— Par Gary Klang —Politiques
Viva Venezuela:
— Par Gary Klang —
— Par Gary Klang —
Deux crèches de Rémire-Montjoly visées par des plaintes pour maltraitance
De la Martinique à la mode parisienne : Morgane Combes Defontis dessine son avenir
Un centre de médecine nucléaire en Guyane : le projet de Séverine Colombine pour son retour au péyi
Non-lieu dans le scandale du chlordécone : associations, avocats et élus toujours déterminés à poursuivre le combat
Vendredi 26 à 14h | Dimanche 28 à 19h | Madiana
Par Pierre Salvadori, Benoît Graffin
Avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche
12 mai 2026 en salle | 2h 02min | Comédie, Romance
Synopsis
Tout public
Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d’ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l’inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…
La presse en parle :
Culturopoing.com par Michaël Delavaud
Comédie (très) mélancolique ou tragédie amusante, chacun tranchera, donc. Mais « La Vénus électrique », petit chef-d’oeuvre à la fois limpide et profond, ne jouant jamais avec facilité sur les cordes sensibles de son spectateur, émeut tout autant pour ce qu’il raconte que pour son cinéaste qui, creusant son sillon depuis maintenant plus de trente ans, ne s’est jamais fourvoyé.
📅 Jeudi 25 juin
️🕘️18h à 20h
️ Conférence-débat sur la gouvernance associative
Salle des délibérations de la mairie de Saint-Joseph
Comment travailler ensemble et créer une dynamique durable au sein des associations. Dirigeants, bénévoles, salariés d’association y sont conviés. Ce temps d’échange permettra de réfléchir à l’engagement, à la cohésion d’équipe et à la place de chacun dans la réussite des projets associatifs.
√ Lien d’inscription : https://framaforms.org/conference-gouvernanceassociative
.
️️🕘18h
️ »Omeros » de Derek Walcott, un plaidoyer pour l’histoire de la Caraïbe
Archives territoriales de Martinique (Morne Tartenson à FdF)
Conférence donnée par Franck COLLIN, en partenariat avec la SAA.
Inscription indispensable sur : archives-inscription@collectivitedemartinique.mq
— Par Gary Klang —
— Par Jean-Christophe Rilos (*) —
Depuis plusieurs semaines, une campagne nationale invite les citoyens à déposer leurs textiles, linges de maison et chaussures usagés en point de collecte. Son message est simple : même usés, abîmés ou dépassés, les textiles peuvent encore avoir une seconde vie.
Sur le principe, cette campagne répond à un objectif nécessaire. La filière textile doit être mieux connue. Le geste de tri doit être encouragé. Trop de vêtements finissent encore dans les déchets ménagers alors qu’ils pourraient être réemployés, réparés, recyclés ou valorisés.
Mais en Martinique, cette communication nationale produit aussi un effet inattendu. Depuis sa diffusion, plusieurs habitants nous interrogent : « Qui est Refashion ? » « Faut-il désormais donner à Refashion ? » « Est-ce que Refashion remplace l’ACISE Insertion Environnement ? »
Ces questions ne traduisent pas un rejet. Elles révèlent une confusion.
Une histoire de proximité
Elles rappellent surtout une réalité essentielle : en Martinique, la collecte textile n’est pas née d’une campagne nationale. Elle s’est construite dans le temps, à partir d’une initiative locale, sociale et solidaire, historiquement liée à l’aide aux personnes sans domicile, aux familles en grande précarité et aux publics fragiles.
— Par Gary Klang —
Si je republie cet article aujourd’hui, c’est parce que j’en ai marre d’entendre critiquer Chavez et Maduro; marre d’en entendre dire du mal par des gens qui ne savent pas de quoi ils parlent; marre des menaces de Trump; marre de lire dans les journaux français et américains tant de sottises concernant ce pays. Comme nous avons pu le constater, Michel Butor et moi, les seuls invités de langue française dans le cadre de ce festival de poésie : le président Chavez était aimé de son peuple pour lequel il avait créé, entre autres, des restaurants à bon marché pour les plus démunis. Quel gouvernement français, belge ou américain l’a jamais fait ?
C’est mon ami Enrique Hernandez D’Jesus qui m’invita à ce festival. Je l’avais rencontré au Mexique – autre pays frère – lors d’une rencontre de poésie, où m’avait convié un autre grand ami et poète, Marco Antonio Campos. D’entrée de jeu, j’étais certain qu’Henrique et moi étions liés pour la vie et que je le reverrais un jour. De fait, on s’est revus en juin 2012 à ce festival organisé en son honneur.
—Par Camille Loty Malebranche —
Le Chercheur
Je sais que le poète n’est pas théoricien, mais c’est précisément la sensibilité définitionnelle de la poésie savante que je cherche chez vous. Car là où la grammaire opère la déclinaison des lexèmes dans les langues flexionnelles, la poésie fait la déclinaison conceptuelle et logique des lemmes sentis comme des choses du vécu, des protagonistes du sentiment qui théorisent le sentir par le métalangage de la beauté.
Fort de ce constat personnel, j’aimerais, cher ami poète, vous dont l’esthétique du verbe, trouve les meilleures tournures pour dire le monde, vous entendre en quelques vers sur chacun des deux sujets suivants: la réussite et l’école.
Le Poète
Vous demandez au poète de coltiner des définitions, alors qu’aujourd’hui la mystification par le verbiage vil a officiellement remplacé la poésie devenue collection de vocables décousus pour des minus poétaillons. Votre question, chercheur, est un rappel à l’entendement de l’art envers et contre la pitrerie actuelle où des poétastres grésillent de leur langue poussiéreuse et caquettent en grattant la terre verbale pour n’y trouver que des vers mort-nés à travers l’opération abortive de leur médiocrité qui fait de la poésie un sous-art, plus mineur que la danse des saltimbanques sur échasses, sous leur plume de paille sèche et sans encre.
Naissance à Basse-Pointe d’Aimé Césaire le 26 juin 1923
Aimé Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique) et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France (Martinique), est un écrivain et homme politique français, à la fois poète, dramaturge, essayiste, et biographe.
Fondateur et représentant majeur du mouvement littéraire de la négritude — avec Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas —, anticolonialiste résolu, il mène en parallèle une carrière politique en tant que député de la Martinique et maire de Fort-de-France durant cinquante-six années consécutives, de 1945 à 2001.
Biographie
Les jeunes années
Aimé David Césaire est né le 26 juin 1913 dans l’habitation Eyma. Il faisait partie d’une famille de sept enfants. Son père, Fernand Césaire, était administrateur, gérant d’une habitation à Basse-Pointe, puis après concours nommé au bureau des impôts comme contrôleur des contributions, et sa mère, Éléonore Hermine, était couturière. Son grand-père paternel, Fernand Césaire, après des études à l’école normale supérieure de Saint-Cloud5, fut professeur de lettres au lycée de Saint-Pierre et le premier instituteur noir en Martinique[réf. nécessaire] et sa grand-mère, mamie Nini du Lorrain contrairement à beaucoup de femmes de sa génération, savait lire et écrire, aptitudes qu’elle enseigna très tôt à ses petits-enfants.
26, 28 & 28 juin | Terminal de croisière | Pointe-à-Pitre
— Par Patricia Lollia (*) —
Après le vif succès rencontré par la campagne d’affichage dans les couloirs du métro parisien, la POOL ART FAIR poursuit sa trajectoire. L’évènement pose désormais ses couleurs en Guadeloupe avec la même ambition : promouvoir l’art contemporain pour l’ancrer dans le quotidien.
A Paris, les visuels ont interpellé, surpris, ému. Ils ont ainsi transformé un trajet ordinaire en rencontre artistique. Entre deux correspondances, les voyageurs se sont arrêtés un instant, suspendus dans le flux. Les affiches ont rompu le rythme automatique des trajets. Elles ont créé une brèche.
Certains ont levé les yeux, d’autres ont sorti leur téléphone, d’autres encore ont simplement ralenti le pas. Des silhouettes en équilibre, des titres qui claquent comme des décisions, des oeuvres colorées qui tranchent avec le gris des quais.
L’art n’était plus confiné, il s’imposait dans l’espace public, sans cartel ni médiation.
Les réactions ont été immédiates : étonnement, questionnements, débats sur les quais et sur les réseaux. Des clichés partagés, des messages envoyés, des discussions amorcées entre inconnus.
Ce que dit le Code du travailUn salarié a en principe le droit de se vêtir comme il le souhaite sur son lieu de travail.
Le Code du travail (article L. 1121-1) autorise indirectement l’employeur à imposer à un salarié des contraintes vestimentaires dans certains cas où cela peut être justifié : « Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché ».
