39 search results for "Canal de Panama"

La force toujours de regarder demain

— Par Max Pierre-Fanfan, Journaliste/Réalisateur, Écrivain —

martinique_europe_amerikLa Martinique n’est pas seulement un lieu, mais un acte qui arrache sur le chaos d’un milieu, des forces qu’elle condense, qu’elle rend visibles, qu’elle transforme.
Préparer un avenir pour ce pays, c’est prioritairement arrêter son dépérissement économique; c’est stopper le processus qui la conduit insensiblement mais inexorablement à la catastrophe.
Impérativement, tirer cette collectivité territoriale du mauvais pas où la conduit la vieille politique héritée du pacte coloniale. La contradiction va s’exercer et éclater au grand jour entre la forme politique nouvelle et la réalité économique, sociale, administrative qu’on n’aura pas eu le courage de modifier et qui, elle, reste post-coloniale. Ce pays est mal adapté de par sa structure aux conditions générales de l’économie moderne. Ce qu’il faut, c’est une véritable révolution économique; en tout cas, « quelque chose de neuf « , avait déjà réclamé en son temps Aimé Césaire.
Le vendredi 18 mars la ministre des outre-mer inaugurait dans son ministère le 70ème anniversaire de la départementalisation…A ce sujet, comment faire en sorte que l’histoire ne soit pas qu’une banque de données commémoratives?  Lire Plus

Pour une autre approche spatiale du développement de la Martinique

— Par Pierre-Alex Marie-Anne —
drapeau_972-tt_couleursA l’heure où la CTM se met en place, avec ses pêchés originels : mode d’élection et organisation du pouvoir peu démocratiques, moyens d’action d’autant plus limités que grevés par le poids de la dette cumulée des deux assemblées précédentes, il n’est pas inutile de s’interroger sur la pertinence de l’orientation suivie jusqu’alors en matière de Développement .

En gros , la priorité à été donnée à l’aire géographique couverte par la CACEM, autrement dit la conurbation centrale FdF ,Lamentin, Schoelcher, Saint-Joseph où tout se trouve hyper-concentré.

On en voit les conséquences ,en particulier dans le domaine du transport dont les flux en provenance du reste du territoire sont menacés d’asphyxie et risquent fort de le rester en dépit des investissements considérables actuels où futurs inhérents au TCSP ; si bien que certains, particulièrement inspirés , par la découverte dans leur songes de l’endroit où est enterrée la fameuse jarre d’or remplie à milliards de nos contes et légendes créoles ,rêvent d’ un gigantesque pont , à défaut d’un viaduc , enjambant -excusez du peu !  Lire Plus

La grande Caraïbe, zone de passage obligé du commerce maritime mondial

— Par Max Pierre-Fanfan, Journaliste/Réalisateur, Écrivain —
trans_carib-1L’ambition est affichée…Faire de la « Grande Caraïbe », un passage obligé du commerce maritime international…
Avec l’ouverture du troisième jeu d’écluses du canal de Panama (au premier semestre 2016) et l’ouverture du Grand Canal interocéanique du Nicaragua (à horizon 2020), « la Grande Caraïbe » se retrouvera au cœur d’une révolution maritime qui définira la route et les flux des années à venir.
Des porte-conteneurs de près de 400 mètres de long et de plus de 200.000 tonnes viendront irriguer le Golfe du Mexique et la mer des Caraïbes à la recherche de plateformes de transbordements. Des mastodontes d’une capacité de 18.000 conteneurs venant d’Asie pourront ainsi transporter leurs marchandises vers la façade atlantique de l’Amérique et accoster en Europe par sa fenêtre occidentale.
Les pays de la Caraïbe, en particulier le Martinique et la Guadeloupe, devront être prêts pour relever ce nouveau défi historique.
Le centre d’affaires de Panama
Lors de la conférence de presse qui s’est tenue, le jeudi 8 octobre, à la Maison de la Martinique à Paris,organisée par le comité de pilotage du prochain Salon Caribéen du Transport et de la Logistique (le 11,12,13 mai 2016 en Martinique); le président du « Caribbean Maritime Institute », le Jamaïcain Fritz Pinnock a insisté sur « le fort potentiel de développement économique pour tous les États de la région ».
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La ZED Mariel : future plateforme des échanges dans les Caraïbes

