Catégorie : Féminismes

Viol : pourquoi la parole des victimes reste-t-elle si difficile à croire ?

—  Par Alexane Guérin (*) — 

Patrick Bruel, PPDA… font face à des dizaines de plaintes pour violences sexuelles ont été déposées. Ils contestent les faits qui leur sont reprochés.

Quand une femme dénonce un viol, ce n’est pas seulement la justice qui est mise à l’épreuve. Derrière le célèbre « parole contre parole », des mécanismes sociaux invisibles influencent la manière dont nous accordons, ou refusons, notre confiance aux victimes comme aux accusés.

Depuis presque une décennie, le mouvement #MeToo a révélé la lutte qui se joue autour de la crédibilité des femmes lorsqu’elles dénoncent des violences sexuelles. Face aux dénonciations publiques, les réactions prennent souvent la forme de formules devenues familières : “La présomption d’innocence doit prévaloir”, “Laissons la justice faire son travail”, “Tant qu’il n’y a pas eu de condamnation, on ne peut pas savoir.” Fréquemment mobilisées lorsqu’un homme est accusé publiquement de violences sexuelles, ces réactions traduisent l’idée qu’il existerait une instance neutre capable de départager objectivement les récits. Le tribunal apparaît alors comme le lieu privilégié de cette vérité attendue.

Pourtant, les analyses du traitement judiciaire des viols montrent combien ces dossiers mettent à l’épreuve le régime classique de la preuve.

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Drame de Lyhanna : Face à la « faille systémique » exigeons la Loi Intégrale !

Appel aux rassemblements devant le Ministère de la justice et les tribunaux judiciaires en régions, lundi 7 juin à 19h

La disparition de Lyhanna, victime dans le Gers d’un pédocriminel visé par de multiples signalements et plaintes, est l’ultime démonstration que notre système est défaillant vis-à-vis des violences faites aux femmes et aux enfants.

Depuis 2017 et le mouvement MeToo, nos institutions restent imperméables aux témoignages et affaires qui se multiplient, laissant l’impunité perdurer. 94% des plaintes pour viols sont classées sans suite, dans la plupart du temps du fait de l’absence d’enquête.

La France compte deux fois moins de juges et quatre fois moins de procureurs par habitant que la moyenne européenne.

Depuis 2024, une loi intégrale est demandée par plus de 130 associations, syndicats et ollectifs, et fait l’objet d’une pétition qui réunit plus de 115 000 signataires. 81% des Français.es y sont favorables. Cette loi a été reprise par une coalition de parlementaires, qui l’a déposée à l’Assemblée Nationale. Elle prévoit par exemple le dépistage systématique des violences auprès des enfants, un socle d’enquête minimal en cas de plainte, les ordonnances provisoires de protection immédiate de l’enfant et des juridictions spécialisées.

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«  Femmes en colère » – vendredi 5 juin au TOM à 19h

Un texte de Mathieu Menegaux adapté au théâtre par Pierre-Alain Leleu.

Trois magistrats et six jurés populaires tirés au sort ont entre leurs mains le sort de Mathilde Colignon, une femme qui a avoué son crime et qui, pourtant, se dit victime et réclame justice.
Neuf hommes et femmes en colère qui doivent choisir entre punition et pardon.

Bien quelle reconnaissance les faits, l’accusée demande avant tout que justice soit rendue. Mais la justice peut-elle vraiment réparer un traumatisme lié à un viol ?

La justice comprend-elle réellement ce type de traumatisme ? Les victimes sont-elles suffisamment écoutées ? Une condamnation suffit-elle à rendre justice ?

Les débats opposent alors différentes visions de la justice, de la vengeance, du pardon et de la condition des femmes dans la société.

Cette pièce percutante et engagée soulève également la question du consentement. Pendant longtemps, certaines attitudes ont banalisé l’idée qu’une femme devait “accepter” sans forcément exprimer clairement son accord. Pourtant, le consentement est essentiel dans toute relation et il doit être libre, clair et respecté. Demander le consentement c’est reconnaître la liberté et le respect de l’autre et permet de construire des relations plus égalitaires et plus saines.