Une décision-cadre du Défenseur des droits sensibilise les employeurs sur la question de l’apparence afin qu’ils réinterrogent leurs codes vestimentaires et leurs pratiques dans le respect du droit de la non-discrimination.
Pour le Défenseur des droits, le salarié ne peut être restreint, dans tout ce qui constitue son apparence physique, qu’à la condition que cette restriction soit déterminante pour l’exercice de son activité professionnelle : « les codes vestimentaires doivent être justifiés par la nature des postes concernés et légitimes et proportionnés au but recherché. Ils peuvent s’appuyer sur des mesures d’hygiène et de sécurité ou peuvent répondre, dans certaines limites, à des considérations d’image ou d’identification ».
— Par Camille Loty Malebranche —
Le mesquin est un miséreux dans l’être, qui bloque et entrave l’effort d’autrui à l’élévation. La mesquinerie est le recours à l’ostracisme et au freinage crapuleux de toute sortes contre autrui par le mesquin trop fragile dans son statut et trop inconfortable dans ses privilèges pour laisser l’autrui de valeur atteindre son potentiel. Creuser maladivement des abîmes imaginaires et dresser des murs fictifs de haine, pour empêcher le succès des autres dont il se sent inférieur, voilà du mesquin, l’existentielle démarche qu’il pratique avec sinistre ferveur, comme une religion pathologique, comme un culte maléfique et pathogène.
La société bourgeoise de consommation, parce qu’elle excite des inepties de classes, avec son entêtement de performance et de compétitions forcenées le plus souvent injustes voire déloyales, est un terreau de tératogénie mentale et de contamination caractérielle, où prolifèrent des mesquins comme du champignon vénéneux dans un terrain toxique.
Parmi les tares de civilisation, la mesquinerie est sans doute la pire pierre où achoppent les rapports humains, les relations interclasses ou interpersonnelles par les aspérités artificielles des haines latentes et irrationnelles et des discriminations les plus bâtées.
Deux crèches de Rémire-Montjoly visées par des plaintes pour maltraitance
De la Martinique à la mode parisienne : Morgane Combes Defontis dessine son avenir
Un centre de médecine nucléaire en Guyane : le projet de Séverine Colombine pour son retour au péyi
Non-lieu dans le scandale du chlordécone : associations, avocats et élus toujours déterminés à poursuivre le combat
Vendredi 26 à 14h | Dimanche 28 à 19h | Madiana
Par Pierre Salvadori, Benoît Graffin
Avec Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche
12 mai 2026 en salle | 2h 02min | Comédie, Romance
Synopsis
Tout public
Paris, 1928. Antoine Balestro, jeune peintre en vogue, n’arrive plus à travailler depuis la mort de son épouse et désespère Armand, son galeriste. Un soir d’ivresse, Antoine tente d’entrer en contact avec sa femme par l’intermédiaire d’une voyante. Sans le savoir, il parle en réalité avec Suzanne, une modeste foraine qui s’est glissée dans la roulotte pour y voler de la nourriture. Suzanne se révèle douée pour l’imposture et, rapidement secondée par Armand, elle enchaîne les fausses séances. Peu à peu, Antoine retrouve l’inspiration, mais pour Suzanne les choses se compliquent alors qu’elle tombe doucement amoureuse de l’homme qu’elle manipule…
La presse en parle :
Culturopoing.com par Michaël Delavaud
Comédie (très) mélancolique ou tragédie amusante, chacun tranchera, donc. Mais « La Vénus électrique », petit chef-d’oeuvre à la fois limpide et profond, ne jouant jamais avec facilité sur les cordes sensibles de son spectateur, émeut tout autant pour ce qu’il raconte que pour son cinéaste qui, creusant son sillon depuis maintenant plus de trente ans, ne s’est jamais fourvoyé.
Ayiti (1998-2025) : Omwen 19 memwa lisans ak yon tèz doktora ekri ak soutni an
Kreyòl ayisyen – Kisa n ka aprann nan eksperyans sa yo ?
— Par Robert Berrouët-Oriol —
Article paru en Haïti le 22 février 2026 sur AlterPresse.
Yo voye atik sa a pou AlterPresse 20 fevriye 2026
Ekritè : Kenny Thelusma ak Endara Elmano JOSEPH
Rezime
Atik sa a analize chwa lang nan pwodiksyon syantifik an Ayiti, sou baz entèvyou ak chèchè tankou doktè Ary Régis ak doktè Renauld Govain. Pwoblèm santral la se dominasyon franse nan sistèm inivèsitè a, malgre kreyòl la se lang majorite pèp la pale. Travay rechèch sila poze yon kesyon santral : kisa ki pouse etidyan ak pwofesè pwodui oswa akonpaye travay syantifik an kreyòl nan yon espas kote privilèj estriktirèl bay preferans defakto ak lang franse a ? Atik la montre motivasyon sa yo mare ak istwa pèsonèl, angajman sosyal ak vizyon pou yon inivèsite ki pi enklizif. Li mete anfaz sou tansyon ant lejitimite akademik ak responsablite sosyal aktè k ap reflechi e pwodui nan espas desizyon yo.
Début de la bataille de Little Bighorn, remportée par les Amérindiens, le 25 juin 1875
La bataille de Little Bighorn, surnommée aux États-Unis Custer’s Last Stand (« l’ultime résistance de Custer »), et en sioux la bataille de la Greasy Grass, est une bataille qui opposa les 647 hommes du 7e régiment de cavalerie de l’armée américaine du lieutenant-colonel George A. Custer à une coalition de Cheyennes et de Sioux constituée à l’initiative de Sitting Bull.
Elle s’est déroulée les 25 et 26 juin 1876, à proximité de la rivière Little Bighorn (« petit mouflon », un affluent du Bighorn), dans l’est du Territoire du Montana, près de ce qui est aujourd’hui Crow Agency dans l’État du Montana.
C’est l’épisode le plus célèbre de la guerre des Black Hills (aussi connue sous le nom de grande guerre sioux de 1876) qui se solda par une victoire écrasante des Amérindiens menés par les chefs sioux Crazy Horse et Gall et par le chef cheyenne Lame White Man. Custer et 267 de ses hommes périrent dans cette bataille, l’une des plus notoires de l’histoire des États-Unis.
— par Selim Lander — Personnage multiforme, universitaire, spécialiste des Amériques anglophones, auteur de plusieurs ouvrages sur les mouvements qui se font jour aux marges de la société, Steve Gadet appartient sous son autre nom, Fola, au monde du spectacle comme musicien et rappeur. Le voici désormais acteur avec cette interprétation d’un récit signé Ernest Pépin, guadeloupéen comme lui et comme le héros de leur histoire, un tanbouyé qui a réellement existé, Marcel Lollia surnommé « Vélo » ou, chez Pépin, « l’ange ».
Les lecteurs de Madinin’art ont déjà eu la primeur d’un article (signé Sarha Fauré) qui apporte déjà beaucoup quant aux intentions de la pièce, de l’auteur du livre, de l’interprète qui a choisi de le porter à la scène : « Ernest Pépin érige Vélo en symbole de résistance, de création et de liberté ». C’est en effet ce que dit le texte… mais il ne dit pas que cela. Car « l’ange » est présenté tout autant comme un héros négatif, un ivrogne, « un sac de rhum », souvent famélique, parfois maladif, la figure même du raté.
25, 26 et 27 juin à 19h30, au Théâtre du Lycée Schoelcher à Fort-de-France
L’Autre Bord Compagnie présente les, la onzième création de son atelier amateur : War & Breakfast, d’après l’œuvre du dramaturge britannique Mark Ravenhill.
Figure majeure du théâtre contemporain anglais, Mark Ravenhill est reconnu pour son écriture incisive et sa capacité à décrypter les mécanismes de nos sociétés. Avec War & Breakfast, il interroge la manière dont la guerre, la peur et les discours idéologiques s’immiscent dans les gestes les plus ordinaires de la vie quotidienne.
À travers trois courtes pièces – Grand-Peur et Misère, Les Troyennes et Guerre et Paix – les comédiens explorent un univers où l’intime se trouve progressivement envahi par les tensions du monde. Quand la guerre s’infiltre dans la vie d’un couple, jusque dans les cauchemars de leur enfant, la peur transforme peu à peu le regard porté sur les autres. Derrière les apparences rassurantes d’une société convaincue d’incarner le bien, se dessine alors une réflexion sur les mécanismes de l’exclusion, de la violence et de la désignation de l’ennemi.
La Guadeloupe et la Martinique face au risque d’un véritable ravage sur l’emploi en raison du décrochage numérique et économique ?