— Par Ana Tereza Igarza —

Premier espace économique de ce genre à Cuba, la Zone spéciale de développement de Mariel (ZED Mariel) est le fruit de la Loi n°313 de septembre 2013. Elle est aujourd’hui représentative du processus d’actualisation du modèle économique cubain. La ZED Mariel couvre un espace de 465,4 km2 situé dans la province d’Artemisa, où les investissements nationaux et étrangers sont favorisés en vue de promouvoir des projets de production de biens et de services à haute valeur ajoutée. Des projets fondés sur la connaissance et l’innovation, et requérant l’utilisation de technologies propres et avancées susceptibles de contribuer à atteindre les objectifs de développement économique du pays, à encourager les transferts de technologies, la substitution des importations, l’accroissement et la création de nouveaux postes d’exportation, la création d’emplois de qualité et les synergies avec les entreprises établies dans le reste du territoire national.
Au coeur de la Zone spéciale, le port en eaux profondes de Mariel permettra d’accueillir, une fois achevé l’élargissement du canal de Panama, des cargos de grand tirant d’eau comme le nouveau Panamax. Dans le port, on trouve le Terminal de conteneurs de Mariel (TCM), premier usager de la ZED Mariel, qui possède les infrastructures et la technologie portuaire la plus moderne des Amériques et qui est prédisposé pour devenir un port de transbordement majeur et une plateforme logistique.  Lire Plus

L’extension du port : écologie ou politique politicienne ?

—Pour l’association écologique PUMA, le Président Florent GRABIN —
extension_por_f-d-fL’élaboration de stratégies de développement durable est une réalité. Le développement durable est un mode de croissance qui semble assurer l’équité sociale et permet le progrès économique tout en préservant les ressources et les écosystèmes environnementaux. Partout, ces stratégies visent donc à atteindre un équilibre entre les piliers social, économique et environnemental des processus de croissance. Désormais, les systèmes de transport se doivent d’être économiquement rentables et viables quant à l’environnement et favorables aux communautés, qui les accueillent. Dans ce contexte, le transport maritime aurait un rôle majeur⋅⋅
Préoccupé par cette situation, le Directoire du Grand Port Maritime de la Martinique (GPMM) a saisi l’opportunité que nous offrent les grandes mutations dans le transport maritime afin de moderniser notre port⋅ En mai 2013, l’ensemble des associations écologiques martiniquaises fut invité, pour une concertation, par le directeur du GPMM, quant au projet d’extension du port de Fort-de-France ; ce, en vertu de l’article L 300-2 du Code de l’Urbanisme.   Lire Plus

« Le Rebelle » au Parc… Floral : une nation en proie au lyrisme

Le Rebelle (2)–Par Selim Lander –

En fait, la césairomanie n’ayant aucune borne chez nous, il n’y a plus de Parc Floral mais un Parc Aimé Césaire. Le culte du grand homme a ses côtés ridicules, comme lorsqu’on se croit obligé de donner son nom à tous les lieux publics : aéroport, parc, salles de spectacle (oui, au pluriel et dans la même ville de Fort-de-France)… Il manque encore un lycée (à moins que nous ne soyons mal informé) mais gageons que la future université de Martinique qui naîtra sur les cendres de l’UAG sera baptisée promptement, elle aussi, Aimé Césaire. Le culte du grand homme peut cependant recéler des effets merveilleux lorsque le héros local n’est pas un conquérant belliqueux mais plutôt un littérateur. Car il ne faut pas se leurrer, que Césaire ait dominé sans partage la vie politique martiniquaise pendant un demi-siècle n’aurait pas suffi à en faire un personnage aussi universellement admiré et révéré, s’il n’était pas l’immense poète que l’on sait.  Lire Plus

« Le retour du rebelle » par Joseph Jos, un oratorio en hommage à A. Césaire

Mercredi 25 juin, à 19 h, au Grand Carbet du Parc Aimé-Césaire. Entrée gratuite.

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Joseph Jos, auteur, propose son Oratorio, œuvre lyrique dramatique à sujet profane et historique. en hommage à Aimé Césaire, intitulé « Le retour du rebelle » , pièce en trois actes présenté sur une mise en scène de Michelle Boclé, Josette Hilaire et Jean-Claude Duverger .

Synopsis : « Les «enfants perdus de Panama » retrouvent, après un exil de 70 ans, leur pays natal et s’engagent dans son développement.
Histoire : Au lendemain de l’éruption de la Montagne Pelée, pour fuir chômage et faim, des dizaines de milliers de Martiniquais et Guadeloupéens ont émigré à Panama, participer au percement du Canal, sous gestion américaine. Ils ont subi, outre les avanies du travail lui-même, les sévices et humiliations du racisme américain. En 1914, le Canal, grâce à leur travail, a été mis en eau. En violation du contrat signé, 65000 travailleurs ont été abandonnés sur place sans argent, ni indemnités, ni pension.   Lire Plus

Un port de transbordement pour mieux développer la Martinique

— Par Jean Crusol—

 

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Vendredi dernier s’est tenue à l’hôtel Batelière la « Conférence portuaire ». La question de la mise en place des ports de transbordement dans les Antilles Françaises à été largement évoquée.

