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Analyse sociolittéraire des « Larmes du destin » de Robert Lodimus

(Avec l’aide IA)

Les larmes du destin de l’écrivain et journaliste haïtien Robert Lodimus est un récit poignant qui s’inscrit comme un plaidoyer littéraire et social contre la misère, l’analphabétisme et l’exploitation humaine en Haïti.

À travers l’évocation de figures populaires de l’informel, le texte dresse une critique sans concession des structures inégalitaires de la société.

1. La radiographie de la misère et de l’informel

Le récit met en lumière la vie des couches les plus vulnérables de la population, symbolisées par des personnages comme Esthée, une marchande ambulante de maïs bouilli.

  • L’espace de la vulnérabilité : L’auteur décrit un environnement marqué par l’indigence, l’aliénation et le manque d’éducation. La ville y est dépeinte avec une « sombritude » métaphorique, illustrant la lourdeur du quotidien.

  • La dignité dans la précarité : Malgré la dureté de sa condition (« l’indigente créature »), le personnage conserve une mine souriante et s’attire l’admiration de sa clientèle. Lodimus souligne ici la noblesse et le courage des petits travailleurs face à l’adversité économique.

2. Une esthétique naturaliste et engagée

L’écriture de Robert Lodimus se rapproche des codes du naturalisme moderne, rappelant parfois le rôle de témoin social d’un Émile Zola.  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Parties IX & X – Conclusion

Neuvième partie

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Pour les Carthages du monde

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« Le moyen ne peut être justifié que par la fin. Mais la fin a besoin aussi de justification. Du point de vue du marxisme, qui exprime les intérêts historiques du prolétariat, la fin est justifiée si elle mène à l’accroissement du pouvoir de l’homme sur la nature et à l’abolition du pouvoir de l’homme sur l’homme. »

(Léon Trotsky)

Nous avons abondamment expliqué, au cours de cette série, – dans laquelle nous utilisons le mot Carthage, qui représenta une cité prospère de l’antiquité, comme métaphore –, que les puissances esclavagistes ne sont pas disposées à soutenir véritablement les efforts de développement et d’autodétermination des pays qu’elles maintiennent elles-mêmes sous la dépendance et la domination du « Capital ». Yalta, cette ville historique de Crimée où se rencontrèrent en février 1945 Franklin D. Roosevelt des États-Unis, Winston Churchill du Royaume uni, Joseph Staline de l’Union soviétique, symbolise le lieu de la manifestation du cynisme des puissances impérialistes. Les futurs vainqueurs de la seconde guerre mondiale séparèrent entre eux la terre, l’océan et l’espace, avant même la défaite officielle de l’Allemagne et la capitulation du Japon.  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie VIII

Huitième partie

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Sauver Carthage, c’est anéantir le néolibéralisme

« Vous me demandez ce qui me pousse à l’action? C’est la volonté de me trouver au cœur de toutes les révoltes contre l’humiliation, c’est d’être présent, toujours et partout, chez les humiliés en armes. »

(Ernesto Che Guevara)

Nous nous sommes réveillés le samedi 11 avril 2020 à l’aube avec l’idée que le Christ venait de décéder la veille, vendredi après-midi, dans l’indifférence mondiale. Sincèrement, y avons-nous pensé nous-mêmes? C’est vrai qu’avec le temps, les traditions socioreligieuses ont beaucoup changé. Le dimanche, qui était autrefois le jour consacré au Seigneur, est usurpé par les forces capitalistes qui cherchent toujours les moyens de mousser leurs plus-values. Le salarié n’a plus de repos. Toute sa vie est vendue au « Diable » de l’impérialisme. Le « dieu » de l’argent n’est-il pas en train de déloger tranquillement le « Dieu » du paradis? Au Canada, les églises vaticanes se ferment les unes après les autres. Pour défaut d’acquittement des bordereaux de l’eau chaude, de l’électricité, du chauffage etc.  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie VII