— Par Jean-Marie Nol —
L’intelligence artificielle n’est plus une simple perspective technologique réservée aux grandes entreprises mondiales ou aux laboratoires de recherche. Elle est désormais en train de pénétrer progressivement les secteurs qui structurent le quotidien économique et administratif des sociétés modernes : la banque, les services publics, les collectivités territoriales et l’ensemble du secteur tertiaire. Les inquiétudes concernant le remplacement des travailleurs humains par l’intelligence artificielle se sont intensifiées au cours de l’année écoulée, à mesure que les entreprises réduisent leurs effectifs, que les modèles d’IA deviennent plus performants pour les tâches de bureau et que les entreprises intègrent plus profondément l’IA dans leurs opérations. « De nombreuses banques ont fait état de gains d’efficacité de l’ordre de 30 % grâce à l’IA et à la poursuite de la numérisation », écrit la direction de Morgan Stanley.
Les banques sont à l’avant-poste de l’adoption de l’intelligence artificielle et tentent d’automatiser une partie de leurs activités pour essayer de profiter des économies promises par les avancées technologiques.Dans
— Par Alex Lollia, Professeur de philosophie à la retraite
Pour Emma
La Pool Art Fair fait son grand retour pour une 17ême édition qui s’annonce d’ores et déjà majeure. Du 25 au 28 Juin 2026, le Terminal de croisière de Pointe-à-Pitre se transforme en carrefour international de la création contemporaine.
Cette année encore, le salon réunira plus d’une centaine d’exposants : artistes, galeries, collectifs et acteurs de la scène artistique caribéenne et internationale. Un véritable festival de la création où les formes se réinventent et les couleurs explorent des territoires inédits.
Cette édition sera marquée par la présence de Barthélémy Toguo, artiste camerounais de renommée mondiale. Poète des matières, il apportera à la Pool Art Fair, la puissance de son regard et l’universalité de son oeuvre.
Il s’agit de réaffirmer la vocation du salon : faire dialoguer les scènes, les cultures et les imaginaires.
Dans ce dialogue, Patricia Lollia a choisi de présenter un ensemble d’ œuvres centrées sur les figures et les postures d’enfants : corps en mouvements, visages ouverts, gestes suspendus.
En créole guadeloupéen, enfant se dit « Timoun ».
Publication de la Vie de Jésus de Renan, succès européen et scandale en France, le 24 juin 1863.
La Vie de Jésus est un essai d’Ernest Renan, publié en 1863. C’est le premier volume d’un projet plus vaste, l’Histoire des origines du christianisme (huit volumes publiés entre 1863 et 1883). Ce best-seller européen fait scandale notamment en France car le philologue et historien présente Jésus comme une haute personnalité morale, rejetant sa divinité et toute intervention du surnaturel.
Historique
Cet essai résulte de notes de lectures et d’ébauches consignées au jour le jour dans des carnets de Renan, prises lors de l’expédition française en Syrie et au Liban à laquelle il participe en 1860-1861. C’est en effet lors de cette mission archéologique que mûrit dans son esprit le projet de cette biographie en parcourant la Judée et la Galilée au printemps 1861. La confrontation des évangiles canoniques à la réalité historique le conduit à cette époque à procéder à un dépouillement de ces textes sacrés. Renan revient ainsi d’Orient en octobre 1861 avec le brouillon de la Vie de Jésus mais s’impose de ne pas le publier afin de ne pas se fermer les portes du Collège de France, comme le lui conseillent ses amis, notamment le théologien protestant Albert Réville ou le savant Marcelin Berthelot.
Mercredi 24 à 19h | Jeudi 25 | 14h | Madiana
Par Naomi Kawase
Avec Vicky Krieps, Kan’ichirô, Ojiro Nakamura
17 juin 2026 en salle | 1h 52min | Drame
Synopsis
Tout public avec avertissement
Corry est française et vit au Japon. Elle partage sa vie avec Jin et s’occupe d’enfants en attente de greffe cardiaque à l’hôpital de Kobé. Alors que la culture Japonaise a du mal à accepter le don d’organe, Corry se bat au quotidien pour faire évoluer les mentalités et trouver plus de donneurs. Quand Jin disparait un jour sans laisser de trace, elle tente de le retrouver, mais doit aussi mener une course contre la montre pour que la greffe de son jeune patient aboutisse…
La presse en parle !
Marie Claire par Emily Barnett
Dans ce puissant mélodrame (à prendre au sens plein et fort), le cœur organique rejoint le cœur métaphorique, tous deux battant à l’unisson d’une mise en scène où se mêlent nature et spiritualité, précision scientifique (la dernière scène d’opération à cœur ouvert) et lyrisme des sentiments.
CinemaTeaser par Aurélien Allin
L’Illusion de Yakushima convainc sans réserve, dans ce qui est peut-être ce que la cinéaste a fait de mieux depuis La Forêt de Mogari.
Fort-de-France : Isis Labeau-Caberia invitée de la conférence de clôture
L’association D’Antilles et D’Ailleurs clôturera le mercredi 24 juin 2026 son cycle de conférences « Mémoires blessées, voix libérées » avec une rencontre exceptionnelle consacrée à l’écrivaine, chercheuse indépendante et artiste martiniquaise Isis Labeau-Caberia. L’événement se tiendra au Bayou, à Fort-de-France, à partir de 17h30.
Soutenu par la Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité (DRDFE) de Martinique, ce cycle de conférences a permis, depuis plusieurs mois, d’aborder les violences faites aux femmes, les mécanismes de domination et les enjeux d’égalité à travers des interventions d’acteurs engagés du territoire.
Pour cette dernière rencontre, le public est invité à découvrir l’univers de « Chères ancêtres : Contre-histoire des résistances féminines et anticolonialistes », ouvrage publié aux Éditions Grasset. Dans ce livre, Isis Labeau-Caberia entreprend un voyage au cœur de son histoire familiale et collective afin d’interroger les héritages de l’esclavage, de la colonisation et des silences transmis de génération en génération.
Vendredi 26 à 18h | Dimanche 28 à 11h| Madiana
Par Asghar Farhadi, Saeed Farhadi
Avec Isabelle Huppert, Virginie Efira, Pierre Niney | 14 mai 2026 en salle | 2h 19min | Drame
Synopsis
Tout public
En quête d’inspiration pour son nouveau roman, Sylvie espionne ses voisins d’en face. Quand elle engage le jeune Adam pour l’aider dans son quotidien, elle ignore que celui-ci va bouleverser sa vie et son travail, jusqu’à ce que la fiction qu’elle avait imaginée dépasse leur réalité à tous.
La presse en parle :
Bande à part par Isabelle Danel
Si l’art imite la vie, est-ce que la vie imite l’art ? Sur cette question passionnante, le réalisateur Asghar Farhadi tisse un film vertigineux et foisonnant. Avec un casting d’enfer.
Les Echos par Adrien Gombeaud
Un film virtuose à la fois sombre et ludique, porté par un casting de luxe.
CinemaTeaser par Renan Cros
[…] il y a une une jubilation à voir un cinéaste, d’ordinaire si premier degré lorsqu’il s’agit de jouer avec les codes de son cinéma, disséquer l’art de raconter tout en racontant […].
»Liberté, démocratie, vérité, lumière – le combat n’en finit jamais. Il y a toujours des ennemis. Nous devons nous battre. »
Quand la guerre s’infiltre dans l’intimité d’un couple, et jusque dans les cauchemars de leur enfant, la peur s’installe sournoisement et contamine patiemment leur perception du monde et des autres. Réfugiée derrière leurs grilles protectrices, la société des “gens bien”, sûre d’elle-même, peut alors partir en croisade et terrasser le Mal, les démons, les méchants.
Un spectacle où l’on s’éloigne progressivement de l’ordinaire pour glisser vers le burlesque, comme pour tenir à distance ce qui nous effraie et nous accable, et mettre en lumière l’absurdité de la guerre.
Le projet s’appuie sur le texte original de Mark Ravenhill, composé de plusieurs courtes pièces. Le groupe a travaillé cette année sur trois d’entre elles : Grand-Peur et Misère, Les Troyennes et Guerre et Paix.
Mark Ravenhill (né en 1966) est l’une des figures majeures du théâtre britannique contemporain. Révélé dans les années 1990 avec Shopping and Fucking, il devient rapidement l’un des auteurs emblématiques du mouvement « In Yer Face Theatre », aux côtés de Sarah Kane ou Jez Butterworth, un courant qui bouscule les codes du réalisme et met en scène la violence sociale, l’intimité, le politique et les contradictions de nos sociétés occidentales.
