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La Martinique, une histoire créole

Dimanche 17 août à 21h sur France 5

La Martinique, ce petit morceau de terre baigné par la mer des Caraïbes, fascine autant qu’elle émerveille. Dans la collection documentaire Les 100 lieux qu’il faut voir, un épisode inédit met à l’honneur cette île au passé mouvementé et à la culture foisonnante. Entre mémoire, traditions et paysages grandioses, c’est une invitation à découvrir l’âme créole, portée par ceux qui en sont les héritiers vivants.

Une île aux mille visages

D’une superficie de seulement un peu plus de 1 000 km², la Martinique n’en reste pas moins une terre d’une incroyable diversité. Chaque recoin semble dévoiler un décor nouveau :

  • des plages aux sables changeants, tantôt blancs, tantôt noirs, bordées de cocotiers ;

  • des mornes verdoyants où prospère une végétation luxuriante ;

  • une faune abondante, parfois endémique ;

  • et, en toile de fond, l’imposante montagne Pelée, volcan endormi mais toujours majestueux, qui rappelle à la fois la beauté et la fragilité de cette terre.

Ce chapelet de paysages, qui vaut à l’île son surnom de « perle des Antilles », attire chaque année des milliers de visiteurs venus chercher soleil, exotisme et dépaysement.

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L’éphéméride du 14 août

La cérémonie du Bois-Caïman se tient le 14 août 1791

La cérémonie du Bois-Caïman est une réunion d’esclaves marrons la nuit du 14 août 1791, considérée en Haïti comme l’acte fondateur de la révolution et de la guerre d’indépendance. C’est le premier grand soulèvement collectif de Haïti contre l’esclavage.

L’UNESCO a choisi le 23 août en référence au soulèvement qui a suivi cet évènement comme « Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition ».

Bois-Caïman
Bois-Caïman est un lieu reculé de l’habitation Lenormand de Mézy à « Morne-Rouge » sur l’île d’Hispaniola l’actuelle Haïti.

La nuit du 14 août 1791, Dutty Boukman y organise une cérémonie politique et religieuse pour un grand nombre d’esclaves. La prêtresse Mambo, Cécile Fatiman, plonge un couteau dans un cochon noir créole sacrifié, et les assistants boivent son sang afin de devenir invulnérables. Boukman ordonne alors le soulèvement général. En rassemblant les différentes tribus africaines dans leur quête de liberté, le vaudou est ainsi un catalyseur dans la révolte des esclaves de Saint-Domingue.

Ce soulèvement a lieu la nuit du 21 au 22 août où les esclaves de cinq habitations brûlent celles-ci et massacrent les Blancs, femmes et enfants compris.

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Jacques Martial (1955–2025)

Comédien, metteur en scène et homme politique

Jacques Martial est décédé le mercredi 13 août 2025 à Paris, à l’âge de 69 ans, des suites d’une longue maladie. Né le 7 mai 1955 à Saint-Mandé, en région parisienne, il était d’origine guadeloupéenne. Il laisse derrière lui une carrière artistique et politique dense, marquée par un engagement constant en faveur de la culture et des Outre-mer.

Fils de militaire, il passe son enfance entre Madagascar, le Congo, la Guyane et la Guadeloupe. C’est en Guyane qu’il découvre le théâtre à l’adolescence, avant de poursuivre sa formation à Paris auprès de la comédienne Sarah Sanders. Il devient son assistant et enseigne ensuite le théâtre, tout en menant une carrière d’acteur et de metteur en scène.

Au théâtre, il interprète des auteurs classiques et contemporains — Racine, Shakespeare, Césaire, Koltès — et fonde en 2000 la Compagnie de la Comédie Noire. En 2003, il crée un seul-en-scène autour du Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire, qu’il jouera dans plusieurs régions du monde, notamment aux Antilles, en Australie, à New York et à Paris.