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Cyber harcèlement sexiste au Lycée Jardin d’essai aux Abymes.

Ce mois de mai, 80 jeunes femmes du Lycée Jardin d’essai aux Abymes se sont retrouvées sans leur consentement sur une liste publiée dans les réseaux sociaux, les classant dans des catégories dégradantes avec leurs photos et des commentaires sexistes. Elles ont réagi en manifestant le 6 mai, et l’établissement a porté plainte, excluant les auteurs présumés de cette liste humiliante.

Cet événement témoigne, de façon inquiétante, de la persistance du sexisme et de la progression du masculinisme le plus abject largement propagés sur les réseaux sociaux.

Un an après avoir constaté une forte polarisation de la société sur les questions d’égalité et de sexisme, le dernier rapport du Haut Conseil à l’Égalité (HCE) sur l’état des lieux du sexisme en France1 attire l’attention sur une dynamique préoccupante : « certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques collectives. Le rapport identifie deux formes de sexismes, le sexisme paternaliste et le sexisme hostile. Le sexisme paternaliste est un sexisme faussement bienveillant du quotidien qui légitime une répartition hiérarchisée des hommes et des femmes.

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Violences sexuelles : le monde culturel sommé d’agir

— Par Sarha Fauré —

À l’heure où les projecteurs du Festival de Cannes illuminent une nouvelle fois le cinéma mondial, un autre débat s’impose avec force dans les coulisses du monde culturel : celui des violences sexistes et sexuelles longtemps tues, minimisées ou dissimulées derrière le prestige des œuvres et la protection des figures d’autorité. Dix ans après l’onde de choc provoquée par #MeToo, deux députés français, Sandrine Rousseau et Erwan Balanant, entendent désormais inscrire cette lutte dans le droit à travers une ambitieuse proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale.

Le texte, composé de dix-neuf articles, se veut une réponse concrète aux révélations accumulées ces dernières années dans les secteurs du cinéma, de l’audiovisuel, du spectacle vivant, de la mode ou encore de la publicité. Derrière les scandales médiatisés et les témoignages d’actrices ou d’artistes connus, les parlementaires dénoncent surtout un système profondément ancré, où les mécanismes de domination et de silence continuent de protéger les agresseurs tandis que les victimes voient leurs carrières fragilisées, voire détruites.

Cette initiative législative s’appuie sur les travaux d’une commission d’enquête parlementaire menée en 2025 après les accusations portées par l’actrice Judith Godrèche contre les réalisateurs Benoît Jacquot et Jacques Doillon.

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« Quand la justice entrave la parole des victimes » 

Tribune collective

En France, les violences sexistes et sexuelles demeurent massives et largement sous-déclarées. D’après le ministère de l’Intérieur, en 2023, 94 000 plaintes pour viols et tentatives de viols sur des femmes ont été portées devant les forces de l’ordre, et plus de 270 000 plaintes pour violences conjugales. Par ailleurs, les enquêtes de victimation montrent qu’à peine une victime sur dix porte plainte. L’énorme majorité des violences reste donc invisible.

Dans les territoires dits ultramarins, dont la Martinique, ces réalités prennent une acuité particulière. En 2023, pour 360 000 habitants, plus de 1 000 femmes ont déclaré des violences d’après l’OVIFEM, l’observatoire territorial des violences faites aux femmes. Les violences intrafamiliales y sont deux à trois fois plus importantes que dans le territoire national (jusqu’à 2,4 victimes pour 1 000 habitants en Martinique contre 1,4 au niveau national) et 80 % des victimes de violences sexuelles intrafamiliales sont des femmes. Ces données, déjà alarmantes, ne reflètent qu’une part des violences réellement subies.

Ce silence généralisé s’inscrit dans un système encore structuré par des rapports de pouvoir et de domination patriarcaux, mais aussi par des inégalités sociales, territoriales et postcoloniales qui renforcent, en contexte ultramarin, les obstacles à l’accès aux droits et à la justice. 