Naissance, aux Trois-Îlets, de Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie le 23 juin 1763
Marie Josèphe Rose Tascher de La Pagerie, dite Joséphine de Beauharnais, née le 23 juin 1763 aux Trois-Îlets en Martinique et morte le 29 mai 1814 au château de Malmaison à Rueil-Malmaison, est la première épouse de l’empereur Napoléon Ier de 1796 à 1809. À ce titre, elle est impératrice des Français de 1804 à 1809 et reine d’Italie de 1805 à 1809.
Joséphine est née dans une grande propriété de la Martinique d’une famille de Békés. Elle arrive en métropole après son mariage avec Alexandre de Beauharnais, figure de la Révolution française exécuté durant la Terreur ; durant cette période, Joséphine est emprisonnée plusieurs mois. Fréquentant les salons parisiens, elle rencontre le général Bonaparte avec qui elle se remarie. Ce second mariage lui permet de devenir impératrice, mais elle se heurte à l’hostilité de sa belle-famille et à son incapacité à donner un héritier. Napoléon divorce d’elle, et elle se retire dans son domaine de Malmaison. Malgré son mariage stérile avec Napoléon, Joséphine a une importante postérité grâce aux enfants de son premier lit.
— Par Sabrina Solar —
Le changement climatique n’est plus une menace lointaine ou un scénario pour les décennies à venir. Ses effets sont déjà visibles et transforment le quotidien de millions d’enfants à travers le monde. Dans son rapport publié le 16 juin 2026, l’UNICEF dresse un constat particulièrement alarmant : près d’un enfant sur deux dans le monde, soit environ 1,1 milliard d’enfants, est aujourd’hui exposé à au moins trois risques climatiques simultanés. Une réalité qui menace directement leur santé, leur accès à l’éducation, leurs conditions de vie et, dans certains cas, leur survie.
L’étude s’appuie sur une cartographie précise de huit menaces climatiques majeures : les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur, les incendies, les inondations fluviales et côtières, les tempêtes tropicales ainsi que les tempêtes de sable et de poussière. Parmi les phénomènes les plus fréquents figurent les sécheresses combinées aux fortes chaleurs et aux vagues de chaleur, une triple menace qui concerne déjà près de 296 millions d’enfants dans le monde.
Au-delà des chiffres, le rapport montre surtout que les conséquences de ces événements dépassent largement les seuls dégâts environnementaux.
Pourquoi derrière le succès de la ZI de Jarry, la ville de pointe à Pitre est -elle en échec économique et sécuritaire ?
— Par Jean-Marie Nol —
Le cœur de Pointe-à-Pitre se désagrège depuis le départ des entreprises et commerces vers la zone industrielle et commerciale de Jarry, de Dothemare et également vers les centres commerciaux, et par voie de conséquence une frange de la jeunesse de la Guadeloupe est désormais prise au piège de la pauvreté et de la violence . C’est là un effet dû au temps long. Je veux dire par là que cela relève de la responsabilité de la rénovation urbaine ratée pour partie avec une erreur de jugement des municipalités successives qui a contribué à un urbanisme par trop social. La récente escalade de violence entre adolescents dans le département a une fois de plus mis en lumière une réalité préoccupante : la jeunesse de Pointe-à-Pitre et des environs est confrontée à une violence endémique et à des défis d’ordre économiques majeurs, accentués par la pauvreté croissante et le manque de perspectives d’avenir. Et c’est dans ce contexte, que les guadeloupéens devraient enfin finir par comprendre qu’aucun développement harmonieux et durable de la Guadeloupe n’interviendra sans prise de conscience sur l’importance des mécanismes économiques.
— Par Daniel M. Berté —
Nonm dou…
Man sé an nonm dou…
An nonm dou dou pasé siro sik sosé dan miel
An nonm doué di don dibikité di et isiya ek o siel
An nonm dousin ka balansé an balansin-sisin lé fiy
An nonm doulè ka di tout ladétres ki ka danmé lavi’y
Man sé an nonm dou…
An nonm douvan ka vansé kanktékant épi jimo’y dèyè
An nonm doutan otan ki Sen Toma ki lé wè pou pé kwè
An nonm doub ka boudé kon doub-sis dan an jé domino
An nonm dous ka sèvi lé kalin lé kares lé bel mo
Man sé an nonm dou…
An nonm doudou chéri-kòkot-lanmou-pendou-sikré
An nonm douzièm kon yon parmi lé zapot biennémé
An nonm doum ki anmen pran létjet lariviè an kanpan’y
An nonm doublaj ki ka pran douvan avan ki douvan pran’y
— Par Camille Loty Malebranche —
La volonté, le choix, la responsabilité sont la trilogie de la liberté vraiment souveraine. L’on comprend alors que la liberté, elle-même, est un apprentissage, un exercice mental pour être prêt aux exigences de la souveraineté de conscience. Nous préférons éluder le raccourci argumentatif qui dit que « l’homme est né libre » pour préciser que l’homme est né avec la faculté d’être libre. La liberté est faculté plutôt qu’effectivité à notre naissance car nous naissons avec tous les manques dont le plus opposé à la liberté effective, est l’ignorance.
Fors tous les conditionnements de l’institution sociale qui nous prend en charge dès que les mains de l’obstétrique nous remettent à celles de nos parents, la famille qui nous accapare, nous organise et nous façonne – famille elle-même toute structurée par et pour la société – nous sommes nous-mêmes porteurs de toutes sortes de pulsions agressives et serviles qui nous empêchent d’être libres.
La liberté ne se peut que comme apprentissage et désapprentissage.
La faculté, toute faculté, pour devenir qualité et richesse, doit être mise à contribution par la gérance judicieuse de l’homme.
Mardi 23 juin à 19h | Terres d’Art | Domaine de Tivoli FdF
— Par Sarha Fauré —
Avec Le Tanbouyé des sans-voix, Fola Gadet propose une adaptation scénique ambitieuse et sensible du roman éponyme d’Ernest Pépin, paru en 2024 chez Caraïbéditions. Présenté au Domaine de Tivoli à Fort-de-France, le spectacle s’inscrit dans une démarche artistique qui fait dialoguer littérature, théâtre, danse et musique afin de donner corps à l’une des figures les plus emblématiques de la culture populaire guadeloupéenne : Marcel Lollia, surnommé Vélo.
Le roman d’Ernest Pépin constitue déjà en lui-même une œuvre singulière. L’auteur ne cherche pas à écrire une biographie traditionnelle du célèbre tanbouyé. Il préfère emprunter une voie plus poétique et plus profonde : celle d’une parole réinventée de l’intérieur. En se glissant dans la conscience de Vélo, il compose une sorte d’autobiographie imaginaire qui restitue non seulement le parcours d’un homme exceptionnel, mais aussi l’âme d’un peuple. Chaque page vibre au rythme du tambour ka ; chaque phrase semble porter l’écho d’un battement, d’une respiration ou d’un chant venu des profondeurs de l’histoire caribéenne.
Les journées de Juin sont une révolte d’ouvriers parisiens du 22 au 26 juin 1848 pour protester contre la fermeture des ateliers nationaux.
Situation sociale et politique
La crise économique et sociale, qui avait causé le fort mécontentement populaire ayant débouché sur la révolution de février 1848, persiste. L’incertitude quant à l’orientation plus ou moins sociale de la république proclamée solennellement le 4 mai, incite les détenteurs de capitaux à retirer leurs fonds des banques qui manquent alors de liquidités pour consentir des prêts et soutenir l’escompte. Le nombre de chômeurs augmente. Il y a près de 115 000 personnes inscrites dans les ateliers nationaux parisiens le 18 mai. Cela entraîne une dépense de près de 200 000 francs par jour. Grâce à la propagande de Falloux (faux rapports de la commission du travail de l’Assemblée constituante) et des partisans de l’ordre, les rentiers et les bourgeois s’exaspèrent de devoir entretenir un nombre croissant de chômeurs.
— Par Lionel Pabion (*) —
Derrière les exploits sportifs, la Coupe du monde 2026 pourrait devenir l’édition la plus émettrice de CO₂ de l’histoire du football. – © MDSAIFUR / adobe.stock.com
Alors que la Coupe du monde 2026 se déroule sur un continent entier, son empreinte carbone pourrait battre tous les records. Derrière le spectacle planétaire, le modèle du football international interroge de plus en plus sa compatibilité avec les limites environnementales.
