Anibal
C’est fatal dans la capitale pour Anibal le fils d’Astrubal qui voulait être un avocat total-capital!
Il alla dans un bal de carnaval au chemin des dalles. Là il flirta avec Madame Ti Nal qui lui était un bossal!
Ti Nal lui flanqua trois balles dans le fale. Anibal avec mal alla à l’hôpital Général! Arrivé à l’hôpital, après la réussite chirurgicale, Anibal cassa un bocal en cristal avec un fistibal! l’hôpital lui dit après se scandal d’aller jouer comme un cheval au Morne l’Hôpital! Arrivé au Morne l’Hôpital sur une bicyclette sans pédales il frappa un caporal devant la centrale principale! C’est alors que le général le condamna au tribunal! Ainsi prit fin la cabale principal d’Anibal! Point Final!
Jean-Bernard Bayard
Scrutin de Bulletins
Comment prendre une nation défaillante en main
Qui parmi nous se sacrifiera pour fructifier le sein
De la mère patrie et devenir la racine d’un fier saint
Pour y arriver faut-il collectivement avoir un dessein
Où sont aujourd’hui tous nos braves et intègres citoyens
Seul pays d’esclaves et d’affranchis déchu par des malins
Abruti par la corruption crapuleuse de sales petits lutins
Qui nous causent de l’international d’être traité de crétins


Résumé
Le Clairvoyant
Avec 


— Par Jean-Bernard Bayard —
Dessiner le futur des imaginaires caribéens
Le 27 février 2025, les parents, les collègues et les lecteurs de Jean-Pierre Basilic Dantor Franck Étienne d’Argent, alias Frankétienne, l’ont accompagné à sa dernière demeure avec une profonde tristesse. L’enfant de « Ravine-Sèche » allait célébrer sa quatre-vingt-neuvième année d’existence le 12 avril prochain, dans une capitale en lambeaux, méconnaissable, pariatisée, livrée pieds et mains liés, – comme le Fils de l’Homme à Hérode Antipas –, aux lycanthropes d’Hadès et de Perséphone, le dieu et la déesse des enfers. Franck Étienne a traversé, – pour reprendre le jargon utilisé dans le vaudouisme –, sans avoir accompli son rêve : obtenir le prix Nobel de littérature. Peut-être, entrera-t-il dans l’histoire à l’instar de l’écrivain suédois nobélisé à titre posthume en 1931, Erik Axel Karlfeldt, – quoique celui-ci l’eût refusé de son vivant en 1918 –, pour son ouvrage Cor d’Automne (Höstorn), paru pour la première fois en 1927. Car, dans bien des cas, la mort n’est pas arrivée à gommer l’opiniâtreté des « obsessions subjuguantes ». Et puis, « mieux vaut tard que trop tard !»
— P
— Par Jean-Bernard Bayard —