Septième partie
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Une croissance économique également au service des pauvres
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« Mange ton pain pendant qu’il est encore pain.
Et profite du feu pour faire cuire ta soupe
pendant qu’elle est encore soupe.
Par les temps qui courent,
il ne faut pas remettre à demain
ce que tu peux manger ce soir,
car le grand chambardement est peut-être pour cette nuit.
À l’aube, qui sait si le pain ne sera pas fusil,
la soupe poison et le feu sang… »

(Richard Brisson, Collection du Verbe Présent)

 

Au moment d’entamer ce nouveau chapitre de l’ouvrage, nous avons appris avec peine que le grand Africain, Emmanuel N’Djoké Dibango dit Manu Dibango, le célèbre musicien-compositeur, est décédé de la terrible maladie du XXIe siècle le 24 mars 2020 à Melun, en France, à l’âge de 86 ans. L’ange de la mort, qui se déplace avec la Covid-19, a frappé à la porte de Papagroove ou Papa Manu, et il a décidé de l’emmener avec lui, de le conduire là d’où les voyageurs de l’aventure terrestre ne reviennent jamais.  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie VI

Sixième partie

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Haïti, comme la Carthage d’Hannibal

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« Pour les petits et les pauvres, la vie est un couloir de wagon où il faut s’aplatir pour laisser passer les autres, et encore sourire, et même demander pardon. »

(Gilbert Cesbron)

Le jeudi 19 mars 2020, la panique s’installait au sein de la population haïtienne. Deux cas de coronavirus venaient d’être diagnostiqués par les autorités sanitaires. La situation paraissait se compliquer davantage pour des individus qui menaient une existence déjà précarisée. « La République d’Haïti, vraisemblablement, n’allait pas pouvoir faire face à un fléau de cette ampleur », pensions-nous? Sans être superstitieux, nous croisions les doigts – comme beaucoup de compatriotes, peut-être – pour que les îles antillaises soient écartées, même miraculeusement, du chemin de la catastrophe provoquée… Malheureusement, le sort en avait décidé autrement. Un indigène et un étranger belge furent testés positifs. Le mal était donc fait. Désormais, les Haïtiens se comptaient aussi parmi les peuples de l’univers qui luttaient pour se protéger contre la pandémie mystérieuse et meurtrière. La nouvelle – même si l’on s’y attendait – avait causé de l’émoi jusque dans la diaspora.  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie V

Cinquième partie
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Les États esclavagistes ont juré de reprendre Haïti
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« Le monde a proclamé la liberté, ces dernières années surtout; mais que représente cette liberté! Rien que l’esclavage et le suicide! Car le monde dit : Tu as des besoins, assouvis-les, tu possèdes les mêmes droits que les grands et les riches. Ne crains donc pas de les assouvir, accrois-les même; voilà ce qu’on enseigne maintenant. Telle est leur conception de la liberté. Et que résulte-t-il de ce droit à accroître les besoins? Chez les riches, la solitude et le suicide spirituel; chez les pauvres, l’envie et le meurtre, car on a conféré des droits, mais on n’a pas encore indiqué les moyens d’assouvir les besoins. »

(Fiodor Dostoïevski)

Au moment où nous rédigeons cette série de réflexions philosophiques et politiques, le monde se prépare à vivre une nouvelle tragédie d’une ampleur imprévisible. Les frontières terrestres et maritimes se ferment les unes après les autres. Le mal qui répand la terreur aujourd’hui, après la peste de l’époque médiévale, la grippe espagnole de 1918 et l’Ébola, s’appelle « coronavirus (COVID-19) ».  Lire Plus

Comprendre le « sodaliciocratisme » de Robert Lodimus

Le sodaliciocratisme est un terme idéologique, principalement associé à des écrits littéraires et politiques traitant du contexte haïtien, qui prône une forme de gestion de l’État fondée sur des principes progressistes, révolutionnaires et participatifs.

Ce terme semble spécifique à des contextes de critique politique et de théorie sociale (comme dans l’œuvre de Robert Lodimus) et ne doit pas être confondu avec le « Sodalitium Christianae Vitae », une organisation religieuse péruvienne dissoute par le Vatican 

Idéologie et Objectifs : 

Il est défini comme une idéologie visant la transformation de l’État en un moteur de changement sociétal, garantissant la sécurité publique et l’émancipation économique sur une base d’universalité.

