Tag Archive for Daniely Francisque

Qui êtes-vous Georges Dandin ?

— Par Selim Lander —

gearge-dandin-gravure-1682Vous n’existez pas mais pourriez-vous exister ? Serait-il possible qu’un riche paysan marié à une belle jeune noble puisse se montrer aussi benêt que vous dans la pièce de Molière ? Certes pas si vous étiez un paysan parvenu, ce que votre auteur (littéraire) ne précise pas. Sans doute êtes-vous simplement le fils d’un homme riche et n’êtes vous que l’héritier de la fortune qui a séduit les parents de la belle Angélique. Car si vous étiez un homme, un vrai, vous vous accommoderiez des mœurs de votre époque, vous sauriez que la galanterie fait partie du jeu amoureux et que celui qui ne s’y livre pas ne peut s’en prendre qu’à lui-même s’il n’est pas aimé. Or vous vous comportez comme un barbon de comédie.

Molière et les femmes ! Il les craignait, il les savait – d’expérience – capables de transformer la faiblesse à laquelle la société voulait les contraindre en une force redoutable.…

Lire Plus =>

Cyclones : Le poids des mots, le choc des images »

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

Samedi 27 février 2016 au T.A.C.

cyclones-2

Une femme s’apprête à subir un cyclone annoncé. Retranchée dans sa bicoque, calfeutrée à grands renforts de planches et de clous, elle attend sous une table se réconfortant comme elle peut à l’aide de rhum. C’est alors qu’une jeune étrangère lui demande asile.

Lire aussi : Trop c’est trop! par R. Sabra

Un simple coup d’œil suffit à identifier cette œuvre qui s’annonce très clairement comme un thriller théâtrale, où tous les ingrédients du genre sont réunis : des séquences d’action comme filmées au ralenti, une situation dangereuse et menaçante, une atmosphère sombre et sinistre, une utilisation d’un suspense sous contrôle où les personnages changent brutalement de comportement ; ils deviennent tout d’un coup agressifs et irritables, ou complètement lugubres et amorphes. Frileux s’abstenir, car du frisson il y en a aura au programme, pour tenir le spectateur en haleine, la tension monte par degrés, tandis que l’intrigue avance jusqu’au climax⋅ Leyna est enfermée dans son secret sa culpabilité, sa maison est son refuge et sa prison, l’ultime rempart contre la folie qui la guette, contre cet Autre , ce monde qui la juge et la condamne⋅On sent qu’à tout instant la raison de l’une ou de l’autre peut basculer. «  Tel un cyclone qui se lève, Aline fait irruption dans la vie délabrée de Leyna.…

Lire Plus =>

Contrastes : « Rituels vagabonds » et « Rhapsodie nègre »

— Par Selim Lander —

Rhapsodie nègreC’est un programme plutôt hétéroclite qui nous était proposé ce vendredi 28 novembre pour l’un des derniers spectacles de l’Atrium, avant sa fusion avec le CMAC dans une entité nouvelle. Hétéroclite mais sympathique et l’on est sorti avec une impression favorable, le professionnalisme et la qualité de la deuxième partie ayant fait oublier le côté quelque peu amateur de la première. Deux morceaux donc, animés par une quinzaine de danseuses et danseurs chorégraphiés par Josiane Antourel. Aucun rapport possible entre ces Rituels vagabonds qui viennent en premier et se closent sur une évocation de la vie quotidienne aux Antilles antan lontan après avoir présenté sur un mode humoristique les tribulations des voyageurs aériens – et la  Rhapsodie nègre qui suit, illustrant quelques étapes de l’histoire de l’esclavage depuis le rapt en Afrique jusqu’à l’abolition en passant par la traversée de l’Atlantique et l’existence des esclaves aux îles.

On peut passer sans s’arrêter sur les séquences « transport aérien » qui ne laisseront pas un souvenir impérissable.…

Lire Plus =>

« Waka douvan jou » : chant pour hâter la venue de l’aube

Spectacle chorégraphique, théâtral et musical de Max Diakok  du 22 novembre (Fonds St-Jacques à 19h) au 6 décembre 2014 en Guadeloupe  et St-Martin

waka_douvan_jouVoir les dates et lieux en fin d’article

Yé krik !
Yé krak !
Un spectacle interactif dans lequel s’entrelacent la musique et la danse Gwoka avec les paroles poétiques charroyées (transportées) par le conteur.
Le fameux Yé krik ! Yékrak ! Yémistikrik !
Yémistikrak ! des contes antillais rythme le récit et teste l’attention de l’assemblée.
Ce conte s’inspire de l’histoire de la Guadeloupe et des interdits autour du tambour, etc. Sur fond de réalisme merveilleux caribéen et usant de certains créolismes (1), il invite au
rêve, à la créativité, au dépassement de soi, à la générosité et à la solidarité. (1) créolisme, un exemple : « le soleil midi » qui veut dire « le soleil de midi ».
Direction artistique
Création conte et Chorégraphie: Max DIAKOK
Durée : 60 minutes (tout public) / 45 minutes version jeune public
DISTRIBUTION : Philippe CANTINOL, conteur, Max DIAKOK, danseur, Rosy Leen (en alternance avec Lydie FESIN), danseuses, Emmanuel REVEILLE (dit Biloute), musicien Jony LEROND (dit Sòmnanbil), musicien Lumières : JP NEPOST (création / conduite) Production : Cie Boukousou & Mairie de Paris Mise en scène : Max DIAKOK & Daniély FRANCISQUE.…