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A Vindication of the Rights of Woman (1792), Défense des droits de la femme, de Mary Wollstonecraft

Rencontre autour du livre : Lundi 13 avril à 19h | Le Bayou | FdF

A Vindication of the Rights of Woman (1792), traduit par Défense des droits de la femme, est un essai féministe précoce de Mary Wollstonecraft. Elle y répond aux penseurs du XVIIIe siècle qui excluent les femmes de l’éducation, affirmant qu’elles y ont droit en fonction de leur rôle social.

L’ouvrage naît en réaction au rapport de Talleyrand (1791), qui limite l’éducation féminine au domaine domestique. Wollstonecraft critique ce point de vue et dénonce le « double standard » entre les sexes, accusant les hommes d’encourager l’émotivité des femmes. Écrit rapidement, le texte devait être suivi d’un second volume, resté inachevé.

Si elle défend une certaine égalité, notamment morale, elle n’affirme pas clairement une égalité totale entre hommes et femmes, ce qui rend son féminisme ambigu selon les critères modernes. Néanmoins, elle fonde son argumentation sur la notion de droits, déjà bien établie.

Contrairement à une idée reçue, l’ouvrage est bien accueilli à sa publication et considéré comme très original. Il s’inscrit dans le contexte de la Révolution française et des débats britanniques sur les droits et le gouvernement.

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Lyannaj Matinik pou Kiba

Jeudi 9 avril 9h-17h 9H – 17h, 17 Rue Lamartine

— Communiqué de presse de l’U.F.M. —

Appel à la solidarité avec la Fédération des Femmes Cubaines

« Ce sont les femmes qui souffrent le plus de cette pénurie de carburant qui entraîne un manque de produits essentiels, des difficultés de transport et des problèmes pour préparer les repas à la maison. Mais les femmes sont aussi à l’avant-garde de la recherche de solutions au sein de nos communautés…

La solidarité des peuples nous fortifie également »

Maybel GONZAZEL-FMC – Fédération des Femmes Cubaines.

L’Union des Femmes de Martinique

participe à la chaîne de solidarité

Collecte de produits d’hygiène

pour Femmes, Bébés, enfants et seniores
Périodiques
Lait en poudre adultes et bébés
Couches bébé et adulte
Savon de toilette
Dentifrice et brosses à dents
Papier toilette
Préservatifs
Autres produits d’hygiène

 

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L’éphéméride du 5 avril

Il y a cinquante-cinq ans, le 5 avril 1971, le manifeste des 343 : un acte de désobéissance civile

— Par l’Union des Femmes de Martinique —

Le 5 avril 1971, le Nouvel Observateur crée le scandale en France avec un numéro qui révèle les noms de 343 femmes révélant avoir avorté illégalement. La contraception, légalisée depuis 1967, est quasi inexistante et l’Église comme l’Ordre des médecins refusent toute idée d’une modification de la loi de 1920 qui interdit l’avortement.

Or les femmes avortent quand même. Les plus aisées partaient à l’étranger, celles qui n’ont pas les moyens ont recours à toutes sortes de pratiques dans des conditions humaines déplorables et au péril de leur vies.

Ce 5 avril 1971, Le Mouvement de Libération des Femmes (MLF), pose un acte de désobéissance civile et pour la première fois la question d’un « droit à l’avortement » est posé sur le devant de la scène. Cet acte de bravoure sera suivi des procès de Bobigny d’octobre – novembre 1972, Michele Chevalier mère de Marie Claire (16 ans) dénoncée par son violeur pour avoir pratiqué un avortement clandestin et 4 autres adultes sont défendues par Gisèle Halimi.

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Non à la loi S.U.R.E

Le jeudi 2 avril à 14h au Tribunal judiciaire de Fort-de-France

NON A LA LOI S.U.R.E

NON A UNE JUSTICE EXPÉDITIVE !

Mobilisons-nous pour une Justice réelle en faveur des victimes !

Nous demandons la censure pure et simple du projet de loi visant à l’instauration d’un plaider-coupable pour le jugement des crimes.

