Féminismes

#Me Too, dans la vraie vie – Guadeloupe

Dimanche 29 octobre 2017 à 14h Pointe-à-Pitre

Des rassemblements sont organisés ce dimanche dans plusieurs grandes villes françaises, pour que la condamnation du harcèlement aille au-delà des réseaux sociaux.

« Dimanche 29 octobre, #MeToo sortira du web 2.0 pour aller à la rencontre de la vraie vie. » Sur son blog, la journaliste française Carole Galand a lancé, il y a dix jours, l’idée d’une mobilisation dans la rue pour que la condamnation du harcèlement ne s’arrête pas à des mots sur les réseaux sociaux.
« J’ai pensé qu’il fallait faire de ce mouvement plus qu’un hashtag, explique-t-elle. Tout le monde n’est pas sur les réseaux sociaux, notamment les anciennes générations, qui ont comme nous des histoires à raconter. »

Le mot-dièse #MeToo (« Moi aussi ») s’est répandu sur les réseaux avec l’affaire Harvey Weinstein. En France, #balancetonporc a aussi été beaucoup repris par des femmes souhaitant partager leur expérience.

À la question « à quoi peut servir cette manifestation », Carole Galand répond sur son blog :

«À au moins une chose, je l’espère du fond du cœur : à ouvrir les yeux des hommes qui se disent respectueux des femmes, scandalisés de découvrir (de découvrir ???

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Harcèlement de rue. Faut-il une loi spécifique?

— Par Nadège Dubessay —

Faut-il, comme le propose Marlène Schiappa, la secrétaire d’État chargée de l’égalité, une loi spécifique sur le harcèlement dans la rue, différente des textes qui existent déjà ? Faut-il le distinguer des agressions sexuelles au travail ou au domicile ? Ou le gouvernement, ainsi, ne se défausse-t-il pas dans le débat ouvert par les témoignages de milliers de femmes ? Quitte, une nouvelle fois, à montrer du doigt « les quartiers difficiles »…
Du jamais-vu. Depuis début octobre, l’affaire Weinstein provoque une onde de choc et a déclenché une libération spectaculaire de la parole sur les réseaux sociaux, aux États-Unis et ailleurs. Des milliers de femmes victimes de harcèlement, d’agressions, voire de viol, témoignent. Des paillettes d’Hollywood à la rue, aucun milieu, aucun espace n’est épargné. Et le scénario est souvent le même. Ce que la société avait longtemps réprouvé mais toléré devient inacceptable. Pourquoi maintenant ? « Parce que ça finit par s’accumuler ! » tempête la sociologue Marie Duru-Bellat, auteure de « la Tyrannie du genre » (1).

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À propos de l’écriture inclusive

Déclaratipon de l’Académie Française sur l’écriture dite « inclusive » adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

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Donnons-nous les moyens d’agir contre le harcèlement sexuel

— Par un collectif —
Les députés de La France insoumise saluent le courage des femmes qui dénoncent le harcèlement sexuel. Ils estiment que le  » budget d’austérité  » ne permet pas de combattre ce fléau

Le fait n’est plus divers mais social, culturel, politique. C’est une rupture majeure. La libération massive de la parole contre le harcèlement sexuel et les violences sexistes marque une étape décisive pour que cessent, dans la réalité, tous ces actes qui humilient, agressent, violentent les femmes par millions. Après les affaires DSK puis Baupin – ce dernier a obtenu un non-lieu – , les révélations concernant Harvey Weinstein et, dans la foulée, le flot impressionnant de témoignages dans les médias et plus encore sur les réseaux sociaux constituent un point d’appui exceptionnel. Des femmes osent parler, précisément, massivement, là où le silence était la norme. Cette parole est rendue possible parce qu’elle devient collective, publique. Nous saluons le courage des femmes qui mettent au jour des comportements inadmissibles dans une société qui prétend viser à l’égalité et à la liberté.

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Féminisme nouvelle génération

— Par Marie Barbier —

La libération de la parole des femmes qui s’opère actuellement sur les réseaux sociaux pour dénoncer les violences sexuelles est concomitante avec le renouveau d’un mouvement qui apparaît plus fort que jamais.

