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Cyclones, la pièce : un droit de réponse

— Par Janine Bailly —

IMG_0453Il me revient que mon article : Cyclones, de bruit et de fureur, a déplu. Aussi vais-je m’arroger ici un droit de réponse. Tout d’abord, et puisque cela a choqué l’auteure, regretter d’avoir, par l’emploi de malencontreux groupes nominaux, défloré le « secret » de Cyclones.

Mais prétendre, comme il est dit dans la présentation du spectacle, que nous sommes là face à une sorte de thriller, qui « palpite au rythme d’une double enquête », me semble être un non-sens réducteur, oserais-je dire un choix démagogique propre à attirer le badaud ? De cette histoire, tout est très vite deviné, sinon dévoilé. Et c’est avoir une bien piètre idée de ses propres spectateurs que de les croire incapables d’apprécier une représentation dont ils connaîtraient par avance l’objet, ou encore de les juger incapables de comprendre très (trop ?) vite les liens qui unissent ces deux femmes sur scène, dont l’une est entrée chez l’autre parce qu’elle a lu le nom de X sur la boîte aux lettres.

La nature même du drame est un secret de polichinelle, très vite éventé.<p>  Lire Plus

« Cyclones, « Les enfants de la mer » ou les limites d’un certain théâtre martiniquais.

— Par Roland Sabra —

cyclones-3Deux pièces de théâtres qui s’inscrivent dans la logique du théâtre martiniquais et qui en démontrent, chacune à leur façon les limites.
Notre article «  Cyclones : trop c’est trop ! » nous a valu des remarques, des incompréhensions, des critiques. Nous y serions allés  » un peu fort « , « c’est un billet d’humeur, pas une critique » «  ce n’était pas si mauvais que ça », «  c’est ethno-centré » sous-entendu «  européanocentré  », « tout ce qui vient de l’extérieur est bien, tout ce qui vient d’ici est mauvais »… On connaît la chanson. Heureusement il y a le bouche-à-oreille. Et il fonctionne plutôt bien pour « Cyclones ». Plus d’un millier de spectateurs on déjà vu le spectacle, il est chaque fois l’objet d’un engouement populaire et il est encore en tournée en Martinique. Nous mêmes l’avons vu deux fois. Une fois en 3 D comme le dit le metteur en scène, c’est à dire dans un pitt, et dernièrement en 2 D dans une salle à l’italienne, le TAC pour ne pas la nommer.<p>  Lire Plus

Cyclones : De bruit et de fureur !

– par Janine Bailly –

cyclones-1D’abord, il y a le bruit. Ruissellements d’eaux tandis que l’on prend place, grincements de portes, fenêtres et tôles malmenées par un cyclone en approche, hurlements du vent, orage qui gronde dans la colère du ciel : la bande sonore ne nous laissera que peu de répit, qui nous accompagnera au long du récit, coupée de quelques brusques et rares interruptions laissant place à un épais silence, trou noir chargé de toutes les choses non encore dites.

Puis sort de l’obscurité un corps, corps replié, tout en contraction sur soi-même. Puis sort du sombre un visage plus sombre encore, qui garde à peine figure humaine, yeux exorbités dans une hallucinante fixité. Et le corps se met en mouvement, si lourd, corps d’un reste de femme, sorcière ou fantôme caché de grises guenilles, aux pieds et aux mains quelques bandages qui suggèrent une indéfinissable altération physique : oui, c’est une femme encore, et elle boit (pour conjurer la peur ? pour exorciser de vieux démons ? pour faire front quand hurle la nature et que déferlent les souffrances ?).<p>  Lire Plus

Cyclones : Le poids des mots, le choc des images »

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

Samedi 27 février 2016 au T.A.C.

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Une femme s’apprête à subir un cyclone annoncé. Retranchée dans sa bicoque, calfeutrée à grands renforts de planches et de clous, elle attend sous une table se réconfortant comme elle peut à l’aide de rhum. C’est alors qu’une jeune étrangère lui demande asile.

