Catégorie : Écrits

« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre III

 Par Robert Lodimus —

Chapitre III

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Sous les griffes de la terreur

« Après l’anéantissement des ennemis armés, il y aura encore des ennemis non armés; ceux-ci ne manqueront pas de mener une lutte à mort; nous ne devons jamais les sous-estimer. Si nous ne posons pas maintenant le problème de cette façon, nous commettrons les plus graves erreurs. »

(Mao Tsé-toung)

Naître, grandir, vieillir, mourir en Haïti sont lourds de cauchemars et d’épreuves. Inestimables de conséquences. Comment passer toute une existence à louvoyer sur un océan d’obstacles anguleux, presque insurmontables, sans en apporter les séquelles avec soi dans la tombe?

Tout ce que les Haïtiens ont hérité, jusqu’à présent, de la grande victoire du 18 novembre 1803 à Vertières, ce sont des sacs de tribulations qu’ils ne cessent infatigablement de traîner sous un soleil d’incertitude et d’inquiétude qui glace le cœur et qui gèle le sang. Où chercher encore le chemin de ce « Canaan »? N’est-ce pas la quête acharnée de ce lieu de rédemption, de cet endroit de salut, de cet emplacement de sécurité qui explique la présence de tous ces compatriotes aux États-Unis, en France, au Canada, en République Dominicaine, aux Bahamas et ailleurs?

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« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre II

Par Robert Lodimus

Chapitre II

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Ils ont assassiné notre rêve

« Il vient une heure où philosopher ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action. »

(Victor Hugo)

Rien ne présageait de la tempête politique qui allait se lever à l’horizon. Cette journée-là, comme à l’accoutumée, les nuages de frayeur se bousculaient dans le ciel de la saison automnale. Cet automne maudit a repeint les villes, les bourgs et les villages en jaune de la trahison, en rouge de la cruauté et en blanc de la capitulation. Les riverains craquaient, se cassaient en deux et gémissaient sous les fouets des persécutions politiques. De leur bouche souffreteuse et peureuse coulait la bave d’une colère rageuse qui bouillonnait à l’intérieur, et qu’ils cherchaient en vain à transformer en une boule de révolte enflammée. Gardaient-ils encore l’espoir de parvenir à incendier et à faire exploser le « bunker » où se retranchaient les visages du « Mal » absolu de ce siècle bouleversé ?

Les âmes éprouvées se repliaient dans la léthargie et la démobilisation que leur imposaient l’incertitude et la résignation.

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Quand toutes les roches toucheront l’eau

— Par Gary Klang —

Mes Chers Compatriotes,

J’en appelle à toutes les classes sociales, aux dirigeants, aux possédants, aux démunis, aux Noirs et aux Mulâtres. Nos dirigeants ont pour devoir d’apaiser les souffrances d’Haïti et pourraient pour cela s’inspirer de Fidel qui, malgré le blocus, a donné à son peuple l’éducation et les soins de santé gratuits. Mais rien de tel chez nous.

Le Président Aristide l’a constaté de manière imagée : woch nan dlo pa konnen doulè woch nan soley. La classe aisée, qui loge dans les belles villas, et le peuple, qui croupit dans la boue, s’ignorent et vivent dans deux mondes séparés.

Mais contrairement aux autres dirigeants, tu as voulu changer les choses, mon cher Titide. Hélas, au lieu de t’aider, toi qui risquas ta vie pour chasser Duvalier, les bien-pensants se sont ligués contre toi et t’ont destitué. Tu as eu droit à deux coups d’État et le peuple souffre toujours autant. Qui pis est, ce sont tous les Haïtiens, sans exception, qui aujourd’hui pâtissent des gangs.

Cependant, lorsque je pense à la grandeur de l’épopée dessalinienne, je garde encore espoir : le pays renaîtra !