M. Darmanin veut juger les viols en un jour.

M. Darmanin veut juger les criminels sexuels sans que les victimes puissent s’exprimer lors d’un procès !

NON !

Ce que nous méritons, ce n’est pas “moins de justice”, c’est plus de justice ! Plus de moyens, humains et financiers, pour la Justice ! !

Les crimes sexuels, dont 95% des victimes sont des filles et des femmes, doivent être jugés en Cours d’assise ! Dans un contexte où la culture du viol est portée par le masculinisme, le courage des plaignantes mérite le respect des institutions.

Depuis #Metoo, les enquêtes pour crimes sexuels se multiplient, et la parole des victimes trouve un écho dans les tribunaux. Elle permet à d’autres de prendre le courage d’affronter une institution judiciaire qui, historiquement, les brise plus souvent qu’elle ne les répare.

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Lancement d’ARCHIP’ELLES : un réseau féminin au cœur des dynamiques caribéennes

Lundi 30 mars  de 11h à 13h | Mairie du Lamentin

Lamentin, Martinique – Ce lundi 30 mars 2026, la Mairie du Lamentin accueillera le lancement officiel d’ARCHIP’ELLES, une initiative audacieuse dédiée à l’égalité entre les femmes et les hommes, au leadership féminin et à la diplomatie féministe dans la région Caraïbe-Amériques. Cet événement se déroulera de 11h00 à 13h00, en présence de Madame Marie-Noëlle DURIS, Ambassadrice de France auprès des États de la Caraïbe orientale.

Un Événement de Portée Régionale

ARCHIP’ELLES, fondée en août 2025, ambitionne de catalyser des transformations significatives dans la Caraïbe. Le lancement se veut un espace de dialogue etOK de coopération, réunissant des femmes leaders martiniquaises issues de divers secteurs : économique, politique, culturel, scientifique et associatif. La présence de l’Ambassadrice DURIS souligne l’importance de cette initiative dans le cadre de la coopération régionale.

Un Programme Riche en Échanges

Le programme de la matinée sera structuré comme suit :

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Journée de rencontre avec les femmes agricultrices du Morne-Rouge

Dimanche 29 mars 2026 | Providence, Morne-Rouge

Organisatrices : Association Culture Egalité et la DIPA (Société de Défense des intérêts des petits agriculteurs)

Public concerné : Femmes agricultrices, habitantes du territoire, membres, militantes, sympathisantes

Contexte et objectifs

Cette journée qui se veut festive et militante, est organisée par Culture Egalité et la DIPA. Elle s’adresse spécifiquement aux femmes agricultrices du Nord de la Martinique.

L’objectif est d’aller à leur rencontre, sur leur territoire, afin de mieux comprendre leurs conditions de vie et de travail, leurs réalités quotidiennes, ainsi que les difficultés qu’elles rencontrent. La démarche repose sur l’écoute, le respect et l’enrichissement mutuel.

Déroulé de la journée

La journée s’articule autour de plusieurs temps complémentaires :

Randonnée conviviale : moment de partage favorisant les échanges informels et la découverte du territoire.

Femmage : un temps spécifique sera consacré à la mémoire de Thérèse Page, femme agricultrice, en reconnaissance de son parcours et de sa contribution au territoire.

Temps d’échange collectifs : un déjeuner, des discussions ouvertes permettant aux femmes agricultrices d’exprimer leurs vécus, leurs besoins et leurs attentes.

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Plus diplômées, toujours moins payées : le paradoxe martiniquais

— Par Sabrina Solar —

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Insee Martinique publie une photographie détaillée de la situation comparée des femmes et des hommes sur le territoire. Les indicateurs confirment une réalité contrastée : les Martiniquaises sont aujourd’hui plus diplômées que les hommes, mais cette avance scolaire ne se traduit pas pleinement en termes de rémunération, de conditions d’emploi et d’équilibre des responsabilités familiales.