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Actualisation du bilan de l’Akademi kreyòl ayisyen 

Entre « zanno dekoratif », aphonie, strabisme et momification

— Par Robert Berrouët-Oriol —

Le 18 juillet 2025, nous avons prononcé via Zoom une conférence à la Florida International University destinée aux étudiants du programme LACC’s 2025 Haitian Summer Institute de la School of International & Public Affairs / Latin American an Caribbean Center (LACC). Donnée en créole, cette conférence est dédiée à quatre grands noms de la lexicographie créole : Pradel Pompilus, Pierre Vernet, Albert Valdman et André Vilaire Chery. Elle a pour titre « Leksikografi kreyòl 1958-2024 : istwa li, metòd li, leksik ak diksyonè li chapante, wòl yo lan amenajman lenguistik ann Ayiti ». Le même jour, nous avons eu une entrevue avec Exant Remy, animateur de « Point-Virgule », une Web-émission culturelle de renom en Floride. Plusieurs sujets abordés lors de notre conférence à la Florida International University ont été repris à l’émission « Point-Virgule ». Le texte de la conférence a été diffusé en Haïti sur les 17 plateformes régionales du REPUH, le Réseau des professeurs d’universités d’Haïti, et il a également été publié sur divers sites Web, notamment Rezonòdwès aux États-Unis et Madinin’Art en Martinique.

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L’éphéméride du 4 août

Date présumée de découverte du procédé de fabrication du champagne, ce « vin du diable », par Dom Pérignon  le 4 août 1693

Pierre Pérignon, dit dom Pérignon, né à Sainte-Menehould en décembre 1638 ou janvier 1639 et mort dans l’abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers le 24 septembre 1715, est un moine bénédictin qui, selon la légende, a importé de Limoux la méthode de la prise de mousse du vin dite méthode champenoise — il est de ce fait considéré comme l’inventeur du champagne. Presque exactement contemporain de Louis XIV, il n’était ni vigneron ni alchimiste. Au monastère d’Hautvillers, près d’Épernay, il assurait le contrôle des vignes et des pressoirs de l’abbaye. Son apport à la méthode était d’assortir avant de les pressurer des raisins de diverses origines.

Pierre Pérignon naît en décembre 1638 ou janvier 1639, à Sainte-Menehould dans une famille aisée de sept enfants : son père Pierre Pérignon a la charge du greffe de la Prévôté, sa mère Marguerite Le Roy meurt sept mois après sa naissance, son père se remariant trois ans plus tard avec Catherine Beuvillon, veuve d’un marchand de la ville2.

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L’éphéméride du 16 juillet

Bonaparte officialise le rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe le 24 messidor an X ( 16 juillet 1802)

Le rétablissement de l’esclavage en Guadeloupe, d’abord imposé militairement et illégalement par le général Richepanse, sera ensuite officialisé par une autre mesure législative, l’arrêté consulaire du 16 juillet 1802 (27 messidor an X), longtemps ignoré de l’historiographie, et dont l’original n’a été découvert qu’en 2007 dans les Archives nationales

« Pour que le 16 juillet devienne un jour de mémoire…. locale et nationale. »

Dans l’historiographie française du rétablissement de l’esclavage en 1802, seule la loi du 20 mai (30 floréal an X) était traditionnellement évoquée par les historiens « nationaux ». Or, en ce qui concerne la zone des Amériques, cette loi ne s’appliquait qu’aux colonies restituées à la France par le traité d’Amiens, ce qui exclut la Guadeloupe, redevenue française depuis 1794, et dans laquelle l’abolition de l’esclavage avait été appliquée.

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L’éphéméride du 15 juillet

Mort à Paris d’Anne-Marie Jahouvey le 15 juillet 1851

Anne-Marie Javouhey, née le 10 novembre 1779 à Jallanges (Côte-d’Or) en Bourgogne, morte le 15 juillet 1851 à Paris, est la fondatrice de la congrégation des Sœurs de Saint-Joseph de Cluny.