Projet de Société : 

Il aspire à répondre aux aspirations de bonheur et de bien-être des individus, en cherchant à contrer les inégalités et l’iniquité qui minent les sociétés, notamment celles de la périphérie.

« Sodaliciocratie prolétarienne » : 

Dans le contexte de la réflexion sur la République d’Haïti, il est fait référence à une « sodaliciocratie prolétarienne » (et non impériale), visant à surmonter la corruption socioéconomique et les ambitions politiques qui ont, selon ce point de vue, affaibli les fondations républicaines.  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie IV

Quatrième partie, IL FAUT SAUVER CARTHAGE, Robert Lodimus

« La plus grande de toutes les injustices, parce qu’elle les comprend toutes, c’est l’esclavage. L’esclavage est l’asservissement de toutes les facultés d’un homme au profit d’un autre. L’esclave ne développe son intelligence que dans l’intérêt du maître. Ce n’est pas pour l’éclairer, c’est pour le rendre plus utile qu’on lui permet quelques exercices de la pensée. L’esclave n’a pas la liberté de ses mouvements ; on l’attache à la terre, on le vend avec elle ou on l’enchaîne à la personne du maître. L’esclave n’a pas d’affection, il n’a pas de famille, il n’a point de femme, il n’a point d’enfant : il a une femelle et des petits. Son activité ne lui appartient pas, car le produit de son travail est à un autre. Mais pour que rien ne manque à l’esclavage, il faut aller plus loin, il faut abolir dans l’esclave le sentiment inné de la liberté ; il faut éteindre en lui toute idée de droit ; car tant que cette idée subsiste, l’esclavage est mal assuré, et à un pouvoir illégitime et odieux peut tout d’un coup répondre le droit terrible de l’insurrection, cette raison dernière des opprimés contre les abus de la force.   Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie III

Troisième partie : Napoléon Bonaparte : Le Néron de la France coloniale

« Si tu es neutre en situation d’injustice, c’est que tu as choisi le camp de l’oppresseur. »

(Desmond Tutu)

Jean-Jacques Dessalines ne doit-il pas être considéré comme le général Hannibal de l’Amérique? Il a traversé le morne Puilboreau avec une armée haillonneuse, composée de femmes et d’hommes faméliques, fatigués, mais déterminés, pour aller combattre les troupes du cruel Donatien de Rochambeau dans le nord d’Haïti. L’histoire a-t-elle relevé le nombre de compatriotes qui auraient péri durant la marche longue et harassante vers les lieux des ultimes combats? Affaiblis par la fatigue et la maladie, certains d’entre eux ont dû être enterrés, probablement, aux abords des chemins cahoteux, dans les plaines herbeuses ou aux sommets des montagnes empierrées. Sans sépulcre, ils seraient restés des anonymes de l’histoire muette. La plupart de nos ancêtres libérateurs combattaient les pieds nus. Pour Carthage, les Alpes engloutirent environ 75 000 hommes sur un total de 100 000. Mao a perdu lui-même 100 000 camarades dans son long périple qui a fait de la Chine la grande puissance militaire et économique qu’elle est devenue au 20ème et au début du 21ème siècle.  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie 2

Deuxième partie
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La France n’a jamais oublié sa défaite à Vertières
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«… Les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais [1]. »

(Victor Hugo)

Depuis l’assassinat du fondateur de la patrie, les masses populaires haïtiennes s’enfoncent dans le sable de la déchéance. L’historien Philippe Girard [2] explique : « La nouvelle Haïti, libérée du carcan colonial français, mais pas de celui du travail forcé, était née. » Les Haïtiens ne sont pas non plus libérés de la pauvreté extrême. Les puissances néocolonialistes les regardent disparaître lentement, sans les secourir. Les bras croisés derrière le dos, comme l’empereur Napoléon Bonaparte, elles observent un peuple, qu’elles qualifient d’effronté pour son passé historique brave et hardi, un pays qu’elles ont maudit – comme Canaan le fils de Cham le fut par son grand-père Noé – qui descend vertigineusement dans les profondeurs nébuleuses de l’abîme. Elles attendent, comme le chasseur qui guette sa proie, l’année, le mois, la semaine, le jour, l’heure, la minute, la seconde décisive de l’instant fatidique.  Lire Plus