Elles « osent le clito », « balancent leur porc » et « payent leur shneck ». Comme les mots d’ordre de ces campagnes récentes, les féministes d’aujourd’hui ont le vent en poupe. Elles dénoncent les harcèlements sexuels, le tabou des règles, l’emprise des médecins sur leur corps ou la langue française patriarcale avec une audience que leur envieraient leurs ancêtres suffragettes. Cette libération de la parole autour des violences ne sort pas de nulle part. Elle s’ancre dans un mouvement profond qui secoue la France depuis plusieurs années. Nouvelle vague, renouveau, troisième vague ou nouvelle génération, si les mots utilisés font parfois débat, tout le monde s’accorde à dire que le mouvement féministe est aujourd’hui plus fort que jamais. «  “Nouvelles féministes”, ça me fait penser à ces pubs qui vantent la nouvelle composition d’un produit, alors que c’est exactement la même chose qu’avant ! 

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« Culture Égalité » en solidarité avec la Dominican National Council of Women 

— Par George Colette Arnauld, Militante de Culture égalité —

Nous avons amené 547 produits divers : des produits d’entretien ménagers, corporels, hygiéniques, alimentaires, de maison, vêtements…
Nous avons récolté 650 euros.
Modeste collecte, mais cela a permis à l’association féministe Culture égalité, de partir pour la Dominique samedi 21 octobre 17 à 7h par l’Express des Îles qui nous a pris 4 cartons gratis. Nos valises et sacs perso pour 75 Kg.
Un 1er choc déja dans le bateau en voyant cette verte île (qui retrouve quelques feuilles) avec des arbres « déprélés ».
Nous sommes accueillies par 3 femmes de l’association dont Vania David la présidente. L’émotion est trop forte, trop contente de la serrer dans nos bras après avoir enfin pu les avoir au tél et là les embrasser. 
Le choc continue dès le 1er pas posé. Roseau dans un état qu’aucune de nous ne pouvait s’imaginer. Du mal à retenir notre émotion quand nous allons au siège de la DNCW. Nous l’avions vu 2 ans plus tôt. Modeste mais accueillant, un peu comme le nôtre à Culture égalité.

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 » Santé des femmes et sexisme médical – De quoi parle-t-on? »

Vendredi 13 octobre de 16h a 18h au stade Louis Achille

Dans le cadre des Ateliers du coeur, l’association Coeur et Santé à le plaisir de recevoir L’Union des Femmes de Martinique pour un échange sur le thème
 » Santé des femmes et sexisme médical – De quoi parle-t-on? »
Au stade Louis Achille
2e batiment vers le fond

Participation:
– Adhérent-e-s de coeur et santé: gratuit
– Adhérent-e-s ufm : 3€
– Invité-e-s et grand public : 5€.
Infos : 0696 23 32 83
Nous vous attendons nombreuses et nombreux!

Une nouvelle fois nous contribuons à la connaissance de l’Histoire de Martinique en expliquant l’apport des femmes à cette histoire.
Vouloir parler du rôle des femmes, c’est revisiter l’Histoire autrement.
L’Histoire, et singulièrement l’histoire sociale de notre pays, est faite aussi de ces travailleuses et travailleurs anonymes du quotidien, qui ont marqué leur époque et qui imprègnent encore notre vie d’aujourd’hui.
Les femmes, en tant que groupes sociaux, ont joué un grand rôle dans notre histoire.
Parler d’elles, c’est leur rendre hommage, les faire connaitre et reconnaitre, et aller contre les oublis de l’Histoire pour les femmes, mais aussi pour les classes laborieuses de notre pays.

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Faut-il pénaliser le féminicide?

Féminicide (n. f.) : homicide directement causé par la condition féminine de la victime, comprenant souvent un mobile machiste ou misogyne.

À la maison, au travail, dans la rue… en temps de paix comme en temps de guerre, la violence envers les femmes est un fléau mondial qui ne connaît ni les frontières géographiques ni les barrières sociales. Trop souvent tue, insuffisamment réprimée, elle conduit pourtant des milliers de femmes à la mort.