La Coupe du monde de football est un événement sportif mondial qui n’a guère d’équivalents. La compétition est progressivement devenue un enjeu économique et médiatique gigantesque. En 2022, la finale a été suivie par près d’un milliard et demi de spectateurs. Le sport est ainsi un outil de soft power très convoité. La remise par le président de la FIFA d’un “prix de la paix” à Donald Trump en décembre 2025 en est un exemple éloquent. Ces instrumentalisations politiques sont souvent dénoncées, et la question d’un éventuel boycott de la compétition revient régulièrement.
En revanche, la question écologique est souvent moins mise en avant que les enjeux politiques et sociaux.
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Fête de la Musique
Ce soir, faites-en tous :
je veux des décibels
car la musique est belle !
Elle est comme des mots d’émotion
dont avec le cœur tous
comprennent la signification
car elle n’est pas intellectuelle…
C’est un langage universel,
échec à la tour de Babel !
Quand la musique est belle,
qu’elle déploie ses ailes
au vent des instruments,
unissant mâles et femelles
en un même mouvement :
cette danse rituelle,
cette transe d’amour
qui mouille les aisselles
jusqu’à l’orée du jour,
on oublie nos querelles…
Alors je vous en prie,
sous la voûte du ciel,
amis, faites du bruit
jusqu’au bout de la nuit !
— Par Camille Loty Malebranche —
Il est deux essentialismes: l’ontologique et l’idéologique.
La voie la plus sûre du pouvoir des asservisseurs et des tyrans est de s’essentialiser afin de se placer hors de portée de la rationalité selon le principe d’une onction de supériorité par essence de leur catégorie. Ainsi, ils interdisent l’intellection des mécanismes structurels de leurs privilèges indécents par leurs asservis qu’ils mystifient. Car l’homme ne domine ni ne réifie l’homme, que par la violence et l’essentialisation des contingences existentielles.
L’essentialisme ontologique, cette désignation philosophique de l’essence des êtres, est inviolable. Malgré toutes les logomachies ayant lieu sur le concept d’essence qui détermine la nature de chaque catégorie d’êtres en ce que ceux-ci ont d’immuable comme présence au monde et comme identité en tant qu’êtres, nul ennemi de l’essentialisme n’a pu démontrer objectivement que les êtres sont sans nature. Et l’étude approfondie scientifique ou philosophique du monde est précisément l’interrogation des essences qui différencient par les natures qu’elles déterminent, les catégories, les espèces; et également l’interrogation des différents règnes connus et étudiés.
En ce qui concerne l’être humain, hormis l’essence ontologique qui relève de la nature humaine et se dévoile par l’interrogation épistémique des dimensions biologique et métaphysique de l’être humain, il est parfois une essence artificielle et sociale, particulièrement pernicieuse et mensongère, relevant de l’idéologie, c’est l’essentialisme idéologique.
— Jean-Bernard Bayard —
Rencontre
Dans le monde immatériel de l’univers, quatre hommes se rencontrèrent pour discuter de la déchéance de la race humaine. Ces hommes représentaient trois continents: Asie du Sud, Afrique, Amérique du Sud, et les Antilles. Ils étaient Mahatma Gandhi de l’Indes, Nelson Mandela de l’Afrique du Sud, Che Guevara de l’Argentine, et Fidel Castro de Cuba. Ils voulaient savoir les causes de la déchéance, et comment y remédier. Gandhi, après avoir reçu et remercié les trois autres, les invita à s’asseoir autour d’une table ronde. Après un moment d’échange amical, le plus jeune posa la première question thématique. « Messieurs, je suis le plus jeune, et je fus assassiné très jeune pour avoir défendu l’humanité de notre espèce. » Gandhi le regarda avec un petit sourire empreint de compassion. « Oui nous nous sommes engagés pour la promotion de l’humanité et nous fumes assassinés toi à 39 ans, moi à 79 ans. » Castro, ne pouvant s’empêcher un peu d’humour, s’exclama: « Ils ont essayé 638 fois de m’assassiner, mais me trouvèrent invincible, je fus assassiné par la vieillesse!
Marie-Josèphe-Angélique, accusée d’avoir provoqué l’incendie de la ville, est exécutée à Montréal le 21 juin 1734
Marie-Josèphe-Angélique (ou Marie-Josèphe dite Angélique) est une esclave noire, née vers 1710 au Portugal. Elle est accusée d’avoir provoqué l’incendie de Montréal et est exécutée en place publique le 21 juin 1734.
Le marchand Alexis Lemoine, dit Monière, est le « parrain » de Marie-Josèphe-Angélique lors de son baptême, qui a lieu le 28 juin 17301,2. En janvier 1731, elle a un fils avec César, un autre esclave appartenant à un marchand, puis donne naissance à des jumeaux en mai 1732. Sa maîtresse est Thérèse de Coignes de Francheville, veuve de François Poulin de Francheville, mort en 1733, et belle-sœur d’Alexis Lemoine. Lors de son procès, elle déclare avoir d’abord été achetée, du Portugal, par « Niclus Blek », probablement Nicolas Bleeker, un marchand de l’État de New York, important joueur dans la traite d’esclaves lucrative de l’époque. C’est lui qui l’aurait ensuite vendue aux Francheville4.
En avril 1734, croyant que sa maîtresse pense à la vendre, Marie-Josèphe-Angélique décide de rejoindre la Nouvelle-Angleterre en compagnie d’un blanc, Claude Thibault, dont elle est amoureuse.
— Par Roland Rosillette, acteur et militant de l’IAE —
Dans une Martinique confrontée à la pauvreté, au chômage des jeunes, à la sous-qualification et aux ruptures de parcours, l’insertion par l’activité économique, l’IAE, n’est pas la seule réponse, mais elle est l’une des solutions concrètes pour remettre des femmes et des hommes en mouvement. Elle offre un sas de préparation vers l’emploi pour retrouver confiance, développer ses compétences et se projeter vers l’avenir à celles et ceux qui traversent des difficultés, mais qui portent encore en eux la motivation, l’envie de réussir et le besoin d’un accompagnement adapté.
Ce parcours n’est ni une faveur, ni une occupation : c’est une étape exigeante pour reprendre confiance, apprendre, produire utile, révéler des compétences et contribuer au développement du territoire.
Sortir des préjugés
En Martinique, parler d’insertion par l’activité économique, ce n’est pas parler d’un dispositif administratif de plus. C’est parler de nos compatriotes : des jeunes en recherche de repères, des bénéficiaires du RSA, des seniors éloignés de l’emploi, des personnes en situation de handicap, des demandeurs d’emploi de longue durée, des parents isolés, des personnes placées sous-main de justice ou encore des personnes peu ou pas qualifiées.
— Par Sarha Fauré —
Figure incontournable du paysage théâtral martiniquais, José Exélis consacre sa vie à la scène depuis plus de quarante ans. Comédien dès 1984 au sein du Théâtre de la Soif Nouvelle, il se forme auprès d’Annick Justin-Joseph avant de s’imposer comme auteur, metteur en scène et dramaturge.
Créateur de plusieurs pièces, dont Overdose (1988) et Soledad (1989), il développe au fil des années une écriture scénique singulière où se croisent texte, musique, danse et mouvement. Son approche, qu’il qualifie de « tout corps en jeu », donne naissance à un théâtre hybride, profondément ancré dans les réalités caribéennes, oscillant constamment entre le réel et l’imaginaire, entre la gravité et la légèreté.
En 2002, il fonde la compagnie Les Enfants de la Mer, du nom de l’une de ses créations emblématiques. Depuis, il a participé à une trentaine de productions, écrit plusieurs pièces et mis en scène une vingtaine de spectacles issus principalement du répertoire caribéen.
À travers cette nouvelle manifestation théâtrale, le Théâtre du 6e Continent défend une vision ouverte et inclusive de la création artistique.
— Par Gary Klang —
Découvrez les nouveautés du mois, notamment les textes lauréats du concours Vivons Les Mots ! et les pièces jouées au festival d’Avignon.
📚🏆 Les lauréats du concours » Vivons les mots! 2026
✍️ Jérémie Kalil
Dans le salon d’une famille ordinaire de banlieue parisienne, la fête des Mères devrait être un moment de joie, entre rituels familiers et tendres attentions.
Mais cette année, tout bascule. Une parole de trop, une humiliation de plus, l’adolescente de la maison explose et mange les fleurs qu’elle vient d’offrir à sa mère. Ce geste, aussi brutal qu’inattendu, fait voler en éclats l’équilibre fr[…]
📖 EAN : 9782336622279
📅 11/06/2026
📏 135 x 215 mm
📚 Collection : En scène
📄 72 pages
💶 11.00 €
— Les Contrechroniques d’Yves-Léopold Monthieux —
En dépit de consultations populaires, le débat institutionnel n’a pas eu lieu. Les consultations ont été des leurres présentés comme des référendums. Les vraies questions n’ont jamais été posées alors que les réponses aux fausses questions sont réputées s’y rapporter.