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« Crétin » &  » Les jeux sont faits »

Crétin

Ta demeure la planète terre tu l’as terrassée
Tes frères et sœurs tu les as déshumanisés
Tes ressources naturelles tu les as troquées
Ton beau climat tu l’as déréglé et contaminé
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Tes institutions sont infectées de corruptions
Tes dirigeants sont sans talent et compassion
Tes religieux sont des hypocrites de dévotion
Tes élites sont des avides de sale exploitation
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Ta mentalité est tant humiliante et destructrice
Tes actions sont défiantes et démoralisatrices
Ta cupidité est bien intolérante et dévastatrice
Ta malveillance est arrogante et conspiratrice
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Tu accuses les autres pour tous tes malheurs
Ta haine a remplacé ce qui faisait ton bonheur
Ton ignorance ne t’a jamais fait grand honneur
Tu sembles t’enfoncer dans l’énigme sans peur
Jean-Bernard Bayard

Les Jeux Sont Faits
La faim la misère et l’injustice sont systémiques
L’ignorance la malfaisance deviennent symétriques
La corruption l’avidité et l’immoralité sont juridiques
Ainsi est formulée la base des pays démocratiques

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« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre I

— Par Robert Lodimus —
Tous les quatre ou cinq ans, les masses populaires participent à des mascarades électorales organisées sur la planète par les États mafieux. Elles votent des incompétents, des voleurs, des corrupteurs, des assassins, des usurpateurs, des traîtres, des « malfrats »… Elles octroient la « légitimité gouvernementale » à des fauves qui protègent les intérêts des oligarques et qui les dévorent. Le système électoral, tel qu’il se définit aujourd’hui dans les pays dominants et dominés, et par le but qu’il poursuit, demeure une « invention diabolique », en vue d’exploiter la naïveté des électeurs qui n’ont  pas une « faculté cognitive adéquate » pour rationnaliser leur bulletin de vote.

(Robert Lodimus, Voter : c’est choisir son maître)

« Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. Du jour où tombe l’antagonisme de classe à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles. »

(Karl Marx)

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Avant-propos

De temps en temps, des milliers d’Haïtiens envahissaient les rues de la capitale et des principales villes du pays.

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La foyalaise. (3)

La foyalaise (3)

Par Myrna Nérovique
La foyalaise rêvait de Vladymyr, un jeune homme qu’elle ne connaissait point encore. Le fantasme de ses nuits, de ses pensées, de son cœur…

Dieu seul sait, comme elle l’aimait.

Elle devait encore se rendre chez le médecin généraliste, à cause de sa pathologie physiologique : son début de cancer, notamment.

Mariam occupait encore ses pensées. Elle le savait. Une ex à lui, qui vivait en Espagne ; elle n’en doutait parfois, pas du tout.

Les enfants foyalais lui avaient dit de prendre garde, face à cette femme, qu’ils pensaient venimeuse et Saritane écoutait toujours les enfants et la jeunesse, en général. Pourtant, Mariam semblait très avenante et très gentille, dans la délicatesse de son cœur exquis.

La vérité sort de la bouche des enfants… D’ailleurs, Marimar, Muñeca Brava, Rosalinda, étaient des feuilletons qu’elle suivait jeune. Car, Saritane était chrétienne et aimait les enfants. Son rêve était de devenir Maman. Non, Sarita n’était pas une imbécile. Saritane savait que Vladymyr l’aimait, mais elle connaissait vraiment le monde d’aujourd’hui.

Elle marchait encore. Était-ce devant elle, l’ancien local de France-Antilles ?