Lire aussi : Trop c’est trop! par R. Sabra

Un simple coup d’œil suffit à identifier cette œuvre qui s’annonce très clairement comme un thriller théâtrale, où tous les ingrédients du genre sont réunis : des séquences d’action comme filmées au ralenti, une situation dangereuse et menaçante, une atmosphère sombre et sinistre, une utilisation d’un suspense sous contrôle où les personnages changent brutalement de comportement ; ils deviennent tout d’un coup agressifs et irritables, ou complètement lugubres et amorphes. Frileux s’abstenir, car du frisson il y en a aura au programme, pour tenir le spectateur en haleine, la tension monte par degrés, tandis que l’intrigue avance jusqu’au climax⋅ Leyna est enfermée dans son secret sa culpabilité, sa maison est son refuge et sa prison, l’ultime rempart contre la folie qui la guette, contre cet Autre , ce monde qui la juge et la condamne⋅On sent qu’à tout instant la raison de l’une ou de l’autre peut basculer. <p>  Lire Plus

« Cyclones » : trop c’est trop!

— Par Roland Sabra —
cyclones-1La brise rafraîchit. L’ Alyzé, comme son nom l’indique est lisse, régulier, poli et délicat. La bise est glaciale. Le cyclone tourne en rond et quand il se conjugue au pluriel il tourne en rond jusqu’à l’ennui. Trève de poncifs. De quoi s’agit-il dans Cyclones la pièce de Daniely Francisque mise en scène par Patrice Le Namouric dont la première a eu lieu au Pitt Colonnette à Ducos ? Sous les tropiques à l ‘approche d’un cyclone une femme solitaire, Léna, se barricade dans sa maison quand une autre femme plus jeune frappe à sa porte, lui demande refuge et se présente comme étant Aline, sa sœur. On découvrira qu’elle est sa sœur et plus encore…
Ce « plus encore », que l’on devine assez rapidement, « explique », selon la mise en scène, la déréliction de Léna, ses mouvements saccadés, ses gestes d’automates, son corps plié, cassé, broyé, son agressivité, sa violence verbale et physique, cette voix de petite fille qui surgit du fond de ses entrailles, son penchant pour la divine bouteille. Figure absolue de la victime, enfermée dans la perte de sa raison elle tourne en rond entre les quatre planches de sa baraque, entraînant sa « plus que sœur » au creux de sa folie.<p>  Lire Plus

« Cyclones » de Daniely Francisque

Samedi 30 janvier 2016 à 19h au Pitt Colonnette à Ducos*

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Synopsis

Par une nuit de cyclone, une femme solitaire se barricade dans sa case délabrée, lorsqu’une jeune étrangère lui demande refuge…

Pluie forte. La radio annonce l’approche d’un cyclone.  Leyna s’affaire à barricader sa maison délabrée afin qu’elle
résiste aux fortes rafales. Elle cloue des planches aux portes et aux fenêtres puis s’abrite sous une table, se préparant à une nuit tumultueuse, en serrant un verre d’alcool entre ses doigts fébriles.
On frappe à la porte. Leyna se redresse. Personne ne vient jamais chez elle. Elle a fermé sa porte au monde. On frappe en criant son nom. Elle se lève, arrache les clous et ouvre, armée d’une planche.
Une jeune étrangère grelotte devant elle, valise à la main, lui demandant refuge : Aline, 16 ans, qui déclare être sa soeur, photos de famille à l’appui. Leyna n’a pas de soeur. Aline insiste. Leyna pousse hors de chez elle la jeune affabulatrice, verrouille à nouveau sa porte, avale cul sec son verre d’alcool, en espérant que le vent l’emporte.
Leyna a rompu avec sa famille depuis des lustres.

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« Cyclones ». Restitution de résidence.