Le bal des leurres et le « chatt’ en sac » éternel
Depuis des décennies, le débat institutionnel en Martinique est marqué par une « escroquerie intellectuelle » où les consultations populaires font office de paravents. Les scrutins de 2003 et 2010 n’ont jamais été les référendums de clarté attendus (Département, Autonomie ou Indépendance), mais des montages juridiques qualifiés de « chatt’ en sac » par le meilleur juriste des autonomistes, Camille Darsières. En posant des questions délibérément obscures sur des articles de la Constitution (73 ou 74) plutôt que sur le destin du pays, l’État et les élus ont sciemment évité d’entendre la voix légale d’un peuple qu’ils craignent d’affronter dans un vrai débat. Les réponses à ces fausses questions ont été interprétées pour satisfaire des élites qui gèrent l’assimilation tout en feignant de la combattre.
— Par Robert Berrouët-Oriol(*) —
La jurilinguistique est un domaine interdisciplinaire qui étudie les rapports entre le langage et le Droit, notamment la rédaction, l’interprétation et la traduction des textes juridiques. Elle vise à assurer la précision, la cohérence et l’équivalence normative dans les contextes bilingues ou multilingues. Elle mobilise des outils de linguistique, de terminologie et d’analyse du discours pour améliorer la qualité du Droit. Elle contribue à la clarté législative et à la sécurité juridique. (Jean‑Claude Gémar, Dictionnaire de la jurilinguistique, Presses de l’Université Laval, 2017.)
La forfaiture constitutionnelle désigne la violation grave, volontaire et consciente de la Constitution par un organe ou un titulaire de pouvoir public, portant atteinte à l’ordre constitutionnel et à l’exercice légitime des fonctions de l’État. (Claude Moïse, « Le constitutionnalisme haïtien : une fiction politique persistante », Le National, 27 janvier 2009.)
ÉCLAIRAGE LIMINAIRE
Le bactériologiste Alexandre Yersin découvre le bacille de la peste le 20 juin 1894
Alexandre Yersin, né le 22 septembre 1863 à Aubonne (canton de Vaud, en Suisse) et mort le 28 février 1943 à Nha Trang (protectorat d’Annam, actuel Viêt Nam), est un médecin, bactériologiste et explorateur franco-suisse. On doit surtout à Yersin la découverte en 1894 du bacille de la peste (Yersinia pestis) et la préparation du premier sérum anti-pesteux, ainsi que l’étude de la toxine diphtérique.
En 1888, à 25 ans, Alexandre Yersin devient médecin à Paris avec sa thèse : Études sur le développement du tubercule expérimental, dont le bacille responsable portera le nom de type Yersin. En 1889, il prend la nationalité française. Disciple de Pasteur, Yersin appliquait une rigoureuse démarche scientifique, « la méthode pasteurienne ». En 1890, lassé des laboratoires, il devient médecin des Messageries maritimes et découvre ainsi l’Indochine française qu’il obtient la permission d’explorer et où il crée la ville de Dalat avec l’aide du gouverneur Paul Doumer. En 1899, Yersin introduit l’hévéa dans la région de Nha Trang. Il est fondateur de l’École de médecine de Hanoi en 1902 (devenue depuis université de médecine de Hanoï) dont il est le premier directeur.
🎶🎉 Fête de la musique 2026 en Martinique 🎉🎶
Découvrez les rendez-vous incontournables de ce week-end musical à travers la Martinique ! 🎤🥁🎸💃
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🕔 17h00
📍 Place André-Aliker (Place de l’Église)
Animée par l’association El Profesor.
🕖 19h00
Des artistes âgés de 16 à 25 ans à découvrir.
🕗 20h00
Avec notamment :
🎤 Maud Massé 🎤 Odile Pidéry 🎤 Marius Modeste 🎤 Patrick Adèle-Amélie 🎤 Jimmy Tanic 🎤 Emmanuel Granier
🎸 Accompagnés de nombreux musiciens martiniquais.
🎟️ Gratuit
📅 Samedi 20 juin 🕙 10h00 📍 Salle Lumina Sophie – Rivière-Pilote🎭✨
✍️ Texte : Sonia Jean-Baptiste-Édouard
🎬 Mise en scène : José Exélis
🎵 Univers musical : Jeff Baillard
🌟 Une création théâtrale sur la quête des origines, les secrets de famille et la construction de soi.
🔎 L’HISTOIRE
Aurélie est une jeune femme de 18 ans qui mène une existence paisible, entourée de sa famille et de ses certitudes. Mais parfois, une rencontre peut faire vaciller toute une vie…
🌙 Lors d’une soirée, elle croise le chemin d’un homme plus âgé. Entre eux naît une étrange sensation, une impression de familiarité impossible à expliquer. Troublée, Aurélie cherche à comprendre ce qu’elle ressent.
🤫 Pourtant, le véritable bouleversement ne vient pas de cette rencontre inattendue. Il surgit du passé, à travers les mots de sa marraine, gardienne silencieuse d’une vérité longtemps enfouie.
💔 Après des années de silence, celle-ci décide enfin de révéler ce que sa mère lui a toujours caché : l’identité de son père.
À cet instant, tout bascule.
🧩 Les souvenirs prennent une autre couleur.
🕰️ Les non-dits trouvent enfin un sens.
L’abolition de l’esclavage est annoncée au Texas le 19 juin 1865. Ce jour est commémoré sous le nom de Juneteenth.
Le Juneteenth, également connu sous le nom de jour de la Liberté (Freedom Day) ou encore jour de l’Émancipation (Emancipation Day), est une fête des États-Unis célébrée le 19 juin qui commémore l’annonce de l’abolition de l’esclavage dans l’État américain du Texas en juin 1865, et plus généralement l’émancipation des esclaves afro-américains à travers tout le Sud confédéré. Le terme « Juneteenth » est un mot-valise créé à partir de « June » et de « nineteenth » qui signifient respectivement « juin » et « dix-neuvième » en anglais1.
Le 19 juin, un jour férié supplémentaire en hommage à l’émancipation des esclaves aux USA
Après l’annonce de Twitter la semaine dernière, c’est un autre employeur de taille qui a annoncé qu’il allait rendre le 19 juin férié pour ses employés aux États-Unis. Nike a ajouté le 19 juin à sa liste des jours de congés payés par la compagnie. L’équipementier sportif rejoint d’autres gros employeurs aux États-Unis, comme Square ou Vox Media.
— RS n° 451 lundi 15 juin 2026 —
Politiques internationale et mouvements populaires
La différence entre un chef d’État néofasciste et un chef d’État de « la gauche de rupture » sera bien réelle (voir article précédent). Mais un chef d’État dans un pays dépourvu d’un mouvement populaire actif, y compris en matière de politique internationale, aura un pouvoir limité. Si l’Espagne tient tête au délire trumpien, c’est aussi parce que la gauche politique et sociale du pays s’est mobilisée et continue de le faire contre l’impérialisme. Si même Giorgia Meloni, la présidente néofasciste du conseil des ministres d’Italie, proteste contre les mauvais traitements infligés aux ItalienNEs menant des flottilles de la paix contre le blocus de Gaza, ce n’est pas par un amour patriotique des gauchistes qui la conduisent, mais parce qu’un réel sentiment populaire est hostile à l’abominable génocide perpétré par les fascistes israéliens en Palestine.
Voilà pourquoi nous-mêmes consacrons tant d’énergie à nous mobiliser pour Gaza, pour Cuba, contre la fascisation du monde. Nous combattons l’idée néfaste et fausse suivant laquelle notre action serait vaine. Les USA ont été vaincus au Vietnam, la France a reconnu l’indépendance de l’Algérie après sa déculottée indochinoise, l’apartheid sud-africain a été brisé par le combat héroïque des peuples concernés, mais aussi par la mobilisation solidaire des campus, des dockers, des mouvements et syndicats progressistes dans de nombreux pays.
🧠 Psychologie━━━━━━━━━━━━━━━━━━
✍️ Maurice Hurni
Racamier nous a légué une quantité de concepts précieux concernant des pathologies psychotiques et perverses, considérées sous l’angle individuel, conjugal, familial ou même sociétal. Il n’eut pas le temps de les développer. Certaines notions connurent un grand succès (la perversion narcissique), d’autres restent encore à préciser ou à élaborer (l’antoedipe, l’incestualité, le verrouillage, l’assiégeance…).