La fondatrice d’une nouvelle congrégation

Anne-Marie Javouhey naît au sein d’une famille qui comptera dix enfants (quatre mourront jeunes). En pleine Révolution française, elle se consacre à Dieu lors d’une messe clandestine. Adolescente, elle instruit les enfants pauvres de son village de Chamblanc et des alentours. Elle catéchise également et prie longuement devant l’oratoire familial qui se trouve dans le jardin.

Après avoir cherché sa voie auprès de congrégations religieuses, elle est encouragée par l’évêque d’Autun à rédiger en 1804 les règles d’une nouvelle union pieuse regroupant autour d’elle quelques jeunes filles, ainsi que ses trois sœurs, qui prononcent leurs vœux ensemble à l’église Saint-Pierre de Chalon-sur-Saône, en 1807. C’est la naissance d’une congrégation nouvelle, sous le patronage de saint Joseph, pour s’occuper d’enfants pauvres.

En 1809, elle s’installe au grand séminaire d’Autun (actuel lycée militaire d’Autun) des classes mixtes afin de pourvoir à l’éducation des enfants issus du milieu pauvre.

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Que célèbre-t-on le 14 juillet ?

— Par Service-Public —

Déclarée fête nationale en 1880, la date du 14 juillet marque la célébration de la République française. Vie-publique.fr vous propose de revenir sur les origines et le sens de cette journée.

1- Que s’est-il passé le 14 juillet 1789 ?

En 1789, les États généraux composés des représentants élus de la noblesse, du clergé et du Tiers-État sont réunis le 5 mai à la suite des doléances parvenues au roi Louis XVI. Le 27 juin, le roi accepte le rassemblement des trois ordres qui se proclament « Assemblée nationale constituante » le 9 juillet.

Dans le même temps, des troupes royales se concentrent autour de Versailles et de Paris. Le renvoi du ministre Necker le 11 juillet et la rumeur de l’intervention des troupes royales finissent par convaincre la population parisienne de s’organiser et des appels aux armes sont lancés.

Le matin du 14 juillet, une foule composée notamment d’artisans et de boutiquiers se dirige vers les Invalides où sont stockées les armes. Ces Parisiens prennent ensuite la direction de la Bastille pour récupérer de la poudre.

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L’éphéméride du 5 juillet

Abolition de l’esclavage en Mauritanie le 5 juillet 1980 (!)

L’esclavage en Mauritanie concernerait environ 43 000 personnes soit 1,06 % de la population en 2016 (estimation des ONG sans études). Cependant, les autorités tentent officiellement d’éradiquer ce phénomène. La Rapporteuse spéciale de l’ONU sur les formes contemporaines de l’esclavage Urmila Bhoola (en) a salué le 21 août 2015 les mesures adoptées par le gouvernement mauritanien pour éradiquer toutes les formes d’esclavage dans le pays. En effet la nouvelle loi rectifie et endurcit les peines de celle de 2007 incriminant l’esclavage mais qui n’avait pu être appliquée en raison du coup d’État de 2008. Néanmoins, la veille, le 20 août 2015, Biram Dah Abeid, figure emblématique de la lutte contre l’esclavage moderne, était condamné en appel à 2 ans d’emprisonnement.

L’esclavage en Mauritanie : Enquête menée par Amnesty International

Histoire, abolitions et résiliences
L’esclavage dans la région remonte à l’antiquité. Il a été aboli au xxe siècle, la première fois en 1905 par un décret des autorités coloniales françaises. La Constitution de la Mauritanie de 1961 proclame l’égalité entre les citoyens mais ne mentionne pas l’esclavage.

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L’éphéméride du 22 juin

Début des barricades lors de l’insurrection ouvrière de Paris contre la Deuxième République le 22 juin 1848.

Le Boeing 707, Chateau de Chantilly, s’écrase à Desaye le 22 juin 1962

Les journées de Juin sont une révolte d’ouvriers parisiens du 22 au 26 juin 1848 pour protester contre la fermeture des ateliers nationaux.

