40 search results for "Canal de Panama"

Changement climatique : contraint par la sécheresse le canal de Panama restreint pour un an le passage des navires

Les effets du phénomène climatique El Niño et du changement climatique sur le fonctionnement du canal de Panama, une voie de passage cruciale reliant l’Atlantique et le Pacifique, sont dévastateurs. Cette situation a des répercussions majeures sur le commerce maritime mondial et nécessite des ajustements importants pour faire face aux défis climatiques croissants.

En effet en raison de la sécheresse résultant du phénomène El Niño, le canal de Panama, une artère vitale du commerce international, a été contraint de mettre en place des restrictions sur les navires traversant ses eaux. Cette mesure a été prise afin de faire face au manque de précipitations, qui a gravement affecté le niveau d’eau des lacs Gatún et Alajuela, les sources d’eau douce nécessaires pour faire fonctionner les écluses du canal. Cette situation a des implications économiques et logistiques significatives, car le canal représente environ 6 % du trafic maritime mondial et joue un rôle crucial dans le commerce entre l’Asie et l’Amérique.

Ces restrictions, mises en place depuis juillet, ont considérablement réduit le nombre de navires autorisés à passer chaque jour, passant de 40 à 32, et ont entraîné une réduction de la profondeur des navires autorisés, mesurée par leur tirant d’eau, à 44 pieds (environ 13,4 mètres).<p>  Lire Plus

Le canal de Panama. Une des voies qui ont changé nos vies

— Par Térèz Léotin —
Un jeune berger, surnommé Bénezet, descendit en 1177 des montagnes de l’Ardèche, pour rejoindre Avignon. Aidé en cela par les puissances divines, le jeune âgé de douze ans va charger une pierre énorme sur ses épaules et la jeter dans le fleuve. L’édification d’un pont sur le Rhône dont on connait assez le tempérament fougueux sera un défi.
C’est ainsi que naitra la légende de Saint Bénezet qui est passée dans la mémoire collective. Et, l’on chante encore : « Sur le pont d’Avignon, on y danse, on y danse ».
Beaucoup d’eau a coulé depuis, et l’on ne danse plus ni sous, ni sur ce pont d’Avignon sauf dans la ritournelle connue de nous tous. « Ce pont, poste-frontière à l’époque entre l’État pontifical et le territoire de France, était l’un des seuls pour traverser le Rhône sur des kilomètres en amont et en aval, »
Nous le savons. Nous connaissons la chanson. Nous connaissons toutes ces chansons d’ailleurs. Ce qui ne nous laisse guère le temps de connaitre les nôtres. Celles que nous devons à la force du courage de nos ancêtres.<p>  Lire Plus

« Panama et les Antilles : hier et aujourd’hui »

Du 18 au 31 mai 2019 au Centre d’interprétation Paul Gauguin (Carbet)

L’Association Martiniquaise Paul Gauguin, l’AMEL (Association Martiniquaise des Enseignants de Langues) et PHILAPOSTEL vous invitent à l’exposition PANAMA ET LES ANTILLES : hier et aujourd’hui en hommage à Joseph JOS et André STELLA au Centre d’interprétation Paul Gauguin (Anse Turin, LE CARBET).

Leurs routes se sont croisées au Panama
1887 : Paul GAUGUIN et un ami peintre Charles LAVAL quittent la France pour le Panama, en quête d’un paradis tropical, source de nouvelles inspirations pour leur peinture. Gauguin est contraint, pour vivre, de se faire embaucher comme terrassier au Canal interocéanique.
Déçus du Panama les deux peintres s’embarquent pour la Martinique et s’installent au Carbet.

A la même période des cargaisons de Guadeloupéens et Martiniquais quittent Pointe-à-Pitre et Saint-Pierre, poussés par la misère et le chômage, en quête d’un eldorado appelé « Canal de Panama ». Beaucoup mourront dans cette aventure; les autres seront contraints, malgré eux, à rester à jamais au Panama.

