— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
Le temps d’un doux baiser,
yeux clos, bouches collées,
le reste est oublié…
Étreinte fusionnelle
où fuient à tire-d’aile
les raisons de querelle.
La magie de l’amour
qui rend aveugle et sourd
à tout ce qui l’entoure,
exerce son pouvoir
sur les amants d’un soir,
les remplissant d’espoir
pour affronter la vie,
mus par la même envie
les sauvant de l’ennui !
Le temps que l’on s’effleure,
faisant fi des problèmes,
et se dise qu’on s’aime
comme graine qu’on sème
pour que pousse une fleur
qui s’appelle bonheur…
Déclaration
Ton sourire est la fleur de sel
sur le gâteau sec de ma vie…
À fleur de peau, la fleur de celle,
unique objet de mes envies…
Ton amour, le rayon de miel
éclairant le gris de mon ciel…
Ma lumière au bout du tunnel
et je me sens pousser des ailes !
Est-ce que tu es bien réelle
ou ne fais-je que te rêver ?
Dur pourrait être le réveil
si tu n’es pas à mes côtés…
Mais au matin tu es si belle,
cheveux d’or jonchant l’oreiller
telle caresse d’un soleil
qui me fait sortir du sommeil,
de toi rêvant tout éveillé !

Discours d’ouverture du présient de Balisaille
Le samedi 20 mai 2023, en clôture du « Festival Mai. Poésie » organisé par l’association BALISAILLE, le jury a procédé à la remise du Prix international de l’invention poétique aux finalistes des catégories « français » et « créole ».
Le nègre, le gibier des nations
Un jour mémorial
… ! J’ai besoin d’un AVOCAT qui ne me trahira pas,
An gran neg lévé an wayom Dawomé
« Qui ne risque rien, n’a rien »…

An pawol-lapriyè pou tout lé zanset
Il faut d’abord féliciter le percussionniste musicien, parolier et chanteur, Charly Labinsky. Une entente musicale et poétique symbiotique. Un ansanm ansanm merveilleux de précision et de ponctualité. Textes et sons tombaient pile au bon moment pour se confondre et faire un seul, là où il le fallait. Un beau travail de compérage.
« Sargastique” en diable !
« A force de regarder les arbres, je suis devenu arbre et mes longs pieds d’arbre ont creusé dans le sol de larges sacs à venin de hautes villes d’ossements… » Aimé Césaire – Cahier d’un retour au pays natal
Cinq lauréates du Grand Prix Martial Sinda de la poésie francographe
Yo di-mwen ki ou déklaré
L’après-midi d’un smart-phone
En préfiguration du deuxième festival de poésie organisé par l’association Balisaille au mois de mai prochain, une réunion bien sympathique, à laquelle était conviés tous les amateurs de la chose poétique, a eu lieu dimanche 19 mars. Ce fut d’abord l’occasion de rendre hommage à quelques poètes et poétesses locaux souvent injustement oubliés, disparus depuis peu pour la plupart, qui ont chanté la Martinique dans leurs œuvres, ses joies et ses peines. En voici la liste qui, fatalement, ne parlera pas de la même manière à tous nos lecteurs :
Man fann tjè-mwen anlè woch lendiférans-ou
— Par Manuel Césaire —
«
Ou a bo vréyé vié pawol
—Par Daniel M. Berté —
Une âme d’ânée…