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« Rencontre », « Indépendance, Souveraineté, Autonomie », « Madan Kafa », et autres…

Jean-Bernard Bayard —

Rencontre

Dans le monde immatériel de l’univers, quatre hommes se rencontrèrent pour discuter de la déchéance de la race humaine. Ces hommes représentaient trois continents: Asie du Sud, Afrique, Amérique du Sud, et les Antilles. Ils étaient Mahatma Gandhi de l’Indes, Nelson Mandela de l’Afrique du Sud, Che Guevara de l’Argentine, et Fidel Castro de Cuba. Ils voulaient savoir les causes de la déchéance, et comment y remédier. Gandhi, après avoir reçu et remercié les trois autres, les invita à s’asseoir autour d’une table ronde. Après un moment d’échange amical, le plus jeune posa la première question thématique. « Messieurs, je suis le plus jeune, et je fus assassiné très jeune pour avoir défendu l’humanité de notre espèce. » Gandhi le regarda avec un petit sourire empreint de compassion. « Oui nous nous sommes engagés pour la promotion de l’humanité et nous fumes assassinés toi à 39 ans, moi à 79 ans. » Castro, ne pouvant s’empêcher un peu d’humour, s’exclama: « Ils ont essayé 638 fois de m’assassiner, mais me trouvèrent invincible, je fus assassiné par la vieillesse! 

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Lettre à Duvalier

— Par Gary Klang —
Tu as tout gâché Duvalier
Avant toi
Tout allait bien
La peur n’existait pas
Ma ville était un havre
Blotti contre la mer qui souriait aux étoiles
Les bougainvilliers s’étiraient langoureusement contre les murs
Joyeux
Comme des jeunes filles en fleurs
Le mal n’était qu’un mot
La vie avait un goût de mangue et d’oisiveté
Et c’est alors que tu vins
Faisant du meurtre la norme
Avec ton Fort Dimanche
Qui n’avait rien de dominical
Et où régnait une femme
Pire que tes sbires
Dont le nom aurait plu au führer
Madame Adolphe
Madan Max Adolphe

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« La Dillonaise », par Myrna Nérovique

— Par Myrna Nérovique —

Partie I)…

La Dillonaise remontait terriblement le Morne de Dillon, situé à proximité de l’église adventiste, dont la blancheur d’albâtre, jaunissait avec le temps.

Nous aurions pu lui donner la vingtaine, mais elle approchait déjà de la quarantaine et elle pleurait devant la marmaille, n’ayant point d’ouailles.

Manque de pot pour elle, elle n’avait pas pris la voiture et dans l’indécence de ses habits, le reflet d’une pauvreté assumée, elle était passée au McDonald’s, nouvellement reconstruit, pour déguster simplement sur le pouce, au retour de ses achats, tandis qu’elle gravissait gravement le Morne, le Mac France, un des symboles de la prochaine coupe du monde de 2026.

Près du mythique McDonald’s de Dillon, dans l’allée de son chemin de traverse, où des sueurs froides lui traversaient la nuque, d’une démarche alerte, elle avait observé au loin, le temps d’une fraction de seconde, le Carrefour de Dillon, toujours superbe, dominant les autres commerces encore, dans la décence de son bel âge, malgré la pauvreté de son voisinage.

Elle se disait, en son encéphale : à quoi bon servait d’acheter tous ces jouets ?

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« Pensées », « Seul », « Domination », « Fanm D’Ayiti Toma »

— Par Jean Bernard Bayard —

Pensées

Ce qui n’est pas clair n’est pas communicable
Il ne s’agit pas d’épater mais plutôt d’élucider
Les mots ronflants mènent à l’obscurantisme
La simplicité d’expression nous offre lumière
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Le privilège ne donne pas le droit d’avilir l’autre
L’arrogance n’est pas le synonyme de privilège
L’existentialisme est peut-être un humanisme
Mais l’altruisme définit bien mieux l’humanité
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L’intégrité et la corruption sont des antonymes
L’homme honorable sait donc à quoi s’en tenir
L’homme est civilisation la femme est humanité
Doit-on être patriarcal ou matriarcal dans ce cas
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La politique gouvernementale représente l’intérêt
Les politiciens sont les outils de nos ploutocrates
L’Oligarchie est le seul système politique mondial
Le droit de vote est l’opium de la servitude citoyenne

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« Les tigres sont encore lachés » : Avant-propos & Chapitre 1

Par Robert Lodimus

(Essai, Éditions Nemours, 2017, 300 pages)