Le Canal de Panama, une aventure humaine, une avancée technique extraordinaires…

Le centre d’interprétation Paul-Gauguin, à l’origine connu sous le nom de musée Gauguin, situé au Carbet en Martinique, est consacré au séjour du peintre Paul Gauguin sur l’île en 1887.<p>  Lire Plus

Panama, un paradis artificiel

— Par Anne Michel —

panama-2015Hôte du Sommet des Amériques les 10 et 11 avril 2015, le Panama affiche le taux de croissance le plus élevé du continent. Un boom incarné par les gratte-ciel de sa capitale et le pharaonique chantier d’extension de son canal. Mais la vitalité de ce paradis fiscal repose sur d’inquiétantes fondations : spéculation, corruption et blanchiment d’argent.

L’ascenseur bondé de filles en mini-shorts et de garçons aux cheveux sculptés file jusqu’au 66e étage de la gigantesque tour, propriété du milliardaire américain Donald Trump. Un géant d’acier de 284 mètres de haut en forme de voile, planté en plein cœur de Ciudad de Panamá, la capitale du pays. La porte s’ouvre sur une pièce où la sono saturée lance du Calvin Harris. « Bienvenue à la Sun DJ party, crie une femme blonde apprêtée, sans lever les yeux de sa liste d’invités. Vous venez de la part de qui ? Non, pas par là ! C’est le casino privé. Et c’est une soirée spéciale. » L’employée de la chaîne d’hôtels de luxe Sun International glisse en aparté qu’il y a là une rock star.<p>  Lire Plus

Nicaragua et Empire du Milieu : un canal de trop.

— Par Dr Jean ROGER, chercheur indépendant, GMER Etudes Marines (www.g-mer.fr) —

Des forêts à perte de vue, des volcans, des espèces endémiques en voie d’extinction, des kilomètres de côtes immaculées, et un projet pharaonique pour concurrencer le canal de Panama. Nous sommes au Nicaragua, un des pays les plus pauvres, mais aussi des plus préservés d’Amérique latine sur lequel la Chine, dans son élan de conquête du monde, a jeté son dévolu depuis pas mal d’années déjà. Son objectif : relier la mer des Caraïbes à l’océan Pacifique en creusant un second canal, plus large, plus profond, plus long que celui du Panama. Une concession de 50 ans renouvelable vient d’ores et déjà de leur être attribuée par le gouvernement Nicaraguayen. Les raisons sont vaguement justifiées par les instigateurs du projet. Par exemple ils avancent le besoin de faire passer de plus gros navires, avec une plus grande fréquence, ou encore de relier la côte est à la côte ouest des Etats-Unis plus rapidement. Mais il y a surtout une raison bien plus évidente, celle de pouvoir aller pomper plus facilement les importantes réserves de pétrole du Venezuela pour les expédier à moindre coût vers la Chine.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 15 août

Inauguration du canal de Panama le 15 août 1914.

Le canal de Panama (espagnol : canal de Panamá) est un canal maritime de 77 km de long, qui traverse l’isthme de Panama en Amérique centrale, reliant l’océan Pacifique et l’océan Atlantique. Sa construction a été l’un des projets d’ingénierie les plus difficiles jamais entrepris. Son influence sur le commerce maritime a été considérable, puisque les navires n’ont plus eu besoin de faire route par le cap Horn et le passage de Drake, à la pointe australe de l’Amérique du Sud. Un navire allant de New York à San Francisco par le canal parcourt 9 500 kilomètres, moins de la moitié des 22 500 kilomètres du voyage par le cap Horn.

Le concept d’un canal à Panama remonte au début du xvie siècle. Une des premières représentations iconographiques du canal est indiquée sur la carte des Conseils du missionnaire breton Michel Le Nobletz vers 1630. La première tentative de construction ne commença qu’en 1880, sous l’impulsion française de Ferdinand de Lesseps, grâce à une collecte de fonds géante à la Bourse de Paris.<p>  Lire Plus

Annou mobilizé !

Pour Cuba, contre l’impérialisme, contre la fascisation du monde, pour l’autodéterminaion des peuples

—RS n° 439 lundi 23 mars 2026 —

En aggravant l’embargo qui pèse sur Cuba depuis plus de soixante ans, en interdisant la fourniture de pétrole à l’île héroïque, l’impérialisme étasunien
cherche à asphyxier un peuple pacifique, laborieux et solidaire de tous les peuples du monde.