Moins de 40% des femmes victimes de violence demandent de l’aide. Celles qui font la démarche s’adressent pour la plupart à leur famille ou leurs amis. Très peu se dirigent vers des institutions telles que la police ou des services de santé. Un travail de sensibilisation est donc nécessaire non seulement auprès des autorités, mais aussi des familles et des communautés dans leur ensemble, car ce sont les premières capables d’aider les victimes ou de prévenir les violences.De plus, certaines caractéristiques telles que l’orientation sexuelle, la condition économique, l’appartenance ethnique, ou des situations telles que les crises humanitaires, les conflits et les situations de post-conflit, peuvent accroître la vulnérabilité des femmes face à la violence.

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Les femmes au sein du conflit armé colombien

Dans le cadre des négociations de paix (2012–2016) entre le gouvernement du Président Juan Manuel Santos et les FARC-EP, une sous-commission « Genre » s’est imposée au sein de la Délégation gouvernementale présente à La Havane, en septembre 2014. Cela a pu se faire grâce aux mobilisations des organisations de femmes colombiennes et à la prise en compte de l’approche genre comme élément clé de la réussite de la mise en place des accords et du processus de construction d’une paix juste, équitable et durable.

Maria Àngela Holguin, María Paulina Riveros et Nigeria Renterí ont présenté 7 172 propositions à la table des négociations au nom de 301 organisations de femmes victimes de la violence et du conflit armé, parmi lesquelles notre partenaire Taller Abierto. Ces propositions portaient sur « les conditions pour que les femmes, ainsi que toute personne avec une identité de genre différente, puissent accéder dans une égalité de principe à tous les bénéfices de vivre dans un pays sans conflit armé¹ ».

En Colombie, les droits des femmes, comme d’ailleurs ceux des populations autochtones, des afrodescendants et personnes LGTB, n’ont jamais été prioritaires dans les politiques publiques jusqu’à la signature des Accords de paix en 2016.

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 » En Inde, les femmes sont égales ou parfois même inférieures aux animaux « 

Interview de Sebastian Deviraj, coordinateur de l’association FEDINA, partenaire de Terre des Hommes, qui vient en aide à de nombreuses femmes victimes de violences dans le sud de l’Inde.
Quelle est la place des femmes dans la société indienne ?
Traditionnellement, les femmes ont toujours été réduites à une condition inférieure. De fait, quelques-uns de nos écrits proclament que les femmes sont égales ou parfois même inférieures aux animaux. Une femme est encensée pour son rôle de mère ou d’épouse, mais cela permet de lui soutirer un travail non rémunéré. En tant que mère ou qu’épouse, elle travaille constamment, de 5 heures du matin jusque tard le soir, pour sa famille ou pour la société. Dans les zones rurales, elle effectue de très nombreux travaux économiques qui ne sont pas reconnus et pas rémunérés.
Les femmes occupent de plus en plus d’emplois salariés. quelles en sont les conséquences ?
Aujourd’hui, les femmes intègrent de plus en plus l’économie de marché, elles y sont forcées. Certaines industries, comme l’industrie textile, emploient un grand nombre de femmes : à Bangalore, sur un demi-million de travailleurs, 90% sont des femmes.

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Une femme a été tuée parce que femme!

— Par Culture Égalité —

Encore une fois, une femme est retrouvée assassinée avec ses enfants ! Et encore une fois, les soupçons se portent sur le compagnon de la victime ! L’association féministe martiniquaise Culture Egalité s’incline avec compassion sur le martyr des victimes et les souffrances de leurs proches. Elle réclame, bien sûr, que toute la lumière soit faite, que le coupable soit châtié de façon exemplaire, et que tous les moyens de prévention soient mis en place (écoute, «Téléphones grave danger», refuges…) Mais elle appelle aussi les pouvoirs publics, les médias, les publicistes… tous les citoyens et toutes les citoyennes à une prise de conscience : cette femme a été tuée parce qu’elle est une femme, parce qu’elle vivait dans une société patriarcale et machiste qui n’accorde pas la même valeur aux femmes et aux hommes. Il est de notre devoir à tou.tes de lutter sans relâche pour une société où femmes et hommes seront égaux en droits et en dignité et où la vie de tous et de toutes aura une égale valeur.

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Encore un acte de barbarie envers une femme et ses enfants !