Sur le plan de la formation, l’écart est significatif. Parmi les 25 à 54 ans, 44 % des femmes sont titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, contre 32 % des hommes, soit 12 points de plus. Autrement dit, plus de quatre femmes sur dix disposent d’un niveau d’études supérieures, contre environ trois hommes sur dix. Cette progression s’inscrit dans une dynamique de long terme : les filles réussissent globalement mieux leur scolarité et prolongent davantage leurs études. Elles constituent ainsi une génération hautement qualifiée, en mesure d’occuper des fonctions à responsabilité.

Pourtant, cette avance en matière de qualification ne garantit pas une égalité réelle dans l’entreprise. En 2022, 10 % des femmes en emploi occupent un poste de cadre, contre 11 % des hommes.

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Les femmes ne sont pas des travailleurs comme les autres

— Collectif —

A l’initiative du magazine « Santé & Travail » un collectif de quelque 90 personnalités, parmi lesquelles Sophie Binet et Marylise Léon, secrétaires générales de la CGT et de la CFDT, appelle à mieux identifier les facteurs de pénibilité et de maladies professionnelles propres aux genres.

Le standard du travailleur masculin va-t-il continuer à dicter les règles de la prévention des risques professionnels ? Et, ce faisant, à éclipser les risques spécifiques qui menacent la santé et la sécurité des femmes au travail ? Depuis de nombreuses années, des travaux de recherche montrent les limites de ce modèle implicite. C’est le cas de la photographie statistique de la sinistralité selon le sexe, réalisée par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail, depuis 2012, qui met en évidence des écarts significatifs, longtemps invisibilisés.

Malgré ces coups de projecteur, la question demeure. Il suffit, pour s’en convaincre, de consulter le dernier bilan de l’Assurance-maladie sur les accidents du travail, qui, derrière une baisse globale de 25 % depuis vingt ans, fait apparaître une évolution fortement asymétrique : une diminution de 40 % des accidents pour les hommes, mais une hausse de 26 % chez les femmes.

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Le Musée National du Patriarcat entame sa tournée nationale à Fort-de-France

Ce samedi, l’association En avant toute(s) lance la tournée nationale du Musée National du Patriarcat (MNP) en ouvrant gratuitement les portes de son musée éphémère à Fort-de-France, dans les locaux de Kap Caraïbes.

Reconnue d’intérêt général, l’association En avant toute(s) œuvre pour l’égalité entre les genres et la lutte contre les violences faites aux femmes, aux jeunes et aux personnes LGBTQIA+. Elle mène des actions de sensibilisation auprès des jeunes et du grand public afin de prévenir les comportements sexistes et violents, tout en proposant des formations à destination des professionnel·le·s. L’association accompagne également les victimes de violences grâce à plusieurs dispositifs nationaux d’aide à distance, accessibles par tchat, visioconférence ou téléphone.

Consolider les partenariats en Martinique

Présente en Martinique depuis un mois, l’équipe de l’association est venue renforcer ses liens avec les acteurs locaux et développer de nouvelles initiatives sur le territoire. L’un des objectifs principaux de cette mission est également de faire connaître la plateforme d’accompagnement commentonsaime.fr, explique dans France-Antilles, Thomas Humbert, cofondateur d’En avant toute(s).

Le projet, baptisé « Des ponts entre les territoires d’outre-mer et l’hexagone », a été mené en collaboration avec plusieurs associations locales, dont Kap Caraïbes et Union des Femmes de Martinique (UFM).

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Un marché artisanal pour célébrer les femmes

Dimanche, de 7 h à 17 h près des snacks du Rocher Zombi. Rivière-Pilote

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le marché des artisans aura pour vocation de mettre en avant le savoir-faire local, tout en valorisant particulièrement l’entrepreneuriat féminin.

Dès le début de la matinée, le public pourra découvrir un marché riche en créativité où une quarantaine d’artisanes et d’artisans présenteront leurs réalisations. L’initiative vise à offrir à ces créateurs un espace pour exposer leur travail, développer leur activité et partager leurs talents avec les visiteurs.