Tous les quatre ou cinq ans, les masses populaires participent à des mascarades électorales organisées sur la planète par les États mafieux. Elles votent des incompétents, des voleurs, des corrupteurs, des assassins, des usurpateurs, des traîtres, des « malfrats »… Elles octroient la « légitimité gouvernementale » à des fauves qui protègent les intérêts des oligarques et qui les dévorent. Le système électoral, tel qu’il se définit aujourd’hui dans les pays dominants et dominés, et par le but qu’il poursuit, demeure une « invention diabolique », en vue d’exploiter la naïveté des électeurs qui n’ont  pas une « faculté cognitive adéquate » pour rationnaliser leur bulletin de vote.

(Robert Lodimus, Voter : c’est choisir son maître)

« Abolissez l’exploitation de l’homme par l’homme, et vous abolirez l’exploitation d’une nation par une autre nation. Du jour où tombe l’antagonisme de classe à l’intérieur de la nation, tombe également l’hostilité des nations entre elles. »

(Karl Marx)

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Avant-propos

De temps en temps, des milliers d’Haïtiens envahissaient les rues de la capitale et des principales villes du pays.

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« Un Monde En Transition » , « Sous-Estimer » & « Être »

Un Monde En Transition

De l’artisanat colonial, à l’industrie impériale, nous voilà aujourd’hui au crépuscule de l’âge de la technologie conflictuelle! Nous prenons lentement conscience d’un boulversement socio-politico- économique qui va changer demain la direction de la suprématie mondiale. L’Orient va-t-il s’imposer à l’Occident comme la nouvelle puissance d’un nouveau monde qui ne sera pas celui de 1492? C’est la lutte d’influence entre OTAN et BRICS qui nous mènera au nouveau Nouveau- Monde. Tous les conflits qui éclatent partout depuis la fin de celui de l’Indochine de 1946 à 1975 illustrent la nécessité d’une nouvelle direction depuis l’Ukraine, l’Iran, Cuba récemment. Avançons-nous vers l’âge robotique et de l’intelligence artificielle? L’humanité va-t-elle être complètement dénaturée et que l’artificiel remplacera le naturel? Cette période de transition devrait nous donner beaucoup d’inquiétude car elle place tout le monde et tous les peuples dans une situation précaire.
L’événement de tous les pays d’Afrique qui reçurent leur indépendance entre 1960 et 1980 marqua un changement brutal de l’impérialisme occidental qui commença avec la conférence de Berlin de 1885. Le tumulte que cela a causé dans la balance du monde géopolitique fut énorme et les sphères d’influence pour instaurer un autre système de contrôle sur ces nations naissantes créa toutes sortes de changements radicaux qui provoquèrent un tohu bohu international.

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« Elites Haïtiennes! » &

—— Par Jean-Bernard Bayard —

Elites Haïtiennes!
S’il y a une mauvaise augure de bonne foi des élites haïtiennes, il faudrait analyser de près la guerre des couteaux de Saint-Domingue (1799-1800) et on verrait que la cassure de la collectivité et l’égoïsme intellectuel étaient déjà évidents. Serait-ce une dichotomie entre la classe des Affranchis et la classe des Esclaves illustrant une mentalité colonisée où les oppressés deviennent les oppresseurs?
Tout d’abord, il nous faut reconnaître l’animosité régionale, ethnique, sociétaire, économique et religieuse qui a dégénéré la classe dirigeante et élitiste qui devint corrompue et avide. La haute société des plantations du nord, des habitations du sud, du commerce de l’ouest, le sectarisme du clergé et du militarisme n’ont jamais su s’ériger en force collective, unificatrice, égalitaire, ou même associative. Serait-ce un manque d’intégrité ou de moralité?
Les trois premières années de la nation haïtienne furent si virulentes qu’elles causèrent une division territoriale entre le Grand Nord Noir et le Grand Sud Métis. La période 1825-1843 fut dix-huit ans qui formulèrent à jamais le schisme des élites et des démunis en Haïti.