Pour le sinistre Trump, le peuple cubain, symbole de résistance à l’injustice et à l’oppression, devrait courber l’échine, renoncer à sa dignité, se soumettre au lobby anti-cubain de Marco Rubio !

NOU PÉ PA AKSÈPTÉ SA !

Dans la Caraïbe, en Amérique, dans le monde entier, les humanistes, les progressistes, les femmes et les hommes épris de justice comprennent qu’on ne peut rester les bras croisés quand un shérif, autoproclamé gendarme du monde, soutient et arme un génocide en Palestine, kidnappe et maintient en prison le président du Venezuela et son épouse, prend possession du canal de Panama, menace ses voisins, bombarde le Nigéria, l’Iran, toujours dans le même but : la prédation des ressources et la domination du monde.

Dans ce contexte, la solidarité avec Cuba est une urgence humanitaire absolue.<p>  Lire Plus

Antilles françaises : l’avertissement vénézuélien

Le droit international est mort : alors quels enseignements tirer pour les Antilles françaises du retour de la politique du Big Stick des USA dans la caraïbe et notamment au Venezuela ?

— Par Jean-Marie Nol —

L’intervention militaire américaine au Venezuela, annoncée comme une « attaque de grande envergure » ayant conduit à l’enlèvement du président Nicolas Maduro ainsi que de son épouse, marque un tournant brutal et sans ambiguïté dans la géopolitique régionale. Elle signe le retour assumé de la diplomatie de la force dans la Caraïbe, renouant avec une tradition interventionniste ancienne des États-Unis, théorisée au début du XXe siècle par Theodore Roosevelt sous le nom de politique du Big Stick autrement dit du « gros bâton » . Derrière les discours officiels invoquant la lutte contre le narcotrafic, la défense des droits humains ou la restauration de la démocratie, se dessine une réalité plus crue : celle du rapport de force, de la captation des ressources stratégiques et de la sécurisation des zones d’influence dans un monde redevenu ouvertement impérial, et surtout contrer l’influence chinoise dans la zone de l’Amérique du Sud .<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 31 décembre

 Le canal de Panama devient panaméen le 31 décembre 1999.

Au terme d’une minutieuse période de transition, les Etats-Unis avaient, à l’époque, accepté de «rendre» à Panama la pleine propriété du canal et de la compagnie d’exploitation, ainsi que la zone (une bande de 8 kilomètres de large tout autour du bassin hydraulique) sur laquelle Washington exerçait «à perpétuité» une pleine souveraineté, avec les 14 bases militaires censées garantir la sécurité du site. La rétrocession est effective depuis le 14 décembre, date des cérémonies protocolaires organisées en présence de Jimmy Carter – mais snobées par Bill Clinton et Madeleine Albright. Depuis, malgré les Cassandre, les écluses poursuivent sans grincement leurs rotations octogénaires. Ni les communistes chinois ni les guérilleros colombiens ne se sont emparés des lieux? Les seuls envahisseurs sont les milliers de touristes qui, par paquebots entiers, accomplissent, sur les eaux du lac Gatun, ce qu’on leur a vendu comme la croisière «du millenium».

Mais, si Panama n’a rien changé au canal, le canal, lui, a tout changé à Panama. Le pays, satellite américain, créé par l’Oncle Sam en 1903 parce que la Colombie, propriétaire de l’isthme, ne voulait pas entendre parler du canal américain, est devenu un Etat.<p>  Lire Plus

Municipalité d’aujourd’hui (2)

— RS n° 425 lundi 15 décembre 2025 —

L’élément nouveau de la situation des municipalités de Martinique, découle de l’évolution de la configuration politique globale. Cette dernière reste à mettre en rapport avec les évolutions économiques, sociologiques, géographiques lourdes, sur lesquelles il conviendra de revenir. Pour l’heure, disséquons-en l’aspect politico-institutionnel.

Par rapport aux époques d’affrontements idéologiques évoqués dans notre précédente édition (RS n°424), la nouveauté est la succession des recompositions politiques avec leurs conséquences au niveau des luttes municipales. Au grand clivage autonomistes/assimilationnistes (PCM/PPM versus DROITE/PS), a succédé le fort conflit PPM/MIM. Cette querelle a structuré la vie politique de façon très pesante.

