« La connaissance est un présent d’une infinie cruauté quand elle ne permet pas d’agir. »
— Par Michèle Bigot —
Reflets des jours mauves est le roman des disparus. Le motif central du tissu narratif tresse deux fils : le narrateur est Michel Lazare, chef de clinique et explorateur du génome. Il raconte une histoire biface, celle de sa recherche génétique (la chaîne) et celle de sa rencontre avec Rachel (la trame). Mais la promesse de bonheur suscitée par la thérapie génique se retourne en malédiction, quand l’apprenti sorcier fait face à sa découverte.
C’est une même passion de recherche qui anime anime Lazare et Rachel, comprendre le mystère de la vie pour lui, retrouver les traces des siens pour elle. Il regarde en avant, elle regarde en arrière, pourtant leurs démarches sont jumelles. Il est généticien, elle est photographe, mais tous deux poursuivent des traces, histoire familiale ou anamnèse occulte. Leur amour repose sur une gémellité, une expérience commune, celle de la disparition. Le mélancolique mauve pourrait donc se teinter de reflets tragiques.
Si les caractères et l’intrigue empruntent à la tragédie, la forme emprunte au conte oriental.


Troisième roman de Diana Evans, Ordinary People décrit, à travers deux couples quarantenaires les failles et les errances d’hommes et de femmes issus d’une classe moyenne auxquels le pouvoir d’achat en baisse offre peu de perspectives. L’auteure anglaise plonge le lecteur dans la vie intime et domestique de deux cocons familiaux au bord de la rupture, celui de Michael et Melissa, rencontrés il y a plus de dix ans, parents de deux enfants, et de Damian et Stéphanie, mariés depuis bientôt quinze ans, trois enfants. Que devient le couple face aux ambitions personnelles et professionnelles déçues ? Aux longs trajets pendulaires ? À l’argent qui manque toujours un peu ? Diana Evans se fait l’observatrice de la vie conjugale confrontée au capitalisme et à la crise, et décrit minutieusement la fragile architecture amoureuse.

Sentespri sé madjoukann-nou
Man né bòd lariviè
L’écrivaine franco-sénégalaise s’exprime sur son parcours et sur son désaccord avec la pensée « décoloniale », qu’elle invite à oublier pour « pacifier les mémoires »
Est-il juste et équitable de faire le plaidoyer pour le droit à la langue maternelle créole dans le système éducatif haïtien ? Est-il cohérent de plaider à la fois pour le droit à la langue maternelle créole dans notre système éducatif et pour l’aménagement simultané, dans l’École haïtienne, de nos deux langues officielles, le créole et le français ?
Man anmen’w an lanmè
Basée en Guadeloupe, l’association
Un couple de jeunes « blancs-France », inodores, incolores et sans saveur, à souhait, décide de plonger à pieds joints dans le mythe du cocotier.
Daniel M. Berté —
Au pied des monts bleutés, en un site historique
Kat gran nonm Sentespri
Quand les tensions entre générations deviennent trop fortes, des groupes d’adolescents choisissent de rompre définitivement. Mais créer une société alternative est-il possible ?
Le « Plan décennal d’éducation et de formation 2019-2029 » du ministère haïtien de l’Éducation est-il porteur d’une vision conséquente de l’avenir du système éducatif national ? Cette question de fond mérite une ample réflexion. Ainsi, nous avons lu avec beaucoup d’intérêt et d’étonnement l’article rédigé par le bureau de communication du ministère de l’Éducation et de la formation professionnelle (MENFP), «
« J’ai confiance en Abi, chuchote-t-il. En sa capacité à se battre, à renaître, à apprivoiser le monde qu’elle redécouvre, à le reconstruire à sa hauteur à elle. »
Une bande inoubliable d’adolescents décide de lancer un défi à la mort.