« Il faut sauver Carthage », de Robert Lodimus – Partie 1

Avant-propos

Luttons ou mourons

Les historiens, dans bien des cas, n’insistent pas assez sur les éléments de « complot international », lorsqu’ils tentent de cerner les causes et les effets de la « décadence » de la République d’Haïti. Il s’agit d’un état situationnel provoqué par les anciens maîtres de cette colonie jadis juteuse et prospère. C’est cet angle de traitement que ceux qui se donnent pour mission de rédiger l’histoire doivent prioriser pour éviter que l’autoculpabilisation ne déroute l’énergie et la conscience de la lutte. Depuis les événements politiques qui ont conduit à la naissance de la patrie haïtienne, les pays comme les États-Unis, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, le Canada etc., n’ont-ils pas tout tenté pour prouver que les anciens esclaves ont échoué dans leur projet de construire et de vivre dans une société libre, un État indépendant et un pays prospère ? Jusqu’à présent, pourrait-on dire, ils ont réussi. Ce peuple de la Caraïbe vit actuellement dans une réserve miséreuse, sans faune et sans végétation, comme des animaux de l’âge préhistorique, dont ils semblent hériter le tragique destin. 

La route qui doit faire lever le soleil sur les ajoupas des pauvres, y compris ceux de la République d’Haïti, passera inévitablement par une lutte révolutionnaire.  Lire Plus

« Mourir pour Vivre » de Robert Lodimus : L’esthétique de la résilience et la noblesse du verbe

Analyse de l’œuvre « Mourir pour Vivre » (également intitulée « La Mort pour la Vie ») de l’écrivain et journaliste d’origine haïtienne Robert Lodimus. 

Ce livre, publié sous forme de feuilleton ou de chapitres successifs (notamment sur le portail culturel Madinin-art.net), se présente comme une fresque tragique et philosophique sur la condition humaine, l’exil et la résilience. 

1. Thématiques centrales

Le roman explore la dualité entre la souffrance inévitable et la volonté de survivre:

  • La Tragédie et l’Injustice : Robert Lodimus dépeint un univers marqué par la torture, la douleur et les fatalités qui s’abattent sur les plus démunis.

  • L’Exode et l’Errance : Le récit évoque les vagues migratoires (notamment vers la République Dominicaine) et le déracinement des familles, illustré par le destin de personnages comme Francesca Lamisère.

  • La Résistance et l’Espoir : Malgré la noirceur des thèmes, l’auteur met en avant le courage, la solidarité et la persévérance des habitants de lieux imaginaires comme « le village des Rochois », symboles de la lutte universelle contre l’oppression. 

2. Style et Narration

  • Dimension Philosophique : L’auteur intègre de nombreuses références littéraires et philosophiques (Victor Hugo, Jacques Roumain, Chrysippe de Soles, Khalil Gibran) pour élever le récit au rang de réflexion globale sur l’existence.

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La dissection du capitalisme chez Émile Zola et Robert Lodimus

— Par Robert Lodimus —

On doit comparer Émile Zola et Robert Lodimus principalement pour leur rôle de témoins engagés de leur époque et leur dénonciation virulente des injustices sociales. 

Présentation des auteurs

Au XIXe siècle, Émile Zola, chef de file du naturalisme, a consacré sa vie à disséquer les tares de la société industrielle française, culminant dans son célèbre engagement pour la justice avec « J’accuse ». À cette figure historique fait écho, à l’époque contemporaine, celle de Robert Lodimus. Écrivain et journaliste engagé, Lodimus s’inscrit dans cette même lignée d’intellectuels qui utilisent le verbe pour dénoncer les structures d’oppression, du capitalisme financier au néocolonialisme qui frappe Haïti.