Situation sociale et politique

La crise économique et sociale, qui avait causé le fort mécontentement populaire ayant débouché sur la révolution de février 1848, persiste. L’incertitude quant à l’orientation plus ou moins sociale de la république proclamée solennellement le 4 mai, incite les détenteurs de capitaux à retirer leurs fonds des banques qui manquent alors de liquidités pour consentir des prêts et soutenir l’escompte. Le nombre de chômeurs augmente. Il y a près de 115 000 personnes inscrites dans les ateliers nationaux parisiens le 18 mai. Cela entraîne une dépense de près de 200 000 francs par jour. Grâce à la propagande de Falloux (faux rapports de la commission du travail de l’Assemblée constituante) et des partisans de l’ordre, les rentiers et les bourgeois s’exaspèrent de devoir entretenir un nombre croissant de chômeurs.

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Lettre à Mathilde Panot : ne choisissez pas à notre place !

— Par Karl Paolo —

Madame la députée,

Je suis martiniquais et citoyen français. Je réside depuis ma naissance en Martinique. C’est mon pays et je n’en connais pas d’autres ! J’y ai fréquenté l’école primaire, le collège, le lycée et l’université où j’ai obtenu une maîtrise en sciences économiques. J’y ai exercé pendant 47 ans les fonctions de professeur certifié, entrecoupés d’une période d’un détachement de 10 ans au Conseil régional de Martinique, pour assister un élu, M. Armand Nicolas, à l’époque secrétaire général du parti communiste martiniquais, mouvement dont j’ai été un membre actif. J’ai quitté ce parti en 1995.

Depuis que Jean-Luc Mélenchon a quitté le PS, j’ai suivi avec intérêt le parcours des différents mouvements créés jusqu’à La France Insoumise et, à plusieurs reprises, j’ai soutenu les idées et le programme, « L’avenir en commun », les ai propagés et quand l’occasion m’était offerte, glissé un bulletin dans l’urne, notamment lors des élections présidentielles.

Malheureusement, tout ce en quoi je croyais dur comme fer, tout ce qui fondait mes convictions les plus profondes a fini par briser devant les réalités humaines, illustrant le proverbe selon lequel « les plus belles idées valent ce que valent les hommes qui les portent ».

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L’éphéméride du 19 juin

L’abolition de l’esclavage est annoncée au Texas le 19 juin 1865. Ce jour est commémoré sous le nom de Juneteenth.

Le Juneteenth, également connu sous le nom de jour de la Liberté (Freedom Day) ou encore jour de l’Émancipation (Emancipation Day), est une fête des États-Unis célébrée le 19 juin qui commémore l’annonce de l’abolition de l’esclavage dans l’État américain du Texas en juin 1865, et plus généralement l’émancipation des esclaves afro-américains à travers tout le Sud confédéré. Le terme « Juneteenth » est un mot-valise créé à partir de « June » et de « nineteenth » qui signifient respectivement « juin » et « dix-neuvième » en anglais1.

Le 19 juin, un jour férié supplémentaire en hommage à l’émancipation des esclaves aux USA

Après l’annonce de Twitter la semaine dernière, c’est un autre employeur de taille qui a annoncé qu’il allait rendre le 19 juin férié pour ses employés aux États-Unis. Nike a ajouté le 19 juin à sa liste des jours de congés payés par la compagnie. L’équipementier sportif rejoint d’autres gros employeurs aux États-Unis, comme Square ou Vox Media.