Non aux féminicides !

— Communiqué de l’UFM

Nous apprenons avec stupéfaction et horreur l’assassinat d’une jeune femme et de ses deux enfants, dont l’auteur était son compagnon.

Il y a quelques jours, nous évoquions tristement le chiffre de 123 femmes tuées par leur compagnon et de 9 enfants tués en même temps que leur mère en 2016 en France. Nous nous réjouissions de ne pas faire partie de ces terribles statistiques depuis plusieurs années.

il y a à peine une semaine, nous évoquions également tristement le cas d’une femme et de ses 3 enfants tué-e-s dans l’Oise par le mari et père.

Aujourd’hui, la barbarie s’exerce ici chez nous. Ces faits, ce crime, sont inacceptables.

Aucun féminicide ne doit passer sous silence. Nous disons encore et toujours NON !

·ll faut dénoncer encore et toujours cette violence envers les femmes dans le couple,

·Il faut dénoncer encore une fois, et chaque fois, cette volonté de contrôle et de domination qui s’exprime par la violence machiste, et qui n’a rien à voir avec de l’amour,

·Il faut que les hommes auteurs de violences comprennent que les actes de violences physiques, verbales, et psychologiques sont inacceptables, et que la loi les condamne.

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« Ouvrons dès maintenant l’accès à la PMA à toutes les femmes »

— Par Collectif —

L’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes est un engagement de campagne d’Emmanuel Macron. « Le fait que la PMA ne soit pas ouverte aux couples de femmes et aux femmes seules est une discrimination intolérable », affirmait-il en février. La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a déclaré mardi 12 septembre qu’« ouvrir la PMA à toutes les femmes est une question de justice sociale ».

Elle préconise d’utiliser la révision des lois de bioéthique, prévue en 2018, pour proposer des modifications législatives au Parlement, probablement au premier trimestre 2019. La PMA pour toutes les femmes n’est pas une question d’éthique, mais d’émancipation des femmes, d’égalité des droits et de lutte contre les discriminations. Attendre les lois de bioéthique signifie courir le risque de revoir, dans le pays, une vague d’homophobie et de haine que nous ne souhaitons pas revivre.

L’ouverture de la PMA à toutes les femmes est une mesure de liberté et d’égalité des droits d’accès aux techniques reproductives.

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Violences conjugales

— Communiqué de l’UFM—

Les chiffres du nombre d’homicides victimes de violences conjugales en France en 2016 viennent de paraître.

123 femmes ont été tuées par leur compagnon, et 34 décès d’hommes ont été recensés.

Un aspect de leur analyse n’est pas souvent mis en avant par les médias qui en ont parlé chez nous : sur les 28 femmes auteurs d’homicides, 17 d’entre elles étaient victimes de violences.

Il faut aussi souligner le nombre impressionnant d’enfants impacté par ces actes : 9 enfants tués en même temps que leur mère, 16 témoins du crime, 22 étaient présents dans la maison.

16 autres enfants ont été tués sans que le parent soit tué.

Ces chiffres sont toujours le reflet d’actes horribles et toujours en progression par rapport à 2015.

Nous pouvons nous réjouir en Martinique de ne pas avoir eu d’homicide, mais nous ne pouvons pas passer sous silence le fait que la Guyane et la Réunion sont au dessus de la moyenne à ce hit-parade macabre, et que depuis début 2017 la Guadeloupe compte plusieurs femmes tuées par leur conjoint.

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Thérèse Yoyo : réactions à sa disparition

L’Union des Femmes de Martinique salue la mémoire de Mme Thérèse YOYO, décédée hier, 22 août 2017.
Son engagement en faveur des droits des femmes, en acceptant d’être la 1ère déléguée aux droits des femmes de Martinique, en sacrifiant sa vie professionnelle voire plus… mérite le respect et est un exemple.
Elle a aussi beaucoup œuvré au Centre d’Etudes, de Documentation, d’Information Familiale et de formation (C.E.D.I.F).
Femme de conviction et généreuse, elle a aussi été la 1ère femme bâtonnière au barreau de Martinique et une avocate pleine d’humanité et de compétence.
L’UFM adresse ses condoléances à sa famille et en particulier a son mari, Dr Michel YOYO.