Il a signifié la course effrénée aux alliances, menée par chaque camp. Le système électoral antidémocratique régnant encore (barre pour fermer la route aux courants minoritaires, et prime pour transformer le courant arrivé en tête en courant dominant absolu) a aggravé les choses.

Dans les alliances extravagantes conclues de part et d’autre, celle réalisée entre le MIM et la droite de Monplaisir mérite une mention spéciale par l’ampleur de ses effets délétères sur le « mouvement anticolonialiste » au sens large.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 19 octobre

À Grenade, Maurice Bishop, chef du Gouvernement révolutionnaire populaire, est tué par la faction radicale de son parti. Un conseil militaire prend le pouvoir le 19 octobre 1983.

Maurice Rupert Bishop, né le 29 mai 1944 à Aruba et mort le 19 octobre 1983 à la Grenade, est un homme politique et révolutionnaire grenadin, Premier ministre de l’île entre 1979 et 1983.

Jeunesse et formation en Angleterre
Maurice Rupert Bishop est né le 29 mai 1944 à Aruba, alors colonie néerlandaise. Ses parents, Rupert et Elment Bishop, venaient de Grenade, où son père ne gagnait que 5 pence britanniques par jour. À la fin de 1930, pour améliorer sa situation financière, il déménage à Aruba pour travailler dans l’industrie du pétrole. En 1950, la famille revient à Grenade où son père ouvre un petit commerce à Saint-Georges. Il suit des études dans des écoles méthodistes puis catholiques de Grenade. Il obtient ensuite une bourse du gouvernement pour étudier dans un des établissements catholique les plus prestigieux de l’île où il devient président du club des élèves et rédacteur du journal de l’école.<p>  Lire Plus

Lettre ouverte à Maria Corina Machado, Prix Nobel de la PAix 2025

 Par Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix 1980 

Je vous envoie le salut de la paix et du bien dont l’humanité et les peuples qui vivent dans la pauvreté, les conflits, les guerres et la faim ont tant besoin. Cette lettre ouverte est pour vous exprimer et partager quelques réflexions.

J’ai été surpris par votre nomination au prix Nobel de la paix qui vous a été décernée par le Comité Nobel. Je me suis souvenu des luttes contre les dictatures sur le continent et dans mon pays sous des dictatures militaires que nous avons endurées de 1976 à 1983 et nous avons résisté aux prisons, à la torture et à l’exil avec des milliers de disparus, des enfants enlevés et disparus et les vols de la mort dont je suis un survivant.

En 1980, le Comité Nobel m’a décerné le prix Nobel de la paix, 45 ans se sont écoulés et nous continuons à travailler au service des plus pauvres et aux côtés des peuples latino-américains. Au nom de tous, j’ai assumé cette haute distinction, non pas pour le prix lui-même, c’est pour l’engagement avec les peuples partageant les luttes et les espoirs pour construire une nouvelle aube.<p>  Lire Plus

Le monde selon Trump : force, peur, repli

La dérive autoritaire de Donald Trump ouvre -t-elle une boîte de Pandore dans le monde ?

— Par Jean-Marie Nol —

La trajectoire politique de Donald Trump semble aujourd’hui marquer un tournant décisif non seulement pour les États-Unis mais pour l’ensemble du monde démocratique. En s’affranchissant des règles diplomatiques traditionnelles, en affaiblissant les contre-pouvoirs institutionnels, et en imposant une lecture autoritaire des fonctions présidentielles, Donald Trump pose les jalons d’un modèle politique qui pourrait bien faire école dans le monde . L’inquiétude grandit : et si les dérives autocratiques du président américain ouvraient une boîte de Pandore, encourageant des gouvernements du monde entier à s’affranchir à leur tour des cadres démocratiques ?