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L’éphéméride du 17 juin

Appel du 17 juin 1940 (Charles Tillon)
Abolition de la tranportation le 17 juin 1938

Entre déportation, transportation, relégation, la terminologie a évolué au cours des siècles pour être fixée définitivement, pour les spécialistes du moins, dans les années 1850. À partir de ces années, les termes de déportation et de déportés recouvrent exclusivement une notion de peine politique et de condamnés politiques. Par exemple, la déportation est la peine appliquée aux Communards comme Louise Michel, Rochefort ou encore plus tard à Dreyfus. La transportation n’est pas une peine du Code pénal, c’est un mode d’exécution de la peine des travaux forcés. À partir de 1854, tous les condamnés aux travaux forcés, à l’exception des femmes et des hommes de plus de 60 ans, doivent être “transportés” dans une colonie pénitentiaire autre que l’Algérie. Les termes de transportation et de transportés sont alors exclusivement réservés aux condamnés de droit commun, criminels jugés en cours d’assises ou en conseils de guerre qui subissent une peine de travaux forcés.

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L’éphéméride du 9 juin

Act Up-Paris est créée le 9 juin 1989

Act Up-Paris (AUP) est une association militante de lutte contre le sida, issue de la communauté homosexuelle, créée le 9 juin 1989 par Didier Lestrade, Pascal Loubet et Luc Coulavin, suivant le modèle américain, né deux ans plus tôt. Ce modèle a essaimé essentiellement dans le monde occidental (New York, Philadelphie, Bâle, etc., en France : Paris et Toulouse), chaque association bénéficiant d’une totale autonomie, et se caractérise par un certain nombre de techniques activistes relatives tant à la visibilité de la lutte engagée qu’au mode de fonctionnement interne du collectif (prise de décision au consensus par exemple).

Origines et objectifs
Les objectifs d’Act Up consistent :

à alerter les médias sur l’épidémie de sida, à faire pression sur les personnalités politiques pour améliorer l’image et la prise en charge des malades quels que soient leur genre, leur sexualité ou leur inclusion dans la démocratie représentative (toxicomanes, prisonniers, étrangers en situation irrégulière, personnes prostituées) ;
suivant le modèle américain des Principes de Denver, à partager, transmettre, reprendre et réinvestir dans le réel le savoir des malades.

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L’éphéméride du 7 juin

Première abolition de l’esclavage par Victor Hugues en Guadeloupe le 7 juin 1794
Le 7 juin 1892 Homer Plessy monte dans une voiture réservée aux Blancs. Cela conduira à la décision Plessy vs. Ferguson. qui rendra légale la ségrégation aux USA

1761-1826 . Personnage énigmatique, le commissaire civil délégué par la Convention aux Isles-du-Vent a épousé tous les méandres de son époque. À la Guadeloupe, il usa de l’émancipation des esclaves noirs comme d’une arme dans la guerre contre l’Angleterre, ralliant à son armée les nouveaux libres acquis à la cause républicaine, faisant tomber les têtes des colons blancs royalistes. Le même, huit ans plus tard, fit appliquer avec zèle, à la Guyane, le décret de Bonaparte rétablissant l’esclavage.

«Cette nuit j’ai vu se dresser à nouveau la Machine. C’était, à la proue, comme une porte ouverte sur le ciel. » Sur le pont du navire qui transporte le commissaire civil délégué par la Convention aux Isles-du-Vent, une guillotine se dresse, redoutable instrument enfanté par la terreur et la vertu. La lugubre vision ouvre le Siècle des Lumières, le roman que le Cubain Alejo Carpentier consacra à l’équivoque personnage de Victor Hugues.

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« Les mystères de Fort-Royal », de William Vaquette, Général de Gendarmerie

L’enquête du gendarme, abolitionniste, qui devint député de la Martinique

Les mystères de Fort-Royal est un roman policier historique qui plonge ses racines dans l’histoire de la Martinique et de la lutte pour l’abolition de l’esclavage. Signé par le général de gendarmerie William Vaquette, ce livre mêle habilement faits réels et fiction pour nous faire découvrir une figure oubliée mais essentielle de l’histoire : Joseph France. Cet officier de gendarmerie, tout d’abord discipliné et dévoué à la loi, se transforme, face aux horreurs de l’esclavage, en un abolitionniste engagé. À travers une enquête audacieuse, il défie les autorités coloniales et met sa carrière en péril pour défendre les droits des esclaves.

