“Un si petit oiseau”, de Marie Pavlenko, dès 13 ans.

“J’ai confiance en Abi, chuchote-t-il. En sa capacité à se battre, à renaître, à apprivoiser le monde qu’elle redécouvre, à le reconstruire à sa hauteur à elle.”
Abi a perdu son bras dans un accident de voiture. Elle s’enferme chez elle, coupe les ponts avec ses amis, et pense que sa vie est finie.

C’est sans compter sur le dévouement de sa mère, l’énergie débordante de sa tante, l’humour de son père et les crises d’adolescente de sa soeur.

Difficile dans ce tourbillon d’amour de ne pas garder un mince espoir en une existence meilleure. Mais l’absence d’avenir l’empêche de se projeter.

L’arrivée de Yoru, une petite touffe de poil puis la rencontre avec Aurèle vont bouleverser son quotidien et sa vision de ce nouveau monde où bien sûr tout est différent mais dans laquelle beaucoup de choses restent possibles…

Un livre émotion car l’autrice a su avec justesse et délicatesse retranscrire les sentiments complexes de l’héroïne qui a perdu ses repères, une partie de son autonomie et sa joie de vivre.

J’ai particulièrement apprécié la place laissée à la nature, aux animaux et tout particulièrement aux oiseaux dans le récit. Ils vont aider Abi à se réconcilier avec elle-même.

Abi n’arrive plus à se considérer comme une jeune fille vivante. Son bras disparu et le moignon restant est un boulet qui l’empêche, par la douleur qu’il induit et par le handicap qu’il génère, à habiter sa vie.

Le regard des autres est particulièrement pesant et l’amène à se recroqueviller sur elle-même. Sa chance est d’être entourée et de percevoir chez Aurèle des sentiments autres que la pitié. La nature viendra compléter ces atouts.

Une belle leçon de vie illuminée par les propos de Marie Pavlenko en fin d’ouvrage.

A lire et à offrir !

9782081443846
17,50 euros
395 pages
Niveau 4e Lycée