À l’approche de la présidentielle de 2024, Trump avait dressé un tableau binaire du monde, où l’ennemi extérieur – Chine, Russie – passait au second plan face à l’ »ennemi intérieur », qu’il identifiait dans les immigrés clandestins et les militants progressistes. Et que penser de cette volonté de Donald Trump de remettre en service le pénitencier d’Alcatraz de triste réputation et de la construction d’une prison pour les migrants en Floride au milieu d’un environnement hostile peuplé d’alligators et de pythons .<p>  Lire Plus

Parutions : les nouveautés du 27 juin 2025

La pathologie collective d’un peuple Haïti, un corps social en folie
Maurice Jacques, préface par Max François Millien
Téléchargez les images – 6
Tout le monde, de l’intérieur comme de l’extérieur, parle d’Haïti comme «d’un pays malade». Tant de questions se posent alors sur l’état de santé de la république.
Maurice Jacques propose ici un diagnostic et envisage certaines thérapies qui pourraient guérir le « malade » qui, en réalité, est le peuple. La gangrène qui ruine le corps social interpelle tous les humains et mérite une prise en ch[…] EAN : 9782336518596
29/05/2025
135 x 215 mm
Collection : Documentation haïtienne
206 pages
22.00 €

Regards étrangers sur les Caraïbes
Dirigé par Bernard Grunberg, présenté par Benoît Roux et Josiane Grunberg

En 1493, Colomb découvre et rencontre ceux que l’on désignera alors notamment comme Cannibales, Caraïbes, Anthropophages, Sauvages. C’est le regard que le Vieux Monde porte sur cette population, de 1493 au milieu du xviie siècle, qui nous intéresse ici. Si nous disposons, surtout dès le xviie siècle, de nombreux écrits de voyageurs français sur les Petites Antilles et les Car[…] EAN : 9782336535784 | 29/05/2025 | 155 x 240 mm
Collection : Corpus Antilles/Sciences sur les Indiens de la Caraïbe
240 pages | 28.00 €<p>  Lire Plus

Les défis géopolitiques des indépendances antillaises et kanakiennes face au colonialisme moderne

— Par Jean-Marie Nol —

Les organisations indépendantistes des Antilles-Guyane dans l’impasse du fait de la résurgence du colonialisme avec le nouvel ordre impérialiste mondial ?

Les mouvements indépendantistes des Antilles-Guyane et de Kanaky se retrouvent aujourd’hui dans une impasse stratégique et idéologique , confrontés à une résurgence du colonialisme sous une forme nouvelle et insidieuse, nourrie par un contexte géopolitique international en pleine mutation. Tandis que les aspirations à l’autodétermination se renforcent dans certains territoires, la réponse des anciennes puissances coloniales, notamment la France et les Pays-Bas, semble marquée par une volonté de contrôle renforcée dans la région Caraïbe , appuyée par un réarmement idéologique et militaire. Cette dynamique s’inscrit dans un monde en recomposition, où l’impérialisme d’antan trouve de nouvelles expressions et où les luttes pour la souveraineté locale se heurtent à des logiques de puissance globales et de nouveaux rapports de force.

En juillet dernier, à Bakou en Azerbaïdjan, des représentants de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Kanaky et d’autres territoires ultramarins ont participé à une conférence historique visant à fédérer les derniers territoires encore sous administration française dans un « Front international de libération des colonies françaises ».<p>  Lire Plus

Actualité de la décolonisation

Intervention de Alain Liméry, Porte-Parole du CNCP, Lamentin – Vendredi 21 février 2025

Notre Président Jean ABAUL nous a rappelé la sauvagerie des rapports imposés par les pays impérialistes occidentaux aux pays qu’ils dominent. Dans ma contribution, je parlerai du contexte dans lequel se pose la problématique de la décolonisation chez nous.

Notre premier constat, c’est que nous vivons un grand paradoxe !

En effet, alors que notre pays s’enfonce dans les pires difficultés dans tous les domaines, alors que le caractère colonial de la situation ne fait aucun doute, alors que sur tous les continents les Peuples dominés se dressent contre le système oppressif et ses conséquences catastrophiques pour l’ensemble du monde, dans notre pays, la plupart des dirigeants politiques continuent à espérer y porter remède en pactisant avec le Pouvoir colonial et par le biais des institutions qu’il contrôle.