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« Les Mots », « 38 Ans d’Enseignement », L’Haïtien Est-Il Nomade?

Les Mots
Les mots causent le bien-être aussi bien que les maux
Ils sont utilisés pour honorer ou pour insulter l’autre
Ils soignent la pensée et communiquent la générosité
Ils blessent l’esprit et insultent avec un dédain venimeux
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Les mots formulent l’inclusion ou provoquent l’exclusion
Ils stimulent l’imagination ou détruisent l’amour propre
Ils réconfortent d’un côté ou dévalorisent de l’autre côté
Ils rassurent certains tout en avilissant tant d’autres
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Ils se conjuguent, s’accordent, se définissent et s’illustrent
Ils créent, construisent, érigent, instituent, organisent, ouvrent
Ils suppriment, désintègrent, démolissent, destituent, ferment
Ils représentent la lumière de l’humanité ou l’obscurantisme
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Peut-on les maîtriser pour le bienfait la compassion et la justice
Peut-on les utiliser pour motiver, solliciter, admirer et honorer
Peut-on les manipuler pour s’entraider, se réconforter et s’aimer
Peut-on les ramener à notre humanité et retrouver notre fraternité
Jean-Bernard Bayard

 

38 Ans d’Enseignement
De 1975 à 2013 j’ai enseigné du jardin d’enfant à l’université dans les États de New-York et du New-Jersey aux Etats-Unis. J’ai enseigné le français, les sciences humaines, l’arithmétique, la géométrie et l’algèbre élémentaire, l’anglais, l’anglais aux étrangers et la science pédagogique.

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« Parlons bonheur « , de Gary Klang

— Par Gary Klang —
Au cours de ma longue vie, j’ai vécu trois expériences de vrai bonheur qui m’ont permis de comprendre qu’il n’y a rien là d’utopique.
La première eut lieu en mai 68, à Paris. Surgi de nulle part, ce soulèvement de jeunes grimpant aux barricades, comme leurs ancêtres de la Commune, fut tellement inattendu qu’un journaliste se plaignait peu de temps avant de ce qu’il n’y avait rien d’intéressant en France, et qu’on s’y ennuyait. Mais voilà que sans crier gare les Parisiens semblaient heureux de vivre. Eux qui hier encore étaient mornes et renfrognés, d’un coup et comme par miracle ils se tutoyaient dans les rues pleines de passants souriants. J’ai vu de vieux messieurs, cravate bien mise et chapeau vissé sur la tête, nous adresser la parole spontanément et nous offrir un morceau du pain qu’ils venaient d’acheter. Bref, tout ruisselait de bonheur dans la Ville Lumière.
Ma deuxième expérience, je l’ai vécue à Montréal en compagnie de mon ami, le poète Davertige. Féru de mysticisme et toujours en quête d’inconnu, Dave m’invita un jour à aller rencontrer un sage hindou dont il avait entendu parler.

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 » Journée Paysanne » & « Gouvernance ou Pouvoir »

Journée Paysanne
À quatre heures du matin, toute la famille était déjà debout, avec une tasse de café fort, et un bol de  » Labouilli « . Chacun avait son travail de la journée à faire, et la routine se faisait sans plainte ou explication. Le père préparait la charrue, le taureau qui mangeait avant tous les autres animaux, la pioche, la manchette, la pelle, et autres instruments de travail. Son fils de 15 ans et lui partaient travailler le champ, de quatre heures trente à onze heures trente du matin! La fille aînée commençait à mettre ensemble tout ce qu’il fallait pour préparer le déjeuner qui devait être prêt à onze heures. Le frère de douze ans devait traire les deux vaches, les nourrir, ainsi que le cochon.La petite de huit ans devait nourrir les quatre poules et le coq, et ramasser les oeufs. L’étable et la bassecour devaient être nettoyées, et le fumier sur deux brouettes partait avec le déjeuner du père et du fils pour leur travail de l’après-midi. La mère et sa fille aînée, à une heure trente de l’après midi, sur des terrasses préparaient le café, faisaient le triage du riz et pilonnaient le café grillé.