Cette manifestation a également pour objectif de souligner la place grandissante des femmes dans l’entrepreneuriat et de favoriser leur autonomie économique. À travers ce moment d’échanges et de découvertes autour des savoir-faire locaux, l’événement rappelle aussi le chemin parcouru depuis 1977, année où la Journée du 8 mars a été officiellement reconnue. Il s’agit de la deuxième édition de ce rendez-vous.

Les visiteurs pourront parcourir des stands aux univers variés : cosmétiques naturels, soins capillaires, bijoux artisanaux, textiles, accessoires de mode ou encore objets de décoration. Des produits du terroir et différentes pâtisseries seront également proposés.

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3919 : plus de 108 000 appels traités en 2025

En 2025, la ligne d’écoute 3919, dédiée aux femmes victimes de violences, a enregistré une hausse notable de son activité. Selon la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF), qui gère ce dispositif, 108 241 appels ont été pris en charge par les écoutantes au cours de l’année, soit une augmentation de 7,8 % par rapport à l’année précédente.

Cette progression s’explique en partie par une libération de la parole des victimes et par une meilleure visibilité du numéro, désormais largement relayé dans les médias et sur les réseaux sociaux. Mais elle reflète aussi certaines difficultés rencontrées sur le terrain. La directrice générale de la FNSF, Mine Günbay, souligne notamment que des femmes se retrouvent parfois moins soutenues par les associations locales, certaines d’entre elles étant fragilisées par des réductions de subventions.

Parmi les appels traités, 63 500 concernaient des violences conjugales. Les situations décrites révèlent une forte présence de violences psychologiques, mentionnées dans 85 % des cas, souvent liées à des phénomènes d’emprise ou de dévalorisation. Les violences verbales apparaissent dans 71 % des témoignages, tandis que 48 % évoquent des violences physiques.

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Les lois pour l’égalité économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié à l’échelle mondiale

Seulement 4 % des femmes dans le monde vivent dans des pays leur garantissant des droits économiques quasiment égaux à ceux des hommes

— Communiué de presse de la Banque Mondiale —

WASHINGTON, 24 février 2026 — Comme le révèle un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale, les lois visant à garantir aux femmes l’égalité des chances économiques ne sont appliquées en moyenne qu’à moitié dans le monde. C’est le signe que les obstacles empêchant les femmes de contribuer pleinement à la croissance et à la prospérité sont bien plus importants qu’on ne l’estimait auparavant. Et même si ces législations étaient pleinement appliquées, les femmes disposeraient à peine des deux tiers des droits dont bénéficient les hommes.

En plus de mesurer l’égalité des droits dans les législations en vigueur, la dernière édition du rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit évalue — pour la première fois — leur degré d’application. Selon l’avis des experts juridiques interrogés, les lois qui encouragent la pleine participation économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié. Autrement dit, les gouvernements ont encore beaucoup de chemin à parcourir dans ce domaine.

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Un carnaval Safe avec Culture Égalité

Cette année encore, l’association Culture Égalité ouvrait ses portes pendant les jours gras afin de proposer un espace d’accueil pour les femmes. L’idée première de ces permanences était d’offrir un environnement bienveillant et apaisant en plein cœur des festivités du Carnaval, permettant une pause rafraîchissante au siège de l’association avec un accès aux sanitaires.

Ce faisant, l’association pointe du doigt une réalité : dans les périodes festives propices au lâcher prise, l’espace public construit par des hommes peut rapidement se transformer en danger pour les femmes. Les comportements à risques encouragés par l’effet de groupe et la désinhibition peuvent eux-mêmes dériver vers les violences sexistes et sexuelles.

Au total, 478 femmes auront rendu visite à l’association pendant les 3 permanences prévues les dimanche gras, mardi gras ainsi que le mercredi des Cendres. Ce sont autant de femmes qui auront pu l’espace d’un instant bénéficier d’une « safe place », seules ou en groupe, lieu salutaire au milieu des festivités.

Outre la satisfaction des besoins élémentaires, c’est également la rencontre avec le féminisme que proposent les militantes de Culture Égalité en créant cet espace d’échange et de discussions.

