Hector (père) et Paule Charpentier exposés à Saint-Pierre

— Par Selim Lander —

Jusqu’au 5 septembre, on peut découvrir à la mairie de Saint-Pierre (en semaine, jusqu’à 13 heures) un couple de peintres bien oublié, le mari, Hector, davantage que Paule, l’épouse, au demeurant, peut-être parce que leur fils qui porte le même prénom que son père est toujours actif dans le monde de l’art à la Martinique. Cela étant, l’oubli des artistes disparus est ici général. Si la récente exposition que la Fondation Clément a consacré à l’histoire de l’art martiniquais du milieu du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle (1) a connu un réel engouement, elle a surtout démontré que, en dehors d’une petite poignée d’œuvres « iconiques », cette histoire était en réalité méconnue.

Bien que nés tous les deux en 1910 et actifs dès les années trente, les Charpentier ne figuraient pas parmi les artistes retenus pour cet événement. L’exposition à Saint-Pierre leur rend donc d’une certaine manière justice. Et surtout justice au mari, la plupart des tableaux exposés étant sortis de ses pinceaux tandis que l’épouse est réduite à la portion congrue. Si cela n’est probablement dû qu’à la composition du fonds possédé par la mairie, d’où sont tirées les œuvres exposées, une sorte d’équilibre se trouve ainsi rétablie puisque l’œuvre de l’épouse a bénéficié jusqu’ici de la plus grande lumière.<p>  Lire Plus