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« Comment »,  »  Le Petit Garçon De Camp Perrin! », « Qui Suis-je? »

Comment

Comment faire lumière sur la contradiction
Comment élucider la dichotomie de poison
Comment expliquer un paradoxe de nation
Comment comprendre la sale contestation
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Comment retrouver la racine de la révolution
Comment sortir tout un peuple de la négation
Comment rétablir avec équité nos institutions
Comment recréer la gloire de notre fondation
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Comment établir la justice dans la constitution
Comment motiver collectivement la population
Comment instituer le modèle de la scolarisation
Comment s’unir avec l’endogénie et l’éducation
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Comment inculquer un tribunal égal de formation
Comment développer une économie de production
Comment nous intégrer avec honneur et validation
Comment authentiquer notre vile deshumanisation

Jean-Bernard Bayard

  Le Petit Garçon De Camp Perrin!

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Istwa Ayisyen | Hymne Anthem Gloire Prière Ayibobo!

Hymne Anthem Gloire Prière Ayibobo!

Aucun immigrant avec un coeur ne peu oublier sa terre natale
La racine de tout être humain n’est pas une chose aussi banale
Tout un bel héritage culturel lui donne cette identité matriarcale
De la patrie et de toutes les générations précédentes intégrales
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Renoncer son origine serait pour ces déracinés une erreur fatale
La constitution qui rend n’importe qui apatride doit être immorale
Cet exile n’est pour quiconque une simple nostalgie sentimentale
Les ent de l’expatrié seront toujours son cordon ombilical
Jean-Bernard Bayard

Istwa Ayisyen
Depi 1804 ayisyen ap chiré pit san rété ap pwente dwèt. Se toujou yon lòt moun ki la kòz mizè-l. Afè pouvwa an Ayiti pa gen anyen pou wè ak responsabilite, devwa, pwodiksyon, konstriksyon, lekòl ou latriye. Ayisyen pa janm apwann pale, sèl sa yo konnen se voye monte!

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« La force des choses »

— Par Loran Kristian —

Paroles-témoins, Marie Michèle D… en cause appariée.

Je vous les livre sous forme clôturée du réel, là où projette un mensonge à visage humain. Ces choses que j’agrée avec d’autant plus de facilité, qu’il nous manque le temps d’y regarder de près, en feu de tous côtés, comme ces bandits aux quatre croisées de nos couches de fiction.

C’est peut-être en dévalant par là qu’un espricorps peut se trouver zombi, privé d’autonomie, d’indépendance, et virer jouet d’un autre. Par la force des choses.

Dans la gorge actuelle, le blanc devient noir, les lumières s’équivalent en pieds d’ombre, et la veillance, toujours bien pesée, porte sur l’être un amour glabre et déplumé.

Le monde… Pris du désir de revenir sans cesse, de ne jamais quitter la scène, puisqu’elle est tout désormais, qu’elle nous assigne aux puissances du produire et distribuer. Le monde pris au délire, surveillant à tout va, à tout coin ; son désir fou de caméras ici et là, parce que tout le vaut bien. Le mérite et le sens inversés. Rotation sidérale. Ce qui court depuis laide lurette dans l’ombre de mes doutes : ce mécanisme destructeur tant bien même peu visible, passant par l’émail du silence.