🗓️ Parution : 8 juin 2026
📚 Collection : Psychanalyse et civilisations
📐 Format : 135 x 215 mm
📄 232 pages
💶 24,00 €
🔢 EAN : 9782336596853
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✍️ Marie-Eline Guillet-Nicaisse
📝 Préface de Nathalie de Kernier
Comment rejoindre un adolescent emmuré dans le silence, l’inhibition, la difficulté à se raconter ? Cet ouvrage propose une réponse clinique originale : la médiation psychothérapeutique par les jeux vidéo, et plus particulièrement par Les Sims 4. Issu d’une recherche longitudinale de six ans menée en institution auprès d’adolescents présentant de profondes fragilités narcissiques et identitaires, ce travail met en lumière les potentialités thérapeutiques d’un univers numérique souvent réduit à sa seule dimension ludique.
🌴✨ Caraïbe Gospel Danse Arts Festival ✨🌴L’Association Appel à la Danse a le plaisir de vous inviter à la 1ʳᵉ édition du Caraïbe Gospel Danse Arts Festival !
Un événement unique réunissant des danseurs et artistes visuels prophétiques venus de Martinique, Haïti, Canada, Guyane et Guadeloupe. 🌎💃🎨
🕕 18h00 – 21h30
Soirée Worship Dance
🎁 Entrée gratuite
🕗 08h00 – 13h00
Masterclass Danse & Arts Visuels (Peinture)
✨ 4 ateliers de 1h30
✨ 4 coachs internationaux :
À travers cet événement, les organisateurs souhaitent rassembler les adorateurs, artistes et passionnés autour d’un temps de :
💖 Communion
🎭 Expression artistique
🌟 Partage et découverte
🕊️ Espérance pour la Caraïbe
Espace 90
90 rue de la République
97200 Fort-de-France
👉 Sur HelloAsso
0696 06 13 79
Fusillade de l’église de Charleston le 18 juin 2015
La fusillade de l’église à Charleston est une tuerie de masse survenue dans la nuit du 17 au 18 juin 2015 dans le temple de l’Église épiscopale méthodiste africaine Emanuel, un temple méthodiste noir à Charleston aux États-Unis, quand un jeune homme armé, Dylann Roof, a ouvert le feu dans l’église, faisant au moins neuf morts1, parmi lesquels Clementa Pinckney, membre du Sénat de Caroline du Sud.
Contexte
« Mother Emanuel » est l’une des plus anciennes églises noires du pays, connue pour son engagement communautaire envers les droits civiques, et cette fusillade est perpétrée dans un contexte national demeuré tendu après l’affaire Walter Scott2.
Les faits
L’auteur présumé de l’attentat est arrêté le 18 juin, moins de 24 heures après les faits, à Shelby (Caroline du Nord) lors d’un contrôle routier : il s’agit de Dylann Roof, un extrémiste suprémaciste blanc âgé de 21 ans3. Les autorités penchent rapidement pour le crime raciste1,4 et une enquête pour terrorisme intérieur (domestic terrorism) est ouverte par le Département de la justice américaine5. En attendant, Roof est inculpé pour les meurtres de neuf personnes par l’État de Caroline du Sud4.
Lire, découvrir, s’amuser du 17 juin au 17 juillet
Le Centre national du livre (CNL)
Établissement public placé sous la tutelle du ministère de la Culture, le Centre national du livre (CNL) œuvre au développement de la création littéraire et à la promotion de la lecture sur l’ensemble du territoire français.
À travers de nombreux dispositifs d’accompagnement, le CNL soutient les différents acteurs de la chaîne du livre : auteurs, traducteurs, éditeurs, libraires, bibliothèques et organisateurs de manifestations littéraires. Sa mission est également de favoriser l’accès à la lecture pour tous les publics et de contribuer au rayonnement de la littérature sous toutes ses formes.
Créée en 2015 à l’initiative du ministère de la Culture et organisée par le Centre national du livre, Partir en Livre est aujourd’hui le premier événement national consacré au plaisir de lire chez les jeunes.
Chaque année, cette grande manifestation gratuite transforme les espaces du quotidien en lieux de découverte littéraire. Les livres quittent les bibliothèques et les librairies pour aller à la rencontre des enfants, des adolescents et des familles sur leurs lieux de loisirs.
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
Le photographe sénégalais Omar Victor Diop présente ses œuvres à Nantes
Titre : Expression(s) décoloniale(s) No 4
Lieu : Château des ducs de Bretagne – Musée d’histoire de Nantes
Dates : 8 mai – 8 novembre 2026
Œuvres présentées :
Diaspora — série d’autoportraits inspirés de portraits européens du XVe au XIXe siècle, revisitant la présence africaine dans l’histoire coloniale européenne.
Liberty — série évoquant les luttes noires, de la résistance anticoloniale aux mouvements contemporains contre les violences racistes.
Site officiel de l’artiste (galerie complète)
— Par Yves-Léopold Monthieux —
Une collectivité, deux présidents : un bijou. Voilà ramassée, la présentation que leurs concepteurs du campus de Schoelcher faisaient des statuts de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM). Une “pépite institutionnelle” sortie de l’École martiniquaise qui, dernier avatar de l’Université de la chute de la Martinique, ne pourrait plus, paraît-il, délivrer le diplôme de licence en lettres. Le statut de la CTM : des bribes juridiques additionnées, piquées à droite à gauche jusqu’au régime allemand, qui meublent un tronc autoritaire inexpugnable. Ambiance : une atmosphère totalitaire qui envahit la société et sécrète des votes unanimistes de rupture institutionnelle, suivis par de touchantes envolées oratoires sur le droit à la “continuité territoriale”. Résultat : où qu’on porte le regard, c’est l’échec. Et l’on ne voudrait pas s’arrêter en si bon chemin.
Les juristes du campus de Schoelcher ont échoué.
L’objectif visé par les constituants martiniquais était de donner à la nouvelle collectivité un outil de gouvernance touchant à la perfection démocratique. La clé de voûte allait être la primauté de l’assemblée populaire sur l’exécutif et la prépondérance du président de l’Assemblée.
— Par Myrna Nérovique —
Partie I)…
La Dillonaise remontait terriblement le Morne de Dillon, situé à proximité de l’église adventiste, dont la blancheur d’albâtre, jaunissait avec le temps.
Nous aurions pu lui donner la vingtaine, mais elle approchait déjà de la quarantaine et elle pleurait devant la marmaille, n’ayant point d’ouailles.
Manque de pot pour elle, elle n’avait pas pris la voiture et dans l’indécence de ses habits, le reflet d’une pauvreté assumée, elle était passée au McDonald’s, nouvellement reconstruit, pour déguster simplement sur le pouce, au retour de ses achats, tandis qu’elle gravissait gravement le Morne, le Mac France, un des symboles de la prochaine coupe du monde de 2026.
Près du mythique McDonald’s de Dillon, dans l’allée de son chemin de traverse, où des sueurs froides lui traversaient la nuque, d’une démarche alerte, elle avait observé au loin, le temps d’une fraction de seconde, le Carrefour de Dillon, toujours superbe, dominant les autres commerces encore, dans la décence de son bel âge, malgré la pauvreté de son voisinage.
Elle se disait, en son encéphale : à quoi bon servait d’acheter tous ces jouets ?
Le Géant Fidel Castro Ruz a fermé les yeux sur un monde qui se porte de plus en plus mal.
La mort du « Lider Maximo », Fidel Castro, est survenue à un moment où la République d’Haïti s’apprêtait à affronter une autre crise électorale qui risquait cette fois-là de la basculer dans l’explosion sociale. Nous avons appris avec des larmes dans la gorge la triste nouvelle que nous attendions depuis longtemps dans l’anxiété et dans l’angoisse. Au fur et à mesure que les mois et les saisons défilaient dans le paysage politique, nous savions que la fin du Grand Guerrier était proche. Il n’apparaissait plus en public. Fidel n’a même pas pu recevoir le fils de son ami Pierre Eliott Trudeau en visite à la Havane, en l’occurrence Justin Trudeau, devenu à son tour Premier ministre du Canada depuis le 4 novembre 2015. La voix généreuse et charitable du « Dernier des Mohicans » qui s’élevait avec fermeté pour se porter à la défense des pauvres s’est éteinte doucement à la Havane, au milieu des siens.