 

Qu’est-ce qu’il faut en retenir ?

 

Une réelle opportunité s’ouvre en 2015, nous ne devons pas la compromettre

L’ouverture du 3e jeu d’écluses du Canal de Panama crée une réelle opportunité pour la Grande Caraïbe en général et, en particulier, pour la Guadeloupe et la Martinique, ces îles restées jusqu’ici en marge de la réorganisation des réseaux de transport maritime entamée depuis les années 1980. Avec le passage aux gros navires transportant entre 7000 et 13000 containeurs, dès 2015, et la reprise attendue du commerce mondial, la demande de transbordement dans la zone, actuellement de 7 millions de containeurs, pourrait atteindre, à terme, 9 à 11 millions. Soit 2 à 4 millions d’unités supplémentaires. Les positions exprimées à Batelière autorisent à dire que tant nos responsables politiques, nos chefs d’entreprises, que nos représentants syndicaux ont pris la mesure de l’enjeu.  Lire Plus

Caraïbes : le rêve souverainiste à l’épreuve du réel

Quid de la crédibilité de l’indépendance de la Martinique et de la Guadeloupe en question vu la nouvelle donne géopolitique et économique mondiale ?

— Par Jean-Marie Nol —

L’idée d’une indépendance de la Guadeloupe, de la Martinique ou de la Guyane continue de nourrir les imaginaires des discours militants et d’inspirer certaines organisations patriotiques qui, à l’image de celles à l’instar de l’UPLG qui se réunissent en Azerbaïdjan ou encore à Duval, à Petit-Canal, tentent de maintenir vivante la flamme d’un idéal souverainiste. Dans ces rassemblements à l’allure festive, où l’on invite la population à venir nombreuse découvrir des stands d’artisanat, des ago-transformateurs, des livres, un bar, de la restauration, où pour quinze euros on peut savourer un bébélé sans porc ou un colombo de poulet, trois ateliers thématiques entendent réfléchir à l’avenir national : la société civile dans la lutte de libération nationale avec le sociologue Franck Garrin, le patriotisme économique avec l’économiste Patrice Borda, ou encore un échange entre organisations politiques locales et internationales sur l’état du monde. Tout cela témoigne d’une aspiration sincère, souvent légitime, à une réappropriation du destin collectif.  Lire Plus

« Dieu est une femme » de Andrés Peyrot

•lundi 6 mai à 19h •mardi 7 mai à 14h •jeudi 16 mai à 14h
Par Andrés Peyrot, Elizabeth Wautlet
Titre original God is a Woman
Documentaire 3 avril 2024 en salle | 1h 25min |
Synopsis
En 1975, Pierre-Dominique Gaisseau, explorateur français oscarisé pour son documentaire Le Ciel et la Boue, se rend au Panama pour réaliser un film sur la communauté fermée des Kunas, où la femme est sacrée. Gaisseau, son épouse et leur fille Akiko vivent avec les Kunas pendant une année. Mais le projet fait faillite et la copie est confisquée par une banque. Cinquante ans plus tard, les Kunas attendent toujours de découvrir « leur » film, devenu une légende transmise par les plus anciens aux plus jeunes. Un jour, une copie cachée est retrouvée à Paris.. À travers sa forme et l’histoire qu’il raconte, Dieu est une femme interroge le rapport entre protagonistes et cinéastes de film documentaire dans une perspective de décolonisation du regard et du cinéma.

La presse en parle :
Culturopoing.com par François Armand
Beauté ultime du film, si les Kunas ne renient rien de ce qui les relie à la société des Blancs, c’est bien une voie d’émancipation qui se dessine.  Lire Plus

La dimension universelle de la catastrophe de 1902

— Par Léo Ursulet —

La catastrophe de 1902 à la Martinique figure de manière très discrète dans le répertoire des catastrophes naturelles les plus meurtrières dans le monde. Pourtant la perte de 29 000 victimes pour sa population en 1902 de 204 000 âmes, correspondrait par exemple pour la France d’aujourd’hui à une perte de 9,4 millions de personnes.