Fonds Saint-Jacques le 23 janvier 2016 à 19 h

cyclonesSynopsis

Par une nuit de cyclone, une femme solitaire se barricade dans sa case délabrée, lorsqu’une jeune étrangère lui demande refuge…

Pluie forte. La radio annonce l’approche d’un cyclone.  Leyna s’affaire à barricader sa maison délabrée afin qu’elle
résiste aux fortes rafales. Elle cloue des planches aux portes et aux fenêtres puis s’abrite sous une table, se préparant à une nuit tumultueuse, en serrant un verre d’alcool entre ses doigts fébriles.
On frappe à la porte. Leyna se redresse. Personne ne vient jamais chez elle. Elle a fermé sa porte au monde. On frappe en criant son nom. Elle se lève, arrache les clous et ouvre, armée d’une planche.
Une jeune étrangère grelotte devant elle, valise à la main, lui demandant refuge : Aline, 16 ans, qui déclare être sa soeur, photos de famille à l’appui. Leyna n’a pas de soeur. Aline insiste. Leyna pousse hors de chez elle la jeune affabulatrice, verrouille à nouveau sa porte, avale cul sec son verre d’alcool, en espérant que le vent l’emporte.
Leyna a rompu avec sa famille depuis des lustres.<p>  Lire Plus

Et si le tout-local était une impasse ?

Comment changer l’avenir économique des Antilles qui ne peut plus reposer sur l’agriculture ?

— Par Jean-Marie Nol —

Il s’avère qu’il est plus que temps de resituer le débat en Guadeloupe et Martinique d’une question devenue presque rituelle — « comment produire davantage localement ? » — vers une question beaucoup plus économique : « où pouvons-nous créer davantage de valeur ? »
La sécheresse exceptionnelle que connaissent actuellement la Martinique et la Guadeloupe n’est pas seulement une nouvelle crise agricole : elle constitue peut-être le révélateur d’une impasse économique plus profonde. Lorsque les rendements dépendent à ce point des pluies, des cyclones, des températures et désormais du dérèglement climatique, continuer à présenter l’agriculture comme le socle d’une future souveraineté économique apparaît de moins en moins comme une stratégie crédible et de plus en plus comme une croyance chimérique . Prenons l’exemple de la Guadeloupe , l’agriculture ne représente plus que 1,8 % de la valeur ajoutée selon les derniers comptes régionaux disponibles dans cette série Insee. En 2023, elle représente 2,7 % des emplois, contre 41,9 % pour commerce-transports-services et 41 % pour administration-éducation-santé-action sociale.<p>  Lire Plus

Génération Z antillaise : le grand exil

Pourquoi l’exode des jeunes antillais va encore s’accélérer massivement au cours de la prochaine décennie ?

— Par Jean-Marie Nol —

Les perspectives d’exode ou d’expatriation qui semblent connaître une accélération chez une grande partie des jeunes antillais s’expliquent par un cumul de pressions économiques, sociales , sociétale et structurelles qui alourdissent le coût de la vie , diminuent la qualité de vie et bloquent l’ascenseur social. Bien que parler de « condamnation à l’exil des jeunes » relève d’une formule alarmiste, les données d’instituts comme l’INSEE  confirment une hausse de l’attrait pour l’hexagone et l’étranger chez les étudiants et jeunes actifs face aux crises budgétaires des collectivités locales et au sentiment de déclin économique. La génération Z antillaise semble désormais sur la corde raide face à la décennie du doute : entre exil , révolution technologique et invention d’un nouveau modèle de société.

Un paradoxe frappe aujourd’hui la Guadeloupe et la Martinique avec une intensité particulière : les jeunes quittent massivement les Antilles, mais le chômage sur place demeure à un niveau très élevé. Cette contradiction révèle une réalité beaucoup plus profonde qu’une simple inadéquation entre l’offre et la demande d’emploi.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 18 août

18 août 1891: un cyclone balaie la Martinique: plus de 700 morts
18 août 1920: conquête du droit de vote pour les femmes aux États-Unis

À la fin du XIXe siècle, l’ouragan le plus violent dont la mémoire a traversé les générations est celui du mardi 18 août 1891. Cette catastrophe fut d’autant plus douloureuse que Fort-de-France se relevait à peine de deux incendies dévastateurs qui avaient ruiné une grande partie de la ville.

«Plus de mille victimes dans cette horrible nuit du 18 août dernier et un plus grand nombre de personnes qui ont succombé aux suites de leurs blessures et mutilations. Le deuil est dans toutes les familles. »

Ces écrits sont de l’évêque de la Martinique, Monseigneur Carméné, dans une lettre adressée au cardinal-archevêque de Paris le 10 décembre 1891. Des extraits de cette lettre ont été publiés dans le journal La Défense coloniale du 3 février 1892.