Résumé de l’histoire :

Nous sommes en 1843, sur l’île de la Martinique, un territoire où l’esclavage est toujours en vigueur, et où la richesse des plantations repose sur le travail forcé des esclaves. Le commandant de gendarmerie Joseph France, fraîchement arrivé sur l’île, est confronté à un mystère intrigant : le cadavre d’une esclave disparaît dans une habitation, emportant avec elle une précieuse statuette religieuse. Un autre secret se cache derrière cette disparition : le trésor de l’Église, volé depuis la Révolution, pourrait bien être retrouvé.

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L’éphéméride du 29 mai

Le pape Paul III publie le bref apostolique Pastorale Officium condamnant l’esclavage dans le catholicisme le 29 mai 1537.

Point de vue du Magistère catholique sur l’esclavage
Ce n’est que progressivement que la condamnation de l’esclavage est apparue dans le Magistère catholique et y a revêtu un caractère doctrinal. Pour l’Église catholique, les droits de la personne trouvent leur justification dans la dignité humaine et sont par conséquent inaliénables. Ainsi, l’esclavage tel qu’on l’entend couramment est considéré comme un crime grave, quelle que soit sa forme : l’esclavage traditionnel comme la traite.

Cette position est rappelée à toute la chrétienté et assortie d’une interdiction par le pape Paul III dans Veritas ipsa en 1537. Cependant, si l’esclavage de chasse est condamné, il n’en va pas de même pour toute forme de servitude1. La bulle In Supremo Apostolatus de Grégoire XVI en 1839, mais plus encore les années 1890 et les deux encycliques de Léon XIII, apportent des clarifications. La condamnation de certaines pratiques intervient solennellement en 1965, avec la constitution pastorale Gaudium et Spes publiée lors du concile Vatican II, qui est souvent interprétée comme une condamnation de toute servitude quelle qu’elle soit, même pénale, bien que la question de savoir si ce texte contredit la doctrine précédente demeure discutée.

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L’éphéméride du 22 mai

Les esclaves de Martinique se libèrent de leurs chaines le 22 mai 1848

Sous la Révolution française, les députés de la Convention abolissent l’esclavage une première fois pour calmer la révolte des esclaves dans les colonies des Antilles et empêcher l’Angleterre de s’en emparer. Mais Napoléon Bonaparte abroge cette mesure le 20 mai 1802, sitôt acquise la paix avec l’Angleterre.

Ce faisant, le Premier Consul répond à une demande du Sénat et cède à la pression de sa femme, Joséphine de Beauharnais, née Tascher de la Pagerie, originaire de la Martinique ( Point contesté).

En 1833, l’esclavage est définitivement aboli dans les colonies britanniques. La France attend l’avènement de la Deuxième République, quinze ans plus tard, pour suivre son exemple. Le décret d’abolition est publié grâce à la ténacité de Victor Schoelcher (44 ans), qui libère par décret 250.000 esclaves noirs ou métis aux Antilles, à la Réunion comme à Saint-Louis du Sénégal.

Lire Edouard de Lépine : Sur l’abolition de l’esclavage 

Le décret, qui prévoit l’abolition dans un délai de deux mois, arrive dans les colonies quatre à cinq semaines plus tard.

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L’éphéméride du 20 mai

La loi du 20 mai 1802 rétablit l’esclavage l

La loi du 20 mai 1802 (30 floréal an X) est un retour sur les principes du décret du 4 février 1794 (16 pluviôse) qui avait aboli l’esclavage sur tous les territoires de la République française. Il faut constater que cette abolition n’a pas été effective dans plusieurs colonies françaises. La Réunion a entravé son application, la Martinique l’a refusée au terme d’une insurrection royaliste similaire à celle de Vendée. En effet, soulevée depuis le 16 septembre 1793, la Martinique signe, représentée par le planteur Louis-François Dubuc, un accord de soumission à la royauté anglaise (traité de Whitehall). Le 6 février 1794, les Anglais entament la conquête militaire de l’île qu’ils terminent le 21 mars 1794. Les planteurs martiniquais évitent donc ainsi l’abolition effective de l’esclavage sur leur territoire.