Même parmi ceux qui se revendiquent du patriotisme, certains continuent à privilégier des illusions électoralistes au détriment de l’organisation du Peuple et de la lutte concrète pour l’indépendance et la souveraineté.

Les prétextes donnés pour justifier leur démarche sont toujours que «le Peuple n’est pas prêt» ou pire que «le Peuple a peur de l’indépendance».<p>  Lire Plus

La triste histoire du Président John-Fitz Ken

— Par Gary Klang —
Après le passage tumultueux à la Maison dite Blanche du président Blondinet, dont le patronyme trompeur fait penser à un gamin folâtre, l’Américanistan en eut assez de l’entendre vociférer contre le monde entier, le menaçant sans cesse de lui infliger des droits de douane exorbitants, ou encore d’accaparer le Canada, Gaza, le Groenland et le canal de Panama. Et c’est ainsi que tout sembla changer avec la venue d’un certain John Fitz-Ken, marchand de cacahuètes de son état et dont le discours d’investiture fit l’effet d’une brise fraîche :

Mes Chers Compatriotes,

J’ai honte de Blondinet et de ses conneries; j’ai honte chaque fois que je repense à la scène de la fiole à l’ONU où un général indigne sacrifia son honneur pour une guerre absurde qui fit plus d’un million de morts en un soir à Bagdad; j’ai honte de notre façon d’agir, de tout ce que nous faisons et cela doit changer.

Le monde entier nous hait. Mais comment en serait-il autrement ? Serions-nous le préfet de discipline d’une école appelée monde ? Jamais un geste venant du cœur!<p>  Lire Plus

Les Antilles face au changement statutaire : pari gagnant ou bien risqué ?

Sous la contrainte des réalités économiques et géopolitiques

— Par Jean-Marie Nol —

Dans un contexte mondial en pleine recomposition géopolitique, les Antilles françaises, plus précisément la Martinique et la Guadeloupe, se retrouvent au cœur d’un débat complexe et clivant : celui de leur statut institutionnel. Alimenté par des aspirations identitaires, des tensions sociales , des blocages financiers et économiques chroniques, ce débat ressurgit à un moment où la France, fragilisée sur la scène internationale, peine à maintenir son influence dans ses territoires ultramarins et au-delà. Les choix à venir pourraient remodeler non seulement l’avenir de ces îles, mais aussi leur positionnement politique dans une région stratégique où se croisent des intérêts locaux et globaux.La conjoncture mondiale actuelle, marquée par une recomposition des rapports de force géostratégiques et économiques, n’épargne aucune région du globe. En Afrique, au Moyen-Orient, dans le Pacifique et même dans les Caraïbes, les dynamiques d’autonomie, de souveraineté et d’émancipation refont surface, alimentées par des contextes locaux et globaux en mutation. La France, historiquement impliquée dans ces régions, se trouve aujourd’hui dans une position délicate, notamment face à des puissances comme les États-Unis, qui poursuivent des politiques de protectionnisme agressif et d’affirmation  de leur domination géostratégique.<p>  Lire Plus

Eau : un déni climatique et démocratique

Sécheresse et distribution d’eau : Un déficit structurel annoncé face à un déni climatique et démocratique

— — — Le n° 350 de « Révolution Socialiste », journal du G.R.S. —
Une histoire désagréable qui se répète pour les victimes…

La sécheresse est persistante, on la dit « exceptionnelle », quand elle n’a pourtant, rien d’une surprise. Les niveaux historiques de déficit relevés dans les principales zones de captage, sont cruellement très bas, dans ce rude carême. Est-ce toutefois une nouveauté ? Par contre, tout un chacun sait que nos gestionnaires et nos politiques n’ont pas géré ces énormes fuites d’eau dans les tuyaux de distribution allant de 30 à 40% de pertes : cela dure depuis des dizaines d’années.

Les associations (Comité Citoyen du Sud, Dlo Môn ) alertent la presse pour relayer colère, indignation, incompréhension, « coups de gueule » de la population, victime des multiples et parfois intempestives coupures d’eau etc…

Déjà en 2020, au cours de cette même période de carême et de sécheresse, la population manifestait fortement contre l’imprévoyance des gestionnaires de l’eau. Elle constatait que « la classe politique n’était pas à la hauteur ».<p>  Lire Plus

« Angélina joli bato », un chant politique dédié à Victor Schœlcher

Angélina joli bato est un chant politique dédié à Victor Schœlcher. Chaque Île des Antilles françaises a sa version.