Plus de 1 000 morts, 450 morts, 700 morts ? C’est plutôt ce dernier chiffre de 700 morts que les historiens retiennent pour le bilan humain du cyclone qui fut le plus violent et le plus puissant du XIXe siècle, même si celui survenu le 20 septembre 1834 sema lui aussi la mort dans un de ces déchaînements de la nature qui n’ont cessé de jalonner toute notre histoire.<p>  Lire Plus

Guadeloupe-Martinique : changer de cap

« Dépenses publiques en voie de baisse » : quand l’État n’est plus providence , alors sera -t-il donc aux abonnés absents en Guadeloupe et Martinique ?
— Par Jean-Marie Nol —
Pendant plusieurs décennies, la Guadeloupe et la Martinique ont  construits leur développement économique et social sur un pilier fondamental : la puissance financière de l’État providence. Derrière les infrastructures publiques, les aides sociales, les exonérations fiscales, les emplois publics, les investissements hospitaliers, les dispositifs de soutien aux entreprises, les indemnisations après les catastrophes naturelles et les transferts sociaux se trouvait une réalité rarement remise en cause : l’État français disposait des moyens budgétaires nécessaires pour amortir les crises et maintenir un niveau de vie relativement élevé dans des territoires dont l’économie productive demeurait structurellement fragile. Ce modèle a longtemps donné l’illusion d’une protection permanente, capable de compenser les handicaps liés à l’insularité, à l’éloignement des grands marchés, à l’étroitesse du tissu industriel et à la faiblesse des exportations. Aujourd’hui, cette époque semble toucher à sa fin avec la crise de la dette .
Au moment même où l’ensemble des élus de Guadeloupe, toutes sensibilités politiques confondues, affiche un front uni pour demander au président de la République et au gouvernement un engagement financier exceptionnel afin de sortir durablement de la crise de l’eau, une question essentielle reste largement absente du débat public : l’État français dispose-t-il encore des moyens financiers lui permettant de répondre à une telle demande ?
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Les enfants d’Outre-mer face à l’urgence climatique : une génération particulièrement exposée

— Par Sabrina Solar —

Le changement climatique n’est plus une menace lointaine ou un scénario pour les décennies à venir. Ses effets sont déjà visibles et transforment le quotidien de millions d’enfants à travers le monde. Dans son rapport publié le 16 juin 2026, l’UNICEF dresse un constat particulièrement alarmant : près d’un enfant sur deux dans le monde, soit environ 1,1 milliard d’enfants, est aujourd’hui exposé à au moins trois risques climatiques simultanés. Une réalité qui menace directement leur santé, leur accès à l’éducation, leurs conditions de vie et, dans certains cas, leur survie.

L’étude s’appuie sur une cartographie précise de huit menaces climatiques majeures : les sécheresses, les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur, les incendies, les inondations fluviales et côtières, les tempêtes tropicales ainsi que les tempêtes de sable et de poussière. Parmi les phénomènes les plus fréquents figurent les sécheresses combinées aux fortes chaleurs et aux vagues de chaleur, une triple menace qui concerne déjà près de 296 millions d’enfants dans le monde.

Au-delà des chiffres, le rapport montre surtout que les conséquences de ces événements dépassent largement les seuls dégâts environnementaux.<p>  Lire Plus

Antilles 2035 : entre chaos et refondation

Comment la mutation de la société antillaise se profile, non sans très gros risque, à l’horizon 2035 ?

—Par Jean-Marie Nol —

À l’horizon 2035, la société antillaise pourrait entrer dans une phase de transformation historique comparable aux grands bouleversements qui ont marqué les périodes de transition du XXe siècle. Ce qui se profile désormais en Guadeloupe et plus largement dans les Antilles françaises dépasse largement le cadre d’une simple future crise économique ou sociale. Il s’agit d’une mutation profonde des structures sociétales collectives, des repères culturels, du rapport à l’État, du modèle économique et même de la manière dont les individus envisagent leur avenir dans un autre univers politique.