Problématique :
Dans quelle mesure l’engagement littéraire de Robert Lodimus peut-il être considéré comme une forme de naturalisme moderne ? Comment ces deux auteurs, malgré des contextes séculaires différents, parviennent-ils à transformer le récit de la misère en un levier de transformation politique ?

Voici les points de rapprochement clés entre ces deux auteurs :

1. Littérature de Combat et Engagement Social

  • Émile Zola : 

Figure de proue du naturalisme, il a utilisé ses romans (comme Germinal) pour dépeindre la misère ouvrière et son célèbre « J’accuse » pour combattre l’injustice judiciaire de l’Affaire Dreyfus.  Lire Plus

Critique Littéraire : Analyse du chapitre XVI de l’inconnu de Mer Frappée de Robert Lodimus

Le chapitre XVI de L’inconnu de Mer Frappée de Robert Lodimus, intitulé « LA CHASSE AU COMMUNISME », propose une critique acerbe des idéologies politiques et de l’instrumentalisation de la démocratie. Lodimus analyse comment la démocratie est détournée pour justifier la mauvaise gouvernance et la « chasse aux sorcières » idéologiques, agissant comme un « nirvana ante mortem » ou un opium pour les dominés. 

Points clés de l’analyse :

  • Critique de la démocratie : L’auteur dénonce une démocratie profanée, qui masque la tromperie consciente et la mauvaise gouvernance.

  • Logique de domination : Le chapitre souligne que le concept de démocratie est utilisé par les dominants pour maintenir les dominés dans la résilience : une sorte d’opium.

  • Idéologie et Conflits : Lodimus questionne pourquoi le partage équitable des ressources (communisme) engendre autant de haine et de conflits, faisant écho à Goethe.

  • Liberté naturelle vs Droits acquis : Il oppose la liberté innée aux droits naturels souvent bafoués par les structures politiques actuelles. 

Le chapitre XVI s’inscrit dans une réflexion plus large de l’œuvre sur les injustices, la « chasse » idéologique et l’appel à une prise de conscience pour une véritable révolution sociale et économique, notamment dans le contexte haïtien.   Lire Plus

Robert Lodimus vu par l’IA

— Par Robert Lodimus avec l’I.A. —

Robert Lodimus est un auteur, essayiste et romancier qui vit et enseigne à Montréal, au Québec. Il est également connu pour ses commentaires et ses analyses politiques, notamment sur la situation en Haïti, qu’il publie régulièrement sur des plateformes comme Madinin-Art. 

Ses publications et activités récentes

  • En octobre 2025, il a publié un article dans Madinin-Art commentant la situation politique et sociale en Haïti, anticipant une catastrophe politique imminente.

  • Toujours en octobre 2025, un extrait de son roman L’inconnu de Mer frappée a été partagé sur la page Facebook de Rezo Nòdwès.

  • Il a publié en juillet 2025 un article intitulé « Jovenel Moïse, a-t-il été assassiné ou exécuté… ».

  • Il est l’auteur de plusieurs romans et essais, parmi lesquels figurent Le Grand Combat contre le Capital, Il faut sauver Carthage, Les Tigres sont encore lâchés …

  • Il a aussi mené des entretiens, comme celui avec Mᵉ Théodore Achille, sur les événements qui ont conduit au renversement de Jean-Claude Duvalier en 1986. 

Robert Lodimus a écrit plusieurs livres, dont des romans et des essais.  Lire Plus

Robert Lodimus : Jovenel Moïse, a-t-il été assassiné ou exécuté?