La loi du 20 mai 1802 concerne explicitement les territoires qui n’ont pas appliqué la loi abolitionniste du 4 février 1794, elle est liée au traité d’Amiens du 26 mars 1802 qui restitue la Martinique, Tobago et Sainte-Lucie à la France. En conséquence, elle ne s’applique en théorie ni à la Guadeloupe, ni à la Guyane, ni à Saint-Domingue.

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« Origine Kongo », un film documentaire de Laura Chatenay-Rivauday

Vendredi 23 mais à 14h et 16h au Téyat Otonom Mawon – Croix Mission, FdF

« Origine Kongo« , un film documentaire de Laura Chatenay-Rivauday, explore une page méconnue de l’histoire post-esclavagiste des Antilles françaises : celle des travailleurs africains dits « Kongos », envoyés entre 1854 et 1864 en Martinique et en Guadeloupe pour remplacer la main-d’œuvre servile après l’abolition de l’esclavage.

Souvent qualifiés de « captifs rachetés », ces hommes, femmes et enfants, arrachés à plusieurs régions d’Afrique, ont été soumis à un contrat d’engagement qui les liait aux plantations de canne à sucre. S’ils étaient officiellement « libres », leurs conditions de travail et de vie témoignaient d’une nouvelle forme de servitude déguisée.

Aujourd’hui, à travers les récits de leurs descendants, le documentaire révèle un héritage culturel vibrant et une quête identitaire profonde. De la cérémonie du grap a kongo en Guadeloupe aux chants en kikongo, en passant par l’agriculture créole ou la création artistique, chaque témoin s’approprie cette mémoire, parfois oubliée, souvent effacée, pour la faire revivre et la transmettre.

« Origine Kongo » a été sélectionné au Festival International du Film documentaire Amazonie Caraïbes – FIFAC 2023, dans la catégorie Écrans parallèles.

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Entre mémoire et chaos

La violence actuelle aux Antilles n’est pas seulement liée à un phénomène de rupture sociologique , mais à une continuité historique !

— Par Jean-Marie Nol —

Dans un monde en crise de sens, la pensée d’Édouard Glissant apparaît comme un phare dans la nuit, particulièrement pour les sociétés antillaises, aux prises avec une violence endémique sur fond de profondes tensions identitaires. En Guadeloupe et en Martinique, la montée des violences urbaines, des désordres sociaux et de la défiance généralisée à l’égard des institutions ne peut se comprendre sans remonter à une question essentielle : celle de l’identité, de sa construction, de sa déchirure. À cet égard, le legs intellectuel de Glissant, notamment à travers ses concepts de créolisation et de relation, offre une grille de lecture d’une actualité brûlante.

Né dans une société marquée par le traumatisme de l’esclavage et le silence colonial, Édouard Glissant n’a cessé de dénoncer les effets persistants d’une histoire amputée, tronquée, refoulée. Il s’est élevé contre les tentatives d’enfermer les Antilles dans une identité figée, imposée de l’extérieur, que ce soit par l’assimilation française ou par une quête identitaire nostalgique de pureté.

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L’éphéméride du 16 mai

Début de la G.R.C.P. le 16 mai 1966

Début de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne : la circulaire du 16 mai 1966 dénonce tous les « révisionnistes » présents dans la culture, la politique et l’armée en Chine.

La grande révolution culturelle prolétarienne (en chinois : 无产阶级文化大革命, pinyin : wúchǎn jiējí wénhuà dàgémìng), plus couramment la grande révolution culturelle (文化大革命 wénhuà dàgémìng), ou simplement la révolution culturelle (文革 wéngé) (1966-1976), représente l’un des événements marquants de l’histoire de la République populaire de Chine, dont le retentissement international est considérable.