À l’horizon 2035, la société guadeloupéenne et martiniquaise pourrait être confrontée à une impasse sociétale en raison d’une fracture culturelle et identitaire d’une ampleur inédite depuis la fin de la colonie et de l’actuelle départementalisation. En réalité, la désintégration de la société antillaise semble programmée en raison d’une disparition du sens de l’intérêt général et de l’affaissement de la notion de vivre ensemble.  

Derrière les crises économiques, sociales et institutionnelles qui s’annoncent, une autre mutation beaucoup plus profonde semble déjà émerger : celle de la fragmentation du récit collectif qui structurait jusqu’à présent le vivre-ensemble antillais.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 6 avril

Rétrocession  par les Anglais de l’île Bourbon à la France le 6 avril 1815

La Réunion est une île de l’Ouest de l’océan Indien dans l’hémisphère sud ainsi qu’un département d’outre-mer français.

D’une superficie de 2 512 km2, La Réunion est située dans l’archipel des Mascareignes à 172 km à l’ouest-sud-ouest de l’île Maurice et à 679 km à l’est-sud-est de Madagascar. Il s’agit d’une île volcanique créée par un point chaud : culminant à 3 071 m au piton des Neiges, elle présente un relief escarpé travaillé par une érosion très marquée. Le piton de la Fournaise, situé dans le Sud-Est de l’île, est un des volcans les plus actifs du monde. Bénéficiant d’un climat tropical d’alizé maritime et située sur la route des cyclones, La Réunion abrite un endémisme exceptionnel.

Vraisemblablement repérée dès le Moyen Âge par les Arabes sous le nom de « Dina Morgabin » (l’île couchant)2, La Réunion n’a été habitée qu’à compter du milieu du XVIIe siècle, soit environ 150 ans après son apparition sur les portulans des navigateurs portugais. Jusqu’alors connue sous le nom d’île Mascarin, elle devient sous celui d’île Bourbon, une escale de la Compagnie française des Indes orientales sur la route des Indes puis, à partir des années 1710, une véritable colonie pratiquant la culture du café.<p>  Lire Plus

Changement climatique, an nou fey * !

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

Depuis le début de l’année 2026, nous observons qu’à travers le Monde, les phénomènes climatiques sont de plus en plus fréquents, avec des évènements très intenses. Nous tenterons de vous exposer ce qui a attiré notre attention. Pendant 40 jours consécutifs il a plu de manière continue sur l’Hexagone entre le 14 janvier et le 22 février 2026 : il s’agit de la série de jours de pluie la plus longue mesurée en France depuis le début des mesures en 1959.

Depuis mi-janvier, les tempêtes Goretti, Ingrid, Nils, Pedro se sont succédés dans un flux perturbé. La Bretagne, le quart Sud-Ouest, et le pourtour méditerranéen sont en première ligne en matière de pluviosité.

À l’échelle du pays, l’hiver 2025 – 2026 figurera parmi les 10 hivers les plus pluvieux depuis 1959. Dès le 1er janvier, il est tombé l’équivalent d’un hiver entier de précipitations, voire plus, sur la pointe bretonne, sur un large quart Sud-Ouest et sur le pourtour méditerranéen.

Actuellement l’hiver New-Yorkais force les autorités à interdire tous les déplacements dans la ville la plus peuplée des États-Unis qui fait face à une forte tempête de neige si forte que les gratte-ciels de la mégalopole ont disparu dans le blizzard ; tandis que des rafales glacées ont secoué les mouettes qui tentaient de voler au-dessus de l’East River.<p>  Lire Plus

Produire local : rêve et réalités

Quid de l’illusion de la souveraineté alimentaire et de l’utopie de la responsabilité locale avec l’autonomie article 74 ?

— Par Jean-Marie Nol —

À l’heure où les discours sur la souveraineté alimentaire se multiplient dans les allées du Salon international de l’agriculture, une question traverse les esprits avec une acuité particulière sous nos latitudes caribéenne avec la situation dramatique de Cuba : la Guadeloupe peut-elle réellement prétendre à l’autonomie alimentaire et à la responsabilité locale ?