Lire Plus =>

Ouvè Jou-a (3è édition)

— Présentation de Daniely Francisque —

ouve_jou-aDes rencontres culturelles dédiées au jeune public du 10 au 18 octobre 2014 à l’A’zwèl, Terreville, Schoelcher.

Encouragez par votre présence cette initiative du Théâtre duFlamboyant en faveur d’une offre artistique de qualité pour lejeune public.
J’y serai en prestation dans le spectacle gestuel et musical « Délivrans-la » aux côtés de l’excellent musicien Alfred Fantone, le Mardi 14 octobre à 9h.
Venez nombreux, et en famille, et parlez en autour de vous !
Réservation indispensable !
Bonnes Rencontres.
Daniely Francisque

Programme Public OUVE JOU-A – Du 10 au 18 octobre 2014



Lire Plus =>

Daniely Francisque : « Je me considère depuis quelques années comme un metteur en scène « en chantier »

 Daniely Francisque, auteure, metteure en scène, comédienne, danseuse… :

Daniely Francisque, portrait (photo : Carlotta Forsberg)

 Engagée! Dans toutes les acceptions les plus nobles du terme. D’abord dans son métier dont elle explore systématiquement, avec méthode et détermination toutes les palettes, ensuite dans chaque le mode d’expression retenu, sur scène elle impose avec force une présence dont l’évidence n’est pas à questionner. Les arts de la scène sont pour elle les espaces d’une construction identitaire, artistique et culturelle, qu’elle s’approprie avec un professionnalisme, pas si courant en Martinique. Elle a voulu maîtriser les modalités de l’interview qu’elle nous  à accordé et qu’elle considère comme une des dimensions de son métier. Quand elle est interrogée sur son intérêt ou son désintérêt pour ce que tout un chacun connait comme les « auteurs du répertoire », à savoir les Tchékhov, Shakespeare, Brecht, Molière, etc. elle fait semblant de ne pas comprendre la question, quand celle-ci se précise elle cite des auteurs contemporains dont la plupart ont une aura limitée, il faut bien le constater, au champ culturel caribéen.

Lire Plus =>

« Le collier d’Hélène » : Daniely Francisque entre guerre civile et guerre intime

— Par Roland Sabra —

 

Qu’est-il plus grave?  perdre sa terre? ou un collier? La question est insensée pour qui oublierait qu’un chagrin d’amour peut anéantir un sujet plus sûrement qu’un bombardement. Oser dire cela dans un pays en guerre depuis trente ans, dans un pays occupé, dans un pays déchiré, dans un pays qui n’est qu’affrontements, enlèvements et assassinats dans un pays qui pourtant veut vivre, oser dire cela relève de la folie. C’est ce à quoi nous convie Lucette Salibur en montant une pièce de Carole Fréchette, « Le collier d’Hélène » dont on avait pu écouter la lecture dans le cadre de la troisième rencontre métisse « Théâtre des Nations » Martinique/Québec au Théâtre de Fort-de-France de Michèle Césaire sur une invitation de Etc Caraïbe/CEAD.

Hélène est donc à Beyrouth, quand elle perd un collier de verroteries. Perte sur laquelle elle s’appuie pour rester dans ce pays meurtri et partir à la recherche de l’objet perdu.

Lire Plus =>

MOLIERE Folie’s ou l’ébauche d’un projet intéressant

— Par Roland Sabra —

 L’idée du Théâtre du Flamboyant de Lucette Salibur est excellente : faire découvrir à la génération du zapping quelques textes de Molière. Comment? Et bien en montant un zapping de scènes issues des pièces du directeur de l’illustre théâtre! Michel Dural, professeur de Lettres et de Théâtre, bien connu dans le monde théâtral martiniquais a donc été chargé d’une adaptation, un choix d’extraits, de répliques quelques fois écourtées mais toujours fidèles à l’esprit de la pièce en un mot : d’un montage de textes en forme de « promenade guidée dans l’œuvre de Molière. » selon les propres termes de Michel Dural. Le choix des scènes qu’il a retenues lui appartient et chaque amateur en ferait un différent selon son cœur mais commencer par « L’impromptu de Versailles » est assez judicieux. Enfin l’adaptateur propose et le metteur en scène dispose.

Ce qui a été montré Jeudi 14 juin dans la Salle Aimé Césaire du Lycée Schoelcher était encore brouillon, mal ficelé, inégal, pour tout dire peu abouti.

Lire Plus =>