Communiqué de l’association CULTURE ÉGALITÉ
Nous avons appris avec tristesse la mort de Thèrèse Likao Yoyo. Femme d’avant-garde, elle a été la 2e femme avocate et la 1e bâtonnière en Mque. Féministe convaincue et active, elle a œuvré au CEDIF(Centre d’études, de documentation, d’information familiale et de formation) pour l’éducation sexuelle des jeunes femmes et pour le planning familial. Elle a été également la première femme déléguée aux droits des femmes sous le gouvernement François Mitterrand en 1982.

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Droit à l’avortement et luttes féministes

— Par Culture Égalité —
Mercredi 19 juillet, l’association féministe martiniquaise Culture Égalité a rendu hommage à la très regrettée Simone Veil par la projection, suivie de débat, du Procès de Bobigny. L’histoire ? Gisèle Halimi, avocate, signataire du Manifeste de 343 Salopes, fondatrice du mouvement Choisir, saisit l’occasion du procès fait à la jeune Marie-Claire, enceinte à 16 ans à la suite d’un viol, ainsi qu’à sa mère, pour mettre en accusation la loi nataliste de 1920 qui, en 1972 encore, interdit la contraception et pénalise l’avortement.
Dans la salle de la maison d’artiste, Un œuf, se pressait un public d’une cinquantaine de personnes de tout âge : des femmes surtout, mais aussi quelques hommes, des spécialistes mais aussi des profanes. Tout ce monde a applaudi chaleureusement le film, la pugnacité de Gisèle Halimi, alors jeune avocate, et surtout le courage de la mère, femme modeste, qui a accepté de risquer gros en revendiquant son acte… Puis le débat s’est installé. La culture du viol a été dénoncée, de même que le double standard exigé des hommes et les femmes en matière sexuelle, et plus généralement, la domination masculine sur le ventre et la vie des femmes, surtout modestes.

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Le procès de Bobigny

17 juillet à 19h Un Oeuf/ Maison des artistes, 17 rue Garnier Pagès Fort-de-France

— Association Culture et Egalité —

De François Luciani
Avec Anouk Grinberg, Sandrine Bonnaire, Juliette Lamboley
Genre Drame
Nationalité français
Synopsis:
Une évocation de l’affaire aujourd’hui connue sous le nom de « procès de Bobigny ». En 1972, une jeune fille mineure, Léa, décide d’avorter avec l’aide de sa mère, suite à un viol. Dénoncées, elles se retrouvent au cœur d’un procès qui devient politique, avec pour enjeux le statut de l’avortement en France et les injustices de la condition féminine. Pour les défendre, une avocate, Gisèle Halimi…

Il n’est pas rare que des procès fassent avancer le droit. Quelques-uns font même avancer la société. Le procès de Bobigny, à l’automne 1972, fut l’un d’eux : il marqua une étape essentielle dans la lutte des femmes pour le droit à l’avortement. Les débats autour de cette affaire, fortement médiatisés, cristallisèrent le moment où l’opinion bascula en faveur de l’avortement, ouvrant ainsi la voie à la loi Veil qui serait votée deux ans plus tard, en novembre 1974.

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Soutien au CPIOF

— Par Culture Egalité —

L’association Culture Egalité est très inquiète de la situation dans laquelle se trouve le CPIOF (Centre de planification d’information et d’orientation familiales (CPIOF) ex Association Martiniquaise pour l’Information et l’Orientation Familiale (Amiof)) et affirme sa
solidarité avec le personnel en lutte.

Des femmes se sont battues pour imposer la reconnaissance et le respect de leur droit sexuels et reproductifs. Leurs filles et petites-filles n’accepteront pas que des restrictions budgétaires viennent aujourd’hui entraver ce droit fondamental.

Aussi nous interpellons les pouvoirs publics afin que soient octroyés les moyens indispensables au fonctionnement de cette institution,
fruit, encore une fois, des luttes des femmes et base nécessaire de leur liberté et de leur épanouissement.