Derrière les slogans de nature identitaire et les déclarations d’intention, la réalité économique, agricole et halieutique du territoire dessine un constat bien plus rude. La souveraineté alimentaire du « pays Guadeloupe » apparaît moins comme un horizon concret que comme une illusion tenace, entretenue par la nostalgie d’un passé agricole révolu et par une méconnaissance des profondes fragilités structurelles du modèle productif local.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les estimations de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, près de 76 % des produits alimentaires consommés dans les territoires ultramarins sont importés. Cette dépendance massive n’est pas un simple indicateur statistique : elle révèle une vulnérabilité stratégique majeure comme le prouve l’exemple dramatique actuel de Cuba.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 22 février

L’indépendance de Sainte-Lucie est proclamée, sous l’égide de John Compton le 22 février 1979.

Histoire

L’île de Sainte-Lucie est habitée par un peuple d’Amérindiens des Antilles environ un millier d’années av. J.-C. : les Arawaks. Au IXe siècle, les Kalinagos y deviennent majoritaires. Nommée « Iouanalao », un nom qui signifierait « le pays des iguanes », par la population autochtone elle est baptisée « Sainte-Lucie », en l’honneur de Lucie de Syracuse, par des marchands espagnols qui la découvrent au début du XVIe siècle. Les Européens essaieront ensuite progressivement de s’y implanter mais sans succès. C’est la France qui commença à établir une réelle colonie et signa un traité avec les Caraïbes en 1660. Néanmoins, l’île fut tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles principalement disputée entre la France et le Royaume-Uni, lequel en obtient le contrôle complet en 1814, avec le traité de Paris. Un gouvernement représentatif local est mis en place en 1924. Le pays devient indépendant le 22 février 1979, en tant que royaume du Commonwealth. Il adhère à l’Organisation des États de la Caraïbe orientale en 1981.<p>  Lire Plus

L’éphéméride du 7 février

La Grenade devient indépendante le 7 février 1974

7 février 1991 Jean-Bertrand Aristide devient président d’Haïti.

7 février 2001 : Jean-Bertrand Aristide prête de nouveau serment en Haïti.

La Grenade (anglais : Grenada) est un pays des Antilles. Sa capitale est Saint-Georges.

Cet État insulaire de la mer des Caraïbes comprend l’île de la Grenade, l’île Ronde, l’île de Carriacou et l’île de Petite Martinique, toutes situées dans la partie méridionale de l’archipel des Grenadines. En y incluant les îles désertes, le pays possède une superficie de 350 km2. En 2015, on comptait 110 694 Grenadiens. La langue officielle est l’anglais.

L’île de la Grenade est située à moins de 150 kilomètres au nord des côtes du Venezuela et de Trinité-et-Tobago. L’île de Carriacou est à quelques kilomètres au sud de l’île d’Union de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

Peuplée par les Caraïbes avant l’arrivée des Européens, la Grenade est d’abord une colonie du royaume de France de 1649 à 1763. À la suite de la guerre de Sept Ans, elle est léguée au royaume de Grande-Bretagne par le traité de Paris. Reconquise par la France durant la Révolution américaine, elle redevient britannique grâce au traité de Versailles de 1783.<p>  Lire Plus

Labadijou 2026, lè a rivé

Du 15 au 25 janvier
Il y a un an, nous vivions ensemble la première édition de LABADIJOU, un festival culturel  itinérant en Martinique. 

L’heure de notre seconde édition est arrivée. É fout nou kontan sa! 

Et cette année des écrivaines, des autrices martiniquaises, dé fanm ka matjé, seront à l’honneur:  Gaël Octavia, Ina Césaire et Simone Lagrand : l’artiste invitée de cette année. 

Une seconde édition que nous avons choisi de dédier  : Au littoral…

C’est une déclaration d’amour à notre bout de terre qui se fait grignoter de part en part. C’est tourner notre regard vers ce qui nous désarme. L’érosion qui menace les côtes, la montée des eaux, les sargasses qui pullulent, les cyclones et ouragans. Quand on habite une île, les questions politiques et sociétales sont prégnantes, déstabilisantes, elles sont l’allégorie du bouleversement naturel qui menace. Alors, les voix poétiques s’élèvent, disent

l’impuissance, les espoirs, les révoltes, l’absurde, les légendes, les histoires, les résolutions face à un phénomène qui submerge.