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Droit de vote pour les résidentes et les résidents non communautaires

— Réseau féministe « Ruptures » membre du Collectif « J’Y suis J’y Vote » —

Dans le cadre de son action pour la reconnaissance d’un droit de vote pour les résidentes et les résidents non communautaires, notre association le Réseau féministe « Ruptures » en la personne de Monique dental a été auditionnée par la commission des lois, le jeudi 29 janvier, afin de finaliser une proposition de loi qui étendrait le droit de vote aux résidentes et résidents non-communautaires.

Depuis plusieurs décennies, nous militons avec le collectif J’y suis, J’y vote afin qu’une telle loi soit introduite dans notre législation.

Nous soutenons, entre autres, la conviction que l’apport de nouvelles électrices et nouveaux électeurs, vivant en France et y travaillant, relevant des lois françaises, payant des impôts sur notre territoire et participant à la vie associative en tant qu’actrices et acteurs ou usagères et usagers, apporteraient davantage de démocratie et d’inclusion dans les séquences électorales françaises. Elle permettrait également aux femmes présentes sur notre territoire par les lois de regroupement familial d’avoir une existence propre et de ne plus dépendre de celle de leur mari.

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Haïti face à la banalisation de la violence : les corps des femmes comme champs de bataille

— par Sarha Fauré —

À Port-au-Prince, la violence ne se limite plus aux affrontements armés ou aux enlèvements. Elle s’inscrit désormais dans les corps, en particulier ceux des femmes et des filles, devenus des cibles privilégiées dans un contexte d’insécurité chronique. Selon Médecins Sans Frontières (MSF), les violences sexuelles sont aujourd’hui utilisées de manière organisée par les groupes armés comme un instrument de domination et d’intimidation collective.

Depuis plusieurs années, la capitale haïtienne est en proie à l’emprise grandissante des gangs, responsables de crimes multiples allant des assassinats aux pillages. Mais depuis 2021, une évolution inquiétante se dessine : les agressions sexuelles connaissent une augmentation spectaculaire et s’inscrivent dans une logique systémique. Les données médicales recueillies par MSF montrent une hausse vertigineuse du nombre de survivantes prises en charge, révélant l’ampleur d’un phénomène longtemps sous-estimé.

Ces chiffres proviennent notamment de la clinique Pran Men’m, ouverte en 2015 et dédiée à l’accompagnement médical et psychologique des victimes. En l’espace de quelques années, le nombre moyen de patientes admises chaque mois a presque triplé. Pour les équipes humanitaires, cette progression illustre les conséquences directes de l’effondrement sécuritaire sur les populations civiles, et plus particulièrement sur les femmes et les filles.

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Marine-Pétroline Soichot : Déconstruire le sexisme au travail : un guide nécessaire, concret et salutaire

Former, sensibiliser, agir : des clés concrètes contre les inégalités professionnelles

— Par Rodolf Étienne —

Voilà un ouvrage et une auteure que l’on a indéniablement envie de connaître et de faire connaître. Marine-Pétroline Soichot, avec Guide de déconstruction du sexisme au travail : 25 idées reçues démontées, nous propose un ouvrage à la fois accessible, rigoureux et profondément ancré dans la réalité quotidienne des organisations professionnelles, au cœur même du monde général du travail.

Pour permettre une prise de conscience durable et des changements concrets, loin des discours abstraits ou strictement militants, ce guide s’inscrit dans une démarche pédagogique qui se veut assumée : nommer, pour expliquer, pour déconstruire.

Une auteure engagée, entre terrain et pensée

Marine-Pétroline Soichot, formatrice, conférencière et consultante spécialiste des questions de sexisme et d’inégalités de genre dans le monde du travail, docteure en sciences sociales, intervient auprès d’entreprises, d’organisations et d’institutions pour sensibiliser, former et accompagner les acteurs, managers, professionnels des ressources humaines, personnels d’encadrement ou membres de comités sociaux, sur les mécanismes souvent invisibles de discrimination sexiste au travail. Elle est également créatrice du podcast Chroniques du sexisme ordinaire, un espace médiatique qui décrypte avec pédagogie, et sur le ton de l’humour, les formes subtiles du sexisme dans la vie quotidienne et les environnements professionnels.