— Par Robert Lodimus —

« Je suis le peintre
De la rébellion
J’ai reproduit
GUERNICA
Sur les sarraus
Des paysans
Et des ouvriers
Je galope
Contre le vent pervers
Bravant
La plénitude de cruauté
Des naufrageurs
De l’embarcation
De mes rêves téméraires
Je refuse
La prière de Martin Gray
Je vomis
Les concepts creux
Qui dégrisent
Mes idées libertaires
Je veux aiguiller
Le train de l’oppression
Pour qu’il ne traverse plus
Les bidonvilles scabieux
Du Sud »

(Robert Lodimus, Couronne d’épines et de ronces)

 

     En apprenant la mort sauvage de Jovenel Moïse, nous avons pensé tout de suite, sans vous le cacher, à l’ouvrage au titre controversé de Boris Vian, « J’irai cracher  sur vos tombes  », qui a provoqué, lors de sa parution en 1946 aux Éditions du Scorpion, un scandale judiciaire phénoménal.   Lire Plus

« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre VI

— Par Robert Lodimus —

Chapitre VI
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Élections frauduleuses en Haïti :

Monsieur l’ambassadeur, ça ne passe pas : sinon ça casse !

« Notre plus grande gloire n’est point de tomber, mais de savoir nous relever chaque fois que nous tombons. »

(Confucius)

De passage au Canada, un individu nous a expliqué qu’au second tour des élections présidentielles en Haïti, il soutient astucieusement les deux derniers candidats qui restent dans la course. Il apporte une contribution financière à parts égales à l’un et à l’autre. « Je gagne à tous les coups; il s’agit d’un placement habile qui, dans tous les sens, me rapporte gros », lâchait-il en s’esclaffant. Dans la pratique haïtienne, le financement privé ne provient pas de modestes contributions populaires, mais des milieux très restreints de la bourgeoisie compradore composée de femmes et d’hommes d’affaires puissants, ainsi que d’autres secteurs de l’élite économique. Ces donateurs mystérieux et louches financent ordinairement les campagnes de plusieurs candidats concurrents à la fois. Ce « jeu coquin » leur garantit d’avoir l’oreille du vainqueur, peu importe le résultat du scrutin.  Lire Plus

Analyse du texte : Je n’ai pas pris l’autre chemin

L’analyse du texte « Je n’ai pas pris l’autre chemin » de l’écrivain et journaliste haïtien Robert Lodimus (publié sur des plateformes comme Rezo Nòdwès) révèle une œuvre à forte charge tragique, politique et allégorique. Le titre fait écho à un choix moral et à un refus du compromis, un thème récurrent dans les écrits engagés de l’auteur.

Voici les axes principaux pour comprendre et structurer l’analyse de ce texte :

1. La métaphore du chemin et l’engagement éthique

  • Le refus de la facilité : Ne pas prendre « l’autre chemin » symbolise le rejet des voies de la compromission, de la corruption ou de la soumission face à l’oppression. Lodimus choisit une voie plus difficile mais guidée par l’intégrité.

  • L’esthétique de la résilience : À l’image de ses autres écrits (comme Mourir pour Vivre), ce texte explore la capacité de l’individu à rester debout malgré un environnement hostile et étouffant, marqué par l’hébétude et l’emprise des ténèbres (évoquées à travers la figure mythologique de Nyx).

2. Le « Mal du siècle » et le drame historique d’Haïti

  • Un miroir de l’histoire collective :

Robert Lodimus dresse un parallèle saisissant entre son parcours personnel et le destin de son peuple.  Lire Plus

Je n’ai pas pris l’autre chemin

— Par Robert Lodimus —

Les yeux embastillés dans la noirceur,

Le paysage gourd, encore sous l’effet de l’hébétude,

Reçoit en plein visage la vague de froidure de l’aube.

À cette période de l’année,

La nature n’arrive pas à s’échapper

De l’emprise des ténèbres épaisses libérées par Nyx,

La déesse de la nuit.

Les maisons glacées et les arbres effeuillés

Se dévoilent lentement à la clarté rebelle du jour.

Je me rends compte, comme la plupart de mes camarades,

Que je vieillis dans « Le pays sans étoiles » de Pierre Véry.