Depuis des générations, les écoliers des Antilles françaises savent pourquoi la montagne est verte, et ils disent avec ces mots tout simples le souvenir de Schoelcher – Victor Schoelcher, l’infatigable militant de l’abolition de l’esclavage qui, en 1848, a obtenu de la Seconde République la libération de 250 000 esclaves des colonies françaises – Martinique le 23 mai 1848, Guadeloupe le 27 mai, Guyane le 10 juin, La Réunion le 20 décembre…. Lire la suite sur FranceInfo

Origines
Bien qu’auune source ne donne d’éléments probants concernant les origines du chant, il semblerait que ce dernier ait été composé et diffusé par les ouvriers originaires des Antilles et de la Guyane qui participèrent à la construction du Canal de Panama, dont les travaux s’étalèrent de 1880 à 1914.<p>  Lire Plus

Réflexions de Georges Dorion sur la situation de la Martinique

Ce qui suit est un extrait de la lettre datée du mois de janvier 2019 de Georges Dorion, haut-fonctionnaire de l’Etat à un homme politique martiniquais qui lui est proche. Ce Martiniquais, ancien élève de l’ENA et Inspecteur général des affaires sociales honoraire (IGAS), jette un regard éclairé sur l’évolution de la Martinique à partir des années 1950.
Hormis quelques années de coopération passées au Sénégal, Georges Dorion a passé l’essentiel de sa carrière dans les services centraux de l’Etat. Certaines des fonctions qu’il a exercées se situaient dans l’international, et concernaient les pays du Maghreb, certains pays d’Afrique noire, certains pays de l’Est de l’Europe, le Québec… En outre, en tant qu’inspecteur général (IGAS), il a eu pendant plus de dix ans entre autres fonctions la charge de parcourir très régulièrement l’ensemble de l’Outre-mer français. S’agissant des DOM, il y a effectué essentiellement des missions de conseil et de contrôle d’administrations publiques, parapubliques, voire privées. Ces missions s’étendaient à deux collectivités sui generis, Saint Pierre et Miquelon, et Mayotte (qui n’était pas encore un DOM). Les missions dans les TOM, dont le système statutaire repose sur le principe d’autonomie, étaient des missions d’audit et surtout de propositions, notamment en Nouvelle Calédonie, en Polynésie française, à Wallis et Futuna… Le regard porté sur ces territoires a porté, par nécessité, sur tous les aspects de leur fonctionnement.<p>  Lire Plus

L’inacceptable démantèlement de notre système éducatif

— Par Madeleine de Grandmaison —

Aucun Martiniquais ne devrait être insensible à ce qui se passe au niveau de notre système éducatif. Je dis notre car, comme tous les acquis sociaux, nous l’avons gagné et nous les payons d’une façon ou d’une autre, et de l’éducation, de l’instruction, de la formation, nous en avons le droit.

– L’esclavage n’avait pas droit à l’instruction

– L’esclavage évangélisé (christianisé) bravait son maître pour aller à la messe, au catéchisme et autres moments d’enseignement, les recueils de textes religieux, parce qu’ils pouvaient, d’une certaine façon, ouvrir les portes de la connaissance ou donner envie d’en savoir plus, étaient plus que suspects et Dieu sait si « l’évangélisation » des esclaves et des peuples coloniaux n’est pas ma tasse de thé, il faut se souvenir que bien des prêtres, un tant soit peu progressistes, se sont trouvés en butte avec les hiérarchies et plus près d’eux, les autorités locales, maîtres, représentants de la puissance coloniale…

Si nous revenons à notre problème, la Martinique a mis près d’un siècle pour se voir doter d’un système éducatif, un tant soit peu structuré.<p>  Lire Plus

Parutions : nouveautés du 3 février 2018

Hac ex causa conlaticia stipe Valerius humatur ille Publicola et subsidiis amicorum mariti inops cum liberis uxor alitur Reguli et dotatur ex aerario filia Scipionis, cum nobilitas florem adultae virginis diuturnum absentia pauperis erubesceret patris.