LABADIJOU

Ce moment où le soleil se cache pour laisser place aux spectacles de la nuit…

Deux semaines.<p>  Lire Plus

Que faut-il espérer pour 2026 ?

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —

De nombreux combats vitaux pour la planète et ses habitants auront lieu en 2026. Vous pourrez compter sur PUMA pour vous fournir informations et analyses ainsi que tribunes concernant la Martinique.

Chères lectrices, chers lecteurs, qui lisez nos articles et chers Directeurs de ‘’Madinin-art’’ qui nous hébergez, en ce début 2026 qui s’ouvre nous vous souhaitons une excellente année. Celle que nous laissons derrière nous a été marquée par de nombreux aléas environnementaux du fait du réchauffement climatique.

La Planète change : surexploitation des ressources, pollution, expansion de la population humaine et changement climatique sont en train de transformer la nature et, avec elle, notre société. ‘’Nous nous dirigeons vers un chaos climatique’’, c’est ainsi que débute le rapport publié le 29 octobre 2025 par un collectif de scientifiques issu de tous les continents : ‘’Les signes vitaux de la Planète sont en train de clignoter en rouge’’ et les ‘’conséquences ne sont plus des menaces lointaines mais sont déjà présentes’’.

‘’Chaque dixième de degré supplémentaire de réchauffement climatique entraîne une augmentation disproportionnée des catastrophes liées aux phénomènes météorologiques extrêmes et expose un nombre croissant de personnes à un stress thermique intolérable’’ précise le rapport.  <p>  Lire Plus

Laboratoire d’un ultralibéralisme dévastateur : Les « confettis de l’Empire » sous pression

— Par Mireille Pierre-Louis, contribution à titre personnel, —

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1. Le poids réel ou supposé des outremers dans le budget de l’Etat.
2. Les inégalités persistantes : une contribution au redressement des finances publiques.
3. Les DOM ne sont pas responsables du dérapage budgétaire de Bercy.
4. Les Antilles, variables d’ajustement budgétaire.
5. Peu importe le décrochage des Antilles…
6. La « vie chère » : la bombe à retardement de l’Assimilation.
7. Le PLF 2026 : un tournant  pour l’outremer ?
8. Les Antilles préfigurent le sombre avenir des DOM
9. Les solutions se heurtent à une discrimination structurelle.
10. Les DOM, laboratoire d’un ultralibéralisme dévastateur.
11. « Voici le Loup !».
12. Maré ren Nou !.

Le poids réel ou supposé des outremers dans le budget de l’Etat

La France possède un vaste empire qui se déploie sur quatre océans, lui octroyant un statut de puissance. Cependant, le revers de la médaille serait un coût ressenti comme exorbitant. En réalité, ne sont alloués aux outremers que 3.6 % du budget de l’Etat[2],  moins que leur poids démographique.<p>  Lire Plus

Protéger, écouter, agir : la Martinique face aux défis de l’Enfance

La Journée mondiale de l’Enfance, célébrée chaque 20 novembre, commémore deux événements fondamentaux :

  • 1959 : adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration des droits de l’enfant.
  • 1989 : adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant (CIDE), traité international le plus ratifié au monde, qui reconnaît des droits fondamentaux à tous les enfants.

Depuis 1990, le 20 novembre marque officiellement la Journée mondiale de l’enfance.
Elle constitue :

✔️ Une journée de sensibilisation

Parents, enseignants, professionnels de santé, éducateurs, élus, associations, médias, jeunes et enfants y participent pour faire connaître les droits de l’enfant, les promouvoir et encourager leur respect partout dans le monde.

✔️ Une journée d’engagement

Elle invite chacun à transformer les principes de la CIDE en actions concrètes : lutte contre la violence, accès à l’éducation, protection, bien-être, santé, participation des enfants…

✔️ Un moment éducatif

Dans les écoles, collèges et lycées, la date permet de :

  • mettre en valeur les actions pédagogiques réalisées toute l’année ;
  • rappeler l’obligation d’une séance annuelle de sensibilisation à la maltraitance (article L.542-3 du Code de l’éducation) ;
  • proposer ateliers, concours, projets citoyens, ressources (Eduscol).
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Le cercle apoétique – L’achronique continu(e)

– Saison 2, épisode 1 –

Par Loran Kristian  —

Comment vous dire ?