En 1966, Mao Zedong décide de lancer la révolution culturelle afin de consolider son pouvoir en s’appuyant sur la jeunesse du pays. Le dirigeant souhaite purger le Parti communiste chinois (PCC) de ses éléments « révisionnistes » et limiter les pouvoirs de la bureaucratie. Les « gardes rouges », groupes de jeunes Chinois inspirés par les principes du Petit Livre rouge, deviennent le bras actif de cette révolution culturelle.

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Mai de Saint-Pierre : la fête continue !

Depuis l’an 2000, Saint-Pierre commémore avec émotion l’éruption volcanique du 8 mai 1902 qui bouleversa son histoire. Mais loin d’être uniquement un temps de mémoire, le Mai de Saint-Pierre est aujourd’hui un mois de célébrations mêlant culture, sport, patrimoine et convivialité.
Marchés, concerts, visites, conférences, randonnées… Il y en a pour tous les goûts !

Après un lancement déjà riche en émotions, la programmation se poursuit avec encore de belles surprises cette semaine. Que vous soyez passionné d’histoire, amateur d’art ou à la recherche d’activités en famille, Saint-Pierre vous ouvre grand ses bras !


Programme des prochains jours

Jeudi 15 mai – Festival unique au Marché Max-Ransay
8h à 13h

  • Escape Game inclusif : Mission Inclusion culturelle

  • Vide-grenier

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L’éphéméride du 13 mai

La loi d’or qui abolit l’esclavage au Brésil est signée le 13 mai 1888

La Loi d’or (Loi impériale no 3353), signée le 13 mai 1888, est la loi qui a aboli l’esclavage au Brésil. Elle avait été précédée par la loi no 2040 (Loi du ventre libre) du 28 septembre 1871, qui libérait tous les enfants nés de parents esclaves, et par la loi no 3270 (Loi Saraiva-Cotejipe ou Loi des sexagénaires), du 28 septembre 1885, qui réglementait « l’extinction graduelle de l’élément servile ».

Elle fut signée par Isabelle de Bragance, princesse impériale du Brésil, et par le ministre de l’Agriculture de l’époque, le conseiller Rodrigo Augusto da Silva (pt). Le conseiller Rodrigo Silva faisait partie du cabinet ministériel présidé par João Alfredo Correia de Oliveira , du Parti conservateur  et appelé « Cabinet du 10 mars ». Dona Isabel a signé la Loi d’or dans sa troisième et dernière régence, alors que l’empereur Dom Pedro II du Brésil était en voyage à l’étranger.

Promulgation de la Loi d’or au Brésil.
Le projet de loi qui abolissait l’esclavage au Brésil fut présenté à la Chambre générale (l’actuelle Chambre des députés), par le ministre Rodrigo Augusto da Silva (pt) le 8 mai 1888.

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« Réinventer l’avenir des Antilles »

— Par Jean-Marie Nol —

Se libérer des chaînes du passé et s’émanciper des difficultés du présent pour mieux penser l’avenir !

En ce mois de mai, empreint de mémoire et d’histoire, la Guadeloupe et la Martinique se trouvent à un tournant de leur destin. Leurs territoires portent en eux les stigmates d’un passé colonial douloureux et les incertitudes d’un présent fragilisé. Pourtant, dans cette tension permanente entre mémoire et actualité, se dessine la possibilité d’une réinvention. Se libérer des chaînes du passé, non pour l’oublier, mais pour le comprendre et l’intégrer pleinement. S’émanciper des difficultés du présent, non pour les nier, mais pour les dépasser. Tel est le chemin exigeant mais nécessaire pour que ces sociétés insulaires puissent enfin penser un avenir à la hauteur de leurs aspirations.

Le mois de mai, dans les Antilles françaises, résonne avec la commémoration de l’abolition de l’esclavage. Chaque année, les cérémonies officielles tentent de rendre hommage aux victimes de cette histoire, mais elles peinent à contenir les interrogations persistantes qui traversent les consciences : le passé continue-t-il de peser sur le présent ?

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