Adolescebat autem obstinatum propositum erga haec et similia multa scrutanda, stimulos admovente regina, quae abrupte mariti fortunas trudebat in exitium praeceps, cum eum potius lenitate feminea ad veritatis humanitatisque viam reducere utilia suadendo deberet, ut in Gordianorum actibus factitasse Maximini truculenti illius imperatoris rettulimus coniugem.

Hac ex causa conlaticia stipe Valerius humatur ille Publicola et subsidiis amicorum mariti inops cum liberis uxor alitur Reguli et dotatur ex aerario filia Scipionis, cum nobilitas florem adultae virginis diuturnum absentia pauperis erubesceret patris.

Cognitis enim pilatorum caesorumque funeribus nemo deinde ad has stationes appulit navem, sed ut Scironis praerupta letalia declinantes litoribus Cypriis contigui navigabant, quae Isauriae scopulis sunt controversa.

Huic Arabia est conserta, ex alio latere Nabataeis contigua; opima varietate conmerciorum castrisque oppleta validis et castellis, quae ad repellendos gentium vicinarum excursus sollicitudo pervigil veterum per oportunos saltus erexit et cautos. haec quoque civitates habet inter oppida quaedam ingentes Bostram et Gerasam atque Philadelphiam murorum firmitate cautissimas.<p>  Lire Plus

Riches échanges autour de « Transfert et Lien Social » organisé par le Garefp

— Par Roland Sabra —

C’est à l’invitation de Marie-José Corentin-Vigon que je me suis rendu au Séminaire organisé par le GAREFP (Groupe Antillais de Recherche d’Etude et de Formation Psychanalytique) et dont le thème portait sur Transfert et Lien social. L’histoire de la psychanalyse aux Antilles commence avec la fondation du Garefp en 1975. L’originalité première de cette association comparée à d’autres est, ce qui en fait sa grande richesse à savoir, une ouverture, un appel permanent au dialogue et à l’échange avec l’hétérogène à partir d’une pratique analytique. J’avais été séduit par cette association où tout un chacun pour peu qu’il se soit frotter d’une façon où d’une autre à la psychanalyse avait la possibilité de dire et même de se faire entendre. C’était une époque ou tout un courant issu, parmi d’autres, des décombres, de l’ EFP (École Freudienne de Paris) professait un déclin généralisé de la symbolisation. Crise du principe d’Autorité, d’Altérité, au sein de la famille, de l’école, de l’État, affaiblissement de la fonction du Nom-du-Père  ect. Tout cela conduisant à l’apparition d’un homme « sans gravité » dans un « monde sans limite », de « nouvelles maladies de l’âme » et rien moins qu »une « nouvelle économie psychique ».<p>  Lire Plus

La grande Caraïbe au cœur de l’économie maritime

— Par Max Pierre-Fanfan, Journaliste/Réalisateur, Écrivain —

sctl-2016-pastL’inauguration du troisième jeu d’écluses du canal de Panama aura lieu le dimanche 26 juin 2016 en présence du président de la République de Panama, Juan Carlos Varéla, de l’administrateur du canal Jorge Quijano, de 70 chefs d’État et de gouvernements de pays étrangers. En marge de cet événement de portée mondiale, le cluster GAT Caraïbes a organisé le premier salon caribéen du transport et de la logistique du 11 mai au 13 mai au Palais des congrès de Madiana en Martinique.

Ce fut un moment historique, à marquer d’une pierre blanche. « Nous étions restés – et cela beaucoup trop longtemps – le dos tourné à la mer », a avoué le vice-président du Cluster Maritime Martinique, Alain Linise.

Avec l’ouverture de la troisième écluse du canal de Panama; ainsi que le projet du grand canal interocéanique du Nicaragua (à horizon 2020); la construction du port de Mariel à Cuba; la Grande Caraïbe se retrouve au cœur de l’économie maritime. Une révolution qui favorise le développement des activités logistiques et conséquemment, renforcera le positionnement stratégique de cette région du globe.<p>  Lire Plus