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Sexisme en France : la banalisation des inégalités et la montée inquiétante du masculinisme

— Par Sarha Fauré —

Le rapport 2026 du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes dresse un constat sans ambiguïté : le sexisme demeure profondément ancré dans la société française et prend aujourd’hui des formes de plus en plus structurées. Fondé sur un baromètre réalisé auprès de plus de 3 000 personnes âgées de 15 ans et plus, ce travail met en lumière à la fois la persistance des inégalités de genre et l’émergence d’une menace idéologique spécifique : le masculinisme.

Loin de se limiter à des comportements isolés, le sexisme apparaît comme un phénomène systémique qui traverse l’ensemble des sphères sociales. Dans l’espace public, au travail, dans la famille ou en ligne, les femmes restent massivement exposées à des attitudes, propos ou pratiques discriminatoires. Une large majorité d’entre elles déclare avoir déjà subi des situations sexistes, qu’il s’agisse de harcèlement, de discriminations professionnelles ou de violences symboliques. Les inégalités économiques persistent également, notamment en matière de rémunération, y compris à poste et temps de travail équivalents.

Le rapport distingue deux formes principales de sexisme. Le sexisme paternaliste, largement banalisé, repose sur une vision prétendument bienveillante mais profondément hiérarchisée des rôles entre les femmes et les hommes.

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25 janvier : toutes et tous mobilisés contre le sexisme

Journée nationale contre le sexismeÀ l’initiative de plusieurs associations, la journée nationale contre le sexisme s’inscrit dans la volonté de dénoncer et de sensibiliser au sexisme. Des événements et activités de sensibilisation et de prévention des agissements sexistes seront organisés le 25 janvier dans toute la France afin de bâtir une société plus égalitaire.

En France, le sexisme perdure et tous les domaines de la vie sont impactés. Selon le Haut Conseil à l’égalité, 9 femmes sur 10 ont déjà renoncé à des actions ou modifié leur comportement pour ne pas être victimes de sexisme. Dans la sphère familiale, 70 % des femmes estiment ne pas avoir reçu le même traitement que celui de leurs frères et 70 % des hommes pensent qu’ils doivent avoir la responsabilité financière du couple pour être respectés dans la société.

Le monde du travail perpétue également les discriminations liées au genre : 74 % des femmes n’ont jamais envisagé de carrière dans les domaines scientifiques ou techniques. Le Baromètre du sexisme ordinaire au travail indique également dans son édition 2023 que 50 % des femmes managers disent avoir été confrontées à des attentes spécifiques du fait de leur genre.

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Solidarité et Mobilisation contre les Violences Sexistes et Sexuelles dans le Sport en Martinique

— Association féministe Culture Egalité —

À la suite de l’agression sexuelle d’une jeune fille de 14 ans par son entraîneur, une action inédite de solidarité s’est réalisée ce samedi 20 décembre, lors d’un tournoi internationalde compétition de judo.

À 7h30, soutenues et accompagnées par l’association Culture Egalité, des sportives de la Ligue de judo Martiniquaise ontorganisé un happening fort et symbolique pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles dans le milieu sportif.

Un rassemblement pour dire : “plus jamais ça”

Banderoles, pancartes et prises de parole ont marqué ce moment de mobilisation. Toutes les jeunes sportives et tous les jeunes sportifs parés.es pour ce moment de compétition, leurs familles, entraineur.es et arbitres sont venu.es sur le tatami soutenir cette action. Une grande première en Martinique ! Les messages étaient clairs : « Brisons le silence », «La honte doit changer de camp », « Violeur on te voit, victime on te croit», « Piès violans kont fanm » !

Un temps d’explication pour sensibiliser

L’association Culture Egalité a rappelé l’urgence de mettre fin au sexisme dans le sport et à l’omerta qui entoure encore trop souvent les violences dans les clubs.

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