De même, cette catastrophe, verrons-nous, a interpellé le monde, de par sa nature, de par ses échos, de par la diversité d’origine de ses victimes ; elle est également retenue par l’histoire pour sa richesse en divers enseignements.

Mais la ville de Saint-Pierre, avant même sa totale destruction, en dépit de sa modeste taille, transportait l’observateur étranger subtil au-delà de son environnement géographique, voire de son temps, par les caractères transcendants qu’elle lui inspirait. Ainsi l’écrivain Lafcadio Hearn, lors d’un voyage en Martinique en 1887, dans une vision de la ville quelque peu hallucinatoire et finalement prémonitoire, fut ramené à ses souvenirs lumineux propres de la ville martyr de Pompéi, devenue l’une des empreintes marquantes de l’antiquité romaine. Le savant Alfred Lacroix, lui aussi, assez paradoxalement, peu après 1902, aura le même réflexe.  Lire Plus

Rencontres Cinémas Martinique 2019

Du 22 au 30 mars 2019

 —  Par Steve Zébina Responsable RCM 2019, Tropiques Atrium Scène nationale —

Dès ses premiers pas, le 7e Art présentait des œuvres d’animation qui avaient déjà pour enjeu principal de représenter le réel. Elles ont, avec une constante ingéniosité, fait appel à une variété de techniques et de dispositifs. Il est pourtant impossible de les enfermer dans une catégorie en tant que telle : tantôt réduites à ces techniques, tantôt assimilées à un genre. Cette difficulté nous oblige constamment à repenser notre rapport au 7e Art. On peut d’ailleurs noter que le prestigieux Centre National de la Cinématographie est aussi celui de l’Image Animée.

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6e conférence du CEREAP: Paul Gauguin en Martinique

Mardi 4 avril 2017 à 18 h

Salle polyvalente de l’ÉSPÉ de Martinique
Conférencières : Anne-Catherine Berry, Lise Brossard, Christelle Lozere
Modérateur : Dominique Berthet

En avril 1887 Paul Gauguin et son ami peintre Charles Laval s’embarquent pour Panama « pour vivre en sauvage. […] . J’emporte mes couleurs et mes pinceaux, et je me retremperai loin de tous les hommes.». Gauguin travaille au percement du Canal dans des conditions difficiles et cherche rapidement à quitter l’île.

En juin 1887 les deux amis débarquent à la Martinique où ils avaient fait escale et s’installent au Carbet dans une ancienne case-à-nègres. Gauguin y passe environ 5 mois.

C’est une révélation pour le peintre : « Je rapporterai une dizaine une douzaine de toiles dont quatre avec des figures bien supérieures à mon époque de Pont-Aven. […] malgré ma faiblesse physique, je n’ai jamais eu une peinture aussi claire, aussi lucide par exemple beaucoup de fantaisie)».

Malgré sa maladie – la malaria contractée à Panama – Gauguin peint une quinzaine de toiles et réalise de nombreux croquis, pastels et aquarelles. La Martinique est encore présente dans nombre d’œuvres réalisées à son retour en France : éventails, sculptures, zincographies…

Ainsi l’expérience martiniquaise a été un tournant dans la vie de l’artiste et a influencé sa peinture.  Lire Plus

Capitalisme papers

— Par Robert Saé —

papers_panamaPuisque les médias du monde entier font leurs choux gras du Panama Papers, profitons-en pour évoquer quelques réalités.

1/ Des révélations instrumentalisées

11,5 millions de documents analysés ! Un très faible pourcentage de noms livré au public parce que, nous dit-on, certaines données personnelles doivent être protégées. Les révélations ne concernent que 1 % de ceux qui sont impliqués dans l’évasion fiscale. Ni les entreprises, ni les ultra-riches États-uniens ne sont pointés du doigt. Une analyse à froid permettra de constater que les informations mises en avant sont celles qui permettent de déstabiliser les adversaires des impérialistes occidentaux. Les présidents Poutine et Assad ne sont pas cités dans les documents mais ils sont, particulièrement, sous le feu des projecteurs, « leurs proches » et des membres de « leur clan » étant concernés. Par contre, les noms du roi d’Arabie Saoudite, Mohammed ben Nayef Al Saoud, et du Président Ukrainien, Pero Porochenko figurent, eux, sur la fameuse liste mais les commentaires à leur sujet sont rares : ce sont des bras armés de l’occident ! Quant au président Argentin Mauricio Macri, ayant été missionné pour ramener son pays sous la coupe des fonds vautour, il faut le laisser travailler en paix !  Lire Plus