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« Cinq Grands Empires » « Comme Si » &  » Régner », de Jean-Bernard Bayard

Cinq Grands Empires
L’Empire Carolingien de 814 était de 1, 200,000 kilomètres carrés
C’était la fin du règne du roi Charlemagne ou kaiser Karl der Grosse
Du Saint Empire Romain Germanique de 768 à 814 Roi des Francs
Pendant quarante-six ans donna naissance à la civilisation occidentale

L’Empire du Mali de 1380 était de 1,100,000 kilomètres carrés en Afrique
Quarante-trois ans après le règne de l’homme le plus riche de son époque
Mansa Musa fut roi de cette empire nègre pendant vingt-cinq ans 1312-1337
Son pèlerinage à la Mecque de 1324-1325 fut légendaire pour sa richesse

L’Empire Inca de 1527 était de 2,000,000 kilomètre carrés du nouveau monde
Lieu sacré de Machu Picchu dans les Andes fut envahi par Pizarro en 1526
Ce qui commença le déclin de ce puissant empire d’une richesse fantastique
Et marqua le début d’un génocide Inca, Aztèque et Maya par Charles Quint

L’Empire Espagnol de 1600 était de 218, 000,000 kilomètre carrés en un siècle
L’Espagne de 505,911 Kilomètres carrés en 1492 au Roi Philip III de 1598-1621
Avait augmenté son royaume avec 217,492,089 kilomètre carrés de conquêtes
Les Grandes Découvertes et le Colonialisme du Nouveau Monde lui sont attribués

L’Empire Britanique de 1920 était de 35, 500,000 kilomètre carrés fut le plus vaste
George V de 1910 à 1936 était le plus puissant monarque de la révolution industrielle
L’Angleterre possédait des colonies et territoires sur tous les continents du monde
Imaginé que l’ampleur des Etats-Unis est seulement de 9,631,419 Kilomètres carrés
Jean-Bernard Bayard

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« J’en ai marre », de Gary Klang

— Par Gary Klang —
J’en ai marre vous dis-je
Marre de la mer que l’on dit morte
Et de celle qui se retire sans crier gare
Marre de voir interdire à certains le droit de vivre
Comme si cela allait de soi
Comme si ce n’étaient pas des hommes des femmes et des enfants qui ne demandent qu’à jouir de la tendresse du jour et de la nuit
Sans l’affreux bruit des bombes et de la mort
Oui triste triste était mon âme
Même si jamais je n’ai connu ni le fracas des bombes
Ni l’odeur âcre de la mort
O Dieu des hommes
Faites que les murs et que la haine s’effacent
Tout comme le désir de tout avoir
Tout posséder
Sous prétexte que ces lieux n’appartiennent pas à ceux qui pourtant y ont toujours vécu
L’autre soir
un ami me disait que Judas Iscariote s’était pendu sur la terre de ses ancêtres
Dépossédés par ceux qui se croyaient chez eux
Au point que sa famille se retrouva sur une île des Antilles
Mais au lieu de trouver le repos
Il vit un jour sa maison brûler telle une torche maudite
Avec ses parents rendant l’âme devant lui impuissant

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À Bout d’Haleine, J’Etouffe!

— Par Jean-Bernard Bayard —

À Bout d’Haleine, J’Etouffe!
Je me demande si George Floyd est d’origine Saint-Domingoise
Il a expié des forces de l’ordre qui refusait de voir son humanité
Tout comme toutes ces générations de Nègres en trois siècles
D’esclavage colonial que l’on croyait avoir été abolie par la loi

Je me demande si Abner Louima durant son calvaire a pu penser
À Vertières qui avait mis fin à la colonie de l’Île Saint-Domingue
Si loin de 1886 le vestige de l’esclavage des Amériques à Cuba
Et que nous vivons sans honte cent quarante ans plus tard

Je me demande si les pauvres réfugiés de la Rivière Rio Grande
Ont perçu ces agents à dos de cheval comme des esclavagistes
Et ont-ils pu imaginé les chiens venus de Cuba par Rochambeau
Et demander quand finira le racisme de la suprématie occidentale

Je me demande si Patrick Dorismond en l’an 2000 s’y attendait
D’être abattu comme un chien à cause de la couleur de sa peau
Comment expliquer à nos enfants qu’ils sont libre de choisir
Qu’avec justice et instruction ils peuvent réussir à tout faire
JB

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« Mourir pour Vivre » de Robert Lodimus : L’esthétique de la résilience et la noblesse du verbe

Analyse de l’œuvre « Mourir pour Vivre » (également intitulée « La Mort pour la Vie ») de l’écrivain et journaliste d’origine haïtienne Robert Lodimus

Ce livre, publié sous forme de feuilleton ou de chapitres successifs (notamment sur le portail culturel Madinin-art.net), se présente comme une fresque tragique et philosophique sur la condition humaine, l’exil et la résilience. 

