an réfowm
Dlo potab pou tout moun
Dlo pyé’w an difé, ou pa menm sav
Pandan yo ka babyé
Dlo ka ped anba tè
Pandan yo ka palé
Lé pépa ka pijé
Dlo dépasé farin Daniel M.
— Par Gary Klang —Mes Chers Compatriotes,
J’en appelle à toutes les classes sociales, aux dirigeants, aux possédants, aux démunis, aux Noirs et aux Mulâtres. Nos dirigeants ont pour devoir d’apaiser les souffrances d’Haïti et pourraient pour cela s’inspirer de Fidel qui, malgré le blocus, a donné à son peuple l’éducation et les soins de santé gratuits. Mais rien de tel chez nous.
Le Président Aristide l’a constaté de manière imagée : woch nan dlo pa konnen doulè woch nan soley. La classe aisée, qui loge dans les belles villas, et le peuple, qui croupit dans la boue, s’ignorent et vivent dans deux mondes séparés.
Mais contrairement aux autres dirigeants, tu as voulu changer les choses, mon cher Titide. Hélas, au lieu de t’aider, toi qui risquas ta vie pour chasser Duvalier, les bien-pensants se sont ligués contre toi et t’ont destitué. Tu as eu droit à deux coups d’État et le peuple souffre toujours autant. Qui pis est, ce sont tous les Haïtiens, sans exception, qui aujourd’hui pâtissent des gangs.
Cependant, lorsque je pense à la grandeur de l’épopée dessalinienne, je garde encore espoir : le pays renaîtra !
— Par Camille Loty Malebranche —
Les faits et situations réels ou imaginaires qui nourrissent les récits existent dans la factualité du monde ou la fiction humaine, c’est, toutefois, leur narration ou leur description qui les métamorphose en littérature. Narration ou description qui ne sont littéraires que par l’euphonie qui, pour nous, constitue la formalisation esthétique des énoncés par l’harmonie phonique des mots dans l’expression. C’est là, de cette harmonie que sourd ce qui fait l’art littéraire. Euphonie soutenue, articulée et élaborée de tous les instants dans le verbe de l’artiste littéraire conteur ou écrivain. C’est la structuration esthétique par le choix ludique des mots pour leur harmonie sonore-musicale, que la littérature advient. Les mots en leur jeu sonore sont le fondement même du bâtiment que l’on nomme « style littéraire », ils sont l’aura qui fait la littérature par-delà l’énonciation et la discursivité… C’est, à tout le moins, le sens de la littérature prise au sens très strict, en son acception très strictement esthétique d’art. Même si l’on ne définit pas un art!
La littérature peut être envisagée, car on ne définit pas un art, comme l’élaboration euphonique du langage, le travail de la sonorité musicale, l’eurythmie du discours sur fond de sensibilité patente, éloquente qui, précisément, distingue le littéraire du non littéraire, manifestant le surgissement de l’art au bout de l’expression de la conscience esthétique de l’artiste: le littérateur…
L’euphonie est la fusion de l’esthétique et de la sémantique dans le discours qui détermine l’art et différencie le langage artistique du non artistique.
Crétin
Ta demeure la planète terre tu l’as terrassée
Tes frères et sœurs tu les as déshumanisés
Tes ressources naturelles tu les as troquées
Ton beau climat tu l’as déréglé et contaminé
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Tes institutions sont infectées de corruptions
Tes dirigeants sont sans talent et compassion
Tes religieux sont des hypocrites de dévotion
Tes élites sont des avides de sale exploitation
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Ta mentalité est tant humiliante et destructrice
Tes actions sont défiantes et démoralisatrices
Ta cupidité est bien intolérante et dévastatrice
Ta malveillance est arrogante et conspiratrice
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Tu accuses les autres pour tous tes malheurs
Ta haine a remplacé ce qui faisait ton bonheur
Ton ignorance ne t’a jamais fait grand honneur
Tu sembles t’enfoncer dans l’énigme sans peur
Jean-Bernard Bayard
Les Jeux Sont Faits
La faim la misère et l’injustice sont systémiques
L’ignorance la malfaisance deviennent symétriques
La corruption l’avidité et l’immoralité sont juridiques
Ainsi est formulée la base des pays démocratiques