Loin des forêts tropicales, touffues et verdoyantes,

Qui berçaient de l’hiver à l’été mon enfance joyeuse

Avec les chants symphoniques des grives de Bicknell,

Les jacassements des pies, les coassements des crapauds,

Les cancanements des canards, les trissements des hirondelles,

Les béguètements des chèvres…  Lire Plus

« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre V… suite

— Par Robert Lodimus —

Chapitre V (Suite)

Magouilles, mensonges et dilatoires

C’est un faux débat de société de conditionner un « processus démocratique » à la durée d’un « règne politique ». Ainsi, Cuba serait une « dictature » parce que les frères Castro qui ont risqué leur vie pour libérer leur peuple sont au pouvoir depuis le 1er janvier1959. Et qu’en fait-on des réalisations tangibles, des progrès concrets de la « Révolution » depuis toutes ces décennies : éducation, santé, logement, eau potable, sécurité publique, transport… ? N’était-ce l’embargo des États-Unis décrété contre le pays de José Marti, de Camillo Cienfuegos, de Celia Sanchez, de Vilma Espin, de Haydée Santamaria, à quel carrefour de développement durable serait parvenu le peuple cubain à l’heure actuelle ? Lisez donc, ou relisez « Les Saints vont en enfer » de Gilbert Cesbron, et dites-nous si la démocratie, pour vous, s’apparente aux cas des travailleurs, des ouvriers, des journaliers qui se détruisent par millions dans les usines de sous-traitance nord-américaines ou ailleurs ?

« Les saints vont en enfer » – vous le savez peut-être déjà – est le célèbre livre de l’écrivain, romancier et dramaturge français Gilbert Cesbron publié en 1952, qui plonge au cœur du mouvement des prêtres-ouvriers en France durant les Trente Glorieuses.  Lire Plus

« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre V

— Par Robert Lodimus —

Magouilles, mensonges et dilatoires

« Les vices de l’esprit peuvent se corriger ; mais quand le cœur est mauvais, rien ne peut le changer.»

(Voltaire)

Les élections générales du 25 octobre 2015 en Haïti, comme nous l’avons souligné au chapitre précédent, n’ont pas échappé aux étampes des « magouilles traditionnelles ». Elles ont marqué le début d’une crise politique majeure et d’une instabilité institutionnelle prolongée dont le pays subit encore les répercussions profondes. Conçu à l’origine pour élire un nouveau président, renouveler le Parlement et choisir les magistrats municipaux, ce triple scrutin s’est rapidement transformé en une « impasse démocratique » majeure.

Le premier tour des élections, combiné aux législatives et aux municipales, s’est tenu dans un climat de forte tension. Plus de 50 prétendants briguaient la succession de l’arsouille et l’aigrefin sortant, le chef dévoyé du PHTK. Seul environ un quart des électeurs inscrits s’est déplacé aux urnes. Bien que la journée du vote ait été globalement épargnée par de grandes violences, le dépouillement a été entaché d’accusations graves de bourrage d’urnes et d’irrégularités généralisées.  Lire Plus

« Les Tigres sont encore lâchés » : chapitre IV

— Par Robert Lodimus —

Chapitre IV

La République est morte !

Où est ce « Jésus » qui la ressuscitera  comme Lazare ?

« Là-bas est l’île aux tombes, la taciturne; là-bas aussi sont les tombes de ma jeunesse. Je veux y apporter, toujours vertes, une couronne de vie… »

(Frederick Nietzsche, Le chant des tombes, Ainsi parlait Zarathoustra)

Que faudrait-il encore écrire ou dire pour espérer arracher quelques larmes de conscience aux vendeurs du droit d’aînesse de la République d’Haïti. Ces conspirateurs et ces traîtres, attirés par le pouvoir et l’argent, flirtent depuis des décennies avec les néocolons qui ont fait le serment sur la tombe de leurs ancêtres négriers de conduire la Nation haïtienne à sa ruine et à sa perte. « Haiti must disappear », répètent avec hargne et abjection les forbans cachés dans le ventre de l’Organisation des Nations unies (ONU). Haïti doit disparaître pour permettre à la France impériale d’enlever des pages de l’histoire universelle l’outrage de la prodigieuse défaite qu’elle subit sur la terre de Saint-Domingue. Une bande d’esclaves incultes, certes, mais géniaux, kidnappés de l’Afrique, osèrent apprendre aux empires kleptocrates européens, maîtres absolus des vols et des rapines en Amérique, le sens équitable et plénier du concept de « Liberté ».  Lire Plus

Haïti : Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe (Troisième partie)

 — Par Robert Lodimus —

Ce sont la corruption socioéconomique et l’ambition politique indécente qui ont fissuré la fondation de la République d’Haïti.