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Affaire Bellamy : une victoire pour l’UFM

— Par l’UFM —

L’Union des Femmes de Martinique se réjouit de la décision rendue en appel dans l’affaire qui l’oppose au colonel Bellamy : Il est débouté de toutes ses demandes, et condamné à verser à l’UFM 3000€ en application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile. Ce verdict est donc une victoire pour nous. Nous remercions toutes celles et tous ceux qui nous ont montré leur soutien tout au long de ces années : Cette solidarité, qui nous a fait chaud au coeur, montre que le travail fait par l’UFM depuis 73 ans est reconnu et apprécié de la population. Nous espérons que c’est la fin d’une affaire qui dure depuis 2011, et que nous pourrons désormais continuer en toute quiétude notre action, en particulier celle d’aider les femmes qui ne peuvent toujours pas vivre en toute liberté et dignité, à sortir de leur situation de souffrance.

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Hommage à une combattante

— Par Rita Bonheur pour l’Union des Femmes de Martinique —

L’Union des Femmes de Martinique salue la mémoire de Simone Veil, qui a su faire avancer considérablement les droits des femmes par la loi sur l’IVG.
Malgré la forte adversité et l’opposition de l’opinion publique de l’époque, elle a su avec opiniâtreté et courage répondre aux besoins des femmes dans leur combat pour le choix de leur maternité.
Quand on sait dans quelles conditions les femmes avortaient clandestinement au péril de leur vie, ou en allant étant obligées d’aller à l’étranger, dans la honte, cette loi a représenté une avancée considérable.
Elle répondait aux revendications et actions des féministes et des démocrates depuis de longues années.
Nous saluons la femme de combat et de conviction, même si nous ne partagions pas toutes ses idées.
Aujourd’hui ce combat n’est pas terminé, puisque l’IVG est toujours remise en cause par des mouvements réactionnaires, et par des conditions financières insuffisantes pour sa mise en oeuvre.
Mais nous savons aussi que ce sont les conditions de vie, d’autonomie et d’estime d’elles-mêmes qui permettront de diminuer notamment le taux d’IVG chez nous, 3 fois plus important qu’en France.

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L’UFM et le résultat des législatives

— Communiqué UFM suite aux élections législatives et à l’élection de la 1ere députée femme de Martinique —

L’UFM salue l’avancée vers l’égalité que représente l’élection de la première femme députée de Martinique.

De nombreuses années après la Guadeloupe et la Guyane, cette élection contribue à faire entrer dans la normalité la présence de femmes à tous les postes électifs politiques et plus largement dans les sphères de notre société… en réduisant le plafond de verre qui les affectent singulièrement !

Il faut d’ailleurs souligner le nombre croissant de candidates (20 sur 53) à cette élection en Martinique.

De même, à l’assemblée nationale française, le nombre de femmes élues à ces élections atteint des records (223 députées, soit 38,65 % des élu-es) et nous en pouvons que nous réjouir de ce progrès notable.

Cependant, nous soulignons que l’égalité statistique n’est qu’une partie de la véritable égalité entre les femmes et les hommes :

  • C’est par des politiques volontaristes pour l’égalité, contre le sexisme, toutes les discriminations, et contre les violences envers les femmes, que la situation va évoluer : dans toutes les sphères, déconstruire les stéréotypes, donner une culture d’égalité aux jeunes, faire participer davantage les hommes à cette lutte pour l’égalité, donner des moyens conséquents aux associations et structures publiques ou privées pour y arriver… Il y a encore beaucoup à faire !

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Inouï: viol tranquille gare de Lyon, sur les quais du RER D?

— Communiqué de la Fédération Total Respect —
Une adhérente guadeloupéenne de la Fédération Total Respect (Tjenbé Rèd) a subi samedi soir, en gare de Lyon sur les quais du RER D, un harcèlement sexuel sous le regard égal des usagers & agents de la SNCF. Alors qu’elle prenait son train pour Corbeil-Essonnes, trois hommes l’ont poursuivie en exigeant des faveurs sexuelles (https://www.facebook.com/10154791466193693).

Alertés, les services de la SNCF n’ont pas approché les harceleurs, ne les ont pas interpellés, ne les ont pas interrogés… alors qu’ils restaient sur place à narguer leur victime. Au contraire, les agents de la SNCF alliés aux usagers masculins du train ont reproché à la jeune femme de bloquer le trafic, ne lui laissant d’autre choix que de descendre du train (puisque les harceleurs manifestaient l’intention d’y monter).