1. Thématiques centrales

Le roman explore la dualité entre la souffrance inévitable et la volonté de survivre:

  • La Tragédie et l’Injustice : Robert Lodimus dépeint un univers marqué par la torture, la douleur et les fatalités qui s’abattent sur les plus démunis.

  • L’Exode et l’Errance : Le récit évoque les vagues migratoires (notamment vers la République Dominicaine) et le déracinement des familles, illustré par le destin de personnages comme Francesca Lamisère.

  • La Résistance et l’Espoir : Malgré la noirceur des thèmes, l’auteur met en avant le courage, la solidarité et la persévérance des habitants de lieux imaginaires comme « le village des Rochois », symboles de la lutte universelle contre l’oppression. 

2. Style et Narration

  • Dimension Philosophique : L’auteur intègre de nombreuses références littéraires et philosophiques (Victor Hugo, Jacques Roumain, Chrysippe de Soles, Khalil Gibran) pour élever le récit au rang de réflexion globale sur l’existence.

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L’inconnu de Mer frappée : chapitre XX

— Par Robert Lodimus —

Chapitre XX

Post-scriptum

Il ne peut y avoir de sauvetage
Quand le sang a noyé le monde.
Nous ne disposons que de nos bras
Pour rejoindre, à la nage, la mort.

(Edmond Jabès, Toujours cette image)

La saison automnale faisait hâtivement son barda, pour le comprendre – et non pour le dire – comme Marcelle Auclair, l’auteur des ouvrages « Le Bonheur est en vous » et « La pratique du Bonheur », édités respectivement en 1938 et en 1951. La vieille reine des pluies et des orages ramassait avec peine et empressement les feuilles rousses, encore humides, qui tapissaient les forêts bientôt grelottantes. Elle n’avait pas non plus oublié les grands pinceaux trempés dans le cuivre, avec lesquels elle peignait les arbres, en état de métamorphose et de squelettisation, déployés dans un paysage éclairé par un astre pâle et désenthousiasmé. À chaque journée, l’ombre de l’obscurité venait très tôt chasser la clarté du soleil : ce qui laissait présager que le carrosse de l’hiver était vraiment en chemin, et que bientôt, celui-ci viendrait s’installer royalement dans plusieurs compartiments de la nature.

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« Barbès créole blues » de Raphaël Confiant

— Louis-Félix Ozier-Lafontaine(*) —

En ces mois de février et mars 2016, le monde et ses actualités transpirent à grosses gouttes les angoisses dues aux atrocités de la guerre, aux enlèvements de chef d’Etat ainsi que les craintes du triomphe des fascismes et des arrogances impériales de toutes sortes.

L’atmosphère rendue déjà intenable par le spectre effroyable du génocide de Gaza et par les manœuvres de recolonisation forcée du Vénézuéla et de Cuba, s’aggrave quasiment de jour en jour. Et s’il fallait convaincre la conscience des habitants des petits pays insulaires que nous sommes de ce que le monde est dominé plus que jamais par la loi du plus fort, voilà que cette barbarie envahit maintenant notre espace proche : elle est là dans les Caraïbes, l’armada guerrière US, à quelques encablures maritimes, là où vont et viennent les pêcheurs des îles de notre archipel.

Alors, réflexe habituel, sans me désintéresser de cette actualité, je me fais fort de m’appliquer à reprendre souffle ailleurs ; question de sauvegarder un maximum de sérénité et de clairvoyance dans ce monde-là.

Et je m’en vais au plus vite m’emparer de romans récemment publiés.

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