Il existe différents types de champs de matière mouvante, diverses sortes de plans dessinant de belles lignes de force, je ne vous apprends rien. Certains sont faits pour les cartésiens habitués aux espaces plats et euclidiens, d’autres pour les projectifs préférant les points de fuite à l’infini, ceux qui aiment les surfaces courbes et les grands cercles à tendances elliptiques, d’autres encore pour les amateurs de vies conformes, complexes ou plus discrètes.

Mais de l’endroit où je regarde bouger le monde, recueil de corps et d’esprits, le plan semble gâché à l’équateur. Plus grand-chose à tenir ferme et bon sans perdre la tête ou l’équilibre. Pourtant, dit-on, il nous faut rendre hommage à la destinée manifeste comme à ceux qui nous ont précédés. Garder la force de regarder demain en mangeant notre paquet de courage. Entre cyclopes et cyclones, en dépit de ce qui nous poisse comme jamais, il nous faudrait prendre la vie à bras le corps, de front, comme des gladiateurs affrontent le diable dans tous les détails.<p>  Lire Plus

Climat : la planète s’enfonce sur une trajectoire de réchauffement alarmante

— Par Sabrina Solar —

À quelques jours de l’ouverture de la COP30 à Belém, au Brésil, l’ONU tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme : le monde reste loin des objectifs fixés par l’accord de Paris. Selon le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la planète se dirige vers un réchauffement compris entre 2,3°C et 2,5°C d’ici la fin du siècle, même si les pays respectent intégralement leurs engagements actuels.

Une amélioration minime par rapport aux projections de l’an dernier (2,6°C à 2,8°C) qui s’explique surtout par des ajustements méthodologiques et de nouveaux engagements partiels, plutôt que par une réelle inflexion des politiques climatiques. Car, dans les faits, le monde continue à brûler toujours plus de pétrole, de gaz et de charbon : les émissions mondiales ont encore augmenté de 2,3 % en 2024.

Des engagements insuffisants et des retards préoccupants

Conformément à l’accord de Paris, les pays devaient soumettre cette année de nouvelles « contributions déterminées au niveau national » (CDN) pour 2035. Mais seulement un tiers des États signataires ont rendu leur copie à temps, représentant un tiers des émissions mondiales de gaz à effet de serre.<p>  Lire Plus

Ouragan Melissa : l’avertissement avant la rupture

L’énorme risque systémique du changement climatique pour la Guadeloupe et la Martinique.

— Par Jean-Marie Nol —

L’ouragan Melissa, le plus puissant jamais enregistré en Jamaïque, a ravagé l’île avec des rafales atteignant 300 km/h . Face à ces “dévastations inimaginables”, causés par l’ouragan, tous les experts s’accordent à mettre en cause le changement climatique, et disent que la Guadeloupe ne sera certainement pas épargnée par ce genre de puissant phénomène météorologique. Ouragan Melissa: dévastation « à des niveaux jamais vus » en Jamaïque, selon l’ONU. L’ouragan Melissa, qui vient de frapper la Jamaïque avec une violence inédite, résonne comme un sinistre avertissement pour la Guadeloupe et la Martinique. Les images de désolation, les villes englouties, les infrastructures anéanties, les populations sinistrées rappellent combien les territoires insulaires de la Caraïbe se trouvent désormais en première ligne face au dérèglement climatique. Selon les scientifiques de l’Imperial College de Londres, un ouragan d’une telle intensité est aujourd’hui quatre fois plus probable qu’il ne l’était avant l’ère industrielle, en raison directe du réchauffement de la planète causé par les activités humaines. Ce constat glaçant illustre un bouleversement climatique dont les conséquences pourraient être dramatiques pour les Antilles françaises si une telle catastrophe venait à s’y reproduire.<p>  Lire Plus