Appel du 17 juin 1940 (Charles Tillon)
Abolition de la tranportation le 17 juin 1938
Entre déportation, transportation, relégation, la terminologie a évolué au cours des siècles pour être fixée définitivement, pour les spécialistes du moins, dans les années 1850. À partir de ces années, les termes de déportation et de déportés recouvrent exclusivement une notion de peine politique et de condamnés politiques. Par exemple, la déportation est la peine appliquée aux Communards comme Louise Michel, Rochefort ou encore plus tard à Dreyfus. La transportation n’est pas une peine du Code pénal, c’est un mode d’exécution de la peine des travaux forcés. À partir de 1854, tous les condamnés aux travaux forcés, à l’exception des femmes et des hommes de plus de 60 ans, doivent être “transportés” dans une colonie pénitentiaire autre que l’Algérie. Les termes de transportation et de transportés sont alors exclusivement réservés aux condamnés de droit commun, criminels jugés en cours d’assises ou en conseils de guerre qui subissent une peine de travaux forcés.
— Collectif (*) —
La chaleur extrême ne se contente pas d’épuiser les futures mères. Selon la plus vaste étude jamais réalisée sur le sujet, elle augmente le risque d’accouchement prématuré et pourrait déjà être responsable de centaines de naissances avant terme supplémentaires chaque été. Un enjeu de santé publique appelé à s’aggraver avec le réchauffement climatique.
Imaginez-vous vivre une journée caniculaire en plein été. Maintenant, imaginez ce que cela peut signifier pour une femme enceinte de huit mois. Inconfortable, c’est le moins que l’on puisse dire… Mais la chaleur n’est pas qu’un simple désagrément : elle peut aussi, dans de nombreux cas, déclencher un accouchement prématuré. Or, le risque de mortalité des bébés nés avant terme – c’est-à-dire avant 37 semaines de gestation – est significativement accru. Ces enfants sont par ailleurs exposés à des complications en matière de santé dont les conséquences peuvent les affecter toute leur vie durant.
Depuis plusieurs décennies, la recherche documente le lien entre exposition à la chaleur et risque de naissances prématurées. Toutefois, jusqu’à présent, la plupart des études se limitaient à l’étude des naissances survenues dans une seule ville ou un seul pays.
— Collectif (*) —
L’autoconsommation collective permet de partager localement une électricité produite en commun, le plus souvent grâce au solaire. – © bilanol / stock.adobe.com
Un projet de décret veut modifier les règles de l’autoconsommation collective en France. Derrière un sujet très technique se cache une question politique : qui doit décider de la façon dont l’électricité produite localement est partagée ?
L’objectif affiché de la réforme : éviter que certains acteurs ne modifient, après coup, les règles de répartition pour choisir, selon ce qui les arrange, entre autoconsommation collective et vente sur le marché.
Mais l’un des points du projet va plus loin. Il consacre un principe de maximisation de l’énergie autoconsommée, qui donne la priorité à l’utilisation de l’électricité locale par les participants. Ce choix soulève ainsi une question de gouvernance : jusqu’où le cadre réglementaire doit-il orienter les règles de partage, que les acteurs du projet pouvaient jusqu’alors choisir pour eux-mêmes ?
L’électricité n’est pas un bien comme un autre : on ne peut pas partager pas une production solaire comme un gâteau, pour deux raisons.
13e édition : le cinéma ultramarin à l’affiche
Du 17 au 20 juin 2026, le Festival Prix de Court célèbre sa 13e édition et confirme son statut de rendez-vous incontournable du cinéma ultramarin. Depuis sa création en 2010, l’événement met en lumière la créativité, l’audace et le talent des réalisateurs issus des territoires français de la Caraïbe, de la Guyane et de l’océan Indien.
À travers une sélection exigeante de courts-métrages, le festival valorise des œuvres qui racontent des histoires singulières, reflètent la diversité des cultures ultramarines et interrogent les réalités contemporaines de ces territoires. Véritable tremplin pour les cinéastes émergents et confirmés, Prix de Court contribue à révéler les talents qui façonnent le cinéma de demain.
Cette année, seize courts-métrages sont en compétition et seront projetés simultanément en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane. Une particularité qui fait l’originalité du festival et permet au public des trois territoires de partager la même expérience cinématographique au même moment.
La Guyane accueille cette édition 2026 et sera le théâtre des temps forts du festival, notamment la cérémonie de clôture et la remise des prix au Cinéma Agora.
Souveraineté industrielle , planification économique :
penser la réindustrialisation de la Guadeloupe et de la Martinique
à partir de l’intérêt social.
— Par Jean-Marie Nol —
Longtemps reléguée au rang de variable d’ajustement au sein de la pensée libérale, la question industrielle doit nécessairement effectuer aujourd’hui un retour en force au centre du débat public.
Ce regain d’attention est la conséquence d’une violente accélération des destructions d’emplois prévisibles dans le secteur tertiaire avec la révolution technologique de l’intelligence artificielle et de la robotisation . Penser la réindustrialisation de la Guadeloupe et de la Martinique s’inscrit dans la théorie de la loi des cycles économiques et exige dès lors de rompre avec les incantations sur la souveraineté alimentaire et l’autonomie alimentaire pour affronter les dynamiques structurelles du capitalisme contemporain dont le nouveau cycle industriel est en marche avec l’intelligence artificielle et les destructions d’emplois des cols blancs.
La Guadeloupe ainsi que la Martinique se trouvent probablement à l’un des moments les plus décisifs de leur histoire économique contemporaine. Depuis plusieurs décennies, leur modèle de développement repose essentiellement sur un triptyque composé de l’administration publique, du commerce et des services.
Mardi 16 juin à 18h30 aux Archives Territoriales de Martinique au Morne Tartenson, FdF
La Collectivité Territoriale de Martinique organise une soirée de restitution des projets lauréats de l’appel à projets « Césaire, autre horizon », lancé à l’occasion du 110ᵉ anniversaire de la naissance d’Aimé Césaire. Cette initiative avait pour ambition d’encourager des artistes, chercheurs et créateurs à imaginer de nouvelles façons de faire vivre, en 2026, la pensée, les idées et l’héritage de celui qui demeure l’une des figures majeures de la littérature francophone et de l’histoire martiniquaise.
Intitulée « Un regard renouvelé sur l’œuvre de Césaire », cette soirée met en lumière trois projets sélectionnés pour leur originalité et leur capacité à proposer une lecture contemporaine de l’univers césairien. Au-delà d’un simple hommage, l’événement montre comment l’œuvre de Césaire continue d’inspirer la création artistique, la réflexion intellectuelle et l’innovation technologique.
La première partie de la soirée est consacrée à la projection d’un épisode de « Poésie de l’hippocampe », une série d’animation réalisée par Quatre Croisées Films. Destinée au jeune public, cette création audiovisuelle s’inspire de l’univers poétique de Césaire et cherche à transmettre son imaginaire, sa sensibilité et sa vision du monde à travers un langage adapté aux nouvelles générations.
Clôture des ateliers 2025-2026
Dans le cadre de la clôture des ateliers de l’année 2025-2026, la Ville et les professeurs de l’École d’Enseignement Artistique et Culturel de Thoraille ont le plaisir de vous inviter à découvrir et apprécier les talents des stagiaires, adultes et enfants, lors des différentes représentations et expositions de fin d’année.
Atelier Danse
Compagnie Entrenou – Professeure : Fabienne Marajo
📍 Place Capitaine Pierre Rose
Atelier Bèlè
Association AM4
📍 Marché couvert du Bourg
4 guadeloupéens de l’A.R.C. s’évadent de la prison de Basse-Terre, le 16 juin 1985
Le 16 juin 1985, 4 guadeloupéens s’évadent de la prison de Basse-Terre. Un coup de tonnerre en ce dimanche matin de la fête des pères. Trente années après, nombreux sont ceux qui se souviennent de ce moment où la nouvelle s’est repandue. Cette évasion se situe dans un contexte politique troublé par des attentats contre les symboles français, revendiqués par l’Alliance Révolutionnaire Caraïbe (ARC) tant en Guadeloupe qu’en Martinique ou en Guyane.
L’ARC qui succède au GIA (groupe de libération armé) se fait connaître en mai 1983 par une série de 16 attentats commis aux Antilles mais aussi à Paris. D’autres actions suivront jusqu’en 1984. 15 bombes explosent dans 11 communes. Moins d’un an avant l’évasion, 4 militants de l’UPLG perdent la vie dans l’explosion de leurs bombes à Pointe-à-pitre, ce qui créera un trouble car ce drame se déroule sur fond de négociation entre représentants de l’Etat venus en Guadeloupe et les dirigeants de l’ARC. Luc Reinette et Henri Amedien alors qu’ils combattaient dans le marronnage, sont arrêtés le 27 novembre 1984 et emprisonnés, tout comme Henri Peratout et Humber Marboeuf incarcérés à Pointe-à-pitre.