Juëlle BOYER, présidente par intérim de Total Respect, a déclaré: «Ce comportement de la SNCF est vraiment inouï & participe d’une culture française du viol. Nous avons saisi Guillaume PEPY, président de la SNCF & François MOLIN, procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris.

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« C’est pas de l’amour », succès de la projection-débat de l’UFM à Saint Pierre le 16 juin

— Par Rita Bohneur pour l’UFM —

L’UFM a marqué le 13 juin,  journée martiniquaise de lutte contre les violences faites aux femmes, par une projection-débat à la mairie de Saint Pierre le vendredi 16 juin.

Depuis 2005, suite à un drame conjugal qui a couté la vie à une femme d’une manière atroce, cette journée existe à l’initiative de l’Union des Femmes de Martinique, en mémoire de toutes les femmes assassinées, et pour celles qui ont été, et celles, encore trop nombreuses, qui sont victimes de violences, sous toutes ses formes, dans le couple, en Martinique.

Cette soirée en 2 temps a débuté par la projection du film « C’est pas de l’amour » de Jérôme Cornuau, saluée par le maire de la ville.

Ce film raconte l’histoire d’une femme victime des violences de la part de son conjoint, homme affable et bien intégré professionnellement, au-dessus de tout soupçon. Mais son originalité est de traiter ce thème en mettant l’accent sur l’action de l’entourage, en l’occurrence sa voisine et la façon dont, en tant que témoin, elle réagit et s’implique pour l’aider à s’en sortir.

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Journée martiniquaise de lutte contre les violences dans le couple

Le 13 juin est devenu depuis 2005, à l’initiative de l’Union des Femmes de Martinique, Journée martiniquaise de lutte contre les violences dans le couple.
Cela en mémoire de toutes les femmes assassinées, et pour celles qui ont été, et celles, encore trop nombreuses, qui sont victimes de violences, sous toutes ses formes, dans le couple, en Martinique

Même si, heureusement depuis plusieurs années nous nous réjouissons de ne pas avoir eu de de drame mortel, cette violence inacceptable continue à défigurer, à blesser le corps et le mental, à faire souffrir sur le long terme, les victimes que sont les femmes et les enfants. Beaucoup souffrent encore en silence ou sont contraintes à se taire de peur de représailles. Toutes ces victimes en paient les conséquences très longtemps.

L’Espace d’Ecoute, d’Information et d’Accompagnement de l’UFM compte chaque année environ 4 500 passages (contacts téléphoniques ou venues sur place), et environ 500 femmes venant pour la 1° fois.

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« C’est pas de l’amour » : projection suivie d’un débat organisé par l’UFM

Vendredi 16 Juin à 18h à la salle de délibérations de Saint Pierre

« Violences conjugales: Quelles formes? Comment reconnaître les pièges pour s’en sortir »

C’est pas de l’amour
De Jérôme Cornuau
Avec Déborah François, Marie Guillard, Patrick Catalifo
Genre Drame
Nationalité français

Synopsis:
Laëtitia, mère au foyer, vit à la campagne, où elle s’ennuie souvent. Son mari part régulièrement en déplacement, la laissant seule avec son enfant. La jeune femme est bouleversée quand elle découvre que sa voisine Hélène est victime de violence conjugale. Harcelée mentalement et physiquement par son mari, un médecin en apparence charmant, celle-ci refuse d’accepter son statut de victime et va jusqu’à se considérer coupable. Malgré ce déni douloureux, Laëtitia ne veut pas rester sans réagir. Témoin chaque jour d’actes insupportables, elle est bien décidée à agir pour tenter de sauver Hélène de l’enfer de la violence conjugale…

Récompenses : Prix de la meilleure réalisation à Jérôme Cornuau et prix d’interprétation féminine à Marie Guillard au festival de fiction de la Rochelle en 2013

La presse en parle :

Téléstar par Arabelle Combet
Lors de sa première diffusion le 5 février 2014 sur France 2, le téléfilm avait bouleversé 3,6 millions de téléspectateurs.

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