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« Il a fallu des siècles pour rendre justice à l’humanité, pour sentir qu’il est horrible que le grand nombre semât et que le petit nombre recueillît. »
Voltaire

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Il n’y a pas eu un seul gouvernement haïtien qui ait été épargné par les étiquettes qui font l’objet de cette réflexion plantureuse! D’ailleurs, L’État de 1804, au lendemain même de sa naissance s’est retrouvé coincé, prisonnier d’un  cul-de-sac sociopolitique et économique, qui annonçait l’échouage de la nouvelle cité. Une société construite sur des arpents d’insécurité publique, sur des acres d’injustice sociale ne peut  déboucher que sur l’anarchie politique. Pas dans le sens développé par le théoricien socialiste Pierre Joseph Proudhon qui vécut de 1809 à 1865.

Le substantif « anarchie » vient du grec « anarkhia ». On y retrouve le terme « arkhê » qui signifie « pouvoir », « principe », « commandement »… En y ajoutant le préfixe « an », on obtient « absence de principe », « absence de chef ou d’autorité », « absence de gouvernement », etc.  Lire Plus

Haïti : Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe (Deuxième partie)

— Par Robert Lodimus —

L’Affaire PetroCaribe réveillera probablement dans les mémoires le grand scandale de corruption enregistré au sein de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti présidée par les escrocs Bill Clinton et Jean-Marx Bellerive, après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti.

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Le vendredi 3 mars 2017, les Haïtiens apprenaient avec surprise la mort de l’ex-président René Préval des suites d’un accident cardio-vasculaire. Il avait dirigé la République durant dix ans. Sans interruption de ses deux  mandats obtenus dans l’intervalle de cinq ans. C’est sous le deuxième gouvernement de René Préval que l’État vénézuélien incluait Haïti sur la liste des pays bénéficiaires du programme PetroCaribe. L’accord a été signé en 2008. Soit deux années avant la catastrophe sismique du 12 janvier 2010 qui a détruit la ville de Port-au-Prince et ses banlieues. Le montant du prêt à très faible intérêt (1%) octroyé par le Commandant Chavez à ses bienfaiteurs de la Caraïbes pouvait atteindre un plafond de 30 millions de dollars US par mois, soit 360 millions de dollars l’an. Le remboursement devrait s’étaler sur 25 ans, avec une période de grâce de 2 ans, selon les modalités prévues dans les clauses du contrat.   Lire Plus

Haïti : Il était une fois un vaste scandale politico-financier appelé l’affaire PetroCaribe (Première Partie)

— Par Robert Lodimus —

(Première Partie)

La corruption est criminogène. Surtout lorsqu’elle est pratiquée dans des institutions publiques qui sont investies du mandat de servir et de protéger les populations fragilisées. 

Quand la tragédie s’appellera Mi Laï [1], je me trancherai plus la gorge avec des mots inutiles sur la page à moitié vide de mes chagrins. Si la Rivière Massacre doit encore charrier d’autres cadavres dans le fleuve Artibonite, je ne m’amuserai plus avec des mots suspendus dans le temps qui nous écorche…Si jamais demain doit être encore un présent au goût de fiel, alors je crierai comme Shakespeare : « Déjà mort, il n’y a plus de mort possible. » Et juste en bas de mon épitaphe, on écrira ces deux phrases d’Heinrich Heine : « L’arme sied mieux que la couronne au cercueil du poète. Elle est le témoignage de sa fidélité aux luttes libératrices de l’humanité. »

(Robert Lodimus, Vers l’aube de la Libération, 1988, poésie)

Les conséquences socioécomiques des pratiques de la corruption dans les sociétés planétaires du Nord et du Sud préoccupent au plus haut point les organismes qui œuvrent dans le domaine des Droits humains.  Lire Plus